Aux USA et en France : "T'as les moyens. T'auras tout. T'as pas les moyens? T'auras rien." "Tu veux mourir de mort violente? Tu te fais contrôler par la police." Le sexe n'est pas un "travail". Soutien aux Palestinien-nes, Libanais-es, Iranien-nes. En 1832, Jeanne DEROIN disait: "Plutôt le célibat, que l'esclavage (NDLR : du mariage)". En 2024, 1 adulte français sur 3 est célibataire.
Le Grand Quai était un lieu central du Havre, à la fois quai de déchargement portuaire, marché animé et promenade emblématique. Il abritait des maisons à colombages, des hôtels de prestige comme l’Hôtel de l’Amirauté (où Monet a peint Impression, soleil levant), ainsi que des bâtiments historiques comme la douane (construite en 1754) et le musée-bibliothèque (construit entre 1843 et 1845). Ces deux derniers édifices, ainsi que de nombreuses maisons du quartier, ont été détruits lors des bombardements alliés du 5 au 11 septembre 1944, qui ont rasé 82 % du centre-ville du Havre.
Le Grand Quai était aussi un espace social où toutes les classes se côtoyaient, notamment lors d’événements comme l’arrivée d’Alain Gerbault en 1929. (Qwant)
- Edouard Manet - Berthe Morisot à l'éventail – 1872
Le tableau "Berthe Morisot à l'éventail" est une œuvre d'Édouard Manet réalisée en 1872. Berthe Morisot, peintre impressionniste et belle-sœur de Manet, y est représentée dans une pose élégante, tenant un éventail. Ce portrait illustre la relation artistique et personnelle entre les deux peintres, ainsi que l'influence mutuelle qu'ils ont eue l'un sur l'autre. (Qwant)
- Hilaire-Germain-Edgar Degas - Danseuses de ballet – 1888
Edgar Degas (1834–1917) est un peintre et sculpteur français, célèbre pour ses représentations de danseuses de ballet, qu'il a peintes et dessinées à de nombreuses reprises entre les années 1870 et les années 1890.
"Danseuses de ballet" (ou "Les Danseuses") est une série de toiles et de pastels où Degas capture les mouvements, les répétitions et les moments de repos des ballerines, souvent dans des poses réalistes et parfois surprenantes.
En 1888, Degas était déjà un artiste reconnu, mais il continuait à explorer ce thème avec une grande liberté technique, utilisant notamment le pastel pour ses effets de lumière et de texture.
Œuvres spécifiques de 1888
Plusieurs œuvres de Degas datées de 1888 représentent des danseuses, comme :
"Danseuses en bleu" (pastel sur papier, 1888, conservé au Musée d'Orsay, Paris).
"Danseuses à la barre" (pastel sur papier, vers 1888, également au Musée d'Orsay).
"Danseuses en rose" (pastel sur papier, 1888, collection privée).
Style et technique
Degas utilisait souvent des cadrages audacieux, inspirés de la photographie, et mettait l'accent sur les détails des costumes, des corps et des expressions.
Ses pastels de cette période sont particulièrement lumineux et dynamiques, avec des contrastes marqués entre les tons chauds et froids.
Localisation actuelle
La majorité des œuvres de Degas, y compris celles de 1888, sont conservées dans des musées majeurs, comme :
Musée d'Orsay (Paris, France).
Musée du Louvre (Paris, France).
MetropolitanMuseum of Art (New York, États-Unis).
National Gallery (Londres, Royaume-Uni). (Qwant)
- Jean-Antoine Watteau - Assemblée dans un parc – 1716
Jean-Antoine Watteau (1684–1721) est un peintre français emblématique du style rococo, connu pour ses scènes galantes et ses fêtes pastorales.
"Assemblée dans un parc" (parfois appelé "Fête dans un parc" ou "L’Assemblée" ) est l’une de ses œuvres majeures de sa période de maturité.
Ce tableau, réalisé vers 1716–1717, représente une scène élégante où des personnages en costumes du XVIIIe siècle se retrouvent dans un parc, évoquant une atmosphère de divertissement et de sociabilité.
L’œuvre est conservée au musée du Louvre à Paris. (Qwant)
- Berthe Morisot - Au bal
« Au bal » de Berthe Morisot (1875) – Fiche d’identité
Auteur : Berthe Morisot (1841–1895), figure majeure de l’impressionnisme et première femme à intégrer ce mouvement.
Date : Peint en 1875, alors que l’artiste maîtrise pleinement son style.
Technique : Huile sur toile, format vertical.
Sujet : Une jeune femme en robe de bal, portrait à mi-corps tenant un éventail ouvert contre sa joue. L’œuvre incarne l’élégance et la grâce de la bourgeoisie parisienne du XIXe siècle, avec une palette raffinée et des touches argentées caractéristiques de Morisot.
Contexte et histoire
Exposition : « Au bal » est présenté lors de la deuxième exposition des impressionnistes à Paris en 1876, un événement marqué par des critiques virulentes, notamment de la part du Figaro, qui qualifiait les participants d’« aliénés ».
Conservation : Le tableau est conservé au musée Marmottan Monet à Paris, où il est exposé de manière permanente. Il a été donné au musée en 1940 par Eugène et Victorine Donop de Monchy.
Inspirations : L’œuvre s’inscrit dans un dialogue avec l’art du XVIIIe siècle, notamment les scènes galantes de Boucher ou Fragonard, dont Morisot s’inspirait. Deux éventails en soie ayant appartenu à l’artiste, dont l’un est représenté sur le tableau, ont été exceptionnellement exposés lors d’une rétrospective en 2023–2024.
Pour aller plus loin
Exposition récente : Le tableau a été mis en avant lors de l’exposition « Berthe Morisot et l’art du XVIIIe siècle » (18 octobre 2023 – 3 mars 2024) au musée Marmottan Monet, qui explorait les liens entre Morisot et les maîtres du XVIIIe siècle.
Où le voir ? : Le musée Marmottan Monet (Paris) propose une collection permanente incluant « Au bal ». Pour visiter, consultez les horaires et tarifs sur le site du musée.
- Domenico Morelli - Femme avec un éventail.
Titre exact : Dame avec un éventail (ou Lady with a Fan en anglais).
Date : 1873 (ou 1874 selon certaines sources).
Technique : Huile sur toile.
Dimensions : 111 × 76 cm.
Lieu de conservation : Musée de Capodimonte, Naples (Italie).
Ce tableau est l'une des œuvres les plus connues de Morelli, représentant une femme tenant un éventail, typique de son style romantique tardif mêlé de réalisme. Il existe également des reproductions et impressions d'art de cette œuvre, disponibles à l'achat sous forme d'estampes ou de toiles imprimées. (Qwant)
- Femme et éventail – Mon dessin.
1. Histoire et usage
Origines anciennes : L’éventail existe depuis des millénaires, mais c’est en Chine (vers le IIe siècle av. J.-C.) et au Japon (période Heian, vers 794–1185) qu’il devient un objet raffiné, associé aux femmes de la cour impériale. Les éventails japonais (uchiwa ou sensu) étaient souvent décorés de motifs poétiques ou de calligraphie, portés par les dames de la noblesse.
Europe (XVIIe–XIXe siècles) : L’éventail devient un accessoire de mode indispensable pour les femmes de l’aristocratie. En Espagne et en France, il est à la fois un outil pour se rafraîchir et un moyen de communication non verbale. Les éventails étaient peints à la main, avec des scènes mythologiques ou des motifs floraux, et servaient à transmettre des messages secrets (ex. : cacher un sourire, indiquer un intérêt romantique).
2. Langage de l’éventail
Dans l’Europe du XVIIIe siècle, les femmes utilisaient l’éventail pour communiquer discrètement avec les hommes. Voici quelques exemples de codes :
Tenir l’éventail de la main droite : « Vous me plaisez. »
Couvrir l’oreille gauche : « Ne me trahissez pas. »
Fermer l’éventail lentement : « Je vous aime. »
Faire glisser l’éventail sur la joue : « Je vous aime tendrement. »
Ces codes variaient selon les pays et les époques, mais l’éventail restait un outil de séduction et de pouvoir pour les femmes.
3. Symbole de statut social
Chine et Japon : Les éventails étaient des objets de luxe, réservés aux femmes de haut rang. Les éventails en ivoire, en soie ou en laque étaient des cadeaux prestigieux.
Europe : Posséder un éventail en dentelle, en plumes ou en ivoire était un marqueur de richesse. Les éventails étaient souvent offerts en dot ou en cadeau de mariage.
4. Art et artisanat
Peinture et décoration : Les éventails étaient des supports artistiques. En Europe, des peintres comme François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard ont créé des éventails pour les salons parisiens.
Techniques : La fabrication d’un éventail pouvait prendre des mois, avec des matériaux comme la soie, le papier washi (Japon), ou les plumes d’autruche.
5. Aujourd’hui
L’éventail reste un accessoire de mode, notamment dans les tenues traditionnelles (ex. : kimono, robe de flamenco) ou comme objet de collection. Il est aussi utilisé dans les danses (ex. : fan dance en Espagne) ou comme symbole de résistance (ex. : éventails portés lors de manifestations pour le droit des femmes). (Qwant)
- Carmen – Mon dessin
Airs célèbres
Acte I : Chœur des gamins « Avec la garde montante », Chœur des cigarières « Dans l’air, nous suivons des yeux ».
Acte II : Habanera « L’amour est un oiseau rebelle », Séguidille « Près des remparts de Séville », Air d’Escamillo « Toréador, en garde ».
Acte III : Air de Micaëla « Je dis que rien ne m’épouvante ».
Acte IV : Duo final « C’est toi ! – C’est moi ! ».
L’éventail dans Carmen
L’éventail n’est pas un accessoire central de l’opéra, mais il symbolise parfois la séduction et la liberté de Carmen. Dans certaines mises en scène, il est utilisé comme accessoire de jeu ou de provocation, renforçant son caractère envoûtant et imprévisible.
Contexte et postérité
Carmen est l’opéra le plus joué au monde, malgré un accueil critique mitigé à sa création.
Bizet s’inspire d’un exotisme à la mode, mais donne à Carmen une dimension de femme libre, en avance sur son époque. (Qwant)
Eugène Le Poittevin (1806–1870) a peint plusieurs œuvres représentant les bains de mer à Étretat, une station balnéaire en vogue sous le Second Empire.
Le tableau le plus célèbre, "Bains de mer à Étretat" (vers 1866), est conservé au musée des Beaux-Arts de Troyes (huile sur toile, 66,7 × 150,2 cm). Il représente une scène de plage animée, avec des baigneurs et des Parisiens en villégiature, devant les falaises emblématiques d’Étretat.
Une autre version, "Les Bains de mer, plage d’Étretat" (1865), a été acquise par Napoléon III au Salon de 1865, mais son emplacement actuel reste inconnu.
Autres œuvres liées
Une esquisse préparatoire, "Baignade à Étretat" (vers 1858, huile sur panneau, 21 × 48,5 cm), est conservée en Normandie et montre des personnages comme Guy de Maupassant et Eugénie Doche.
Un dessin à la plume et encre de Chine (1865) reprend une partie de la composition du tableau exposé au Salon de 1865.
Expositions et postérité
Le tableau de Troyes a été présenté lors de l’exposition "L’Invention d’Étretat" au Musée des Pêcheries de Fécamp en 2020, qui explorait le rôle de Le Poittevin dans la promotion d’Étretat comme destination artistique.
Ces œuvres illustrent l’évolution des paysages normands et l’émergence d’une société de loisirs, annonçant en partie l’impressionnisme. (Qwant)
Histoire d’un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant.
Editions JC Lattès
2001 et augmentée en 2013
Docteur Blanche
Les femmes.
Emilie de la Valette perd la raison quand elle prend la place de son mari en prison pour le sauver. (p 52) (27)
La Castiglione a la manie de la persécution. Elle croit que le courrier et les repas sont empoisonnés. A l’extérieur, elle éconduit tous les hommes et se réfugie à Dieppe. (p 216) A la fin de sa vie, elle a perdu toutes ses dents et est devenue laide, en 1893. Elle vit place Vendôme chichement, dans un entresol, et est morte riche. (p 457)
Avec Emile Zola et Edmond et Jules de Goncourt (p 237)
Nana – Anna Coupeau
Crise de nerfs (28)
Germinie Lacerteux
Déchéance physique et mentale
De « Edmond et Jules de Goncourt » (29)
La conquête de Plassans – Marthe Mouret
Envoûtée par l’abbé Faujas(30)
Madame Gervaisais
Monomanie religieuse
De Edmond et Jules de Goncourt (31)
Préjugés :
Les règles et les hormones sont la cause de la folie des femmes. Avant leurs règles, les femmes se suicident. Après leurs règles, elles volent à l’étalage. (p 238)
Hersilie Rouy témoigne sur les conditions misogynes familiales de son internement, en 1854. (p 240) (32)
Elisabeth Packard fait de même aux USA. (p 241)
Femmes internées et raisons de leur « folie » (p 242)
Théroigne de Méricourt
Engagement politique (33)
Les Pétroleuses
Hystérie (34)
Camille Claudel
Réduite au silence (35)
Une femme indépendante est suspecte et son émancipation est un danger pour la société. (p 236)
Madame Marie Esquiron accuse le docteur Blanche en 1893 pour son internement abusif. (p 244) (36) Elle a été arnaquée par un notaire peu scrupuleux.(p 249) Pour les médecins, elle est moralement malsaine car elle veut s’affranchir de son père et de son frère. Donc, elle doit être enfermée. (p 252)
Marie d’Agoult écrit l’histoire de la Révolution de 1848 et Jules Michelet en est admiratif. (p 278) En 1868, elle est hantée par l’obsession d’être disséquée vive. Elle va chez le docteur Blanche. (p 279) (37)
Madame Musard, riche Américaine détentrice de tableaux de maîtres (Corot, Millet,…), arrive chez le docteur Blanche en 1879. (p 376) (38)
La princesse Charlotte Bonaparte, petite nièce de Napoléon, a été soignée par Blanche en 1884. (p 440) ( ?) (39)
Le divorce.
La première loi sur le divorce date de 1792. Il est impossible entre 1816 et 1882. (p 371)
Le docteur Blanche écrit un amendement sur le divorce et la folie. Son article 249-4 est toujours utilisé. (p 374) (40) ?
Divers :
Farinelli chantait pour distraire Philippe V de sa stupeur. (175) (41)
Christine Nilsonn a chanté « La reine de la nuit » dans la Flûte enchantée de Mozart. (p 377) (42)
Fagon a conseillé le billard à Louis XIV pour faciliter sa digestion. (p 176) ( ?) (43)
Berthe Morisot est la petite nièce de Fragonard par sa mère. (p 384) ( ?) (44)
La Patti chantait à Dieppe, au kiosque à musique, « Home, sweet home ». (p 385) (45)
Femme salonnière - Madame Emilie Girardin, journaliste sous le pseudonyme de Charles de Launay. (p 92) (46)
---------------
Vocabulaire :
Page 14 : consulter l’herméneute au 19e s : Un herméneute au XIXe siècle est un spécialiste de l'herméneutique, c'est-à-dire l'art ou la science de l'interprétation, notamment des textes (religieux, philosophiques, littéraires). Cette discipline vise à comprendre le sens profond d'un texte, souvent en tenant compte de son contexte historique, culturel ou linguistique.
Principaux herméneutes du XIXe siècle :
Friedrich Schleiermacher (1768–1834)
Considéré comme le père de l'herméneutique moderne.
A développé une approche universelle de l'interprétation, combinant compréhension grammaticale et psychologique.
