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Le dresseur de serpents au Maroc - Cobra - Vipère

Publié le par bmasson-blogpolitique

Vous n'aurez pas les vidéos. Je les ai retirées suite à une plainte de Warner Bros (eh, eh,  on a les ennemis que l'on peut!) et à la pression de YouTube.

Donc, je regrouperai ici les photos qui concernent les serpents...

 

 

 

Mue

Peau de serpent

 

Au zoo de la Barben

Tag
 
Serpent
Marseille
 
"Nos bombes ne tuent pas."

 

Serpent 

Graph 

Marseille 

Heng

 

Publié dans spectacles

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L'invasion des rats - Représentation de rats - La Commune de Paris - Les chats - Le ragondin

Publié le par bmasson-blogpolitique

Au départ, il peint les animaux enfermés, puis les animaux en liberté.
 
« Lorsque je peins, je cherche seulement à dire quelque chose, en ne songeant à la manière de peindre plus précise, plus claire, plus insistante, la parole. » Gilles Aillaud
 

Rat en poney

Paris

#ratcondition

 

 

 

 

Tag à Marseille

Les pièges

La guerre pour la viande de rats

Cham

Lithographie

 

Narcisse Chaillou

1837 - après 1896

Le dépeceur de rats

Huile sur toile

Musée d'art et d'histoire de saint-Denis

L'un des souvenirs les plus tenaces de la Commune de Paris est la famine et le bouleversement des habitudes alimentaires.

"Nous mangeons de l'inconnu", écrit Victor Hugo.

Les animaux du jardin des Plantes sont sacrifiés. Les plus riches découvrent la saveur de l'éléphant ou de l'antilope.

Quant aux plus pauvres, ils se nourrissent de chiens, de chats, et même de rats.

 

Rat

Graph

Arles

Rat éberlué

Graph

Marseille

 

Le ragondin.
Il flotte sans maintien,
Il nage très bien.
Il plonge on ne sait où
Car on ne le revoit pas ressurgir.
Le froid ne le fait pas frémir.
Il vous dédaigne sûrement.
Il est fier dignement,
Il est aussi indifférent,
Il s’étire lascivement.
Il s’allonge, prêt à partir.
Il a les ondulations du dragon.
Il est sans fin, comme le fond
Sa queue est bien celle d’un rat.
Mais il est plus grand et gras.

Les Ragondins
Voici le film après les photos en diaporama.

Le ragondin pique un morceau de pain qu’il mange à part.

 

Il chipe un bout de pain aux mouettes et aux canards. Le voilà qui s’échappe du groupe, le quignon de pain dans sa gueule, nageant à toute vitesse avec ses petites pattes.  Il s’éloigne du groupe pour le savourer tranquillement, tout seul. Il reste prudemment dans l’eau. On ne sait jamais. Il faut être prêt à se défendre pour pouvoir manger ! Quand je m’approche un peu trop pour le filmer, il s’éloigne, puis revient sur le rivage, une fois que je suis partie.

 

Sur la Lézarde, à Harfleur.

 

Le Ragondin (Myocastor coypus), est une espèce de rongeurs à répartition cosmopolite, appartenant à la famille des Echimyidae ou « rats épineux ». Il peut  atteindre une bonne dizaine de kg.

Originaire d'Amérique du Sud, le ragondin a été importé en Europe au XIXème siècle pour sa fourrure. 

Ce gros rat de rivière fait partie des mammifères rongeurs. Il nage très bien mais lentement. Il mesure de 70 centimètres à un mètre, Il apprécie les zones d'eau douce. Le ragondin est plus petit que le castor et il  possède une queue longue.

Le ragondin est un rongeur considéré comme nuisible pour les activités humaines car il est à l'origine de dégâts affectant les cultures. Il est reconnaissable à ses quatre grandes incisives orange tirant sur le rouge (quand on les voit de trop près, ce n’est pas bon signe pour vous ! NDLR).

Les ragondins creusent des galeries, avec plusieurs chambres sous les berges des cours d'eau.

La chasse aux ragondins a lieu toute l'année. L'espèce est ainsi un gibier pouvant être classée nuisible. Le ragondin peut vivre jusqu'à 10 ans.

Une simple coupure ou une baignade dans une eau contaminée peut suffire à contracter la maladie, la leptospirose, avec l’urine du ragondin.

 

Musique :

Ulv Orn Bjornsson                                              

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

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Les rats.

L'appellation « Rat » s'applique en français à plusieurs taxons distincts. principalement genre Rattus (exclusivement des rats) dont les plus connus : Rattus rattus. Rattus norvegicus.

Le rat brun ou surmulot (Rattus norvegicus) est une espèce de rat. C'est un rongeur trapu de la famille des Muridae. Il a un corps long d'environ 25 cm.

A un an, les rats des champs cessent de se reproduire, mais leur espérance de vie n'est que de 18 mois, dans la nature.

Le rat est un rongeur un peu plus imposant que la souris ou le hamster. Cependant, son espérance de vie n'est guère plus importante (environ 2 ans maximum).

 On trouve les rats noirs dans les villes côtières et dans de nombreux milieux urbains en France.

C'est un animal très propre et très intelligent. 

Les rats et les souris transmettent des maladies en souillant la nourriture de leur urine ou de leur déjection.

Le rat est un animal nocturne qui va rester caché pendant la journée. 

Le rat (Rattus sp.) vit dans le cadre d'une organisation sociale élaborée. Il fait preuve d'une intelligence cognitive et d'un sens émotionnel.

Le rat est bouilli ou rôti en Inde.

Quand les restaurants ferment, les rats se trouvent aujourd'hui privés d'une importante source de nourriture et commencent à devenir plus agressifs.

En 2019, la "maladie du rat" concerne environ 600 cas en France métropolitaine, deux fois plus qu'il y a 5 ans.

La dératisation.

Comment se passe une dératisation ? Force est de constater que les rats et souris ravagent nos infrastructures et l'intérieur même de nos maisons et bâtiments. Les rongeurs causent des déprédations matérielles importantes sur les bâtiments, les sols, les murs, les câbles électriques, et sont vecteurs de maladies.

Pour pratiquer une dératisation efficace, il faut avoir identifié précisément le type de rongeur (rat ou souris) afin d'utiliser l'appât adapté.

Dératiser un lieu, c'est le débarrasser des rongeurs qui l'infestent. L'objectif de la dératisation est d'assainir votre environnement.

 Le prix d'une dératisation dépend évidemment du cas d'intervention. Le tarif est fixé selon l'ampleur de l'infestation et le dispositif à mettre en place.

Les pouvoirs publics sont dans l'obligation de se prémunir contre l'invasion des nuisibles quels qu'ils soient.

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Diaporama de chats artistiques
L'art et les chats.

Yes, we cat!

Oui, nous les chats, nous pouvons.

Chats à Saint-Quentin-la-Poterie

 

Rouen

Egypte

Figure votive de chat.

Bois enduit et peint

Basse Epoque, 664 – 332 avant J-C

Le corps de l’animal est creux

 

Chats à Saint-Quentin-la-Poterie

 

Chat avec des lunettes

Graph 

Marseille 

ICK

 

Chat

Collage

Arles

 

 

 

Jean-Michel Basquiat

1960, New York, Etats-Unis

1988, New York, Etats-Unis

Untitled (NY)

1988

Peinture, crayon de couleur et graphite sur papier

Collection Lambert

Avignon

 

Chat poché

Tag

Caen

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Dominique Bona

Gala

La muse redoutable

Flammarion, 1995

 

P 38 – le chat :

 

Le chat, son animal préféré, a des liens avec les puissances occultes. Selon les plus anciennes légendes, c’est l’animal de la nuit, de la voyance et du secret.

