Overblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

Ayaan Hirsi Ali - Ma vie rebelle.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Ayaan Hirsi Ali

Ma vie rebelle

Editions Nil

2006

 

Les femmes dans la famille.

La femme Baarri est une bête de somme docile et dévouée, dressée et accueillante. Elle ne se fait jamais plaisir et ne réclame rien. (p 30)

Une fille ne défie pas son père, par peur d’être désavouée en cas de désobéissance.

Elevés à force de taloches, les enfants atteindraient bien l’âge adulte. On ne les informe pas et on ne les écoute pas. (p 56)

A 35-40 ans, sa mère est malheureuse et remâche sa rancune. Elle oscille entre violence et dépression. La vie qu’elle a vécue n’est pas ce qu’elle avait rêvé. (p 118)

La perte de confiance en soi rend introverti et antisocial. (p 385)

La peur de la sexualité.

En Somalie, les filles sont élevées dans la méfiance des hommes. Perdre sa virginité, de gré ou de force, est le plus grand déshonneur qui soit pour les hommes du clan. (p 21)

Les femmes rebelles sont l’objet des djinns ou des sorcières. (p 31) (1)

En 1978, si sa mère sort seule en Arabie Saoudite, elle apparaît comme une proie facile. Elle est en danger, à peine humaine, sans protection. C’était dégradant et humiliant. (p 89)

Dans la poésie somalienne, il  n’y a pas de femmes, ni de romantisme pour ne pas éveiller la sexualité considérée comme « vile ». (p 121) (2)

Une fille « bien » est une vierge qui souffre pendant les rapports sexuels avec son mari. (p 241)

Elle découvre que la peur des pulsions sexuelles qu’on inculque aux femmes ne les protège pas des grossesses et des maladies. (p 385) (3)

L’excision.

Les jeunes filles somaliennes comparent leur excision. C’est à qui sera cousue la plus serrée. Elles sentent coupables d’avoir leurs règles. Les règles sont « la preuve » qu’elles valent moins que les hommes. (p 190)

L’excision ne supprime ni le désir, ni le plaisir féminin. Elle est inefficace et douloureuse. (4) (p 237) L’excision ne supprime pas les pulsions sexuelles. (p 385)

La liberté.

En partant pour le Canada, elle s’arrête à Bonn. Elle réussit à se débrouiller toute seule et ressent un sentiment de pouvoir et de liberté. Le monde était moins dangereux que ce que sa famille lui en avait dit. (p 311)

Pour elle, la liberté c’est prendre ses décisions toute seule. (6) Elle veut une vie qui lui appartienne. (p 313) (7)

En Hollande, elle culpabilise d’avoir désobéi à ses parents. Son amie lui répond qu’elle a raison de faire passer son intérêt en premier. (8) Prendre sa vie en main n’a rien d’égoïste. (p 364) (9)

La lecture.

Enid Blyton (Club des 5, des 7) écrivait des histoires d’amitié, d’égalité entre les garçons et les filles, de liberté, d’exploits, de confiance. (p 112) (10)

Sa sœur Haweya aimait lire tout en mangeant. De retour en Somalie, elle ne pouvait plus le faire. Les grands plats à partager l’en empêchaient. Elle déprime et maigrit. (p 172)

A 17 ans, Ayaan rentre en Somalie. Sa déception est inavouée. Lire les livres, même les plus médiocres, lui changeait les idées et lui faisait un « courant d’eau fraîche irrigant le lit d’une rivière asséchée ». (p 222)

Les réfugié-es.

Ayaan sert de traductrice pour les réfugié-es demandeur-euses d’asile au Pays-Bas. Une femme galla lui raconte que son bébé a été jeté au feu par un soldat hawiye et elle a été obligée de le regarder. (p 392) (11)

L’éducation des filles.

Pourquoi l’intégration des Marocains et des Turcs aux Pays-Bas est-elle si difficile ?Ndlr : elle ne mentionne pas la racisme, ni le plafond de verre qui les bloque…

C’est pareil pour les femmes. Elle en rencontre à l’université et pense que toutes les femmes sont comme elles.

Pays-Bas

Pays islamiques

Elle est persuadée que les femmes ne sont pas dominées par les hommes en Europe.

Les femmes peuvent sortir seules.

Elles s’habillent plus ou moins comme elles le désirent.

Elles peuvent aller à l’université et peuvent voyager.

Elles peuvent acheter un appartement.

Non.

(p 467)

Ndlr : Il ne faudrait pas croire que les Pays-Bas est un pays égalitaire. Il existe des femmes qui sont d’accord avec le patriarcat.

Les femmes peuvent compter sur elles-mêmes.

Elles sont dociles et soumises. (p 467)

Ndlr : toutes les femmes n’ont pas confiance en elles-mêmes en Europe…

 

Les femmes sont privées de droits sociaux. Ignorantes, elles élèvent leurs enfants dans l’ignorance. (p 466)

Ndlr : ignorance de quoi ? Qu’il soit possible de rêver à une société égalitaire ?

Les femmes peuvent choisir leur compagnon et le nombre d’enfants quels auront, et quand. (p 469)

Non.

Ndlr : sauf celles qui sont violées…

Elles peuvent développer leur créativité en art, en musique, au théâtre. (p 468)

Non.

Ndlr : quel optimisme…Ce n’est pas donné à tout le monde.

Elles ont acquis un esprit critique.

Non. Les filles servies dans l’enseignement apprennent par cœur.

Ndlr : elle oublie que l’école sert de sélection sociale…

Les religions.

En Hollande, il y a des extrémistes qui prennent la Bible au pied de la lettre, en 2011. (p 448)

Elle propose de refuser de subventionner les écoles religieuses par l’état. (p 468)

A la télévision, elle affirme que l’islam est arriéré en matière de politique, de femmes et d’éducation. Elle se met en danger. (p 483)

La police d’Amsterdam et de Leyde la protègent. Deux gardes du corps sont payés par son parti politique, le Parti des Travailleurs. (p 488)

Elle fuit aux USA, en Californie, en 2002. (p 491)

Elle ne croit plus en Dieu, au grand désespoir de son père. (p 517)

Avec Théo van Gogh, ils tournent un film « L’Insoumission » (Submission), sur le refus de se soumettre à Allah. Il sera assassiné en 2004. (p 53) (12)

Vocabulaire :

Avunculaire (caractère masculin) (p 486) : qui a un rapport avec l’oncle maternel, ou qui évoque son rôle. Par extension, se dit d’une attitude bienveillante et protectrice, comme celle d’un oncle envers ses neveux ou nièces. (Qwant)

-----------

  1. Les sources ne disent pas que les femmes rebelles sont l’objet des djinns ou des sorcières ; elles présentent plutôt la figure de la sorcière comme un symbole de révolte féminine, parfois éloigné de la réalité historique. (Qwant)
  2.  Cette affirmation est inexacte : la poésie somalienne compte notamment le buraanbur, un genre féminin. (Qwant)
  3. Oui : inculquer la peur du désir sexuel ne protège pas les femmes des grossesses ni des infections sexuellement transmissibles ; une information fiable, le consentement et l’accès à la contraception et aux préservatifs sont essentiels. (Qwant)
  4. Oui : l’excision ne supprime pas le désir féminin et n’apporte aucun bénéfice médical ; elle peut au contraire provoquer douleurs, traumatismes et complications durables. (Qwant)
  5. Dans le livre "Celle qui savait se débrouiller toute seule" d'Alexis Jenni, Ada Blackjack réussit à se débrouiller seule dans un environnement extrême, ce qui lui confère un sentiment de pouvoir et de liberté. Elle apprend à chasser, à se chauffer et à se protéger, ce qui témoigne de sa détermination et de son courage face à l'adversité. Cette histoire met en lumière le destin d'Ada, qui, malgré ses peurs et sa condition, démontre que la résilience et la force intérieure peuvent transformer des situations difficiles en expériences enrichissantes.
  6. Oui, on peut le dire ainsi : être libre, c’est pouvoir prendre ses propres décisions. Mais la liberté, c’est aussi pouvoir choisir en tenant compte des autres et assumer les conséquences de ses choix. (Qwant)

(7)La citation « La liberté, c’est vouloir une vie qui nous appartienne » pourrait être interprétée comme une réflexion sur l'importance de la liberté dans la vie d'une personne.

La liberté est également considérée comme un droit fondamental, permettant à chacun de décider de sa propre vie sans contrainte extérieure. 

Ces perspectives soulignent que la liberté est un choix personnel et essentiel pour vivre une vie significative et autonome.