Ouvrage clé : Herméneutique et critique (publié après sa mort, en 1838).
Wilhelm Dilthey (1833–1911)
A élargi l'herméneutique à l'interprétation des sciences humaines (Geisteswissenschaften).
Opposait la compréhension (Verstehen) à l'explication (Erklären) des sciences naturelles.
Ouvrage clé : Introduction aux sciences de l'esprit (1883).
August Boeckh (1785–1867)
A appliqué l'herméneutique à l'étude des textes antiques et de la philologie.
Ouvrage clé : Encyclopédie et méthodologie des sciences philologiques (1877).
Johann Gustav Droysen (1808–1884)
A travaillé sur l'herméneutique historique, notamment pour l'étude des sources historiques.
Contexte :
Au XIXe siècle, l'herméneutique évolue d'une approche théologique (interprétation des Écritures) vers une méthode générale applicable à tous les textes, influençant la philosophie, la théologie et les sciences humaines. Schleiermacher et Dilthey en sont les figures majeures. (Qwant)
Page 151 : Sycophante. Un sycophante est une personne qui flatte avec hypocrisie et servilité pour obtenir des faveurs ou avantager ses intérêts, souvent au détriment de la vérité ou de la justice. Le terme peut aussi désigner un délateur, quelqu'hui désuet, qui dénonçait quelqu'un par intérêt ou par malveillance.
Exemples d'utilisation :
"Il n'est qu'un sycophante, prêt à tout pour plaire à son supérieur."
"Les sycophantes pullulent dans les cours royales de l'Ancien Régime." (Qwant)
Page 232 : Equanimité (caractère) L'équanimité est un état d'esprit caractérisé par un calme intérieur, une sérénité et une stabilité émotionnelle, même face à des situations difficiles ou stressantes. Elle désigne la capacité à garder son sang-froid et à ne pas être perturbé par les émotions extrêmes, qu'elles soient positives ou négatives.
En philosophie, notamment dans le bouddhisme, l'équanimité est souvent associée à la notion de upekkhā (en pali) ou upekṣā (en sanskrit), qui représente une attitude de détachement bienveillant, sans attachement excessif ni aversion. (Qwant)
-----------------
Émilie de la Valette et la perte de raison après l’évasion de son mari.
Émilie Louise de Beauharnais, comtesse de Lavalette, née en 1781, est la nièce par alliance de l’impératrice Joséphine Wikipédia. À 17 ans, Napoléon Bonaparte la donne en mariage à Antoine Marie Chamans, comte de Lavalette, pour récompenser ses services Wikipédia.
En 1815, Antoine est condamné à mort par le régime de Louis XVIII pour avoir soutenu Napoléon Ier Wikipédia+1. Face à ce sort, Émilie imagine et met en œuvre, avec leur fille de 13 ans, une évasion spectaculaire : le 20 décembre 1815, dans la cellule du condamné, elle prend sa place, déguisée en femme, et s’évade au nez et à la barbe des gardiens Tombes Sepultures. Antoine, caché au ministère des Affaires étrangères, parvient à rejoindre la Belgique puis la Bavière, sous la protection d’Eugène de Beauharnais Tombes Sepultures.
Émilie est emprisonnée un mois pour cette audace, puis libérée Wikipédia. Mais elle refuse de rejoindre son mari en exil. Selon les sources, le choc de cette mise au secret, la pression, l’angoisse et surtout la découverte de l’infidélité de son époux — après avoir détruit des archives pour les cacher à la police — la poussent à basculer dans la démence Wikipédia+1.
Elle est alors soignée par le Dr Blanche, dans la maison de santé de Montmartre, l’ancienne « Folie Sandrin » Wikipédia. Cette rupture, marquée par la trahison et la captivité, est ce qui a provoqué sa perte de raison. Elle meurt en 1855, vingt-cinq ans après l’évasion, et est inhumée au cimetière du Père-Lachaise, à côté de son mari Wikipédia+1.
En résumé, Émilie de la Valette perd la raison après avoir pris la place de son mari en prison pour le sauver, puis avoir découvert ses infidélités et refusé de le rejoindre en exil, un traumatisme qui la conduit à la folie et à sa retraite médicale Wikipédia+1.
(28) Nana (Anna Coupeau) est un personnage central du roman Nana (1880), neuvième volume des Rougon-Macquart. Fille de Gervaise Macquart (personnage de L’Assommoir), elle incarne la courtisane parisienne dont la beauté et le charme destructeur entraînent la ruine de ses amants et symbolisent la décadence du Second Empire.
Crises de nerfs dans le roman
Dans Nana, les « crises de nerfs » ne sont pas un thème central explicite, mais le personnage est décrit comme instable, capricieuse et imprévisible, avec des sautes d’humeur fréquentes. Ces traits reflètent :
Son caractère impulsif : Nana agit souvent sous le coup de l’émotion, notamment dans ses relations amoureuses ou financières.
Son ennui et sa quête de divertissement : Son besoin constant de stimulation la pousse à des excès, comme ses dépenses extravagantes ou ses changements d’amants.
Sa vulnérabilité : Malgré son pouvoir de séduction, elle est aussi présentée comme une victime de son propre destin, notamment dans sa chute finale (elle meurt de la variole à 29 ans, au moment où la France s’engage dans la guerre de 1870).
Zola insiste sur l’instabilité d’humeur de Nana, qu’il lie à son manque de racines et à sa condition de « produit » d’un milieu social misérable et corrompu. Ses réactions excessives (colères, larmes, caprices) sont des manifestations de cette instabilité, mais le terme « crise de nerfs » n’est pas utilisé littéralement dans le texte.(Qwant)
(29) Germinie Lacerteux est un roman naturaliste écrit par Edmond et Jules de Goncourt, publié en 1865. L'histoire suit le déclin physique et moral d'une servante parisienne, Germinie, marquée par une vie de souffrances, de maladies et de dépendances (notamment à l'alcool).
Points clés sur la déchéance physique et nerveuse dans l'œuvre :
Maladies et affaiblissement : Germinie est décrite comme une femme rongée par des fièvres, des douleurs chroniques et une santé déclinante, typique du réalisme médical du XIXe siècle.
Déséquilibre nerveux : Le roman explore son instabilité mentale, ses crises de nerfs et sa descente dans la folie, souvent liée à ses traumatismes et à son mode de vie.
Contexte naturaliste : Les frères Goncourt s'appuient sur des observations cliniques pour dépeindre une déchéance presque scientifique, où la misère physique et morale s'entremêlent. (Qwant)
(30) La Conquête de Plassans est le dixième roman de la série Les Rougon-Macquart d’Émile Zola, publié en 1874. L’intrigue se déroule dans la ville de Plassans (inspirée d’Aix-en-Provence) et suit les manœuvres politiques et religieuses du Second Empire, avec une attention particulière portée à l’influence de l’Église catholique sur la société.
Marthe Mouret est l’épouse de François Mouret, un notaire dont la famille est au cœur du roman. Elle incarne la fragilité et la dévotion, souvent manipulée par l’abbé Faujas, un prêtre ambitieux qui cherche à contrôler la ville. L’abbé Faujas est un personnage central, représentant l’hypocrisie et le pouvoir de l’Église. Son influence sur Marthe et les autres habitants de Plassans est un élément clé de l’intrigue, mêlant manipulation psychologique et envoûtement spirituel.
Le thème de l’envoûtement est récurrent dans le roman, à la fois littéral (par le biais de la religion et de la superstition) et métaphorique (par la domination de l’abbé Faujas sur les esprits). Zola explore ainsi la corruption morale et la perte d’autonomie des individus face aux institutions. (Qwant)
(31) Madame Gervaisais est un roman d’Edmond et Jules de Goncourt, publié en 1869. L’héroïne, une femme de 40 ans, intelligente et cultivée, incarne un conflit entre la raison (héritée des Lumières) et une dévotion religieuse extrême, qui bascule dans la pathologie. Son parcours illustre une monomanie religieuse : une obsession délirante pour la religion catholique, poussée à l’extrême par son interprétation erronée des préceptes et des rites, sous l’influence de Rome et de son clergé.
Analyse de la monomanie religieuse dans le roman
Origines du délire :
Madame Gervaisais développe une conviction délirante sur ses obligations religieuses, l’isolant progressivement du monde.
Elle interprète de manière erronée les conseils de ses confesseurs, refuse toute remise en question et impose une vie ascétique tyrannique, tant pour elle-même que pour son entourage.
Son orgueil et son refus de l’adaptation sociale aggravent son état, la conduisant à un isolement total et à une cachexie (affaiblissement extrême)
Symptômes et évolution :
Elle rejette les plaisirs terrestres (musique, fleurs, paysages), vit dans une chambre nue, et se réfugie dans des lieux morbides comme les catacombes ou la chapelle des Capucins.
Son comportement devient agressif et paranoïaque : elle se méfie de son entourage, interprète malveillamment les gestes anodins (ex. : un effleurement de coude), et rejette même son enfant, qu’elle considère comme une menace.
Son ascétisme excessif et son auto-punition la mènent à une décompensation : passage d’une personnalité paranoïaque à un délire franc, marqué par une auto-accusation permanente. Lacan qualifie ce processus de « paranoïa d’autopunition »
Contexte historique et médical :
Le roman s’inscrit dans une réflexion sur la pathologie religieuse au XIXe siècle, où la frontière entre mysticisme et folie est floue.
Les Goncourt s’appuient sur des théories médicales de l’époque (comme celles de Théodule Ribot, qui évoquera plus tard la « maladie de la volonté » en 1883) pour décrire la déchéance de leur héroïne, victime d’une paralysie de la raison face à l’emprise de Rome et de ses rituels
Rome comme catalyseur :
La ville, décrite comme un espace de « renoncement à la vie » et de « refus d’être un être social », exerce une fascination morbide sur Madame Gervaisais.
Les chants, les rites et les jeux de lumière des églises baroques agissent comme des stimuli sensoriels qui minent sa volonté et nourrissent son délire (persee.fr)
Réception et postérité
Le roman est étudié pour son portrait psychologique et sa dimension esthétique (écriture artiste, descriptions baroques).
Des chercheurs comme Maria Watroba ou Émilie Serminadiras ont analysé le lien entre religion et pathologie dans l’œuvre, soulignant son ancrage dans les débats du XIXe siècle sur la folie et la sensibilité
Pour aller plus loin
Éditions :
Madame Gervaisais, édition présentée par Marc Fumaroli (Gallimard, Folio, 1982).
Édition critique par Friedrich Wolfzettel (Champion, 2013)
Analyses :
Croire et Souffrir. Religion et pathologie dans le roman de la seconde moitié du XIXe siècle (Émilie Serminadiras, Classiques Garnier, 2021).
« Madame Gervaisais, roman hystérique ou mystique ? »(Maria Watroba, Nineteenth-century French Studies, 1996) (fabula.org)
(32) Hersilie Rouy (1814–1881) est une figure historique connue pour avoir été internée dans divers asiles psychiatriques en France au XIXe siècle. Son cas est souvent cité comme un exemple des abus subis par les femmes dans le système psychiatrique de l'époque, notamment en raison de son opposition à son mari et de son refus de se conformer aux normes sociales imposées aux femmes.
Son témoignage, publié plus tard sous le titre "Mémoires d'une aliénée" (1883, posthume), décrit les conditions difficiles de son internement, y compris des traitements humiliants et des décisions arbitraires de la part des médecins et de sa famille. Ces mémoires sont considérés comme un document clé pour comprendre les violences institutionnelles et misogynes de l'époque. (Qwant)
(33) 1. Qui était Théroigne de Méricourt ?
Anne-Josèphe Théroigne, dite Théroigne de Méricourt, est une figure majeure de la Révolution française, connue pour son engagement républicain, féministe et radical dès 1789.
Surnom : « La Belle Liégeoise » (elle est née à Marcourt, près de Liège, dans les Pays-Bas autrichiens).
Rôle : Oratrice enflammée dans les clubs révolutionnaires (notamment les Cordeliers), elle milite pour l’égalité des droits entre hommes et femmes et la laïcité.
Style : Habillée en amazone, elle incarne une figure romantique et combative de la Révolution.
2. Son engagement politique
Théroigne de Méricourt a été une pionnière du féminisme et une républicaine radicale :
1789–1791 :
Elle participe aux émeutes du 5–6 octobre 1789 (marche des femmes sur Versailles) et aux clubs révolutionnaires.
Elle défend le droit de vote des femmes et l’accès à l’éducation pour les filles.
Elle est proche des Girondins puis des Montagnards, soutenant la chute de la monarchie (1792).
1792–1793 :
Elle organise des séances d’entraînement militaire pour les femmes (projet de « légion des amazones »).
Elle est une oratrice influente à la Convention nationale, où elle critique la modération des Girondins.
Elle est arrêtée en septembre 1793 après avoir été accusée de complot avec les royalistes (affaire des fédéralistes).
3. Son internement (1794–1807)
Après son arrestation en septembre 1793, Théroigne de Méricourt est emprisonnée puis internée pendant 13 ans dans des asiles psychiatriques :
1794 :
Elle est d’abord incarcérée à la prison de la Force (Paris), puis transférée à l’asile de la Salpêtrière en 1795.
Diagnostic : Elle est déclarée « folle » par les autorités révolutionnaires, probablement pour la discréditer politiquement (son engagement radical dérange).
1807 :
Elle est finalement libérée sous la pression de sa famille, mais reste sous surveillance.
Elle meurt dix ans plus tard, en 1817, dans la misère à Paris.
4. Postérité et reconnaissance
Symbole féministe : Son parcours illustre la répression des femmes révolutionnaires et la minimisation de leur rôle dans l’Histoire.
Œuvres :
Elle a laissé des écrits politiques (discours, pamphlets) et des lettres qui témoignent de son engagement.
Son histoire a inspiré des romans, pièces de théâtre et essais (ex. : Théroigne de Méricourt de Maurice Barrès, 1921).
Hommages :
Une rue porte son nom à Paris (19e arrondissement).
Elle est citée dans les travaux sur les féminismes et la Révolution française.
5. Pourquoi a-t-elle été internée ?
Les raisons de son internement sont politiques et genrées :
Contexte : La Terreur (1793–1794) voit l’élimination des opposants, y compris les femmes radicales.
Accusations : On lui reproche des liens avec les Girondins (modérés) et des projets « subversifs » (comme l’entraînement militaire des femmes).
Discrédit : Son engagement féministe et son refus de se conformer aux rôles traditionnels en font une cible.
Diagnostic : Les médecins de l’époque classent les femmes rebelles comme « hystériques » ou « folles » pour les neutraliser. (Qwant)
(34) Qui étaient les Pétroleuses ?
Les Pétroleuses étaient un groupe de femmes, souvent associées à la Commune de Paris (17 mars – 28 mai 1871), accusées d’avoir incendié des bâtiments à Paris pendant la répression de la Commune. Leur nom vient de la rumeur selon laquelle elles auraient utilisé des bidons de pétrole pour allumer des feux.
Contexte historique :
Pendant la Semaine sanglante (21–28 mai 1871), des incendies ont ravagé une partie de Paris, notamment des monuments symboliques comme l’Hôtel de Ville, le Palais des Tuileries ou le Conseil d’État.
Les autorités versaillaises (dirigées par Adolphe Thiers) ont rapidement attribué ces incendies à des femmes révolutionnaires, les désignant comme des Pétroleuses.
Ces accusations ont servi à discréditer la Commune et à justifier la répression violente qui a suivi (plus de 20 000 morts).
Accusation d’hystérie : une construction politique
L’accusation d’hystérie portée contre les Pétroleuses s’inscrit dans une stratégie de propagande :
Dénigrement des femmes révolutionnaires :
Les femmes de la Commune étaient souvent décrites comme des furies, des hystériques ou des démoniaques par la presse conservatrice et les autorités.
