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Mes aquarelles - Villeneuve Lez Avignon - Philippe le Bel - Louis X

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La Chartreuse

Maquette de la Chartreuse

Magasins

La forteresse

Tour

Fort Saint-André

La Chartreuse

Puits

Entrée de la Chartreuse

Cour intérieure

L'intérieur de l'enceinte du fort Saint-André

Explications

La tour Philippe le Bel

                                        Un fils de Philippe le Bel: Louis X le Hutin.

 

Maison au taureau

Paul Huet

Paris, 1803 – Paris, 1869

Vue générale d’Avignon et de Villeneuve-lès-Avignon, prise de l’intérieur du fort Saint-André

Huile sur toile

 

Publié dans mes peintures

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"Interview" de Nicolas Truong - Avignon IN - Pasolini

Publié le par bmasson-blogpolitique

Interview

Nicolas Truong

Avec Nicolas Bouchaud et Judith Henry

Avignon IN

07 2016

Spectacle conçu à partir de :

Chronique d’un été, film d’Edgar Morin et Jean Rouch (Argos Films, 1961)

Années 1960, Edgar Morin demande :

« Etes-vous heureux ? »

Mais dans notre 21e siècle, quand l’individualisme règne, peut-on poser la même question, et pourquoi pas celle-là :

« Que partageons-nous avec les autres humains ? »

Entretiens avec Yves Bonnefoy, dans Le beau danger, Michel Foucault ‘Editions de l’EHESS, 2011)

Journal 1966-1971 de Max Frisch, Suhrkamp Verlag Frankfurt am Main (1973, Editions Gallimard, 1976, pour la traduction française)

Max Frisch (15 mai 1911 à Zurich - 4 avril 1991 à Zurich) est un écrivain et architecte suisse alémanique.

Membre du Groupe Olten, il est considéré comme faisant partie des écrivains les plus importants de la littérature de langue allemande de l'après-guerre. Dans son œuvre, Frisch a particulièrement prêté attention aux problématiques d'identité personnelle, de morale et d'engagement politique. L’ironie est une caractéristique significative de ses publications d'après guerre.

Frisch, dont l'oeuvre est en grande partie autobiographique, a publié à deux reprises un Journal de son cru concernant les années 1946-1949 puis 1967-1972 (tous deux traduits chez Gallimard). (Le Monde, 2013)

Ecrit en 1957, on considère qu'il fait aujourd'hui partie des œuvres en prose les plus connues de Max Frisch. Traduit en plusieurs langues, il a été adapté au cinéma en 1991 par Volker Schlöndorff sous le titre Homo Faber . Une nouvelle adaptation cinématographique a été faite en 2014 par le réalisateur suisse Richard Dindo sous le titre Homo Faber (Trois Femmes)

Le philosophe masqué, entretien avec Christian Delacampagne (Le Monde, février 1980) dans Dits et écrits de Michel Foucault (Editions Gallimard)

Christian Delacampagne (né le 23/12/1949 à Dakar et mort le 20/05/2007 à Paris) est un philosophe et écrivain français

Historien des idées, il fut un auteur prolifique et inclassable. Il assigne à la philosophie la tâche de mettre en évidence les mécanismes de domination et d'oppression à travers l'Histoire. Ses recherches ont porté en particulier sur le racisme qu'il tente de distinguer de la xénophobie, sur le « choc des civilisations» contre lequel il s'incrivait en faux et sur l'Art, notamment la peinture et l'art brut, auquel il s'est très tôt intéressé.

Les effets du bon et du mauvais gouvernement, fresque d’Ambrogio Lorenzetti (Palazzo Pubblico, Sienne, 1338, Scala Archive, Paris 2016 et Leemage, Paris)

Cette distinction en trois registres sur chaque mur permet une continuité de la lecture de l’un à l’autre tout en donnant une place de choix à la figure de la Paix, qui occupe le centre du mur Nord et peut ainsi organiser l’ensemble de la composition. Le mur Ouest présente la ville sous le gouvernement injuste de la Tyrannie. Le mur Est présente quant à lui un monde dominé par le sentiment de la sécurité

L’abécédaire de Gilles Deleuze (Lettre Q) film de Michel Pamart (1988)

Composé de huit heures d'entretien avec le philosophe français Gilles Deleuze, l'Abécédaire est le seul film consacré à ce penseur qui a toujours refusé d'apparaître à la télévision. Il accepta pour cette unique fois une entrevue avec une équipe de télévision, à condition que ce film prenne la forme de conversations entre lui et son ancienne élève et amie Claire Parnet et qu'il soit diffusé après sa mort.