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La chauve-souris dans l'histoire.
Malheurs et bonheurs.
Le 31 octobre, de grands feux de joie attiraient les chauve-souris. 
Fête des Samains.
"La Marseillaise"
10 21
 

Samain (Samhain en irlandais moderne, Samhainn ou Samhuinn en gaélique écossais, Sauin en mannois), prononcé /ˈsɑːwɪn/, /ˈsaʊ.ɪn/, ou /ˈsaʊn/ est la première des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée aux environs de notre 1 novembre. C'est aussi le nom de la fête qui correspond à peu près au Halloween anglo-saxon. et au mois de novembre dans les langues gaéliques. Elle vient après Lugnasad et avant Imbolc (ou Imolg) et marque le début de la période sombre (pour les Gaels, comme pour les anciens Celtes et leurs ancêtres indo-européens, l’année était composée de deux saisons fondamentale : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition — le passage d’une année à l'autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux et des mânes. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, par définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu'on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samoni-), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le calendrier de Coligny.

Wikipédia.

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Publié dans La nature

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Cinéma- Fatima

Publié le par bmasson-blogpolitique

Cinéma- Fatima

Cinéma- Fatima

Un film de Philippe Faucon avec Soria Zeroual, Zita Hanrot.

Le rythme du film est calme, régulier. Pas de courses poursuites, pas de meurtres, pas de rebondissement inattendu, uniquement des faits quotidiens d’une famille comme les autres. Quelques rires, parfois des larmes.

Fatima a 44 ans. Elle parle le français. Elle ne comprend pas tout. Elle demande à ses filles de l’aider. « -Que veut dire ‘Je suis persuadée ?’ –Cela veut dire que la personne qui le dit se sent supérieure ». Notons le niveau de maturité de la réponse de l’adolescente.

Le mari de Fatima l’a quittée. Il a refondé une nouvelle famille avec une autre femme. On ne la verra pas. C’est la plus jeune des filles qui s’en préoccupe. Il conserve un contact avec ses deux filles. Il les suit, les conseille, les aide, tente de calmer les conflits mère/filles.

Des conflits ? C’est surtout avec la plus jeune de 15 ans. La souffrance, la fierté humiliée la poussent à dire à sa mère « qu’elle ne sera jamais comme elle, la serpillière de tout le monde, et plutôt voler ! ». Notons la révolte d’une adolescente.

Fatima est femme de ménage. Mais quand elle était petite, au ‘bled’, elle a appris à lire et à écrire. Le soir, elle tient un journal, journal qu’elle lira à sa fille aînée une fois l’examen obtenu.

Elle lui narrera les soucis, les inquiétudes, les espoirs, les difficultés pour que sa fille puisse poursuivre ses études en médecine. Mais elle le lui lira après, une fois la page tournée, une fois la réussite obtenue.

Pour y parvenir, elle ne ménage pas ses heures de femme de ménage. Double journée professionnelle, le matin dans des bureaux, la journée chez une famille bourgeoise française. Des médecins eux aussi. Et ensuite, retour chez soi pour s’occuper des filles et de la maison. Malheureusement, ses longues heures d’absence laisseront la plus jeune livrée à elle-même avec les dangers de mauvaises rencontres ou de fugue du collège.

Les voisines sont jalouses. L’aînée est le jour et la nuit avec la plus jeune. A-t-elle été aussi difficile que la cadette ? On ne le sait pas. Ces femmes qui n’ont pas été à l’école disent : « Elle ne part pas là-bas pour étudier. Nous, on sait pourquoi elle y va ! » Ou bien : « Elle nous ignore. Elle ne nous dit plus bonjour depuis qu’elle est partie pour étudier! » ou encore : « Tu laisses ta mère toute seule, tu l’abandonnes… ». On ne fait pas de cadeau à celle qui veut s’élever dans la société. Elle est trop ambitieuse !

Pour réussir sa première année de médecine, il faut tout apprendre par cœur. Pas de sortie entre copains, pas de vacances, le bachotage jusqu’au bout et l’argent dépensé avec parcimonie.

L’étudiante est consciente des efforts fournis par ses parents, spécialement par sa mère qui lui prépare des petits plats et s’occupe de son linge pour lui alléger la vie.

Mais, un jour, le corps lâche. Les réflexions de sa seconde fille l’ont fait réfléchir et Fatima ne souhaite plus reprendre son travail de récurage et de nettoyage des autres et de leur intérieur. Elle veut profiter de sa vie à elle, avant de vieillir trop vite. Elle s’est oubliée.

Il y a beaucoup de tendresse pour cette maman. Le propos est universel. Beaucoup d’entre nous se reconnaîtront dans cette description, avec bien entendu les spécificités liées au lieu de naissance de Fatima et à ses problèmes particuliers.

Publié dans spectacles

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Les pur-sang à Nîmes en 2013

Publié le par bmasson-blogpolitique

Publié dans La nature

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Le musée Raimu à Marignane - Marcel Pagnol

Publié le par bmasson-blogpolitique

Le musée Raimu à Marignane
 
C’est dans une villa du siècle dernier que le musée Raimu s’est installé.
On y trouve des documents et des vidéos d’Isabelle Nohain-Raimu, sa petite-fille, qui retrace la vie et la filmographie de Raimu.
On peut aussi lire des lettres de Marcel Pagnol, Marcel Achard, Georges Simenon, Sacha Guitry, etc. Raimu était très méticuleux et il conservait tous ses papiers.
 
Orson Welles le qualifiait de ‘plus grand acteur du monde’.

Toulon

Fanny

Film de Marcel Pagnol

Albert Jorio, d'après Henri Cerutti

1932

Affiche lithographiée

Marseille

Nicolas Pagnol : « Marcel c’est notre grand-père à tous ! »

Que reste-t-il de Marcel Pagnol ? Et qui sont les Pagnol d’aujourd’hui ? Son petit-fils, Nicolas, nous donne des pistes. Comme Serge Scotto, avec qui il adapte son œuvre en BD, ainsi que Philippe Carrese, cinéaste et écrivain. 

 

Marcel Pagnol à Tarascon

"Si j'avais été peintre, je n'aurais fait que des portraits."

 

 

Mon montage sur Raimu

 

 

Raimu revu et corrigé par mes soins, d'après une oeuvre en bois vue à Salon-de-Provence.

 

 

Raimu dans la fameuse "partie de cartes"

D'après une oeuvre en bois vue à Salon-de-Provence.

 

 

Marseille

Bar de la marine

"La partie de cartes"

 

 

Pagnol

"La partie de cartes"

Nîmes

 

 

La partie de cartes à Nîmes 

Les coordonnées

 

Gaston Balande

1881 - 1971

La partie de cartes à Souville

Eau-forte

France

Mémorial de Verdun

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Page 71 : Raimu :

Il a joué avec Raimu au théâtre, dans le Malade Imaginaire. « Il portait en lui une naïveté enfantine et un puissant orgueil qui l’ont souvent rendu sublime, mais qui, à mon sens, l’ont souvent empêché d’atteindre le génie de Harry Baur ». Il  a adoré Harry Baur car il  a « tout inventé tout en gardant sa personnalité ».

 

Michel Serrault

…vous avez dit Serrault ?

