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Il oublie de prendre la commande d’une femme.

Publié le par bmasson-blogpolitique

~~Il oublie de prendre la commande d’une femme.

J’entre dans le café de la gare. Il est écrit sur un panneau que les commandes se prennent au bar. Je me place derrière le comptoir et j’attends que le barman se tourne vers moi. Deux hommes entrent. Je les regarde. Le jeune homme est accompagné d’un autre plus âgé. Certainement le père et son fils. Ils s’installent à côté de moi. Aussitôt, le barman prend leur commande. Je reste perplexe. Et je me demande ce que je vais faire. Est-ce parce que je suis une femme ?

 

Je constate quand même que ce sont trois hommes qui ne m’ont même pas calculée… « Vous savez que j’étais là avant vous ? » Ils se regardent, gênés. « C‘est le barman qui nous a demandé la commande quand on est arrivé ! » Certes… « Justement, il y a un livre qui vient de sortir et qui parle du harcèlement envers les femmes seules. J’ai décidé d’écrire sur ce sujet, et je pense que vous serez dans mon premier article ! » Je glousse et je pouffe de rire devant leurs regards contrits. Ils ont vraiment l’air désolé ! « Il faut bien rire dès le matin » …. « Hé oui ! Mais je remarque que c’est un homme qui s’est adressé à d’autres hommes en omettant une femme… » Le barman qui avait entendu tout cet échange a rapidement demandé ce que je voulais boire. « Un café s’il vous plaît ! » Et j’ai été servie et ai reçu mon addition en premier… Comme quoi ! Si je n’avais rien dit, j’aurais peut-être raté mon train… Alors, depuis, je me demande ce qui est préférable : des hommes courtois ou des mufles ?

Il oublie de prendre la commande d’une femme.

Péter Ridovics

Dans le bar, 2014

Huile sur panneau en fibre de bois

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Contrôle de douane dans le train

Publié le par bmasson-blogpolitique

Contrôle de douane dans le train

~~Contrôle de douane dans le train.

C'est la première fois que j'assiste à ce genre de scène. Ils sont arrivés à la queue-leu-leu dans l’allée centrale, un homme, une femme, un homme, une femme. Je n’ai pas vu leur bandeau orange sur leur bras. Ils nous dévisagent. Je n'ai pas une tête de dealeuse ou de receleuse! Ils ne m'ont rien demandé.

Aux autres, c’est la rafale de questions: " D'où venez-vous? Pourquoi étiez-vous là-bas? Vous avez acheté quoi? Vous faites quoi dans la vie? Vous allez où?" J’ai entendu parler de Boston, de vacances, de Strasbourg, d’études.

Une femme du Maghreb est interpelée. Elle doit montrer où elle a posé ses valises. Elle justifie le contenu. J'ai vu une fouille au corps et une fouille de sac...C’est un jeune homme, aux cheveux noirs coiffés en épis avec du gel. Il porte un survêtement. Ouf ! Il n’a rien à se reprocher… Ça ne rigole pas! Vous êtes assis, à leur merci.

Et en même temps, on peut se demander quelle est l’efficacité de ce genre de coup de poing. Si ils sont renseignés, pourquoi ne pas aller directement sur la cible ?

J'ai demandé à la femme: "Vous cherchez de la drogue?" " Non, pas seulement! On cherche tout..." Et comme une nuée de corbeaux qui s’envole d’un champ, ils sont repartis vers d’autres personnes à contrôler…Nous ne les intéressions plus !

Contrôle de douane dans le train

Gare de Milan

Aigle de la gare de Milan

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Une femme de restaurateur patiente - Les cheffes en France

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

~~Elle souhaitait déjeuner dans un restaurant et elle lut les menus au fur et à mesure de sa déambulation. Un écritoire attira son attention et elle opta pour celui-ci. Les mets présentés lui plaisaient. Il y avait une terrasse, mais plus aucune table libre ne se trouvait au soleil. Déjeuner dehors à l’ombre avec ce Mistral ne la tentait pas.

A peine eut-elle franchi la porte, elle ressentit l’électricité négative qui se propageait à l’intérieur du restaurant. C’était propre, neuf et moderne, mais agité et bruyant. Pourtant, un seul groupe de clients calmes occupait un faible espace. Et ils ne restèrent pas longtemps.

L’agitation provenait du personnel. L’accueil fut froid, voir glacial. Elle attendait patiemment devant la porte d’entrée.

Au bout de quelques minutes, un homme –le patron sans doute- lui demanda ce qu’elle voulait. Elle tenta de demander s’il restait des tables dehors au soleil (on ne sait jamais !), mais ne reçut nulle réponse. Il courait vers ses clients à l’extérieur.

« Installez-vous où vous voulez ! », lui lança-t-il, les bras emplis de grandes assiettes. Elles étaient appétissantes et copieuses. Elle choisit la banquette haute et ouvrit son livre. Elle lisait un roman historique écrit par Max Gallo et c’était une première tentative, réussie au demeurant. ce livre se lisait bien. Le patron, nerveux, sec, autoritaire et en colère installa agressivement les couverts.

Puis, à brûle-pourpoint, il lui expliqua rapidement et d’une façon à peine audible quel était le plat du jour. Elle fit répéter, ne comprenant pas tout, mais surtout demanda si elle pouvait choisir la formule qui était affichée à l’extérieur. Il acceptait, péremptoire, presque excédé par cette nouvelle demande. Pas aimable, le monsieur !

