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histoire

La Commune - 1870 - 1871

Publié le par bmasson-blogpolitique

La Guerre et la commune

1870-1871

Illustré de 49 planches

1872

Ce livre est de l'auteur Christian Lebrument.

 

La Guerre de 1870 fut, pour la France, sa première guerre "moderne". Les soldats français partent confiants pour barrer la route du Trône d'Espagne à la Prusse. Deux mois plus tard, Napoléon III s'est constitué prisonnier et les Prussiens encerclent Paris. Dans l'Ouest de la banlieue parisienne, les Prussiens s'installent sur les hauteurs de ce qui est maintenant le Val d'Oise et surveillent les Hauts-de-Seine en attendant que la capitale française, affamée, capitule... Ce livre relate la vie quotidienne dans la commune de Colombes durant ces deux années 1870-1871.

 

"Concert au Palais des Tuileries" 

Artiste inconnu 

1872 

Gravure 

Fête de l'Humanité

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Proclamation de la Commune 

Artiste inconnu  

1872 

Gravure 

Fête de l'Humanité

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Attaque des barricades 

1872 

Artiste inconnu

Gravure 

Fête de l'Humanité 

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Agonie de la Commune 

Artiste inconnu 

1872 

Gravure 

Fête de l'Humanité

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NDLR : Je féminise :
« Les Damné.e.s de la Commune » de Raphaël Meyssan

Un roman graphique en trois parties (Éditions Delcourt, 2017-2019)
et un film d’animation (1h27, ARTE France - Cinétévé, 2021)

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Raphaël Meyssan 

"Les élections de la Commune" 

Fête de l'Humanité

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Fête de l'Huma 

Jean Ferrat 

"La Commune"

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Jean Ferrat - La commune

 

Lire aussi:

 

Publié dans histoire

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Les 150 ans de la Commune de Paris. 29 mai 2021 - Mes vidéos

Publié le par bmasson-blogpolitique

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

Slogans.

Place de la République

 

« Ce n'est pas aux Versaillais de faire la loi!

La vraie démocratie est ici! »

 

« On est là!

Même après 150 ans,

Nous, on est là!

Pour l’honneur des travailleurs

Pour l’honneur de La Commune

Et pour un monde meilleur. »

Correction: en 2021 et non pas 21021!

Roger Martelli.

Les 150 ans de la Commune de Paris.

 

Remédier aux difficultés de la vie quotidienne.

Faire du droit au travail une réalité.

Du côté des ouvrier-ère.s.

Pas du côté des patrons.

Les chambres syndicales et les coopératives décident des choix économiques et sociaux.

Les marchés publics sont soumis à des normes sociales.

Ils conquièrent la gestion par les ouvrier-ères des ateliers abandonnés.

Loi sur la durée du temps de travail.

L'école laïque et gratuite.

Enseignement professionnel revalorisé :

Ouvert aux filles et aux garçons.

Accueil des étranger-ères dans les écoles.

Les arts et la culture doivent être accessibles à tous et à toutes.

Pas qu’à un petit nombre.

Nous allons marcher ensemble vers le Mur des Fédéré.es.

C’est le plus beau cadeau d’anniversaire.

« Vive la Commune ! »

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

Le Temps des cerises.

 

Le Temps des cerises est une chanson dont les paroles furent écrites en 1866 par Jean Baptiste Clément et la musique composée par Antoine Renard en 1868. Bien que lui étant antérieure, cette chanson est néanmoins fortement associée à la Commune de Paris de 1871, l'auteur étant lui-même un communard ayant combattu pendant la Semaine sanglante.

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

Chanson "Ay Carmela"

Chantée par les ancien-enne.s volontaires français.es en Espagne

 

El paso del Ebro (parfois appelé El Ejército del Ebro ou ¡Ay, Carmela !) est un chant anarchiste de la Révolution espagnole, composé à l’origine en 1808 contre l’envahisseur français pendant la Guerre d’indépendance espagnole et réactualisé par les soldats républicains pendant la guerre civile.

 

L’armée de l’Èbre

Rum bala rum bala rum ba bam !

Une nuit passa le fleuve

Ay Carmela, ay Carmela.

Et aux troupes d’envahisseurs […]

Elle donna une bonne raclée […].

L’aviation des traîtres […]

Passe sa fureur sur nous […].

Mais les bombes ne peuvent rien […]

Là où il y a plus de cœur qu’il n’en faut […].

À des contre-attaques enragées […] 

Nous devrons résister […].

Comme nous avons combattu […]

 Nous promettons de résister […].

Le défilé jusqu’au Mur des Fédéré.es.

 

Elle est vivante : VIVE LA COMMUNE !

Le nom du mur renvoie aux derniers moments de la Commune de Paris. L’expérience insurrectionnelle ouverte le 18 mars 1871 voit la garde nationale parisienne — les « fédérés » — confrontée à partir du 21 mars à l’avancée de l'armée de Versailles, entamée à l’ouest de la capitale.

Symbole de l'émancipation ouvrière
De nombreux événements montrent que le mur des Fédérés fut un lieu de commémoration important, un symbole fort d'émancipation et de liberté dans la mémoire militante

 

Plus que jamais, la Commune reste une source d’inspiration et de confiance.

 Le Mur des Fédérés au Père Lachaise (Paris) symbolise la lutte pour la liberté et des idéaux.

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

« La Semaine Sanglante ».

 

Sauf des mouchards et des gendarmes,
On ne voit plus par les chemins,
Que des vieillards tristes en larmes,
Des veuves et des orphelins.
Paris suinte la misère,

 

Les heureux mêmes sont tremblants.
La mode est aux conseils de guerre,
Et les pavés sont tous sanglants.

Oui mais!
Ça branle dans le manche,
Les mauvais jours finiront.
Et gare! à la revanche,
Quand tous les pauvres s'y mettront.
Quand tous les pauvres s'y mettront.

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

« Le drapeau rouge. »

Après les combats sanglants de la Commune, le peuple a gardé le drapeau rouge qui en était le symbole et la chanson Le Drapeau rouge dont les couplets I, III et VI furent écrits en 1877 à Berne par le socialiste Paul Brousse.

Elle a été composée sur la musique d'une chanson de Suisse, Armons-nous enfants de l'Helvétie.

Paul Brousse s'y était réfugié pendant la proscription. Il rajouta les deux derniers couplets après des échauffourées qui eurent lieu en août à Saint-Imier lors du congrès de la fédération jurassienne de l'AIT, l'Association internationale des travailleurs. Lorsqu'il rentre en France, il se désintéresse de la chanson.

 

Les révoltés du Moyen-Âge
L’ont arboré sur maints beffrois.
Emblème éclatant du courage,
Toujours il fit pâlir les rois.

Refrain
Le voilà !, Le voilà ! Regardez !
Il flotte et fièrement il bouge,
Ses longs plis au combat préparés,
Osez, osez le défier !
Notre superbe drapeau rouge !
Rouge du sang de l’ouvrier ! (bis)

 

Il apparut dans le désordre
Parmi les cadavres épars,
Contre nous, le parti de l'Ordre

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

« L’Internationale »

L'Internationale est un chant révolutionnaire dont les paroles furent écrites par Eugène Pottier en 1871 lors de la répression de la Commune de Paris, sous forme d'un poème à la gloire de l'Internationale ouvrière, et dont la musique fut composée par le belge Pierre Degeyter à Lille en 1888.

 

Couplet 1 :
Debout ! les damnés de la terre !
Debout ! les forçats de la faim !
La raison tonne en son cratère,
C’est l’éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout ! debout !
Le monde va changer de base :
Nous ne sommes rien, soyons tout !

Refrain : (2 fois sur deux airs différents)
C’est la lutte finale
Groupons-nous, et demain,
L’Internationale,
Sera le genre humain.

Les 150 ans de la Commune de Paris.

29 mai 2021

Cimetière du Père Lachaise.

 

Ca arrive de partout. Il y a eu un monde extraordinairement nombreux. La foule a mis du temps à arriver au Mur des Fédéré.es.

Les allées ont été envahies. L’ambiance était festive.

 

La Commune

La librairie "Le Monte en l'air" est  encerclée par la police pendant un débat avec Ludivine Bantigny.

 

Est-il vrai que la police a «nassé» une librairie qui organisait un débat sur la Commune ?

A Paris, samedi 29 mai, un cortège catholique a été pris à partie dans le quartier de Ménilmontant. Sur le parcours, une librairie où se tenait un débat sur la Commune de Paris a été encerclée par la police.

(…) La nasse a duré environ une heure, alors que la discussion ayant lieu devant la librairie se déroulait dans le calme. Cette opération policière semble s’être déroulée dans le contexte d’une marche sous tension, organisée par le diocèse de Paris et plusieurs paroisses parisiennes en hommage à des prêtres tués pendant la Commune, dont le cortège traversait le quartier de Ménilmontant samedi en fin d’après-midi.