L’Ultima intervista di Pasolini de Furio Colombo et Gian Carlo Ferretti (Avagliano Editore, Rome et Editions Allia, 2010, pour la traduction française)

Cet entretien s’est déroulé samedi 1er novembre 1975, entre quatre et six heures de l’après-midi, quelques heures à peine avant l’assassinat de Pasolini.

07/2017:

Le meurtrier de Pier Paolo Pasolini est mort.

Un mystère qui reste entier

«Pino Pelosi était la seule personne qui aurait pu faire la lumière sur la mort de Pier Paolo Pasolini. Avec sa mort, il ne nous reste que les résultats des examens scientifiques», a déclaré Stefano Maccioni, l'avocat d'un cousin du cinéaste, selon la même source. Pino Pelosi avait affirmé qu'il venait de sortir de l'Alfa Romeo du réalisateur quand «au moins six personnes» sont arrivées à bord de deux voitures et une moto. Il faisait nuit, il n'a pas vu leurs visages.

 

"La Longue route de sable" de Pasolini : un regard à la fois poétique et sociologique sur l'Italie.

Quelques mots d'Alberto Moravia

« Pier Paolo Pasolini haïssait la violence, et malheureusement la violence l’a fracassé. C’était un homme courageux, bien plus courageux que beaucoup de ses concitoyens et de ses contemporains, car il avait le courage de dire la vérité. Avec sa mort, nous avons perdu un témoin. Il se disait lui même différent. En quoi l’était-il? D’une certaine manière, Pasolini essayait - comment dire? - de provoquer des réactions dans le corps inerte de la société italienne. C’était avant tout un poète. Et de poètes, il n’en naît que trois ou quatre par siècle dans le monde. Je vous le dis: cette image qui me persécute, l’image de Pasolini qui s’enfuit à pied sur le long de la plage d’Ostie, pourchassé par quelque chose qui n’a pas de visage et qui est ce qui l’a tué, est emblématique de l’Italie. Une société qui tue ses poètes est une société malade. »

 

Ernest Pignon Ernest parle de Pasolini :

 

Il dit dans cet entretien (son dernier avant sa mort, NDLR) : « Je suis comme quelqu’un qui est allé en enfer. Et quand je reviendrai…Il s’arrête et il dit « Si je reviens, j’aurai vu bien au-delà de l’horizon », puis il dit « On termine demain ? » Il lui dit « Donne-moi un titre. » Et il dit « Tu mets : Nous sommes tous en danger. » Et il meurt après. Il a été assassiné dans la nuit.

Ernest Pignon Ernest parle de Pasolini :

 

Pasolini parlait de ce capitalisme basé sur la consommation, sur la télévision ;

Stanislas Nordey : « Il y a toute une série d’entretiens de Pasolini qui vient d’être éditée. »

 

Stanislas Nordey lit Joseph Andras sur Pasolini

 

POÈTES DANS LA CITÉ (1/8). PIER PAOLO PASOLINI, « SOLDAT SANS SOLDE »

Lundi, 24 Décembre, 2018

 

Joseph Andras

 

Les fracas du monde font vibrer leurs vers. Pour l’Humanité, l’écrivain Joseph Andras rend corps à des poètes aux prises avec le cours des choses. Des vies intenses, ancrées dans la lutte, tenues par un idéal collectif. Aujourd’hui, entre rage et sacré, Pier Paolo Pasolini.

Voilà un corps sec et nu, assis, l’œil fixé sur l’une des pages d’un livre dont nous ignorons le titre. Un miroir à sa droite, des murs en pierres apparentes, une fenêtre donnant sur une nuit d’automne. L’auteur de cette photographie, l’une des dernières du poète en vie, a 25 ans – moitié moins que son modèle. Pasolini s’apprête à présenter la traduction de son recueil les Cendres de Gramsci à Stockholm – il a, en cette année 1975, achevé de monter Salò ou les 120 journées de Sodome, fait part de la nécessité d’intenter un procès aux autorités démocrates-chrétiennes italiennes et promu l’abolition de la télévision. Cette image est fragment d’une série en noir et blanc : Pasolini se déplace, passant du siège au lit, s’allongeant, se redressant, franc mammifère en sursis, fins muscles saillants, sexe délesté de sa honte génésiaque. Peut-être ne lit-il pas vraiment, sans doute laisse-t-il flotter son regard, offrant seulement sa solitude à l’objectif – l’ampoule trace un cercle imparfait sur la pierre ; l’ombre cerne la gueule combien creusée du cinéaste.