Edition Florent Massot – 2001

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Page 197. Raimu, fétichiste des pieds :

« C’est grâce à Marie Bell que Raimu entra à la Comédie Française en 1943. (…) Elle m’avoua (= Marie Bell à Jean-Claude Brialy, NDLR) que Raimu était un véritable fétichiste des pieds de femme, et quand elle voulait lui faire plaisir elle envoyait valser sa chaussure et lui présentait son pied. Ca le rendait littéralement fou de joie ! »

 

Jean-Claude Brialy

Le Ruisseau des Singes

Autobiographie

Robert Laffont – 2000

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Lire aussi:

Publié dans Le sud

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L'ONU- La Paix - Georges Kutukdjian à Istres

Publié le par bmasson-blogpolitique

Georges Kutukdjian est un ancien responsable des ‘Droits de l’Homme et à la Paix’ à « l’UNESCO ». Il est doyen des médiateurs de l’UNESCO et membre à titre personnel de la « Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme » (CNCDH).

Il est philosophe et anthropologue. Il a été l’assistant de Claude Lévi-Strauss.

 

Quel modèle culturel de la guerre? La guerre et l'Antiquité

Il y a également les tenants de la théorie de la guerre qui pensent que c’est un modèle acquis et donc que c’est un modèle culturel. De nombreux philosophes de l’Antiquité estimaient que la guerre était un modèle social naturel. Rien n’est moins sûr, même dans la Grèce Antique. Bien qu’Homère soit sans nul doute le poète de l’Antiquité, l’Iliade et l’Odyssée sont des œuvres exemplaires de la culture de la guerre : la guerre de Troie, la glorification des héros, l’enlèvement d’Hélène, les conflits entre les dieux et les déesses qui se règlent par la mort de leur protégé sur Terre, les parricides, les matricides, les fratricides, etc.

Ulysse est peut-être celui qui a une place à part dans la constellation des personnages homériques.

Il ruse dans les situations de conflit, il ne les affronte jamais directement. Souvenez-vous d’ailleurs. Il se laisse entraîner par Agamemnon, contre son gré, dans la guerre de Troie.

Ulysse était le seul roi d’Ithaque qui ne souhaitait pas se laisser entraîner dans la guerre de Troie.

Sans doute la problématique « Est-ce que la guerre est un comportement inné ou acquis ? » est un faux problème.

Les chasseurs de tête Jivaro et les dons chez les Saliches

En réalité, le meilleur chasseur doit avoir le plus de têtes qu’ils réduisent d’ailleurs, c’est pour ça qu’on les appelle les têtes réduites, et qu’ils accrochent à leurs vêtements. Il faut avoir le plus grand nombre de têtes réduites des ennemis pour être considéré comme un homme valeureux.

Mais il y a d’autres sociétés chez les Indiens d’Amérique, notamment les Saliches qui sont une société nord américaine, où en fait l’homme valeureux c’est celui qui donne. La valeur ne se mesure pas à ce qu’on accumule mais à ce qu’on donne. En fait, les chefs des tribus Saliches sont ceux qui se sont le plus dépouillés en faveur des membres de leur communauté.

Les nouvelles manières de faire la guerre depuis 1945.

Les formes modernes de la guerre

Après la seconde guerre mondiale, la guerre a changé de forme. De nos jours, les parlements ne déclarent plus la guerre. Les guerres prennent une forme larvée, continue, et dont on ne connaît pas l’objectif pour sortir de la guerre. Les guerres classiques que nous avons appris dans les écoles avaient des objectifs extrêmement précis et à un moment donné, on disait : « Maintenant, c’est fini. On commence à négocier la paix parce qu’on a atteint certains objectifs. » Mais maintenant, qui peut me dire si la guerre en Syrie se terminera avec l’anéantissement de Daesh ou du califat islamique qu’on veut instaurer à la fois en Syrie et en Irak, ou est-ce que c’est l’élimination de Bachar El Assad et son retrait de la scène politique ? Mais son retrait de la scène politique, pour mettre qui à la place ? Je sais qu’il y a une opposition, mais est-ce qu’il y a des pourparlers avec cette opposition ?

Je veux dire : « Mais quel est l’objectif ? A quel moment peut-on dire que l’on atteint nos objectifs ?»

Peut-être que monsieur Barak Obama, que monsieur Hollande, qu’Angela Merkel, etc, savent ce qu’ils veulent, mais ils n’en parlent pas. Le citoyen ne le sait pas. Il n’y a pas de communication avec le citoyen. Et le citoyen regarde, à travers ses représentants au parlement, une fois qu’on est entré effectivement en guerre, le parlement dire à monsieur Hollande : « Oui, vous avez raison d’avoir envahi le Mali. »

Mais même au Mali, est-ce que l’on sait que l’on a atteint nos objectifs ?

Réorganiser l’ONU

Il y a un gros problème de mon point de vue à l’ONU et dans les organisations internationales du système de l’ONU, peut-être à l’exception du Bureau International de la Paix, c’est qu’on disait : « Nous, les peuples ! » Mais qui vient à l’ONU ? Ce sont des représentants de gouvernements. Ce ne sont pas des représentants de parlements. Et de surcroît, pour moi, ce qui aurait été extraordinaire, c’est que l’ONU soit tripartite avec les Parlements, la société civile. Où est la société civile ? C’est vrai que les ONG coopèrent avec l’ONU et avec l’UNESCO, mais au moment où il faut décider, ils ne participent pas à la décision.

Pour nous les peuples, ça aurait été que les ONG, que la CAT (Comité contre la torture), que le Mouvement pour la Paix, etc, soient également partie prenante aux prises de décisions qui engagent l’Humanité.

Alors, il y a quelques années on a parlé de la grande réforme de l’ONU. On en espérait, et j’étais encore au secrétariat de l’UNESCO, énormément. On se disait que c’était une occasion unique pour essayer effectivement de revoir cette institution, de revoir le fonctionnement de ses instances, etc. Je dois vous dire que ça a accouché d’une petite souris.

Le droit de l’Homme à la paix.

C’est un élément essentiel. Certains d’entre vous le savent peut-être, en tout cas, moi, j’étais payé pour le savoir à l’UNESCO parce que j’étais employé pour ça.

Lors de la rédaction de la Déclaration universelle des Droits de l’homme, René Cassin voulait qu’un des articles sur le droit de l’Homme à la Paix. Mais cet article a été retoqué. Par qui ? Tenez-vous bien : c’était par les puissances occidentales. Elles ne veulent pas qu’il y ait un droit de l’Homme opposable à la paix. Elles ne veulent pas qu’on tienne un gouvernement imputable, comptable, redevable de ce qu’ils ont fait pour entraîner une population, un communauté dans la guerre.

Monsieur Federico Mayor, ancien directeur général de l’UNESCO, a essayé de créer un groupe qui a beaucoup travaillé sur une déclaration de droit de l’Homme à la Paix. Mais la conférence générale de l’UNESCO lui a dit à la dernière minute : « Nous ne voulons pas de cette déclaration d’un droit de l’Homme à la Paix. Nous ne savons pas ce que cela signifie. »

Vous savez que le pendant existe aux Nations Unies. C’est la déclaration du droit au développement. Il est vrai que cette déclaration a fini par être adoptée aux Nations Unies, mais à une très faible majorité. Et personne ne parle de cette déclaration du droit au développement comme un droit de l’Homme.

A ce moment-là, Federico Mayor a dit : « Ah bon ? La communauté internationale des Etats ne veut pas adopter une déclaration des droits de l’Homme à la Paix ? Alors, moi, je vais la proclamer comme une déclaration du directeur général de l’UNESCO. »

Aux Nations Unies, les états occidentaux font barrage à ce droit de l’Homme à la Paix.

Philippe Descola

Il a fait des analyses extrêmement poussées et notamment en se basant non pas sur les guerres modernes, mais sur les guerres de l’Antiquité, ou les guerres entre les sociétés amérindiennes, ou les guerres pré-coloniales en Afrique. Et en réalité, il montre qu’il y a trois types essentiels de relations qu’établissent les sociétés entre elles.