(…) Les manifestants catholiques sont attaqués physiquement par des personnes leur jetant des déchets de poubelles, dont des bouteilles en verre aux cris de «A bas les Versaillais!», «cassez-vous!», «Paris, Paris, Antifa!» Il est alors environ 17 h 50.

(…) La préfecture de police de Paris, sollicitée, n’a pas encore apporté d’éléments sur cette intervention et sur les raisons qui ont conduit ses effectifs à encercler précisément la librairie. Quant au diocèse, il confirme à CheckNews son intention de porter plainte contre X suite aux violences constatées.

 

 

La Commune.

Le collectif "BlackLines" a réalisé une fresque dans le 11e arrondissement de Paris.

"La Semaine sanglante."

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ALIX PAYEN  infirmière au 153e

Le 16 avril 1871, Alix Payen s’engage comme infirmière au 153e bataillon de la Garde nationale. Elle a vingt-neuf ans, est née Alix Milliet, vient d’une famille bourgeoise (socialement) et républicaine. Elle et sa sœur ont été éduquées comme leurs frères. Illustration du fouriérisme de la famille : le degré de l’émancipation féminine est la mesure naturelle du degré de l’émancipation générale, a écrit Fourier (cité par Engels et Marx dans La Sainte famille).

(…) « Cher Henri,

Je t’écris sans courage, puisque mes lettres ne t’arrivent pas. J’ai grande envie de te voir et je suis triste comme un bonnet de nuit. Dimanche, on s’est tiré des coups de fusil à l’Hôtel de Ville. Le remplacement de Trochu par Vinoy ne contente personne. Ce n’est pas là un changement puisqu’ils combinaient toujours ensemble leurs opérations. On entend dire tout haut que les généraux, qui n’avaient pas de canons à Montretout, ont bien su en trouver pour les braquer sur l’Hôtel de Ville. En effet il y avait là un appareil de mitrailleuses, qu’on eût mieux aimé voir tourner contre les Prussiens. Je vois qu’il faut rabattre de ma confiance dans le Gouvernement. Les généraux n’ont qu’un désir : capituler. »

(…) Une semaine plus tard, elle s’engage :

« Je rêvais d’être ambulancière dans le bataillon d’Henri et de le suivre partout. Je cours à la mairie, je m’adresse à M. S. [...]. Pendant que je préparais ma petite pharmacie, il allait à l’Hôtel de Ville faire signer mon brevet, puis nous partons en voiture découverte pour Issy. Ce petit voyage m’a paru charmant. Il faisait une belle journée d’avril, entremêlée de pluie et de soleil. »

(…) C’est le printemps, les oiseaux chantent, mais Henri Payen meurt le 29 mai, après la Semaine sanglante. La Commune est morte, elle aussi, et beaucoup de ses défenseurs. Le 31 mai, meurtrie, Alix quitte Paris avec Paul, sa sœur et leur mère.

Fin de l’histoire d’Alix : pour subvenir à ses besoins, elle a travaillé chez des photographes, elle a vendu ses aquarelles, plus tard elle s’est remariée. Elle est morte en 1903.

MICHÈLE AUDIN

Louise Michel 2022.

Louis Michel présidente?

Elle a tous les attributs de la punk:

épingle à nourrice, coiffure iroquoise, tatouages dans le cou.

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Élisabeth Dmitrieff : féministe, socialiste, communarde.

(…) Née de l’union illégitime d’un aristocrate russe et d’une infirmière allemande dans la Russie rurale, Élisabeth Dmitrieff gagne Genève à 16 ans pour étudier la propagande socialiste et féministe et s’impliquer dans leur mise en œuvre. Elle arrive ainsi à Paris expérimentée, avec un solide bagage intellectuel : sa propre trajectoire géographique l’a déjà amenée des périphéries de l’engagement politique international jusqu’à son centre. En dépit de la marginalisation qu’elle a subie en raison de son genre, de ses origines « bâtardes » et rurales, de sa jeunesse et de son statut d’étrangère, Dmitrieff a su se saisir de ce moment révolutionnaire.

(…) De plus en plus politisée, elle s’implique dans le mouvement militant de la jeunesse de Saint-Pétersbourg, rencontre les idées de Marx dans la revue Rousskoe slovo (« Le Mot russe »).

(…) À son arrivée, Dmitrieff se plonge dans la vie politique genevoise. Aux côtés de l’importante communauté russe de la ville, parmi laquelle figurent plusieurs futurs communards, elle fonde la section des émigrés russes de Genève de l’Internationale.

(…) Elle arrive à Londres en décembre 1870, munie d’une lettre de la section genevoise la présentant à Marx sous son nom d’épouse, « Mme Élisaveta Tomanovskaya ». Pendant les trois mois qui précèdent l’éruption de la Commune, Dmitrieff assiste aux réunions de l’Internationale de Londres, étudie le mouvement syndical britannique, discute et débat avec Marx et ses collègues, se lie d’amitié avec ses filles.

(…) L’Union des femmes et la Commune.

Paris

La Commune

2 Communardes

Rosa Bordas

Victorine Brocher.

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Paris

La Commune

5 Communardes

 

Marceline Adolphe Clairiot

Euphrasie Vincent

Elisabeth Rétiffe

Nathalie Le Mel

André Léo

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Paris

La Commune

3 Communardes

 

Joséphine Marchais

Léontine Suetens

Marie Christe

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Paris - La Commune 

150 ans 

Les artistes de Ménilmontant.

"N'oubliez pas que l'utopie sera la réalité de demain".

D'après Victor Hugo dans "Les Misérables".

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Paris.

La Commune.

Elisabeth Dmitrieff.

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Paris. 

La Commune.

Nathalie Le Mel

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Paris. 

La Commune.

Paule Mink.

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Théophile Ferré, né à Paris le 6 mai 1846 et mort exécuté à Satory près de Versailles en novembre 1871 est une personnalité de la Commune de Paris. Clerc d’avoué, militant blanquiste, il est condamné à quatre reprises sous le Second Empire pour ses opinions politiques.
Théophile Ferré fut arrêté dans la nuit du 8 au 9 juillet, puis comparut en août-septembre 1871 devant le 3e conseil de guerre. On l’accusait en particulier d’avoir donné, le 18 mars, l’ordre de livrer le général Lecomte, d’avoir incendié, en mai, le Palais de Justice, et surtout émis l’ordre non signé : « Flambez Finances. » Il s’en défendit avec beaucoup de dignité et rien ne semble moins prouvé. 

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Les Ogres de Barback.

Sortie du disque dans un mois.

Illustration de Cool Stand.

Des artistes de toutes générations ont réorchestré des chansons de La Commune de Paris.

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1871 

Nathalie Le Mel 

Son anniversaire est fêté.

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1871 au féminin.
 Liste de livres de poche 
dans "Le Monde" 

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Roger Martelli

La Commune, un espoir mis en chantier

Fête de l'Humanité

09 21

 

Commémorer la Commune de Paris, c’est une manière inventive, créative, fantastique.

Ca n’allait pas de soi, pas seulement pour des raisons de crise sanitaire.

Emmanuel Macron aime bien le « et – et » et le « en même temps ».

« Et de gauche, et de droite ».

« Et libéral, et autoritaire ».

Cette année, nous avions deux anniversaires : le bicentenaire de la mort de Napoléon et le cent cinquantième anniversaire de la Commune de Paris.

On pouvait s’attendre à ce que l’Elysée décide de « Et – et ».

Ben non. Il ne l’a pas fait. Il a « oublié » la Commune de Paris, comme la République officielle pendant des années avait voulu l’oublier et comme justement on ne peut pas l’oublier.

Ceux et celles qui l’ont commémorée ont raison et pas ceux et celles qui mettent un voile sur la Commune. D’ailleurs Sthathis (Kouvélakis, NDLR) l‘a dit : la Commune de Paris est un élément fondateur de la modernité des XIXe et XXe siècles, de l’histoire sociale et démocratique de notre pays, depuis 150 ans.

Pourquoi ? Il suffit de la regarder.

C’est une Révolution populaire. C’est la troisième révolution du XIXe siècle. C’est un événement qui ne se décide pas, qui est inattendu, qui n’est pas programmé, mais à un moment donné, une part importante ou une fraction de ce peuple se dresse contre ce qu’il estime insupportable, inadmissible, contre une légalité que ce peuple juge illégitime.

La Commune de Paris est un mouvement populaire exceptionnel.

C’est un moment de politisation sans équivalent dans le cours de l’histoire « tranquille » démocratique.

Des dizaines de milliers d’individus se réunissent, parlent, débattent, discutent, dans des ateliers, dans la Garde nationale, dans des clubs. En règle générale, iels ne parlent pas.

Les « Invisibles » arrivent sur le devant de la scène. On ne les voit pas dans la vie politique et sociale. Les « Sans voix » se mettent à parler avec une envie farouche, ce qui caractérise la Commune de Paris.

Si l’on parle, c’est parce que l’on veut prendre son destin en main, directement, soi-même.

Une population décide de prendre ses affaires en main.

La Commune de Paris a été très brève.

