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Quand m'embrasseras-tu? Poèmes de Mahmoud Darwich

Publié le par bmasson-blogpolitique

Quand m'embrasseras-tu? Poèmes de Mahmoud Darwich

 

Quelques poèmes et textes de Mahmoud Darwich mis en scène dans « Quand m’embrasseras-tu? ».

Quand m’embrasseras-tu ?

Texte Mahmoud Darwich

Mise en scène Claude Brozzoni

Avec Abdelwaheb Sefsaf, comédien, Georges Baux, Claude Gomez, musiciens, Thierry Xavier plasticien

Composition musicale de Georges Baux, Claude Gomez, Abdelwaheb Sefsaf

Scénographie de Claude Brozzoni, Thierry Xavier

Son de Titou Victor

Lumière de Didier Beauvarlet

Costumes de Pascal Robin

Extraits de « Nous sortirons » :

Nous sortirons. Nous l’avons dit : Nous sortirons.

Bombardez notre ombre...

Notre ombre.

Menez-la captive à sa mère, la terre, ou suspendez-la aux châtaigniers.

Vous êtes où nous ne sommes pas !

Entrez dans votre illusion et labourez notre illusion.

 

Nous sortirons Nous avons dit : Nous sortirons du commencement de la mer,

Dans un tué, cinq blessés et cinq minutes,

Après la chute des communautés dans le vacarme de l’affrontement du fer et du clan.

Nous sortirons de chaque maison qui nous a vu détruire un char sur nous-mêmes, ou dans son voisinage.

Nous sortirons de chaque mètre et de chaque journée, ainsi que les bédouins sortent de nous.

 

 

Nous sortirons. Nous avons dit : Nous sortirons lorsque nous rentrerons.

 

 

 

Nous sortirons. Nous avons dit : Nous sortirons un peu de nous-mêmes, vers nous.

Nous sortirons de nous-mêmes

Vers la parcelle de mer blanche, bleue.

Nous étions là-bas et là.

L’absence métallique signale notre présence.

Beyrouth était là-bas et là.

 

Et nous étions sur la parcelle de terre ferme, une horloge et une journée d’oeillets.

Adieu à ceux qui, peut-être, de notre temps, viendront silencieux

Et de notre sang, viendront debout pour que nous entrions.

Ce qui m'a le plus enthousiasmée, c'est que pendant des temps de guerre, Darwich trouve encore des bonheurs simples sur cette terre.

Une vigne, une fleur d'oranger, les saisons, le renouveau, l'amour, la vie, des détails infimes sont valorisés quand l'horreur existe autour de lui.

C'est un hymne à la vie. C'est la chanson de l'espoir. C'est l'espoir de la paix.

Oranger bigaradier au Maroc

Quand m'embrasseras-tu? Poèmes de Mahmoud Darwich

Sur les murs de l'escalier de la Plaine Granger à Marseille, mars 2016

 

"Ici, sur les pentes des collines, face au couchant
Et à la béance du temps
Près des vergers à l'ombre coupée,
Tels les prisonniers,
Tels les chômeurs,
Nous cultivons l'espoir."
"Qui suis-je pour vous dire
Ce que je vous dis
Moi qui ne fus pierre polie par l'eau
Pour devenir visage
Ni roseau troué par le vent
Pour devenir flûte."

Mahmoud Darwich

Le lanceur de dés et autres poèmes

L'Humanité

Le recueil "Le Lanceur de dés et autres poèmes" de Mahmoud Darwich, publié en juillet 2008, explore le thème central de son œuvre, celui d'un pays disparu des cartes du monde, à travers une méditation sur les hasards de sa vie.

Ce long poème de Mahmoud Darwich, “Le lanceur de dés”, a rapidement fait le tour du monde arabe dès sa publication en juillet 2008, un mois avant la mort du poète.

(Actes Sud).

Le Lanceur de dés et autres poèmes est un recueil de poèmes de Mahmoud Darwich paru en traduction française en 2010, illustré par des dessins et photographies d' Ernest Pignon-Ernest 1. (Wikipedia).

Emprunt d'une douce mélancolie, il résume toute une vie, en insistant sur les hasards de l'histoire qui ont permis à un enfant de Galilée, issu d'une famille modeste, d'échapper plusieurs fois à la mort et de devenir l'homme mûr qui, désormais, la sent toute proche et cherche à l'apprivoiser. Les autres poèmes qui figurent dans ce recueil ont tous été récités par Mahmoud Darwich ou publiés dans des journaux avant sa disparition. Ils explorent pour l'essentiel, de façon totalement inédite, le thème central de toute son oeuvre, celui d'un pays "tombé" un jour des cartes du monde. (ActuaLitté).

« J'ai la chance de dormir seul, d'écouter ainsi mon cœur, de croire en mon talent à déceler la douleur et appeler le médecin, dix minutes avant de mourir, dix minutes suffisantes pour revivre par hasard et décevoir le néant.

Mais qui suis-je pour décevoir le néant ? »

« Maintenant, entre hier et demain, un isthme changeant et de passage.

Le temps s’arrête comme s’il s’arrêtait un instant entre deux moments. »

« L'inspiration aurait pu ne pas être mon alliée et l'inspiration est la chance des solitaires.

Le poème est un lanceur de dés sur un carré d'obscurité, il éclaire ou n'éclaire pas et les mots tombent alors ainsi que plumes sur sable. »

(Extraits sur Booknode).

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Publié dans Théâtre

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