Elle lut le menu et passa sa commande. C’était parti. Elle attendit son entrée. Elle tenta de se concentrer sur sa lecture, mais pendant ce temps d’attente, un lot de surprises la distraya…

Tout d’abord, le patron se disputa avec sa « Chériie ! » qui apparemment venait d’arriver au restaurant à la rescousse dans les minutes précédentes. « Chériie ! » essayait de comprendre ce que son serveur Clément avait écrit sur ses fiches de commandes. Il confondait les numéros des tables. Dans ce méli-mélo, elle garda son calme et essaya de reconstituer les bonnes commandes pour pouvoir préparer les factures sur la caisse enregistreuse. Elle étala toutes les fiches sur le comptoir. Un véritable puzzle !

Elle était beaucoup plus jeune que le patron, son mari. Elle devait connaître son caractère soupe au lait et attendit que le volcan se calme. Tant qu’il sera question de nombres, Clément se mélangera les pinceaux. Une catastrophe ! Notre cliente suivit les péripéties de notre malheureux serveur et ne parvint plus à lire son livre…Elle était sans arrêt dérangée par une nouvelle anecdote. Elle renonça à lire. Elle ne comprenait plus ce qu’elle lisait. Un vrai ballet tournait autour d’elle. Ils se servaient en couverts à sa droite, ils s’invectivaient, ils s’activaient tout en se parlant. Le patron éructa : « Ma « Chériie ! », si je t’ai demandé de venir, c’est pour m’aider et accélérer le service. Tu ne sers à rien ! Tu ne m’aides pas ! « « Chériie ! » essayait de comprendre pourquoi Clément avait écrit deux commandes différentes avec le même numéro de table. Et le patron continuait de s’énerver : « On va perdre les clients ! Puisque personne ne m’aide, je vais tout faire moi-même ! » Et il se précipita au dehors. Plus tard, le personnel adoptera une autre stratégie : « Pour la table des deux femmes,…Pour la table de la femme seule…. Pour la table qui est située derrière le couple… ». C’était plus long, mais c’était moins une source d’erreur. Le second serveur Jean-Pierre prit les rennes et assura le service des plats. Clément sera relégué aux boissons, sous la surveillance de « Chériie ! ». Il n’y eut pas une minute de répit

 

Notre cliente sentit la contrariété la gagner et elle commença à regretter d’être venue manger là. Ils allaient réussir à lui gâcher son moment de plaisir. Elle subit cette tension et ne put rien faire qu’attendre la fin du repas. Tout à coup, l’entrée arriva. Tout était divin ! Le feuilleté «était fait maison, les légumes étaient délicieux, la vinaigrette de la salade était excellente. Ca la consola un peu. Le patron a dû ressentir la colère de sa cliente et il commença à s’adoucir. Il tenta de se justifier. Elle lui dit que l’organisation de son personnel n’était pas bonne du tout et il lui répondit qu’il lui manquait un serveur. Il s’apaisa définitivement. Au moment des desserts, « Chériie » les prépara avec amour. Le patron revint sur l’ambiance de folie du début du repas. « Tout le monde est arrivé en même temps ! » et il annonça à sa cliente désabusée que cela ne suivait pas en cuisine et qu’elle devrait attendre pour le plat principal ! Le malaise s’épaissit. Elle hésita. Rester ou partir ? Le patron s’installa derrière son comptoir, lavant et essuyant les verres. Il s’adressa à « Chériie ! » : « Ce matin, il n’y avait personne en ville. C’est à cause de la braderie qu’il y a eu autant de clients ? »

"Boisson so so fresh

Boisson si fraîche"

Tag

Marseille

 

Ca y est, le plat arriva. Excellent. Quel cuisinier il avait dans son équipe ! Cette fois, il s’adressa à sa cliente : « Vous avez bien fait de manger à l’intérieur. Il y a de terribles bourrasques de vent ! » Il entonna même le début de « La belle de Cadix a des yeux de velours… ». Un café, l’addition, et dehors ! Il aurait pu lui offrir le café, mais il était radin en plus !

Parce qu’il est temps de reconnaître leur travail dans le milieu de la restauration, “Télérama” publie une liste non exhaustive de femmes qui font de la cuisine leur métier.

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Qui a le plus de soucis pour une fin de vie chez soi?

Publié le par bmasson-blogpolitique

~~Finir sa vie chez soi !?

« - Tu sais, j’ai demandé à l’APAH un peu plus de temps pour que la personne qui aide ma mère lui prodigue plus de soins. - Ah bon ? - Oui, et j’ai manifesté mon mécontentement, il y a quelques jours dans le bureau de la secrétaire. Cela fait trois mois que j’ai fait la demande et je ne vois rien venir. L’aide ménagère vient une heure par jour. Mais ce n’est pas suffisant ! Ma mère refuse toute aide et surtout ne se lave plus. Comme elle ne change ni son linge de corps ni ses draps, c’est une chance qu’elle n’ait pas attrapé une maladie de peau. La secrétaire m’a dit que la demande était en cours et dès l’accord donné, il y aura un rattrapage des heures. Mais, c’est maintenant que nous en avons besoin ! -

C’est comme pour ma belle-mère. Je l’ai menacée de ne plus venir la voir avec mon mari. Elle doit se laver tous les deux jours. Je ne veux pas voir une personne qui sentirait mauvais. Ce chantage a été efficace…

- Mais, les soins corporels ne sont pas les seuls problèmes. Elle ne cuisine plus. Elle s’alimente d’un yaourt de temps en temps.