Ce corps – « corps de désir consumé », notait Pasolini deux décennies plus tôt – ignore qu’il sera retrouvé dans quelques jours, étendu, écorché, ravagé sur un terrain vague de l’hydrobase d’Ostie. Ce corps n’a pas encore les cheveux collés par le sang, le visage réduit en viande, le nez brisé, l’oreille gauche arrachée, le foie déchiré, les testicules tuméfiés, le cœur éclaté, des doigts coupés et dix côtes fracturées. Ce corps dévêtu, comme rendu à sa naissance, nous le regardons vivant, assuré, insolent, sans l’odieuse bâche blanche qui le couvrira bientôt, tachetée, rougie, par deux pierres maintenue sur un sol pourri.

Ses Lettres luthériennes, composées les mois précédents, sonneront sans qu’il l’ait souhaité comme un testament. Texte de « dénonciation désespérée et inutile », brûlot doctoral, sermon à la jeunesse, soufflet à son temps : la consommation, devenue fait social total, tient du désastre ultime – un totalitarisme, un nouveau fascisme, un génocide, même ; le petit peuple a disparu sous les assauts répétés du « développement » ; l’empire technologique a piétiné l’« écologie » ; le néocapitalisme a transformé ses contemporains en autant d’« automates laids et stupides, adorateurs de fétiches ». Ce « cataclysme anthropologique », a-t-il avoué la même année, il l’éprouve jusque « dans son corps ». Pasolini, l’athée épris d’un Christ non divin, le communiste rongé par le passé, le barbare soucieux de « fraternité perdue », l’impénitent provocateur persécuté, l’opposant au bien-être libéral, le contempteur du Pouvoir et de l’Argent, avait un temps songé partir vivre au Maroc ou au Soudan – les nations du tiers-monde avaient tout son amour de « terrien irréductible ».

Mais ce cliché, jamais Pasolini ne le verra. Comptant insérer cette mise en scène dans un roman en préparation, Pétrole, il a prié l’auteur des images, Dino Pedriali, de n’en rien publier. Les deux Italiens se trouvent alors dans un village du centre du pays, Chia : une tour médiévale de 40 mètres acquise par le poète cinq années auparavant. C’est ici, confie ce dernier au photographe, qu’il écrit le mieux. Pasolini lui avoue qu’il n’a « plus la force de (s) e battre ». Qu’il ne recherche pas le scandale mais la vérité. Que Pétrole n’en sera pas moins, cette fois, un véritable scandale. Que la photographie réussira là où les mots ont échoué. Pasolini indique pour seule consigne : faire comme si la pose n’en était pas une. Le lit est tiré au cordeau, le plateau de la commode vide ; la série est prise de l’extérieur, à travers l’une des fenêtres. Terreur et magie se nouent dans l’esprit du jeune Dino. « Mon destin artistique s’est arrêté tragiquement avec ces photos. Ma carrière était finie. (…) Son nu était un cri de désespoir. C’est pour cela que son amie, la comédienne Laura Betti, voulait que je brûle mes photos », racontera-t-il en 2013.

La Suède, puis Paris ; Pasolini rentrera à Rome le 31 octobre et sera massacré dans la nuit du 1er au 2 novembre après avoir donné un entretien quelques heures plus tôt. Les humains ne sont plus que des machines, y répétera-t-il. Nous sommes tous en danger. Projetés dans « l’arène du tout avoir à tout prix ». Risquant fort de finir noyés. À la dernière question, il répondra au journaliste : « Tout le monde sait que mes expériences, je les paie personnellement. » Il promettra d’approfondir l’échange, par écrit, et de le remettre au matin.

Pour l’heure, Pasolini se rhabille dans sa vieille tour. Il ordonne à son cadet de se taire et le met en garde contre les ennemis, nombreux, qu’ils ne manqueront pas de se faire. Le photographe se souviendra : « On se quitte comme ça. »

Mercredi : Bob Kaufman,  « nos cœurs assoiffés »

Par Joseph Andras

 

Stanislas Nordey

Que nous dit encore Pasolini ?

C’est le spectre infini de son regard. Il est poète. Il est devenu cinéaste. Il a écrit du théâtre. Il a écrit des chroniques dans les journaux. Il a touché à la linguistique. Il a exploré partout,  son monde, et une époque. Il l’a toujours fait en prenant des risques.

 

Madame

Les Corps chez (= écorché)

2019

Paris

Fluctuart

 

Publié dans Théâtre

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Marc Nammour - "99" - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

« 99 »

Cela pourrait être le rêve de la route « 66 » à l’envers. Mais cela se passe en France. Et ce n’est pas un rêve.