Elle a pris des décisions peu appliquées parce qu’iels n’ont pas eu le temps de le faire. Comment les choses se seraient développées avec le temps ?

La démocratie prend un tour nouveau.

Il ne s’agit pas seulement, de temps à autre, de désigner des représentant.e.s.

C’est l’expression du désir d’une démocratie plus directe, plus implicative, plus citoyenne.

 

Les élections du 26 mars.

C’est la mise en place d’une assemblée. Communale ? Parlement ? Gouvernement ?

On ne sait pas et peu importe.

Pendant 72 jours, cette assemblée va débattre, décider, et elle est à l’image de la société elle-même. Cela ne s’était jamais vu et ne se reverra plus ensuite.

Elle est à l’image de ceux et de celles qui l’ont désignée.

C’est une parenthèse où les citoyens et les citoyennes ont fait irruption dans les procédés de prise de décisions permanentes.

C’est un souffle d’air frais dont on aurait bien besoin aujourd’hui, alors que notre démocratie s’essouffle et peine.

 

C’est une manifestation de colère contre le l’ordre et le désordre existant.

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Notre commune.

Compagnie Théâtre Amer

Fête de l’Humanité

09 21

 

En 2019, Mathieu Coblentz fonde, au Guilvinec, en pays Bigouden, la compagnie Théâtre Amer. En 2021, il adapte et met en scène Fahrenheit 451 de Ray Bradbury. Il recrée et interprète aux côtés de Vincent Lefèvre Notre Commune, histoire méconnue racontée sur un char. 

Son nom est une incantation, un appel à l’élaboration d’un théâtre qui soit reflet du monde, de sa beauté comme de sa rudesse, de sa violence comme de sa tendresse.

Depuis 150 ans, deux spectres de communards, hantés par l’oubli dans lequel on les a plongés, déambulent sur un char monumental racontant la formidable histoire de la Commune de 1871. Le déploiement des machineries, les artifices, les marionnettes, la musique et les chansons viennent ré-enchanter l’Histoire.

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Notre Commune 

Théâtre Amer 

Fête de l'Humanité

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La Commune 

BD - Raphaël Meyssan.

Fête de l'Humanité 

La destruction de la colonne Vendôme;

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La Commune 

BD - Raphaël Meyssan.

Fête de l'Humanité 

Jules Ferry, un républicain contre le peuple.

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La Commune 

BD - Raphaël Meyssan.

Fête de l'Humanité 

Les barricades - Le désespoir.

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La Commune 

BD - Raphaël Meyssan.

Fête de l'Humanité 

Les Femmes.

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La Commune 

BD - Raphaël Meyssan.

Fête de l'Humanité 

Victorine B. Souvenirs.

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Elisabeth Dmitrieff 

La Commune 

Fête de l'Humanité 

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Jules Vallès 

La Commune 

Fête de l'Humanité 

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Maria Deraismes 

La Commune 

Fête de l'Humanité

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La Commune de Paris.

Exposition à la fête de l'Humanité à Rouen.

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 « Dans toutes les phases de votre vie, la loi vous déclare incapables ».

Maria Deraismes.

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Les épidémies au Havre

Publié le par bmasson-blogpolitique

Les épidémies au Havre

 

 

1340 – 1380 –

La peste noire en Normandie :

 

(…) Guy Bois estime que la Normandie orientale a perdu la moitié de sa population entre les années 1340 et 1380. Chiffre imparfait puisqu’il cumule les décès de la peste, mais également les désertions provoquées par la peur et par la guerre de Cent Ans. Quoi qu’il en soit, jamais une épidémie ne fut aussi meurtrière dans l’histoire.

 

La Peste noire dans l’Occident chrétien et musulman - 1346/1347 – 1352/1353.

 

Premier lazaret à Venise en 1423 :

 

Les symptômes de la peste :

 

Paul Furst 

Costume de médecin 

Peste au 17 e s 

Paris 

Pavillon de l'Arsenal 

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Le médecin est équipé d'un masque dont le long nez est rempli de fleurs et de plantes aromatiques.

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Mi-mars de 1594 :

La peste est signalée dans la ville. Aussitôt plusieurs mesures sont prises pour isoler les malades, seul moyen connu alors d'éviter la contagion.
Selon le règlement, le "chirurgien de la contagion" s'isole lui aussi dans un logis qu'on se hâte de lui aménager.
Le médecin et ses aides portent un costume spécial fourni par la commune; il est fait de toile bleue marquée d'une croix blanche, d'un bas de chausses (culotte), d'un bonnet et d'une paire de souliers.
En décembre, l'épidémie de peste est terminée, Jehan Couillard, le "chirurgien dangereux" doit encore attendre six semaines avant de reprendre contact avec ceux qui ont échappé à la contagion, il pourra alors percevoir les 33 écus d'or pour solde de son dévouement.


source: Jean Legoy - Le peuple du Havre et son Histoire - Des origines à 1800

 

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Depuis 1517, épidémies au Havre
  • 1517 : MALARIA (Chez les ouvriers au travail sur les chantiers du port et de la ville construite en milieu marécageux)
  • 1560/1563 : PESTE (surtout en 1563, frappant l’armée d’occupation anglaise)
  • 1594/1595 : PESTE
  • 1625 : PESTE
  • 1637/1639 : PESTE
  • FIN 1671 : VARIOLE (petite vérole)
  • 1690 : Plus de 2000 décès en été, dont 302 enfants (à rapprocher des décès de 1876 par entérite infantile en saison été/automne)
  • 1690 : SCORBUT
  • 1694 : TYPHUS
  • 1785 : ÉPIDÉMIE INFANTILE : Creusement des bassins. Maniement massif de la vase
  • 1793 : TEIGNE : Creusement des bassins. Maniement massif de la vase
  • 1794 : TYPHUS (784 décès)

1563 – La peste règne au Havre :

 

(…) Après un siège catastrophique, la ville est reprise, en juillet 1563, par les armées de Charles IX. La peste règne. Le port tombe en ruine. Lors de sa visite au Havre, en septembre 1603, Henri IV prend des mesures pour remettre le port en état et pour relancer le commerce maritime.

Épidémies et commerce maritime au Havre de 1848 à 1918. Aspects de la géographie médicale du port.

 

Le choléra en 1848.

 

Une épidémie de choléra a tué 12 personnes au Niger sur quelque 200 cas officiellement recensés dans trois régions proches du Nigeria, apprend-on. 213 cas de choléra ont été détectés au Niger dont 12 décès à la date du 6 août 2021 dans les régions de Maradi, Zinder et Dosso.

https://www.koaci.com/ARTICLE/2021/08/09/NIGER/SOCIETE/NIGER-UNE-EPIDEMIE-DE-CHOLERA-FAIT-12-MORTS-SUR-213-MALADES_153064.HTML#:~:TEXT=UNE%20éPIDéMIE%20DE%20CHOLéRA%20A%20TUé%2012%20PERSONNES,DANS%20LES%20RéGIONS%20DE%20MARADI%2C%20ZINDER%20ET%20DOSSO.

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NDLR : il suffit de seaux et de lits pour soigner du choléra ?
L’OMS au secours du Niger où le choléra a fait 35 morts.

Les autorités sanitaires nigériennes ont dressé un nouveau bilan du choléra, faisant état de trente-cinq personnes décédées des suites de la maladie, depuis son apparition, début août, à ce jour, jeudi 19 août 2021. Face à la situation qui devient inquiétante, l’OMS a apporté son soutien aux autorités sanitaires.

(…) Pour aider à combattre l’épidémie de choléra qui frappe durement le pays, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a mis à la disposition du Niger un lot d’équipements d’une valeur de 172 millions de francs CFA, selon les autorités sanitaires, qui ont détaillé avoir reçu des lits adaptés, de seaux en plastique, de lampes, de réservoirs d’eau, entre autres.

Choléra 
Marche de l'Inde vers l'Europe 
1831 
Paris 
Pavillon de l'Arsenal.
 
En août 1817, une épidémie décime la population indienne.
En novembre, le camp militaire qui stationne au Bengale est touché.
5 000 personnes y meurent en cinq jours.
En se déplaçant, les hommes propagent l'épidémie de choléra-morbus en 1831.
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Epidémie de choléra de 1892 
Paris 
Pavillon de l'Arsenal 
 
Adolphe Alfand, ingénieur de la ville de Paris, se félicite des travaux du baron Haussmann dans Paris.
"Les maladies épidémiques ont décru  dans des proportions considérables."
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La quarantaine au XIXe siècle.

 

 

En 1873, 14 décès havrais à cause du  choléra.

En 1884, des cas de choléra sont signalés à Yport.

 

Le choléra au Havre de 1892 et 1893 : 500 morts.

 

 

La peste bubonique en 1901. Le rôle des rats.

 

Le Havre envoyait ses bateaux à désinfecter à Cherbourg avant 1865 :

 

 

En 1897, possibilité d’isolement dans le bassin Bellot :

 

Espérance de vie

1807

Paris

Pavillon de l'Arsenal

1807: 32 ans.