Les relations d’échange.

Un premier type de relations, c’est celui de l’échange. C’est une relation de symétrie parce que ces sociétés ont des choses à échanger entre elles. L’une produit des textiles, l’autre produit de la poterie, ou du fer ou des outils, etc, et elles entrent dans des relations d’échange.

Les relations de prédation.

C’est une relation asymétrique négative parce que l’une de ces sociétés arrache, est prédatrice de ce qu’a l’autre société. Elle fait des rapts, des descentes et surtout tue la population de la société qui est adjacente.

Les relations de don.

C’est une relation d’asymétrie positive et là bien sûr, je ne vais pas revenir sur ‘l’essai sur le don’ de Marcel Mauss, mais le don est une manière d’établir des relations qui obligent en réalité votre partenaire. La prédation, au contraire, est une relation qui crée un déséquilibre, et qui en réalité conduit l’autre société à agir de la même manière par rapport à vous.

Le mélange des relations

Le problème n’est pas que la guerre soit acquise ou innée, le problème est que les sociétés se donnent un type de relations avec les autres. Bien sûr, aucun de ces modèles n’est pur.

C’est-à-dire qu’il n’y a pas de relations strictement d’échanges ou de prédation ou de dons. Quelquefois, il y a à la fois échanges et prédations, quelquefois il y a à la fois échanges et dons, etc.

 

Pour conclure:

Si je reviens sur ces modèles, c’est que je crois qu’il faut mettre à distance cette idée du comportement personnel. Il y a bien sûr des éléments de comportement personnel, mais il y a une prégnance sociale sur le type de relations que certaines sociétés entendent établir avec les autres.

La coopération est meilleure que la compétition

Si on cite la guerre du Vietnam, la guerre d’Algérie, il n’y a pas une seule guerre qui puisse se solder uniquement par des actes de guerre. A un moment donné, il faut s’asseoir à une table de négociations, et il faut négocier.

La deuxième raison ontologique, c’est qu’à l’heure actuelle, de plus en plus de neurologues, de neurophysiologistes, etc, montrent que les liens de coopération entre les membres d’une même communauté ou même de communautés différentes sont bien supérieurs à la compétition. Avec la coopération, on atteint des objectifs et des buts bien meilleurs qu’en essayant de susciter la compétition entre les jeunes, entre les différentes personnes d’une même communauté ou de communautés différentes.

L’apprentissage de la médiation dès le plus jeune âge

La médiation est un élément à introduire dans l’éducation dès le plus jeune âge, c’est-à-dire dès la maternelle. Il faut apprendre aux jeunes que l’affrontement n’est pas une solution. Je crois que pour nous tous, on peut mettre fin à la guerre, sinon je crois que nous ne serions pas ici. En revanche, il faut se dire très clairement qu’on n’éliminera jamais les conflits. Les conflits font partie de la vie, de l’interrogation, de la diversité culturelle, du pluralisme des idées. Donc, qu’il y ait des conflits dans une société, au contraire, c’est sain, c’est enrichissant. La question est de savoir comment on aborde ces conflits. Or, justement, dès le plus jeune âge, dès deux ans, trois ans, il faut commencer à apprendre aux enfants à aborder les conflits par la négociation, et effectivement dire à certains de ces enfants, moi je l’ai vu, qu’ils peuvent avoir un rôle de médiation.

Certains enfants ont cette capacité de pouvoir faire un pont entre deux gamins qui régulièrement se battent ou essaient d’entrer en conflit. Il y a toujours une tierce personne qui peut faire une médiation.

Publié dans Paix

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Martigues, mes photos et dessins - Félix Ziem

Publié le par bmasson-blogpolitique

Le village du festival, à la fraîche, sous les mûriers.

Les canaux et les bateaux

Couleurs d'automne

Les ponts

Enchevêtrement de ponts à Martigues

Mes dessins

Enchevêtrement de ponts à Martigues

Autres couleurs

Musée Ziem

A Constantinople

Venise fut la deuxième patrie de Félix Ziem. Il y trouva une principale source d'inspiration. Par la suite, il peindra l'Orient fantasmé. 

Félix Ziem

Beaune, 1821 – Paris, 1911

Pêcheurs dans une barque

Huile sur toile

Musée des Beaux-Arts

Marseille

 

Félix Ziem

Beaune, 1821 – Paris, 1911

Quai du port à Marseille

1858

Huile sur toile

Musée des Beaux-Arts

Marseille

 

Félix Ziem

Beaune, 1821 – Paris, 1911

Venise, le Bucentaure

Huile sur toile

Musée des Beaux-Arts

Marseille

 

Félix Ziem

Gravure

Une princesse druse et une dame du Liban coiffées du tantoura, une dame de Beyrouth en grande toilette

Les photographies correspondent au regard porté sur l’Orient par le voyageur.

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

 

 

 

Félix Ziem

Beaune, 1821 – Paris, 1911

Vue de Constantinople

Vers 1856 – 1860

Huile sur bois

Musée Calvet

Avignon

Félix Ziem 

Egypte 

Damanhour 

1859 

huile sur bois 

Martigues 

 

Nuit

 

La pêche

Ancres

Pêche

Flotteurs

Moules

                                                         Moules en décomposition.

Filets de pêche

 

Saïgon

Danang

Hanoï

La plage de la Couronne

 

Le camping Paradis

 

Cerf-volants

Pierre Dharréville

Écrivain, journaliste, Pierre Dharréville est né en 1975. Membre du Parti communiste, où il est en charge de la culture, il est député de la 13e circonscription des Bouches- du-Rhône. Membre de la commission des affaires sociales, il est également porte-parole de son groupe à l’Assemblée nationale.

 

Pierre Serna

Pierre Serna, né le 28 septembre 1963 à Castres, est un historien français et spécialiste de la Révolution française. Il est actuellement professeur des universités à Paris I - Panthéon-Sorbonne, et directeur de l'Institut d'histoire de la Révolution française.

Pierre Dharréville. La fresque de Martigues.

Il y a une fresque dans la chapelle de l’Annonciade qui a fait débat. Cette fresque représente deux personnages, un homme et une femme qui est une Sans-culotte. Et on se demande qui est cet homme. Dans un de ses derniers livres, Michel Vauvelle  en a parlé.

 

Pierre Serna – La fresque de Martigues. Louis XVI

 

L’histoire ne s’occupe de la vérité mais de la réalité.

Vous avez un document exceptionnel à Martigues. Une femme passe un sacré savon à l’homme. Il en est écrasé. Michel Vauvelle pensait que c’était du à l’émancipation féminine. Mais une conservatrice du patrimoine a regardé cette fresque et a dit que c’était Louis XVI qui portait le bonnet phrygien. Le 20 juin 1792, on l’a obligé à boire un coup de vin à la Nation. Michel Vauvelle se serait trompé.

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Pierre Serna – La fresque de Martigues. Louis XVI (2)

C’est la Révolution de l’égalité. Et une dame simple de Martigues, loin de Paris, pouvait métaphoriquement dire au roi ses quatre vérités.