« 99 », c’est le Code officiel géographique attribué aux pays et territoires étrangers, suivi de trois chiffres identifiant le pays ou territoire. Les codes sont classés par continent :

· 991xx pour l'Europe

· 992xx pour l'Asie

· 993xx pour l'Afrique

· 994xx pour l'Amérique

· 995xx pour l'Océanie

Marc Nammour est d’origine franco-libanaise. Dans le climat de peur fomenté par une partie la population française, Marc a peur de la peur des autres. Et pourtant, dans Nammour, il y a AMOUR.

Il a écrit quelques textes sur le thème du « 99 ».

« Apatride », « 99% contre les 1% », « humanité », sont les quelques mots d’ordre de ses textes brillamment mis en musique par Rishab Prasanna, Lorenzo Bianchi-Hoesch, Jérôme Boivin, Amir ElSaffar.

Le concert a soulevé l’enthousiasme et l’intervention du public devant ces mots emplis d’espoir, issus d’une poésie/politique opposée à ce climat « délétère ».

Marc Nammour est rappeur et intègre l’improvisation musicale autour de lui. L’électronique, le jazz, la culture indienne et iraquienne s’allient magiquement avec les mots de l’artiste.

Extraits de textes :

Bâtard



J’ai grandi en France parqué dans une réserve taillée sur mesure

99 en force ma gueule !

Un melting pot à nous tous seuls.
On avait tous la carte VIP de ce club Benetton de pacotille.

Marc Nammour

Partir



Prendre son courage à deux mains et partir

Partir le cœur lourd et la mémoire chargée

Partir dans l’urgence comme un ultimatum

Partir en ne prenant que le strict minimum

Et promettre de ne rien oublier

Marc Nammour

Marc Nammour - "99" - Avignon IN

Publié dans musique

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Théâtre - La dictadura de lo cool - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

La dictadura de lo cool

Réalisation de Marco Layera

Texte de Re-Sentida

Avignon In

07/2016

Il vient d’être nommé ministre de la culture. Il croit en ses valeurs et compte les défendre. Pendant la fête qui suit son investiture, il va annoncer ses intentions. Sa femme est au courant et prépare l’auditoire en dévoilant un comportement des plus étranges puisqu’il a changé ses façons de vivre brutalement.

En effet, quand il arrive à la fête, il nomme au ministère des citoyens que l’on n’écoute jamais : un syndicaliste, une chanteuse folklorique, un artisan…Il affirme que la seule lutte qui existe est celles des pauvres contre les riches. Aucun de ses proches n’aura un rôle déterminant, contre toute attente.

Tout le monde le prend pour un fou. Il a sombré corps et âme. Il rompt avec le consensus établi par cette jeunesse conquérante aux portes du pouvoir. La culture est une arme de guerre pour imposer des idées, des modes de vie. C’est le séisme. Il en a assez de ces compromis oiseux et égoïstes, des manipulations mises en place pour conserver les avantages, du cynisme de ceux qui gouvernent, des sentiments hypocrites. Lui n’oublie pas les minorités étouffées, les 43 étudiants mexicains assassinés, les causes oubliées.

Comment le faire revenir à la raison (à leur raison !) ? Quelles tentatives mettre en œuvre pour le retourner, le faire rentrer dans leur giron ?

Dans son entourage, son amie d’enfance a peut-être la solution. Elle le connaît, et dans sa psychologie, elle a cerné son point faible. « Laissez-moi faire ! »

Elle nous dévoile son rôle de composition lors de l’enterrement de la mère du ministre. Pour pouvoir rejouer ce sentiment de tristesse, depuis cet événement, elle porte sur elle la photo de cette maman disparue.

Mais elle ne parviendra pas à influencer notre ministre. Il ne sera pas déstabilisé, lui-même s’étant préparé à l’assaut de la demoiselle. Le sexe est une arme de persuasion mais il en profitera sans céder.

Sa femme lui propose « un retour à la belle nature » puisqu’il ne veut pas jouer le jeu qui correspond à la prise de ses fonctions. Ne parvenant plus à le comprendre, elle le quittera.

C’est trash. C’est trépidant. Le rythme est hyper dynamique. C’est filmé en même temps que joué. C’est le signe de l’époque. Après la télé-réalité, c’est le théâtre-réalité. Les cameramen ont de l’avenir. C’est arrosé. Tous les liquides fusent de toutes parts et dans tous les sens. Ils boivent, se baignent, se crachent dessus, s’arrosent, se nettoient. C’est coloré. Les couleurs s’allient à la musique pour éclater en feux d’artifices.

