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theatre

Michel Serrault …vous avez dit Serrault ? Jean Yanne - Prix Artémisia

Publié le par bmasson-blogpolitique

Michel Serrault

…vous avez dit Serrault ?

Edition Florent Massot – 2001

 

Né le 24 janvier 1928 à Brunoy et mort le 29 juillet 2007 à Honfleur. 

A la demande de la famille, le corps de Michel Serraultenterré au cimetière Sainte-Catherine de Honfleur depuis le 2 août 2007, a été exhumé et déplacé à Neuilly. Il repose désormais auprès de l'une de ses filles et son épouse Juanita, décédée le 16 novembre 2008.

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C’est un joyeux luron et il transpose sa gaieté dans son livre. Il voulait devenir clown. Il apprend à jouer de la trompette.  Le destin en décidera autrement. Il sera comédien, cherchant à s’approcher de la vérité dans son jeu d’acteur.  On rit avec lui, avec ses sketchs créés avec Jean Poiret, son ami, son frère de toute une vie. On rit et il rit particulièrement dans la première partie de sa vie, jusqu’au décès tragique dans un accident de voiture de sa fille, en 1977. Après, la tristesse et la peine envahissent son âme. Le décès de Jean Poiret sera vécu comme une trahison. Le travail le sauvera. Il sera fidèle toute sa vie à sa femme Nita Saint-Peyron* (= Juanita), "une beauté divine aux yeux pleins de lumière". Elle dansait, elle jouait dans les cabarets. Michel Serrault l’avait rencontrée  au conservatoire Maubel à Paris, alors qu'il prenait des cours de comédie.  Ses films seront plus sérieux, ponctués d’expériences plus ou moins égales. Son approche du théâtre entre en conflit avec celle de Planchon. Il adorera travailler avec Jean-Pierre Mocky et Claude Chabrol. Fanfaron, il se targue d’être imprévisible et mais se le reproche car cela lui causera quelques ennuis dans sa carrière. C’est pourtant cet aspect de sa personnalité qui lui a permis de se distinguer des autres.

 

*

Michel Serrault fait la connaissance de Juanita Saint-Peyron, surnommée Nita. C'est le coup de foudre et les deux tourtereaux s'épousent le 27 janvier 1958. L'acteur a alors 30 ans lors de la cérémonie, durant laquelle ils choisissent les cinéastes Jean Poiret et Françoise Dorin comme témoins de leur mariage.

 

Page 71 : Raimu :

Il a joué avec Raimu au théâtre, dans le Malade Imaginaire. « Il portait en lui une naïveté enfantine et un puissant orgueil qui l’ont souvent rendu sublime, mais qui, à mon sens, l’ont souvent empêché d’atteindre le génie de Harry Baur ». Il  a adoré Harry Baur car il  a « tout inventé tout en gardant sa personnalité ».

 

Page 76 : Calder.

Dans la loge des Fratellini est suspendu au plafond « le trombone à piston et le tuba voisinant avec le fameux chien en tube métallique !  Cet objet avait spécialement été réalisé par Calder, le sculpteur américain, pour les entrées en piste d’Albert ».

 

Page 103 – Ode à la Malibran :

En 1950, Nita et lui sont engagés par Robert Dhéry dans le spectacle Dugudu qui présente une série de sketches. Il se souvient que le spectacle « comportait L’Ode à la Malibran que disait Robert Destain. Un gag toutes les quinze secondes. ».

 

Page 158 : on ne tripatouille pas Maupassant :

Fin des années 1950. Avec l’acteur et chansonnier Noël-Noël, ils créent un spectacle de sketchs dans lequel ils jouent La Terreur des Dames. « C’était une adaptation d’une nouvelle de Maupassant Ce cochon de Morin. Ce ne fut pas un succès, le public n’ayant pas apprécié qu’on tripatouille chez Maupassant ».

 

Page 172 : le métier où on ne dit jamais non :

En 1957, Raoul Arnaud, ombrageux et jaloux, est le directeur du cabaret parisien Aux Dix Heures. Pour éviter un conflit avec lui au moment de la signature du contrat, Jean Poiret qui avait pris un autre engagement pour une tournée de trois semaines, ment et se tait. « En vérité, dans un métier où on ne dit jamais non, Jean était plus à l’aise que quiconque, car il détestait dire non ».

 

Page 276 – Jean Yanne :

Tout est question de vibrations et vous savez tout de suite si ça va coller avec lui ou pas. Pas besoin de discours. « Jean est un homme de résonance. Et quand il dirige un film, c’est la même chose qui se produit. Attentionné, exigent, peu bavard. » Ils ont été « sur la même longueur d’onde ». Ils ont partagé la clownerie, l’amitié et le destin d’êtres exceptionnels.

Jean Yanne 

L'autofinancement de l'état

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« La connerie, c'est comme le judo, il faut utiliser la force de l'adversaire. »

Jean Yanne

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Pages 340-341  - Audiard et la langue française :

Jalousé, il est calomnié par ses détracteurs. Michel Serrault s’insurge contre un journaliste qui veut le descendre en flèche.

« Audiard a fait comme tous les grands créateurs : il s’est servi de la réalité et l’a transfigurée pour en faire une vérité. »

« Audiard possédait le langage d’un poète populaire. »

« Il possédait le balancement des phrases ».

« Il confrontait ces mots de tous les jours à des termes inattendus, pour créer ses explosions verbales qui font le bonheur des oreilles ».

« La cadence, la concision, le « ramassé » d’une phrase d’Audiard (…) évoquent bien plus que le non-style du tout-venant ».

 

Page 391 – Première réalisatrice femme :

Il conserve un bon souvenir du tournage du film réalisé par une femme. Il s’agit d’ Artemisia réalisé par Agnès Merlet**. Il jouait le père d’Artemisia Gentileschi* que l’on considère comme la première peintre de l’histoire. (Il oublie que ce sont les femmes et les adolescent-e-s qui ont peint les fresques préhistoriques, NDLR)

 

*

Artemisia Lomi Gentileschi, née le 8 juillet 1593 à Rome et morte à Naples vers 1656, est une artiste peintre italienne de l'école caravagesque.

Le père d'Artemisia, Orazio Gentileschi, lui-même peintre célèbre, avait été très influencé par Caravage et avait peint sa propre version de la scène de Judith et Holopherne.

Les peintures d'Artemisia Gentileschi étaient audacieuses, vibrantes et parfois violentes. 

Procès pour viol d'Artemisia Gentileschi, fille du peintre Horatio Gentileschi. L'accusé est disciple du père.

Les Lettres d'Artemisia Gentileschi ont été éditées à Paris (1984, éd. Des Femmes). Une exposition lui a été consacrée (Florence, Casa Buonarroti) en 1991.

Record battu pour un tableau majeur d'Artemisia Gentileschi, adjugé 4,8 millions d'euros.

Artemisia Gentileschi s'attaque aux scènes historiques

L'Humanité

03 22

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Agnès Merlet est une réalisatrice française née le 4 janvier 1959.

En 1997, Agnès Merlet adapte au format long son tout premier court-métrage : Artemisia**, avec Michel Serrault en vedette, s'intéresse au destin d'Artemisia.

Agnès Merlet avoue sa passion pour Pasolini. 

LE FILS DU REQUIN

1993

UN FILM DE Agnès Merlet

AVEC Ludovic Vandendaele, Erick Da Silva, Sandrine Blancke

Dans une petite ville du Nord, deux gamins abandonnés par leur mère et rejetés par leur père, cèdent à la violence, semant la terreur sur leur passage. Cherchant une place dans ce monde hostile, ils trouveront refuge dans le rêve. Prix de la Critique Internationale, Venise, 1993.

 

 

Dorothy - Interview Agnès Merlet:

Page 96 – Michel Serrault et Jean Poiret :

Elle surprend Michel Serrault qui descend d’une voiture. Elle ose lui glisser sous l’essuie-glace un petit mot dans lequel elle lui avoue toute l’admiration qu’elle lui porte. Elle pense qu’il n’a jamais lu ce mot. Qui sait ?

Jean Poiret viendra la voir dans sa loge à l’Olympia et lui dira « Vous avez du génie, on va faire des choses ensemble ». Malheureusement, il est mort trois ans plus tard, sans concrétiser son projet.

Page 219 – Jean Poiret :

Quand elle était adolescente à Saint-Etienne, « coincée entre le magasin de chaussures et le cours Sévigné, il a illuminé sa vie ».

Pages 357 :358 – Michel Serrault :

Elle écrit Au Secours ! qui raconte l’histoire de « Blanche-Neige », revue et corrigée par Pierre Palmade. Elle enchaîne non-stop ce spectacle, sans pause ni sortie de scène. Sa maman est morte un an auparavant. Elle pense à Michel Serrault qui a « continué à jouer tous les soirs dans la Cage aux folles alors qu’il vient de perdre sa fille ». Elle est bouleversée par « cette gaieté qui recouvre la vie privée parce qu’il faut y aller ».

 

Muriel Robin

Fragile

Souvenirs

Editions XO, 2018

 

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Le prix Artémisia de la BD des femmes à l'Italienne Arianna Melone pour "Gianna".

Fondée en 2007, l'association Artémisia distingue en France tous les 9 janvier, jour anniversaire de la naissance de la philosophe et écrivaine Simone de Beauvoir, un album scénarisé et/ou dessiné par une ou plusieurs femmes.

L'Italienne Arianna Melone a été couronnée dimanche 9 janvier du Grand Prix Artémisia de la bande dessinée des femmes pour Gianna, une chronique des années 70, a indiqué le jury lundi 10 janvier.