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Martigues 

Musée Ziem 

Extérieur

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Martigues 

Musée Ziem 

Intérieur

D'après Alain Lambilliotte

"Entre les lignes"

Publié dans Le sud

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La chanson américaine anti-guerre «Je n’ai pas élevé mon garçon pour qu’il soit soldat. " - Représentations de soldats - Chars

Publié le par bmasson-blogpolitique

Traduction

Dix millions de soldats à la guerre ont disparu,
Qui peuvent ne jamais revenir.
Les cœurs de dix millions de mères vont se rompre
Pour ceux qui sont morts en vain.
La tête baissée dans la douleur
Dans ses années de solitude,
J’ai entendu une mère murmurer à travers ses larmes :

 

Je n’ai pas élevé mon garçon pour qu’il soit soldat,

 

Je l'ai amené à être ma fierté et ma joie.
Qui ose placer un fusil sur son épaule,
Pour tirer sur un garçon chéri d’une autre mère?
Laissez les nations arbitrer leurs futurs problèmes,
Il est temps de jeter l'épée et le pistolet au loin.
Il n'y aurait pas de guerre aujourd'hui,
Si les mères savaient toutes dire,
«Je n’ai pas élevé mon garçon pour qu’il soit soldat. "
 
Qu'est-ce que la victoire peut encourager dans le cœur d'une mère,
Quand elle regarde chez elle sa vie gâchée ?
Qu'est-ce que la victoire peut lui rapporter
Quand elle voulait l'appeler son fils chéri?
Laissez répondre chaque mère
Dans les années à venir,
« Rappelez-vous que mon garçon est à moi ! »
 
 
 
 
 
 

Soldat chinois, dans l'Antiquité

Gardien du ciel

Soldat chinois, dans l'Antiquité

Gardien du ciel

Soldat romain

Arles

Soldat romain

Arles

Narbonne

Musée Lapidaire

Heaume de chevalier

 

Chevalier portugais à l'épée

Chevalier avec une lance

 

Fresque avec chevalier en côte de mailles

Un chevalier reçoit une flèche

 

Jehan de Grouchy à Harfleur (76)

Bouche de canon

Maroc

Le général Margueritte au musée Rodin

Général Margueritte

Maquette pour un monument

Vers 1884

Général français (1823 – 1870), héros de la guerre de 1870.

Statue en bronze, fonte au sable Auguste Griffoul en 1896.

Ancienne collection Raymond Poincaré, don par sa veuve au musée des Colonies, déposé par le musée du quai Branly.

 

Soldat italien

à Saint-Martin-de-Crau

Soldat

Milan

Parachutiste

Le soldat de l'amour?

A Marseille

Garde Suisse

Soldat grec

Athènes

Enfant casqué

 

Marseille

Soldat marocain

Acteur

Avignon

Mitraillette

Grèce

Poilu à Saint-Dizier

 

Poilu dans les tranchées

Poilu - Terre d'Argence

Poilu en première ligne

Poilu avec son fusil

Groupe de poilus

Casques d'officiers entre 1815 et 1840

Char

Char et soldat

On n'enfonce pas les portes ouvertes avec un char

Char milanais

Nîmes

Hôtel de l'Académie

Le gendarme exotique

Coupe

Fouille de la rue Leca

Marseille

450 – 400 avant Jésus-Christ

Céramique à figures rouges

Décor d'amazonomachie (combat d'amazones)

Amazone

Réceptacles cinéraires, époque grecque

Découverte de la nécropole Saint-Maur

IVe siècle avant J-C

Terre cuite

Marseille

Oenochoé à col biseauté à décor de jeune fille tenant une oenochoé devant deux éphèbes en costume de guerre, avec cuirasse et chlamide.

Gerolamo Induno

Milano 1825 - 1890

Sentinelle

1851

Gerolamo Induno

Milano 1825 – 1890

Garibaldi sur les hauteurs de Sant'Angelo près de Capua

1862

Gerolamo Induno

Milano 1825 – 1890

La bataille de Cernaja

1857

Gerolamo Induno

Milano 1825 – 1890

La chute de Palestre en mai 1859

1860

Sebastiano de Albertis

Milano 1828 – 1897

La 3e division d'artillerie à la bataille de San Martino

1887

Urnes funéraires

IIe siècle après J-C

Milan

Urnes funéraires

IIe siècle après J-C

"Quand vous voulez tromper votre monde, dites la vérité"

Otto von Bismarck

Paris

Stefan Zweig

Les prodiges de la vie

Livre de poche _ 1976

Page 84:

"Les soldats et les quelques fidèles qui avaient osé se rendre à la fête étaient impuissants et ils durent, les dents serrées, supporter les quolibets de plus en plus insolents. Le peuple déchaîné faisait montre d'une arrogance croissante depuis qu'il avait pris conscience de sa force. Presque tout le monde, déjà, était en armes."

La scène se passe à Anvers, le 16/08/1566. Le mouvement iconoclaste détruit les images dans les églises qui furent dévastées.

Paris

Notre-Dame

Chevalier ou écuyer à pied

Notre-Dame

Chevalier avec heaume et épée et écu à la main

Narbonne

XIIIe siècle

Scène de combat singulier

Charles Parrocel

Paris, 1688 – 1752

Halte de soldats

Peinture à l'huile sur toile

Alfred de Dreux

Paris, 1819 – 1860

La bataille de Baugé

1819

Peinture à l'huile sur toile

Jacobo Robusti Tintoret dit Il Tintoretto

Venise, 1518 – 1594

L'amiral Tommaso Contarini

Tintoret

(Jacopo Robusti, dit)

Venise, 1518 – Venise, 1594

Déploration du Christ, vers 1580

Huile sur toile

Tintoret transcrit le mysticisme de la vision par un clair-obscur violent, un espace mouvant, construit autour de deux grandes obliques qui se rejoignent sur la tête du Christ.

Musée des Beaux-Arts

Nancy

 

Jean-Adolphe Beaucé

1818-1875

Défense héroïque du capitaine Lelièvre à Mazagran (1842).

Louis Garneray

1781 – 1857

La bataille de Navarin

1827

Ulysse Besnard

Soldats jouant aux dés

1874

Faïence de Blois

 

Vase couvert

Ulysse Besnard

1826 – 1899

Soldat

Faïence de Blois

Le Havre

Soldats de la deuxième guerre mondiale

Le Havre

Soldats de la deuxième guerre mondiale

Daniel Authouart

A New World 2009

Le Havre

Relief en calcaire

Arles

 

 

Auguste Boulard fils

1852 - 1927

Le dragon, vers 1890

Eau-forte sur papier

Il fut l'élève de son père, tout comme Manet. Il cotoie Corot, Millet, Daubigny, Breton et Turner. Cette estampe met en scène un membre du régiment des dragons, une unité "hybride" d'infanterie et de cavalerie.

 

 

 

Auguste Gardanne

1840 - 1890

Le dragon

1889

Aquarelle sur papier

 

Edouard Doigneau

1865 - 1954

Garde mobile en faction

Aquarelle sur papier

John Lewis Brown

En reconnaissance

1870

Alphonse Ier de Portugal, plus connu par son patronyme Afonso Henriques, (né en 1109, mort en 1185.

Le soldat vietnamien prêt à défendre son pays

Hanoi

 

Cavalier et guerrier néolithique

Bronze

Les routes commerciales et la guerre.

La circulation d’objets en matière précieuse, comme les grandes haches alpines en jade ou les longues lames en silex du Grand-Pressigny, est organisée dans toute l’Europe. La création des routes d’échanges est favorisée par de nouveaux moyens de transport : bateaux, chars à deux et quatre roues. Le contrôle de ces voies engendre une montée en  puissance de chefs locaux, l’accroissement des inégalités sociales, et, parfois, des guerres entre communautés.

Musée de l’Homme

Paris

 

Le Churchill ou plus officiellement, Infantry Tank Mk IV ou A22, est un char britannique utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale. Il est le dernier aboutissement du concept de char d'infanterie, alors en vigueur dans l'armée britannique.
Utilisé pour la première fois en Normandie, le Crocodile s'est avéré le meilleur char lance-flammes de la guerre.
 