1900: 44 ans.

Accroissement de la durée de vie.

- Création des égouts.

- Choléra maintenu.

- Lavage des mains à la chlorure de chaux avant un accouchement (Ignace Semmelweis)

- Création de larges boulevards

- Plantation d'arbres.

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La peste est une anthropozoonose, c'est-à-dire une maladie commune aux humains et aux ... de peste de 1920, une centaine de cas dont 34 décès (quartier des chiffonniers de Saint-Ouen), contamination par péniche venue du Havre.

 

Source Wikipédia.

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Graph

Le Havre

Cathédrale Notre-Dame

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Crécy, le champ de bataille

Publié le par bmasson-blogpolitique

Crécy, le champ de bataille.

 

Crécy-en-Ponthieu est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France. Depuis le 13 février 2020, la commune fait partie du parc naturel régional Baie de Somme - Picardie maritime.

Le 12 juillet 1346, Edouard III débarque dans le Cotentin à Saint-Vaast-La-Hougue avec environ 12000 hommes.

La bataille de Crécy oppose, le 26 août 1346, l'armée du royaume de France à l'armée d'Angleterre, venue pour saccager et piller les terres proches des rivages de la Manche.

C’est le succès des archers anglais à Crécy - Les chevaliers du roi Philippe VI de Valois sont taillés en pièces par les archers du roi d’Angleterre.

La bataille de Crécy, le 26 août 1346, est le prélude d'une querelle dynastique qui va opposer pendant plus d'un siècle les rois de France et d’Angleterre. Crécy est l'une des plus grandes défaites militaire de la France au cours de la guerre de Cent Ans. Les archers anglais prennent le dessus sur la chevalerie française.

 

Musique :

Ulv Orn Bjornsson                                              

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

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Jean-Claude Brialy - Le Ruisseau des Singes - Joséphine Baker

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Jean-Claude Brialy

Le Ruisseau des Singes

Autobiographie

Robert Laffont – 2000

 

Jean-Claude Brialy a rompu avec sa famille. Il décrit un embrigadement paternel quasi militaire et sa révolte l’a poussé au-dehors de sa famille. Il refusait de se soumettre aux règles en norme. Il a épargné l’argent de sa solde pendant son service militaire pour claquer la porte et s‘installer à Paris pour y faire du théâtre. Comme Michel Serrault, il rêvait d’une carrière au cirque.

Une fois la porte familiale franchie, il ne parlera plus de ses parents. Jusqu’à la maladie de son père apprise deux ans avant son décès. C’est pour sa mère qu’il se préoccupe. Il la fera venir, une fois veuve, à Paris, pour qu’elle ne soit pas seule.

Puis, ce sera la guerre avec son frère, pour la succession. Sous prétexte qu’il a de l’argent et qu’il a réussi dans sa carrière, il lui refuse sa part d’héritage et le spolie. Les avocats vont s’en mêler. C’est une injustice de plus !

Jean-Claude Brialy a souffert de son homosexualité tout au long de sa vie. Ses parents le savaient et l’ont rejeté, sans en parler ouvertement. Il ne parle pas de sa souffrance directement. Mais elle se ressent à mots couverts. Ce qu’il n’a pas trouvé dans sa famille, il l’a cherché dans le monde du spectacle. Sans le trouver non plus, tant la compétition y est intense. Mais il a su y trouver sa place, particulièrement auprès des acteurs et actrices en fin de vie. Il les protégera, les écoutera  et les accompagnera jusqu’au cimetière. Il avait peur de la solitude pour lui-même et pour les autres.

 

La mort a été sa préoccupation centrale tout au long de sa vie. Il a trouvé refuge auprès de Marie Duplessis, cette femme qui a inspiré la Dame aux Camélias d’Alexandre Dumas fils. Il s’est plaint que les jeunes ne connaissaient plus les ancien-enne-s acteur-rice-s qu’il a admiré-e-s dont Pierre Brasseur, Louis Jouvet, Pierre Fresnay, Marlène Dietrich, Joséphine Baker,  etc. La question  de la mémoire après la mort a été la plus importante. Comment survivre à la mort ?

 

Page 43 – Les femmes tondues :

« Nous regagnâmes alors Angers, où la Libération fut, comme dans toutes les autres villes de France, une grande fête doublée de règlements de comptes sordides, et je garde la vision répugnante des femmes tondues sur lesquelles la foule en colère vidait toute sa haine. »

 

 

Page 47 – Humour* à la « Brialy » :

Quand on lui disait : « Silence à l’appel », au lycée militaire, alors qu’il avait redoublé sa cinquième, il susurrait « Silence au râteau ». Ce qui faisait rire ses camarades.

 

Page 149 ; Sa définition de la « Liberté » :

En 1959, il se remet à Garches d’une opération des cervicales. Il repense à sa longue immobilisation et apprécie de vivre à nouveau sans contrainte ni douleur.

« Quand on a la chance, comme moi, de pouvoir aller et venir, de regarder les autres, de profiter de la lumière, du soleil, d’un tableau, de manger, de boire, de danser, d’écouter de la musique, de voyager, pourquoi ne pas vivre cette merveilleuse liberté ?

 

Page 189 – Edith Piaf :

« Ce qui frappait, c’étaient ses yeux, ses yeux immenses. »

 « Elle avait une voix claire et une articulation extraordinaire. Tout était modulé, chaque syllabe de chaque mot. »

« Et ce rire ! C’était d’ailleurs ce qu’elle aimait le plus au monde, rire. Rire de tout, tous les prétextes étaient bons. »

Quand Charles Dumont vint lui présenter la chanson « Mon Dieu », elle « comprit que la chanson était pour elle, que Charles lui faisait un magnifique cadeau, et elle voulut le lui rendre en l’interprétant. »

« Edith et ses amants ; c’était un sacré roman ! Elle les quittait toujours parce qu’elle ne supportait pas d’être abandonnée. Comme cadeau d’adieu, elle leur offrait une montre Cartier. »

 

Page 197. Raimu, fétichiste des pieds :

« C’est grâce à Marie Bell que Raimu entra à la Comédie Française en 1943. (…) Elle m’avoua (= Marie Bell à Jean-Claude Brialy, NDLR) que Raimu était un véritable fétichiste des pieds de femme, et quand elle voulait lui faire plaisir elle envoyait valser sa chaussure et lui présentait son pied. Ca le rendait littéralement fou de joie ! »

 

Page 266 – Valentine Tessier, maîtresse de Gallimard et de Renoir :

C’est la première fois que l’on parle officiellement d’un maîtresse de Pierre Renoir. La discrétion a toujours été assurée sur ce sujet.

« Extraordinaire ! A quatre-vingts ans, elle regrettait le temps des amours ! Les hommes avaient beaucoup compté dans sa vie, elle fut la maîtresse de Gaston Gallimard, de Pierre Renoir, dont elle disait : « J’étais très amoureuse de lui, mais il n’était vraiment pas gai ! »

 

Pages 318-319 – L’alcoolisme sur le tournage de la « Grande Illusion » :

Françoise Giroud a été une assistante de Jean Renoir sur le tournage de ce film. Mais Jean-Claude Brialy nous raconte la version de Jean Gabin. « Le point commun à tous leurs récits, (…) c’est qu’ils étaient ronds comme des queues de pelle la moitié du temps ! (…) « Qu’est-ce qu’on a bu…, tous ces vins, d’Alsace, de Moselle, du Rhin, on était beurrés* du matin jusqu’au soir ! »

*

Lannion

"En beurre ...amour"

Ah! Une crêpe au beurre. Miam!

 

Page 319 – Jean Gabin parle de  Louis Jouvet :

« Je me souviens d’une chose, l’abbé (c’est le surnom que Jean Gabin donne à Jean-Claude Brialy pendant le tournage de L’Année sainte). Le Louis, il avait fait des études de pharmacie. Et comme pendant le tournage, je souffrais d’hémorroïdes, il m’a dégoté une crème miracle. Alors, tu vois, Jouvet, c’était quelqu’un ! »

Belmondo et Gabin 

"Un singe en hiver"

1961 - 1962. 

Réalisé par Henri Verneuil.

Dialogues de Michel Audiard.

Villerville

La gifle de Jean Gabin dans "Un singe en hiver".

C'est du sérieux qui fait mal!

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Jean Gabin – Page 138 :

Près de l’Olympia, dans un des bars attenant à la fabuleuse salle de spectacle, Sim rencontre une prostituée « Lulu la Banquise ». Un soir, elle lui demande un service. Elle aimerait avoir un enfant d’un artiste. Sim est affolé ! Mais non. Elle pense à Jean Gabin. Elle aimerait que Sim organise la rencontre.

Voici la réponse de Jean Gabin :

« La proposition n’est malheureusement plus valable car on est en pleine décadence. A l’heure qu’il est, j’ai soixante-dix berges et Madame doit tapiner aux Halles. Dans le domaine de la procréation, faut pas faire des mômes quand on baise avec des béquilles ! »

 

Sim.