Crayon couleur et aquarelle.

 

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L'odyssée De Homère - Blandine Savetier - Festival Avignon

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L'odyssée De Homère

Blandine Savetier

Festival Avignon

07 19

 

Blandine Savetier offre un feuilleton avec des amateurs et des professionnels.

Elle considère le voyage d’Ulysse comme un « désir toujours renouvelé d'aventures qui transforment les êtres ».

 

 

Blandine Savetier 

« Pour moi, l’Odyssée, c’est un voyage, la rencontre de l’autre. C’est le désir d’aller vers l’autre. C’est une pérégrination, un voyage avec des épreuves, des difficultés. C’était ça, l’Odyssée d’Ulysse. Mais, la différence avec les odyssées contemporaines, l’Odyssée d’Homère, c’est le retour d’Ulysse à Ithaque. »

 

« En me plongeant dans ce texte, dans la traduction de Philippe Jaccottet, celle qui à mon avis restitue le mieux la diction poétique, j'ai découvert que non seulement cela nous touche de près, mais aussi à quel point, en dépit ou à cause de son inactualité, Homère nous tend un miroir ».

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Homère et Cyclope 

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Naples

Musée national

Cyclope

Dans l' atelier d'Hephaestus,  le cyclope forge des armes pour les héros.

68 - 79 avant J-C.

Dans la mythologie grecque, Héphaïstos ou Héphaestos est le dieu du feu, de la forge, de la métallurgie et des volcans. Selon les sources, il est le fils d'Héra et de Zeus, ou d'Héra seule. Il est habituellement représenté sous les traits d'un forgeron boiteux, mais il est d'abord un inventeur divin et un créateur d'objets magiques.

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Réflexion sur les grands incendies qui ont lieu cet été:

« Après avoir imposé à la Grèce des plans d’austérité qui ont tailladé les effectifs et le budget des pompiers, puis refourgué à Athènes 18 Rafale aussi coûteux qu’inutiles. Cette solidarité-là laisse un goût de cendres. »

Rosa Moussaoui

08 21

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Ernest Breton

1868

Athènes et Parthénon

Lillebonne -  théâtre romain .

Ernest Breton

1812 – 1875

 

Peintre. (François Pierre Hippolyte) Ernest Breton voit le jour à Paris, le 21 octobre 1812. C'est un peintre et un archéologue. Il étudie avec Regnier, Watelet et Champin. Breton expose quelques paysages au Salon de peinture et de sculpture. Il contribue au Monuments anciens et modernes de Jules Gailhabaud. Il décède le 29 mai 1875.

Monuments de tous les peuples ont été décrit et dessinés par Ernest Breton en 1843 d'après les documents les plus modernes au 19 ème siècle. Il comprend 2 volumes de 272 et 213 pages. Il est complet avec ses 150 planches hors texte.

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Lillebonne  

Théâtre romain.

Les colonnes.

Les explications visuelles de: dorique, ionique, corinthien, Toscan, Composite.

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Théâtre - Edmond - Les Producteurs

Publié le par bmasson-blogpolitique

Théâtre

Edmond

D’Alexis Michalik

 

 

«Cyrano de Bergerac » raconte le duel entre un homme « beau mais bête » et un homme « moche et intelligent ». Constant Coquelin va aider Edmond Rostand à créer « modestement » un chef-d’œuvre.

Le spectacle d’Edmond est drôle et alerte. L’enchaînement des scènes avec le déplacement du mobilier se fait sans que l’on s’en aperçoive. Je trouve la pièce de Cyrano trop longue, mais le travail effectué ici permet d’en entendre les meilleurs passages avec un choix d’extraits essentiels. Le temps file et déjà les deux heures de spectacle sont passées…

Les acteurs accentuent les intentions des personnages, tout en se délectant. Ils sont tous excellents ! On voit un Saint-Just à la diction atypique. Les Corses parlent à la manière corse, aux intonations très flegmatiques…On réentend les accents lourds des régions de la vieille France. Parfois, les accents toniques sont à la fin des mots. Au lieu de « POR-tez-les lui ! », le fils de Coquelin dit : « por-TEZ les lui ! » ce qui provoque l’hilarité de la salle.

La gestuelle est travaillée : les homosexuels sont efféminés. Les effets comiques des salutations sont amplifiés. Marie Legault est une actrice fort capricieuse et maniérée. Les femmes ne sont pas épargnées : « Marie n’a pas assez de tête. C’est une femme, elle n’a pas assez de mémoire ! » Mais on comprend toute l’ironie du second degré.

L’humour est ciselé : « Elle porte des lunettes. C’est qu’elle sait lire ! »

Vuillemin 
Saint-Pierre-de-Varengeville 
Centre d'art contemporain Daniel Havis 
"Vol de lunettes géantes au musée".
Il se moque des objets géants créées par Lilian Bourgeat.
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Ou bien encore : « Vous êtes ? »  On s’attend à ce qu’il se dénomme, mais non, il répond : « Attendu ! ». Ou encore : « Je suis dérangé ? Bien sûr, je suis auteur ! » Voici la définition de la verveine : « du café sans lait, sans sucre et sans caféine… » ! Les quiproquos et les changements d’identité sont légion et cause de cocasserie. Alexis Michalik nous entraîne  dans son délire avec une scène qui a lieu autour d’une trappe ouverte sur le plateau du théâtre.

Par quatre fois, le public a applaudi : après le French Cancan, à la fin du chant corse à deux voix, quand l’arbre est arrivé sur scène et à la mort de Cyrano.

Une partie du public a salué debout pendant les nombreux rappels.

Voici quelques  critiques entendues à la fin du spectacle :

La plus tiède a été celle-ci : « C’est du théâtre populaire de bonne qualité. »

Toutes les autres étaient enthousiastes.

« Les critiques étaient bonnes. C’était vrai. »

« C’était super ! »

« C’était chouette ! »

« La mise en scène est géniale. »

« Quel travail sur la lumière ! »

« Quel jeu des acteurs ! »

« C’est époustouflant, c’est un tourbillon ! »

 

La pièce « Cyrano de Bergerac » a été jouée plus de 20 000 fois. Lors de la première représentation, il y a eu 40 rappels. Le rideau est resté ouvert.

 

Affiche à Paris

 

Francique Poulbot

Edmond Rostand devant le monument de Victor Hugo

1885

Fusain sur papier

Maison de Victor Hugo

Place des Vosges

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Alexis Michalik

"Les producteurs"

2022.

Mel Brooks a donné son aval pour raccourcir le spectacle et l'adapter au public français.

"Le spectacle ne renverse pas la table".

"L'Humanité"

NDLR: je l'ai vu et c'est réglé comme du papier  musique. On ne s'ennuie pas.

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Le traitement de choc de Miss Bancroft par l'équipe de Mel Brooks dans la Dernière folie de Mel Brooks.

1976

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Maquette du Théâtre "la Colonne" à Miramas

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Maquette du Théâtre la Colonne à Miramas

Architecte : cabinet Jean-Jacques Morisseau

De l’Atelier Jorg Petrich – Pierre Yallauri

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Les métamorphoses d'Ovide - France Culture - Musée Calvet

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Les métamorphoses d'Ovide.

 

Les Métamorphoses sont un long poème épique latin d'Ovide, dont la composition débute probablement en l'an 1. L'œuvre comprend 15 livres écrits en hexamètres dactyliques et regroupe plusieurs centaines de récits courts sur le thème des métamorphoses issus de la mythologie grecque et de la mythologie romaine, organisés selon une structure complexe et souvent imbriqués les uns dans les autres.

 

Ovide

Poète

Ovide, en latin Publius Ovidius Naso, né en 43 av. J.-C. à Sulmone dans le centre de l'Italie et mort en 17 ou 18 ap. J.-C., en exil à Tomis, est un poète latin qui vécut durant la période qui vit la naissance de l'Empire romain. Ses œuvres les plus connues sont l'Art d'aimer et les Métamorphoses.

Procris et Céphale, l’amour est chose crédule.

Une des filles d’Érechthée, le roi mythique de la cité d'Athènes, se trouve mariée à un très beau chasseur, Céphale. Ils forment un couple uni et amoureux. Voilà un début qui ressemble à un dénouement heureux dont il faut tout suite se méfier.

(…) Ovide, l’inépuisable narrateur, le mythologue raffiné, l’artiste de l’amour, le philosophe incognito.

 

 

 

Atelier de Claude III Audran

Ecole française du début du XVIIIe siècle

Suite de quatre panneaux décoratifs à motifs de rinceaux, de figures et de scènes tirées des Métamorphoses d’Ovide, aux allégories principalement amoureuses.

Huile et feuille d’or sur toile

Musée d’Assezat

Fondation Bemberg

Toulouse

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Mes aquarelles - Afi Gbegbi - RFI - Théâtre - Soeurs d'ange

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Afi Gbegbi (du Togo) raconte dans "Soeurs d'ange*", enregistré pour la radio RFI à Avignon, l'histoire de trois femmes qui enterrent au cimetière leur mari. Elles ont entre vingt et trente ans.

Qui l'a tué?

Qui l'aimait?

Qui aimait-il?

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*

Tag

Le Havre

L'ange tagueur

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Pour Afi Gbegbi, le mari peut être soit polygame, soit un tyran domestique, soit un fantôme.

Elle est une féministe engagée dans son texte.

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Elles

Tag

Avignon

Symbole de la femme

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Un homme ne se dit pas HOMME mais "AAArrgggh!"

C'est une pièce de théâtre qui porte l'espoir, car malgré les malheurs et l'oppression constante des femmes, leur vie va vers l'indépendance. 