(8) Ça dépend de la situation : faire passer son intérêt en premier peut être sain si elle pose des limites et se protège, mais cela ne justifie pas de léser ou de manipuler les autres. (Qwant)

(9) Exactement. Prendre sa vie en main, ce n’est pas négliger les autres : c’est reconnaître que ses besoins et ses choix comptent aussi. Poser des limites, chercher ce qui nous fait du bien et décider de sa direction, ce n’est pas être égoïste — c’est prendre soin de soi. (Qwant)

(10) Charme du Club des cinq et du Clan des sept : des enfants qui agissent par eux-mêmes, se serrent les coudes et vivent des aventures où le courage et la débrouillardise comptent beaucoup.

On peut toutefois nuancer l’idée d’égalité : les filles y sont souvent courageuses et actives, mais les rôles et les attitudes reflètent aussi les normes de l’époque où Enid Blyton écrivait. (Qwant)

(11) « Galla » et « Hawiye » renvoient à des peuples de la Corne de l’Afrique. (Qwant)

(12) Submission (« Soumission »), le court-métrage réalisé par Theo van Gogh avec Ayaan Hirsi Ali, et non à un film intitulé L’Insoumission. Il a été diffusé à la télévision néerlandaise en 2004 ; van Gogh a été assassiné à Amsterdam le 2 novembre de la même année.  (lemonde.fr)

À noter qu’il s’agit du réalisateur Theo van Gogh (1957–2004), et non de son homonyme, le frère de Vincent van Gogh, mort en 1891. (Qwant)

---------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Prévert - Collages

Publié le par bmasson-blogpolitique

Prévert

Collages

Editions Maegh

1995

                                                                  Jacques Prévert et sa fille Michèle                     

Raymond Queneau a fait connaître un livre de collages dans « What a life ! », publié en 1911. (1)

Max Ernst a créé des collages en 1920. (2)

Prévert s’y est mis en 1940. (p 18) (3)

En 1943, Prévert termine « Les enfants du Paradis ». (p 23) (4)

Janine disait de lui : « Il était si distrait que j’avais peur, quand il était dans la mer, qu’il oublie de nager. » (p 27)

--------------------

(1) What a Life !, paru à Londres en 1911, est un livre de collages signé E. V. L. et G. M. — Edward Verrall Lucas et George Morrow. Raymond Queneau l’a fait connaître en France en lui consacrant un article en 1930, où il saluait une œuvre annonçant l’« esprit moderne ». (fr.wikipedia.org)

Le livre a ensuite été traduit en français sous le titre Quelle vie !.  (editions-prairial.fr)

(2) En 1920, Max Ernst réalise notamment des collages associés au mouvement Dada, en utilisant des images imprimées qu’il découpe et assemble pour créer des compositions nouvelles. (Qwant)

(3) Dans les années 1940. Plus précisément, son premier collage connu, Portrait de Janine, date de 1943. Il s’est mis à cette pratique plus assidûment en 1948, pendant une convalescence après un accident.  (jacquesprevert.fr)

(mep-fr.org)

(4) Jacques Prévert a écrit le scénario des Enfants du paradis en 1943, mais le film de Marcel Carné n’est sorti qu’en 1945. (Qwant)

(5) Cette phrase est attribuée à Janine au sujet de Jacques Prévert : elle évoque avec humour sa grande distraction.  (mobile.x.com)

----------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Dominique Mainon et James Ursini - Mae West

Publié le par bmasson-blogpolitique

Dominique Mainon et James Ursini

Mae West

Movie Icons

Editions Taschen – 2008

 

Elle est belle, intelligente, sexy et cynique.

                                                                 Mae West - "Je ne suis pas un ange" 

Mae West a enregistré un album avec des chansons des Beatles. Elle a revisité à sa manière les paroles. (p 174) (1)

Les Beatles utilisent son image sur la couverture du disque « Sergeant  Pepper’s Lonely Hearts Club Band. » (p 19) (2)

Dali a créé un sofa en fonction des formes de ses lèvres. (3)

Ele fait ses débuts au théâtre, en 1928, à Brooklyn. (p 165) Elle écrit deux pièces de théâtre « Sex » et « The Drag » qui parle d’homosexualité. (4) Son compte en banque explose. (p 20) « Je suis pour la censure. Elle m’a rapporté une fortune» dit-elle.  (p 26)

Elle passe huit jours en prison. Le gardien est amoureux d’elle.  (5)

Mae West découvre Gary Grant (il en était à son 8e film). Il est devenu une star grâce à elle. (p 44 et 69)

Dans « Je ne suis pas un ange », en 1933, elle met sa tête dans la gueule d’un lion. (6)

 

1934 (p 83)

Mae West

400 000 dollars

W.C. Fields

155 000 dollars

Marlene Dietrich

145 000 dollars

Charlie Chaplin

143 000 dollars

1935

Hearts

Il est le seul à gagner plus qu’elle (p 118)

 

En 1935 ; elle lutte contre la Paramount qui lui impose des restrictions dans ses textes. (p 90) (7)

Mariage avec Franck Wallace :

« Quand je dis non, ce n’est pas peut-être. » Il dit qu’il l’a épousée dans le Milwaukee. Elle répond qu’elle a eu une douzaine de prétendants. Pourquoi veut-elle que ce mariage reste secret ? (p 100) (8)

Dans Annie Klondike, en 1936, elle joue une actrice menacée de vitriolage. (p 112) (9)

En 1936, elle est censurée par Hearts, dans ses journaux. Il est outré par le film Annie Klondike. (p 117) (10)

                  Mae West en robe Schiaparelli - 1937 (avec Daniel Roseberry - Sac collection Renaissance )

Elsa Schiaparelli lui compose ses robes seyantes, en 1937, dans « Chaque jour, des vacances. » (p 133) (11)

Elle sera bannie de NBC après un sketch avec Charlie McCarthy.

Elle ne jouera plus pendant trois ans. Les distributeurs la boycottent. (p 142)

Elle fait une tournée triomphale avec « Diamond Lil », en Grande-Bretagne, en 1948. (p 167) (12)

En 1959, elle écrit son autobiographie « La vertu n’est pas mon fort. » (p 184)

En 1970, elle tourne encore au cinéma, dans « Myra Breckinridge ». Elle est choisie car elle a su établir des liens privilégiés avec le milieu travesti. (p 171)

1978 est l’année de sa dernière apparition, cinquante ans après ses débuts. (p 177)

 

Citations :

« Quand je suis bonne, je suis très bonne. Mais quand je suis mauvaise, je suis encore « meilleure » ». (p 12)

« Même quand c’est trop, ça peut être divin. » (p 16)

« Normalement, j’évite la tentation, jusqu’à ce que je n’y résiste plus. » (p 19)

« L’amour a raison de tout, sauf de la pauvreté et des rages de dents. » (p 50)

« La vertu est certainement payante, mais pas au box office. » (p 53)

-------------------

  1. Mae West a enregistré des reprises des Beatles sur Way Out West (1966) et Wild Christmas, qui comprend « With Love from Me to You ».

L’album s’intitule Way Out West, paru en 1966. Mae West y reprend « Day Tripper », une chanson des Beatles écrite par John Lennon et Paul McCartney. L’album comprend aussi des reprises de « Twist and Shout » et de « If You’ve Gotta Go, Go Now » — cette dernière ayant été popularisée par les Beatles, mais écrite par Bob Dylan. (en.wikipedia.org)(discogs.com)

(2) Mae West figure bien sur la pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, parmi les personnalités réunies autour des Beatles. Elle aurait d’abord refusé que son portrait y apparaisse, avant d’accepter après que les Beatles lui ont écrit pour lui demander sa permission. (sgtpepper.udiscovermusic.com)

(3) le canapé Mae West Lips Sofa reprend la forme des lèvres de l’actrice Mae West. Mais il s’agit d’une création de Salvador Dalí et de son mécène Edward James : James a proposé de transformer en canapé une image de Dalí représentant le visage de Mae West comme un appartement surréaliste. Le modèle a été réalisé en 1937-1938.  (vam.ac.uk)

(4) Sex (1926) raconte l’histoire d’une prostituée ; c’est surtout The Drag (1927), sous-titrée « comédie homosexuelle en trois actes », qui met en scène des personnages gays et aborde l’homosexualité. West l’a écrite sous le pseudonyme Jane Mast. La pièce fut jouée hors de New York, mais n’atteignit pas Broadway.  (theguardian.com) (en.wikipedia.org)

On peut donc dire que Mae West a écrit ces deux pièces, mais que The Drag est celle qui traite directement de l’homosexualité.  (books.google.com)

(5) En 1927, Mae West a été condamnée à dix jours de prison pour sa pièce Sex, jugée obscène. Elle a été libérée deux jours plus tôt pour bonne conduite : elle a donc passé huit jours en prison.  (pbs.org)

(6) dans Je ne suis pas un ange (I’m No Angel, 1933), Mae West incarne Tira, une artiste de cirque qui accepte de mettre la tête dans la gueule d’un lion. La scène fait partie de son numéro de dompteuse — mais, selon une critique publiée à l’époque, elle place plutôt son visage entre les mâchoires du lion que toute sa tête dans sa gueule  (nytimes.com)

(7) en 1935, Mae West se heurte aux restrictions de la Paramount et à l’application plus stricte du Code de production hollywoodien. Après le succès de ses films précédents, ses personnages et leurs sous-entendus sexuels sont davantage édulcorés dans Goin’ to Town (1935).  (cinema.ucla.edu)

(8) Mae West a épousé Frank Wallace le 11 avril 1911 à Milwaukee, alors qu’elle avait 17 ans. Leur mariage est resté secret : selon son avocat, un agent de spectacle leur avait conseillé de le cacher pour préserver l’image de Mae West comme jeune artiste célibataire. Ils se seraient séparés peu après et n’auraient ensuite plus vécu ensemble.