Honfleur 
Musée seconde guerre mondiale 
Char Churchill en miniature. 
Blockhaus de la gare
 
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Winston Churchill à Londres

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« La vérité est incontestable : la malveillance peut l’attaquer, l’ignorance peut s’en moquer, mais à la fin, elle demeure. »

 

Winston Churchill

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« L’un des problèmes de notre société aujourd’hui, c’est que les gens ne veulent pas être utiles, mais importants. »

Winston Churchill

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Honfleur 
Musée seconde guerre mondiale 
Winston Churchill. 
Blockhaus de la gare
 
Sir Winston Churchill, né le 30 novembre 1874 à Woodstock et mort le 24 janvier 1965 à Londres, est un homme d'État et écrivain britannique. Membre du Parti conservateur malgré un intermède au Parti libéral, il est Premier ministre du Royaume-Uni de mai 1940 à juillet 1945 puis d’octobre 1951 à avril 1955; il joue notamment un rôle décisif dans la victoire des Alliés lors de la Seconde Guerre mondiale.
 
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Tank Destroyer M10 dit “chasseur de char”

Les ingénieurs militaires américains décident, en septembre 1942, de lancer la production de ce char alors dénommé M10.

Il est armé d’un canon M7 de 76,2 mm.

En Normandie, certains chars Destroyer sont équipés du système de franchissement de haies “Hedge Cutter” 

 

Char Sherman M4

Le M4 Sherman est un char moyen et le char américain produit en plus grande quantité pendant la Seconde Guerre mondiale. Près de cinquante mille exemplaires furent produits.

Equipage : 5 personnes (1 chef de char, 1 pilote, 1 co-pilote et mitrailleur, 1 opérateur radio et chargeur).

Il fallait en moyenne 5 chars Sherman pour venir à bout d’un char Tigre allemand.

 

 

Les statues ont aussi souffert de la guerre:

 

Caen

Abbaye Aux Hommes

Auguste Lechesne

Les Dénicheurs

1857

Deux groupes en bronze (les modèles en plâtre furent présentés au Salon de 1855).

Les statues ont souffert pendant les bombardements de juin 1944.

L'ensemble architectural a été détruit en 1944 pendant la bataille de Caen.

 

 

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Université populaire de la culture de la paix- Ingeborg Breines du Bureau International pour la Paix.

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Ingeborg Breines est co-présidente du Bureau International de la Paix. Elle a un long parcours à « l’UNESCO ». Elle a été directrice de la « Coordination des femmes ». Puis elle a été directrice du « Bureau des femmes et culture de paix ».

Il faut refuser la guerre et cultiver la paix.
La connotation à l’agriculture est importante. Ca prend du temps pour faire pousser un arbre et en récupérer les fruits. Mais pour couper l’arbre, cela prend quelques minutes. C’est pareil pour les destructions guerrières.
 
Il y a une exposition à l’UNESCO sur l’importance de la paix. Le Bureau International de la Paix insiste sur l’importance du désarmement.
« Il faut désarmer pour survivre ».
 
Le BIP (Bureau International de la Paix) est la plus vieille organisation mondiale de la Paix. Elle a été créée en 1891 et son siège est à Genève. Elle regroupe 70 pays. 13 présidents du BIP ont, à titre personnel, obtenu un prix Nobel. C’était il y a longtemps, et maintenant, cette gloire est périmée.
Elle veut contribuer à aider à la discussion : « Et maintenant, comment avoir un monde sans guerre ? » Elle contribue à la culture, à l’éducation, à l’histoire des genres et des droits humains.
L’objectif actuel est : « Le désarmement durable pour un avenir et un environnement durable. »
Elle organise une campagne sur le coût d’une journée mondiale militaire.
 
En octobre 2016, il y aura une grande conférence à Berlin sur le désarmement et la culture de la paix.
Le BIP pense qu’on a besoin d’une révolution humanitaire non violente. Le monde actuel donne trop d’importance à ce qu’on peut mesurer, payer sur le marché sur lequel tout a un prix, tandis que penser, réfléchir, changer notre façon de faire est nécessaire.
Lutter pour le désarmement permet de dire que la conférence de la paix à Stockholm a évalué une journée mondiale de dépenses militaires à 1,7 milliards de dollars.
On a besoin de 10% de ce coût militaire pour lutter contre l’analphabétisme, les problèmes de santé et les inégalités.
C’est scandaleux que l’on ne puisse pas avoir cet argent.
Si on ne change pas les pouvoirs entre les pays, on ne réussira pas à réduire les coûts militaires.
Pour pouvoir vivre dans des sociétés paisibles, il faut lutter contre la criminalité. L’objectif de 2016 est de réduire les coûts militaires.
 
Le BIP pose les grandes questions et les grands problèmes et souhaite répondre aux défis actuels de manière globale : climat, environnement, crise, économie, chômage, paix.
Si on ne résout pas la paix, on ne résout pas la pauvreté, ni l’égalité entre les hommes et les femmes.
Les organisations de la paix et d’environnement et de développement doivent travailler ensemble.
L’UNESCO :
Il y a 70 ans, les humains ne voulaient plus jamais la guerre.
Ils ont créé une organisation intellectuelle et éthique qui avait nécessairement un mandat humaniste de paix.
Depuis, l’UNESCO a été attaquée de toutes parts. Il faut la protéger ainsi que ses idéaux.
Avant 2000 : Le manifeste a été signé par 70 millions de personnes : « Je vais prendre le temps d’écouter l’autre, de dialoguer pour éviter la compétition, de respecter les femmes et les hommes, etc. »
Puis, le 11 septembre 2001, tout a changé. Il y a eu un zoom sur le terrorisme. Jusqu’à maintenant, cette vision domine. Les médias essaient de transmettre à tout le monde que le monde est dangereux, qu’il y a partout des périls et que le diable existe.
Pourquoi la peur ?
C’est pour propager l’idée que nous acceptions d’être protégés par une protection militaire.
Ce domaine est en grande expansion. Qui gagne ? Les producteurs d’armes et ceux qui vivent de cette peur, des guerres et des crises.
Ingeborg Breines pense qu’il n’y a pas besoin de militaires pour nous protéger des migrants ni des crises environnementales.
 
 
Pour 10 000 habitants :
556 soldats coûtent 20 000 dollars par an
C’est le coût de 85 médecins
Education : 380€ par enfant scolarisé.
 
En situation de crise, il y a besoin de production d’armes. Ca donne du travail : FAUX.
Un travail dans le militaire coûte trois fois plus cher qu’un travail dans le civil.
On a besoin des têtes, des cœurs, des mains pour faire quelque chose de bien dans le monde.
Arrêtons de carboniser et de polluer.
Nous avons besoin d’une économie verte plutôt que militaire.
Il y a nécessité de travailler avec les syndicats pour les convaincre de cette position.
 
La propagande militaire attaque notre façon de penser.
Il existe des académies militaires prestigieuses et onéreuses. Utilisons les crédits alloués pour les donner à l’éducation.
 
Il faut comprendre les guerres et les nouvelles armes utilisées.
Très peu de moyens sont octroyés à la recherche de la paix. Comment la bâtir ? Comment éviter la violence ? Il y a besoin d’une recherche sur la paix et cela manque de ressources.
 
 
La militarisation des guerres utilise la violence directe.
Thomas Piketti a démontré qu’il y avait des violences indirectes. Il faut s’en occuper. L’UNESCO a tenté cette expérience de démontrer les dimensions multiples à grande échelle et cela n’a pas marché. Ca ne rend pas populaire de dire qu’il faut de l’argent pour le « Peacekeeping » et pour sauvegarder la paix. Les grands politiciens du monde ont eu peur.
 