Son texte est en réaction aux bla-bla-bla des hommes politiques qui ne font rien concrètement pour que ça change. 

 

Tag

Le Havre

L'ange des bombes de peinture

 

Tag

L'ange chérubin  

Laon

 

L'ange fleurs

Barbegal

 

 

Tag 

Paris 

L'ange avec un sabre

 

Anges

Arles

Saint-Trophime

 

L’Antiquité

Le religieux

Le décoratif

Le spectaculaire.

Dans différentes villes: Arles, Avignon, Nancy, Reims, Toulouse, entre autres....

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Myriam Feuilloley

Les caractères

THV

Le Havre

Huile sur toile

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Myriam Feuilloley 

Dialogue avec ange - 4

THV 

Le Havre 

Huile sur toile

Myriam Feuilloley 

Dialogue avec ange

THV 

Le Havre 

Pastels

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Anges à Saint-Trophime

Arles

François Stahly 

Constance, 1911 - Meudon, 2006

L'ange

1946

Bois

MUMA

Le Havre

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Diaporama au Musée D'histoire Naturelle Rouen - Les Acteurs au Japon - Musée de la céramique - Duchesse d'Uzès - Suzanne et les vieillards - Giacomo Casanova

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Diaporama au Musée D'histoire Naturelle Rouen - Les Acteurs au Japon 02 18 1
Vous verrez:
- Armure de Samouraï - Japon Avant 1885.
 

Japon

Armure de samouraï

18e siècle

Romans

Musée de la chaussure

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- Acteur de Kabuki - Japon Avant 1885.
- Acteur - Vieillard* portant un enfant - Japon Avant 1885
- Acteur - Archer - Japon Avant 1885

 

Armure Yoroi - 18e, 19e siècle.

The ō-yoroi is a prominent example of early Japanese armor worn by the samurai class of feudal Japan. The term ō-yoroi means "great armor."

L'ō-yoroi est un exemple frappant des premières armures japonaises portées par la classe des samouraïs du Japon féodal. Le terme ō-yoroi signifie « grande armure ».

 

Naples

Musée national d’archéologie.

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Graph 

Rouen 

Cathédrale Notre-Dame

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Musée du Petit Palais à Avignon

Entrée gratuite

 

Suzanne et les vieillards

Zanobi Strozzi

Zanobi di Benedetto di Caroccio degli Strozzi

Florence 1412 – 1468

 

Jacopo dal Ponte, dit Bassano

Bassano del Grappa (Vénétie), vers 1510 – 1592

Suzanne et les Vieillards

1585

Huile sur toile

Nîmes

Musée des Beaux-Arts

Honoré Daumier

Trois hommes et une femme

1853

Huile sur bois

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell

 

 

Inachevée dans son atelier, cette œuvre a été retouchée, notamment dans la figure féminine. Le tableau pourrait représenter Suzanne et les vieillards. Une influence de la peinture vénitienne, celle de Titien ou de Tintoret, se lit dans le visage des hommes.

 

 

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NDLR: l'église a besoin de se redorer le blason, après tous les scandales sexuels qui la secouent...
Suzanne et les vieillards, un harcèlement sexuel dénoncé par la Bible.

Singulière histoire biblique que celle de Suzanne et les vieillards. Évoquée plus par l’art que lors des liturgies, ce récit surprenant a beaucoup à nous apprendre et trouve des échos dans l’actualité quant au respect des femmes et de leur intégrité physique et morale.

(…) L’interprétation qu’en donnera quant à elle la peintre Artemesia Gentileschi est celle d’une femme qui comprend mieux que quiconque cette scène, elle qui sera violée par un peintre de l’atelier de son père.

Armoire languedocienne

Suzanne et les vieillards

Suzanne venait se promener dans le jardin de son époux. Les deux vieillards qui la voyaient tous les jours pour sa promenade se mirent à la désirer.

Musée du vieux Nîmes

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Art pictural

Galerie Duchamp

Yvetôt

Ingrid Berger

 

Explications de Pascale Rompteau qui gère la Galerie Duchamp

 

Suzanne et les vieillards.

Une femme prend un bain. Elle expose une partie de sa nudité. Les vieillards sont plutôt médisants ou malfaisants vis-à-vis d’elle. Ingrid Berger a rajouté un arc-en-ciel de l’ordre de la protection. Elle a éclairé le visage de Suzanne contrairement aux peintures du XVIIe siècle où elle est dans l’obscurité, comme si elle subissait. Avec Ingrid Berger, elle devient affranchie et fière de ce qu’elle est.


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Alfred Manessier

1911 - 1993

Suzanne au bain

D’après le tableau du Tintoret

Dès son arrivée à Paris en 1931, Manessier investit les salles du musée du Louvre pour y copier les maîtres anciens.

Ce tableau renvoie au thème de la femme objet de la violence des hommes. Suzanne est accusée à tort d’adultère par deux vieillards concupiscents.

Abbeville

Musée Boucher de Perthes

 

 

Jacopo Robusti dit Tintoret 
Venise, 1518 – 1594
Suzanne au bain 
Lens Louvre 
1550
Huile sur toile
 
Collection de Louis XIV, acquis du marquis de Hauterive en 1684.

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Pablo Picasso 
Suzanne et les vieillards 
1955 
Malaga 
Musée Picasso
 
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Recruter des réfugiés, le pari d'entreprises japonaises face à la pénurie de bras.

Salaire de 813 yens de l'heure (6,20 euros), logement payé, trois semaines de vacances par an et une couverture sociale, il détaille les conditions de travail et ses exigences, résumées en un triptyque: "Respecter les règles et votre parole, essayer de rester positif, chercher à être le meilleur".

 

Recruter des réfugiés, c'est le nouveau pari d'entreprises japonaises confrontées à une sévère pénurie de main-d'oeuvre, dans un pays où le chômage est au plus bas depuis 25 ans et où les réfugiés sont pourtant extrêmement rares...

Japon :

Taro Aso, le ministre japonais des Finances, a estimé qu'un haut fonctionnaire accusé d'avoir harcelé sexuellement plusieurs femmes journalistes était "suffisamment repentant". Il n'y aura ni enquête, ni sanctions.

(… ) Junichi Fukuda avait harcelé une journaliste dans un bar, demandant de pouvoir toucher ses seins et l'embrasser.

Les Japonaises privées de Metoo :

(…) « Mon manager m'a poussée dans les bras de deux réalisateurs et d'un producteur, une dizaine de fois. Dans le monde du cinéma, il y a un accord tacite : il faut coucher pour avoir un rôle, surtout celles qui débutent. Je me disais qu'en tant que femme c'était normal d'y passer. »

(…) Au Japon, on stigmatise le viol.           

(…) « On vit encore dans une société dirigée par des hommes, qui s'adresse à eux seuls ».

 

Réaction du Japon sur la remarque «les mamans devraient prendre soin  des tout-petits. »

Le gouvernement japonais du premier ministre Shinzo Abe est tombé sous le feu mardi après qu'un député Senior ait suggéré que seules les femmes devraient élever des enfants de moins de trois ans et une autre a exhorté les nouveaux mariés à avoir au moins trois enfants.

Tag
Saint-Denis
Samouraï

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Harcèlement sexuel: 86 journalistes se mobilisent au Japon.
Ces femmes journalistes veulent changer la société, qu'elles trouvent encore empreinte d'une pensée très masculine.

(…) «La société japonaise est encore empreinte d'une pensée très masculine, mais en changeant les médias, nous pouvons contribuer à changer la société».

(…) Attouchements à l'arrière d'un taxi, propos déplacés à caractère sexuel, questions sur leur vie privée de la part des hommes politiques.

(…) Journalistes ou pas, la plupart des Japonaises qui subissent une atteinte à caractère sexuel se taisent car celles qui osent dénoncer sont ensuite brocardées par une partie de la société.

La « grossesse Rota » ajoute au Japon des malheurs aux femmes qui travaillent

 

Sayako avait essayé de concevoir un deuxième enfant pendant deux ans lorsque son patron d’une garderie japonaise a suggéré qu'elle s'arrête parce qu'elle avait manqué son  "Tour ".

Sayako, qui a parlé à l'AFP en utilisant un pseudonyme, a appris que son patron avait une politique non écrite que les experts disent non rare au Japon: une informelle  "grossesse Rota " pour les employés.

 "Pourquoi ne pas prendre une pause, vous avez déjà un enfant, " a dit son patron, alors qu’il savait que Sayako était si désireuse de tomber enceinte quand elle voyait un spécialiste de la fertilité.

 "J'ai été tellement choquée et stupéfaite que je ne pouvais pas répondre, " dit la jeune femme de 35 ans à l’AFP.

Le patron de Sayako lui a dit qu'un aîné nouvellement marié sur son lieu de travail avait maintenant la priorité quand il est vient d’avoir des enfants.

Elle quitte le travail et déménage dans une autre p&pinière, donnant naissance à son deuxième enfant.

Si elle était restée,  "je pense que j'aurais dit 'je suis désolée'" au lieu de célébrer la naissance du bébé.

(…) La lettre a suscité un débat sur la pratique, que les experts disent est particulièrement répandue dans les secteurs qui luttent pour trouver et retenir des employés, comme l'industrie de la garderie.

Il représente une intersection de deux des questions sociales les plus pressantes du Japon: une population en diminution et la lutte que les femmes affrontent pour concilier une carrière et une vie de  famille.

Soutien ambigu au harceleur japonais.

Juin 2018

Les hauts fonctionnaires japonais vont faire un stage anti-harcèlement (humour...)