Le mariage a été découvert en 1935, lorsqu’une employée a retrouvé l’acte dans les archives. Mae West a d’abord nié connaître Wallace et a déclaré n’avoir jamais été mariée. En 1937, elle a finalement reconnu le mariage devant un tribunal. Le divorce a été prononcé en 1942, mettant fin à leur union légale de 31 ans. (milwaukeenotebook.com)

(9) Dans Annie du Klondike (Klondike Annie), film de 1936, Mae West incarne Rose Carlton, une chanteuse de music-hall menacée de vitriolage par son amant. Après sa fuite vers l’Alaska, elle prend l’identité d’Annie Alden. (Qwant)

(10) il s’agissait plutôt d’un boycott médiatique que d’une censure officielle. En 1936, William Randolph Hearst et ses journaux attaquèrent le film de Mae West Klondike Annie, en le présentant comme une atteinte à la moralité. Des comptes rendus rapportent que des raisons personnelles auraient aussi motivé cette campagne, sans les établir avec certitude.  (maewest.blogspot.com)

(11) Elsa Schiaparelli a conçu les costumes de Mae West dans le film Every Day’s a Holiday, sorti en 1937. Elle a notamment travaillé à partir d’un mannequin réalisé selon les mesures de l’actrice, car West était à Hollywood et Schiaparelli à Paris, collaboration a aussi inspiré le flacon du parfum Shocking, dont la silhouette évoque les formes de Mae West. (asufidmmuseum.asu.edu)

(12) Mae West a bien emmené Diamond Lil en tournée au Royaume-Uni en 1948. La tournée s’est ouverte à Londres, au Prince of Wales Theatre, le 25 janvier, et la pièce y a connu un grand succès commercial. (maewest.blogspot.com)

--------------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

William Wells Brown - Récit de l’esclave fugitif - Ecrit par lui-même.

Publié le par bmasson-blogpolitique

William Wells Brown

Récit de l’esclave fugitif

Ecrit par lui-même.

Editions Purh – 2012

                                                                             

                                     William Wells Brown et Portrait d'un jeune homme. Fin du 18e s  

William Wells Brown (1814 ? – 1884) (1)

Son récit est paru en 1847.

 

L’esclave est privé de tous ses droits, y compris de son humanité. (p 21)

Enfant, après sa première fugue, il est fouetté et enfumé (toux et éternuements). En soins après les coups de fouet, on met du sel ou du rhum  sur les plaies,! (p 69) Ndlr : aïe, aïe, c’est la double punition.

                                        Esclave dans un filet - Françoise-Marie de Bourbon fille de Louis XIV  

Un esclave, Aaron, est en incapacité de 10 à 12 jours de travail, après ces traitements et punitions. (p 69)

A Pittsburg, un esclave est fouetté à mort, un homme libre de couleur est brûlé au bûcher. Le fouet sert pour le « dressage ». (p 71)

William est battu avec un bâton. Il est dans l’incapacité de travailler pendant cinq semaines. Il perd son travail qu’il avait en ville. (p 73)

A la Nouvelle-Orléans, on parque les esclaves dans un enclos. (p 81) (2)

                                                                                                   

                                      Esclave tête dans un casque à clé - Esclave de Dominique Deurbroucq

L’attitude de son maître est surprenante quand il demande à William de se trouver tout seul un nouveau maître en ville. Il y va sans être surveillé. Ndlr : C’est incroyable. (p 102)

La religion de tous les esclavagistes est : « Dieu a créé l’homme (noir) pour être esclave. » (p 116)

Les maîtres obligent les esclaves à se marier. Il n’y a jamais eu de procès pour bigamie. Le paternalisme et les profits augmentent avec la naissance de bébés. (p 121) (3)

A Cleveland, en face du Canada, il travaille en attendant que le lac dégèle. Il lit des livres à ses temps perdus et « ça lui fait le plus grand bien ». (p 139)

 

La liberté :

Pour lui, la liberté c’est de pouvoir disposer de son corps. (p 106) (4)

Etre libre, c’est ne plus être une marchandise, mais redevenir un homme qui peut faire ses propres choix. (p 135)

---------------------

  1. William Wells Brown (6 novembre 1814 – 6 novembre 1884) était un écrivain et militant abolitionniste afro-américain. Il est né à Lexington, dans le Kentucky, et mort à Chelsea, dans le Massachusetts. (Qwant)

(2) Au XIXᵉ siècle, des personnes réduites en esclavage étaient parfois détenues dans des « enclos » ou des dépôts avant leur vente à La Nouvelle-Orléans. La ville était alors un important centre de vente aux enchères, avec de nombreuses entreprises spécialisées dans le commerce d’êtres humains  (fr.wikipedia.org)

(3) L’idée est que la naissance d’enfants esclaves pouvait accroître la richesse des propriétaires, puisque ceux-ci prétendaient en détenir la propriété et pouvaient les exploiter ou les vendre. Cela renforçait souvent un paternalisme de façade : les maîtres se présentaient comme protecteurs ou « pères », tout en tirant profit de la domination et du travail forcé.

Cette logique variait selon les lieux et les périodes. Les femmes esclaves subissaient aussi des violences et des contraintes reproductives ; il ne faut donc pas confondre les discours paternalistes des propriétaires avec une véritable protection. (Qwant)

(4) Disposer de son corps, c’est pouvoir faire ses propres choix, sans contrainte ni contrôle imposé. Cette liberté suppose aussi le respect du consentement et des droits d’autrui. (Qwant)

--------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Jeanne Champion - Le fils du silence

Publié le par bmasson-blogpolitique

Jeanne Champion

Le fils du silence

Editions Fayard – 2006

                                                           Jeanne Champion et Palmyre en Syrie

Alexis, mendiant, a été peint par Georges de La Tour. (1)

Le récit se passe au 4e siècle, à Rome. (p 16) C’est une légende. (p 89)

La grandeur des justes qui ont laissé des traces dans l’histoire vient de leur capacité à dire « Non ». (p 193)

Le nombre 17 est important et revient souvent. Il représente la durée de son exil à Edesse, (2) en Syrie, puis de son séjour sous l’escalier dans la maison paternelle. (p 135)

 

Euphémien est le père d’Alexis. Il est sénateur romain. (p 43) (3)

Il oblige son fils à se marier. Alexis n’ose pas s’affronter à son père. Il fuit durant la nuit de noces. Pour justifier sa désobéissance, il utilise Dieu. (p 82) Il ne donne aucune explication à son refus de se marier car il sait qu’il ne sera pas écouté. Sa femme seule accepte sa décision. « Est-ce aimer que de posséder quelqu’un contre son gré ? » (p 101) L’évangile par Saint Luc dit le contraire : « Un enfant doit apprendre à servir et à donner ». (p 116) (4)

Les parents, même riches, doivent se méfier de leur enfant. (p 85) Le bonheur ne pleure pas. (p 119). Ndlr : mais on peut pleurer de bonheur…(5)

Le père pense qu’un homme reste fidèle à sa femme quand il va chez une prostituée. (p 124) (6)

L’incommunicabilité entre les deux êtres est extrême. Le père ne reconnaît pas son fils qui ne lui dit pas qui il est quand il rentre de Syrie. (p 129)

Dieu a-t-il créé les humains ou bien est-ce l’inverse ? (7) Les humains ont créé Dieu pour combattre la mort et s’assurer l’éternité. (p 137) (8)

 

Vocabulaire :

Hâve (lugubre ?) (p 117) : Hâve : très maigre, amaigri au point d’avoir le visage creusé.

