Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Enquête sur les CHSCT dans les Bouches du Rhône

Publié le par bmasson-blogpolitique

Enquête sur les CHSCT dans les Bouches du Rhône

Les CHSCT

Paul Bouffartigue, Baptiste Giraud, Jacques Bouteiller.

Chercheur au CNR

 

Les CHSCT et l'expertise : recours et usages.

 

L'usage des CHSCT est le sujet polémique de ces dernières années. Depuis leurs trente années d'existence, les moyens n'ont pas suivi ni suffi.

Maintenant, les CHSCT sont remis en cause. Le sujet est chaud. La responsabilité pénale des directions est engagée car nul ne peut plaider l'ignorance. Mais les directions ne sont pas dans l'obligation d'appliquer les recommandations.

Ils sont obligatoires dans les établissements de plus de 50 salariés.

Ils concernent la moitié des salariés français.

70% de ceux qui devraient en avoir un en ont un.

Cela fait 1/3 des salariés concernés par les CHSCT.

Ils touchent principalement les cadres et les ingénieurs, catégories touchées particulièrement à cause de l'externalisation et de la sous-traitance du travail.

Les chômeurs, les employés et les ouvriers précaires sont exclus de la problématique de la santé au travail.

Il y a entre 24 000 et 26 000 CHSCT en France et entre 2 000 et 2 200 dans les Bouches du Rhône.

On trouve la parité parmi les secrétaires des CHSCT, mais pas chez les présidents.

 

Majoritairement, le climat social est tendu.

Les problèmes de santé recouvrent les problèmes des accidents, des maladies, de l' important absentéisme en hausse et des risques psychotechniques.

 

Il y a une instabilité des membres des CHSCT.

Cela pose un problème de mémoire. Il y a une difficulté au niveau des procès-verbaux avec les mots (les maux?). L'engagement est difficile. La discrimination syndicale peut être dure (licenciement d'élus du CHSCT) ou douce (avancement, carrière).

 

Les salariés ont des activités de plus en plus dispersées sur le territoire, comme dans la Silicon Valley des Alpes Maritimes par exemple. Le contact est difficile. Plus les salariés son t nombreux, plus le syndicat a de l'impact.

 

Il y a des CHSCT où il ne se passe pas grand-chose.

On relaie les consignes de sécurité. Il y a des CHSCT où les demandes d'expertises n'aboutissent pas. La direction fait une action en justice pour l'empêcher. Il y a des CHSCT qui ont des ressources syndicales qui permettent d'en faire quelque chose. Des expertises sont faites.

 

Quand il y a des expertises, quel usage en est fait ?

Dans la chimie, l'énergie nucléaire, la culture du risque est partagée entre la direction et les employés. Un accord existe sur les risques durs, mais il n'y a pas d'accord sur les risques psycho-sociaux.

Les expertises revitalisent le lien entre les élus syndicaux et les salariés. Un bon diagnostique permet l'expression des salariés satisfaisant sur le moment. Mais les déceptions peuvent arriver dans un second temps quand il y a des décisions à prendre.

Enquête sur les CHSCT dans les Bouches du Rhône

Lucy Goussard – Maître de conférence en sociologie à l'Université d'Evry, centre Pierre Naville.

Elle a écrit une thèse sur les risques psycho-sociaux dans une grande entreprise automobile française suite aux suicides de plusieurs de ses salariés.

Comment les élus se sont emparés de l'expertise réalisée et quels usages en ont-ils fait entre 2007 et 2011?

 

1 – Le contexte :

C'est un secteur automobile nationalisé en 1945/1946, puis privatisé dans les années 1990.

Le site est composé majoritairement de techniciens et d'ingénieurs. Il a été créé en 1998 avec pour objectif de rassembler les activités de conception et de création d'automobiles qui étaient dispersées dans tous les sites de production sur tout le territoire français.

On détache les ingénieurs de l'univers de la production. Ils sont 2 000 salariés entourés de 9 000 prestataires.

Le site donne l'image de la modernité, mais entre 2004 et 2007, 5 salariés ont tenté de se suicider. 4 personnes sont décédées, dont 3 sur le lieu de travail (une personne s'est jetée d'une passerelle, une autre s'est noyée et une autre s'est tuée à son domicile en écrivant une lettre dans laquelle il mettait en cause le directeur et son plan de relance en hausse du nombre de véhicules à créer). En 3 ans, 20 nouveaux modèles devaient être créés. La charge de travail qui pèse sur les salariés était en hausse.

 

2 - La première bataille porte sur l'expertise.

Au départ, la direction s'adresse à la presse et refuse d'établir un lien entre les risques professionnels et les suicides. Elle évoque les problèmes personnels de couple ou les problèmes psychologiques des suicidés.

Mais les sections syndicales se mettent en mouvement, et imposent en mars 2007 un cabinet non agréé par le ministère du travail. Il y a une forte médiatisation car les suicides touchent des salariés à priori protégés dans une entreprise française considérée comme une vitrine sociale du pays. La direction refuse sa part de responsabilité. Les syndicats sont embarrassés d'intervenir sur la question de la subjectivité du travail. Ils ne se sentent pas légitimes pour formuler des propositions pour organiser le travail de façon moins pathogène.

 

3- Le rapport est prêt en janvier 2008.

Il porte sur l'autopsie des suicidés. Il se compose d'un volet quantitatif et qualitatif (6 500 questionnaires ont été rendus).

31% des salariés sont tendus. Ils sont 10% dans la société française, soit trois fois moins que dans cette entreprise. La souffrance de la surcharge de travail est due à la mise à l'écart ou à la non reconnaissance des compétences.

Il y a une culture du sur-investissement au-delà du raisonnable. Les managers, acteurs de régulations, (DRH) manquent de moyens pour jouer un soutien social vis à vis des salariés.

 

4 – Les préconisations du rapport.

Mise en place d'un observatoire du stress.

Plan de communication préventif sur les risques psycho-sociaux peu connus des salariés.

Communication dans des lieux d'échanges entre les acteurs de la régulation (managers, médecine du travail et élus du personnel).

Hausse des effectifs et formation pour détecter les personnes en difficultés : médecine du travail, assistantes sociales, managers.

Réduction des facteurs psycho-sociaux : luminosité, ergonomie, régulation des charges de travail pour mieux tenir compte du profil des salariés et de leurs compétences.

 

5 – Après 2008, les choix de la direction.

Pour sensibiliser à la question du stress, elle préconise une approche individualiste et hygiéniste sur la santé au travail : mieux dormir, faire du sport, arrêt du tabac permettent de supporter le conditions de travail.

Elle aborde la question de l'équilibre entre le travail et la maison. Quand il y a un déséquilibre, 20 minutes plus tard, il peut y avoir passage à l'acte.

Elle met en place un numéro vert, une consultation psychiatrique, elle augmente le nombre de managers (au lieu de 1 pour 500, ce sera 1 pour 350 salariés).

Elle organise un marché de Noël et une salle de pause pour l'échange et la convivialité (des micro siestes y sont possibles).

Les horaires d'ouverture du site sont réduits :

de 7 heures à 20 heures 30 au lieu de 5 heures 30 à 22 heures 30. Mais il y a toujours du travail à domicile, avec un accès informatique pour que les salariés puissent se connecter depuis chez eux.