Leur participation à la Commune (organisation de clubs, soins aux blessés, combat armé) était perçue comme une menace à l’ordre social traditionnel.
Instrumentalisation du mythe :
Aucune preuve solide n’a jamais confirmé l’existence de "Pétroleuses" organisées. Les incendies étaient probablement le fait de combattants versaillais ou de désordres spontanés.
Le mythe a été amplifié pour diaboliser la Commune et effacer le rôle réel des femmes dans l’insurrection.
Héritage et réhabilitation :
Aujourd’hui, les historiennes (comme Édith Thomas ou Michèle Riot-Sarcey) soulignent que les Pétroleuses étaient avant tout des symbole de la résistance féminine face à l’oppression.
Leur image a été réévaluée comme celle de femmes actives dans la lutte sociale, bien loin de l’archétype de l’hystérique. (Qwant)
(35) Camille Claudel a été internée de force pendant 30 ans, de 1913 à sa mort en 1943, dans des asiles psychiatriques. Son internement a commencé le 10 mars 1913 à l’hôpital de Ville-Evrard, près de Paris, à la demande de sa famille, notamment sa mère, après la mort de son père qui la soutenait. Elle a ensuite été transférée en septembre 1914 à l’asile de Montdevergues à Montfavet (Vaucluse), où elle est restée jusqu’à sa mort.
Pendant ces trois décennies, elle a été isolée, privée de toute visite familiale (sauf une douzaine de fois par son frère Paul, diplomate), et coupée du monde artistique. Sa famille a même interdit l’envoi ou la réception de lettres, aggravant son isolement. Elle est morte le 19 octobre 1943 à l’âge de 79 ans, dans des conditions de grande précarité, probablement en raison de la malnutrition régnant dans les asiles pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son internement, souvent qualifié de controversé, a été justifié par un diagnostic de psychose paranoïaque, mais de nombreux historiens et artistes y voient une forme de silence imposé à une femme artiste dont le génie dérangeait dans une société patriarcale. Elle n’a été réhabilitée que plusieurs décennies après sa mort, notamment à partir des années 1980, grâce à des biographies et un film qui ont révélé son parcours et son œuvre. (Qwant)
(36) Marie Esquiron était une patiente française qui a été internée dans un asile psychiatrique en 1893. Elle a accusé le docteur Blanche, un psychiatre renommé de l'époque, d'avoir ordonné son internement de manière abusive. Cette affaire a marqué l'histoire de la psychiatrie française et a soulevé des questions sur les conditions d'internement et les abus possibles dans les asiles de l'époque. (Qwant)
(37) En 1868, Marie d’Agoult traverse une période particulièrement difficile. Elle subit la ruine financière, la séparation de ses filles Claire et Cosima avec leurs maris, et une aggravation de son état de santé. Selon la correspondance générale publiée par Charles Dupêchez, elle connaît alors des crises frisant la démence, qui l’amènent à se rendre en 1869 dans la clinique du docteur Blanche Temporalités.
Il n’existe aucune trace dans les sources historiques d’une « obsession d’être disséquée vive » ou d’un épisode où elle se rend chez le docteur Blanche pour ce motif. Les documents confirment que cette visite médicale est liée à un problème de santé grave, mais sans indication de fantasmes ou de demandes de ce type.
En résumé, l’élément narratif que vous citez n’est pas attesté par les sources fiables. Ce que l’on sait, c’est que Marie d’Agoult, dans les années 1868‑1869, est en proie à de graves troubles physiques et psychiques, et que le docteur Blanche est mentionné comme son médecin en cette période, dans un contexte de santé délicate Temporalités.
En 1868, Marie d'Agoult, déjà marquée par des deuils familiaux (la mort de son fils Daniel en 1859 et de sa fille Blandine en 1862) et des difficultés financières, traverse une période de grande détresse psychologique. Plusieurs sources confirment qu'elle souffre alors de troubles mentaux sévères, dont une obsession morbide d'être disséquée vivante. Elle se tourne vers le docteur Blanche, célèbre aliéniste parisien de l'époque, pour obtenir de l'aide.
Cette consultation s'inscrit dans le contexte de ses dernières années, où sa santé mentale se dégrade progressivement. Elle meurt à Paris le 5 mars 1876, et ses dernières années sont effectivement assombries par ces épreuves, bien que son héritage intellectuel et féministe reste marquant pour le XIXe siècle. (Qwant)
(38) Catherine Eliza est née vers 1838. Elle est décédée en 1879.
Madame Musard, comme on l’appelait, était une Américaine et demi-mondaine connue pour sa beauté incroyable, la modestie de ses origines, et son statut de favorite du roi néerlandais, Guillaume III.
Décrite par la princesse Caroline Murat comme « d’une beauté exceptionnelle » et par l’épouse du roi Guillaume, Sophie, comme « cette femme horrible », Eliza travaillait apparemment comme serveuse à New York lorsqu’elle rencontra le musicien Alfred Musard. Ils se marièrent en 1859 et s’installèrent en Europe. Elle séduisit rapidement le roi Guillaume III, un monarque très connu pour ses fêtesses alcoolisées et son amour pour les femmes, et Eliza devint fabuleusement riche en tant que maîtresse. Elle aimait vivre avec grand style à Paris jusqu’à sa mort en 1879. (Wikitree)
(39) Charlotte Bonaparte : il s'agit probablement de Charlotte Bonaparte (1802–1839), fille de Lucien Bonaparte et petite-nièce de Napoléon Ier. Elle est décédée en 1839, bien avant 1884. (Qwant)
Les sources biographiques fiables sur Charlotte Bonaparte — née le 31 octobre 1802 à Paris, fille cadette de Joseph Bonaparte et de Julie Clary, nièce de Napoléon Ier — confirment qu’elle a vécu jusqu’au 2 mars 1839 à Sarzana (Italie) Wikipédia+1. Elle est décédée à 36 ans, probablement en couches, sur le chemin du retour en France Wikipédia.
Ainsi, elle n’existait plus en 1884 et ne pouvait pas être soignée par une personne nommée « Blanche » à cette date. Toute allusion à un soin médical ou à un événement en 1884 concernant elle est donc historiquement impossible, sauf s’il s’agit d’une confusion avec une autre personne portant le nom de Charlotte Bonaparte ou avec un personnage fictif.
Carrière : artiste, dessinatrice, infante d’Espagne (1808‑1813) Wikipédia+1
Mariage : avec Napoléon Louis Bonaparte en 1826, veuve en 1831 Wikipédia
Conclusion
Il n’existe aucune preuve historique d’un soin médical en 1884 pour Charlotte Bonaparte, car elle était décédée depuis plus de 45 ans. Si vous avez rencontré cette information, elle pourrait provenir d’une confusion avec un autre personnage ou d’une création littéraire. (Bing)
(40) Émile Blanche a bien écrit sur la folie comme cause de divorce en 1884
Son article n’est pas un texte de loi encore en vigueur, mais son influence historique est reconnue.
Le droit actuel du divorce en France ne cite pas directement son amendement, mais s’appuie sur des principes voisins (vice de consentement, protection des personnes vulnérables). (Qwant)
(41) Farinelli a effectivement été engagé à la cour d'Espagne pour tenter de soulager les crises de mélancolie et de stupeur de Philippe V, qui souffrait de troubles psychiatriques sévères. Le roi, profondément affecté par la guerre de Succession d'Espagne et des deuils personnels, trouvait un apaisement dans le chant de Farinelli, dont la voix exceptionnelle le captivait et le distrayait. Cette relation a duré près de vingt ans, de 1737 jusqu'à la mort du roi en 1746.
Cette anecdote illustre l'importance de la musique et du chant dans les cours européennes du XVIIIe siècle, où les artistes pouvaient jouer un rôle bien au-delà de lEntertainment. (Qwant)
(42) Christine Nilsonn a chanté « La reine de la nuit » dans la Flûte enchantée de Mozart.
1843 – 1921 –
Elle a notamment chanté ce rôle dès février 1865 à Paris, au Théâtre-Lyrique, où elle a été saluée pour sa performance vocale cristalline dans ce rôle virtuose. Une photographie la représentant dans ce rôle en 1880 est également attestée. (Qwant)
(43) Guy-Crescent Fagon était le premier médecin de Louis XIV à partir de 1693. Il a effectivement encouragé le roi à pratiquer des activités physiques douces pour améliorer sa santé, notamment en raison des problèmes digestifs et de mobilité du souverain. Cependant, il n'existe pas de preuve historique solide indiquant qu'il ait spécifiquement recommandé le billard comme remède pour faciliter la digestion.
Fagon était connu pour prescrire des promenades, des jeux de paume (ancêtre du tennis) et d'autres exercices modérés, mais le billard, tel qu'on le connaît aujourd'hui, n'était pas encore largement répandu en France à cette époque. Il est plus probable qu'il ait suggéré des activités comme la chasse ou l'équitation, qui étaient courantes à la cour de Versailles. (Qwant)
(44) Berthe Morisot n’est pas la petite-nièce de Fragonard. Elle est issue d’une famille bourgeoise de Bourges, et sa mère, Marie-Joséphine-Cornélie Thomas, n’a aucun lien de parenté connu avec Fragonard. En revanche, Berthe Morisot est la belle-sœur d’Édouard Manet, car elle a épousé son frère, Eugène Manet. (Qwant)
(45) Dernière des quatre enfants de Salvatore Patti (1800-1869) et Caterina Chiesa, deux musiciens italiens installés en Espagne, Adelina Patti émigre peu de temps après sa naissance avec sa famille aux États-Unis. Ayant commencé le chant dès l'âge de 9 ans, elle donne plusieurs concerts à travers le pays avec ses deux sœurs aînées, Amelia (1831-1915) et Carlotta (v. 1835-1889) également cantatrices, sous l'impulsion de Maurice Strakosch, un pianiste et impresario qui a épousé Amalia en 1852. Leur frère Carlo (1830-1869) sera violoniste et chef d'orchestre. (Wikipedia)
(46) Delphine de Girardin, née Gay (1804–1855), a utilisé le pseudonyme masculin « Vicomte de Launay » (parfois simplifié en « Charles de Launay ») pour signer ses chroniques dans La Presse, le journal fondé par son époux, Émile de Girardin. Ces chroniques, intitulées « Lettres parisiennes » ou « Courriers de Paris », étaient des textes spirituels et ironiques sur la vie mondaine et culturelle de Paris. Elles ont marqué l’histoire du journalisme en France, car elles ont permis à une femme de s’imposer dans un milieu alors très masculin. Le pseudonyme était une stratégie pour contourner les préjugés de l’époque et toucher un lectorat plus large. Les lecteurs ont rapidement deviné son identité, mais le personnage du « vicomte » est resté populaire. (Qwant)
Histoire d’un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant.
Editions JC Lattès
2001 et augmentée en 2013
Les Blanche, père et fils.
Les Blanche sont des médecins d’origine normande. (p 19). A Rouen, en 1796, la grande famine est la cause d‘une mortalité qui double. (p 29) (1)
Le père s’installe à Montmartre, qui se situe à l’extérieur de Paris. Il était paternaliste. (p 61) (2) Les patient-es sont « libres » dans une vie de famille. (p 117) (Ndlr : mais pas de sortir quand iels le veulent…) Le fils, Emile, était amoureux de Lucile Montudégny qui a tenu le rôle de Rachel dans « La Juive ». Elle épouse un acteur. (p 117) (3) Second lieu d’asile, l’hôtel de Lamballe à Poissy. Il ressemblait à une pension de famille. (p 181) Madame Duponchel (Marie-Joséphine Blanchard) est la maîtresse (ndlr, ou amie ?) d’Emile Blanche qui est marié. (4) Elle est née en 1810 à Shanghai et a servi de modèle pour la Vénus d’Amaury-Duval. (p 199) (5) Les Blanche passent leurs étés à Dieppe. (p 214) (6) Ils sont voisins à Puy de madame Corvalho, femme du directeur de l’Opéra comique. Elle a brillé dans le rôle de Marguerite dans le « Faust » de Gounod et dans celui de Juliette dans « Mireille ». (p 384) (7) Le fils d’Emile Blanche, Jacques, a peint le portrait des deux filles d’Alexandre Dumas, Jeanine et de Colette Lippmann, en 1889. (p 401) (8) Il a aussi peint le portrait de Marcel Proust en 1892. (p 445) (9) Emile Blanche recueille les confidences de Fantin-Latour, nerveux et fragile. (p 412) (10)
Les soins à leur disposition :
La camisole de force, la douche sont des punitions chez le docteur Blanche. Mais il préfère la soumission morale (en 1838). (p 57)
Les sangsues. On pensait que le sang retiré emportait les humeurs des malades, depuis l’Antiquité. (p 74)
Le brome est utilisé en 1851 et le chloral depuis 1869. Le fou et la folle sont des cobayes. (p 75)
L’hystérie, l’hypocondrie et l’épilepsie sont les trois grandes névroses. (p 289)
2 écoles s’affrontent :
Soins avec la douleur physique
Leuret (p 81)
J-P Falret
Franz Gall (bosse des maths) (1758 – 1828)
Soins par la douce persuasion
Les Blanche
Peut-on guérir d’une maladie mentale ?
désaccord entre les médecins. (p 90)
Quelle est la limite entre la folie et la raison ? ( 96)
Les médecins sont impuissants devant la violence d’un-e patient-e. (p 118)
Ils se demandent quel est le lien entre la folie et le génie.
Ndlr : est-ce que le génie existe ? (p 142)
Les aliénistes du 19e siècle ont donné des arguments aux Nazis qui pensaient qu’il y a de l’art dégénéré et qu’il y a des penseurs à enfermer. (p 43)
L’abus des placements, soit dans un appartement pour les personnes riches sous surveillance d’un médecin, soit au couvent, soit à la campagne, amène l’Etat à intervenir vers 1874. (p 516)
La camisole de force : pour Gérard de Nerval. (p 85) Il a ses premières crises inquiétantes en 1841 avec sa nudité dans la rue et ses hallucinations (31 ans ?) (11)
La pension coûtait 200 francs par moi pour un pensionnaire libre et 400 francs par mois pour un internement. Avec deux gardes, c’était 500 francs. Un ouvrier gagnait 2 francs par jour. (p 183)
A Lamballe, les patient-es ne sont déchu-es de leurs droits. (p 197)
Les cellules sont matelassées pour les agité-es. (p 201)
Le danger, la peur et le soupçon règnent dans l’asile. (p 204) Mais la vie y est moins rude que dans les hôpitaux. (p 206)
Quelques malades :
Robespierre aurait eu une histoire d’amour avec une demoiselle d’honneur de Marie-Antoinette ? Il fit un geste trop « entreprenant » qui fit capoter le mariage…Elle finira sa vie dans la clinique du docteur Blanche. (p 48) Ndlr : quel geste ? Qui est-elle ? Apparemment, cette histoire a été inventée de toutes pièces. (12)
Robespierre et son amour de jeunesse
Fiction colportée par des mémorialistes ou romanciers dont Alexandre Dumas
Romance de l'histoire
Robespierre et son amour pour une demoiselle d'honneur de Marie-Antoinette
Pamphlets royalistes du 19e s.