Ex. : Il avait l’air hâve après plusieurs jours de maladie.

Lugubre signifie plutôt sombre, triste ou qui évoque la mort. (Qwant)

---------------

(1) Oui, mais la scène représentée est la découverte du corps de saint Alexis. Dans la légende, Alexis a mené une vie de mendiant avant de revenir à Rome et de mourir sous l’escalier de la maison de ses parents, qui ne l’avaient pas reconnu.

L’œuvre de Georges de La Tour est généralement désignée sous le titre La Découverte du corps de saint Alexis. L’attribution de la version conservée à Nancy est toutefois discutée : les spécialistes y voient plutôt une réplique ancienne d’un original perdu.  (musee-lorrain.nancy.fr)

(2) Dans la légende de saint Alexis, 17 renvoie aux dix-sept années qu’il aurait vécues comme mendiant à Édesse, après avoir quitté Rome. Ce nombre est un élément récurrent du récit, mais il relève de la tradition hagiographique. (Qwant)

Selon sa légende, Alexis aurait quitté sa famille et sa vie de noble, puis gagné Édesse. Il y aurait distribué ses biens aux pauvres et vécu mendiant sous le porche d’une église, dans l’anonymat, pendant dix-sept ans. Quand les habitants découvrirent sa sainteté, il serait parti par humilité. Les récits divergent ensuite : l’un le fait mourir à Édesse, l’autre raconte son retour incognito à Rome. Cette histoire relève de la tradition hagiographique, et non d’une biographie historiquement établie.  (fr.wikipedia.org)

(3) Dans la légende de saint Alexis, Euphémien est présenté comme son père, un riche et noble sénateur romain. (Qwant)

(4) La phrase « Un enfant doit apprendre à servir et à donner » ne semble pas être une citation littérale de l’Évangile selon Luc. Vous pensez peut-être à l’enseignement de Jésus : « Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie » (Luc 22, 27 ; voir aussi Marc 10, 45).

Ce passage parle de Jésus et de ses disciples, pas d’une règle formulée spécifiquement pour les enfants. (Qwant)

(5) Oui : le bonheur ne pleure pas, mais il peut nous faire pleurer. (Qwant)

(6) Cette idée peut sembler paradoxale, mais elle repose sur une définition très étroite de la fidélité : pour lui, une relation tarifée serait un acte sans attachement ni engagement, donc différent d’une liaison amoureuse. Cela ne signifie pas que sa femme le voit ainsi, ni que leur couple l’a accepté.

La fidélité n’a pas une définition universelle : elle dépend des limites convenues entre les partenaires. Sans accord explicite, aller voir une prostituée peut être vécu comme une trahison, même si l’homme affirme rester fidèle. (Qwant)

(7) Cela dépend du point de vue.

  • Dans les religions théistes, Dieu a créé les humains, même si les récits et les interprétations varient.
  • Du point de vue scientifique, l’espèce humaine est issue de l’évolution. La science n’établit pas si Dieu existe ou s’il est à l’origine de ce processus.
  • En philosophie, on peut aussi dire que les humains ont créé les représentations de Dieu — leurs récits, images et concepts — sans que cela tranche la question de l’existence d’un Dieu indépendant de ces représentations.

Ces réponses ne portent donc pas exactement sur la même chose : la science étudie l’origine biologique des humains ; la foi et la philosophie abordent aussi le sens et l’existence de Dieu. (Qwant)

(8) C’est une thèse forte, proche de certaines interprétations de la religion : la croyance en Dieu et en une vie après la mort peut répondre à la peur de disparaître et donner un sens à l’existence.

Mais elle ne suffit pas à expliquer toutes les religions ni toutes les conceptions de Dieu. Celles-ci peuvent aussi naître de l’émerveillement, de l’expérience spirituelle, du besoin de cohésion ou d’une réflexion sur l’origine du monde. Dire que « les humains ont créé Dieu » est donc une interprétation philosophique, pas un fait établi. (Qwant)

------------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Mémoires de madame Campan - Première femme de chambre de Marie-Antoinette

Publié le par bmasson-blogpolitique

Mémoires de madame Campan

Première femme de chambre de Marie-Antoinette

Editions Mercure de France

1988

                                                                     Madame Henriette Campan

La France compte 25 millions de Français-es. (p 110)

Elle a été la femme de chambre de Marie-Antoinette pendant 18 ans, entre 1174 et 1792.

Elle écrit ses Mémoires sous le 1er Empire. (p 10)

Jeune fille, elle se prénommait mademoiselle Genet. (p 11)

Elle a aimé Marie-Antoinette et a défendu l’aristocratie. « On connaît les décrets insensés du 4 août qui détruisaient les privilèges ». (p 286) « Nous vivions pour servir et aimer le roi. » (p 287)

Elle garde les bijoux et les diamants de Marie-Antoinette. (p 347)

Ayant travaillé pour Bonaparte après la Révolution, elle a été discréditée auprès des royalistes.

« Il ne faut confier les secrets qu’aux âmes fortes qui n’ont pas peur ». ( 440)

 

Louis XV.

Les badauds pouvaient le voir manger le dimanche. (p 15)

La Maison du Parc-aux-cerfs était située rue Saint Médéric à Versailles. (p 530) (1)

                                                                     Marie-Adélaïde de France                    

Michelet a participé à la calomnie. Il a affirmé qu’il existait une relation incestueuse entre Louis XV et madame Adélaïde. Le vicomte de Narbonne serait leur enfant. (p 532) (2)

Madame d’Andlau, de la famille de madame de Polignac, a donné des livres pornographiques à madame Adélaïde. Elle a été chassée de Versailles, avec une pension. (p 548) (3)

 

Marie-Antoinette.

Elle avait des dents mal implantées en mauvais état. (p 537)

La Cour est divisée devant son arrivée à Versailles. Les pour se regroupent autour de Choiseul, les contre autour du duc d’Aiguillon. Marie-Antoinette, « l’Autrichienne », le sait et elle place des gens qui vont lutter contre ses détracteurs. L’historiographe de France, monsieur Moreau, sera écarté de la bibliothèque royale en raison de son accointance avec le duc d’Aiguillon. (p 80)

A Choisy, les spectacles ont lieu deux fois par jour ; La danseuse Guimard, très maigre, à la voix rauque, était meilleure danseuse qu’actrice. Elle excellait dans les parodies burlesques. (p 137)

Le public peut se promener sur les terrasses du château de Versailles, le soir, quand Marie-Antoinette, enceinte, y écoute des concerts à « la fraîche », en 1778. (p 169)

A Marly, le peuple est admis dans les jardins, pendant que Louis XVI et Marie-Antoinette y résident avec la Cour. (p 185)

Quand la Cour joue aux jeux d’argent le soir, le public est admis au balcon pour regarder jusqu’en 1782 ou 1784. Les personnes qui venaient de Paris étaient nourries par Louis XVI, mais ne restaient pas à Marly. (p 188)

Louis XVI avait un gros appétit et aimait surtout les pâtisseries. (p 429)

Elle avait près d’elle deux eunuques. (p 422)

Marie-Antoinette ne pardonne pas à la noblesse qui s’est jetée dans le parti de la Révolution, trahissant leur fonction de rempart de la royauté.

                                                                        La princesse de Lamballe 

La princesse de Lamballe quitte Aix-la-Chapelle pour rejoindre Marie-Antoinette à sa demande. Elle ne se fait aucune illusion sur son sort. Elle a fait écrire son testament avant de partir. (p 568) (4)

Marie-Antoinette joue toujours le double jeu après la fuite de Varennes. Barnave se décourage. (p 568) Marie-Antoinette écrit qu’elle accepte la Constitution tout en écrivant le contraire à Mercy. (p 574) Le couple royal est tiraillé entre le parti constitutionnel et les princes français exilés à l’étranger qui sont aussi divisés au sujet de Marie-Antoinette. Ce sera la cause de leur perte. (p 384)

A chaque promenade dans le jardin des Tuileries, Marie-Antoinette est huée par le peuple. Elle ne peut plus sortir. (p 409)

La princesse de Lamballe occupe le pavillon de Flore. (p 411) (5)

 

Les libelles contre Marie-Antoinette

Elle est attaquée dans le libelle « Le lever de l’aurore ». (p 86) (6)

Elle est nue dans le bain dans de libelle de Soulavie. (p 96) (7)

Un autre libelle est imputé à l’abbé Mercier qui ira à la Bastille à la place du coupable, « chaussé à la Cour », en 1774. (p 542)

Libelle de Goupil. Lieutenant de police, auteur du libelle, escroc, il veut se faire payer 4 000 louis pour le faire disparaître. (p 118) (8)

M. Champcenetz de Riquebourg ne fut pas inquiété pour ses chansons écrites contre la reine. (P 169) (9)

1783 – 1784 – Des libelles circulent sur Marie-Antoinette puisant dans les coffres quand Calonne est ministre des finances.  (10)

1790 – Turin, publication de  « la vie privée de Charles Philippe, ci-devant comte d’Artois » dans laquelle on outrage la reine. (p 550) (11)

 

La mode

Le chapeau surchargé d’épis de blés, au début du règne de Louis XVI, est le symbole de l’abondance. (p 83)

 

La noblesse.