- Pour ma belle-mère, j’ai de la chance, elle cuisine encore…

- Comme cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas vu un ophtalmologiste, nous l’avons emmenée en voir un. Et bien entendu, elle est devenue aveugle…Elle a un glaucome à l’œil droit et une cataracte à l’œil gauche…Pourtant, sachant que nous habitons à 500 km du domicile de ma mère, nous avions demandé au médecin de famille de venir la voir de temps en temps.

 

- Oui, c’est à eux de suivre leurs patients âgés et ils devraient alerter la famille en cas de problème. Et alors ?

- Il est venu la voir au début, deux ou trois fois. Mais, comme elle refusait toute aide, il s’en est servi de prétexte et a cessé de la suivre sans son accord.

- Parfois, certaines personnes âgées ne devraient pas rester seules chez elles. Quand elles refusent tout, c’est le signe qu’il y a un problème mental…

- Je lui ai dit : « Mais vous êtes un médecin de campagne ! ».

Malheureusement, il a d’autres chats à fouetter et il ne peut pas la nourrir non plus ! L’endroit où habite ma mère est un véritable désert médical… Enfin, toute sa vie, elle a préféré dormir sur son matelas d’argent plutôt que le dépenser. Elle avait peur d’en manquer. Avec mon frère, je n’ai aucun souvenir de restaurant avec elle ou de vacances familiales. Je ne me souviens pas non plus de geste affectueux. Et pourtant, nous continuons toujours espérer en avoir un… - C’est ainsi qu’elle a vécu sa vie !

- Oui, et à nos dix-huit ans, elle s’est empressée de nous émanciper, mon frère et moi…C’est la famille de mon futur mari qui m’a hébergée, sinon, je me serais retrouvée seule…. » Quelle fin de vie….

Jean Turcan

L'aveugle et le paralytique

1846 1895

Qui a le plus de soucis pour une fin de vie chez soi?
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Qui a le plus de soucis pour une fin de vie chez soi?

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Il se frotte aux femmes dans les files d’attente.

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

~~Il se frotte aux femmes dans les files d’attente.

Il ne paie pas de mine. C’est un Marseillais âgé autour des soixante-dix ans. Il doit être veuf, divorcé ou célibataire, enfin, il est seul. Il est un tantinet coquet. En effet, il se colore encore les cheveux en noir. Monsieur veut plaire, mais à cet âge, c’est difficile de rencontrer une femme qui accepterait de commencer une relation avec lui.

 

Il n’est pas trop gros, assez petit, habillé avec soin. Un homme passe-partout… Il aime le cinéma. Il y va souvent. « Tiens ! Aujourd’hui, il y a du monde ! Pourtant, il fait beau. Les gens vont souvent se promener et ne s’enferment pas dans les salles noires avec ce beau soleil…Les films doivent être exceptionnels, donc ! J’ai bien fait d’y aller… » La file d’attente s’épaissit. Les gens se rapprochent. Tout le monde est dans les starting-blocks, prêts à se ruer en avant pour obtenir les meilleures places devant le grand écran. Devant lui, il y a une femme qui lui plaît. « Hum ! Je vais m’y coller. J’aimerais bien faire un câlin avec elle ! ».

Tout le monde est dans les starting-blocks, prêts à se ruer en avant pour obtenir les meilleures places devant le grand écran. Devant lui, il y a une femme qui lui plaît. « Hum ! Je vais m’y coller. J’aimerais bien faire un câlin avec elle ! ».

 

Dans la pression de la foule, elle s’en apercevra à peine et lui, il se donnera un petit plaisir d’un court instant…

 

Il se colle à elle. Il épouse ses formes de dos. Que la vie est belle ! Il se souvient quand il était jeune et qu’il avait beaucoup d’ardeur amoureuse. Il rêve. Monsieur aimerait plus si affinité… Mais la réalité va le réveiller de ce doux songe. Elle a senti que quelqu’un la presse en-dehors de la norme. Au bout de quelques secondes, elle prend conscience de cette étreinte malgré elle. Il y a quelqu’un qui profite de son corps à son insu. Elle pense tout à coup à un article qu’elle avait lu sur ces hommes qui abusent des phénomènes de foule dans les bus, les métros pour tripoter les femmes. Elle est curieuse. Elle se demande si c’est une femme ou un homme qui la serre de si près. Elle se retourne et lui dit : « Je voulais vérifier si c’est un homme ou une femme qui fait ce que vous faites. » Elle est plus grande que lui et elle le toise. Il est surpris. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle lui parle.