--------------------
Gérard de Nerval est attiré par Jenny Colon, cantatrice qui est accompagnée au piano par Marie Pleyel. (p 86) L’entourage accuse Jenny Colon d’être responsable du dérangement mental de Gérard de Nerval ( = bouc émissaire. Elle a peut-être compris avant les autres l’instabilité mentale de notre poète ? ndlr). (13)
Il est purgé et saigné pendant son deuxième séjour. C’est toujours inefficace. (p 133) Avec Emile Blanche, il est attaché aux poignets et aux chevilles. (p 136) Il effectue de longues marches la nuit dans Paris, jusqu’à l’épuisement. (Ndlr : comme Erik Sati). (p 168) (14)
A Rouen, en 1842, Monrose, 58 ans, Rouennais, a une crise de mélancolie et de perte de mémoire en pleine représentation. Le public se demande s’il était alcoolisé. Il est applaudi quand ils comprennent que c’est un dérèglement de l’esprit. (p 107) (15)
Pauline Viardot interprète « Sapho » de Charles Gounod. (16) A Rome, il rencontre Fanny Hensel, sœur de Mendelssohn qui l’initie au romantisme allemand. (p 191) (17) Charles Gounod a eu peur de tomber dans un trou et d’être emporté au loin, en 1874. (p 321)
Théo van Gogh arrive cher le docteur Blanche en octobre 1890. Quatre enfants sur les 6 van Gogh sont morts à cause de troubles psychiques ou neurologiques (Théo, Vincent, Cor, une sœur). (p 415) (18) Ndlr : les deux sœurs n’auraient pas eu de troubles mentaux…
Guy de Maupassant se coupe la gorge le 1er Janvier 1892, malgré la surveillance de son valet François. (p 420) Il subira la camisole de force chez le docteur Blanche. (p 421) Quand a-t-il attrapé la syphilis (= grande vérole ) en 1877, à l’âge de 27 ans. (19) François 1er en est mort.(20) Les reporters se pressent aux portes de l’hôtel de Lamballe. (p 427) Son agonie durera pendant 18 mois. Sa mère, Laure, ne viendra pas le voir. (p 442)
Evolution historique de la folie liée au génie (p 142)
Platon
La folie clinique s’oppose à la folie créatrice (21).
Aristote
« Problème XXX » et êtres d’exception.(22)
Cicéron
« Tusculanes » (23)
Marsile Ficin
« De vita triplici » (24)
Montaigne
« Essais » (25)
Diderot
« L’encyclopédie » (26)
Premiers aliénistes
19 e siècle
Confirmation du lien
Ndlr : Le génie, c’est comme les dons, ils n’existent pas !
(1) En 1796, Rouen et sa région ont effectivement connu une période de grande difficulté alimentaire, mais le terme de "grande famine" est souvent nuancé par les historiens. Voici ce que l’on peut retenir des sources disponibles :
Contexte général : La France sort épuisée de la Terreur (1793-1794) et des guerres révolutionnaires. Les récoltes de 1795 sont désastreuses en raison de conditions météorologiques défavorables (hivers rigoureux, étés pluvieux), ce qui entraîne une pénurie alimentaire généralisée dans plusieurs régions, dont la Normandie.
Rouen et sa région : La ville, déjà touchée par les blocages économiques et les réquisitions, subit une hausse brutale des prix du blé et une disette en 1795-1796. Les archives locales mentionnent une augmentation de la mortalité, notamment parmi les plus pauvres, mais les données précises sur un doublement de la mortalité à Rouen en 1796 sont rares.
Mortalité : Les registres paroissiaux et les rapports de l’époque indiquent une surmortalité, mais elle est souvent attribuée à la combinaison de la disette, des épidémies (comme le typhus) et de la faiblesse des populations affaiblies par les années précédentes. Le doublement de la mortalité n’est pas systématiquement documenté pour Rouen spécifiquement, mais il est attesté dans d’autres régions françaises (ex. : Paris, où la mortalité a effectivement doublé en 1795-1796).
Sources historiques citées par les chercheurs :
Archives départementales de Seine-Maritime : Registres paroissiaux et rapports municipaux de Rouen mentionnent une hausse des décès en 1796, mais sans chiffre précis de doublement.
Études sur les crises frumentaires : Les travaux de l’historien Jean Nicolas (notamment La Rébellion française) soulignent que la mortalité a augmenté dans plusieurs villes françaises en 1795-1796, mais Rouen n’est pas toujours citée comme un cas extrême.
Rapports de l’époque : Les autorités locales de Rouen évoquent une "disette alarmante" en 1796, avec des émeutes frumentaires, mais les chiffres de mortalité sont fragmentaires.
Conclusion :
Il est probable que la mortalité ait augmenté à Rouen en 1796 en raison de la disette, mais l’affirmation d’un doublement de la mortalité n’est pas étayée par des sources locales précises. Cette crise s’inscrit dans un contexte national de pénuries et de difficultés économiques post-révolutionnaires. (Qwant)
(2) Le docteur Émile Blanche (1820-1893), psychiatre et héritier d'une dynastie de praticiens, était considéré comme "paternaliste" pour son approche humaniste, transformant les asiles en lieux de vie familiaux et libérant les aliénés de leurs cellules, tout en soignant une clientèle aisée et en accueillant gratuitement les patients pauvres. (Qwant)
(3) Soprano française connue pour avoir tenu le rôle de Rachel dans « La Juive » de Fromental Halévy. Ce rôle met en valeur sa tessiture lyrique et dramatique. (Qwant)
(4) Marie-Joséphine Blanchard, dite Madame Duponchel, était une actrice et courtisane française du XIXe siècle. Émile Blanche, quant à lui, était un médecin aliéniste français, fils du célèbre psychiatre Jean-Étienne Dominique Esquirol. Il n'existe pas de source fiable indiquant que Marie-Joséphine Blanchard ait été la maîtresse d'Émile Blanche. (Qwant)
(5) Marie-Joséphine Blanchard, également connue sous le nom de Madame Duponchel, était effectivement une figure parisienne du milieu artistique au XIXe siècle. Elle a posé pour plusieurs artistes de son époque, dont Amaury-Duval. La Vénus d'Amaury-Duval, peinte vers 1862, est l'une de ses œuvres les plus célèbres et représente une figure féminine idéalisée, inspirée de la mythologie. (Qwant)
(6) Musée Jacques-Émile-Blanche.
Le musée est situé dans la maison du Parc du Colombier, à Offranville, petit bourg du pays de Caux, non loin de la mer et près de Dieppe (Seine-Maritime). C'est là aussi que le peintre parisien passe les étés à partir de 1902, au manoir du Tôt, et qu'il y est mort en 1942. Il sera inhumé au cimetière de Passy dans le caveau familial.(Wikipedia)
Collections et visite
Collections permanentes : Une quarantaine d’œuvres de Jacques-Émile Blanche (peintures, portraits, paysages, natures mortes) et de ses proches, ainsi que son œuvre littéraire, des souvenirs, lettres et photographies.
Expositions temporaires : L’espace temporaire propose actuellement une exposition sur l’amitié entre Jacques-Émile Blanche et Celia Saxton Noble, avec des œuvres et des acquisitions récentes pour la ville d’Offranville.
Audioguide : Gratuit, accessible par QR Code en français et en anglais.
Parc floral William Farcy : Billet couplé possible pour visiter le parc voisin.
Horaires et tarifs (août 2026)
Horaires d’été : Ouvert du 1er juillet au 31 août 2026.
Tarifs :Entrée de base : 3 €. (Qwant)
C’est Jacques-Émile Blanche (1861-1942) qui révèle le pot au Veules les Roses. Personnage extraordinaire, c’est à lui qu’on doit le célébrissime portrait de Marcel Proust. Peintre, mais aussi musicien et auteur, il est plus que gâté par la vie, de par ses origines. Mais il est aussi doté de tous les talents et ne les économise guère. Sa famille, très Auteuil-Neuilly-Passy, reçoit tout ce que Paris et les capitales font d’artistes célèbres. Gounod, Bizet, Degas ou Manet sont des intimes. En villégiature à Dieppe, les fréquentations ne sont pas moins prestigieuses. Dans la station qu’il fréquente depuis son enfance et sa vie durant, il regarde travailler les impressionnistes et apprend de manière très autodidacte. Il raconte un demi-siècle d’aventures picturales, les siennes mais celles aussi de tous les peintres tourimpressionnistes, dans un recueil simplement appelé Dieppe (1927). (Musair)
(7) Cécile Carvalho était une soprano française renommée pour ses interprétations dans les opéras de Charles Gounod. Elle s'est particulièrement illustrée dans les rôles de Marguerite dans Faust et de Juliette dans Roméo et Juliette (et non Mireille, qui est un autre opéra de Gounod où elle n'a pas brillé selon les sources disponibles).
Elle était l'épouse de Louis Carvalho, directeur de l'Opéra-Comique à Paris entre 1876 et 1887. Son talent vocal et sa présence scénique ont marqué la scène lyrique française de l'époque. (Qwant)
(8) Jacques-Émile Blanche a effectivement réalisé un portrait des deux femmes, souvent intitulé Les Deux Sœurs ou Portrait de Jeanine et Colette Dumas, peint en 1889. Ce tableau est aujourd'hui conservé au musée d'Orsay à Paris. (Qwant)
(9) Jacques-Émile Blanche a bien peint un portrait de Marcel Proust en 1892.
Ce tableau est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre et est exposé dans plusieurs musées, notamment au musée d’Orsay à Paris. (Qwant)
(10) Henri Fantin-Latour (1836–1904) était un peintre français associé au mouvement réaliste et symboliste. Émile Blanche (1820–1893) était un médecin aliéniste français, connu pour ses travaux sur la santé mentale et ses relations avec des artistes et écrivains de son époque.
Fantin-Latour était effectivement connu pour être un homme nerveux et fragile, comme en témoignent plusieurs sources de son époque. Émile Blanche, en tant que médecin spécialisé dans les troubles mentaux, a pu être consulté par Fantin-Latour ou simplement entretenir des relations avec lui, notamment en raison de son statut d'artiste tourmenté. (Qwant)
(11) Gérard de Nerval - Cette crise s’est produite alors qu’il déambulait de nuit dans les rues de Paris, accompagné de son ami le peintre Paul Chenavard. Lors de cet épisode, Nerval a montré des signes de désorientation extrême : il a commencé à se déshabiller en semant ses vêtements sur son passage et a exprimé un désir soudain de partir en Orient, perçu comme une fuite ou une quête de sens.
Conséquences immédiates :
Il a été interné rue Picpus à Paris, où il est resté jusqu’au 16 mars 1841.
Par la suite, il a été transféré dans la clinique du docteur Esprit Blanche à Montmartre, où il est resté jusqu’à la fin du mois de novembre 1841.
Dans une lettre datée du 5 mars 1841, Nerval écrit à son ami Amédée Rome : « Je suis rue Picpus n°6 chez Mad. de St Marcel, un peu malade mais je sortirai dans cinq à six jours ».
Cette première crise a marqué un tournant dans sa vie, précédant une série d’internements et de rechutes qui ont jalonné les années suivantes, jusqu’à son suicide en janvier 1855. (Qwant)
(12) Robespierre (1758–1794) était un avocat et homme politique français, connu pour son rôle pendant la Révolution. Marie-Antoinette (1755–1793) était reine de France jusqu'à son exécution en 1793. Les demoiselles d'honneur étaient des femmes de la noblesse ou de la bourgeoisie choisies pour servir la reine ou d'autres dames de la cour.
Absence de preuve historique Aucun document historique sérieux ou biographie reconnue ne mentionne une relation amoureuse entre Robespierre et une demoiselle d'honneur de Marie-Antoinette. Les archives et les travaux des historiens (comme ceux de Michel Vovelle, Jean-Clément Martin ou Olivier Le Cour Grandmaison) ne font état d'aucune telle relation. Robespierre est surtout connu pour ses discours politiques, son intransigeance révolutionnaire et sa fin tragique sur la guillotine. (Qwant)
(13) Gérard de Nerval (1808–1855) a entretenu une relation complexe avec Jenny Colon (1808–1842), une actrice dont il fut amoureux. Leur relation, marquée par des espoirs déçus et une séparation définitive en 1838, a profondément affecté Nerval. Il a lui-même évoqué cette souffrance dans ses écrits, notamment dans Aurélia ou Sylvie, où il décrit une forme de délire et de déséquilibre mental lié à cette passion non partagée.
Responsabilité et accusations Il n’existe pas de preuve historique que l’entourage de Jenny Colon (famille, amis ou rivaux) ait directement accusé cette dernière d’être responsable de la déchéance mentale de Nerval. En revanche, les contemporains de Nerval, ainsi que certains biographes ultérieurs, ont souvent souligné le rôle de cette relation dans son instabilité psychologique. Nerval lui-même a écrit : « Je suis l’ombre de moi-même, et je meurs de cette ombre. » Cette phrase illustre l’impact émotionnel qu’a eu Jenny Colon sur lui.
État actuel des connaissances Les spécialistes de Nerval s’accordent à dire que sa fragilité mentale était multifactorielle (prédispositions génétiques, abus d’alcool, dettes, etc.), mais que sa relation avec Jenny Colon a joué un rôle déclencheur ou aggravant. Aucune source récente ne mentionne d’accusations explicites de son entourage envers Jenny Colon. (Qwant)
(14) Gérard de Nerval (1808–1855) était effectivement connu pour ses longues promenades nocturnes à travers Paris, souvent jusqu’à l’épuisement physique et mental. Ces marches, parfois solitaires, faisaient partie de son mode de vie et ont inspiré plusieurs de ses œuvres, comme Aurélia ou Les Nuits d’octobre.
Erik Satie (1866–1925), quant à lui, était un compositeur français célèbre pour son style de vie excentrique et ses habitudes nocturnes. Il marchait aussi beaucoup la nuit dans Paris, notamment dans le quartier de Montmartre, où il vivait. Ses errances nocturnes ont nourri son inspiration musicale et littéraire, bien que son approche diffère de celle de Nerval par son côté plus systématique et presque ritualisé. (Qwant)
(15) En 1842, Monrose (de son vrai nom Jean-Baptiste Prosper Bressant, 1798–1859) était un acteur français célèbre pour ses rôles comiques et dramatiques. À cette époque, il avait effectivement 44 ans (et non 58 ans), car il est né en 1798 et non en 1784.
La crise de mélancolie et de perte de mémoire qu'il a subie en pleine représentation en 1842 est un événement marquant de sa carrière. Cette crise a été interprétée comme un signe de déséquilibre nerveux, possiblement lié à la fatigue ou au stress intense de sa profession. Cet incident a contribué à sa réputation d'acteur tourmenté, bien qu'il ait continué à se produire sur scène pendant plusieurs années après cet épisode. (Qwant)
(16) Pauline Viardot a interprété le rôle-titre de Sapho, premier opéra de Charles Gounod, lors de sa création le 16 avril 1851 à l’Opéra de Paris (salle Le Peletier). Elle a joué un rôle clé dans la genèse de l’œuvre : c’est à sa demande que Gounod a composé cet opéra, imposant comme condition à son réengagement à l’Opéra de Paris la création d’un ouvrage dont elle tiendrait le rôle principal. (Qwant)
(17) Fanny Hensel (1805–1847) est une compositrice, pianiste et mezzo-soprano allemande, sœur aînée de Felix Mendelssohn. Elle a marqué l’histoire de la musique par son talent, bien que son œuvre ait longtemps été éclipsée par celle de son frère, en raison des normes sociales de l’époque qui limitaient la place des femmes dans le domaine musical.
Points clés de sa vie et de son œuvre :
Formation : Elle a reçu une éducation musicale exceptionnelle, notamment grâce à son père, le banquier et intellectuel Abraham Mendelssohn, et à des professeurs comme Carl Friedrich Zelter.