Elle a interdit l’armée et les grades d’officiers aux roturiers.

Tout était réservé à la noblesse, y compris à la noblesse pauvre.

Madame Campan pensait que c’étaient les raisons secrètes de la Révolution française. (p 197)

 

La Révolution française.

René Nicolas de Maupeau fit un don à la Nation de 800 000 livres en 1789. Ce fut le prix pour sa tranquillité. (p 533) (12)

En octobre 1789, Louis XVI chassait quand les femmes sont venues à Versailles réclamer du pain. (p 290)

Madame Campan a des mots durs pour ces femmes : « des poissardes », « des furies » qui en voulaient aux entrailles de Marie-Antoinette. (p 291)

Elle poursuit : « La troupe de cannibales ramène le couple royal à Paris ». A cause de la foule immense, leur fuite a été impossible, même la nuit. (p 296)

Les deux têtes coupées des gardes laissent présager de la suite funèbre. (p 300)

La fuite royale – 20 et 21 juin 1791:

                                                                    Varennes-en-Argonne

                                                        Sur la route de la Belgique et de Bruxelles 

Direction Bruxelles, où se trouve la sœur de Marie-Antoinette. Les meubles, les bijoux, les vêtements sont arrivés à Bruxelles avant la fuite. M. Goguelat a été envoyé en avance pour faire le trajet et calculer la durée. (13) (p 353) Marie-Antoinette privilégie son coiffeur, Léonard, en lui confiant tous ses bijoux et ses ordres. (p 571) Ndlr : Cette décision leur sera fatale…

C’est une femme de chambre de Marie-Antoinette qui les a dénoncés, en voyant tous ces préparatifs. Varennes est sur la route de Bruxelles. (p 342) Tout le monde espionne tout le monde. (p 412)

Pendant la fuite, le couple a effectué plusieurs arrêts imprudents. (p 570)

Les ordres de Léonard font que messieurs de Bouillé et de Raigecourt quittent leur poste  avant l’arrivée de Louis XVI. M. de Choiseul part au bout de deux heures. (p 571) (14) A Varennes, Louis XVI et Marie-Antoinette tentent de convaincre M. Sauce, épicier, de les laisser continuer leur route. Mais il a peur et répond qu’il ne veut pas avoir la tête coupée. (p 353) (15)

Arrestation et retour aux Tuileries.

Seule la femme de chambre de Marie-Antoinette peut l’aider. Son portrait est peint et placé devant les sentinelles. La surveillance est totale et le couple se parle peu. (p 345)

Le premier gilet pare-balles (et anti arme blanche) est créé en 1792 pour Louis XVI après la tentative d’assassinat du 20 juin 1792, aux Tuileries.

La garde suisse

Lucerne

Combats en rouge contre les Jacobins et les femmes.

Tuileries – 10 Août 1792

Prise des Tuileries du 10 août 1792 : les gardes suisses y affrontèrent les insurgés révolutionnaires. La journée se termina par la chute de la monarchie et le massacre de nombreux gardes.

Le tableau de Jacques Bertaux, peint en 1793, montre notamment les combats dans la cour du Carrousel et des gardes suisses attaqués par des sans-culottes.  (histoire-image.org) (chateauversailles.fr)

---------------

Les papiers retrouvés dans une cachette créée par F. Gamin dénoncent Louis XVI et serviront à son procès.

Les gardes nationaux assurent le service du couple royal au Temple, à partir du 11 août. (p 576)

En 1794, des loups ont à moitié dévoré Pétion près de Bordeaux, alors qu’il fuyait. (p 570) (16)

Marie-Antoinette croyait qu’elle avait fait le bonheur de tous les peuples…(p 430)

 

Madame du Barry

Zamore était un esclave qui portait la traîne de la Du Barry. Il recevait 3000 livres de gratification par an. Il la dénoncera pendant la Révolution. (p 60 et 539) (17)

Zamor le nègre de madame du Barry 

Littérature.

Le chevalier de Parny est connu pour sa poésie érotique. (p 132) (18)

Madame Geoffrin était la mère nourricière de la philosophie. (p 158) (19)

-----------

  1. La maison associée au Parc-aux-Cerfs se trouvait au 4, rue Saint-Médéric, à Versailles ; Louis XV l’acheta en 1755 et la fit revendre en 1771.(Qwant)
  2. Cette hypothèse repose sur des rumeurs tardives, apparues après la chute de la monarchie, et n’est pas étayée : les sources évoquent plutôt une possible liaison entre Louis XV et Françoise de Châlus, mère de Louis de Narbonne, sans preuve définitive. (Qwant)
  3. Les sources indiquent que Marie-Henriette de Polastron, comtesse d’Andlau et tante de Gabrielle de Polignac, fut chassée de la cour pour avoir remis à la princesse Adélaïde un livre jugé infâme ; elles ne précisent pas qu’il s’agissait de livres pornographiques. (Qwant)
  4. Les informations fournies ne précisent pas si la princesse de Lamballe a rédigé son testament avant de quitter Aix-la-Chapelle en 1791. (Qwant)
  5. Appartement de la princesse de Lamballe au Pavillon Flore La princesse de Lamballe occupe cet appartement à partir du 8 octobre 1789. Il donne, à la fois, sur le jardin et sur le pont royal. (Cour Tuileries)

Lors de l'emprisonnement de la famille royale au palais des Tuileries, la princesse de Lamballe occupa le rez-de-chaussée du pavillon et Madame Élisabeth, le premier.

Demeurée auprès de la famille royale après la journée du 10 août 1792, elle est incarcérée à la prison de La Force. Elle est mise à mort par la foule, venant de quitter son procès, au cours des massacres. (Wikipedia)

Elle est assassinée le 3 septembre. Son cadavre est décapité et sa tête promenée au bout d’une pique, du Temple jusqu’au Palais Royal. Malgré son nom, la Princesse ne vint jamais à Lamballe. (Lamballe Armor Bz)

  1. Quelques semaines après l’avènement de Louis XVI, Marie-Antoinette aurait été visée par le libelle satirique Le Lever de l’aurore, mais son existence et sa circulation ne sont pas établies avec certitude. (Qwant)

Affaire du premier libelle contre Marie-Antoinette, généralement désigné comme Le Lever de l’aurore ou L’Aurore. L’abbé Mercier fut soupçonné d’en être l’auteur et emprisonné à la Bastille. Mais les éléments disponibles ne permettent pas d’établir qu’il était réellement coupable ni qu’il y fut envoyé délibérément à la place du véritable auteur : l’affaire reste entourée de rumeurs et d’incertitudes.(shs.cairn.info)

  1. Celle-ci souligne que l’épouse du monarque n’entrait pas nue dans son bain parfumé d’essences de fleurs, mais «vêtue d’une longue robe de flanelle boutonnée jusqu’au cou. (Paris-Match)

(8) Petite correction : Goupil n’était pas lieutenant de police, mais inspecteur de police. Le lieutenant de police l’avait chargé d’identifier l’auteur du libelle.