Dire que la guerre est une stupidité totale a l’air simpliste.
Qu’est-ce qui distingue un être humain d’un animal ? Son intelligence. On lutte pour des choses sans voir la complexité globale. C’est comme en crèche, dans laquelle un petit enfant ne comprend pas sur le coup que s’il coopère maintenant, il obtiendra quelque chose de meilleur plus tard. Nous sommes dans la petite enfance de l’Humanité.
 
La guerre tue, apporte de la souffrance, de la misère, de la maladie, de la pauvreté et des migrations.
La guerre nuit à la culture. Elle crée la haine et le désir de vengeance.
 
Le chiffre des dépenses militaires mondiales pour une journée sont certainement supérieurs à 1,7 milliards.
C’est de plus en plus difficile à chiffrer.
Les rôles sont multiples : surveillance dans l’espace par le biais des satellites, mixage des compagnies militaires et civiles qui font double usage.
 
Le secrétaire général de l’OTAN qui est le premier ministre de la Norvège fait le tour actuellement des gouvernements pour convaincre qu’il faut utiliser 2% du PIB pour le militaire. Cette augmentation est grave pour tous les pays.
La Norvège a un gouvernement pro-militaire et pro-OTAN. Les socio-démocrates et ceux qui n’y connaissent rien sont derrière lui.
L’article numéro 5 de l’OTAN est : « Un pour tous et tous pour un. » C’était bien à l’époque. Il n’a été utilisé qu’une fois quand les USA ont attaqué l’Afghanistan après le 11/09/2001.
Depuis 1991, la philosophie de l’OTAN est de travailler « Hors-zone ». Les forces militaires peuvent être utilisées au loin, hors du terrain. Cela a un effet négatif pour les peuples. Pourquoi va-t-on lutter dans des pays islamiques ?
L’OTAN pense qu’il a besoin d’un ennemi plus proche. Ils ont repris la Russie comme ‘grand ennemi’. L’Ukraine serait-elle devenue un champ de bataille opportun ?
 
A-t-on assez de ressources à utiliser dans le militaire ?
Pour résoudre les besoins des peuples, on ne pourra pas continuer ainsi.
Dans le programme de la conférence des Nations Unies sur le climat (COP 21) à Paris, il n’y a aucune trace des militaires.
A Kyoto, nous avons assisté au retrait des militaires dans les débats.
Les plus grands pollueurs dont les armées doivent réduire leur émission de carbone. Ils utilisent de l’énergie et des minéraux.
Les armes nuisent à la nature en anéantissant des bâtiments, des infrastructures pendant les guerres.
 
Les bombes atomiques militaires et civiles.
C‘est un grand danger d’anéantissement de la planète et de l’être humain.
Il y a eu trois grandes conférences sur l’usage des armes nucléaires.
Mais il ne faut pas seulement penser à ce qui sera anéanti immédiatement. Il faut aussi penser à l’hiver nucléaire. Le soleil ne pourra plus traverser les nuages nucléaires et les cultures seront rendues impossibles.
117 pays ont signé un accord contre l’usage des armes nucléaires. La France ne l’a pas signé. Il y a du travail à faire. 9 pays qui ont ces armes font peur aux autres. Si c’est seulement pour la dissuasion, pourquoi en avoir plus et de plus en plus puissantes ? Cet argument n’est pas valable.
Il y a l’espoir d’une convention qui désigne leur illégalité.
 
On nous fait la promotion du militaire et de la militarisation. C’est la solution ?
La masculinité est périmée. ‘Par le pouvoir, on peut régner.’
Avant, on pensait que s’il y avait l’égalité entre les hommes et les femmes en politique, il n’y aurait pas la guerre. Les femmes s’occupaient des enfants, des vieux, des malades. Elles avaient l’intelligence des soins.
Mais, maintenant, la ministre de la Défense en Norvège est une femme. Les valeurs masculines traditionnelles sont reprises par les femmes en position de choix politiques. Elles sont acceptées car elles sont prêtes à le faire. Il faut défendre les valeurs de coopération et de soins et les mettre au plus haut.
 
Religion.
Il faut rappeler que l’on va faire aux autres ce que l’on veut pour nous.
 
Ethique.
Le médical doit œuvrer pour la paix.
 
Normes.
Il faut veiller à ce que l’ONU regagne de la puissance et que les peuples y soient représentés.

La plupart des conflits se résolvent de façon non violente. A Helsinki, les pays qui ont renoncé aux armes nucléaires l’ont fait car quelques personnages importants et humanistes se sont opposés aux militaires.

La guerre est un outil de la politique. Au niveau du droit international, il faut dire que la guerre n’a rien d’intelligent. Aujourd’hui, malgré les doutes, il faut avoir l’audace de faire avancer le monde à l’endroit. Des personnalités internationales ont signé l’appel contre la guerre. Il faut élargir la liste et faire vite pour la bannir et se mettre en marche contre.

Les états membres de l’UNESCO ont réduit le rôle des ONG et ne leur accordent pas assez d’importance. Il y a un malaise car elles pourraient faire beaucoup.

Dans les années 1990, la constitution de l’UNESCO a changé. Il y avait des experts qui pouvaient aider aux prises de décision. Maintenant, les ambassadeurs et les diplomates représentent leurs pays, comme à l’ONU. Il y a eu une diminution de l’importance des commissions nationales dans les pays concernant l’éducation par exemple. Avant, ces commissions fonctionnaient en lien étroit avec les groupes de professionnels. Les diplomates, seuls, n’ont pas ces liens.

Dans les organisations internationales, il y a un raidissement des gouvernements qui n’écoutent plus la société civile. Ils sont seuls à intervenir.

Dans quelques jours se tiendra un Forum de la Jeunesse à l’initiative de l’UNESCO à Paris. Pendant trois jours, il y aura des débats sur la paix et aussi sur les autres questions.

L’UNESCO doit avoir plus de moyens, plus de personnels et plus de visibilité.

Le budget de l’UNESCO a été amputé de 30% depuis que la Palestine est reconnue en son sein. Les USA ne paient plus.

L’Humanité a gagné de nombreuses choses. Pendant les 20 dernières années, il y a eu moins de morts pour faits de guerre. Ca ne rend cependant pas la guerre plus acceptable, mais il y a eu une pression des peuples et des organisations qui luttent pour la paix.

Nous assistons à des guerres civiles avec l’intervention entre les deux parties des super-puissances. Il n’y a plus de guerre inter-états.

Les femmes ne sont pas en mesure de mener les politiques qu’elles voudraient mener sur l’avortement, l’environnement, les réfugiés.

L’ONU et les dangers des multinationales

Ce ne sont pas les peuples qui sont représentés à l’ONU. Ce sont les gouvernements. Maintenant, il faut accepter que l’ONU ait si peu d’argent, c’est la même chose pour l’UNESCO comme pour le reste du système, et que l’on ait un système de programme à la carte.

Et si les multinationales veulent participer aux coûts de notre programme, on risque qu’ils prennent la domination sur l’ONU.

Je pense que la question des multinationales à l’ONU est quelque chose qu’il faut régler au plus vite sous forme de loi. C’est un de nos grands problèmes alors que nous préparons le soixante-dixième anniversaire de l’ONU.

Affiche d'un oiseau-soldat

Paris

Tag sur l'OTAN

NATO en portugais

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Université de la culture de la Paix- Anne Morelli

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Le Mouvement de la Paix

Université Populaire de la culture de la Paix.