Elles sont chouettes mes femmes.

Editions Flammarion – 1986.

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Page 337 – Joséphine Baker :

« C’était un clown, une chanteuse, une danseuse, une acrobate, une contorsionniste. »

Après son expulsion des Milandes où elle avait accueilli tous ses enfants adoptés, Jean-Claude Brialy remet en scène cette grande actrice du Music-Hall. Il lui fallait une robe, mais aucun créateur ne veut s’en occuper. Seule, Jeanine Six se présenta : « « Moi, je suis un prêt-à-porter de luxe, et si ça ne vous fait pas peur mes cinq ouvrières sont d’accord pour travailler bénévolement jour et nuit pour cette femme merveilleuse. »

A sa mort, « les musiciens de l’orchestre de Louis Armstrong jouèrent pour elle, en souvenir de cette femme qui, dans les années 1920, fut chassée de certains hôtels avec ses musiciens parce qu’ils étaient noirs, et qui dut faire un scandale pour être entendue. » (p 345)

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Page 350 – Isabelle Adjani et Adèle H :

Le couple Isabelle Adjani-André Dussolier se sépare. Jean-Claude Brialy la reçoit chez lui pour qu’elle fasse le point. Il a énormément d’admiration pour elle. « Ensuite, sa carrière s’emballa, tout le monde la réclamait. Elle démissionna du Français après quelques beaux succès pour pouvoir rejoindre Truffaut dans L’Histoire d’Adèle H. »

 

Page 375-376 – La bio de Marie-Antoinette :

Jean-Claude Brialy a l’art de résumer en peu de mots l’essentiel d’une vie. Il pense que Marie-Antoinette a été « choisie sur catalogue pour devenir la reine de France ».

Il voudrait tourner un film sur la fuite à Varennes car « la réalité la rattrapa avec ce périple qui l’obligea, pour la première fois, à agir en femme responsable. »

Il pense que durant ces deux jours, la famille royale vécut dans la peur d’être reconnue, mais on imagine aussi « la découverte de leur pays, de leur peuple, de la campagne et des paysans. »

Il pense que le couple n’aurait pas pu mourir sans avoir « contemplé le pays, et ses beautés, en ce premier jour d’été ».

Ettore Scola, le réalisateur du film, voulait qu’il y ait Jacob, « le coiffeur de la reine, obligé de fui avec eux par peur d’être exécuté. C’était un pauvre type un peu baroque, homosexuel, à la fois excentrique et tragique. »

 

Page 379 – Don Juan :

Il décrit Marcello Mastroianni comme quelqu’un qui n’avait pas « une goutte de cynisme » en lui. « Jamais de froideur, c’était l’inverse du don Juan, du collectionneur, il était toujours amoureux, réellement amoureux, ne trichait pas et essayait de se tirer des éventuels faux pas comme il le pouvait ».

NDLR : la marge entre les deux me semble bien mince…..

 

Page 409 – Frédéric Lemaître :

Jean-Claude Brialy, directeur du théâtre des Bouffes-Parisiens, rencontre, vers la fin de sa vie, Eric-Emmanuel Schmitt. Ils discutent de pièces de théâtre à jouer dans son théâtre et apprend que Schmitt a écrit une pièce pour Belmondo qui va interpréter Frédéric Lemaitre. « O rage ! O désespoir ! Frédéric Lemaître était l’autre grand personnage qu’avec Lacenaire j’avais toujours rêvé de jouer ! »

 

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Greta Garbo

Marlène Dietrich

Jean Gabin

Page 318, Brialy explique que Greta Garbo, à Los Angeles; venait chaque mois encaisser le prix du loyer de la maison qu'elle louait à Marlène Dietrich et à Jean Gabin.

 

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"Il faut arrêter de tout interdire parce que je n'arrive plus à tout désobéir."
 
Emily sur Twitter.
11 20
 
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Page 75 – Le baiser de Jean-Claude Brialy :

Elle tourne dans le film de Roger Vadim, « Château en Suède », en 1963. Jean-Claude Brialy est le fiancé de Françoise Hardy dans le film. Il la menace de l’embrasser pour de vrai, « ce qu’il fit pour mon plus grand déplaisir ».

Françoise Hardy

Le désespoir des singes

Et autres bagatelles.

Editions Robert Laffont. 2008

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Tu es libre de penser que tu es con, mais tu es con de penser que tu es libre.

Proverbe.

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Joséphine Baker au Panthéon

Journal du Dimanche

 

Joséphine Baker rejoint  5 femmes qui y reposent :

S. BERTHELOT, M. CURIE, G. DE GAULLE, G. TILLION &S. VEIL.

 

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Joséphine Baker en France.
A la recherche de la fraternité humaine.
 
Le Panthéon va accueillir Joséphine Baker.

Joséphine Baker va rejoindre la place des "Grands hommes" pour devenir la 6ème femme, et première femme noire, à y reposer. Objectif atteint pour les auteurs de la pétition "Osez Joséphine au Panthéon". Danseuse, meneuse de revue, mais aussi militante contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis, engagée dans l'armée française pendant la seconde guerre mondiale, cette femme à la personnalité volontiers provocatrice et ambiguë a porté bien des luttes. 

JOSÉPHINE BAKER - PREMIÈRE ICÔNE NOIRE

 

Adulée en Europe, Joséphine Baker se heurtera au racisme de l’Amérique ségrégationniste, son pays natal. Serti de superbes archives, le récit du destin hors du commun de la première star noire et de ses combats.

La marche pour les droits civiques, à Washington, demeure "le plus beau jour de [sa] vie". En ce 28 août 1963, vêtue de l’uniforme de la France libre, Joséphine Baker est la seule femme à s’exprimer, aux côtés de Martin Luther King, devant une foule mêlant Blancs et Noirs. Ce discours est l’aboutissement d’une vie de succès mais aussi de brimades et de luttes. Enfant pauvre du Missouri, Joséphine fuit, à 13 ans, la famille de Blancs qui la traite en esclave pour suivre une troupe de théâtre. Après une incursion dans le music-hall à New York, elle saisit au vol la proposition d’un producteur qui monte un spectacle à Paris. Avec son animation et sa plus grande tolérance, la Ville lumière la conquiert. Ses habitants, et bientôt toute l’Europe, s’entichent de cette tornade scénique, dont l’ébouriffante danse et les multiples talents (chant, danse, comédie) collent à la frénésie des Années folles.

ESPIONNE POUR LA RÉSISTANCE

À une époque où l’on exhibe les "indigènes" comme des bêtes de foire, Joséphine devient l’objet d’une sincère adulation mais aussi de fantasmes coloniaux peu reluisants. Ses tournées américaines ravivent en outre les traumatismes de l’enfance : elle se fait refouler des hôtels et la critique la prend de haut. Quant à la communauté noire, elle l’accuse de n’avoir rien fait pour les siens. Désemparée, la star comprend qu’elle trouvera sa voie dans l’engagement politique. La guerre de 1940 lui en donne l’opportunité. Avec courage, Joséphine Baker entre dans la Résistance en qualité d’espionne. Puis, en 1951, à l’occasion d’une tournée en Floride, elle exige l’ouverture des salles de concert au public noir, et dénonce le racisme ambiant au point de s’attirer les représailles du FBI.

Nourri d’extraits parfois poignants de ses mémoires, d’entretiens et d’un riche fonds d’archives, où la star apparaît débordante d’énergie et toujours souriante – elle aimait donner le change – mais plus sereine à mesure qu’elle trouve sa voie, ce film brosse l’émouvant portrait de la première icône noire.

Elle fait le ménage dès son plus jeune âge.

 

Elle mène la revue des Folies Bergères.

 

Elle épouse Jean Lion.

 

Elle est une résistante pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Elle poursuit ses activités de résistance depuis le Maroc.

 

A 57 ans, elle marche pour les droits civiques.

 

Elle était scandaleuse et engagée.

Joséphine Baker

Brut

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Joséphine Baker.

Démagogie et mensonge de Ménard qui se prétend féministe et antiraciste!

Vous croyez aux miracles?

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Joséphine Baker.

Un fils de collabo nazi s’indigne de la panthéonisation d’une résistante. 

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Joséphine Baker « chez les petits d’Espagne ».

"Ce Soir", 11 juin 1937.

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 Joséphine Baker est récupérée comme l'a été Martin Luther King.

Black America - Caroline Rolland-Diamond

 

Caroline Rolland-Diamond met en perspective historique longue les deux grandes « traditions » de mobilisation individuelle et collective des Noirs : « la tradition d'orientation libérale ou réformiste qui s'appuie sur les institutions du pays pour revendiquer l'égalité de traitement et l'inclusion sociale, et la tradition radicale qui critique sévèrement ces mêmes institutions et réclame une transformation profonde de l'économie et de la société américaines ».