Ce spectacle a été longuement applaudi. C’est provocateur à outrance et dithyrambique. Ils sont insatiables dans la description des bourgeois bohèmes qui imposent leurs points de vues, leurs manières de vivre, leurs déshumanités tout en essayant de se donner bonne conscience en soutenant des causes animales ou mineures. La culture, leur culture, c’est quoi ? L’alcool, la drogue, la musique, le sexe et le « coming out » à tous propos. Aucune lecture, aucune spectacle, aucun musée, aucune réflexion. S’ils n’ont aucune compassion pour les humains en général, ils savent défendre leurs intérêts, imposer leur loi, être autoritaires, même s’ils oublient que le monde autour d’eux n’adhère pas totalement à leur mode de pensée et peut leur révéler des surprises désagréables.

Publié dans Théâtre

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Aramon, splendeurs du passé

Publié le par bmasson-blogpolitique

Publié dans Le sud

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Mes aquarelles - Boulbon, son château, le cimetière, la carrière et le moulin

Publié le par bmasson-blogpolitique

Boulbon

Le château de Boulbon

Le château

Forteresse au-dessus du village

Forteresse

Sur un promontoire

Hauteur

Murs

Château- Ruines

Le cimetière de Boulbon

Cimetière

Alignement

L'église de Boulbon

Le moulin de Boulbon

Moulin Provençal

 

L’apport des moulins.

Régine Pernoud explique qu’ils ont profondément transformé la vie de la femme. Elle n’est plus attelée à la meule. Elle ne pile plus comme le fait la femme africaine. Elle peut bavarder avec ses comparses à l’entrée du moulin ou du four.

« Lors de la rédaction du Domesday Book après la conquête de l’Angleterre par Guillaume le Conquérant, en 1066, on en dénombre 5624 dans la seule Angleterre. »

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

Festival d'Avignon

La carrière

Nuit

La restauration

Festival d'Avignon

Scène du Mahabarata

Du XIVe siècle.

Saint Christophe est représenté les pieds dans l’eau, portant le Christ sur ses épaules, afin de lui faire traverser le fleuve. Son tronc est disproportionné par rapport à ses membres inférieurs. Il concrétise l’image du colosse qui lui est traditionnellement attribuée. Cette statue a été très certainement une sorte de borne d’étape

Moulin provençal

Il représente les moulins au XIXe et au XXe siècle. Mus par le vent, ils écrasaient le blé pour le transformer en farine.

C’est en Provence et à Marseille que les moulins à vent ont été introduits par les Croisés de retour de Terre Sainte.

Parmi les moulins répertoriés, on distingue plusieurs types :

  1. Les moulins restaurés 
  2. Les moulins dont les tours ont été restaurées
  3. Les moulins restaurés mais qui ont changé de destination
  4. Les moulins en ruine 

Musique gratuite sur  musopen de  Chopin (Nocturne in B flat minor, Op. 9 no. 1).

B-Roll gratuit sur Videezy

Henri Rousseau 

1844 - 1910

Le moulin 

1896

Huile sur toile

Musée Maillol 

Paris


 

Un moulin à blé à Montivilliers

Parmi les huit moulins établis le long de la Lézarde avant la Révolution, il est celui qui appartient à l’abbaye.

Appelé  « grand moulin de Mesdames », il sert à moudre le blé. Il est l’un des plus anciens construits à Montivilliers.

Les paysans ont l’obligation d’utiliser les moulins et fours de l‘abbaye ou du seigneur laïc dont ils dépendent.

Ils s’acquittent d’un droit appelé « banalité » aboli à la Révolution. Le paiement se fait en blé ou en argent.

Au XIXe siècle, la vapeur puis l’électricité remplacent l’énergie hydraulique. Les greniers de l’abbaye sont bien remplis de sacs de farine.

Le moulin de l’abbaye cesse de fonctionner dans les années 1950.

Publié dans mes peintures

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La fin d’une petite librairie.

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

 

Voici un texte que j’ai lu sur une librairie qui a fermé ses portes.

La fin d’une petite librairie.

Bouquiniste à Marseille

Librairie à Marseille

Aix-en-Provence : des libraires ne peuvent plus payer leur loyer.

(…)En 2017, on dénombre 165 librairies dans la région PACA, dont 62 dans le seul département des Bouches-du-Rhône.

(…) A Cannes, par exemple, on ne trouve plus aucune librairie depuis 2014.