Selon ce récit, Goupil prétendit avoir retrouvé l’imprimeur près d’Yverdon et réclama une forte somme pour obtenir le reste du texte. Il reçut 3 000 louis, puis 1 000 louis supplémentaires. Un autre espion révéla ensuite que Goupil était lui-même l’auteur du libelle et avait déjà été condamné pour escroquerie.  (marie-antoinette.forumactif.org)

(9) Les Mémoires de Mme Campan rapportent que, quinze jours après la diffusion des couplets contre la reine, leur auteur — M. Champcenetz de Riquebourg — était connu publiquement, mais ne fut pas inquiété. (books.google.com)

La phrase que vous citez reprend donc le témoignage de Mme Campan.  (fr.wikisource.org)

(10) Cette formulation renvoie aux libelles qui accusaient Marie-Antoinette de dilapider l’argent de l’État, alors que Calonne était contrôleur général des finances depuis novembre 1783. Ce sont des accusations pamphlétaires, pas la preuve qu’elle puisait réellement dans les coffres du Trésor. (fr.wikipedia.org)

À noter : Calonne était plutôt soutenu par la reine au début de son ministère ; les attaques contre elle s’inscrivaient dans une campagne plus large visant son influence et ses dépenses supposées. (histoire-image.org)(unsansculotte.wordpress.com)

(11) Il s’agit d’une notice bibliographique sur un pamphlet politique anonyme, paru à Turin en 1790 sous le titre Vie privée de Charles-Philippe de France, ci-devant comte d’Artois, frère du roi, et sa correspondance avec ses complices. Le catalogue Google Books recense une édition de 1790 de 95 pages, sans nom d’éditeur (books.google.com); une bibliographie le situe également à Turin cette année-là (fr.wikipedia.org)

Le texte s’en prend au comte d’Artois et contient des attaques contre Marie-Antoinette. Il faut toutefois distinguer l’accusation portée par le pamphlet de faits établis : son titre et son contenu relèvent de la littérature polémique de l’époque.  (books.google.com)

(12) Cette affirmation semble erronée ou, au minimum, non vérifiée. Les sources consultées identifient René-Nicolas de Maupeou comme l’ancien chancelier, mort en 1792, mais ne confirment pas qu’il ait fait un don de 800 000 livres à la Nation en 1789. (larousse.fr)

Il peut s’agir d’une confusion avec un autre membre de la famille Maupeou ou avec un autre donateur. (Qwant)

(13) La fuite de Varennes, en juin 1791. Goguelat, officier chargé de préparer l’itinéraire, aurait été envoyé en reconnaissance pour estimer le temps du voyage vers Montmédy, près de la frontière. La famille royale fut arrêtée à Varennes avant d’atteindre sa destination.

(14) Il s’agit d’un passage sur la fuite de Varennes, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791. Bouillé fils et le comte de Raigecourt, qui attendaient à Varennes, s’étaient couchés et devaient se relever à deux heures pour accueillir le roi. Le retard de la berline a bouleversé le dispositif : les hommes ont quitté leur poste avant son arrivée. Le duc de Choiseul, chargé d’un autre détachement, est lui aussi parti après avoir attendu deux heures. Ces départs ont contribué à l’échec de l’escorte prévue pour la famille royale. (persee.fr) (periegete.com)

(15) Cette scène évoque l’arrestation de la famille royale à Varennes, dans la nuit du 21 au 22 juin 1791, lors de la fuite de Varennes. Louis XVI et Marie-Antoinette tentèrent de convaincre les autorités locales de les laisser franchir le pont et poursuivre leur route vers Montmédy. L’épicier Jean-Baptiste Sauce, procureur-syndic de la commune, aurait hésité, tandis que d’autres, dont le maître de poste Drouet, s’opposaient à leur départ.  (periegete.com)

(16) Proscrit cette année-là, Pétion s’est réfugié en Gironde, puis s’est suicidé avec François Buzot en juin 1794, près de Saint-Magne-de-Castillon. Leurs corps ont été retrouvés quelques jours plus tard, en partie dévorés par des loups. (fr.wikipedia.org)

(17) Zamor — parfois écrit « Zamore » — était un jeune garçon d’origine indienne que Madame du Barry fit venir à la cour. Il fut notamment chargé de porter sa traîne. Plus tard, il se retourna contre elle pendant la Révolution française. (Qwant)

(18) Évariste de Parny (1753–1814), poète français, est notamment connu pour ses Poésies érotiques, publiées en 1778. Il a aussi écrit des élégies et des poèmes satiriques. (Qwant)

(19) C’est une formule qui résume bien le rôle de Madame Geoffrin dans les Lumières. Tenancière d’un salon parisien très fréquenté au XVIIIᵉ siècle, elle accueillait écrivains, philosophes et artistes, et soutenait certains d’entre eux. On peut la dire « mère nourricière » de la philosophie au sens figuré : elle lui offrait un lieu de rencontre et un appui, plutôt qu’elle n’en était elle-même une philosophe au sens strict. (Qwant)

------------------

 

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Christian Bouyer - La Grande Mademoiselle

Publié le par bmasson-blogpolitique

Christian Bouyer

La Grande Mademoiselle

Editions Albin Michel

1986

                                Anne Marie Louise d'Orléans - La grande Mademoiselle - Gaston d'Orléans

Petite fille d’Henri IV (p 25), Anne-Marie-Louise d’Orléans  est la fille de Marie de Bourbon, (p 246) et de Gaston d’Orléans, le frère de Louis XIII (p 11). (1)

                                      Anne-Marie Louise d'Orléans - La grande Mademoiselle - Louis XIV

Elle est la nièce de Louis XIII et la cousine de Louis XIV.  (2)

Bossuet la nomme la « Grande Mademoiselle » (p 298).

 

Louis XIII.

Il aime mademoiselle de Hautefort. (p 32) (3)

 

Gaston d’Orléans. (On dirait maintenant qu’il est un pédocriminel, ndlr)

Gaston se promène la nuit dans les rues de Paris. Il ne tenait pas en place. (p 21) Ndlr : comme Paul de Nerval et Erik Satie….

Il épouse en seconde noce une princesse de Lorraine, Marguerite de Loraine, âgée de 14 ans. (p 28) Ndlr : ah, la, la…

Il prend une maîtresse, Louison Roger, âgée de quinze ans. (p 31) (4)

Gaston participe à six complots en seize ans contre Richelieu et la royauté. A chaque fois, lâche, il dénonce les autres qui en meurent. (p 40) (5)

 

Anne-Marie-Louise d’Orléans.

Elle n’a fait aucune étude. A son époque, les filles attendent le mariage. (p 32)

En faisant tirer au canon sur les troupes royales depuis la Bastille, Mademoiselle brise son rêve d’épouser Louis XIV. (p 68)

En exil à Saint-Farjeau, à 26 ans, elle commence à lire, y prend goût et lira toute sa vie. (p 82)

Elle adopte son demi-frère, le fils de Gaston d’Orléans et de Louison Roger. Il deviendra le Chevalier de Charny. (p 85) (6)

Mademoiselle aime Forges-les-Eaux. Elle s’y rend au moins sept fois. (p 105, 107, 120, 123, 136) (7)

Second exil à Saint-Farjeau car elle refuse d’épouser le roi du Portugal. Son père étant mort, Louis XIV se charge de la marier. (p 122)

Il adoucit la peine et lui permet de rejoindre son château, à Eu. Elle y restera deux ans jusqu’en 1664. (p 123)

Un exil est une humiliation cruelle.  (p 136)

Quand elle veut épouser Lauzun, la Cour s’y oppose. (p 242) Elle y perdra l’amour, quand Lauzun, pour sa grandeur, y voit un moyen d’entrer dans la famille royale. (p 212)

Madame de Montespan use de chantage auprès de Mademoiselle qui sera contrainte de donner les domaines de Dombes et d’Eu pour le duc de Maine, par legs. (8) Lauzun est en liberté surveillée à Bourbon. (p 228)

Lauzun conspire avec Barail pour que Mademoiselle lui donne ses biens. Il en obtiendra une partie. (p 231) (9)

La violence accompagne la fin du couple. Ils se battent en 1683. (p 240) (10)

Avec madame de Motteville, elles écrivent ce que serait leur vie dans un désert et n’y voit que des veuves. On y lirait beaucoup Chaque personne aurait sa propre bibliothèque. (p 282)

 

Ses propositions de mariages d’état.

On lui en propose plusieurs qu’elle refusera.

Les projets avortent.

Elle choisit Lauzun.

Elle le fait libérer de Pignerol. Ingrat, il suscitera leur rupture.

Libéré, il est menteur, avide, ingrat. Il accable Mademoiselle de toutes les pires horreurs. Elle subira ses colères, ses fuites et ses trahisons pendant deux ans. (p 237)

 

Les femmes militaires.

Madame de Frontenac et la jeune comtesse de Fiesque ont été maréchales de camp dans l’armée d’Orléans. (11) Elles dorment ensemble à Saint-Farjeau. ? (p 87) (12)

 

Bouffons au théâtre.

Trivelin et Jodelet. (p 91) (13)

 

Colbert.

Il se déplace sur les routes avec cinq charrettes chargées d’argent pour rejoindre la Cour à Sedan ! (p 95) ?

 

Le comté d’Eu.

Il est la première pairie du royaume avec ses 2 555 000 livres d’achat en 1660. (p 246)

 

Vocabulaire.

Les brigues (intrigues ?) Une brigue est une manœuvre secrète ou déloyale visant à obtenir un avantage, souvent en politique ou dans une compétition. (Qwant)

Couleur « isabelle » (pour le prince de Condé) (p 63) Isabelle désigne une teinte jaune sable à dorée, parfois grisâtre. Le terme s’emploie surtout pour la robe du cheval : le corps est jaunâtre, tandis que les crins et le bas des membres sont généralement noirs.