Utagawa Kuniyasu

Japon, 1794 – 1832

Une courtisane de la Maison Tamaya

Première moitié du XIXe siècle

Estampe xylographique en couleurs

Musée des Beaux-Arts

Nancy

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Japon : elles font des sushis ou du saké malgré les tabous.

Les femmes auraient les mains trop chaudes, et une sueur acide. Elles seraient fragiles, pas assez solides. Au Japon, certains métiers sont proscrits aux femmes à cause de leur sexe. Mais quelques-unes ont choisi de briser ce tabou.

(…) Femmes trop sales?

Pour elle, le fait que son travail puisse être interdit aux femmes est « une aberration ».

(…) Dès le 16e siècle, les brasseries de saké leur ont également fermé leurs portes.

À Tokyo, l’université de médecine n’aime pas les femmes.

Victor Dekyvère nous parle de l’université de médecine de Tokyo qui limite l’admission des femmes.

NDLR : relevez que le mot « érection » a plusieurs sens dans cet article…
L’hommage aux « femmes de réconfort » hérisse les nationalistes japonais.

L’installation à San Francisco, en 2017, d’une statue représentant les esclaves sexuelles de l’armée nipponne pendant la seconde guerre mondiale a entraîné la fin du jumelage de la ville californienne avec Osaka.

(…) L’édile n’a pas goûté l’érection, en septembre 2017, dans la ville américaine d’une statue en l’honneur des Coréennes, Chinoises ou encore Philippines et Néerlandaises appelées « femmes de réconfort » par les Japonais, et contraintes à l’esclavage sexuel pour l’armée impériale japonaise du début des années 1930 à la fin de la seconde guerre mondiale.

Au Japon, la difficile condition des femmes.
(..) La société japonaise reste conservatrice, comme en témoigne le scandale éclaté cette année dans certaines universités de médecine qui avaient mis en place un système de notation afin de limiter l'accès des femmes à leurs cursus. 
(…) Ce "pouvoir féminin" dont les critères se résument à savoir cuisiner, coudre et préparer des repas à emporter pour mari et enfants. 
 (…) "L'école n'enseigne pas le débat et comment parler des problèmes." 
(…) La part des femmes membres de conseils d'administration a aussi augmenté, passant de 2,1 % en 2014 à 4,1 % en 2018.  
#KuToo, au Japon les femmes disent stop à l'obligation de porter des talons.
(…) En équilibre sur des talons pendant plusieurs heures, les Japonaises ont décidé de dire stop. 
(…) Pour en finir avec les diktats de cette société patriarcale, les femmes ont décidé d'exprimer leur mécontentement sur les réseaux sociaux. Ponctué d'un "#KuToo" (inspiré de #Metoo et en référence à "kutsu" (chaussures) et "kutsuu" (douleur)) des centaines de femmes ont posté des messages sur Twitter pour expliquer le calvaire des talons. 

 

Nelly Ben Hayoun

Je (ne) suis (pas) un monstre

2018

Qu’est-ce que le savoir et qui le contrôle ? Association d’une marionnette japonaise à des références intellectuelles et mondiales….

Arles

Fondation Luma

Luma days 05 19

 

Jean Dubuffet

Henri Michaux acteur japonais

Huile sur toile

Décembre 1946

Mucem

Marseille

Ecrivain majeur du XXe siècle et peintre, Henri Michaux rencontre Dubuffet en 1948. Dans ce portrait qui fait écho au dessin enfantin, Dubuffet dépeint son ami en acteur japonais, probable écho à leurs discussions. En 1931, Michaux a voyagé en Extrême-Orient et publié le journal de ses pérégrinations : un barbare en Asie.


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Smoka 
Graph 
Saint-Brieuc 
Samouraï
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Yayoi Kusama : une artiste avant-gardiste

Artiste japonaise née en 1929 dans la préfecture de Nagano, Yayoi Kusama est une sculptrice, une peintre et une écrivaine, dont le style se caractérise par la présence systématique de pois polka et de rayures dans toutes ses productions.

Kusama est la benjamine d’une fratrie de quatre enfants d’une famille aisée dont la fortune est issue de la gestion de pépinières et de la vente de graines. Elle fait son éducation à l’école élémentaire Kamata et au collège de fille de sa ville natale.

Elle a commencé à dessiner et peindre dès l’âge de 10 ans.

Dégoûtée par sa situation, l’art de Kusama commence à prendre l’allure d’une réaction. Faute de toute symbiose familiale et de l’apparition d’une anxiété constante, Kusama n’a rien d’autre à faire que de s’améliorer.

Le pois est sa marque de fabrique, elle en recouvre tout ce qui l’entoure même les humains.

Elle est célèbre surtout pour son obsession des pois, dont elle pastille des surfaces entières jusqu’à créer de véritables environnements pointillistes.

Créer consiste à opérer une catharsis des angoisses dont elle est victime. Elle dit faire de « l’art psychosomatique». Elle crée à partir de sa maladie, de ses névroses. Elle reproduit en des centaines, en des milliers d’exemplaires ce qui l’effraie.

Kusama craint la disparition de l’individualité, elle ne veut pas que l’être humain ne soit qu’un pois parmi d’autres pois. 

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Hasui Kawase (川瀬 巴水, Kawase Hasui ), né Bunjirō Kawase (川瀬 文治郎, Kawase Bunjirō ) le 18 mai 1883 et mort le 7 novembre 1957, est un peintre et illustrateur japonais travaillant dans la technique de l'estampe, célèbre surtout pour ses paysages.

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Sainte-Maxime

Pittosporum, Pittispore

Famille des Pittosporacées.

Pittosporum tobira (Thunb.) Ait

Origine : Chine, Japon.

Hauteur : 4 – 6 m.

Son nom vient du grec pitta (résine) et sporos (semence), allusion à la substance qui entoure les graines Tobira, nom japonais de la plante.

C’est l’espèce la plus classique de Pittosporum qui se naturalise un peu partout sur le littoral où il résiste parfaitement au climat et surtout aux embruns du bord de mer.

 

 

Katsushika Hokusai 
Le Mont Fuji 
Fugaku-sanju-rokkei.
1831-1834  
BNF - Estampes et photographies.
Paris
 
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Kawase Hasui 

Cerisiers en fleurs 

Mont Fuji 

Japon 

Hasui Kawase (川瀬 巴水, Kawase Hasui ), né Bunjirō Kawase (川瀬 文治郎, Kawase Bunjirō ) le 18 mai 1883 et mort le 7 novembre 1957, est un peintre et illustrateur japonais travaillant dans la technique de l'estampe, célèbre surtout pour ses paysages.

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Japon: Fusako Shigenobu, la fondatrice de l'Armée rouge japonaise, libérée de prison.
Fusako Shigenobu, la fondatrice de l'Armée rouge japonaise, responsable dans les années 70 et 80 de plusieurs attentats dans le monde et qui s'installa au Liban pour se mettre au service de la cause palestinienne, a été libérée à Tokyo après avoir purgé une peine de vingt ans de prison.
(…) Aujourd'hui, c'est une vieille dame malade, le regard toujours aussi déterminé qui sort de prison. Elle est accompagnée de sa fille unique Mei Shigenobu, une journaliste née en 1973 au Liban d'une liaison avec un militant du FPLP. Une trentaine de ses sympathisants étaient également présents.

(…) L’Armée rouge japonaise, à l’origine de plusieurs attaques.

Pourchassée au Japon après le détournement d'un avion de Japan Airlines sur Pyongyang, l'Armée rouge japonaise s'installe au Liban en 1971 et se lie aux organisations palestiniennes extrémistes. Un an plus tard, elle se rend tristement célèbre avec le massacre à l'aéroport de Lod à Tel-Aviv, faisant 26 morts et une centaine de blessés. Fusako Shigenobu aurait planifié le carnage.
Andô Hiroshige 
Edo - 1797 - 1858.
Shöno 
L'averse - Détail
45e relais des 53 de Tôkaidô. 
1933 - 1934 
Muma 
Le Havre
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Katsushika Hokusaï

Edo - 1760 - 1849

Le coup de vent dan les rizières d'Ejiri 

Série "36 vues du mont Fuji".

Vers 1831 - 1834.

Gravure sur bois polychrome.

Muma

Le Havre

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Graph 

Rouen 

Japonaise 

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Vous y verrez :

Le façonnage

Le façonnage des pièces s’effectue au tour et au moule. Le modelage à mains nues n’est que rarement pratiqué. Il sert à terminer une pièce tournée, pour former un bec verseur notamment.

 

Le moulage

Le moulage facilite la production de pièces en grande quantité. Il est essentiellement adapté à la fabrication des plats, des assiettes et des céramiques aux formes élaborées et à reliefs. Les moules en plâtre sont soit en plusieurs parties, soit en un seul élément.

La terre préparée est étendue en une galette appelée «  croûte » et appliquée à la main pour en retenir toutes les empreintes.

En séchant la terre perd du volume et cette retraite permet son extraction du moule. Une fois moulée, la terre crue est alors prête pour une première cuisson.

 

Théière*, pot à lait, tasse et soucoupe

Sèvres, 1764 – 1769

Porcelaine tendre polychrome.

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*

Théière Iberrad

Touareg, Niger

2e moitié du 20e siècle

Métal émaillé, cuivre

Fabriquée en Tchécoslovaquie et réparée par les forgerons de

 l’Aïr

Musée de la Vieille Charité

Marseille

Sahara, mondes connectés

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Carreaux de pavements dits « Joachim »

Pré d’Auge, début du XVIIe siècle.

Faïence.