 

Les syndicats manquent de forces vives pour être présents sur tous les fronts ( risques socio-économiques, vie de l'entreprise, chômage, licenciements). L'expertise porte sur tout sauf sur l'organisation du travail. Il n'y a pas de stratégie majeure pour réorganiser le travail.

A France-Telecom, le rapport des forces n'a pas été favorable aux syndicats et à leurs élus. Ils n'ont pas pu infléchir l'organisation du travail non plus.

 

 

 

 

 

L'homme aliéné

Tag

Porto

 

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur

Publié le par bmasson-blogpolitique

Nice

Saint Jean Cap Ferrat

La villa Ephrussi-Rothschild, villa « Ile de France ».

 

 

Béatrice Ephrussi-Rothschild a construit ce palais entouré de neuf jardins qui dominent la mer.

 

La propriété a été confiée en 1934 à l'Académie des Beaux-Arts dans le but de la conserver dans son état jusqu'à maintenant. Les tableaux, les meubles, les tapisseries, les porcelaines et tous les objets d'art que Béatrice possédait font partie du musée qui doit conserver l'aspect de la maison dans la mesure du possible. On trouve, pèle mêle, des tables de tric trac , des pare feux des canapés Louis XVI, etc. Sainte Brigitte, un primitif italien, est un retable à l'accueil de la maison.

 

Béatrice aimait aller aux courses et jouer au Casino de Monaco, seul lieu de jeux où les femmes de l'époque pouvaient jouer.

La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur
La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur
La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur
La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur
La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur
La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur
La villa Ephrussi-Rothschild - L'intérieur

Le grand salon est face aux jardins à la Française dans lequel trône le Temple de l'Amour en marbre blanc. Il accueillait les conversations après les repas. Des tableaux de François Boucher, « L'amour à la Colombe », « Le sommeil de Vénus » et « Diane sur les nuées » décorent les murs.

Un autre salon est dédié à Fragonard.

-----------------------

Pierre Assouline

Le dernier des Camondo*.

Edition Gallimard – 1997 et 1999.

 

 

Les Ephrussi :

 

Moïse de Camondo est un grand collectionneur, notamment de chinoiseries venues en héritage de son père et issues des collections Bardac, Ephrussi, Doucet ou Lelong (p 59).

 

Renoir participe à une réception chez Charles Ephrussi, « né à Odessa dans une riche famille de banquiers et d’exportateurs de blé » (p 291), ami du peintre et amant de la comtesse Louise Cahen d’Anvers. Il y rencontre Louis Cahen d’Anvers, le mari de Louise. Il sera chargé du portrait des trois filles du couple. « Rose et bleue » représente Elizabeth et Alice. « Mademoiselle Irène Cahen d’Anvers » représente la future madame Moïse de Camondo (p 178).

 

A Paris, le 20 mars 1895,  le journal Le Gaulois publie la liste des invités au bal organisé par la comtesse Louis Cahen d’Anvers en son hôtel particulier. Parmi eux, on note la présence du roi de Serbie et de M. et Mme Jules Ephrussi (p 212).

 

Marcel Proust, en 1917,  écrit à Moïse de Camondo après la disparition de son fils Nissim dont l’avion a été abattu par un monoplace allemand au-dessus de Remoncourt, lors d’une mission photographique. Il se présente dans la lettre comme étant une relation qui a dîné avec Moïse de Camondo chez madame Cahen et chez le « cher Charles Ephrussi que j’aimais profondément » (p 269).

 

*

Paris 

Musée Nissim de Camondo

 

 

Paris 

Musée Nissim de Camondo

------------------------

 

Paris

Maison Nissim de Camondo

Mon aquarelle

-----------------------------

Elisabeth de Gramont

Au temps des équipages - Mémoires

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2017 – Première édition en 1928

 

P 197 :

« Le baron Alphonse (de Rothschild) (…) était fortement aidé pour le maintenir (=le ton de la maison) par sa femme la baronne Laurie et sa fille Béatrix Ephrussi. »

P 200 :

« Sa fille Béatrix épousa Maurice Ephrussi. Il était un ami de ses parents, beaucoup plus âgé qu’elle et plutôt laid. (…) Elle préféra épouser « Frousse », comme elle l’appelait. »

Elle est décrite comme capricieuse et autoritaire. « Son dernier caprice fut de demander le divorce contre son mari, qui avait soixante-dix ans. Il en mourut du coup. »

 ----------------------------

Elisabeth de Gramont

Au temps des équipages - Mémoires

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2017 – Première édition en 1928

 

P 202 :

Edmond de Rothschild avait  une santé mauvaise et « tel Louis XIV, son Fagon* ne le quitte pas. »

 

*

Guy-Crescent Fagon, né le 11 mai 1638 à Paris, où il est mort le 11 mars 1718, est le premier médecin du roi de 1693 à la mort de Louis XIV.

----------------------------

Page 37-38 :

Agée de quatre jours, sa mère, Isabelle de Beauvau-Craon, meurt. Son père, Agénor de Gramont, se remarie avec Margaretha de Rothschild, qu’Elisabeth aimera comme sa propre mère. La princesse de Wagram, la sœur de sa mère, nommée « tante Berthe », adorait l’Angleterre. Elle était « grisée par la suprématie de la Grande-Bretagne. Même des manuels scolaires français s’intitulaient : De la supériorité des Anglo-Saxons ».

Elisabeth de Gramont

Les Marronniers en fleurs – Mémoires, 2

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2018 – Première édition en 1929

Ikéa Zanzibar 

------------

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

Peinture - François Boucher

Publié le par bmasson-blogpolitique

Peinture - François Boucher

Le sommeil de Vénus

Villa Ephrussi-Rothschild

Peinture - François Boucher

Amour à la colombe

Villa Ephrussi-Rothschild

Peinture - François Boucher

Diane sur les nuées

Villa Ephrussi-Rothschild

 

François Boucher

1703 – 1770

Le repos des nymphes au retour de chasse

Dit le retour de chasse de Diane

1745

Huile sur toile

Musée Cognacq-Jay

Paris

Peinture - François Boucher

L'odalisque

Reims

Peinture - François Boucher

Tapisserie d'Aubusson avec dessin d'après François Boucher

Villa Ephrussi-Rothschild

 

 

Peinture - François Boucher

Attribué à François Boucher

1703 – 1770

Femme avec son chien

Pierre noire et sanguine

Peinture - François Boucher

François Boucher

1703 – 1770

Abraham et Agar

D'après Salomon de Bray

Narbonne

François Boucher

Paris, 1703 – 1770

Paysage

Dépôt de l’État, 1872

 

A Blois :

François Boucher

1703 – 1770

Psyché refusant les honneurs divins

Vers 1740

Huile sur papier marouflé sur toile

L'histoire de Psyché est une fable morale relatée dans l’Âne d'or d'Apulée, auteur latin du 2e siècle.

Son sujet, l'amour, la fatalité, la séparation, la quête héroïque et la réunion des deux amants inspira de nombreux peintres. On voit ici Psyché refusant les offrandes apportées par ses concitoyens en hommage à sa beauté mortelle dans le temple même de Vénus sous le regard courroucé de celle-ci.

Cette esquisse témoigne de l'intérêt personnel du peintre pour la fable de Psyché qu'il traita à de multiples occasions.