Dans le langage courant, on peut aussi parler d’un jaune-beige doux.  (fr.wikipedia.org)

Aller à complies (p 124) Les complies sont la dernière prière chrétienne de la journée, généralement dite le soir avant le coucher. « Aller aux complies » signifie donc assister à cet office religieux.  (linternaute.fr)

--------------------

(1) Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle, était la fille unique de Gaston d’Orléans et de Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier. Sa mère mourut peu après sa naissance.  (lamo.univ-nantes.fr)

(2) Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle, était la fille de Gaston d’Orléans, frère cadet de Louis XIII : elle était donc sa nièce. Elle était aussi la cousine germaine de Louis XIV.  (radiofrance.fr) (monuments-nationaux.fr)

(3) Louis XIII s’est épris de Marie de Hautefort, qu’il remarqua vers 1630. Leur relation est généralement décrite comme platonique : le roi lui témoignait beaucoup d’attentions, mais leur histoire fut faite de rapprochements et d’éloignements. Marie était aussi proche de la reine Anne d’Autriche.  (ouest-france.fr) (fr.wikipedia.org)

(4) Gaston d’Orléans a bien eu une liaison avec Louison Roger, dite « la Belle Louison », mais les sources consultées ne confirment pas qu’elle avait quinze ans. Elle est née le 21 septembre 1619, et leur liaison est située vers 1637 : elle aurait donc eu environ 17 ou 18 ans. (lanouvellerepublique.fr)

Le récit de Tallemant des Réaux confirme qu’elle était appelée Louison Roger et qu’elle finit par céder à Gaston, sans préciser son âge.  (fr.wikisource.org)

(5) Cette formulation est plausible comme résumé, mais le chiffre « six » dépend de ce qu’on compte comme un complot distinct. Gaston est impliqué dans plusieurs intrigues et révoltes entre 1626 et 1642 : la conspiration de Chalais, l’opposition autour de la Journée des Dupes, la révolte de Montmorency, des intrigues liées à l’Espagne, puis les affaires de Soissons et de Cinq-Mars. Les sources ne les regroupent pas toutes de la même façon. (periegete.com)

On peut donc dire qu’il a participé à de nombreuses conspirations et révoltes sur une période d’environ seize ans, mais présenter « six complots » comme un décompte incontestable serait trop catégorique. Il faut aussi distinguer les complots contre Richelieu des révoltes contre l’autorité royale : les deux se recoupent, sans être toujours identiques. (historia.fr)

(6) Il s’agit de Louis d’Orléans, comte et chevalier de Charny, fils naturel de Gaston d’Orléans et de Louise Roger, dite « la Belle Louison ». La Grande Mademoiselle était sa demi-sœur et le prit sous sa protection dans sa jeunesse. Son titre de Charny venait d’une terre appartenant à Anne-Marie-Louise d’Orléans. 

Petite nuance : la source consultée parle de protection, pas d’adoption au sens juridique. (fr.wikipedia.org)

(7) La Grande Mademoiselle, Anne-Marie-Louise d’Orléans, se rend plusieurs fois aux eaux de Forges, aujourd’hui Forges-les-Eaux. Ses Mémoires mentionnent notamment un séjour en 1656, puis un long séjour de juillet 1661 à novembre 1662. 

La formule « au moins sept fois » semble donc plausible, mais les résultats consultés ne permettent pas de confirmer précisément le décompte. (penelope.uchicago.edu) (fr.wikisource.org)

(8) La Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, légua bien ses domaines de Dombes et d’Eu au duc du Maine, fils de Louis XIV et de Madame de Montespan. Mais ce legs fut fait par testament en 1681, après que le roi eut refusé son mariage avec Lauzun et l’eut contrainte à libérer celui-ci. Les récits historiques attribuent surtout la pression exercée sur elle à Louis XIV, non à un chantage de Madame de Montespan.

On peut donc reformuler ainsi : « Sous la pression de Louis XIV, Mademoiselle légua les domaines de Dombes et d’Eu au duc du Maine. » (Qwant)

(9) D’après les Mémoires de Mademoiselle, Barail revient de Pignerol et s’entretient avec Mme de Montespan, qui semble alors vouloir aider Lauzun. Cela ne suffit toutefois pas à établir que Lauzun et Barail ont conspiré pour obtenir les biens de Mademoiselle. Ce qu’on peut dire, c’est que Mademoiselle a ensuite payé très cher la libération de Lauzun, en cédant une partie de sa fortune et de ses apanages. (penelope.uchicago.edu) (leshotelsparticuliersdesaintgermainenlaye.wordpress.com)

(10) Oui, mais la date semble plutôt être avril 1684, et non 1683. Au château d’Eu, une dispute éclate entre la Grande Mademoiselle et Lauzun : elle le griffe et veut le chasser ; il se jette ensuite à ses pieds pour obtenir son pardon. D’autres scènes violentes auraient suivi avant leur séparation définitive. Le récit vient d’un témoignage rapporté par Mme de Fiesque, et les dates de leur mariage secret comme de leur rupture ne sont pas parfaitement établies. (fr.anecdotrip.com)

(11) Cette affirmation est inexacte au sens militaire. Madame de Frontenac et la jeune comtesse de Fiesque ont bien accompagné l’armée de Monsieur, frère de Louis XIV, pendant la Fronde et ont été associées à son expédition en Guyenne. Mais elles n’ont pas été nommées maréchales de camp : ce titre désignait un grade militaire masculin. La formule relève plutôt d’un récit plaisant ou satirique sur leur rôle auprès de l’armée. (Qwant)

(12) La comtesse de Frontenac et la comtesse de Fiesque, compagnes d’exil de la Grande Mademoiselle au château de Saint-Fargeau à partir de 1652. (fr.wikipedia.org)

  • (13) Trivelin est un type de valet bouffon issu de la tradition de la commedia dell’arte, comme Arlequin, Scapin ou Crispin. (odysseum.eduscol.education.fr)
  •  Trivelin vient de la commedia dell’arte italienne. C’est un valet vif, rusé et intrigant, proche d’Arlequin ou de Scapin. Le personnage a été associé à l’acteur italien Domenico Locatelli, qui l’introduisit en France au XVIIᵉ siècle. Marivaux reprend le nom de Trivelin dans plusieurs pièces, notamment L’Île des esclaves : il y est le gouverneur de l’île, chargé de faire échanger leurs rôles aux maîtres et aux valets.  (fr-academic.com)

Jodelet est le nom de scène du comédien Julien Bedeau (vers 1590-1660). Il créa un valet bouffon naïf, reconnaissable à son visage enfariné et à ses grosses moustaches. Il joua notamment au Théâtre du Marais, puis dans la troupe de Molière.  (essentiels.bnf.fr)

 Trivelin est d’abord un type de valet issu de la tradition italienne, tandis que Jodelet est un personnage comique façonné par un acteur français et devenu son nom de scène. Les deux appartiennent à la grande famille des valets bouffons.  (espacefrancais.com)

--------------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Boni de Castellane - De l’art d’être pauvre - Comment j’ai découvert l’Amérique

Publié le par bmasson-blogpolitique

Boni de Castellane

1867 - 1932

De l’art d’être pauvre

Comment j’ai découvert l’Amérique

Mémoires

Editions Tallandier 2022

 

Il est issu de la vieille France royaliste et a du mal avec l’évolution des mœurs : les femmes, le divorce, l’égalité, etc. Il n’a pas imaginé que sa femme allait le haïr et le ruiner.

Il est blond, gai et enjoué. (p 117) Il n’aime pas la démocratie et pense que l’on ne se passionne plus pour ces idées. (p 23)  Pour lui, le mauvais goût est le reflet du désordre mental de l’après Ancien Régime. (p 41)  La période post révolutionnaire est un « fumier moderne » ! (p 171) Ndlr : il est un aristocrate pur jus.

Il lutte en lui-même entre l’animal et l’humain, entre l’instinct et la raison. Il en ressent du dégoût. (p 74) Il dépense plus que ce que ses parents lui donnent. A partir de ses 20 ans, il rêve de chevaux, voitures, maisons, palais, châteaux. (p 80) Il reconnaît qu’il n’est pas raisonnable. (p 155) Aux USA, sa nature exubérante s’habitue au luxe (wagons de train privés où des nègres vêtus de toile blanche les servent) (p 113) Ndlr : une pointe de racisme ?