 

Chevrette

Rouen, atelier de Masséot Abaquesne

Vers 1545

Faïence

Cette chevrette porte le monogramme de Massot Abaquesne Mab sous l’anse.

 

Elément d’épi de faîtage

Pré d’Auge ou Manerbe.

Première moitié du XVIIe siècle.

Terre vernissée.

 

Plat La femme adultère

France, suite de Bernard Palissy, début du XVIIe siècle.

Terre vernissée.

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Rouen         

Faïence

Décor polychrome en pleine corne

XVIIIe siècle

Abbeville

Musée Boucher de Perthes


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Un peu d'histoire:

 

 

L’histoire du musée est intimement liée à l’engouement des collectionneurs rouennais du XIXe siècle pour la faïence de leur ville.

 

Bernard Palissy

 

1510 – 1590

 

Il est avant tout un scientifique spécialisé dans les domaines de la géologie, l’hydrologie et la paléontologie.

 

Céramiste de génie, il obtient en 1563, le titre « d’inventeur des rustiques figulines du Roi Henri IV » pour ses plats ornés de motifs animaliers en relief.

 

1555- 1556 : commande de grottes rustiques pour le connétable Anne de Montmorency à Saintes.

 

1565 : commande pour Catherine de Médicis aux Tuileries.

 

Il est un céramiste incompris, vivant dans une grande pauvreté, cherchant en vain le secret de l’émail blanc et brûlant ses meubles pour cuire ses essais.

 

Sans doute exposées à des fins ostentatoires dans des dressoirs, ces terres vernissées témoignent du goût des princes de la Renaissance pour les créations naturelles et l’étrange.

 

Ernest Barrias

Paris, 1841 – 1905

Bernard Palissy

Plâtre.

1877

 

Vêtu d’un pourpoint Renaissance et d’un tablier d’artiste prêt à brûler ses meubles pour alimenter son four, le céramiste Bernard Palissy (vers 1510 – 1590) tient sous le bras l’un des plats à « rustiques figulines » qui lui apportèrent la gloire. L sculpture représente Palissy génial et tourmenté, entièrement dévoué à son art.

Petit Palais

Paris

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Palissy (atelier de)

Coupe

Terre cuite émaillée

XVIe siècle

Abbeville

Musée Boucher de Perthes

 

Bernard Palissy 
Bassin décoré d'un serpent, de poissons et de lézards. 
Terre cuite vernissée.
Lens Louvre 
 
France
Vers 1600
L'atelier de Bernard Palissy (1510 - 1589) célèbre céramiste français reproduit en relief, de manière réaliste et dans un décor naturel, des fruits, des végétaux ou des animaux.
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Bernard Palissy - Atelier.
Fragments d'épis de blé - 16e s 
Paris Beaux-Arts 
Maison Chaumet 
"Végétal, l'école de La Beauté" 
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Uzès

Carreaux de pavement

Terre vernissée, Uzège, XIVe siècle, provenant du château de Blauzac.

 

 

Pavés émaillés

Céramique vernissée

Fin du XIIIe siècle – début du XIVe siècle

Ces pavés dits « du Molay » ont été abondamment produits au sein du massif forestier de Bur, entre Bayeux et Saint-Lô. Ils ornementaient les édifices religieux et les riches demeures.

Musée d’art et d’histoire de Bayeux

Deux carreaux de pavement 
Musée des Arts et Métiers 
Commission du Vieux Paris.
Saint-Martin-des-Champs. 
Au XII siècle, une nouvelle technique céramique se propage: celles des carreaux bicolores. L'argile est d'abord pressée dans un moule. Après séchage, elle est imprimée d'un motif légèrement en creux. La cuvette est remplie avec une argile d'une couleur contrastant avec celle de la base. Le carreau reçoit un glaçage avant la cuisson. Ces carreaux sont réservés à des élites.
Paris
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Uzès

Poterie, culture de Fontbouisse.

La Capelle et Masmolène.

Uzès

Partie supérieure d’un vase à carène.

Décor de chevrons, oves et cannelures.

Culture de Fontbouïsse

2800 – 2200 avant J-C

La culture de Fontbouïsse se développe entre l’Hérault et le Rhône. Les céramiques sont à parois fines, décorées de canelures, de pastillages ou d’incisions.

Le site de Brugas à Vallabrix a fourni des exemples particulièrement originaux de céramiques.

 

Carreau décoré d’une scène de campement nomade

Iran

Vers 1865 - 1888

Céramique siliceuse, décor moulé peint sous glaçure

Musée du Quai Branly

Paris

 

Carreau illustrant un passage du Livre des Merveilles de Qazwini

Iran

19e siècle

Céramique siliceuse, décor moulé peint sous glaçure

La Perse a exercé une fascination extraordinaire sur les Occidentaux. Sous le règne des rois safavides (1501 – 1736), elle attire des voyageurs anglais, italiens, hollandais et français. A la fi du 18e siècle, la Perse passe sous la domination d’une nouvelle dynastie d’origine turque, les Qajars (1785 – 1925. C’est une période de lutte d’influence entre les Anglais, les Russes et les Français pour contrôler les grandes routes commerciales vers l’Inde et le golfe Arabo-Persique. La céramique et la peinture se développent et vont orner les riches mosquées, palais et demeures. Les décors évoquent des scènes courtoises peuplées de musiciens, de danseuses, d’échansons, de chasseurs, de joueurs. Les scènes sont inspirées d’œuvres littéraires comme le Shahmeh (Livre des rois) de Ferdowsi ou le Khamseh (Cinq poèmes) de Nizami.

Musée du Quai Branly

Paris

 

 

 

Carreau représentant une scène de divertissement

Iran

19e siècle

Céramique siliceuse, décor moulé peint sous glaçure

Musée du Quai Branly

Paris

Faïence de Montpellier

Chevrette, XVIIIe siècle

Ces deux pots de pharmacie proviennent de l’hôpital d’Uzès.

Faïence de Montpellier

 

Pot canon, XVIIIe siècle

Musée du Vieil Aix

Pots à pharmacie

Antoine Clérissy

 

Suite de pots sur piédouche en faïence à décor en camaïeu bleu de grand feu d’un cartouche surmonté d’un mascaron portant une inscription.

Vers 1730.

Réalisés à Moustiers.

Ces pots issus de l’Hôpital de la Miséricorde à Aix pouvaient contenir des onguents, baumes et préparations diverses aux vertus médicinales.

 

 

Pots à pharmacie

Tarascon (château)

Eau de Rose

Eau de Buglose*

Eau de Plantein*

 

*

La définition de buglose dans le dictionnaire est plante gamopétale, ayant plusieurs variétés utilisées pour l'ornement et pour leurs propriétés tinctoriales, ou médicinales analogues à celles de la bourrache.

*

Plantain: Plante dont on nourrit les petits oiseaux.

 

Pots de pharmacie

Faïence

17e et 18e siècles

Musée de l’Homme

Paris

 

 

 

Apothicaire de l’Hôtel-Dieu de Bayeux

Faïence de Rouen, fin XVIIe siècle avec réassorts XVIIIe et début XIXe siècle.

Musée d’art et d’histoire de Bayeux

La grande salle des malades a été édifiée au XIIIe siècle. L’apothicaire renfermait les réparations médicinales destinées aux malades. Le nom des remèdes est inscrit en latin sur les vases aux formes stéréotypées. Les petits pots renferment les pommades, les chevrettes à anse et bec verseur renferment les huiles, les miels ou les sirops. Les bouteilles contiennent les eaux distillées ou liqueurs. Les coupes accueillent les pilules ou les extraits secs.

La thériaque, panacée universelle à base d’opium, était conservée dans un grand vase aux anses en forme de serpent.

Musée d’art et d’histoire de Bayeux

Atelier de Joseph Olérys

Fontaine d’applique.

Console de faïence de Moustiers, décor polychrome grand feu représentant Orphée charmant les animaux.

XVIIIe siècle.

Les couleurs au grand feu sont peu nombreuses car la cuisson à haute température empêche d’obtenir les rouges, roses et ors. Le bleu de cobalt est le plus utilisé.

 

Minium

Apothicaire du Collège des Jésuites de Toulouse

Musée Paul Dupuy

Toulouse

Eau de lis

Apothicaire du Collège des Jésuites de Toulouse

Musée Paul Dupuy

Toulouse

Fécamp 
Musée "les Pêcheries"

Faïencerie fine du Havre.

Fabrique des frères Anselme et Fortuné Delavigne.

A la "mode anglaise".

En 1807, succès foudroyant suivi d'une chute vertigineuse en 1810.

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Adolphe Weisz

 

1838 – 1916

 

Portrait de la duchesse d’Uzès*

 

Huile sur toile

 

1913

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Pierre Assouline

Le dernier des Camondo.

Edition Gallimard – 1997 et 1999.

 

La duchesse d’Uzès :

A Paris, le faubourg Saint-Germain était le cœur de l’aristocratie.

La noblesse française vit aussi dans le faubourg Saint-Honoré, aux alentours du palais de l’Elysée. Plus tard, la plaine Monceau attira les émigrés juifs, tels les Rothschild, Pereire, Fould.

« La duchesse d’Uzès abandonna sa résidence des Champs-Elysées pour installer les siens dans quatre hôtels contigus et communicants en bordure du par Monceau (p 185). »

 

La chasse à cour est décrite comme un milieu fermé replié sur lui-même, composé de deux cents équipage à la fin du XIXe siècle. Elle représente l’éthique aristocratique et regroupe les nobles issus principalement de la noblesse d’épée. Le Jockey club (Société d’encouragement de la race chevaline) est le club le plus prestigieux et le plus inaccessible. La duchesse d’Uzès chasse le cerf* avec l’équipage de Bonnelles-Rambouillet (p 221).