 

Rouen

François Boucher

Paris, 1703 – Paris, 1770

Le Mariage d’Amour et Psyché, 1744

Huile sur toile

Cadre de style Louis XV élégant et délicat.  Renoir appréciait cette souplesse et finesse souvent copiées.

 

François Boucher (copie d’après)

1703 – 1770

Psyché et l’Amour

Huile sur toile

Musée Cognacq-Jay

Paris

François Boucher

Paris, 1703 – Paris, 1770

Aurore et Céphale, 1733

Huile sur toile

Rentré de Rome en 1731, Boucher reçoit une première commande importante en 1732 : Vénus demande à Vulcain des armes pour Enée (Musée du Louvre) et réalise l’année suivante Aurore et Céphale. Ces œuvres étaient destinées à orner les salles de billard de la maison de l’avocat François Derbais, rue Poissonnière à Paris. Tout au long de sa carrière, Boucher aborda le thème des amours des dieux, dans un style léger, gracieux et lumineux, qui fit de lui l’un des maîtres du style rocaille. Ici il s’agit d’un thème extrait des Métamorphoses d’Ovide.

Musée des Beaux-Arts

Nancy

 

 

François Boucher

France, 1703 – 1770

Composition aux Putti

XVIIIe siècle

Huile sur toile

Musée d’Assezat

Fondation Bemberg

Toulouse

 

François Boucher

France, 1703 – 1770

Composition aux Putti

XVIIIe siècle

Huile sur toile

Musée d’Assezat

Fondation Bemberg

Toulouse

 

François Boucher

Paris, 1703 – 1770

Huile sur toile, 1763

La Cage

La série des Pastorales* est un des thèmes de prédilection du peintre protégé du roi Louis XV et de sa favorite la marquise de Pompadour. Elle met en scène des bergers et des bergères, en costumes clairs et brillants. Dans la littérature, les thèmes champêtres sont alors à la mode. Les fêtes galantes d’une aristocratie libertine sont à la recherche de plaisirs qui sont au seuil de leur déclin.

Musée d’art et d’histoire de Bayeux

--------------------------------

 

*

Jean-François Millet ou Francisque Millet

Anvers, 1642 - Paris, 1679

Pastorale avec un jeune pâtre et une femme avec un enfant dans les bras

Huile sur toile

Petit Palais

Paris

-------------------

« Boucher est un de ces hommes qui signifient  le goût d’un siècle, qui l’expriment, le personnifient et l’incarnent. Le goût français du siècle s’est manifesté en lui dans toute la particularité de son caractère : Boucher en demeura non seulement le peintre, mais le témoin le représentant, le type. »

Edmond et Jules de Goncourt,

L’art du dix-huitième siècle,

2e édition, 1873 – 1874.

Musée Cognacq-Jay

Paris

----------------------------------

François Boucher

1703 – 1770

Danaé recevant la pluie d’or

1745

Huile sur toile

Musée Cognacq-Jay

Paris

François Boucher

1703 – 1770

La Belle cuisinière

Avant 1735

Huile sur bois

Musée Cognacq-Jay

Paris

François Boucher

1703 – 1770

La leçon de musique

1749

Huile sur bois

Musée Cognacq-Jay

Paris

François Boucher

1703 – 1770

Mademoiselle Baudoin, fille du peintre

Musée Cognacq-Jay

Paris

Portrait présumé de Marie-Emilie Baudoin, fille du peintre et épouse de Pierre-Antoine

Vers 1758 – 1760

---------------------------------

François Boucher 
1703 - 1770
Vénus se parant des bijoux de Junon 
Huile sur toile
Vers 1738
Musée Jacquemart André 

François Boucher

Paris, 1703 – 1770

Allégorie de la peinture

Huile sur toile

Lille

Musée des Beaux Arts 

 

Esquisse d'esprit rococo. L'oeuvre fut considérée de la main du peintre Charles Natoire.

-----------

François Boucher
Paris, 1703 – 1770
La toilette 
1742 
Romans 
Musée de la chaussure 
 

(…) Cette Toilette, une œuvre truffée de détails sensuels et exotiques. 

(…) Installée près de la cheminée où crépite le feu, une jeune femme, dont la robe bleu ciel aux jupons bouffants est relevée sur sa cuisse, ajuste sa jarretière. Son regard doux se porte sur sa dame de compagnie, qui lui présente un bonnet. 

(…) Malgré son air ingénu, la jeune femme n’en demeure pas moins follement sensuelle car, nouant sa jarretière, elle laisse entrevoir l’intérieur de sa cuisse. En suivant l’axe suggéré par sa jambe galbée, les yeux du spectateur – ici un brin voyeur, comme le portrait qui semble observer la scène, caché derrière le paravent – sont naturellement guidés vers sa gorge lumineuse, qui le mène enfin à contempler sa figure angélique rehaussée d’une mouche. 

(…) Sur le rebord en marbre, sont disposés pêle-mêle un délicat ruban de soie rose – qui rappelle autant la jarretière que le corsage de la jeune femme –, un oiseau de céramique, et, au centre, un imposant vase chinois en céladon rehaussé de bronze doré. Au pied d’un chandelier, une mystérieuse lettre attend son cachet… 

(…)  Le peintre attire également notre attention sur la robe de la dame de compagnie nous tournant le dos, dont la silhouette, autant que la toilette, rappelle une célèbre œuvre d’Antoine Watteau, L’Enseigne de Gersaint (1720). Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, plus tard, ces plis caractéristiques des robes à la française furent baptisés les « plis Watteau » !

(…) François Boucher raffole de ces « chinoiseries » qu’il collectionne malgré leur prix souvent élevé. Sa collection, dispersée après sa mort en 1770, comptait plus de 700 objets !

 

François Boucher 

Clio ou l'Histoire 

Huile sur toile

1742  

BNF - Monnaies, médailles et antiques.

Paris

 

--------

Publié dans art pictural

Partager cet article
Repost0

Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat

Publié le par bmasson-blogpolitique

Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat
Hommage aux victimes de l'attentat de Nice - Second attentat

Hommages de toutes sortes, de toutes parts, sous diverses formes aux victimes des attentats du 14 juillet 2016

------------------------

« Toute ma solidarité, mon amitié aux Niçois-es et aux catholiques frappé-e-s encore par le terrorisme islamiste. Soyons lucide sur la gravité de la situation sans tomber ds la surenchère guerrière. Ils sont nombreux à vouloir nous entraîner dans une nvlle guerre des religions. Ne cédons pas! »

 

Fabien Roussel
---------------
10 20
Attentat à Nice EN DIRECT : L'assaillant est un Tunisien de 21 ans... Macron renforce le dispositif Sentinelle...

Une attaque au couteau s'est produite, ce jeudi matin, dans la basilique Notre-Dame de Nice (Alpes-Maritimes).

  • Selon nos informations, le bilan est de trois morts et de plusieurs blessés.

  • L'auteur des faits a été interpellé par des agents de la police municipale qui lui ont tiré dessus.

  •  

Profonde tristesse, solidarité, fraternité avec les catholiques frappés dans leur chair. Ces actes terroristes successifs fruit d’un projet islamiste fanatique morbide sont des crimes contre notre humanité commune, un défi à la vie, à la République. Unité. »

Sébastien Jumel

 

------------

 

« Quand les mots nous manquent pour circonscrire l’effroi. Extrêmement émouvant d’entendre ces cloches. Elles évoquent l’âme de notre pays meurtrie par ces attentats répétés, et la résilience des catholiques, qui tiennent bon dans la foi. Pensées pour les victimes et leurs proches. »

François Xavier Maigre du Pélerin.