17 octobre 2015

Istres

Anne Morelli -1

Comment la guerre nous est-elle proposée comme solution aux conflits ?

Docteur en histoire

Auteur du livre ‘Principes élémentaires de propagande de guerre’

Pour la prochaine guerre, on va nous emballer tout cela tellement gentiment, avec les mêmes principes, qu’on va dire « Ah oui, cette fois, ce sont eux qui ont commencé. Et puis, nous, c’est pour une bonne cause, ce n’est pas comme eux. Avec quelles armes ils luttent, etc » Et tout cela va se retrouver tellement emballé, que la population va repartir. Et donc, moi je crois, comme je suis enseignante, je crois à l’éducation, je crois qu’avoir une grille d’analyse ça les empêche de manipuler l’opinion quand elle comprend de quoi il s’agit. C’est un peu comme si vous avez un spectacle de magie et avant le spectacle, il y a quelqu’un qui vient vous expliquer les trucs. Vous ne le voyez plus du même œil, naturellement.

 

 

Et donc, je pense que l’éducation est quelque chose de très important pour résister à cette propagande de guerre. Il faut connaître ces mécanismes.

Et je vous donnerai un dernier exemple.

C’est la guerre contre la Yougoslavie. La propagande était réunie à Bruxelles autour de l’OTAN, autour de quelqu’un qui s’appelle Jamchi. Tous les jours, il inventait quelque chose que tous les journalistes remettaient dans leurs articles ou leurs présentations à la télévision. Et ce Jamchi qui est-il ? Bien sûr, c’est quelqu’un de l’OTAN. Mais, quelle est sa formation ? Il est historien. Et qu’est-ce qu’il a fait comme thèse ? Il a fait une thèse sur la propagande de guerre pendant le première guerre mondiale. Donc, il connaît tout ça. Il l’applique.

Alors, quand j’ai écrit ce livre, ma plus jeune fille de treize ans à qui j’avais un peu expliqué ce que je faisais me disais : « Et tous les jours, il se dit lequel il va appliquer ? » « Non, ce n’est pas aussi simple que ça. Il ne dit pas ‘Je vais faire 1, 3, 4 et maintenant on va faire 2, 6, 8.’ » Mais en fait, tout ça ressurgit à chaque occasion. Et quand on connaît les règles du jeu, on n’est plus dupe.

L’humour belge

Il y a eu une exposition à la bibliothèque royale de Bruxelles qui s’appelle « La beauté de la guerre ». J’ai déjà fait une exposition avec les gens de la bibliothèque royale, et les connaissant, je pense vraiment que c’était une provocation dans le titre pour montrer qu’il y avait des gens qui trouvaient que la guerre était noble, héroïque, chevaleresque. Mais, c’était avec un brin d’autodérision. Vous savez que c’est ce qu’on nous attribue en général. Et donc, il y a des gens qui s’en sont scandalisés au premier degré, alors que selon moi, il fallait le prendre au second degré.

Et je vous donnerai un exemple tout récent à ce sujet. J’ai impulsé avec mon petit mouvement « Femmes pour la Paix et de l’Université » un colloque qui va se tenir et une publication qui va se faire sur : « Les femmes sont-elles plus pacifistes que les hommes ? » Je me pose la question depuis des années, mais vous voyez des tortionnaires à Abou Ghraib qui sont des femmes, vous voyez à la fois des femmes chez les Kamikazes ou des femmes qui tiennent les armes à Kobané. C’est une question qui se pose réellement. Mais nous avons pensé peut-être à appeler le livre « Les femmes aiment la guerre ». C’est une provocation évidemment. Vous pouvez dire « C’est scandaleux ! » Mais c’est parce qu’on veut pendre tous les contre-exemples. On a toujours porté l’idée que les femmes, parce qu’elles portaient la vie, elles étaient douces et pacifistes, etc. mais autour de nous on voit de plus en plus d’exemples, et on en a déjà vues dans l’histoire.

Ps: Ndlr: si il faut se justifier, c'est que l'ambiguïté n'aide pas à la clarté des idées.

L’éducation

Je suis tout à fait d’accord avec vos. C’est très compliqué. On a l’impression qu’à nous, on ne nous la fait pas. Mais, autour de nous, les gens sont tellement innocents, qu’ils gobent tout ce qu’on leur raconte, et cette propagande a un véritable poids sur l’opinion publique. Quand on sort de notre petit milieu militant, on est tout de suite confronté à des gens qui gobent tout ça. Et c’est très difficile à leur faire remonter la pente. Je dirai que c’est pour ça que l’éducation est essentielle. J’ai énormément de plaisir. Bruxelles est une petite ville. Je vous ai dit que j’ai 1 300 étudiants à la fois. Ca fait 25 ans que j’en ai. Faites le calcul. Ils sont nombreux. Et quand je monte dans le tram’, il y a toujours quelqu’un qui dit : « Oh, madame, vous avez vu, il y avait vraiment le principe numéro quatre, il était… » Je me dis : « Chouette, il y a quelque chose qui a été semé. » Il n’est plus dupe. Mais, c’est chez les jeunes qu’il faudrait semer ça. Or, ce qui est plutôt actuel, on les emmène voir les chars et sautiller autour des Kalashnikovs

Opération de séduction de l’armée envers les enfants.

L’armée est l’école de la docilité évidemment. D’autre part, pour ce que vous avez raconté pour l’armée française qui intéresse les enfants, vous pouvez exactement dire la m^me chose pour la Belgique, et je suppose que c’est dans tous les pays d’Europe pareil. Mon petit-fils est parti aussi dans un camp de l’armée, avec son instituteur. Et ma fille a protesté et tous les disaient : « Mais avec quoi elle vient ? Ca amuse les gosses ! Si maintenant on ne peut plus les emmener à monter sur les chars. » Les parents qui protestent ont l’air de trouble-fête.

A propos des incidents lors de la manifestation à Air France :

Qu’entend-on par méthode violente ? Celui qui met des milliers de gens au chômage ou bien, même si c’étaient eux qui auraient déchiré une chemise de chez Dior ou que sais-je ? Quel est le poids de la violence d’un côté ou de l’autre ? Mais je crois que c’est Berthold Brecht qui disait : « On voit toujours la violence du fleuve, on ne voit pas la violence des berges qui l’enserrent ».

Doute et agis !

Des interventions disaient en résumé : « C’est très bien de douter mais qu’est-ce qu’on peut faire ? »

Et bien, moi, mon dernier flash aux étudiants, c’est toujours « Doute et agis ».

Il faut d’abord douter, et puis il faut bien sûr prendre position. Je dois savoir si je suis solidaire des femmes de Kobané, ou bien des femmes Kamikazes, mais je dois prendre position, je dois agir. Mais je dois d’abord douter et peser les différents éléments de la cause.

 

En 2016, à Marseille:

Le 26 novembre se tiendront “6 heures pour la paix à partir de 13h30 à la faculté Saint Charles à l’initiative du Conseil départemental du Mouvement de la paix des Bouches du Rhône  en partenariat avec l’école de journalisme qui filmera les intervenant-e-s et la librairie Diderot. 
 

Extrait du communiqué de presse :

3 conférences, 3 débats, 6 heures de découvertes et d’échanges pour déconstruire les mécanismes d’incitation à la guerre, découvrir la culture de paix et emprunter les chemins du désarmement nucléaire

 

Voici quelques exemples de traitement de ceux qui ont des doutes sur les guerres: Instituteurs de 14/18, guerre en Afghanistan...

Défense de l'Allemagne en 1939: "nous sommes pacifistes, nous voulons la paix. Nous allons nous défendre."

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