 

 

Francesco Giuseppe Casanova

Londres, 1727 – Brühl, 1802

La halte de chasse, avant 1788

Huile sur toile

Francesco Giuseppe Casanova est le frère du célèbre Giacomo Casanova*. Il est renommé pour ses paysages et ses scènes de bataille ; Ce tableau a appartenu à Louis-Stanislas Xavier, futur Louis XVIII et frère du roi Louis XVI.

Il décorait la salle à manger de son château de Brunoy, près de Paris.

Musée des Beaux-Arts

Nancy

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*

Page 139 :

Les aventuriers du temps de Giacomo Casanova (un exemple des ces aventuriers au 21e siècle, Christophe Rocancourt)

En fonction du Prince qu’ils approchent, ils adaptent leur stratégie. Le prince ami des plaisirs rencontrera un aventurier se présentant comme usurier honnête ou proxénète bien entouré. Le prince guerrier côtoiera un aventurier  espion. Le prince doté d’un bel esprit appréciera un aventurier spécialisé en horoscopes. « Les crédules (seront attrapés, NDLR) avec des projets, les joueurs avec de fausses cartes et les naïfs avec leur distinction mondaine. »

Page 141 :

Ces aventuriers dupent les « vaniteux et allège la bourse des étourdis. » Ils sont décrits comme des gens d’esprit, effrontés et psychologues.

Page 143 :

Il en donne une liste :

John Law

Eon

Neuhoff

Cagliostro

Trenck

Saint-Germain

Napoléon (avec lui, on quitte l’antichambre pour entrer dans la salle du trône). Page 167, il décrit Napoléon comme un être qui a « soif d’infini » en désirant un pays après un autre, un royaume après un autre.

 

Page 151

« Car tu es tenu par ce que tu tiens

Et là où tu es le maître, tu es aussi le valet. »

Grillparzer

 

Page 157 :

Il nous présente les deux buts de l’existence de Casanova : « prodiguer du plaisir à son brave et robuste corps et à donner aux femmes autant que possible  de l’élixir de joie. »

NDLR : sur le second but, Zweig engage sa parole. Il n’était pas dans l’alcôve pour vérifier…

 

Page 197 :

A Londres, la Charpillon, « coquine malicieuse », portera le coup fatal final à Casanova. Jeune prostituée, elle lui  soutire « tout l’argent de ses poches », se refuse à lui et s’amuse avec un  coiffeur. Il est « repoussé » et « méprisé ». C’est le début de la remise en cause de son assurance et de sa confiance en soi. Il a quarante ans. Amoureux, il a été humilié.

 

Page 212 :

L’ennui est le stimulant de l’écrivain.

Il cite :

Cervantès écrit son Don Quichotte pendant ses années de cachot,

Stendhal écrit « ses plus belles pages pendant ses années d’exil dans le marais de Civitavecchia »,

Dante écrit La Divine Comédie pendant son bannissement à Florence,

Giacomo Casanova décrit « les images les plus colorées de sa vie » dans la solitude de sa chambre du château de Dux, en  Bohême.

 

Page 221 :

Casanova nous fait connaître « l’existence ordinaire, et par là, la culture du XVIIIe siècle. » Il décrit les façons de voyager, ce qu’ils mangeaient, comment ils jouaient, dansaient, se logeaient, aimaient et s’amusaient.

Stefan Zweig

Trois poètes de leur vie

Stendhal, Casanova, Tolstoï.

Editions Livre de poche – Belfond

Traduit en français en 1983

2010

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Les figures de galants ou de libertins que nos intellos adulent sont des violeurs.
(…) Casanova ou le vicomte de Valmont des«Liaisons dangereuses» sont rarement appelés pour ce qu’ils sont: des violeurs.
(…) Il s’agit, à travers une femme, d’affronter un autre homme, de le défier et de l’humilier. L’amour courtois est un combat de coqs, qui n’ont souvent que peu d’estime pour les femmes concernées. 
 

Alexander Keirincx

Anvers, 1600 – Amsterdam, 1652

Paysage boisé  Bergers et Chasse au cerf

Vers 1630

Huile sur toile

Nîmes

Musée des Beaux-Arts

 

Jan Weenix

Amsterdam, 1640 – 1719

Départ pour la chasse

1664

Huile sur toile

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Elisabeth de Gramont

Au temps des équipages - Mémoires

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2017 – Première édition en 1928

 

Elle décrit l’ambiance des scènes de chasse à courre. « Le marquis Hippolyte arrivait au rendez-vous sinon poudré, du moins fardé. Ce marquis campagnard avait l’art du maquillage.»

« Le mouvement des hommes, des gardes, des voitures, le tableau final résumant les prises de la journée alignées le soir sur les pelouses, (…) tout cela me donnait la joie de la possession terrienne. »

Les descendants du Duc de Doudeauville (au nombre d’une soixantaine)  « chassent sur les meilleures terres à perdreaux : Dampierre, Maintenon, Esclimont, Entrain, Ermenonville, presque Chambord, Harcourt, Beloeil en Belgique, Mouchy, Bonnétable dans la Sarthe. » 

La duchesse de Luynes perdit son mari en 1870. « Tous les Bourbons détrônés passèrent à tour de rôle chez la royaliste, et les grands seigneurs de l’Europe vinrent à ses chasses. »

Puis, « L’équipage Noailles laisse courre depuis quelques années en forêt de Chantilly, et le jour de la Saint-Hubert les amazones et les cavaliers débouchant de la porte principale des grandes écuries restituent à ces lieux une animation que les zélés conservateurs ne parviennent pas à lui donner. »

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Page 28 :

Le comte Greffullhe « a aussi le culte de l’amitié et veut que ses amis soient heureux chez lui ; à Bois-Boudran, les soirs de chasse à tir il leur donne des festins. »

Mais il admet peu à ses chasses de nouveaux invités. Il acceptera exceptionnellement la présence de Carlos 1er roi du Portugal et d’Alphonse XIII roi d’Espagne.

Page 177 :

Madame Edouard André* (Nélie Jacquemart*) acheta l’abbaye de Chaalis, y éleva des faisans, « mit des grillages autour de ses tirés, gêna la chasse à courre qu’elle suivait régulièrement. Les étangs de Chaalis virent maints « bat l’eau » et la Saint Hubert se sonna chez elle. » Après sa mort, il y eut un jugement sur la question du grillage qui entravait la chasse à courre.

Elisabeth de Gramont

Les Marronniers en fleurs – Mémoires, 2

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2018 – Première édition en 1929

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Pauline de Pange

Confidences d’une jeune fille

Les Cahiers Rouges

Grasset – Première édition : 1965 – Réédition : 2014

 

Chasse à cour :

Page 22 :

On menait à La Jumellière une vie de château assez fastueuse où la chasse à courre et le pique-nique tenaient une grande place.

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* Édouard André (collectionneur)

  • Nélie Jacquemart :

 

Voir aussi le Musée Jacquemart-André à Paris.

Pauline de Pange

Confidences d’une jeune fille

Les Cahiers Rouges

Grasset – Première édition : 1965 – Réédition : 2014

 

Madame André-Jacquemart

Pages 126 à 128 :

Veuve du collectionneur Edouard André, elle est présentée comme une femme « rondouillette, primesautière, très originale. » Bavarde, elle est drôle et admise dans le salon de la famille de Broglie. Elle était bonne et « cherchait à faire plaisir. » On riait de ses erreurs. Elle se trompait dans les plans de table, confondait les personnes entre elles et certaines d’entre elles s’amusaient à la tromper en endossant d’autres identités.

Tag d'Uzès à Uzès

 

*

Nouveau panneau vu en Camargue:

"Le cerf ailé"

(Hommage au taureau ailé….)

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Elisabeth de Gramont

Au temps des équipages - Mémoires

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2017 – Première édition en 1928

 

« Le duc de Dampierre et sa fille, la marquise d’Harcourt, « s’installaient dans une grande calèche. (…) Cette procession (…) allait se promener dans la verdoyante vallée de Chevreuse, du côté de Bonnelles, chez la duchesse d’Uzès, ou côté de Breteuil. »

« Parfois, les familles envoyaient les jeunes gens en Afrique. Le fils aîné de la duchesse d’Uzès, Jacques, se ruinait pour Emilienne d’Alençon, lui donnait même des bijoux de famille. Sa mère le fit partir pour les colonies, où il mourut d’une dysenterie. Il est vrai que le pauvre petit duc, à vingt ans, était passé sans transition de la robe de son précepteur-abbé à celle de la cocotte.  »

 

Publié dans Théâtre

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Pièce de Marcel Baril "Le cygne à tête d'escarpin"

Publié le par bmasson-blogpolitique

Bonjour les amis, si vous voulez passer un bon moment, cliquez sur le lien qui suit et passez une bonne heure. A faire suivre…

A bientôt

Marcel BARIL

Publié dans Théâtre

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Théâtre - La double inconstance de Marivaux - Cabu - Virginité - Arlequin

Publié le par bmasson-blogpolitique

Théâtre

La double inconstance.