--------------------

Un islamiste tue trois personnes à Nice ; un nationaliste de Génération identitaire sort armé à Avignon ; sur le fil Telegram de Damien Rieu, on parle de se "faire une mosquée" ; des nationalistes turcs traquent des Arméniens dans le Rhône et l'Isère : l'hydre du fascisme.

Revue Ballast

 

-------------------

NDLR: le glas a sonné hier après-midi.

Tristes temps. 

------------------

Publié dans Politique

Partager cet article
Repost0

L'abbaye de Cluny

Publié le par bmasson-blogpolitique

Cluny

Abbaye romane

Saône et Loire

 

 

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul de Cluny (aussi appelée Cluny III)

Elle est le chef d'oeuvre de la puissante congrégation des Bénédictins dont le pouvoir temporel et spirituel s'imposa en Europe pendant tout le Moyen Age. Elle fut en son temps le plus grand édifice de la chrétienté, commencée sous l'abbatial de Hugues de Semur. La première pierre en fut posée le 10 septembre 1088. Elle est orientée vers l'Est, vers le soleil levant qui est la victoire de la lumière sur les ténèbres.

L'architecture célèbre le monde céleste par ses proportions, ses matériaux, sa lumière.

Le choeur est l'église dans l'église. C'est l'espace le plus sacré. On y chante et on y prie. Il y avait huit offices de la liturgie.

Cluny (Saône-et-Loire)

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul

Maquette

 

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

 

L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny

Les chapiteaux illustrent les vertus et fondent la vie monastique. La musique rythme la vie et la journée des moines.

Les grands chapiteaux du choeur (1100 - 1110) : il y en a huit, posés à quelques dix mètres au-dessus du sol. Leurs colonnes de marbre antique étaient composées de plusieurs tronçons. Les chapiteaux étaient difficilement visibles. Ce n'est qu'au début du Xxe siècle qu'ils furent considérés comme des œuvres essentiels de l'art roman. L'iconographie reste énigmatique. Les inscriptions ne correspondent pas toujours aux figures qu'elles entourent.

Chapiteau des quatre premiers Tons du chant grégorien, avec leurs inscriptions et leurs instruments de musique.

Chapiteau des quatre derniers Tons du chant grégorien est une colonne de marbre de Carrare.

Chapiteau des arbres et fleuves du paradis avec quatre arbres et quatre fleuves (Genèse II 10-14).

Chapiteau des vertus et/ou des arts libéraux, avec quatre figures dans les mandories en amande. Celle du Printemps contient une figure féminine qui tient un livre ce qui rend cette identification peu probable.

Cluny III représente l'image monumentale du paradis pour les moines. L'église était le symbole de la vie paradisiaque promise.

L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny

Cluny (Saône-et-Loire)

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul

Chapiteau du chœur

Les quatre premiers tons du plain-chant

Monument historique par liste de 1862

Moulage réalisé par l’atelier de moulage du musée

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris             

 

Cluny (Saône-et-Loire)

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul

Chapiteau du chœur

Les Vertus théologales

Monument historique par liste de 1862

Moulage réalisé par l’atelier de moulage du musée

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris            

 

 

Cluny (Saône-et-Loire)

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul

Chapiteau de la nef

Le sacrifice d’Isaac

Monument historique par liste de 1862

Moulage réalisé par l’atelier de moulage du musée

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris            

 

 

Cluny (Saône-et-Loire)

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul

Chapiteau de la nef

La chute d’Adam et Eve

Monument historique par liste de 1862

Moulage réalisé par l’atelier de moulage du musée

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris            

 

 

L'abbaye de Cluny

Le linteau date du XIIe et du XIVe siècle. Il était sur le grand portant, à l'intérieur de l'avant-nef. Il faut imaginer le portail peint. On avance l'hypothèse que les apôtres étaient installés autour de la Vierge. Le tympan était fabriqué d'une seule pierre qui pèse 23 tonnes. Il a fallu utiliser des explosifs pendant neuf jours pour le détruire en pièces de puzzle.

 

L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny

La nef date de la fin du XIe et du début du XIIe siècle. L'église était la plus grande église de la chrétienté (maior ecclesia) jusqu'à la construction de l'église Saint-Pierre de Rome, quatre siècles plus tard. Puis les travaux ont repris avec la construction de l'avant-nef avec son portail à l'intérieur. C'était un espace profane, sacré, de transition vers l'espace sacré.

Très affaiblie au XVIe siècle pendant les Guerres de religion, l'abbaye tente une réforme au début du XVIIe siècle qui entraîne des conflits internes jusqu'au XVIIIe siècle. Les revenus de l'abbaye sont suffisamment importants pour remplacer les vieux bâtiments médiévaux par de nouveaux, mieux adaptés au mode de vie de l'époque. Le roi Louis XIV finance un nouveau jubé dans l'église. En 1770, un nouveau projet devait transformer l'entre de l'abbaye côté ville. Le projet est interrompu par la Révolution.

Elle a été vendue après la Révolution française et est devenue une carrière. Des nouveaux bâtiments occupent l'espace.

 

L'abbaye de Cluny
L'abbaye de Cluny

Cluny (Saône-et-Loire)

Eglise abbatiale Saint-Pierre Saint-Paul

Deuxième travée du bras sud du grand transept

Monument historique par liste de 1862

Plâtre patiné – Maquette réalisée par Georges Latapie en 1963

Echelle : 7,5 cm/m

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris            

La deuxième travée du bras sud du grand transept, intégralement conservée dans son élévation, couverture incluse, est coiffée du clocher dit de « l’Eau Bénite », porté par une coupole octogonale sur trompes lancée à trente-trois mètres de haut. La maquette rapporte tous les détails de la sculpture de l’un des rares vestiges de la Major Ecclesia.

 

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

La villa Noailles à Hyères

Publié le par bmasson-blogpolitique

Villa Noailles et parc Saint-Bernard

Hyères

Var

 

 

En 1923, le vicomte Charles de Noailles, mécène de l'art moderne, commande à l'architecte Robert Mallet-Stevens (1886 – 1945) une maison d'hiver « intéressante à habiter ».

La villa résolument moderniste s'offre à l'aventure d'un nouvel art de vivre, recherchant une luminosité maximale, la fonctionnalité de l'habitation et son économie décorative. Sur 1800 m², à l'avant-garde artistique européenne, elle connaît la gloire. La maison est construite sur les ruines d'un couvent.

La villa est successivement agrandie jusqu'en 1933, pour atteindre 2 000 m2 et 60 pièces dont 15 chambres, une piscine privée couverte (une des premières en France), une salle de sports. On tient son corps en forme grâce à l'hygiène et au sport. Toutes les chambres sont orientées vers le sud. Les toits-terrasses sont plats. La maison est remodelée au gré des envies du couple.

A la villa Noailles, les plus grands artistes avaient leur chambre réservée et équipée d'une salle de bain: Salvador Dali, Man Ray ou Francis Poulenc étaient des habitués. C'est un lieu de rencontres et de fêtes. Malheureusement, le coût d'entretien et de réfection coûte une fortune au couple mais la mode de posséder une « maison de plaisance » est lancée.