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Honfleur 

Musée seconde guerre mondiale 

Joséphine Baker 

Blockhaus de la gare 

Cette période de la guerre secrète du Lieutenant Joséphine Baker, souvent ignorée du grand public, fut officiellement reconnue par le Général de Gaulle qui, par sa lettre manuscrite de 1946 qui lui rend un chaleureux hommage. La légion d'Honneur qui lui fut décernée à titre militaire pour services rendus à la France en est le fleuron.

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Joséphine Baker au Panthéon : sa vie en quatre tableaux et en chansons au fil de la cérémonie.
La chanteuse star, qui fut aussi résistante, militante des droits humains et maman de 12 enfants adoptés, fait son entrée ce mardi dans le temple de la République française

(…) Après une minute de silence, « La Marseillaise », chantée par le chœur de l’armée française, conclura la cérémonie.

(1) Selon la volonté de ses enfants, sa dépouille reste à Monaco. Le cercueil contiendra de la terre de quatre endroits chers à son cœur.

Joséphine Baker au Panthéon, 46 ans après sa mort.
 
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Joséphine Baker au Panthéon.
Elle chasse Zemmour d'un très joli coup de pied.
Nous l'appellerons le "pas antifa".
 

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Joséphine Baker au Panthéon.
Hommage de la Nation.
 
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En 1969, JP Belmondo était JL Mahé, riche propriétaire à La Réunion pour la caméra de F Truffaut dans "La Sirène du Mississippi" Le film était adapté d'un roman de William Irish situé à La Nouvelle Orléans en 1880, 15 ans après l'abolition de l'esclavage
Fondation pour la mémoire de l’esclavage.
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C'était Belmondo. L'interprète inoubliable de Pierrot le Fou et l'ancien président du syndicat CGT des comédiens et acteurs. Salut l'artiste. Repose en paix camarade.
Benjamin Amar.
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L'acteur Jean-Paul Belmondo, monstre sacré du cinéma français, est décédé lundi à son domicile à Paris à l'âge de 88 ans, a annoncé son avocat à l'AFP.
L’Humanité.

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Jean-Paul Belmondo dans le Maîtron
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Jean-Paul Belmondo 
Secrétaire général du syndicat des acteurs CGT.
Réunion du 17 novembre 1964. 
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La vision des féministes est tout autre.

La scène du viol est limite dans le film "Le Magnifique". Bon, j'aime le film alors je pardonne. Mais c'est vrai que la vengeance est difficile à admettre.
Les années 1950 à 1980 sont les années de lutte contre le féminisme. Belmondo est invincible et est un digne représentant de la gente masculine.
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Bébel au Bois Dormant 
No Name
 
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Quelle histoire nous raconte le calvaire de Canville-les-Deux-Eglises ? Pays de Caux

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Canville-les-Deux-Eglises

Canville-les-Deux-Églises est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Arrondissement de Rouen Communauté de communes Plateau de Caux- Fleur de lin. A  6,6 km de Doudeville.

Petit village cauchois offrant un accès facile à plusieurs plages et stations animées (port de St Valéry en Caux).

 

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Calvaire en pierre

Déjà une circulaire ministérielle, antérieure à la loi nouvelle, interdisait les restaurations de calvaires, comme celles qui avaient eu lieu dans notre région pour les calvaires de Butot en 1855, les croix de la Moinerie à Arques, relevée par l’abbé Cochet, la Croix à la Dame rétablie en 1855, le calvaire de la Gaillarde, le calvaire d’Epinay, près Duclair, restauré en 1893.

(…)

Est-il besoin d’ajouter que les Croix de Blengues, comme la Croix de Bacqueville, ont leur légende ? Si vous demandez, en effet, leur origine, on vous répondra qu’au temps jadis, le sire d’Auzouville et le sire d’Auberbosc aspiraient tous deux à la main de la demoiselle de Blengues. Egalement épris des beaux yeux de la châtelaine, aucun ne voulut céder. On décida donc de s’en remettre à la fortune des armes, et un furieux combat s’engagea où les deux chevaliers périrent ensemble dès le premier choc. Ils furent inhumés à l’endroit où ils avaient combattu et la demoiselle de Blengues voulut qu’une croix fut élevée sur le tombeau de chacun de ceux qui avaient combattu pour elle. Et, comme la légende est toujours une peu malicieuse, – surtout en pays cauchois – elle ajoute que la croix la plus belle et la plus somptueuse fut dressée là où reposait celui des deux chevaliers qu’elle préférait secrètement à l’autre ! Telle est la légende. Les sires d’Auzebosc et d’Auzouville se sont-ils jamais battus ? Leurs corps reposent-ils sous « les Croix de Blengues » ? Difficile énigme, mais il est certain que la demoiselle de Blengues fut une des plus jolies Cauchoises de son temps, car il est bon de rappeler que l’aventurier espagnol Pedro Nino l’adora en secret et en fit la « dame de ses pensées ».

 

Village Auzouville-Auberbosc

Mon aquarelle

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M. Briand :

« constituant un embellissement du pays, ont aux yeux des habitants une valeur de sentiment ou marquent le caractère pittoresque d’une région ».

CROIX ET CALVAIRES NORMANDS
par
Georges DUBOSC

Première parution dans le Journal de Rouen du 9 juillet 1905.

Quelle histoire nous raconte le calvaire de  Canville-les-Deux-Eglises ?

De quand date-t-il ? du 18e siècle ?

Des hommes, des chasseurs probablement, sont en quête des renards (ou des lièvres). Ils aiment les arbres et se servent de leurs branchages pour tresser des couronnes. Un animal fantastique, mi lézard, mi crocodile, mais  pas du pays de Caux, a dû traîner dans les parages, grimpant le long des arbres….

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, ce n'est pas très religieux, ou j'en perds mon latin....

 

Diaporama de mes dessins  de villages du pays de Caux.

Vous y verrez :

Angerville-l’Orcher,

Auzouville-Auberbosc,

Bénesville,

Beuzevillette,

Bolbec,

Bréauté,

Bretteville-du-Grand-Caux.

 

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Harfleur - Le Musée du Prieuré - Verrerie

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Harfleur

Musée du Prieuré

 

La période médiévale (XIIIème - XVème siècles) est illustrée par des maquettes.

 

Exposition de maquettes de maisons faites par Jules Gosselin. 

 

Jules Gosselin est né en 1863 à Gonneville-la-Mallet, mais c’est à Bolbec qu’il passa la plus grande partie de sa vie et qu’il construisit la majeure partie de sa collection de maisons. Plus tard, il se retira à Sanvic où il meurt en 1936.

 

C’est l’oeuvre d’une vie, réalisée avec minutie par un instituteur passionné. Il a fabriqué de ses mains plus de 200 maquettes de maisons. Il a commencé par la demeure familiale, puis des maisons normandes ont suivi. Ses réalisations ont un charme* extrême.


 

Beaucoup de ces maisons n'existent plus aujourd'hui, mais certaines oui. Par exemple, on peut encore voir la maison suivante à Harfleur. Le Prieuré, bâtiment du XVe siècle, est situé rue de la République à Harfleur et est classé le 6 mai 1959. C’est aujourd’hui un Musée municipal.

 

Musique sur :

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

Harfleur 

Musée du Prieuré 

Collection Gosselin

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Harfleur au Moyen-Age

Maquette des  remparts

 

La construction date des 13e siècle et 14e siècle. L’enceinte d'une longueur de 2 900 m est composée de 24 tours. 

An 1344 : Commencement de la construction des fortifications qui seront terminées en 1361. Harfleur devient alors Ville Close de Normandie avec port militaire et arsenal « Clos aux Galées » comme Rouen. Le bassin fortifié couvre 5 hectares. L’ensemble du dispositif est destiné à contrer les escarmouches des corsaires anglais.

 

 La cité doit surveiller l'entrée de l'estuaire de la Seine, protéger la voie fluviale qui mène vers Rouen et Paris et protéger aussi la flotte de guerre française. Pour l'ennemi anglais Harfleur va devenir la "Clé du royaume de France" dont il faudra s'emparer pénétrer au cœur du pays.

Louis XIII en ordonna le démantèlement en 1621 et les Harfleurais furent obligés de détruire les murailles. Plus tard, les pierres furent réutilisées pour le soubassement des maisons.

 

Musique sur :

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

 

La maquette de La Brèque

Harfleur au Moyen-Age

 

Vers le milieu du XIVeme siècle, devant la menace anglaise, les rois de France décident de fortifier la ville d'Harfleur. 

Un rempart de 2900 mètres entoure la ville.

13 août 1415 : De nuit, la flotte anglaise arrive à la fosse de Leure.
14 août 1415 : Débarquement de 6 000 fantassins, 24 000 archers, canonniers et ouvriers militaires.
16 août 1415 : Henri V, les ducs de Clarence et de Gloucester, ses frères, installent leur campement au prieuré de Graville et commencent le siège d’Harfleur évoqué par William Shakespeare dans « Henry V ».

  A Harfleur, au Moyen-âge, la ville presque entièrement entourée d'eau, il est donc très difficile d'y creuser des mines.

 

La brèque d'Harfleur.