De Marivaux

Compagnie RL

Jacques Brücher : Trivelin 

François Cognard : Un Seigneur 

Marie Delmarès : Flaminia 

Augustin Passard : Le Prince 

Hugo Seksig : Arlequin  

Pauline Chalamet : Lisette 

Natacha Steck : Silvia

C’est le temps de l’apprentissage, mais pas seulement amoureux. C’est aussi le temps de l’intégration d’une certaine fatalité car un homme puissant peut enlever une femme, contre sa volonté, et s’en faire aimer ! Il n’y a aucune rébellion. Arlequin s’adapte et  Silvia lutte pour épouser son rapteur. Mais, à ce moment-là, y avait-il beaucoup de possibilités pour une femme? Entre le destin d’une femme mariée et celui d’une mère célibataire, le choix est vite fait. Et entre l’amour d’un paysan et d’un prince, Silvia doit choisir. C’est le passage d’amours adolescentes à celui des amours adultes.

Silvia aime Arlequin qui l’aime. Tous deux sont des paysans. Silvia  se demande au départ, en parlant de l’intérêt du Prince pour sa personne : « M’a-t-il demandé mon avis ? Force-t-on à recevoir un présent malgré soi ? » Puis en parlant d’Arlequin*, une fois son cœur donné au bel inconnu, elle devient à son tour cruelle : « C’est le plus passable de tout le canton, je l’ai comme amoureux, faute de mieux. C’est un homme dont j’ai pitié. » Pas tendre ! On peut soupçonner que Silvia a percé le secret du prince qui rêve d’être aimé pour ses propres qualités et non pour son statut social. Mais que cherche-t-il en elle ? La saveur d’un sentiment amoureux qui le change de la flatterie de ses courtisan-e-s ? La quête de la virginité* champêtre? Il n’imagine pas, lui non plus, que cette image idéalisée de l’amour va se transformer. Silvia est néanmoins coquette et prête à combattre ses rivales qui se moquent d’elle, de sa fraîcheur, de sa naïveté, de son côté campagnard. Elle évincera la sulfureuse Lisette, sœur de Flaminia. Silvia déclare, péremptoire : «Lorsque j’ai aimé Arlequin, c’était un amour qui m’était venu ; à cette heure je ne l’aime plus, c’est un amour qui s’en est allé ;  Il est venu sans mon avis, il s'en retourne de même, je ne crois pas être blâmable ». Puis, Silvia intimera à Arlequin de se « consoler comme il le pourra et de s’accommoder de sa nouvelle relation avec le Prince ». La sentence est tombée.

 

 

Le Prince est jeune, plein de fougue, mais ne veut pas user de la violence pour plaire. Pourtant, il usera du rapt de Silvia et il saura utiliser ses relations, ses alliés, de mots avantageux et de présents pour parvenir à ses fins. Il veut que Silvia l’aime et elle l’aimera.

Le Prince flatte Arlequin en lui accolant un serviteur malgré lui (encore…), serviteur qui pense que la « femme est une espèce à nous inconnue », même si elle est convoitée pour ses charmes. Le malheureux aime secrètement Flaminia, sans retour.

Voilà notre valet servi… avec des accents et des intonations à la manière de « La vérité si je mens »…accents qui sont ravissants quand il s’emporte. Parfois, il rappe son texte, les bras le rythment et l’accompagnent. Il est plein d’ingénuité et est touchant.

 

Et pourtant, Arlequin se satisferait bien de son sort. La richesse, il n’en veut pas. Sa Silvia lui suffit.  Il n’a pas d’ambition ni « l’orgueil noble » de s’élever. Il découvre les usages de la noblesse, mais les refuse quand il s’aperçoit qu’il faut se soumettre et respecter ce Prince qui veut lui ravir son amoureuse. Mais il cède à la gourmandise** et le Prince a trouvé son point faible. Arlequin envisage une autre relation amoureuse quand il s’aperçoit qu’il risque de perdre la première. Il fait mentir le proverbe « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ». « Comment les jaloux ont-ils l’esprit tourné ? Eh bien, oui, je suis jalouse » dit Flaminia qui devient amoureuse d’Arlequin, presque à son insu. Mais devient-on amoureux à son insu ? Au service du Prince, prête à dévoyer Arlequin pour plaire à son maître, elle lui découvre des qualités qui lui ont fait aimer son premier amant décédé.

Et Arlequin, assuré de l’amour de Flaminia, cèdera sans vergogne  ni scrupule sa première fiancée au Prince qui n’assure dans ce cas présent ni la justice ni la protection mais exige la docilité dans son propre intérêt. Il a gagné. L’ordre de la société est conservé. Le pouvoir lui a permis d’accéder à l’amour dont il rêvait.

 

Bien ? Mal ? « On n’est pas maître de son cœur. » Mais il lui a suffi de parler pour faire évoluer la situation. Le prince revendique et change les sentiments de son entourage. Il  agit sur le monde.

La morale conclut cette pièce de théâtre :

« Si tout cœur de femme est sujet à la légèreté, tout cœur d’homme ne vaut pas mieux. »

Les coussins volent, les claques aussi, les coups tombent. On n’est pas tendre au XVIIIe siècle ! La complexité du sentiment amoureux est associée au pouvoir, dans une prose française qui demande un peu d’attention. On y entend des expressions de cette époque : « Parler à la franquette » ( parler en toute franchise), « Le caquet » (bavardage intempestif, indiscret), « Ce faquin » (homme méprisable et impertinent, maraud, coquin), « Faire l’amour » (parler d’amour, faire la cour),« Nonobstant » (néanmoins)….

Marivaux disait : « Si on me traitait d’homme d’esprit, j'en serais heureux, mais rien ne me ferait davantage plaisir que si on disait de moi que j'ai corrigé quelques vices chez certains de mes contemporains. »

 

Cependant, dans la vie, les classes sociales se mélangent peu. Dans les contes de fées, on peut lire qu’un roi épouse une fille du peuple. Cendrillon, enfermée dans sa maison, use de chaussures pour sortir de chez elle et aller au-devant de son mari, un prince. Marivaux n’échappe pas à ces fantasmagories. Il devait croire que l’on peut s’élever grâce à l’amour. Malheureusement, Louis XIV a épousé secrètement madame de Maintenon et la Pompadour n’a pas épousé Louis XV.

D’autre part, au XXIe siècle, l’amour est un acte de choix et pas un sentiment qui viendrait de nulle part. Deux amoureux sont unis par ce qu’ils aiment plus que tout, l’amour. Cette possibilité de choix donne une autre saveur au sentiment amoureux.

 

Le spectacle est enlevé. Le rythme est soutenu. Les acteurs sont enflammés, passionnés et nous font vivre un moment de théâtre joyeux, festif avec beaucoup de rebondissements. Le temps passe à une allure accélérée. Les deux heures semblent être des minutes…et les questions que se posent les protagonistes sont toujours d’actualité.

Mais, ce que j’aimerais connaître, c’est la suite. Les deux mariages ont-ils été heureux ?

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Marivaux 
"Seconde surprise de l'amour" 
Par Alain Françon 
L'Humanité 
11 21
 
C'est une pièce qui parle de la liberté d'aimer qui on veut.
 

 »La Seconde Surprise de l’amour » est une comédie en trois actes et en prose de Marivaux représentée pour la première fois le 31 décembre 1727 par les comédiens ordinaires du roi au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.

« Dans « La Seconde Surprise de l’amour », il s’agit de deux personnes qui s’aiment pendant toute la pièce, mais qui n’en savent rien eux-mêmes et qui n’ouvrent les yeux qu’à la dernière scène » ainsi Marivaux résume-t-il lui-même l’intrigue de sa pièce.

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*

 

Jean-Claude Lecouflet

Arlequin

Bronze

Caen

Abbaye aux Dames

Cabu à Avignon:

 

Cabu

Pascale Audret dans la Double inconstance de Marivaux

Mise en scène de Roger Mollien

Festival du Marais

1971

Croquis non utilisé pour la publication dans Le Figaro

Avignon

 

 

Cabu

Laurent Benoît dans la Double inconstance de Marivaux

Mise en scène de Roger Mollien

Festival du Marais

1971

Croquis non utilisé pour la publication dans Le Figaro

Avignon

 

 

Cabu

Agathe Natanson dans la Double inconstance de Marivaux

Mise en scène de Roger Mollien

Festival du Marais

1971

Croquis non utilisé pour la publication dans Le Figaro

Avignon

 

Cabu

Dernières années avant mai 68.

Exposition proposée par le lycée Marie Laurencin

Lycée des Métiers de la mode et du Spectacle.

Riom/ Puy-de-Dôme

Le Festival d’Avignon 2018 honore l’œuvre de Cabu. La Comédie française et la Maison Jean Vilar organisent deux expositions qui traitent des rapports de l’artiste avec le spectacle vivant.

Le Théâtre de la Porte Saint-Michel présente des œuvres méconnues de Cabu réalisées lors des changements profonds qui traversent alors la jeunesse peu de temps avant Mai 68.

Des services à orangeade, des verres et des pichets dessinés, gravés et signés par Cabu dans les années soixante sont présentés.

Certains dessins montrent Cabu s’exprimant par la musique et le jazz, d’autres scènes sont le reflet de sa vie d’adolescent « le grand Duduche », jeune homme réfractaire à l’autorité de l’armée, de la police et de l’éducation nationale.

Cette jeunesse ne va plus supporter la société jugée trop conservatrice et va décider de combattre.

Cabu

La remise des prix

Avignon

« Moi Cabu, le grand Duduche, je ne suis pas un génie, je préfère être un hippie. »

 

Hantise du service militaire.

Les traces de la guerre d’Algérie hantent toujours les esprits.

Mon Général est de plus en plus contesté.

 

Elle fume, détendue, sa toute première cigarette.

Sûre d’elle mais encore emprisonnée dans sa robe d’écolière, elle est prête à défier l’autorité de l’internat.