Une tour culturelle

Tag

Marseille

 

La fillette a de quoi lire!

Tag

Rouen

 

 

Publié dans mes poésies

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Graziano Arici "Van GOGH /&/ ARLES" - Koons

Publié le par bmasson-blogpolitique

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

Art

Graziano Arici

Exposition

 

 

Graziano Arici

"Van GOGH /&/ ARLES"

Spécialiste en évènements culturels d'ampleur internationale et du portrait, depuis plus de 30 ans, Graziano ARICI fut notamment pendant 20 ans le photographe officiel du Théâtre La FENICE et du Palazzo Grassi. Incontournable, ce vénitien d'origine récemment installé sur Arles, a photographié tout le monde de l'art, de WARHOL à Jeff KOONS*, en passant par Keith HARING ou encore KARAJAN.

 

*

Jeff Koons 
Bob Tail - Poodie 
Lisbonne 
Musée Berardo 
 
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Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

ARLES

Arles place Lamartine - Emplacement de la Maison Jaune de van Gogh

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

Trilogie

"Hareng – Femme – Pomme de terre"

Van Gogh quitte l’hôpital le 7 janvier 89 et veut peindre dès le lendemain en commençant par « faire une nature morte pour retrouver l’habitude de peindre »

Cette nature morte de harengs fumés dans leur emballage de papier jaune, sur une assiette posée sur le siège en jonc d’une chaise, est un de ses premiers exercices

Simplicité de la composition et palette limitée

Essentiellement un contraste des couleurs complémentaires jaune et violet

A la recherche éperdue de l'amour, d'une femme, 'cet infini'.

« J’ai besoin d’amour. Je ne puis pas et ne veux pas vivre sans amour. » Ce rêve de bonheur bourgeois ne se concrétisa jamais.

Les mangeurs de pommes de terre

« Parmi mes propres travaux, je considère le tableau des paysans mangeurs de pommes de terre, que j'ai peint à Nuenen comme étant en fin de compte ce que j'ai fait de mieux . »

— Lettre 1 N à Wil, Paris, 1887

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

LA NATURE

« Je mange toujours de la nature. J’exagère, je change parfois au motif ; mais enfin, je n’invente pas le tout du tableau, je le trouve comme tout fait, mais à démêler dans la nature. »

Lettres à Théo

Arles 1888

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

Le petit Japon

Par la vitalité de leurs couleurs, les maîtres des estampes japonaises ont fasciné Van Gogh et les impressionnistes.

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

Les tournesols mur de 7 mètres

Les Tournesols est une série de 7 tableaux de Vincent Van Gogh.

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

LE MEPRIS

Le malheureux Van Gogh, s'évertue depuis des années à barbouiller des toiles sans rien obtenir d'autre que sarcasmes et mépris de la part de ses amis peintres…

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

Le mépris

Asile de San Clemente à Venise 1976

L’île passa dans les mains des Autrichiens qui y firent bâtir l'Asile central des femmes de la Vénétie en 1880 qui fut fermé en 1992 en application de la loi 180/78 de 1978. Avant la fermeture de l'asile d'aliénés, Raymond Depardon y a tourné un documentaire, en 1980, « San Clemente ».

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

La rue du bout d’Arles

C’est sur les bords du Rhône. C’était l’ancien quartier chaud d’Arles. Une des rues s’appelait La Glacière ! C’était la rue des maisons closes du temps de van Gogh. C’est là qu’il donne à Rachel son morceau d’oreille.

Graziano Arici   "Van GOGH  /&/ ARLES" - Koons

Publié dans Arles

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Ludwig, un roi sur la lune - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

Ludwig, un roi sur la lune.

Texte de Frédéric Vossier

Mise en scène de Madeleine Louarn

Parmi les spectateurs, deux personnalités assistent à cette représentation : Jean-Michel Ribbes arborant un beau chapeau rouge et Olivier Py. Le public est assis en face à face, la scène étant au milieu. Parmi les spectateurs, un homme nous scrute avec ses jumelles, une femme regarde son programme avec une lampe rouge qui lui permet de mieux lire.

Les acteurs entrent et interprètent une danse avec des grandes poupées noires accrochées à leur dos. Le rythme est lent, les gestes amplifiés. Bienvenue au monde de l’irraisonnable.