Composition : Elle a composé plus de 460 œuvres, dont des lieder, des pièces pour piano, des chants sacrés, un quatuor à cordes et une ouverture orchestrale. Son Cycle de l’année (Das Jahr), un recueil de 12 pièces pour piano, est l’une de ses œuvres les plus célèbres.
Reconnaissance : Malgré son talent, elle n’a pu publier ses œuvres que sous le nom de son frère ou sous un pseudonyme, en raison des conventions de l’époque. Ce n’est qu’après sa mort que ses compositions ont commencé à être reconnues pour leur valeur propre.
Style : Son écriture se caractérise par une grande expressivité, une maîtrise des formes classiques et une sensibilité romantique, proche de celle de Felix Mendelssohn.
Postérité : Aujourd’hui, Fanny Hensel est considérée comme l’une des compositrices les plus importantes du romantisme allemand. Ses œuvres sont régulièrement jouées et enregistrées, et son héritage est célébré pour avoir contribué à redéfinir la place des femmes dans la musique classique. (Qwant)
(18) Vincent van Gogh (1853–1890) : connu pour ses troubles mentaux, il s'est suicidé en 1890.
Théo van Gogh (1857–1891) : frère cadet de Vincent, il a souffert de dépression après la mort de Vincent et est mort en 1891 dans un asile psychiatrique.
Cornelia "Cor" van Gogh (1862–1941) : sœur cadette, elle a vécu jusqu'à 79 ans sans troubles mentaux graves signalés.
Wil van Gogh (1862–1941) : autre sœur, elle a également vécu sans troubles mentaux graves signalés.
Les deux autres frères et sœurs de Vincent van Gogh étaient :
Anna van Gogh (1855–1936)
Elizabeth "Lies" van Gogh (1859–1936)
Aucune source récente ne mentionne que quatre des six enfants van Gogh (frères et sœurs de Vincent) sont morts à cause de troubles psychiques ou neurologiques. En réalité, seuls Vincent et Théo ont souffert de troubles mentaux graves, et Cornelia, Anna et Lies ont vécu jusqu'à un âge avancé sans que des troubles de cet ordre soient documentés. (Qwant)
Guy de Maupassant l’a même annoncé dans une lettre datée du 2 mars 1877 à son ami Pinchon. Il en a fait état avec une forme de provocation, évoquant la « grande vérole » et assumant ses relations avec des prostituées. (Qwant)
(20) François Ier est mort le 31 mars 1547 à l'âge de 52 ans. Les causes de sa mort sont généralement attribuées à des complications liées à des infections et à une santé déclinante, mais la syphilis n'est pas la cause officielle retenue par les historiens.
Les causes les plus probables incluent :
Une septicémie ou une infection grave (peut-être liée à une maladie vénérienne, mais pas nécessairement la syphilis).
Des complications liées à des ulcères ou à une maladie chronique.
Une possible intoxication ou empoisonnement progressif (théorie controversée).
Les sources historiques ne confirment pas la syphilis comme cause directe de sa mort. Les symptômes décrits dans les archives ne correspondent pas clairement à ceux de la syphilis avancée, et les traitements de l'époque ne permettaient pas de confirmer un diagnostic rétrospectif fiable. (Qwant)
(21) 1. Folie clinique chez Platon
Platon aborde la folie sous un angle médical et moral dans plusieurs dialogues, notamment :
Le Phèdre (370 av. J.-C.) : Il décrit la folie comme une maladie de l’âme, souvent liée à un déséquilibre des humeurs ou à une punition divine. Il distingue quatre types de folie :
La folie prophétique (liée à Apollon).
La folie rituelle (liée à Dionysos).
La folie poétique (liée aux Muses).
La folie érotique (liée à Aphrodite). La folie clinique (au sens moderne) correspondrait aux trois premières, perçues comme des troubles nécessitant une guérison par la raison ou la philosophie.
Le Timée : Platon évoque des causes physiologiques (désordres cérébraux) pour expliquer certains états de folie, préfigurant une approche naturaliste.
→ La folie clinique est donc présentée comme un dérèglement à corriger, soit par la médecine, soit par la philosophie.
2. Folie créatrice chez Platon
Platon associe aussi la folie à une force inspiratrice, notamment dans le Phèdre :
La folie poétique (inspirée par les Muses) est valorisée : elle permet aux artistes et aux philosophes d’accéder à une vérité supérieure, inaccessible à la raison pure.
Exemple : Les poètes comme Homère sont considérés comme des porteurs de vérité, même s’ils sont "fous" au sens où ils transcendent la logique ordinaire.
→ La folie créatrice est donc une forme de génie, une manifestation de l’enthousiasme (au sens étymologique : "avoir un dieu en soi").
3. Opposition entre les deux concepts
Folie clinique
Folie créatrice
Pathologique, à guérir.
Inspirante, à célébrer.
Liée à un déséquilibre (corps/esprit).
Liée à une transcendance (divin, art, philosophie).
Exemple : délire, hallucinations.
Exemple : inspiration artistique, prophétie.
À corriger par la raison.
À cultiver pour accéder à la vérité.
4. Contexte philosophique
Platon ne rejette pas la folie en bloc : il en fait un outil dialectique. Dans le Phèdre, Socrate déclare :
"La folie, quand elle vient des dieux, est plus belle que la sagesse des hommes."
Cette citation illustre l’idée que la folie peut être :
Négative si elle est un simple désordre (folie clinique).
Positive si elle est une énergie créatrice (folie créatrice).
5. Postérité et interprétations
Freud et la psychanalyse : Reprendront l’idée d’une folie comme expression de l’inconscient, mais sans la dimension divine.
Nietzsche : Valorise la folie comme force vitale (ex. : Ainsi parlait Zarathoustra).
Art moderne : Des artistes comme Van Gogh ou Artaud ont exploré cette frontière entre génie et pathologie. (Qwant)
(22) Points clés du Problème XXX :
Définition des êtres d’exception : Aristote y examine des cas comme les monstres, les prodiges, ou les individus dotés de capacités hors du commun (physiques, intellectuelles ou morales). Ces êtres sont perçus comme des anomalies par rapport à l’ordre naturel ou social.
Causes possibles :
Nature : Certains êtres d’exception pourraient résulter de perturbations dans le processus de génération (ex. : malformations, hybridations).
Divin ou surnaturel : Aristote évoque aussi l’idée que ces êtres pourraient être des signes envoyés par les dieux ou des manifestations du divin.
Art ou technique : Dans certains cas, l’art humain (comme la médecine ou la sculpture) peut créer des exceptions en imitant ou en corrigeant la nature.
Exemples cités :
Les monstres (comme les animaux à deux têtes ou les humains difformes).
Les prodiges (phénomènes naturels inexpliqués, comme des pluies de sang ou des naissances extraordinaires).
Les individus exceptionnels (génies, héros, ou criminels dont les actions dépassent la norme).
Portée philosophique : Ce problème illustre la tension entre l’ordre naturel (le physis) et l’exception, qui remet en cause les catégories aristotéliciennes comme la substance, la cause ou la finalité. Aristote cherche à comprendre si ces exceptions invalident les lois générales ou si elles s’y intègrent d’une manière encore inconnue. (Qwant)
(23) Les Tusculanes (ou Tusculanae Disputationes) sont un ensemble de cinq livres écrits par Cicéron en 45 av. J.-C., alors qu’il se retirait dans sa villa de Tusculum. Cet ouvrage est un traité de philosophie stoïcienne et académicienne, rédigé sous forme de dialogues où Cicéron expose des thèmes comme la mort, la douleur, la vertu, le bonheur et la nature de l’âme.
Structure et contenu :
Livre I : Sur la mort (De morte).
Livre II : Sur la douleur (De dolore).
Livre III : Sur les passions (De perturbationibus animi).
Livre IV : Sur les affections de l’âme (De affectibus).
Livre V : Sur la vertu (De virtute).
Objectif : Cicéron y défend l’idée que la sagesse et la vertu suffisent au bonheur (ataraxie), même face aux épreuves. Il s’inspire notamment de Posidonios (stoïcien) et de l’Académie (Platon), tout en critiquant l’épicurisme.
Style : Le texte est écrit en latin classique, dans un style accessible et pédagogique, mêlant rigueur philosophique et éloquence cicéronienne. (Qwant)
(24) De vita triplici (ou De triplici vita) est un traité de Marsile Ficin (1433–1499), philosophe humaniste italien de la Renaissance. Ce texte fait partie de sa série d'ouvrages dédiés à la santé, à la longévité et à l'harmonie entre l'homme et l'univers, inspirés par le néoplatonisme et la philosophie antique.
Contexte et contenu
Le traité est divisé en trois parties (triplici vita), chacune abordant un aspect de la vie humaine :
De vita sana (Sur la vie saine) : conseils pour préserver la santé physique et mentale.
De vita longa (Sur la vie longue) : méthodes pour prolonger la vie, incluant des recommandations sur l'alimentation, l'exercice et l'équilibre des humeurs.
De vita coelitus comparanda (Sur la vie obtenue par les cieux) : approche spirituelle et astrologique pour atteindre une vie harmonieuse, en harmonie avec les influences célestes.
Ficin y intègre des éléments de médecine galénique, de philosophie platonicienne et de traditions hermétiques, tout en défendant l'idée que l'homme peut, par la contemplation et la vertu, s'élever vers une existence plus longue et plus noble.
Publication et postérité
De vita triplici a été publié pour la première fois en 1489 (Florence, par Laurentius de Alopa).
L'ouvrage a connu un grand succès en Europe, notamment auprès des élites intellectuelles et médicales, et a influencé la pensée sur la médecine, l'astrologie et l'hygiène de vie jusqu'à la Renaissance tardive.
Disponibilité moderne
Le texte est disponible en latin dans des éditions critiques, ainsi que dans des traductions en langues modernes (anglais, français, italien).
Plusieurs versions numérisées des éditions originales sont accessibles via des bibliothèques universitaires ou des plateformes comme Gallica ou Archive.org.
(25) Montaigne consacre un chapitre entier des Essais (Livre I, chapitre 23) à la folie, intitulé « De la folie ». Il y explore la folie non comme une simple absence de raison, mais comme une variation naturelle de l’esprit humain, souvent liée à la diversité des tempéraments et des circonstances.
Relativité de la folie : Montaigne souligne que ce qui est considéré comme folie dans une société ou une époque peut être perçu comme sagesse dans une autre. Il écrit : « Les fous sont ceux qui ont une autre façon de penser que la nôtre » [citation approximative, inspirée de son texte].
Critique des jugements hâtifs : Il dénonce la tendance à qualifier de folie ce qui échappe à la norme sociale ou religieuse, notamment en matière de croyances ou de comportements.
Exemples historiques et personnels : Montaigne cite des figures comme Héraclite ou Socrate, dont les modes de pensée furent jugés extravagants, pour illustrer la subjectivité des critères de folie.
Folies collectives : Il évoque aussi les folies partagées par des groupes entiers (comme les guerres de religion), montrant que la folie peut être un phénomène social et non individuel. (Qwant)
(26) Denis Diderot (1713–1784) est l’un des principaux éditeurs et rédacteurs de L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, publiée entre 1751 et 1772 (avec des volumes supplémentaires jusqu’en 1780). Ce projet, co-dirigé avec Jean le Rond d’Alembert, visait à rassembler et diffuser l’ensemble des connaissances de l’époque, tout en promouvant les idées des Lumières.
Points clés :
Diderot a rédigé de nombreux articles, notamment sur les arts, les métiers et la philosophie.
L’Encyclopédie a été critiquée par les autorités religieuses et politiques pour ses idées progressistes, jugées subversives.
Elle a joué un rôle majeur dans la diffusion des idées nouvelles en Europe, influençant la Révolution française et les mouvements intellectuels ultérieurs. (Qwant)
Gustave Moreau a traité des thèmes mythologiques, bibliques et fantastiques, souvent avec une atmosphère mystérieuse ou inquiétante. Voici ses tableaux les plus célèbres :
Titre
Année
Description
Œdipe et le Sphinx
1864
Représente le héros confronté au Sphinx, symbole de tension psychologique et de destin tragique.
L’Enlèvement d’Europe
1869
Scène mythologique où Zeus, sous forme de taureau, emporte Europe, inspirée des Métamorphoses d’Ovide.
Salomé dansant devant Hérode
1876
Illustration de la femme fatale biblique, mêlant symbolisme et orientalisme.
L’Apparition
1876
Aquarelle représentant la tête de saint Jean-Baptiste apparaissant à Salomé, très influente.
Jupiter et Sémélé
1895
Considéré comme son chef-d’œuvre, ce tableau allégorique unit amour et mort dans un décor fantastique.
Prométhée
1869
Représentation du Titan puni pour avoir volé le feu aux dieux, avec un style monumental.
Les Fables de La Fontaine
1879–1898
Série de 64 aquarelles illustrant les fables, mêlant délicatesse et symbolisme.
(Qwant)
Nicolaas Verkolje - L'enlèvement d'Europe
Description du tableau Le tableau s'inspire des Métamorphoses d'Ovide (Livre II, vers 848-875).
Europe, fille d'Agénor, est représentée sur une plage, à droite du centre. Elle décore les cornes de Jupiter, transformé en taureau blanc, avec une guirlande de fleurs.
Cupidon se trouve sous le taureau, avec son carquois de flèches.
À gauche d'Europe, ses compagnons (six nymphes et une jeune fille) discutent et cueillent des fleurs.
En arrière-plan : des arbres, un paysage montagneux avec une villa ancienne, une ville classique avec un obélisque, et une baie où deux navires sont ancrés.
Au premier plan : des coquillages et des fleurs gisent sur la plage. Deux putti mesurent la profondeur de l'eau avec un dé à coudre dans le coin droit.
Contexte de l'artiste
Nicolaas Verkolje (1673–1746) est un peintre et graveur néerlandais, formé par son père Jan Verkolje.
Il a travaillé à Amsterdam à partir de 1700, produisant des portraits, des scènes de genre et des peintures mythologiques, dans un style oscillant entre le réalisme hollandais du XVIIe siècle et les goûts classiques du XVIIIe siècle. (Qwant)
Assise :
- François Boucher - L'enlèvement d'Europe - 1747 Mercure-Hermès en second dieu
L'Enlèvement d'Europe est un tableau peint par François Boucher en 1747. Il représente le mythe grec où Zeus (sous la forme d'un taureau) enlève Europe, princesse phénicienne.
Dans cette scène mythologique, Mercure (ou Hermès) n'est généralement pas le personnage central, mais il peut apparaître comme un élément secondaire du récit, notamment pour guider ou accompagner Zeus.
Mercure/Hermès dans le tableau
Dans la version de 1747, Mercure n'est pas mentionné comme un dieu secondaire dans les descriptions classiques de l'œuvre. Le tableau se concentre sur Europe, le taureau (Zeus) et parfois d'autres figures comme des nymphes ou des putti.
Le tableau L'Enlèvement d'Europe de François Boucher (1747) est conservé au Musée du Louvre, à Paris. (Qwant)
- Gustave Moreau - Jupiter et Europe
Date de création : Gustave Moreau a exposé une grande toile intitulée "L'Enlèvement d'Europe" (ou "Jupiter et Europe") au Salon de 1869(musee-orsay.fr)
Description : Cette œuvre représente le mythe de l'enlèvement d'Europe par Jupiter, transformé en taureau. Elle mesure environ 1,75 m de haut et 1,30 m de large (facebook.com)
Une étude préparatoire en mine de plomb est également référencée sous le même thème (dessins-musee-moreau.fr)
- Affiche à Arles
- Atelier de Claude III Audran - Métamorphoses d’Ovide
1. L’Enlèvement d’Europe dans les Métamorphoses d’Ovide
Le mythe de l’enlèvement d’Europe est raconté par Ovide dans le livre II des Métamorphoses (vers 833 à 875). Europe, fille d’Agénor, est séduite par Jupiter, qui prend la forme d’un taureau blanc. Europe, trompée par la douceur de l’animal, finit par s’asseoir sur son dos. Jupiter en profite pour l’emporter en Crète, où elle donnera naissance à Minos, futur roi de Crète.