 

Chouette ! Il va pouvoir la brancher. «Je fais toujours ça quand c’est une jeune et jolie femme ! ». En plus, ce goujat est aimable ! Malheureusement pour lui, sa remarque souligne son grand âge… « Moi, la prochaine fois, je vous mets une gifle devant tout le monde ! » lui assène-t-elle. Il ne s’attendait pas à cette vindicte agressive. Lui, tout ce qu’il demande, c’est de la douceur, de la tendresse, de la féminité. Décidément, les femmes ont bien changé ! Il y a quelques décennies, elles n’auraient rien dit. Il tente une réponse à brûle-pourpoint : « Et pourtant, s’il vous arrivait quelque chose, je vous défendrais ! ». Elle est excédée devant cet entêtement. Elle s’éloigne de lui le plus vite possible, dès que c’est possible. Elle vérifie qu’il ne va pas voir le même film qu’elle. Ce serait le comble ! Attention, sa méthode de drague est risquée car elle envisage un coup de coude bien placé pour la prochaine tentative d’approche imposée…

Il se frotte aux femmes dans les files d’attente.

Les femmes du bus 678

Fayza, Seba et Nelly, trois femmes d’aujourd’hui, aux vies totalement différentes, s’unissent pour combattre le machisme impuni qui sévit au Caire dans les rues, dans les bus et dans leurs maisons. Elles s'associent pour combattre ce qui, si l'on en croit les statistiques, constitue un fléau national. Déterminées, elles vont dorénavant humilier ceux qui les humiliaient. Devant l’ampleur du mouvement, l’anticonformiste inspecteur Essam mène l’enquête. Qui sont ces mystérieuses femmes qui ébranlent une société basée sur la suprématie de l’homme ?

Il se frotte aux femmes dans les files d’attente.

L’association française Stop Harcèlement de Rue a détourné les affiches de la RATP qui demandent aux utilisateurs de « rester civils » afin de dénoncer le harcèlement sexuel dans les transports en commun.

A propos des violences dans les transports en commun:

 

Campagne d’affichage dans le métro parisien:

Demain, une étude sera publiée sur les atteintes sexuelles dans les transports en commun. Les femmes franciliennes sont les plus touchées. Nous avons pu suivre il y a plusieurs mois la brigade de police chargée de traquer ceux qu'on appelle "les frotteurs" dans le métro parisien. C'est un fléau quotidien. 100% des femmes disent avoir subi des paroles ou des gestes déplacées dans les transports en commun. - Un document "Grand Angle BFMTV" du mardi 19 décembre 2017.

Au moins 267 000 victimes d'atteintes sexuelles dans les transports en commun en 2 ans : gestes déplacés, exhibitions, attouchements, rapports sexuels non désirés. Etude ONDRP:

 

Seulement 10% porteraient plainte

"Soudain, elle sent un pouce sur sa poitrine. Puis, très vite, une autre main lui caresse le cou avant de glisser vers le dos, les cuisses et les fesses. Sept longues minutes silencieuses sous la coupe d’un seul homme. Un inconnu qui l’entoure et la toise du haut de son 1,80 m. Elle ne dit rien. Ne bouge pas."

La différence entre les agressions londoniennes et parisiennes ? À Paris, elles sont constantes, et partout : "Dans le métro, dans la rue, dans les cafés, les restaurants, et même à la sortie de l'école primaire dans laquelle je travaillais."

Toulouse

Transport en commun et harcèlement.

"Il me dit : 'Tu es une jolie fille, mais sans le visage. Non, je rigole'" et "commence à chercher un truc dans son jean. Il sort une boîte, puis une bouteille de son slip et commence à défaire quelques boutons de sa braguette", raconte la jeune femme. Ne se laissant pas impressionner, Eva répond à l'homme.

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Moi, Lucette, 82 ans, assassinée par Henri, 93 ans…

Publié le par bmasson-blogpolitique

~~Moi, Lucette, 82 ans, assassinée par Henri, 93 ans… Je suis son fantôme. C’est par ma voix que vous pourrez suivre l’histoire dramatique de Lucette. Elle n’est plus, elle ne peut plus parler, ni raconter sa propre vie, ni respirer, ni aimer, ni créer.

 

Son âme désespérée a erré dans les tourments incertains pendant de longs jours. Elle souffrait de l’injustice de son propre sort, de la violence subie, de cette fin quelle n’avait pas prévue, du regret de ne plus vivre. A quoi pourrait-elle se raccrocher pour donner un sens à toute cette éternité ? A qui pourrait-elle hurler sa colère ? Devrait-elle se taire éternellement et subir une seconde injustice encore plus terrible qui se nomme l’oubli ?

C’est à ce moment crucial de son histoire que je suis intervenu. Son désespoir m’a ému et nos deux âmes se sont rencontrées. J’ai eu de la peine et j’ai accepté d’endosser son tourment pour la soulager et j’avais envie de revenir dans ce bas monde, vous savez la France du bas, pour titiller ces humains pressés de l’oublier, continuant leur vie sans se sentir concernés par sa mort. Le premier homme que je suis allé voir pendant son sommeil était Henri. La curiosité a été la plus forte. Il n’était pas difficile de le retrouver. Après son crime, il a été enfermé dans la Maison d’Arrêt de P… Il ronflait. Prenait-il des somnifères pour s’endormir ? A quatre-vingt-treize ans, c’était fort possible. Je vérifierai ce détail lors de ma prochaine visite que j’effectuerai en fin d’après-midi.