La villa Noailles à Hyères
La villa Noailles à Hyères
La villa Noailles à Hyères

Charles de Noailles, botaniste* éclairé, s'attache à créer un parc méditerranéen autour de sa demeure où Gabriel Guévrékian (Arménien , 1900 – 1970) a conçu le jardin cubiste en 1925. Le parc est composé d'essences méditerranéennes d'essences et de plantes exotiques rares. Il offre une vue sur les îles de Port-Cros et du Levant.

Après une longue période d'abandon et de détérioration, elle devient propriété de la ville en 1973. La maison est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1975.

*

Eva Mameli 

Botaniste italienne

1886 - 1978

Revue Progressistes

05 20

 

---------------

La villa Noailles à Hyères
La villa Noailles à Hyères

Jardin bateau

Guévrékian dessin eu jardin en forme de triangle, comme une proue d'un bateau. Après avoir été recouvert de terre, il est reconstitué depuis 1986. Il connaît des difficultés d'approvisionnement en eau.

 

La villa Noailles à Hyères
La villa Noailles à Hyères

Chambre de plein air de Chareau

Elle possédait un lit suspendu

La villa Noailles à Hyères

Forteresse

C'est la mère de Charles, la princesse de Poix, qui leur offrira ce terrain sur les ruines du Clos Saint Bernard, en cadeau de mariage.

 

La villa Noailles à Hyères

Pas en béton

La maison est construite de manière traditionnelle. Aucun entrepreneur d'Hyères ne maîtrise le béton armé.

La villa Noailles à Hyères
La villa Noailles à Hyères
La villa Noailles à Hyères

Marie-Laure de Noailles

née Bischoffsheim (1902 - 1970)

 

Elle est la plus riche héritière de France. Elle est descendante d'une famille de banquiers juifs allemands richissimes. Parmi ses aïeux maternels, le marquis de Sade. Elle partage avec son mari le goût de la collection et du mécénat des artistes. Ils sont avant-gardistes et engagés. Elle entretient des liens étroits avec les artistes surréalistes.

Madame De Noailles à Blois

La villa Noailles à Hyères

Laurent Greilsamer

Le prince foudroyé

La vie de Nicolas de Staël

Éditions Le livre de Poche

Fayard - 1998

page 255 :

Nicolas de Staël peint beaucoup, produit beaucoup, mais vend peu. Un jour, « l'apparition de Jacques Laval, (…) lui semble celle d'un d'un sauveur. Car le prêtre est souvent accompagné. (…) Charles de Noailles se laisse aussi séduire. Un jour, dans l'atelier de la rue Gauguet, il choisit un grand dessin puis se tourne vers Laval et lui signe un chèque. Il ne sera pas dit qu'un comte s'est commis dans une transaction avec un peintre, fut-il baron... »

Elisabeth de Gramont

Au temps des équipages - Mémoires

Les Cahiers Rouges – Grasset – 2017 – Première édition en 1928

 

Lily de Luynes, (…), « une jeune fille fast parce qu’elle jouait très bien au tennis (…) était idéalement jolie et semblait une déesse égyptienne. (…) Elle avait une cour de jeunes gens très empressés qui attendaient impatiemment qu’elle fût mariée pour tromper son mari. (…) Elle ne quitta jamais son mari. (…) Le duc et la duchesse de Noailles peuvent vraiment être cités comme le ménage de plus uni de Paris. »

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne

Publié le par bmasson-blogpolitique

A Issoudun

Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne

Arbre de Jesse

L'arbre des Prophètes, chêne

Les ancêtres spirituels du Christ

1494 – 1510

Pierre

Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne
Musée de l'Hospice Saint-Roch - L'arbre de Jesse - Chêne

Arbre de Jesse

L'arbre des Rois de Juda (figuier)

1494 – 1510

Pierre

David

David est le second roi d'Israël, fils de Jesse. Il naît en l'an 1 000 avant Jésus-Christ. C'est un guerrier avec une armure. L'histoire raconte qu'il fit d'Israël un grand état, à force de ruse et de courage. David est également poète et musicien. Il composa les psaumes.

Son emblème permet de l'identifier avec certitude. C'est la lyre.

 

Jesse

Jesse est le seul personnage figurant dans les deux sculptures, visionnaire, prophète, proche des vivants.

 

Jesse est un vieillard, quand David, roi d'Israël, naît. Cette naissance tardive, quasi inespérée, est commentée au Moyen-Age comme l'image de la Vierge donnant naissance à Jésus-Christ. D'autres textes bibliques renforcent le lien entre l'arbre et la religion :

- Vision de Seth (le Christ à la cime d'un arbre)

- L'échelle de Jacob unissant le ciel et la terre.

Cet arbre généalogique devient au cours des siècles l'arbre des sciences et de l'évolution au XIXe siècle.

Rouen

Antiphonaire

Espagne

XVIIe siècle

« Un rameau sortira du tronc de Jesse, un surgeon pousser de ses racines. » Isaïe.

Souillac (Lot)

Eglise abbatiale Sainte-Marie

Isaïe

Le prophète Isaïe dont le style s’apparente au bas-relief qui orne le portail de Moissac a été déplacé à l’intérieur, au piédroit de la porte.

Monument historique par liste de 1840

Moulages réalisés par Jean Pouzadoux

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

 

Isaïe 
par François Genin 
Troyes, 1519 - 1541
Troyes 
Beaux Arts 
 
Réalisé entre 1551 et 1554.
Figure célèbre et énigmatique de la sculpture champenoise du XVIe siècle.
-----------------
Maquette de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun

Maquette de l'Hospice Saint-Roch à Issoudun

Cathédrale d'Evreux

Arbre de Jesse

Cathédrale d'Evreux.

Verrière du XVe siècle. Scènes de la vie du Christ et de la sainte Vierge avec l'Arbre de Jesse.

Chêne

Chêne au pont du Gard

Rouen

Arbre de Jessé

Entre 1510 et 1520

Normandie ?

Ce panneau était probablement un élément de mobilier liturgique, plus précisément la partie basse d’une jouée de stalle.

Allongé sur le côté, au centre de la partie basse du anneau, Jessé dort. De sa poitrine sort un tronc qui part de part et d’autre en 12 volutes renfermant chacune un roi d’Israël. On reconnaît David avec sa harpe et le roi Salomon coiffé d’un turban. Au sommet culmine la Vierge debout, l’enfant dans ses bras. Une ligne d’oves borde le panneau latéralement, tandis qu’une bande sculptée de petits anges termine le panneau en partie haute. Cette œuvre de transition présente une sculpture encore essentiellement gothique à laquelle sont introduits des éléments décoratifs propres à la Renaissance.

Le thème iconographique de l’arbre de Jessé est apparu sans doute avant le XIIe siècle. Il connaît une vogue croissante pendant tout le Moyen-Age et culmine au XVIe siècle, époque où le Christ est systématiquement remplacé par Marie tenant Jésus. Le thème glisse donc de la généalogie de Joseph à celle de Marie. Cette thématique rencontre un extraordinaire succès en Normandie à la fin du Moyen-Age.

 

Chêne vert

Famille des Fagacées.

Quercus ilex L.

Origine : sud de l’Europe, Afrique du Nord.