C’est aux premiers mots prononcés dans leur micro que l’on comprend que les acteurs sont porteurs de handicap. Le « Oui, Altesse ! » a une intonation spéciale. Et puis, on s’y fait. La déclamation est audible. Chaque acteur articule son texte pour se faire comprendre. La musique jouée en même temps rythme et poétise l’espace et joue « Somewhere over the rainbow » de Judy Garland (le Magicien d’Oz), Wagner, Michaël Jackson (Beat it) et du rock allemand. Des danses ponctuent les péripéties de la biographie de Ludwig. Le résultat est surprenant.

Nous démarrons par l’univers enfantin de Ludwig avec des enfants qui jouent des chevaliers teutons portant fièrement des épées en bois.

Puis, le roi est mort, et le salut au nouveau roi est baroque, désordonné, chacun dansant une bacchanale.

Arrive Richard Wagner, qui fut « la seule source de bonheur, sans le savoir, dans la vie de Ludwig ». Mais Ludwig devra choisir entre l’amour du peuple et l’amitié d’un homme…

Les costumes sont soignés. Adulte, Ludwig roi porte un élégant costume en écorce d’arbre avec un magnifique chapeau de feuilles dorées.

On tombe en amour comme on bascule dans la folie. Ludwig tombera et basculera dans la déraison. Pour concrétiser son état, deux acteurs se succèderont.

Mais « la démence montait sur ses chevaux et lui donnait la chasse ». Son homosexualité explose et envahit ses folles nuits. La tendresse entre hommes est délicatement mimée.

Les ministres vont faire un rappel à l’ordre. Sissi impératrice ne sera d’aucun secours, les cygnes noirs non plus. « L’eau était trop froide, le cœur trop chaud ».

 

 

Le public sourit une fois, à la fin du spectacle lors d’une réplique de l’infirmière à Ludwig : « Oui ! Oui ! Allez vous promener au lac… ». Elle utilise le ton d’une mère à son enfant qui se moque de ses caprices et de sa folie. Nous savons qu’elle lui ment pour le faire enfermer. Personne n’imagine la fin tragique.

Tout l’entourage de Ludwig n’était pas contaminé par sa psychose. Et ce sont des acteurs porteurs de handicap qui jouent des rôles de personnes dites « normales ». C’est le monde à l’envers.

Ils sont tous sérieux et habités dans leur rôle. C’est un véritable tour de force auquel on assiste. Le texte est bien mémorisé, et en cas de rare panne, les acteurs s’entraident. Le seul reproche à faire est que cela manque un peu d’humour.

« C’était magnifique ! Un vrai bonheur ! », « Moi, j’ai eu du mal à entrer dans le spectacle » ai-je pu entendre dans les débats qui s’animent entre les spectateurs après la représentation.

Mais l’enthousiasme était le plus fort.

Catalyse est une troupe comprenant 7 acteurs en situation de handicap dirigée par Madeleine Louarn et basée à Morlaix.

Leur visibilité est un problème. Ils sont peu nombreux à vivre de leur travail.

C’est dans le film « La loi du marché » que Matthieu Schaller, souffrant d’une infirmité motrice musculaire, a débuté une carrière au cinéma au côté de Vincent Lindon, en 2015. En 2014, c’est Niels Tavernier dans son film « De toutes nos forces » qui montre, sans minimiser les difficultés engendrées par l’apparition du handicap dans une famille, combien les enfants porteurs d’un handicap peuvent dégager une force vitale incroyable et la transmettre à leur entourage. Ou bien, c’est encore Pascal Duquenne dans le film « Le huitième jour » de Jaco Van Dormael en 1996. Il remportait le prix d'interprétation au Festival de Cannes

Au théâtre, la situation ne semble guère plus brillante. Le théâtre du Cristal travaille avec des personnes en situation de handicap. Pour l’égalité des chances et la non discrimination dans l’accès à la culture, voici une longue liste de théâtres préoccupés par cette problématique:

Statuette de Wagner

D. Denry 

Sissi 
Impératrice d'Autriche.
1837 - 1898
Buste.
2012
Elle séjourna au château de Sassetot-le-Mauconduit en 1875.
 
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Prométhée enchaîné d'Eschyle - Avignon IN-

Publié le par bmasson-blogpolitique

Théâtre IN Avignon

Prométhée enchaîné

De Eschyle

Mise en scène : Olivier Py

Avec Philippe Girard, Mireille Herbstmeyer, Frédéric Le Sacripan.

Assis en face à face avec les autres spectateurs. On se regarde. Jusqu’à l’arrivée des acteurs. On s’écoute tant que le brouhaha ne monte pas trop et ne couvre pas encore toutes les paroles. Quelques uns sont sages et attendent patiemment. D’autres se retrouvent et c’est la fête. On s’embrasse. Un amoureux s’inquiète. Son visage s’illumine à l’arrivée de sa fiancée.