Ce mythe a inspiré de nombreux artistes à travers les siècles, notamment des peintres, graveurs et illustrateurs. Par exemple :
François Boucher a réalisé des vignettes gravées pour une édition des Métamorphoses en 1767.
Augustin de Saint-Aubin a gravé une vignette représentant l’enlèvement d’Europe d’après Boucher.
Bernard Salomon a illustré une édition lyonnaise des Métamorphoses en 1557.
2. Claude III Audran et son lien avec l’Enlèvement d’Europe
Claude III Audran (1658–1734) était un peintre et décorateur français, spécialisé dans les grotesques et les décors muraux. Il a travaillé sur des plafonds et des décors pour des châteaux et des hôtels particuliers, notamment à Paris.
Où voir des représentations de l’Enlèvement d’Europe ?
Si vous souhaitez admirer des œuvres inspirées par ce mythe, voici quelques exemples :
Louvre (Paris) : Gravure d’Augustin de Saint-Aubin d’après François Boucher.
Palais des Beaux-Arts de Lille : Peinture L’Enlèvement d’Europe (XVIIe siècle).
Musée des Beaux-Arts de Rouen : Paysage avec l’enlèvement d’Europe (attribué à Hendrick van Minderhout). (Qwant)
- Hendrick van Minderhout - Paysage avec l’enlèvement d’Europe
Titre : Paysage avec l’enlèvement d’EuropeArtiste : Hendrick van Minderhout (Rotterdam, 1632 – Anvers, 1696) Date : Vers 1690 Technique : Huile sur toile (ou bois selon les sources) Localisation : Musée des Beaux-Arts de Rouen, France (collection Jean-Baptiste Descamps, inv. 818.1.16)
Description de l’œuvre :
La scène représente l’enlèvement d’Europe par Jupiter, métamorphosé en taureau blanc, inspiré des Métamorphoses d’Ovide.
L’enlèvement a lieu sur un rivage, avec Europe montée sur le dos du taureau, tandis que ses servantes tentent de la rattraper en vain.
À droite, un berger joue de la flûte en gardant son troupeau. Derrière lui, des objets (casque ailé et caducée) révèlent la présence d’Hermès, fils de Zeus.
Le motif principal (l’enlèvement) a été redécouvert lors d’une restauration en 1992, car il avait été masqué par un repeint.
Style et contexte :
Van Minderhout s’inscrit dans la tradition des paysages de fantaisie, influencés par Salvator Rosa, avec une lumière chaude et un sens du mouvement.
Son œuvre se distingue par une atmosphère brumeuse et une lumière diffuse, rappelant parfois le style de Claude Gellée (Le Lorrain).
La signature « H. Minderhout » est visible en bas du tableau, ce qui est rare pour cette période.
- Art grec - L'enlèvement d'Europe, fille d'Agénor
Le mythe de l'enlèvement d'Europe
Dans la mythologie grecque, Europe est une princesse phénicienne, fille d’Agénor (roi de Tyr) et de Téléphassa. Le dieu Zeus, séduit par sa beauté, se transforme en un taureau blanc pour l’approcher. Europe, intriguée, monte sur son dos. Zeus en profite pour l’enlever et l’emmener en Crète, où il lui révèle sa véritable identité. Elle donne naissance à Minos, Rhadamanthe et Sarpédon, trois figures majeures de la mythologie grecque.
Ce mythe symbolise :
L’union entre l’Orient (Phénicie) et la Grèce.
La fondation de dynasties royales en Crète.
Une métaphore de la domination divine sur les mortels.
Représentations dans l’art grec
L’enlèvement d’Europe est un thème récurrent dans l’art grec antique, notamment à travers :
Céramique (vases attiques à figures noires et rouges) :
Exemple : Un kylix (coupe à vin) du VIᵉ siècle av. J.-C. montre Zeus-taureau enlevant Europe, souvent entourée de nymphes ou de personnages phéniciens en fuite (référence à la colère d’Agénor).
Détails typiques : Europe vêtue d’une chiton,宙斯 sous forme de taureau aux cornes stylisées, parfois des vagues ou des poissons pour évoquer la traversée maritime.
Peinture de vases :
Scènes dynamiques où Europe est souvent agrippée aux cornes du taureau, avec des expressions de surprise ou de résignation.
Contexte : Ces vases servaient de contenants pour le vin lors des symposia, rappelant aux convives la puissance des dieux.
Mosaïques romaines (influence grecque) :
Exemple : La Mosaïque d’Europe de la villa romaine du Casale (Sicile, IVᵉ siècle ap. J.-C.) montre une Europe couronnée de fleurs,宙斯 sous forme de taureau, et des personnages secondaires (comme des serviteurs ou des animaux marins).
Sculptures :
Peu de sculptures grecques originales subsistent, mais des copies romaines (comme le Groupe du Taureau Farnèse) reprennent le thème avec un style hellénistique plus dramatique.
Monnaies antiques :
Plusieurs cités grecques (comme Phénix ou Sidon) ont frappé des pièces représentant Europe sur le taureau, symbole de leur héritage mythologique.
Symbolique et interprétations
Politique : Le mythe justifiait les liens entre la Grèce et l’Orient, notamment les colonies phéniciennes.
Religieux : Zeus incarne la force divine irrésistible, tandis qu’Europe représente la féminité soumise (ou consentante, selon les versions).
Artistique : Le thème permettait aux artistes de jouer avec le mouvement, les textures (peau du taureau, vêtements d’Europe) et les expressions.
En 1898, Gustave Moreau n’a pas peint de version définitive de L’Enlèvement d’Europe datée de cette année-là. La version la plus connue et exposée, intitulée L’Enlèvement d’Europe ou Jupiter et Europe, a été réalisée vers 1869 (huile sur bois, 26 × 42 cm). Elle est conservée au Musée d’Orsay à Paris (musee-orsay.fr)
Sujet : Scène mythologique représentant Jupiter, métamorphosé en taureau, enlevant Europe, une princesse phénicienne. Le tableau illustre un épisode des Métamorphoses d’Ovide.
Technique : Huile sur bois.
Dimensions : 26 × 42 cm.
Expositions notables : Présentée au Salon de 1869, où elle a suscité des réactions contrastées de la critique (persee.fr)
Localisation actuelle : Musée d’Orsay, Paris
Autres versions et études préparatoires :
Gustave Moreau a réalisé plusieurs études et dessins préparatoires pour cette composition, dont certains sont conservés au Musée national Gustave Moreau à Paris. Par exemple, une étude à la mine de plomb (1869) est référencée sous le numéro Des. 2969 (dessins-musee-moreau.fr)
Une autre version, parfois confondue, est conservée au Musée Gustave Moreau (Paris), mais il s’agit d’une œuvre différente ou d’une étude (fr.muzeo.com)(fr.wikipedia.org)
- Guido Reni et ses collaborateurs - L'enlèvement d'Europe
L'Enlèvement d'Europe (Guido Reni, 1637–1639)
Auteur principal : Guido Reni (peintre italien, 1575–1642).
Date de création : Entre 1637 et 1639.
Technique : Huile sur toile.
Style : Peinture mythologique baroque, inspirée de la Renaissance italienne.
Sujet : Europe, princesse de Tyr, enlevée par Jupiter métamorphosé en taureau blanc. La scène montre Europe vêtue d'une robe jaune, entraînée en mer tandis que Cupidon la vise avec son arc.
Localisation actuelle : National Gallery, Londres (acquise en 2012 via l'Art Fund et exposée depuis 2013) (fr.wikipedia.org)
Copies et versions associées
Une copie d'après Guido Reni est conservée au musée des Beaux-Arts de Tours (France). Elle aurait été saisie lors des saisies révolutionnaires au château de Chanteloup en 1794 et entrée au musée à cette époque. Cette version est considérée comme une copie d'atelier ou une interprétation ultérieure, et non comme une œuvre autographe de Reni (agorha.inha.fr)
Contexte et style
Guido Reni est un représentant majeur du classicisme baroque, influencé par l'école des Carrache et le caravagisme.
L'œuvre s'inscrit dans la tradition des peintures mythologiques du XVIIe siècle, mêlant idéalisation, clarté des formes et symbolisme moral (Qwant)
- Europe assise sur un taureau - 20 25 après J-C - Maison de Jason – Naples
Peinte entre 20 et 25 après J.-C. et découverte dans la Maison de Jason à Pompéi.
Origine et description
La fresque représente Europe, princesse phénicienne, assise sur un taureau blanc, symbole de Zeus métamorphosé pour l'enlever.
Elle a été peinte entre 20 et 25 après J.-C. et décorait l'œcus (salle de réception) de la Maison de Jason à Pompéi.
Aujourd’hui, elle est conservée au Musée archéologique national de Naples après avoir été détachée de son emplacement d’origine pour être transformée en une petite peinture独立的画作.
Style et composition
La fresque suit le schéma pyramidal hellénistique :
Sommet : une colonne (référence à Zeus) et un chêne sacré en arrière-plan.
Scène principale : Europe, à moitié nue, tient sa toge d’une main et s’accroche à une corne du taureau de l’autre.
Fond : paysage rocheux et arbres, typique du IIIᵉ style pompéien.
Le taureau est représenté avec une morphologie puissante, adaptée à l’incarnation de Jupiter plutôt qu’à un taureau séducteur comme dans les Métamorphoses d’Ovide.
Contexte historique
Découverte en 1878 dans la Maison de Jason à Pompéi, cette fresque est un exemple marquant de l’art romain inspiré de modèles grecs de la fin du IVᵉ siècle av. J.-C..
Elle illustre un épisode mythologique où Europe, après avoir été enlevée par Zeus, donne naissance à Minos, Rhadamanthe et Sarpédon en Crète.
Où la voir ?
Musée archéologique national de Naples (Italie), où elle est exposée sous le nom "Europe et Zeus" ou "Europe sur le taureau".
- L'enlèvement d'Europe - 18e s - Nemours
- Mosaïque de l’enlèvement d’Europe – Arles
Origine et description
Découverte au début du XXe siècle à Trinquetaille (quartier résidentiel de l’époque romaine à Arles).
Elle représente l’enlèvement d’Europe par Zeus, transformé en taureau, un thème mythologique classique.
Datée de la fin du IIᵉ siècle ou du début du IIIᵉ siècle apr. J.-C.
Mosaïque polychrome, composée de plusieurs panneaux, aujourd’hui réduite à une partie de son état original (elle comptait à l’origine 40 panneaux).
Où la voir ?
Musée départemental Arles antique Adresse : Presqu’île du Cirque Romain, 13635 Arles. Site officiel : arlesantique.fr Le musée propose des visites virtuelles et des ressources en ligne pour préparer votre visite.
À noter
La mosaïque a fait l’objet de restaurations pour préserver son état actuel.
Elle est souvent citée comme l’une des plus belles représentations antiques de ce mythe. (Qwant)
Jean-René Gauguin a réalisé une sculpture intitulée « Enlèvement d'Europe » en 1927, alors qu’il travaillait pour la manufacture Bing & Grøndahl à Copenhague. Cette œuvre est une sculpture en terre chamottée, décrite comme une « vision poétique » de la scène mythologique (tajan.com)
- Statue commerciale - Arles
- L'enlèvement d'Europe en argile - 1874 – 1877
Sculpteur français Jean-Baptiste Carpeaux entre 1874 et 1877, voici ce que l'on peut dire :
Jean-Baptiste Carpeaux (1827–1875) a effectivement travaillé sur une version en argile de L'Enlèvement d'Europe, inspirée du mythe grec où Zeus, métamorphosé en taureau, enlève Europe. Cette œuvre fait partie de ses études préparatoires ou de ses sculptures en ronde-bosse, mais Carpeaux est décédé en 1875, avant la fin du projet.
La version définitive en marbre, commandée par l'État français, a été achevée posthume par ses élèves entre 1874 et 1877 à partir de ses maquettes et croquis. Elle est aujourd'hui conservée au musée d'Orsay à Paris. (Qwant)
- L’enlèvement d'Europe – Musée de la Vieille Charité
Émilie Charmy (1878–1974) est une peintre française associée au mouvement fauviste. Son Autoportrait de 1906 est une œuvre emblématique de cette période, caractérisée par des couleurs vives et une expressivité marquée. Ce tableau est souvent cité comme un exemple de son style audacieux et personnel, loin des conventions académiques de l'époque. (Qwant)
- Portrait de Berthe Weill - 1910
·Émilie Charmy (1878–1974) a réalisé un portrait de Berthe Weill entre 1910 et 1914
· Ce tableau est conservé au Musée des Beaux-Arts de Montréal, où il a été acquis grâce à un legs (gazettedesfemmes.ca)
- Pierre Girieud - Portrait de Emilie Charmy - Artiste peintre – 1908
Pierre Girieud (1876–1948) était un peintre français associé au mouvement fauve et proche de Matisse. Il a réalisé plusieurs portraits, dont celui d'Émilie Charmy (1878–1974), une artiste peintre française elle-même connue pour ses œuvres fauves et ses natures mortes.
Le tableau Portrait d'Émilie Charmy (1908) est souvent cité comme un exemple marquant de la période fauve de Girieud. Il se distingue par :
Des couleurs vives et contrastées, typiques du fauvisme.
Une composition dynamique, avec des traits expressifs et une lumière travaillée.
Une représentation moderne de la figure féminine, loin des conventions académiques. (Qwant) Ndlr : j’ai vérifié la date. La robe et la coiffure ressemblent à la mode des années 1960…
Élisabeth Vigée Le Brun (1755–1842) était une portraitiste française célèbre, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Geneviève Le Couteulx du Molay (1757–1833) était une femme de lettres et salonnière française, proche des cercles intellectuels et artistiques de l'époque.
Lien en 1788 : En 1788, Élisabeth Vigée Le Brun était déjà une artiste reconnue, mais elle n'avait pas encore quitté la France pour l'exil (qui a commencé en 1789, après la Révolution française). Geneviève Le Couteulx du Molay, quant à elle, tenait un salon littéraire à Paris, fréquenté par des figures comme Jean-François de La Harpe, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ou encore des artistes.
Il est probable qu'elles se soient croisées dans ce milieu, car Vigée Le Brun était proche des cercles artistiques et littéraires parisiens, et son mari, Jean-Baptiste Le Brun, était un marchand d'art et collectionneur. Cependant, il n'existe pas de preuve directe d'une collaboration ou d'une amitié documentée entre les deux femmes en 1788. (Qwant)
- Portrait de la cantatrice Giuseppina Grossini
Date : Peint vers 1803-1805 à Londres, où Vigée Le Brun séjournait après la paix d'Amiens (1802).
Support : Huile sur toile.
Dimensions :
Une version mesure 133 × 99 cm (Musée des Beaux-Arts, Rouen).
Une autre version, plus petite (63,5 × 80 cm), est conservée au musée Calvet à Avignon.
Contexte : Vigée Le Brun a rencontré Giuseppina Grassini à Londres entre 1803 et 1805. Elle a réalisé au moins deux portraits de la cantatrice : un en buste et un autre en pied. Le tableau d'Avignon, légué en 1842 à l'Académie de Vaucluse, a été déposé au musée Calvet jusqu'en 1998.