Hauteur : 15 – 20 m.

Répartition : Espèce répandue dans toutes les régions de plaine et de basse montagne, de la région méditerranéenne jusqu’en Bretagne, le long de la côte atlantique.

Utilisation économique : excellent bois de chauffage, employé en tournerie, charronnage, ébénisterie, menuiserie.

Particularité : les glands sont consommables par les animaux domestiques et quand ils sont doux ils peuvent être consommés crus ou cuits.

 Sainte Maxime

Rouen

Cathédrale Notre-Dame

L’arbre du Bien et du Mal

XIVe siècle

Cet arbre du bien et du Mal appartient à un ensemble comprenant deux autres statues d’Adam et Eve. Perché dans un pommier dont le feuillage est traité avec naturalisme, le Tentateur à tête d’homme et à queue de serpent, tient de ses deux mains une branche qu’il incline vers Eve pour qu’elle cueille le fruit du péché.

Moulage réalisé par Jean Pouzadoux

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

 

 

Lavardin (Loir-et-Cher)

Eglise Saint-Genest

Chœur, bas-côté nord

Arbre de Jessé (Fin du XIIe siècle)

L’Arbre de Jessé est un des thèmes les plus répandus de l’art médiéval. Il symbolise l’arbre généalogique du Christ. L’histoire s’inspire d’une prophétie d’Isaïe (ls 11, 1-3) : «Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton jaillira de ses racines. » Jessé est le père du roi  David  et sa descendance, à travers les rois de Juda, mène jusqu’à la Vierge et au Christ, les inscrivant ainsi dans l’histoire humaine et dans la lignée royale.

Dans cette peinture, du flanc de Jessé endormi, jaillit une tige qui forme deux médaillons superposés. Dans le premier figure le roi David, vêtu d’un manteau rouge. La Vierge couronnée et nimbée siège dans le médaillon supérieur.

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

 

 

Eglise Notre-Dame

Caudebec

 

L’arbre de Jesse

 

Comme dans l’arbre de Jesse de l’église Saint-Godard de Rouen, Jesse est assis sur son trône et non pas couché. La formule a été imaginée aux Pays-Bas et adoptée en Normandie ;

Isaïe, Jérémie, Ezechiel, Daniel, les quatre anges, sont à ses côtés.

Au-dessus, les rois de Juda sont vêtus somptueusement.

La Vierge en haut a été refaite en 1830.

En bas, il y a les donateurs.

 

 


----------------------------

Arbre de Jesse

Eglise Saint Pierre et saint Paul

Neufchatel-en-Bray

 

 

Jean Tassel

Langres, 1608 - 1667

L'arbre de Jessé

Huile sur toile

Troyes

Musée des Beaux-Arts

De Jessé endormi surgit un tronc portant ses descendants. David, son fils, la Vierge, le Christ. 

Grand succès du Moyen-Age.

Les positions des personnages sont variées.

 

------------

Jessé

Vers 1520 - 1530

Bois

Troyes

Musée d'art de la Champagne méridionale

Il est endormi sur son fauteuil.

-

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

Issoudun - Collégiale Saint-Cyr

Publié le par bmasson-blogpolitique

Issoudun - Collégiale Saint-Cyr

Issoudun

Eglise

La collégiale Saint-Cyr du Ve, XVe, XIXe siècles

La verrière relate la vie de Saint-Cyr, enfant martyr et patron de la paroisse.

La verrière de style flamboyant mesure 15 mètres de haut et 6 mètres de large.

Elle comprend 30 compartiments. Elle date du XVe siècle.

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

Art - Charlemagne

Publié le par bmasson-blogpolitique

Sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Art - Charlemagne
Vitraux à Issoudun

Vitraux à Issoudun

Charlemagne - Musée Issoudun

Charlemagne - Musée Issoudun

A Narbonne:

Jan de Beer - Triptyque -

1475-1528

Charles d'Escars accompagné de Charlemagne

---------------------------

Régine Pernoud

Aliénor d’Aquitaine

Albin Michel - 1965

Livre de Poche

 

Page 28 :

Sous Philippe 1er, roi de France, (…) les chansons de geste, nées dan le même temps, n’ont-elles  trouvé à glorifier que des barons, réels ou légendaires, Godefroy de Bouillon ou Roland, et évoqué avec nostalgie, en fait de souverain, l’ombre du grand Charlemagne qui avait su prendre l’épée* et franchir les monts contre les Sarrasins.

*

Epée longue en fer

Charleville-Mézières

Nécropole mérovingienne de Manchester

1ere moitié du 6e siècle de notre ère

Tombe de chef n°74 (1ère partie)

Musée de l’Ardenne      

Charleville-Mézières

 

-------------------------------

Page 150 : Ce roi Arthur* n’a guère plus de consistance, aux yeux de l’historien, qu’un Roland ou Guillaume d’Orange, mais il aura bénéficié d’une gloire que Charlemagne lui-même n’a pas eue.

*

 

Chinon

Château

Excalibur

L'affiche du film.

Excalibur est l'épée magique légendaire du roi Arthur, le roi des Bretons dans les textes de la légende arthurienne de la matière de Bretagne rédigés à l'époque du Moyen Âge. Certains considèrent qu'Excalibur et l'Épée du Rocher (preuve du lignage d'Arthur) ne sont qu'une seule et même arme mais, dans la plupart des versions de la légende, ce sont bien deux épées distinctes.

----------------

Charlemagne

Sculpture dite de Charlemagne

Vers 1230 – 1240

Calcaire de Courville

On l’a appelée Charlemagne à cause de sa longue barbe qui rappelle celle « fleurie » de l’empereur.

Palais de Tau

Reims

Talisman de Charlemagne

IXe siècle

Or, saphir, grenats et émeraudes

Ce bijou de la forme d’une ampoule aurait été découvert au cou de l’Empereur lors de l’exhumation du corps de Charlemagne, en 1166. Il fut offert à l’impératrice Joséphine pour remercier Napoléon d’avoir rendu des reliques à l’évêque d’Aix-La-Chapelle. Il revient à Napoléon III. L’impératrice Eugénie l’offre à l’archevêque de Reims en 1920, pour rendre hommage à la cathédrale blessée.

La pierre originale a été remplacée par un cabochon en verre bleu laissant apercevoir une relique de la vraie Croix.

Palais de Tau

Reims

Nicolas Blasset et Antoine Henry

Paris, 1656 – 1746

Charlemagne

Marbre

Vers 1644 – 1645

 

Cette sculpture ornait le tombeau de Charles de Rambures et de sa seconde épouse Renée de Boulainvillers. Le monument fut détruit à la Révolution française. Le monument était considérable et Antoine Henry, originaire d’Arras, se vit confier l’exécution de six statues dont celle de Charlemagne.

L’empereur barbu tient un glaive dans la main droite et l’orbe impérial crucifère dans la main gauche. Il est revêtu d’un manteau d’hermine semé de fleurs de lys.

Abbeville

Musée Boucher de Perthes

Albert Anker 

Anet (Suisse), 1831 - 1910

Théodore Deck

Guebwiller, 1823 - Paris, 1891

Assiette Charlemagne 

Vers 1870 - 1875

Faïence

Petit Palais 

Paris

Charlemagne

Ou saint Henri

Empereur revêtu du manteau orné des aigles bicéphales du Saint Empire romain germanique.