 

Le 17 septembre, la brèche est déjà importante, les murs se lézardent et des tours menacent de s'écrouler. Toutes les nuits, les Harfleurais réparent et consolident avec des pierres, des poutres, des fascines ou des tonneaux remplis de terre ou de sable. Au matin, les assiégés sont à nouveau à leur poste derrière une brèche en partie colmatée.

Lorsque la capitulation a lieu c'est par cette brèche que les Anglais pénètrent dans Harfleur pour bien montrer qu'il s'agit d'une ville conquise.

22 septembre 1415 : La ville se rend et Henri V rentre le lendemain dans la ville par la brèche (la Brèque).
24 septembre 1415 : Expulsion de tous les habitants d’Harfleur et confiscation de tous leurs biens qui sont donnés aux anglais qui viennent peupler Harfleur.

 

Musique sur :

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

 

Harfleur – Les couleurs de la fête de la Scie, en 2021 :

 

La Fête de la Scie rayonnait sur l’agglomération havraise et la région en attirant un public familial quantifié à plus de 15 000 visiteurs sur les 2 jours. Ce rassemblement populaire était devenu incontournable pour les harfleurais comme pour les habitants des communes voisines, et l’office de tourisme enregistrait de nombreux visiteurs et visiteuses  venu.e.s de toute la région.

 Le rêve, l’émotion, le burlesque et le rire étaient à l’honneur sur différentes scènes mais aussi en déambulation dans tout le centre historique : le Camp Médiéval dans le Parc de la Mairie, le Musée du Prieuré, la Bibliothèque Elsa Triolet.

Une version uniquement visuelle et décorative de cette fête médiévale a été concoctée par la Ville pour 2021. Pour faire la fête tout de même. Pour mémoire, la manifestation avait été tout d’abord reportée en 2020.à cause du COVID19

 

La Fête de la Scie à Harfleur a lieu depuis le Moyen Âge, et est traditionnellement tournée vers l’époque médiévale. Elle  nous est surtout connue depuis le Mardi-Gras de 1551 et serait intimement liée au seigneur Charles de Cossé Brissac, capitaine d'Harfleur et Maréchal de France.

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Harfleur

19e s  

Muséo Seine

Caudebec

NDLR : Que signifie "La Posée"?

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Harfleur

Carte militaire de l'estuaire de la Seine

1787

Muséo Seine

Caudebec

"Carte militaire de l'embouchure de la rivière de Seine et de la coste du Nord jusqu'à Fescamp sur laquelle le principal cours de cette rivière approche présentement du port d'Honfleur".

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Harfleur

Carte  de l'estuaire de la Seine

Muséo Seine

Caudebec

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Harfleur

Carte du Pays de Caux

1663

Muséo Seine

Caudebec-en-Caux

Cette carte place Quillebeuf et Caudebec-enCaux de façon erronée.

 

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Guillaume Delisle 

Cartographe vers 1720.

Harfleur 

Carte Pays de Caux et du Pays de Bray. 

1720 

Muséo Seine 

Caudebec-en-Caux

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Harfleur - Honfleur - Le Havre

Muséo Seine

Caudebec-en-Caux

L'ensablement de Harfleur et de Honfleur marque un coup d'arrêt à l'expansion des deux ports.

Le Havre entrera plus tard en concurrence avec Rouen.

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Harfleur, vue du ciel.

Musée de Caudebec en Caux

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Arbre 
Charme 
Gravelines 
 
Famille: Corylacées
Charme commun fastigié
Carpinus Betulus "Fastigiata"
 
Arbre compact et vigoureux. Sa forme est pyramidale. Ses feuilles de vert moyen deviennent jaune orangé à l'automne. Très résistant à la chaleur et aux sols compactés, c'est un arbre qui s'acclimate facilement en milieux urbains.
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Harfleur 
Musée du Prieuré 
Verrerie gallo romaine 1er 3e s
 
Flacon à parfum
Vases à dépression provenant de Rhénanie. 3e et 4e s
 
La technique du verre soufflé apparaît en Europe à partir du 1er siècle. Elle est importée du Proche-Orient. A partir de l'Italie, elle parvient en Gaule à partir du 2e siècle. Les officines de verrier se développent.
 
Valence 
Musée des Beaux-Arts 
Urne cinéraire?
Verre soufflé et moulé.
Antiquité
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Romans 

Musée de la chaussure 

Histoire des quatre fils Aymon 

1450 

Miniature

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Troyes au moyen-âge

Mon aquarelle

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 Verres en relation coïtale

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Jacques Chancel - La nuit attendra

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Jacques Chancel

La nuit attendra

Éditions Flammarion, 2013

 

Il vivra les dernières années de la domination française au Vietnam. Agé de 20 ans, il rêve d'aventures, d'exotisme, de lointain. Protégé par William Bazé, son oncle qui était ami de Bao Daï et de Nam Phuong, dernier roi de la dynastie des Nguyên, il entre dès son arrivée à la radio France Asie. Il avait 20 ans en 1948. Il y assure des reportages, rencontre les personnalités de tous bords, malfrats y compris, les légionnaires âgés de 20 ans (pas forcément des voleurs ou des criminels, mais des politiques, des royalistes, etc) et il aime passagèrement, sans s'attacher. L'amitié masculine semble le plus important. Victime d'une explosion, il perd la vue pendant un an, puis recouvre la vision. Après le défaite de Dien Bien Phu, la radio France Asie est prise sous contrôle par les Viets, en 1954. Il s'échappera du Vietnam sous le prétexte du tournage d'un film avec un réalisateur français au Cambodge. Il écrit et publie ce livre un an avant sa mort. Le gouvernement français avait imposé le silence aux journalistes de l'époque.

 

Page 21 :La soumission des femmes :

« Les femmes, elles, restent debout. » C'est pendant les repas familiaux dans le pays de Bigorre, pendant la jeunesse de Jacques Chancel. Sa grand-mère lui dit : « Ce n'est pas mépris. C'est une soumission acceptée depuis des siècles. »

 

NDLR : et bien, ça change...

 

Page 22 : La chanson « Maréchal, nous voilà » :

 

Le père de Jacques Chancel refuse que son fils chante cette chanson pendant des rassemblements à l'église. Dénoncé à la Gestapo, il rejoindra les montagnes.

 

Page 26 : la tonte des femmes :

« Là-haut, six femmes à genoux subissaient les coups de ciseaux furieux de quelques enragés dont l'ivresse attisait le forfait. Le père de Jacques Chancel pense que « les hommes qui tondent les femmes, sont des résistants de ce matin, des indignes. »

 

Page 58 – Le col des Nuages :

« Nous fûmes attaqués par une section d'assaut du Vietminh. Dix morts parmi les nôtres, sûrement plus chez l'adversaire. »

 

Page 95 – Dire « Non » :

« Ne vous laissez pas embrigader par de louches réseaux, dites « non » poliment ; la courtoisie, disait Lampedusa, est une divinité protectrice. »

 

Page 96 – Danton et l'amour :

« Le travail que vous assurez exige beaucoup d'amour et je pense à l'instant à Danton qui disait : « L'amour, c'est ce qui met en mouvement les étoiles. »

 

Pages 103 – 104 – 105 – Joséphine Baker :

 

« Elle est descendue de l'avion, radieuse, les bras ouverts, le rire frappant de lumière son visage d'ébène, élégante dans son sari jaune. »

 

« Elle (est, NDLR) démesurée, resplendissante, spontanée. »

 

« J'aime son parler, son accent, sa faconde, sa manière douce. »

 

« Je l'admire pour son talent, mais encore plus pour sa générosité qu'elle exprime dans tous ses gestes. »

 

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Mémoires - Carlo Goldoni - Aristote

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Mémoires

Carlo Goldoni

Editions Mercure de France 1965 et 1988

Fin de l’écriture en 1787.

 

La vengeance a été très souvent un moteur de sa création. Page 355, il explique qu’il rentre chez lui. « Je passe la nuit, je cherche le moyen de me venger des rieurs ; je le trouve enfin, et je commence au lever du soleil une comédie en cinq actes et en vers. » Obtenir les applaudissements du public est sa vengeance.

Le défi en est un autre. Il écrira seize pièces en douze mois, mais ça l’a épuisé.

Il a mis quinze jours pour écrire Le Bal Bourgeois.

Il souffrira toue sa vie de « vapeurs hypocondriaques ».

 

P 18 (introduction) : la Commedia dell’arte :

« La pièce était donc entièrement tributaire de ses interprètes et pouvait se transformer complètement d’une représentation à une autre.

(…) L’improvisation exigeant de lui (= de l’acteur, NDLR) des qualités qu’il ne possédait pas toujours, il y suppléait par toutes forces d’artifices : tirades passe-partout, « lazzi » éculés, plaisanteries obscènes.

(…) Le niveau moyen des spectacles était assez bas, surtout au XVIIIe siècle.

 

P 19 (introduction) : Molière :

 

Le dramaturge dont l’exemple exerça une influence déterminante sur Goldoni fut Molière.