 

Dansons jusqu'au bout de la nuit loin de tout interdit.

Premiers émois amoureux, premiers slows, des caresses encore interdites.

 

Fin d’autorité de la surveillante chef.

Le monde ancien est en train de s’écrouler.

 

Cabu 
La rafle du Vel'd'Hiv.
 

En 1967, à l'occasion de la sortie du livre de Claude Lévy et Paul Tillard, La Grande Rafle du Vel d'Hiv, Cabu, jeune dessinateur de presse, met tout son talent pour illustrer cette tragédie. Ces dessins restituent de manière poignante cette page sombre de notre histoire.

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Le roi est en colère

Tag à Rouen

 

Musée Calvet

Avignon

Entrée gratuite

 

Antoine Charles Horace Vernet

Dit Carle Vernet

Bordeaux, 1759 – Paris, 1836

Course de chevaux libres sur le Corso à Rome           

1826

Huile sur toile

 

*

NDLR : nouveau pèlerinage en France pour vérifier la virginité des jeunes femmes !

A Salency, « la pureté des filles » sera bien célébrée en 2019.

Le maire (SE), Hervé Deplanque, évoque une fête « un peu dépassée ». En cause, les critères de sélection retenus pour désigner la jeune Rosière : la conduite irréprochable, la vertu, la piété, la modestie, mais aussi… la virginité.

http://m.leparisien.fr/amp/salency-60400/a-salency-la-purete-des-filles-sera-bien-celebree-en-2019-08-08-2018-7847031.php?__twitter_impression=true

 

Pétition :

En France, en 2019, certains prétendent encore évaluer la pureté et la virginité des filles – avec l'argent public !

Le 02 juin 2019 devrait se tenir à Salency une « Fête de la Rosière », à l'initiative de Bertrand Tribout, fervent catholique, président de la Confrérie de Saint-Médard. Cette initiative doit recevoir le soutien logistique et financier du maire, Hervé Deplanque (SE).

NDLR : les valeurs d’antan remises au goût du jour par l’église…

Oise : la fête qui célèbre la virginité des jeunes filles pourrait être annulée.

(…) Le maire de la ville a reçu de nombreux courriers de protestations et songe désormais à faire annuler l’événement.

(…) Car un critère de sélection de cette « Rosière » indigne. Celui de la virginité.

(…) « Je m’attendais à quelques réactions au niveau local, mais pas à ce que cela prenne une ampleur nationale ».

L’OMS appelle à cesser la pratique des tests de virginité

Ces examens, trop fréquents, ne reposent sur aucune base scientifique et menacent la santé des femmes, avertit l’institution des Nations unies.

(…) Test "de l'hymen" ou "des deux doigts".

(…) L’OMS estime donc qu’il est urgent d’informer les professionnels de santé, les pouvoirs publics et les particuliers sur les dangers de ces tests, en particulier dans les régions du monde où ils sont couramment pratiqués. 

 

 

**

P 24, 51 :

Les chrétiens sont gourmands.

Les premiers chrétiens, qui cherchent à convertir non seulement les Juifs, mais aussi ceux qui ne le sont pas, décident d’abandonner la distinction entre nourritures « convenables » et « interdites ». Ils comprennent qu’il est plus aisé de prêcher la bonne nouvelle à des hommes et des femmes de toutes nations s’ils peuvent partager avec eux leurs repas. Pour devenir « universelle », l’Eglise devint omnivore.

 

« Il ( Porphyre, NDLR) fit cet admirable livre pour convertir un de ses disciples qui s’était fait chrétien par gourmandise. »

Voltaire

Pensées végétariennes.

Editions Mille et une nuits – 2014

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Théâtre - Sandrine Bonnaire dans "L'Homme A"

Publié le par bmasson-blogpolitique

Théâtre

L’Homme A

D’après L’Homme assis dans le couloir et L’Homme Atlantique de Marguerite Duras.

Sandrine Bonnaire

Erik Truffaz, trompette

Marcello Giuliani, contrebasse, guitare

 

La magie opère quand l’exercice de l’intimité amoureuse sur scène est difficile. Le spectacle est envoûtant, déclamé en un long monologue.

« Je ne vous aime plus. » « Je ne vous aime plus comme au premier jour. »

Trompette à la Miles Davis, avec sourdine, plainte dans son souffle, explosion dans sa colère.

La voix est douce, suave, monocorde. Elle caresse l’oreille. Elle susurre. Sandrine Bonnaire se déplace sur scène comme un félin, semblant glisser avec ses hauts talons pointus. Les trois protagonistes s’accordent, s’écoutent, s’entendent, se répondent, se complètent par le truchement des mots de Marguerite Duras et de la musique, dans le clair-obscur de halots lumineux palots.

Le premier texte parle de cinéma. « Regarde la caméra ! », une femme dirige un homme.

« Vous regarderez l'appareil comme vous regardiez la mer, comme vous regardiez la mer et les vitres et le chien et l'oiseau tragique dans le vent et les sables d'acier face aux vagues. » Nous plongeons dans la nostalgie.

« Vous ne regarderez pas la caméra. Sauf lorsqu'on l'exigera de vous. Vous oublierez. Vous oublierez que c'est vous, vous l'oublierez. Je crois qu'il est possible d'y arriver. Vous oublierez aussi que c'est la caméra. Mais surtout vous oublierez que c'est vous. Vous. Oui, je crois qu'il est possible d'y arriver, par exemple à partir d'autres approches, de celle entre autres de la mort, de votre mort perdue dans une mort régnante et sans nom. » Elle lui intime le désamour.

Le second texte parle du désir d’une femme qui s’offre à un homme. Les deux textes ont vingt ans d’écart.

« L'homme aurait été assis dans l'ombre du couloir face à la porte ouverte sur le dehors. Il regarde une femme qui est couchée à quelques mètres de lui sur un chemin de pierres. Autour d'eux il y a un jardin qui tombe dans une déclivité brutale sur une plaine, de larges vallonnements sans arbres, des champs qui bordent un fleuve. »

Ils s’observent, s’attendent.

« Elle n'aurait rien dit, elle n'aurait rien regardé. Face à l'homme assis dans le couloir sombre, sous ses paupières elle est enfermée. Au travers elle voit transparaître la lumière brouillée du ciel. Elle sait qu'il la regarde, qu'il voit tout. Elle le sait les yeux fermés comme je le sais moi, moi qui regarde. Il s'agit d'une certitude. »

L’homme agit. Elle en devient laide. Le corps de la femme est fluide, docile. « Je t’aime, toi ! » Ils tremblent  de cet amour si fort. Les soubresauts du cœur parcourent tout le corps, en commençant par les cheveux. Elle pleure de bonheur. Puis, inattendue, la demande de violence, suivie de la mort ou du sommeil.

Une femme récite et lit des mots d’amour d’une autre femme.

Il fallait oser déclamer sur scène la crudité des corps et des sentiments, je ne sais pas s’ils sont amoureux, examinés au scalpel, même si Marguerite Duras est loin d’être une féministe avec ses désirs de dominer l’homme ou ses rêves de se faire frapper.

Mais, merci à une grande actrice d’exprimer les fantasmes d’une grande dame de la littérature. Sandrine Bonnaire nous dit « Suivez-moi ! » et nous embarquons dans son univers en l’écoutant.

 

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Violences conjugales : le glaçant témoignage de Sandrine Bonnaire

À l’occasion des révélations des mesures issues du Grenelle de l’environnement, Sandrine Bonnaire a livré un témoignage très émouvant.

(…) « J'ai essayé de me défendre. Je suis tombée dans les pommes. Je me suis réveillé avec huit dents de cassés. J'ai craché plein de morceaux de dents, du sang, il était encore là, il m'a amené une serviette-éponge, qui s'est remplie de sang. Je suis allée me regarder dans le miroir. J'avais une ouverture là (NDLR, au niveau du menton) »

(…) « Les médecins m'ont dit que des fractures comme celles que j'avais provenaient d'accident de voiture, ou chez un enfant qui passait par-dessus un guidon sur du béton » se souvient-elle encore. Un témoignage glaçant.

Film « Voleurs de vie » avec Sandrine Bonnaire et André Dussollier – page 117 :

« On n’était pas fâché, dans le fond, que Sandrine Bonnaire et André Dussolier eussent traversé les mers pour se mêler aux moutons ». « Chaque jour, un technicien de surface repeignait l’herbe, afin qu’elle fut aussi verte que la veille, et que la script-girl ne soit pas consternée par les dégâts des eaux pluviales ».

Hervé Hamon

L’Abeille d’Ouessant

Récit

Editions du Seuil – 1999

 

Voleur de vie est un film (drame) réalisé par Yves Angelo avec Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire en 1998. 

L'existence de trois jeunes femmes qui vivent dans un ancien presbytère, au bord de la mer. Emmanuelle Béart, Sandrine Bonnaire, André Dussollier, Vahina Giocante.

Voleur de vie narre l'histoire brumeuse de deux sœurs rongées par un oppressif trauma familial. L'une (Béart) collectionne les hommes avec une légèreté blessée.

Au beau milieu d’un cimetière, dans un ancien presbytère, vivent deux sœurs et la fille de l’une d’elle. La première, Alda passe son temps à changer d’amants souvent et fait en sorte de n’entretenir que des relations basées sur le sexe, dénuées d’amour. La deuxième, Olga, mère de Sigga, reste chez elle en permanence ne sortant que très rarement et surtout se consacrant à sa sœur et à sa fille

 

Ouessant: décors pour le film "Voleur de Vie".

« Voleurs de vie. »

Publié dans Théâtre

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