Eglise Notre-Dame

Caudebec-en-Caux


--------------

Abbaye de Saint-Riquier 
Centre culturel 
Nithard, petit fils de Charlemagne, y vécut et écrivit le premier texte en français en 842.
-----

P 234 : Charlemagne :

 

Je l’avais rapproché (= Renaud de Montauban, NDLR) autant que possible du genre de l’ancienne chevalerie, et de la décence convenable dans une pièce où paraissait Charlemagne.

 

Mémoires

Carlo Goldoni

Editions Mercure de France 1965 et 1988

Fin de l’écriture en 1787.

------------------

Evangéliaire dit de Charlemagne ou de Godescalc.
Manuscrit en latin - Ecole du Palais de Charlemagne.
781-783  
BNF - Manuscrits.
Paris

L'évangéliaire est un livre liturgique du christianisme qui contient la totalité ou une partie des Évangiles lus lors des célébrations liturgiques. Plusieurs variantes existent selon les différentes confessions chrétiennes.

--------

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard

Publié le par bmasson-blogpolitique

Bureau de George Sand - Détail

Bureau de George Sand - Détail

Bureau de George Sand

Bureau de George Sand

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
Chambre de la grand-mère de George - Lit à la polonaise

Chambre de la grand-mère de George - Lit à la polonaise

Mode japonaise

Mode japonaise

Papier peint

Papier peint

Chambre de Chopin - Porte capitonnée pour la qualité de vie du musicien

Chambre de Chopin - Porte capitonnée pour la qualité de vie du musicien

Frédéric Chopin

Frédéric Chopin

En 1832, Frédéric Chopin donne son premier concert à Paris. Surnommée alors « Pianopolis », la ville, qui est devenue la capitale du piano, va réserver au jeune compositeur le succès qu'il mérite…

 
Couloir qui dessert toutes les chambres

Couloir qui dessert toutes les chambres

La cuisine, lieu de vie important dans la maison:

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
Les clochettes pour appeler le personnel

Les clochettes pour appeler le personnel

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
L'escalier monumental

L'escalier monumental

Le divertissement à Nohant: le théâtre de marionnettes. Maurice les fabrique en bois. George coud les vêtements.

Elle utilise la scène du théâtre pour mettre en scène ses propres pièces, avant de les publier.

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
Arlequin

Arlequin

Chasseur

Chasseur

Soldats français

Soldats français

La salle à manger.

Les réceptions de personnalités

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard

Le salon.

Les lectures et les jeux

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard

Après sa rupture avec George Sand

Alfred de Musset écrira une œuvre touchante

Sur l’amour, le libertinage,

L’inconstance masculine, le badinage,

La coquetterie féminine bouleversante.

L’orgueil et la tentation

Développent l’ambition

De dominer l’autre, par démangeaison,

Avec tout l’irrationnel Irréfléchi pour les mortels

 

 

Alfred de Musset a écrit: "La postérité répètera nos noms comme ceux de ces amants immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard.*

 

 

On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre."

 

 

 

 

 

*

 

Paris

Quai aux Fleurs  

Héloïse et Abélard 

Maison où ils vécurent.

 

Paris

Quai aux Fleurs  

Abélard 

 

Paris

Quai aux Fleurs  

Héloïse 

------------------------------

Héloïse et Abélard * :

« Toute l’humanité peut se retrouver en ces symboles vivants qu’offrent Héloïse et Abélard dans leur face à face, signe de la perpétuelle alternative dont chaque terme est aussi nécessaire à l’autre que deux yeux pour voir, deux membres pour marcher. » (p 359)

Par ce passage, Régine Pernoud s’insurge contre la volonté des hommes à éliminer la femme à son profit.

 

*

Héloïse et Abelard sont deux amants célèbres du Moyen-Age. Leur histoire constitue un mythe de l'amour impossible.

 

Fidèle à Abelard, elle ne l'oublia jamais. Son amant devient également moine. Elle prit la direction de l'abbaye du Paraclet. Tout au long des années où elle le dirigeait, elle ne cessa de lui composer des lettres d'un amour brûlant. À la mort d'Abelard, son cercueil, sous l'ordre d'Héloïse, fut transporté à l'abbaye. Ainsi, même après la mort, ils resteraient unis à tout jamais.

Leurs corps ont été transférés au cimetière du Père Lachaise en 1817. Depusi, leurs tombes sont fleuries des milliers de fleurs apportées par les couples d'amoureux en souvenir de cette union qui a su se jouer des éléments.

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

------------------------------

 

P 119 :

Héloïse et Abélard.

Yvette refuse de chanter « Héloïse et Abélard » devant un parterre invité par « cette vieille croulante duchesse de Pomar », au 120 de l’avenue des Champs-Elysées. Yvette ne « trouve pas convenable cette chanson pour un salon ».

Yvette Guilbert Cylindre Pathe Inter N1406 (extrait).

 

Heloise et Abelard sings by Yvette Guilbert

Pathe Salon

 

Yvette Guilbert

La chanson de ma vie

Mes mémoires

Editions Les Cahiers Rouges

Grasset – 1927

-----------------------------

Jean-Baptiste Botul

La vie sexuelle d’Emmanuel Kant

Editions Mille et une nuits – 2 000

Première parution : après 1946.

 

Botul a connu une brève liaison avec la princesse Marie Bonaparte en 1920 et  a probablement rencontré Stephan Zweig en 1934.

 

p 40 :

Le mariage des philosophes.

La question est Pourquoi Kant ne s’est-il pas marié ? Botul va examiner la question du mariage des philosophes. « Le stoïcien romain Musinius a écrit un traité intitulé : Pourquoi les philosophes doivent se marier ? où il explique que vivre selon la nature et la raison c’est vivre en couple. » p 39

 

Mais les Epicuriens et les Cyniques étaient contre le mariage.

Epictète décrit les devoirs conjugaux de façon rebutante. « Le corps du mari appartient à sa femme, et non l’inverse. Et le désir féminin est impérieux. »

Héloïse connaît des amours tragiques avec le philosophe Abélard (surnommé le « Socrate des Gaules ») et lui fait la leçon : « Laisser la philosophie de côté pour un moment, c’est presque la même chose que l’abandonner. Interrompez-la, elle vous abandonne. »

« Se marier ? Elle refuse en citant saint Jérôme, saint Paul, Théophraste, Cicéron. »

« Elle a du couple une vision pessimiste tout en n’étant pas misogyne."

Héloïse meurt en 1164. Mais Jean-Jacques Rousseau l’admirait par-dessus tout au point d’intituler son plus fameux ouvrage « La Nouvelle Héloïse ».

Sartre et Simone de Beauvoir professaient la maxime d’Abélard et d’Héloïse** : « oui à la philosophie, non au mariage ! »

 

----------------------------

La Confession d’un enfant du siècle

Alfred de Musset

 

Musset montre que les relations entre les êtres ne sont pas désintéressées. Les liens économiques se substituent aux liens d’amour.

Musset montre le lien entre l’amour et la maladie, la jalousie. « Quoique je ne fusse plus un débauché, il m’arriva tout à coup que mon corps se souvint de l’avoir été ». Dès lors, chacun de ses souvenirs le ramène à la trahison de sa première maîtresse.