Gravure : Le portrait a été gravé en 1806 par S.W. Reynolds. (Qwant)
- Portrait de la duchesse d’Orléans
Ce tableau est une huile sur toile de format vertical (109 × 86 cm). Il représente la duchesse d’Orléans, vêtue d’une robe blanche, assise sur un siège rouge devant un fond gris, la tête légèrement inclinée vers son épaule droite. Le tableau a été exposé au Salon de Paris en 1789, puis déclaré trésor national en 2015. Il a été acquis par la Banque de France et classé monument historique le 22 mars 2016. Depuis 2019, il est prêté pour trois ans au musée d’Art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand.
Deux répliques de ce portrait sont conservées au château de Versailles, dont une est exposée et l’autre en dépôt au musée des Beaux-Arts de Marseille. Une miniature inspirée de ce tableau est également conservée au musée Cognacq-Jay à Paris. (Qwant)
- Portrait de jeune femme inconnue
Localisation : Musée des Beaux-Arts de Caen
Ce tableau, réalisé peu avant son mariage avec le marchand Jean-Baptiste-Pierre Le Brun, illustre déjà le style caractéristique de l'artiste : une fidélité à l'apparence et à la personnalité du modèle. Le portrait met en valeur la douceur du visage de la jeune femme, animé par un léger sourire et de grands yeux expressifs. La robe, la couronne de roses et la présence d'un cupidon évoquent une attitude séduisante et gracieuse, typique des portraits de l'époque rococo.
Le tableau a été récemment réattribué à Vigée Le Brun par l'historien de l'art Joseph Baillio. Une autre version, datée vers 1790 et de dimensions similaires (80,3 × 64,14 cm), est conservée au Carnegie Museum of Art à Pittsburgh, aux États-Unis. (Qwant)
- Madame Grand Noël Catherine Vorlée 1783
Oœuvre aujourd’hui conservée au Metropolitan Museum of Art de New York.
Ce tableau, peint à l’huile sur toile (92 × 72 cm), représente Madame Grand, née en Inde, devenue plus tard l’épouse du diplomate Talleyrand. Vigée Le Brun l’a exposé au Salon de l’Académie royale de peinture et de sculpture de 1783 sous le numéro 117.
- Marie-Louise Amélie de Bourbon
Marie-Louise Amélie de Bourbon (1751–1823)
Princesse française, membre de la famille royale, connue pour son rôle dans la noblesse sous Louis XVI et la Révolution.
Naissance : 1751.
Rôle : Princesse de la maison de Bourbon, elle était une figure de l’aristocratie française.
Décès : 1823 source directe dans les résultats, mais cette information est historiquement attestée et stable. (Qwant)
Marie-Louise Amélie de Bourbon-Naples n’a pas directement vécu à Vienne, mais sa famille était liée aux Habsbourg par sa mère, Marie-Caroline d’Autriche, sœur de Marie-Antoinette et de l’empereur Joseph II. Elle a cependant fréquenté les cours européennes, y compris celle de Vienne.
Résumé des interactions
Personne
Rôle
Lien avec Vienne
Élisabeth Vigée Le Brun
Peintre
A vécu et travaillé à Vienne pendant son exil (1792–1795).
Marie-Louise Amélie de Bourbon-Naples
Princesse
Famille liée aux Habsbourg, mais n’a pas vécu à Vienne.
- Madame Molé-Reymond 1786
En 1786, Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé le portrait Madame Molé-Reymond, de la Comédie italienne. Ce tableau représente Élisabeth-Félicité Molé-Reymond, une comédienne née en 1759, vêtue d’une robe et d’un chapeau à plumet bleu ciel et lilas. Le portrait, de format vertical, est une huile sur bois et montre la jeune femme souriante, les mains dans un manchon en fourrure.
Le tableau a été exposé au Salon de Paris en 1787. Il est aujourd’hui conservé au musée du Louvre, où il est visible dans la salle 933 dédiée à Vigée Le Brun. Il a été légué au musée en 1865 par Mlle Maurice Reymond, fille du modèle.
- Portrait de madame Rousseau, épouse de Pierrre Rousseau, architecte – 1789
Le tableau Portrait de Madame Rousseau, épouse de Pierre Rousseau, architecte a été peint en 1789, une année charnière marquée par la Révolution française.
Ce portrait illustre le style de Vigée Le Brun, caractérisé par :
Une représentation élégante et naturaliste des modèles.
Une attention particulière aux détails vestimentaires et aux accessoires.
Une lumière douce et des compositions harmonieuses. (Qwant)
- Portrait de Giuseppina Grassini dans le rôle de Zaïre - 1805
Le tableau Portrait de Giuseppina Grassini dans le rôle de Zaïre représente la cantatrice italienne Giuseppina Grassini (1773–1850) dans le rôle-titre de l'opéra Zaïre de Luigi Cherubini, créé en 1791.
Contexte et détails :
Giuseppina Grassini était une mezzo-soprano renommée, active à Paris et dans toute l'Europe.
Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé ce portrait en 1805, alors que Grassini était une figure majeure de la scène lyrique européenne.
Le tableau est souvent cité pour son élégance et la représentation théâtrale de l'artiste dans son rôle. (Qwant)
- Portrait de la comtesse Kagenk (1778 – 1842) en Flore
Date : Réalisé en 1792 à Vienne.
Modèle : Anna Flora von Kageneck (1779–1842), comtesse Kagenek, âgée de 13 ans lors de la réalisation du portrait.
Commande : Probablement passée par sa mère, Gräfin von Kageneck (Maria Theresia von Salm-Reifferscheidt).
Support : Huile sur toile, format ovale, portrait à mi-corps.
Localisation actuelle : Conservé à la Fondation Bemberg à Toulouse, où il est considéré comme l’un de ses chefs-d’œuvre.
Description et symbolique
La jeune comtesse est représentée les cheveux flottants, coiffée d’une couronne de fleurs, incarnant ainsi Flore, la nymphe romaine associée au printemps et aux fleurs.
Son deuxième prénom, Flora, renforce cette allégorie.
L’œuvre est souvent citée pour sa douceur et son lyrisme, caractéristiques du style de Vigée Le Brun, qui excelle à capturer la grâce et l’innocence de ses modèles.
Note sur les dates
La comtesse Kagenek (1779–1842) est née un an après la date indiquée dans votre demande initiale (1778). Le tableau date de 1792, soit 13 ans après sa naissance.
- Comtesse de la Châtre – 1789
Marie Charlotte Louise Perrette Aglaé Bontemps (1762–1848). Ce tableau fait aujourd’hui partie de la collection du Metropolitan Museum of Art à New York et est exposé à la galerie 631 du musée.
Le portrait représente la comtesse, fille du premier valet de chambre de Louis XV et épouse du comte Claude-Louis de la Châtre. Vigée Le Brun a choisi pour ce tableau une robe en mousseline blanche, une tenue qu’elle appréciait pour son élégance sobre et intemporelle.
2 comtesse Skavronskaia
- Portrait de la comtesse Skavronskaïa
- Portrait de la comtesse Skavronskaia – 1796
Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé deux portraits de cette comtesse russe, tous deux à l'huile sur toile :
Portrait de la comtesse Catherine Skavronskaïa (1790)
Conservé au musée Jacquemart-André à Paris.
La comtesse y est représentée assise, tenant un médaillon avec le portrait de son mari, le comte Pavel Martinovich Skavronski, ambassadeur de Russie à Naples.
Ce tableau a connu un grand succès, avec au moins deux copies d'époque conservées en Russie.
La Comtesse Catherine Vassilievna Skavronskaïa (1796)
Conservé au musée du Louvre à Paris.
Le modèle est la nièce du prince Potemkine, dame d'honneur de l'impératrice Catherine II, veuve du comte Skavronsky.
Contexte : Élisabeth Vigée Le Brun a peint le premier portrait à Naples en 1790, où elle était en exil après avoir fui la Révolution française. Le second a été réalisé à Saint-Pétersbourg en 1796.
2 noblesses
- Marie-Caroline Reine de Naples
Marie-Caroline d'Autriche (1752–1814)
Fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche et de François Ier du Saint-Empire, elle épouse en 1768 Ferdinand IV de Naples (devenu Ferdinand Ier des Deux-Siciles en 1816).
Sœur aînée de Marie-Antoinette, reine de France, elle est connue pour son caractère fort et son rôle politique influent à Naples.
Le portrait par Vigée Le Brun
Date : Le portrait officiel a été peint en 1791 à Naples, alors que Vigée Le Brun était en exil en Italie après avoir fui la Révolution française.
Description :
Plusieurs versions existent, dont une huile sur panneau de 36 × 27 cm, souvent qualifiée de « recordo » (réduction officielle) du tableau original.
Un exemplaire similaire est conservé au musée Condé à Chantilly, issu des collections d’une fille de la reine, Marie-Amélie de Bourbon-Sicile.
La reine y est représentée avec une élégance royale, vêtue à la mode de l’époque, et parfois associée à des symboles de pouvoir ou de maternité.
Destin : Certains portraits ont été transmis dans la descendance de Marie-Caroline, tandis que d’autres ont été perdus ou détruits.
Contexte historique
Vigée Le Brun, portraitiste attitrée de Marie-Antoinette, a fui la France en 1789. Après un séjour à Rome, elle s’installe à Naples en 1790, où elle reçoit des commandes de l’aristocratie locale, dont Marie-Caroline.
Le tableau de 1791 est considéré comme l’un des plus beaux portraits de la reine, mêlant réalisme et idéalisation典雅.
Où voir ces œuvres ?
Musée Condé (Chantilly, France) : Portrait en petit format, issu des collections de Marie-Amélie de Bourbon-Sicile.
Musée de Capodimonte (Naples, Italie) : Autres portraits de Marie-Caroline, dont certains inspirés par Vigée Le Brun.
Ventes aux enchères : Des versions attribuées ou inspirées par Vigée Le Brun apparaissent régulièrement sur le marché de l’art.
Vigée Le Brun a réalisé un portrait de Marie-Thérèse Caroline en 1790, peu avant son mariage avec François II. Ce tableau la représente en impératrice d’Allemagne, avec une inscription précisant son titre et sa filiation (pinterest.com)
Une version anonyme d’après Vigée Le Brun est conservée au musée Condé à Chantilly (toile, 35 x 28 cm). Une autre version, également d’après l’artiste, est référencée dans les collections du musée du Prado
Le portrait est décrit comme une effigie royale, avec une tonalité plutôt sombre et une posture solennelle, typique des représentations officielles de l’époque
Contexte et postérité
Marie-Thérèse Caroline est la mère de Marie-Louise d’Autriche, seconde épouse de Napoléon Ier, ainsi que de Ferdinand Ier d’Autriche(marie-antoinette.forumactif.org)
Le portrait de Vigée Le Brun s’inscrit dans une série de représentations des femmes de la famille des Habsbourg-Lorraine, souvent peintes par l’artiste pour renforcer leur image publique (philippeguegan.com)(fr.wikipedia.org)
Le fabuleux roman de Jeanne Toussaint, joaillière des rois.
Editions JC Lattès – 2010
La mère de Jeanne et de Charlotte est « étrange ». Ses deux filles sont violées par son compagnon, un Allemand, et elle fait comme si elle n’avait rien vu. (p 57)
Les demi-mondaines (femmes en situation de prostitution pour les aristocrates) : (0)
Sa sœur Charlotte (= Charlie Brighton) (1)
19e siècle :
Emilienne d’Alençon (2)
La Païva (3)
Céleste Mogador (4)
Léonide Leblanc (5)
Liane de Pougy ( = comtesse Ghika) (6)
20e siècle :
Fozane ( non trouvée sur Internet)
Germaine Nanteuil (non trouvée sur Internet)
Loulou Neris (non trouvée sur Internet)
Charlotte Neusillet (non trouvée sur Internet) (p 82)
Dahlia est protégée par le marquis de Boisquarrés (il l’épousera). (p 111) (Non trouvés sur Internet)
Elsie de Wolfe devient Lady Mendl. (7)
Jeanne est l’amie de Coco Chanel. Pierre de Quinsonas, son amant, est ami d’Etienne Balsan. (p 69) (8)
Elle a posé pour Kees van Dongen. (p 87) (9)
Elle se tient debout, les bras en V, dans la Rolls Royce de Silver Gost. (p 102)
Spectacles :
Yvonne Printemps. (10)
Clara Tambour. (11)
Gaby Deslys. (12) (p 107)
Olga de Meyer (p 89) (13)
Ganna Walska épouse Harold McCormick. (p 164) (14)
Saint-Poix prône le viol pour repeupler la France dans son « Manifeste futuriste de la luxure ». (15) (p 139)
Lady Cunard achète chez Cartier un collier « Vase de fleurs », en 1924. (p 159) (16) (21)
Une bague Cartier avec trois ors, le blanc, le jaune et le rouge. (p 160) (17)
Daisy Fellowes, l’héritière de Singer, organise des dîners avec des gens qui se haïssent. (p 168) (18)
En 1933, Louis Cartier nomme Jeanne Toussaint à la direction de la « Haute joaillerie de Cartier-Paris », avec l’accord de ses deux frères, Pierre et Jacques. (p 180)
Le fils de Paul Claudel épouse la fille de Pierre Cartier, Marion. (p 186) La vie n’a pas été tendre pour Marion Rusmsey Cartier. (ndlr : ?) (p 300) (19)
Le buste de Mae West sert pour le flacon de parfum d’Elsa Schiaparelli, en 1937. (p 10) (20)
Vocabulaire :
Homosexualiste (p 236)
Le terme « homosexualiste » est un néologisme ou un terme polémique, souvent utilisé de manière péjorative ou militante pour désigner une personne ou un mouvement qui défend activement les droits des personnes LGBTQIA+, en particulier les droits des personnes homosexuelles.
Contexte et usage
Origine : Le suffixe « -iste » est parfois ajouté à des termes pour en faire une critique ou une insulte, suggérant une idéologie plutôt qu'une identité ou une orientation.
Connotation : Ce mot est généralement rejeté par les personnes concernées, car il peut sous-entendre une forme de dogmatisme ou de militantisme excessif, plutôt qu'une lutte pour l'égalité des droits.
Alternative : Les termes « militant pour les droits LGBTQIA+ », « défenseur des droits des personnes homosexuelles » ou simplement « militant LGBTQIA+ » sont préférables pour éviter toute connotation négative.
À noter
En France, l'usage de ce terme peut être perçu comme une tentative de discrédit envers les mouvements de défense des droits des personnes LGBTQIA+.
Il n'existe pas de définition officielle ou reconnue de ce mot dans les dictionnaires ou les textes de loi. (Qwant)
---------------------------
(0) Le terme « demi-mondaine » désigne, dans un contexte historique et littéraire, une femme de mœurs légères appartenant au demi-monde, c'est-à-dire un milieu social ambigu, ni tout à fait respectable ni totalement marginal, où évoluaient des femmes entretenues par des hommes riches ou des personnalités en vue.
Cette notion est surtout associée au Second Empire (1852–1870) et à la Belle Époque, où ces femmes incarnaient un mélange de glamour, de scandale et de précarité sociale. Elles étaient souvent représentées dans la littérature (comme La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils) ou le théâtre, symbolisant à la fois la séduction et la chute morale. (Qwant)
Charlotte Toussaint était une demi-mondaine (ou courtisane) à Paris à la fin du XIXe siècle. Elle a joué un rôle clé dans l’introduction de sa sœur Jeanne dans le milieu des cocottes et du Tout-Paris. Elle vivait dans un hôtel particulier du boulevard Malesherbes et était très courtisée par les artistes de l’époque, comme en témoignent les portraits qu’en ont faits Paul Helleu, Adrien Drian ou Giovanni Boldini. (Qwant)
Emilienne d’Alençon (de son vrai nom Émilie Marie Bouchaud) était une célèbre demi-mondaine, danseuse et actrice française de la Belle Époque, active à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Elle a marqué l’histoire par sa beauté, son élégance et sa vie mondaine.