Moi, Lucette, 82 ans, assassinée par Henri, 93 ans…

L’âge d’Henri vous pose un problème ? A ce jour, il est le plus vieux criminel en attente de son jugement en France. Il ne voulait pas terminer sa vie dans la sérénité et dans l’anonymat. Il lui fallait un coup d’éclat. Tout à coup, il devait se distinguer de la masse de ces vieux Français qui attendent dans l’anti-chambre de la mort. Et puis, lui, Henri ne se sentait pas au crépuscule de sa vie. Il imaginait encore devant lui de nombreuses et longues années. Il ne voulait renoncer à rien, et encore moins à l’amour. Son histoire était d’une simplicité et d’une fluidité confondantes. Son nom de famille ? Vous voulez le connaître ? Vous commencez à vous intéresser à lui ? Il s’appelait « Monsieur tout le monde ». Oui, c’était Henri Monsieur Tout le Monde. Chaque homme peut se reconnaître dans sa singularité. Henri n’est pas à part, n’est pas un être d’exception, n’est ni un fou, ni un vieux sénile. De seize à quatre-vingt-dix-neuf ans, comme pour les lecteurs de Tintin, chaque représentant de la gente masculine a déposé en lui une partie infime de sa vie, de ses espoirs et de ses déceptions. Est-ce que les femmes l’ont déçu ? Peut-être, pour en arriver à ce geste ultime et irréversible. Le voilà maintenant confronté à la justice des hommes, mais entre « hommes », on se comprend. Et on se pardonne. Son crime sera donc passionnel. C’est moins criminel. Et Lucette en portera aussi une grosse part de responsabilité. Elle est la victime, mais elle a poussé cet homme à bout pour qu’il termine sa vie dans une geôle. Enfin, c’est ce que les hommes pensent. La prochaine fois que je reviendrai sur terre, j’interviewerai une femme pour savoir ce qu’elle va dire sur ce sujet… Vu son âge, Henri n’écopera pas d’une peine trop lourde. Toute sa vie, il a profité des bienfaits des femmes.

La première a été sa mère. Qu’est-ce qu’elle l’avait chouchouté ! Un vrai coq en pâte ! Le moindre de ses désirs était satisfait, devancé, réalisé, sublimé. Après ce régime exceptionnel de faveurs, les femmes devraient faire d’énormes efforts pour lui arriver à la cheville. Lui ne se plaignait pas. Tout lui était dû. Et de préférence sans se poser de questions. Un roi se demande-t-il pourquoi il est roi ? Non. Il est intimement convaincu d’être à la bonne place. Il n’a pas besoin de se justifier.

 

Les autres l’envient ? C’est normal. Leur triste vie n’atteindra jamais la perfection et la réussite de la sienne. Henri demandera à sa femme d’être loyale, dévouée, obéissante et disponible. Très peu de choses en fait…Il savait qu’il devait baisser ses prétentions s’il ne voulait pas être déçu. Elle n’atteindrait jamais le niveau de dévotion de sa mère. Il avait placé cet archange de l’amour dans la case « unique ». Il ne voulait pas être trop exigeant pour la suite de sa vie. Par chance, sa femme Elizabeth avait donné plus que ce qu’il avait espéré… Quel bonheur ! Décidément, les femmes sont très généreuses. Il ne leur demandait pas quel sacrifice elles avaient fait pour lui préparer l’Eden sur terre. Il s’en moquait. Elles devaient être heureuses de le servir et de le voir heureux. Le bonheur se partage, le dévouement, non. En le côtoyant, elles étaient inoculées par ses qualités. C’est meilleur que les microbes. C’est plus positif. Leur propre destin était illuminé par les aurores boréales et les feux d’artifices qu’il fabriquait. Il leur apportait la lumière ! Quel sens des responsabilités il devait avoir pour ces femmes. Il se sentait investi d’une mission divine : réussir sa vie. Et la leur par ricochet…

Malheureusement, Elizabeth eut un cancer du sein. Elle se battit comme une forcenée, en menant de front la satisfaction des besoins de son mari et la lutte contre la maladie. Hélas, le cancer fut le gagnant et Henri se retrouva veuf… Triste sort, mais momentané. Les années avaient défilé à une vive allure et il ne s’était pas vu vieillir. Mais il avait confiance en sa bonne étoile. Elle l’avait protégé tout au long de sa vie et Henri ne s’inquiétait pas du tout pour son avenir. La satisfaction était de ce monde et sa chance n’allait pas le quitter…

 

Il attendit patiemment une année de veuvage pour reprendre part à la vie sociale qui lui permettrait de rencontrer une nouvelle âme sœur, une jolie servante de ses besoins, une femme sensible, aimante, chaleureuse et servile. Il avait le pouvoir de les détecter. Elles aimaient son visage humble et soumis. Il savait les appâter, les attirer, les retenir, les subjuguer, les distraire et les occuper. Cette fois-ci, les choses se détraquèrent. Il avait vécu insouciant et le cœur léger. Il n’avait pas vu que les femmes avaient changé. Il n’imaginait pas qu’il y ait eu un changement de mentalités et de pratiques relationnelles. Il continuait de faire des avances qui avaient si bien marché quelques décennies en amont. Les femmes le regardaient comme s’il venait d’une autre planète ou d’un autre siècle. Peut-être du XVIIe siècle ? Il ne portait pas de perruque poudrée, pas de dentelles et pas de veste en coton épais. Il était courtois, coquin, subtil. Et ça ne marchait pas, ça ne marchait plus… Il ne rencontra pas Lucette aussitôt. Elle était l’amie d’une amie, Carole. Il aimait beaucoup Carole. Elle était encore svelte pour son âge, coquette et légèrement sexy. Une pointe d’humour et d’autodérision achevaient de la parer d’atours affriolants. Son âge l’avantageait. Il souhaitait de la jeunesse dans sa vie et elle avait vingt-cinq ans de moins que lui. Elle représentait la gaieté, la joie, l’éternité de la vie. Il était encore vigoureux, et rien ne lui faisait peur. Il fréquenta Carole assidûment tous les samedis. Ils s’invitaient l’un l’autre. Chez soi, au restaurant. Puis, ils fêtèrent ensemble les anniversaires, les fêtes de fin d’année, l’achat d’une voiture…Puis, ils invitèrent des amis et des amies et c’est ainsi qu’il rencontra Lucette. C’était elle ! Il l’attendait depuis le décès d’Elizabeth. Menue, plus petite que lui, de onze ans sa cadette, célibataire sans enfant, sans entraves, elle vivra uniquement pour lui !