 

P 332/33 : une pièce sur la vie de Molière :

 

Deux anecdotes de sa vie privée m’en fournirent l’argument. L’une est son mariage projeté avec Isabelle, qui était la fille de Béjart, et l’autre la défense de son Tartuffe.

(…) Le personnage de Valerio n’est autre chose que Baron, comédien de la troupe de Molière.

(…) La Chapelle (était, NDLR) ami de l’auteur et très connu dans son histoire.

 

 

P 213/214 : l’abbé Vivaldi :

 

On l’appelait à cause de sa chevelure, il Prete rosso (le Prêtre Roux).

(…) Cet ecclésiastique, excellent joueur de violon et compositeur médiocre, avait élevé et formé pour le chant Mademoiselle Giraud, jeune chanteuse née à Venise.

 

NDLR : Goldoni rencontrera Vivaldi pour travailler sur la musique d’un opéra La Griselda.

 

Vous remarquerez le décalage entre la vision de Goldoni et le rôle réel de Vivaldi :

 

Il est le compositeur le plus joué au monde.

 

 

 

 

 

p 219 : une césarienne qui tourne mal :

 

Hélas ! la pauvre Ferramonti ne fut pas longtemps en butte à la jalousie de ses camarades.

(…) On fit venir un accoucheur, l’enfant était mal tourné ; on en vint à l’opération césarienne. Le fils était mort et la mère le suivit de près.

 

P 226/227 : Don Juan :

 

Tout le monde connaît cette mauvaise pièce espagnole que les Français appellent Le Festin de Pierre.  Je l’ai toujours regardée en Italie avec horreur.

Je n’aurais jamais songé à travailler sur cet ouvrage, mais (…), voyant que Molière et Thomas Corneille s’en étaient occupés, j’entrepris aussi de régaler ma patrie de ce même sujet.

Dans ma pièce, la statue du Commandeur ne parle pas, ne marche pas et ne va pas souper en ville ; je l’ai intitulée Don Jouan, comme Molière, en y ajoutant ou le Dissolu.

 

P 230 : le Loto :

 

Il me paraît que la loterie de Gênes est un bon revenu pour le gouvernement, une occupation pour les désoeuvrés et une espérance pour les malheureux.

 

P 233 : la vérole :

La première nuit de mon mariage, la fièvre me prend et la petite vérole (…) vient m’attaquer. (…) Je ne devins pas plus laid que je n’étais.

 

 

P 234 : Charlemagne :

 

Je l’avais rapproché (= Renaud de Montauban, NDLR) autant que possible du genre de l’ancienne chevalerie, et de la décence convenable dans une pièce où paraissait Charlemagne.

 

P 320 : reprise d’une pièce de Jean-Jacques Rousseau :

 

Celui de Rousseau (=Le Flatteur, NDLR) n’eut pas de succès en France ; le mien fut bien reçu en Italie.

(…) Le poète français avait traité cet argument plus en philosophe qu’en auteur comique. (…) Je cherchais (…) d’égayer la pièce par des épisodes comiques, et des traits saillants.

 

Goldoni rencontrera Jean-Jacques Rousseau. P 474, il décrit cette rencontre. Thérèse Levasseur* l’introduit dans l’appartement. Jean-Jacques Rousseau conseille à Goldoni de rentrer en Italie. Cela faisait neuf ans que Goldoni était en France !

Goldoni ne lui présentera pas le manuscrit du Bourru bienfaisant de peur de la mauvaise humeur de Jean-Jacques Rousseau qu’il présente comme quelqu’un de bourru et qui aurait pu prendre le personnage de sa pièce comme une caricature de lui-même.

P 480, Goldoni le décrit ainsi :

« Les uns voyaient de la grandeur d’âme dans sa fierté, d’autres n’y voyaient que de l’orgueil; soit d’une manière, soit de l’autre, il était à plaindre.»

 

*

Marie-Thérèse Le Vasseur, née le 21 septembre 1721 à Orléans et morte le 12 juillet 1801 au Plessis-Belleville, est une lingère française connue pour sa liaison avec Jean-Jacques Rousseau.

 

P 347 : en Europe, de l’usage des maîtresses :

 

Machmout :

Il y a dans la maison de Machmout, un sérail pour lui et un pour son fils ; arrangement bien différent des usages d’Europe, où le père et le fils peuvent avoir plus de maîtresses qu’on en a en Perse, mais point de sérail.

 

P 354 : jouer sans masque :

 

Rubini, qui n’avait joué sans masque, se trouva si gêné, si embarrassé, qu’il n’avait plus ni grâce, ni esprit, ni sens commun.

 

P 361 : les masques grecs :

 

Les masques, chez les Grecs et les Romains, étaient des espèces de porte-voix qui avaient été imaginés pour faire entendre les personnages dans la vaste étendue des amphithéâtres.

Les acteurs n’étaient pas « dans la finesse des sentiments » (NDLR).

 

P 362 : le chevalier Joconde :

 

Elle n’était pas tombée à son début (= elle a eu un certain succès, NDLR), elle était en vers, elle n’avait déplu à personne, mais c’était moi qui en étais dégoûté.

 

P 372 : les Amazones :

 

La Dalmatina :

 

J’avais vu Les Amazones de madame du Boccage* : j’imaginais une pièce à peu près du même genre ; mais elle avait choisi les héroïnes du Thermodont* (…) et je pris une femme courageuse et sensible de la Dalmatie.

 

*

J’ai reproduit la faute d’orthographe.

  • Dans Wikipédia : Selon l’Histoire des animaux d’Aristote**, les Amazones habitent les rives du fleuve Themodon , au nord de la Cappadoce , dans l'actuelle Turquie.

 

P 493, Goldoni explique qu’il rencontre beaucoup d’Italiens dans les salons de madame du Boccage.

*

Anne-Marie Le Page, dite Fiquet du Boccage, née à Rouen le 22 octobre 1710 et morte à Paris le 8 août 1802, est une écrivaine, poète, épistolière et dramaturge française

**

 

 

Aristote 

Philosophe 
Lille 
Cathédrale 
L’Histoire des animaux est un ouvrage zoologique écrit en langue grecque vers 343 av. J.-C. par Aristote. Le traité d'histoire naturelle des animaux comprend 9 livres rédigés de son vivant. 
 
 

P 373 : le rôle des femmes dans le théâtre :

 

Les femmes (…) contribuent infiniment à radoucir la rudesse de leurs maris, ou à les rendre plus ridicules.

 

 

 

 

P 456 : la retraite sous Louis XV :

 

M. Conti (professeur de langue italienne à l’Ecole Militaire, NDLR) désirait se retirer, mais on n’accordait la pension de retraite qu’au bout de vingt années de service et M. Conti n’était pas dans le cas de la demander.

 

P 496 : la mode italienne en France :

 

M. Cousin, avocat du Roi au baillage de Caux, en est aussi un grand amateur ; (…) Il m‘a fait l’honneur de m’écrire de Dieppe (…) toujours en italien et quelque fois même dans le dialecte vénitien.

(Goldoni est originaire de Venise, NDLR)

 

p 499 : les bijoux, tissus, peintures à la Cour :

 

Madame Clotilde* est la soeur de Louis XVI. Goldoni doit lui donner des cours de langue italienne. Mais les leçons sont interrompues « par des bijoutiers, par des joailliers, par des peintres, par des marchands ; j’entrais parfois dans sa chambre pour être témoin du choix des étoffes, du prix des bijoux et de la ressemblance des portraits. »

 

*

Marie Adélaïde Clotilde Xavière de France, dite Madame Clotilde, née à Versailles le 23 septembre 1759 et morte le 7 mars 1802, fille du dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, et petite-fille de Louis XV, sœur des rois de France Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, fut reine de Sardaigne de 1796 à sa mort.

 

P 541 : des bureaux d’emplois de nourrice à Paris :

 

Les nourrices viennent à Paris pour se pourvoir en nourrissons. Les enfants sont confiés à des femmes inconnues « qui emportent les nouveaux-nés à la campagne ; aussi la police y a mis de l’ordre ; (…) Il peut arriver que le père et la mère reçoivent un enfant nourri qui n’est pas le leur. »

 

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Lire aussi:

 

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Harfleur - Les graffitis de marins demandant « la protection de Dieu ».

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Harfleur - Les graffitis de marins  demandant « la protection de Dieu ».

Du 15e au 18e siècle, les marins utilisant le port d’Harfleur représentèrent leurs caraques, galions et autres nefs pour demander la protection de Dieu.

Ils demandent la protection  sur leurs navires et leurs équipages

Ils le  remercient  d’avoir pu échapper aux naufrages.

Les populations maritimes sont exposées aux dangers et aux incertitudes de la mer.

 Saint Martin est le patron des bateliers de la Basse Seine.

La charge psychologique du graveur est importante.

Ces bâtiments naviguaient autrefois sur la Seine ou sur la Lézarde et étaient probablement ceux des ports de commerce.

Musique  :

Ulv Orn Bjornsson

 

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

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