Esther Lachmann (1819–1884), surnommée La Païva, était une célèbre demi-mondaine française d'origine polonaise. Elle est devenue une figure emblématique du Second Empire à Paris, connue pour son élégance, son esprit et ses liaisons avec des hommes riches et influents. Elle a également inspiré des œuvres littéraires et artistiques.
Céleste Mogador est le nom de scène d'Élisabeth-Céleste Vénard, une figure emblématique du demi-monde parisien au XIXe siècle. Elle est née le 27 décembre 1824 à Paris et morte le 18 février 1909 dans la même ville.
(5) Léonide Leblanc (1842–1894) était une actrice et demi-mondaine française, célèbre sous le Second Empire et la Troisième République. Surnommée « Mademoiselle Maximum » pour son exigence financière envers ses amants, elle fut une figure marquante du demi-monde parisien, aux côtés d’autres « cocottes » comme La Païva ou Cora Pearl.
Naissance : 8 décembre 1842 à Dampierre-en-Burly (Loiret).
Carrière : Elle débute au théâtre de Belleville, puis joue dans des salles comme les Variétés, le Gymnase, la Porte-Saint-Martin et l’Odéon. Elle est notamment remarquée dans Henriette Maréchal des frères Goncourt (1885).
Vie privée : Fichée à la Brigade des mœurs, elle eut pour protecteurs célèbres le duc d’Aumale (fils de Louis-Philippe Ier) et Georges Clemenceau. Les rapports de police la décrivent comme morphinomane et lesbienne.
Décès : 31 janvier 1894 à Paris, dans l’indifférence générale. Ses obsèques eurent lieu à l’église Saint-Louis-d’Antin, et elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.
(6) Liane de Pougy, de son vrai nom Anne-Marie Chassaigne, est une danseuse, courtisane et écrivaine française, née le 2 juillet 1869 à La Flèche et morte le 26 décembre 1950 à Lausanne (Suisse). Elle est surtout connue sous le nom de Liane de Pougy, un pseudonyme inspiré de la ville de Pougy, où elle a grandi.
Parcours et vie publique
Danseuse et courtisane : Liane de Pougy a été l'une des courtisanes les plus célèbres de la Belle Époque à Paris. Elle a fréquenté les cercles artistiques et mondains, notamment le Paradis Latin et les salons parisiens. Elle a également été une danseuse de cabaret, se produisant dans des établissements comme le Moulin Rouge ou les Folies Bergère.
Relation avec la princesse de Polignac : Elle a eu une relation passionnée avec Winnaretta Singer, princesse de Polignac, une héritière américaine et mécène. Leur liaison, qui a duré plusieurs années, a marqué sa vie et inspiré une partie de son œuvre littéraire.
Mariage avec le prince roumain Ghika : En 1910, elle épouse Prince Jean Ghika, un aristocrate roumain, et devient comtesse Ghika. Ce mariage lui permet de quitter le milieu de la courtisane pour adopter un mode de vie plus bourgeois, bien que sa réputation sulfureuse persiste.
Œuvre littéraire
Liane de Pougy a écrit plusieurs livres, souvent inspirés de sa vie et de ses expériences :
"L'Insaisissable" (1902) : Un roman semi-autobiographique qui raconte la vie d'une courtisane.
"Myrrhille" (1903) : Un autre roman mettant en scène une héroïne libre et indépendante.
"Idylle saphique" (1901) : Un texte plus court, souvent cité comme un des premiers récits lesbiens publiés en France.
"La Mauvaise Épouse" (1920) : Un roman qui explore les thèmes de l'adultère et de la liberté féminine.
Ses écrits, bien que parfois critiqués pour leur style, ont marqué la littérature érotique et féminine de son époque.
Fin de vie
Après la mort de son mari en 1945, elle s'installe en Suisse, où elle meurt en 1950 à l'âge de 81 ans. Elle est enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne.
Héritage
Liane de Pougy incarne l'image de la femme libre et audacieuse de la Belle Époque, défiant les conventions sociales de son temps. Son histoire continue d'inspirer des travaux sur l'histoire des femmes, la littérature érotique et la culture LGBTQ+. (Qwant)
(7) Elsie de Wolfe a obtenu le titre de Lady Mendlen épousant Sir Charles Mendl, un diplomate britannique en 1926.
Ce mariage, bien que platonique, lui a permis d’acquérir le titre qu’elle souhaitait.
(8) Pierre de Quinsonas (1886–1917) était un aristocrate français, héritier d’une grande famille, connu pour son élégance et son mode de vie mondain au début du XXe siècle. Il est notamment resté dans l’histoire pour son amitié avec Jeanne Toussaint, future directrice de la haute joaillerie Cartier, et pour son lien avec la maison Cartier, où Jeanne Toussaint a joué un rôle central.
Il est décédé accidentellement en 1917 sur la base aérienne de Villacoublay, alors qu’il devait épouser la fille du duc d’Uzès. Passionné de chasse, il passait ses hivers en Afrique à chasser les fauves. Plusieurs portraits de lui, réalisés par Bernard Boutet de Monvel, sont conservés, notamment au Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt, où l’un d’eux le représente en 1913 en train de jouer au polo au Parc de Bagatelle. (Qwant)
(9) Jeanne Toussaint (1887–1976) était une figure majeure de la haute joaillerie, notamment chez Cartier, où elle a révolutionné le style des années 1930–1950 avec des créations audacieuses et animales. Kees van Dongen (1877–1968) était un peintre néerlandais associé au fauvisme, connu pour ses portraits de femmes élégantes et colorés. (Qwant)
(10) Yvonne Printemps (1894–1977) était une chanteuse et actrice française, célèbre pour sa voix puissante et son charisme à la scène. Elle a marqué le théâtre musical et l'opérette en France, notamment dans les années 1920 à 1950. Elle a collaboré avec des compositeurs comme Maurice Yvain et a joué dans des opérettes populaires comme La Veuve joyeuse ou Phi-Phi.
Dès 1916, Sacha Guitry, alors marié à Charlotte Lysès, courtise Yvonne Printemps, qu'il fait jouer pour la première fois dans la revue . (Wikipedia)
Le 10 avril 1919, Yvonne et Sacha se marient : leurs témoins sont Georges Feydeau et Sarah Bernhardt. (Ermont)
(11) Clara Tambour (= Claire Eugénie Germain) née le 19 février 1891 à Paris et décédée le 24 juin 1982 à Dinard.
Elle a marqué le théâtre, l'opérette et le cinéma, notamment dans des pièces comme Phi-Phi de Christiné, et des films comme Le Couturier de ces dames (1956) avec Fernandel. Elle a également joué dans des revues et opérettes entre les années 1920 et 1930, et a été active jusqu'en 1961 au cinéma.
(12) Gabrielle "Gaby" Deslys (1881–1920) était une chanteuse, danseuse et actrice française, célèbre dans les années 1900–1910 pour son talent scénique et son charleston. Elle a marqué l'histoire du music-hall et du théâtre parisien, ainsi que des scènes new-yorkaises et londoniennes.
Elle est notamment connue pour ses rôles dans des opérettes et des revues, et pour avoir popularisé des danses comme le Gaby Glide ou le Gaby Deslys Dance. Sa carrière a décliné après la Première Guerre mondiale, et elle est décédée prématurément en 1920 à l'âge de 39 ans.
(13) Olga de Meyer – Figure emblématique de la haute société, de la mode et des arts du début du XXe siècle. Voici ce qui la caractérise :
Origines et identité
Née le 8 août 1871 à Londres, elle est issue d’une famille aristocratique aux racines portugaises, italiennes, françaises et américaines.
Elle est surtout connue sous le nom d’Olga de Meyer, après son mariage avec le photographe Adolph de Meyer, mais elle a aussi utilisé le prénom Mahrah à partir de 1916, sur les conseils d’un astrologue.
Rôle dans la société et les arts
Muse et modèle : Elle a posé pour des artistes renommés comme John Singer Sargent, Giovanni Boldini, Jacques-Émile Blanche et James McNeill Whistler. Son charme et son élégance en ont fait une icône de la mode et du grand monde de l’époque.
Femme de lettres : Elle a écrit un roman autobiographique, Nadine Narska (1916), sous le nom de Mahrah de Meyer, ainsi qu’une nouvelle adaptée au cinéma (The Devil’s Pass Key, 1919).
Patronne des arts : Elle a soutenu de nombreux artistes et fréquenté les cercles intellectuels et artistiques de son temps.
Vie personnelle et controverses
Mariage : Son union avec Adolph de Meyer, photographe de mode, était un mariage de convenance, tous deux ayant des orientations sexuelles différentes (elle bisexuelle, lui homosexuel).
Rumeurs sur sa filiation : Elle a été soupçonnée d’être la fille illégitime du roi Édouard VII (alors prince de Galles), bien que cette hypothèse reste non confirmée.
Fin de vie difficile : Ses dernières années ont été marquées par des problèmes de santé, une dépendance aux drogues et des scandales, ce qui l’a isolée de ses proches. Elle est morte d’une crise cardiaque en 1930 ou 1931 dans un centre de désintoxication en Autriche.
Héritage Olga de Meyer incarne l’esprit bohème et cosmopolite de l’Europe du début du XXe siècle, entre art, mode et excès. Son influence persiste à travers ses portraits et son rôle dans l’histoire culturelle de l’époque.
(14) Ganna Walska (1887–1984) était une chanteuse d'opéra et horticultrice américaine d'origine polonaise. Elle a été mariée à Harold Fowler McCormick (1872–1941), un homme d'affaires américain et membre de la famille McCormick, connue pour ses activités dans l'industrie agricole (récolteuses McCormick).
Leur mariage a eu lieu en 1908 et s'est terminé par un divorce en 1931. Harold McCormick était auparavant marié à Edith Rockefeller, fille de John D. Rockefeller. Après son divorce, Ganna Walska s'est remariée plusieurs fois, notamment avec le compositeur et chef d'orchestre Alexander Vertinsky et l'acteur Harry Bannister.
(15) 1913 – Valentine de Saint-Poix publie « Le manifeste futuriste de la luxure » qui ne contient aucun appel au viol : il y est question de la luxure comme une « force » à intégrer dans une vision artistique et sociale, dans la lignée des idées futuristes de l’époque. Valentine de Saint-Point y défend une conception de la sexualité comme énergie créatrice, sans lien avec la violence ou la coercition (fr.wikipedia.org)(archive.org)
(16) Lady Cunard fut une cliente régulière de Cartier London à la fin des années 1920 et dans les années 1930. (Qwant)
(17) Or blanc : Peut faire référence à l'or blanc, un métal, mais aussi à des symboles comme la neige ou la pureté dans certains contextes culturels.
Or jaune : Souvent associé à l'or pur, à la richesse ou à des symboles comme le soleil.
Or rouge : Peut évoquer la passion, le sang, ou des éléments comme le cuivre oxydé. (Qwant)
(18)
Daisy Fellowes (1890 – 1962), héritière de la fortune Singer par sa mère Isabelle Singer, était connue pour ses réceptions somptueuses dans la haute société européenne des années 1920–1940. Selon une source biographique, elle était capable « d’organiser une fête où les invités n’étaient que des personnes qu’elle n’aimait pas » (richardjeanjacques.com)
Cette anecdote illustre son caractère provocateur et son goût pour le scandale, typique des salons parisiens de l’époque. Elle recevait des personnalités variées, parfois antagonistes, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine ou sa villa Les Zoraïdes au Cap Martin, où elle a même reçu Winston Churchill en 1939 (caisse-a-lire.com)(fr.wikipedia.org)
(19) Pierre Claudel (1908–?) et Marion Cartier (1911–?) se sont mariés le 9 avril 1933 à New York, avec une dispense papale en raison du Carême (geneanet.org)
Marion Cartier était la fille unique de Pierre Cartier (1878–1964), cofondateur de Cartier New York, et d’Elma Rumsey
Pierre Claudel était le fils de Paul Claudel, écrivain et ambassadeur de France (the-cartiers.com)
Marion Rumsey Cartier (1911 – 1994) était la fille de Pierre Cartier, l’un des trois frères fondateurs de la maison Cartier, et d’Elma Rumsey. Elle a grandi dans un milieu aisé et influent, marqué par le luxe et l’héritage familial. Après la mort de sa mère en 1959 et de son père en 1964, elle a hérité d’une partie de la collection Cartier et a joué un rôle actif dans la gestion de l’entreprise, notamment en dirigeant Cartier Paris pendant une période.
Sa vie n’a pas été marquée par des difficultés particulières rapportées dans les sources disponibles. Elle a vécu jusqu’à 83 ans et a légué des documents et bijoux à l’Université de Saint-Louis (Missouri) en mémoire de sa mère. Son héritage a également été mis en avant lors de ventes aux enchères, comme en 2013, où des pièces de sa collection personnelle ont été proposées à la vente. (Qwant)
(20) Le flacon du parfum Shocking (1937) a été conçu par Elsa Schiaparelli en collaboration avec le sculpteur Leonor Fini. Il s’inspire directement des courbes de Mae West, icône de l’époque, et non d’un buste sculpté par Mae West elle-même. Le flacon représente une silhouette féminine aux formes généreuses, évoquant l’esthétique surréaliste et provocante de Schiaparelli. (Qwant)
(21) Maud Alice Burke, née le 3 août 1872 à San Francisco (États-Unis) et morte le 10 juillet 1948 à Londres (Royaume-Uni), est une figure majeure de la haute société britannique et une animatrice de salons artistiques à Londres avant et entre les deux guerres mondiales. Elle est surtout connue sous le nom de Lady Cunard ou Emerald Cunard après son mariage avec Sir Bache Cunard, héritier de la compagnie maritime Cunard Line.
Rôle et influence
Salons artistiques : Maud Cunard a tenu un cénacle artistique et mondain à Londres, réunissant écrivains, musiciens, artistes et personnalités politiques. Son salon était réputé pour son éclectisme et son influence dans la vie culturelle britannique de l’entre-deux-guerres
Mécénat : Elle a soutenu des artistes et des musiciens, notamment le chef d’orchestre Thomas Beecham, avec qui elle a eu une longue relation, et le romancier George Moore, qui fut l’amant de sa fille, Nancy Cunard
Engagements : Elle a été une partisane de Wallis Simpson, future duchesse de Windsor, avant et pendant la crise d’abdication d’Édouard VIII en 1936
Vie personnelle
Mariage : Elle a épousé Sir Bache Cunard, baronnet et héritier de la Cunard Line, avec qui elle a eu une fille, Nancy Cunard (née en 1896), qui deviendra une figure littéraire et militante
Séparation : Maud Cunard a quitté son mari en 1910 et s’est installée à Londres avec sa fille, où elle a continué à briller dans la société britannique
Fin de vie : La Seconde Guerre mondiale a marqué la fin de son époque de fêtes somptueuses. Elle s’est installée à New York, puis est revenue à Londres, où elle est morte dans la solitude à l’hôtel Dorchester
Postérité
Symbole d’une époque : Maud Cunard incarne la fin de l’ère victorienne et le passage à la modernité, avec une société britannique en pleine mutation (fr.wikipedia.org)
Relation avec sa fille : Sa relation avec Nancy Cunard, marquée par des tensions et une rivalité, a été décrite dans plusieurs biographies, dont Avec toute ma colère d’Alexandra Lapierre (lireka.com) (journals.openedition.org) (fnac.com)