Mais Lucette ne partageait pas son enthousiasme. Une vie à deux ? Une vie avec Henri ? Ce n’était pas son envie et son ambition pour les futures années à venir. Indépendante, elle avait toujours géré sa vie d’une main de maître (elle était artiste peintre). Elle défendait son libre arbitre et n’avait pas envie d’endosser le rôle de soubrette pour un homme qu’elle avait rencontré chez son amie Carole. Henri commença à fantasmer sur elle. Il voulait la rencontrer coûte que coûte. Il ne pouvait plus vivre sans elle. Il ne respirait plus entre deux rendez-vous. Elle occupait toutes ses pensées. Elle était obsédante et devint son obsession. Il la guettait, l’attendait, provoquait les rencontres fortuites.

 

Si elle fut flattée au départ, son entêtement l’irrita par la suite. Il devenait lourd, pour ne pas dire « lourdeau ». Mais il ne se déclarait pas ouvertement et elle espéra qu’il se découragerait et se lasserait. Il n’en fut rien. Plus elle le fuyait, plus il s’en amouracha. Il ne comprenait pas qu’elle ne lui saute pas au cou. Alors, il devint jaloux. Elle devait avoir un autre amoureux. Sa chasse à femme s’amplifia. Il harcela Carole. Elle ne lui connaissait aucun amoureux. Elle n’aimait personne d’autre ? Elle n’aimait qu’elle ? Il eut la haine et la rage. A quoi bon être coquette, créer des œuvres, avoir des amis si ce n’était pas pour tout partager avec lui ? Il avait une bonne position sociale. Financièrement, il vivait confortablement. Quel obstacle se dressait entre elle et lui ? Il y perdait son latin en conjonctures de toutes sortes. Il en perdit aussi le sommeil et l’appétit. Il commença à ruminer une vengeance. Il fomenta des plans d’attaques, d’humiliations, de dégradations. Elle ne l’aimait pas ? Elle ne sera plus jamais aimée à son tour. Il ne pensait pas à l’éradiquer de la Terre, quoique que…

Et un soir, fou de douleur, il alla frapper à sa porte. Il lui demanda de vivre avec lui. Elle le toisa et éclata d’un rire cristallin. Bafoué, humilié, battu en brèche, il ne la voyait plus qu’en un monstre d’égoïsme. Il vit rouge. Il ne se contrôla plus. Sa rage se déversa. Son énergie décupla. Cette femme le provoquait. Il saisit un couteau qui traînait sur la table. Il la frappa de cinquante-trois coups. Sans bruit. Epuisé par ce terrible effort, il s’effondra à côté d’elle. C’est Carole qui les découvrit… Je pense aussi faire un petit tour, à ma prochaine visite sur Terre, dans les bureaux des experts psychiatriques. J’aimerais savoir s’ils lui ont trouvé des circonstances atténuantes. Pourquoi pas ?

A 84 ans, il est poursuivi pour harcèlement sexuel.

Ce veuf avait entretenu une liaison avec cette femme pendant plusieurs années, mais quand elle a décidé d'y mettre fin, il s'est mis à l'attendre devant chez elle et à la suivre, au point qu'elle se réfugiait souvent chez ses enfants.

NDLR : après le plus vieux condamné pour avoir tué une femme (93 ans), un condisciple de 74 ans. On n’est à l’abri de personne…Ce n’est pas un fait divers, c’est un féminicide.

Vallauris : un homme de 74 ans tue sa femme de plusieurs coups de couteau.

Un septuagénaire a tué samedi son épouse, âgée de 78 ans, de plusieurs coups de couteau après une dispute à leur domicile de Vallauris, dans les Alpes-Maritimes.

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Une grand-mère française

Publié le par bmasson-blogpolitique

Une grand-mère française

~~Une grand-mère révoltée. Et pourtant, elle ne devrait pas l’être. Elle a des amis et des amies, une famille. Elle a une position stable dans la société française. Elle est retraitée. Elle a dû être enseignante. D’après ce qu’elle explique à son amie sur ses loisirs, ses vacances et ses lectures en cours, elle était peut-être professeur d’histoire ou de français…

Une grand-mère française

Elle est passionnée par l’Egypte antique et par les Beaux Arts.