Musset montre que la jalousie transporte le héros à la perte du contrôle de lui-même. Il envisage de tuer celle qu’il aime.

Musset regrette le temps où « parler d’amour, (…), c’est faire l’amour. »

Cabu

Lorenzaccio d’Alfred de Musset

Gérard Desarthe, Pierre Santini, Arlette Téphany, Victor Garriver, Jean-Claude Bouillaud

Mise en scène de Guy Rétoré

TEP

1969

Dessin publié dans Le Figaro

Avignon

------------------------------------

En 1832 Hortense Allart commence une relation qui ne s'interrompra pas avec George Sand.

Celle-ci préfacera son ouvrage : Les enchantements de Mme Prudence de Samman l'Esbaix, livre autobiographique qui fera scandale, dans lequel elle évoque notamment sa relation avec Chateaubriand.

------------------------------

Hortense Allart de Méritens, également connue sous le pseudonyme de Prudence de Saman L'Esbatx, née le 7 septembre 1801 à Milan en Italie et morte le 28 février 1879 à Montlhéry, inhumée au cimetière de Bourg-la-Reine, est un écrivain et essayiste féministe française.

Hortense Allart a défendu l’amour libre et demandé l’amélioration de la condition féminine.

Elle a participé à la Gazette des femmes. Elle s’est également occupée de philosophie dans son Novum organum ou sainteté philosophique (1857) où elle défend l’idée de l’inévitabilité de la preuve de l’existence d’un Être suprême avec chaque nouvelle découverte scientifique.

 

La relation de Marie d'Agoult avec George Sand a été parfois amicale, le plus souvent conflictuelle

Marie Catherine Sophie de Flavigny, comtesse d'Agoult, née le 31 décembre 1805 à Francfort-sur-le-Main (Hesse) et morte le 5 mars 1876 à Paris, connue également sous le pseudonyme de Daniel Stern, est une écrivaine française.

Elle assume son destin et écrit pour que d’autres femmes se libèrent et réfléchissent à une autre société où la femme aurait plus de place.

Prosper et George

Artistes : Miren Pradier, Christophe de Mareuil

Avril 1833, une courte idylle entre Prosper Mérimée et George Sand. Deux êtres qui sont en train de gravir les marches de la gloire littéraire se trouvent, vivent une folle passion et les jours lucides succédant aux nuits d'ivresse, se reprennent comme si de rien n'était et gardent secret un moment intime. Une comédie romantique savamment mise en scène par Thierry Lavat, pour un résultat plein d'élégance et de finesse.

En 1833, Sand fait la connaissance de Marie Dorval, grande figure du théâtre romantique pour laquelle elle se prend de passion.

1798-1849

Fille de comédiens, elle brûla les planches et sa vie. Veuve très jeune d’un acteur nommé Dorval, elle connut ses premiers triomphes dans le mélodrame avant de devenir la grande comédienne du drame romantique.

Sa présence et l’émotion intense dont elle chargeait ses répliques magnétisaient le public. Elle créa de nombreux grands premiers rôles, celui de Doña Sol dans Hernani, de Kitty Bell dans Chatterton.

Balzac est fasciné par le talent, l’originalité, la capacité de travail prodigieuse et l’exception que George Sand constitue à tous les égards.

Balzac, printemps 1838, lettre à Mme Hanska.

« J’ai trouvé le camarade George Sand dans sa robe de chambre fumant un cigare après le dîner, au coin de son feu, dans son immense chambre solitaire. (...) Elle mène à peu près ma vie. Elle se couche à 6 heures du matin et se lève à midi... Elle est garçon... elle est artiste... elle a les grands traits de l’homme, ergo, elle n’est pas femme. »

 

Elle entame une correspondance avec Flora Tristan, en 1844.

Flora Célestine Thérèse Henriette Tristán y Moscoso, née le 7 avril 1803 à Paris et décédée le 14 novembre 1844 à Bordeaux.

-----------------------------

Flora Tristan mourra d’épuisement à Bordeaux au cours d’un tour de France dans l’espoir de créer une « union ouvrière ».

Elle se marie à 17 ans avec André Chazal, un graveur. Ils ont ensemble trois enfants, dont Aline la mère du grand peintre français Paul Gauguin. André Chazal est jaloux et violent. Femme battue et malheureuse,

Flora Tristan s’enfuit, mais ne peut divorcer, car à l’époque le divorce est interdit.

En 1838, alors qu'elle vient d'obtenir devant le tribunal une séparation de corps, son mari essaie de la tuer. Il est condamné aux travaux forcés.

Elle est enfin libre.

Célèbre pour ses nombreux combats, elle a lutté pour que les femmes aient plus de droits, comme celui de divorcer. C'est une des premières féministes de l'histoire.

Militante socialiste, elle s'est aussi battue pour améliorer les conditions de vie des ouvriers. Elle a côtoyé les milieux intellectuels et socialistes de son époque sans toujours parvenir à être acceptée du fait de l'originalité de sa personnalité.

------------------------------

~~Beaudelaire ne l’aimait pas :

Extrait de « Mon cœur mis à nu », journal intime par Charles Beaudelaire.

** Sur George Sand. - La femme Sand est le Prudhomme de l'immoralité. Elle a toujours été moraliste. Seulement elle faisait autrefois de la contre-morale. Aussi elle n'a jamais été artiste. Elle a le fameux style coulant, cher aux bourgeois. Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde. Elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues. Ce qu'elle dit de sa mère. Ce qu'elle dit de la poésie. Son amour pour les ouvriers. Que quelques hommes aient pu s'amouracher de cette latrine, c'est bien la preuve de l'abaissement des hommes de ce siècle. Voir la préface de Mademoiselle La Quintinie, où elle prétend que les vrais chrétiens ne croient pas à l'Enfer. La Sand est pour le Dieu des bonnes gens, le dieu des concierges et des domestiques filous. Elle a de bonnes raisons pour vouloir supprimer l'Enfer.

Le Diable et George Sand. -

Il ne faut pas croire que le diable ne tente que les hommes de génie. Il méprise sans doute les imbéciles, mais il ne dédaigne pas leur concours. Bien au contraire, il fonde ses grands espoirs sur ceux-là. Voyez George Sand. Elle est surtout, et plus que toute autre chose, une grosse bête ; mais elle est possédée.

C'est le diable qui lui a persuadé de se fier à son bon coeur et à son bon sens, afin qu'elle persuadât toutes les autres grosses bêtes de se fier à leur bon coeur et à leur bon sens. Je ne puis penser à cette stupide créature, sans un certain frémissement d'horreur. Si je la rencontrais, je ne pourrais m'empêcher de lui jeter un bénitier à la tête.

----------------------------

Jean Cocteau

Portraits-souvenir

Les Cahiers Rouges

Grasset, 1935

 

Page 155 :

Beaudelaire et Victor Hugo.

Il cite la phrase de Baudelaire pour expliquer que Anna de Noailles ne lâchait plus le bassinet quand elle avait commencé à capter l’attention de son auditoire : « Hugo se lance dans un de ces monologues qu’il appelle une conversation. »

-----------------------------

 

George Sand à Nîmes

George Sand d'après David D'Angers

1833

Plâtre, épreuve tirée en 1929 par Brugiotti.

Musée Balzac

Château de Saché

 

Publié dans histoire

Partager cet article
Repost0

1 2 3 > >>