Puis, les portes se ferment.

Discours d’accueil.

D’où vont venir les comédiens ?

Chut….

Prométhée, avec un « e », c’est un prénom féminin ? Et non ! C’est un homme. Il ressemble à notre Jésus. Torse nu. Cheveux longs. Il va connaître le même sort. Pang ! Un clou ! Pang ! Un autre ! Il reste les jambes à fixer sur ce rocher de pénitence et d’éternité…Pang ! Pang ! Coup de talon sur l’estrade qui résonne et rappelle le rythme et les sons du danseur puissant de flamenco.

On voyage dans le monde entier. Caucase, Sicile, Erne, Nil, Argos…Les animaux fantastiques nous accompagnent dans ce voyage avec les gordones et les griffons qui représentent le danger.

Un acteur qui joue un rôle de femme ? Oui pour Io. Olivier Py aime le mélange des genres. Io est poursuivie et harcelée par l’aiguillon de Zeus, et son désir la pique. Il l’assaille et ne la lâche pas. Y aura-t-il une fin à cette torture ?

Quand Prométhée hurle sa fureur et son malheur, tout vibre en nous. Il nous communique sa douleur et sa souffrance. C’est l’apothéose de l’injustice. « Le pouvoir se défie de ses amis ». Place à la solitude. Nulle supplique ne parviendra au cœur de pierre et de fer de Zeus, brutal et capricieux. Un conseil ? « Ne te révolte pas ! ». Autant se désespérer et se suicider. « Le désespoir est la politesse de l’enfer ». La parole est la possibilité de dire la souffrance.

Peut-on punir encore plus Prométhée ? Il n’a pas peur puisqu’il ne peut mourir. De plus, il possède une volonté aussi puissante que celle de son bourreau.

Zeus peut-il être détrôné ? Oui, à cause de son orgueil et de sa folie. Mais sauvegarder le secret de sa perte empêchera Zeus de trouver une parade.

Est-ce qu’en détenant le pouvoir, on devient plus attirant ? Oui, mais par des valets…

Obtient-on la sagesse et la raison ? Non…

Prométhée est puni par Zeus car il a donné aux hommes, ces enfants, le feu –la connaissance- et l’écriture. Ils se transformeront en adultes et leur transformation provoquera l’ire de Zeus.

C’est une histoire de dieux qui se déchirent, au temps des Grecs. Le destin des hommes est la cause de cette dispute. La prévision de l’avenir est un second enjeu de pouvoir. Maîtriser sa parole est enfin un enjeu de survie.

La pièce d’Eschyle et d'Olivier Py est un réquisitoire contre la tyrannie.

Prométhée enchaîné d'Eschyle - Avignon IN-

Eschyle est né en 525 avant Jésus-Christ. Les deux grands événements de sa vie furent Salamine et Marathon. Ne s’entendant pas avec les Athéniens, il voyage jusqu’en Sicile. Il y meurt en 456 à Géla. Pour le remercier, la ville de Géla édifie son tombeau. Son inscription funéraire est :

« Ce tombeau de Géla fertile en blé renferme Eschyle, Athénien disparu dans la mort. Son illustre courage, le bois sacré de Marathon pourrait en parler, de même que la Mède à l’épaisse chevelure, car il la connaît. »

MARGUERITE YOURCENAR

Tout en lui coule d'une seule coulée, comme l'eau ou la lave. Le mot réalisme, trop moderne, convient mal à l'art d'Eschyle : plutôt faut-il parler d'une réalité si dense et si profonde qu'elle se reforme par delà nos interprétations. Jusqu'à Shakespeare au moins, la sanglante aventure humaine, et les puissantes forces élémentaires au milieu desquelles elle se déroule, n'ont jamais été mieux mises en scène que par ce poète sauvage, orgueilleux, passionné de justice, capable de pitié, et qui dédia son œuvre au Temps.

Theodoor Van Thulden

Bois-le-Duc, 1606 – Bois-le-Duc, 1646

Persée délivrant Andromède, 1646

Huile sur toile

Grâce à son bouclier orné de la tête de Méduse et à son cheval ailé Pégase, Persée, fils de Zeus et de Danaé, parvient à délivrer Andromède enchaînée à un rocher, prête à être dévorée par un monstre marin. Séduit par sa beauté, Persée épousera Andromède comme l‘annonce e putto qui tient le flambeau du mariage.

Musée des Beaux-Arts                    

Nancy

 

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