Une grand-mère française

Ou bien, elle travaillait dans le domaine de la Justice…Je l’imagine dans un poste à responsabilités. Elle a une façon de parler directe. Elle est sûre d’elle. Elle est protestante et elle vit sa foi dans notre société en militant au sein de la Cimade qui est un organisme qui visite les sans-papiers dans les centres de rétention et les aide dans leurs démarches administratives. Elle donne quelques jours de sa semaine au suivi des dossiers de ces pauvres malheureux échoués dans notre pays. Elle se demande si c’est très utile. Elle a un doute. La semaine dernière, elle a envoyé de chez elle un rapport à l’administration et elle se demande s’il est lu…

L’accompagnement de ces hères à la dérive a des limites et elle entrevoit celles-ci. Mais il faut bien de l’humain dans ces centres où l’humain n’est pas pris en considération… Elle parle de sa belle-fille et elle s’insurge contre elle. Sa belle-fille n’apprécie pas ses activités militantes de solidarité pour ces personnes en souffrance. Elle l’embête en utilisant la garde de ses petites filles pour lui faire annuler ses permanences. Elle laisse ses filles à la grand-mère en fonction de ses humeurs : un coup oui, un coup non ! Sa belle-fille ne la comprend pas et se demande pourquoi elle donne bénévolement de son temps à des êtres humains qu’elle ne connaît pas et qui ne seront pas reconnaissants de son investissement !

Une grand-mère française

Elle se questionne aussi sur la société capitaliste et elle parle à son amie d’un écrivain à la mode ces temps-ci : Max Weber qui a écrit un livre sur l’ambiguïté des protestants vis-à-vis du capitalisme. Elle cite ce qu’elle a entendu tout au long de sa vie religieuse : « Il est écrit dans les textes que l’on est un élu quand on gagne de l’argent… »Weber, en 1904, a présenté le protestantisme comme l’un des agents les plus importants du développement du capitalisme et de l’industrie. Elle, elle trouve que la société « ne tourne pas rond ». Son amie s’amuse de son irritation. Elle ne comprend pas son pessimisme : « Mais, la société va encore changer … » « Hélas, ça n’en prend pas le chemin ! Plus le temps passe, moins ça s’arrange ! ». Elle a encore un autre sujet personnel de mécontentement. Sa petite fille présente des troubles « dys ». Sa mère lui a prédit son avenir. « Elle deviendra caissière dans un supermarché ! ». Cette réponse d’une diplômée de bac + 5 l’exaspère. Qu’est-ce qu’elle peut y faire ? Rien. Une grand-mère ne pèse pas lourd dans l’éducation d’une enfant dans notre société…Elle regarde impuissante grandir sa petite fille qui a besoin de soins et qui n’en bénéficie pas. « Il y aura bien un déclic ! » ponctue son amie. Oui, peut-être, s’il y en a un…En attendant, elle est en colère contre son fils et sa belle-fille qui ne prennent pas en compte les difficultés de leur fille…Eux ont bénéficié d’une éducation de qualité et renoncent à en donner une équivalente à leurs enfants.

Décidément, ces renoncements l’exaspèrent. Elle est très en colère…

Une grand-mère française

Publié dans mes poésies

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Nina Simone a chanté pour les droits civiques aux USA

Publié le par bmasson-blogpolitique

Pour la maman de Nina Simone,

Elle jouait la musique du démon.

Très rapidement,

Elle aborde l’inégalité ethnique

Pour finalement

Militer pour les droits civiques.

Après l’assassinat de Medgar Wiley Evers

Elle chantera « Mississipi Goddam ».

C’était en 1963.

Après l’assassinat de Martin Luther King

Elle chantera « Why ? »

C’était en 1968.

Elle finira sa vie à Bouc Bel Air.

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En 1963, après le meurtre de quatre jeunes filles par le Ku Klux Klan, Nina Simone, révoltée par les violences racistes perpétrées dans le sud des États-Unis, compose « Mississippi Goddam » dans un élan de fureur.

 

Martin Luther King

 "A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis."
Martin Luther King
NDLR: La lâcheté est mauvaise conseillère...
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Nina

« Yeah, it’s a new dawn
it’s a new day, it’s a new life for me,
Ooooooooooooooooooh
And I’m feeling good.”

Nina Simone

Nina

Nina

Nina

Le 21 février est née Nina Simone (1933-2003,) chanteuse et compositrice états-unienne. Dans les années 60, elle se bat pour le mouvement des droits civiques et son répertoire prend la forme d’un pamphlet contre le racisme. Elle enregistrera au cours de sa carrière plus de 40 albums.

Nina

"I Havre a dream"

Pensée pour Martin Luther King: "I have a dream..."

Au Havre (jeu de mot)

Après les propos pro Ku-Klux-Klan de Trump, des américains déboulonnent des statues qui mettent à l'honneur l'esclavage et la vente d'humains, de l'enfant, en passant par la femme, et jusqu'à l'homme.

 

1968 – 2018 aux USA

Manifestations étudiantes

En 2018, les étudiants ont une autre cause : les armes à feu, qui tuent environ 30 000 personnes chaque année. Plusieurs centaines de milliers d’Américains ont défilé le 24 mars aux États-Unis pour dénoncer la violence par armes à feu, un mois après la tuerie du lycée de Parkland (Floride) qui a fait 17 morts. Le mouvement pour les droits civiques des Noirs, mené par le pasteur King, est l’autre contestation des années 60 aux États-Unis.

Des femmes libérées ?

Le mouvement d’émancipation des femmes américaines avait également pris une nouvelle dimension en 1968 quand plusieurs centaines d’entre elles ont manifesté contre le concours de Miss Amérique organisé. En janvier 2017, des centaines de milliers de femmes ont protesté contre le président Trump après son investiture pour dénoncer ses déclarations sexistes.

Nina Simone, de l’enfant prodige à l’artiste engagée pour les droits civiques.

Nina Simone est une enfant née en pleine ségrégation raciale, immensément douée pour la musique, mais dont la couleur de peau lui fermait les portes des plus grandes écoles.

(…)Elle devient la porte-parole des noir·es américain·es, éveille les esprits à l’activisme et devient l’héroïne de toute une génération.

(…)D’ailleurs, la reconnaissance suscitée par l’artiste sera cristallisée par son entrée dans le prestigieux Rock’n’roll Hall of Fame ce 14 avril 2018.

Tag

Nina Simone

par Tian

Avignon

 

Fête de l'Humanité 

"La liberté pour moi: ne pas avoir peur

Ne jamais avoir peur."

Nina Simone

Hong Kong affiche 2019

Nous luttons.

"Il est toujours temps  de faire ce qui est juste"

Martin Luther King

Aske

Street art

Trump  opposé à Martin Luther King

La haine contre l'amour.

 

Nina Simone et les droits civiques

07 20

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Nina Simone

"The look of love

Le visage de l'amour"

Graph

Trouville

09 20

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Graph

Londres 

Victoria street tunnel

 Ku Klux Klan

"Pardonne leur seigneur.

Ils ne sont que des jouets."

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Martin Luther King amoureux de l'humanité.
"Nous avons besoin de leaders qui ne sont pas amoureux de l'argent, mais de la justice. 
Qui ne sont pas amoureux de la publicité, mais de l'humanité".
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Martin Luther Ling choisit l'amour et pas la haine.

"J'ai décidé de m'en tenir à l'amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter".

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Joséphine Baker est récupérée comme l'a été Martin Luther King.

Black America - Caroline Rolland-Diamond

 

Caroline Rolland-Diamond met en perspective historique longue les deux grandes « traditions » de mobilisation individuelle et collective des Noirs : « la tradition d'orientation libérale ou réformiste qui s'appuie sur les institutions du pays pour revendiquer l'égalité de traitement et l'inclusion sociale, et la tradition radicale qui critique sévèrement ces mêmes institutions et réclame une transformation profonde de l'économie et de la société américaines ».

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Publié dans musique et poésie

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Chico et les Gypsies

Publié le par bmasson-blogpolitique

Inchallah

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Platon à Athènes - Hypatie

Publié le par bmasson-blogpolitique

Les poésies des peuples sans écriture

Sont cousines de nos chansons.

Ces peuples ne sont pas sans mythe.

Ce sont des civilisations

Aussi complexes que les nôtres.

Platon avait une grande suspicion

Pour toutes les écritures

Qui entretenaient la paresse dans la transmission.

« Car cette connaissance aura, pour résultat, chez ceux qui l'auront acquise, de rendre leurs âmes oublieuses, parce qu'ils cesseront d'exercer leur mémoire : mettant en effet leur confiance dans l'écrit, c'est du dehors, grâce à des empreintes étrangères, non du dedans et grâce à eux-mêmes qu'ils se remémoreront les choses. »

Platon, Phèdre, 274d-275b

Platon

«Je le demande, quelle ne serait pas la destinée d'un mortel à qui il serait donné de contempler le beau sans mélange, dans sa pureté et simplicité, non plus revêtu de chairs et de couleurs humaines, et de tous ces vains agréments condamnés à périr, à qui il serait donné de voir face à face, sous sa forme unique, la beauté divine!»

Platon

Le Banquet

Hypatie (355 ou 370-415 ou 416)

 

Hypatie était une philosophe grecque et une professeure néoplatoniste qui s'est démarquée en mathématiques et en astronomie. Elle était à la tête de l'École néoplatonique d'Alexandrie au début du 5e siècle. Femme de lettres et de sciences exactes, elle a vécu une vie ascétique. Elle a enseigné à des chrétiens aristocrates et à des païens de haut rang.

 

Hypatie est la première femme mathématicienne à propos de qui on détient des données détaillées jugées valables. Considérée comme ayant ouvert la voie aux femmes dans le domaine des sciences, elle a rédigé des textes sur la géométrie, l'algèbre, l'astronomie, a inventé des astrolabes plus perfectionnés que les modèles primitifs de l'époque et même des hydromètres. Hypatie a été assassinée à l'âge de 45 ou 60 ans (en fonction de sa véritable date de naissance), lynchée par une foule de moines chrétiens

 

#1 Helmut Smits

2014

Les mathématiques ne sont pas vues comme une étude de nombres abstraits mais plutôt comme une enquête sur la quantité, la structure. Ces nombres seraient chargés d’intention et d’émotion stimulant aussi l’empathie.

Arles

Fondation Luma

Luma days 05 19

Claire Voisin

Médaille d'or du CNRS en 2016.

Mathématicienne

Elle a reçu le prix Shaw en 2017.

 

Publié dans musique et poésie

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