 

Les Femmes

Il hésite entre dominer une femme ou aller vers toutes les femmes. (p 91) Plus tard, il tranche et se révolte contre toute tentative de domination sentimentale. Il rompt avec une femme mariée avant 1984. (p 93)

Aux USA, il s’inquiète de l’émancipation totale des femmes. « L’Enfer sera sur Terre. »

Les Parisiennes âgées qui s’habillent comme des petites filles sont des « sauvages ». (p 113)

Il utilise le mot « ministresse » (p 174).

La comtesse Jean de Montebello possède une grande érudition. Pour lui, elle a le « cerveau d’un homme ». Ndlr : ah, la, la… (p 232)

Quand on lui demandait son âge, madame Edouard André (= Nélie Jacquemart) répondait : « Comment voulez-vous que je me souvienne d’une chose qui change tout le temps ? » (p 274)

Quand il présente ses condoléances à une veuve française, il lui dit : « Il était si bon, si charmant ». Elle répond : « C’est possible, mais je ne l’ai jamais connu comme ça ! ». (p 278)

Les riches Américaines sont peu instruites. (p 281)

L’ignorance des jeunes femmes est comique. Adultes, elles s’amusent de la naïveté des hommes, sont rosses, défiantes, coquettes. (p 282) Ndlr : et il continue sa litanie misogyne…

Divorcé, des vieilles Parisiennes catholiques le blâment. Il les trouve bigotes, à l’esprit étriqué, sans charité. (p 384)

 

Les femmes de la famille 

Son arrière grand-mère, la duchesse de Dino, reçoit Flaubert en 1836 à Rochecotte dans la région de Tours, à contre-cœur, uniquement pour faire plaisir à Talleyrand. (p 15)

La comtesse Greffuhle avait des grands yeux bruns qui ressemblaient à des pierres précieuses. (p154)

Sa femme – Mademoiselle Anna Gould

Il a 27 ans et il la rencontre en 1894, à Paris. Il croit que les milliardaires sont des êtres remarquables. Il est certain de lui avoir plu, mais il fuit en Grande-Bretagne, puis aux USA. Trois mois plus tard, elle l’y rejoindra. (p 97) Il manque d’argent avant d’y partir. Il est au bord de la ruine. (p 103) Ils ne se parlent pas d’amour. (p 121)

Il dépense plus d’un million de francs en espèces en cadeaux pour sa femme. (p 151)

Sa femme ne supporte pas ses invité-es et se met souvent en colère. (p 157)

Après la naissance des ses deux fils (3 et 2 ans), le couple vit dans la mésentente. Il batifole de son côté et oublie tout devant une jolie femme. (p 162) Au moment du divorce, une nuée de détectives le poursuit. (p 296)

Il n’a rien vu venir et personne ne l’a prévenu. Sa femme a joué le jeu de la femme soumise jusqu’au bout. Elle le quitte en 1905 avec les trois enfants. Il ne voulait pas divorcer et il l’a fait « contre son gré ». (p 298)

Il n’aime pas Michelet qui « déforme l’esprit des enfants ». Mais il veille au grain et éduque « à sa manière » ses trois fils. (p 412) (1) Ndlr : quand il les voit, ce qui est assez rare…Sa femme se venge de lui à travers leurs enfants.

 

La Comédie française

Les femmes y font leur cour :

Mademoiselle Julie Bartet,

Jeanne Samary,

Marthe Brandes,

Suzanne Reichenberg. (p 61)

 

Les Salons parisiens

La duchesse de Maillé : danse

La comtesse Siméon : soirées

La duchesse de Doudeauville : somptuosité

La duchesse de Luynes : table ouverte

La comtesse Edmond de Pourtalès : histoires racontées

La comtesse de Beaulaincourt : réception de sa famille et de l’impératrice Eugénie

Madame Moore (USA) : marieuse pour un monde « désabusé ». (p 67)

 

Les demi-mondaines

Elles sont les prostituées pour aristocrates.

Katinka, Fanny Signoret, Miss Cléry, Alice Haward, Lucie de Kerne. (p 76)

Il assiste au début d’Emilienne d’Alençon. et  de Wanda de Boncza. (p 77)

 

L’art de la table

Guérin a été l’officier de bouche de la maison Castellane. Il était mondialement connu. (p 18)

Il a dépensé 500 000 francs en fleurs pendant douze ans, chez la même fleuriste. A chaque réception qu’il organisait, il usait de milliers de fleurs en décoration.(p 322)

 

L’art

Les tableaux attestent de la haute situation de leurs propriétaires. (p 24)

Il a une frénésie d’achat. Lui seul sait le faire avec goût et tradition, contrairement aux Américains. (p 151) Ndlr : il ne les aime pas du tout.

A Deauville, il sort en grand apparat avec une voiture tirée par quatre chevaux, pour aller chez une antiquaire à Trouville, madame Doucet. (p 159)

En douze ans, il a dépensé plus de 60 millions de francs. (p 240)

Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les bohémiens viennent du fond de la Perse pour admirer le soleil. (p 415)

A Versailles, le toit est plat. Le plafond de la chambre de Louis XIV est le seul du château à monter jusqu’en haut de la toiture. Il voulait être au plus proche  du ciel  et nul ne pouvait habiter au-dessus de lui. (p 419)

 

L’armée

Il rate l’examen d’entrée à Saint-Cyr à l’oral. Il s’engage pour 4 ans dans l’armée. (p 60)

Le général de Galliffet a participé à l’écrasement de la Commune et a déboulonné la statue de la République à Dijon. (p 63)

 

Les USA

Boni de Castellane  y est invité partout. « Le dollar supplante les idées ». (p 107)

Chez son futur beau-frère George Gould à Long Island, un cuisinier français officie. (p 107)

Dans le Colorado, les femmes jouissent des prérogatives des hommes et ont le droit de voter. (p113)

 

Les propriétés

Il entretient de front quatre châteaux  dans le Marais (en Essonne), à Grignan, à Coste (en Seine-et-Marne) et leur palais avenue du Bois.(p 206) (3)

Après le divorce, ruiné, il est recueilli chez ses parents pendant des années au 27 rue de Constantine à Paris. (p 317)  (4)

Ruiné, il vend tout, mais continue de voyager dans le monde. Il participe toujours à des chasses à courre. Il chasse à Rambouillet avec les duchesses d’Uzès et de Luynes. (p 407)

Il connaît toute l’aristocratie française et est reçu dans tous les châteaux.

 

Les problèmes financiers

Ils commencent sérieusement avec le procès mené par Wertheimer qui assigne en justice le groupe Gould. Sa femme et ses beaux-frères ne le soutiennent pas. Il se retrouve avec des dettes en 1899. (p 211)

Il cite un proverbe arabe : « Ne te venge pas. Assieds-toi au seuil de ta porte et attends. Tu verras passer le cadavre de ton ennemi. » (p 231)

Ruiné, tout le monde médit de lui : la famille, les créditeurs, les débiteurs, les huissiers. (p 306)

Il parvient à régler ses dettes. Il trafique avec l’art dans le monde entier en achetant et revendant à de riches propriétaires.

Des Américaines juives ont été compatissantes et lui ont donné des bons achetés pour lui. Ca l’a aidé. (p 444)

Il reprend du personnel : un valet de chambre, une cuisinière, un échansonnier (pour le vin). Mais son personnel lui coûte cher. (p 460) (5)

 

Les duels

Il a le sang chaud. Il en mène deux à l’épée, un au pistolet avec le directeur du Figaro. (p 217)

 

Le Havre

On a insulté le drapeau français en janvier 1903. (p 271) ? (6)

Il s’engage comme interprète dans l’armée anglaise au début de la Première guerre mondiale. Il part au Havre qui est « une ville horrible au climat malsain », un « affreux patelin ». (p 476 – 477)  Il mange sur le Quai dans un bon restaurant normand, « le Guidon ». Il y passe six mois. (p 478) Le bâtiment maritime, d’époque Louis XVI,  était assez joli en 1915. (p 479)

 

Vocabulaire :

Pisistrate (de carton) (p 60)

Pisistrate était un dirigeant d’Athènes au VIᵉ siècle av. J.-C., considéré comme son premier tyran — au sens antique de dirigeant ayant pris le pouvoir, pas forcément au sens moderne de despote. Selon un récit antique, il aurait fait revenir au pouvoir en se faisant accompagner d’une femme déguisée en Athéna, comme une déesse « en carton-pâte ». (ici.fr)

Elk (sur la conscience) (p 114) Peter Weffel Zapffe : conscience humaine. Comme les bois démesurés de l’élan auraient été un handicap, notre conscience serait devenue si développée qu’elle nous fait prendre conscience de la mort, de l’absurdité possible de l’existence et de l’absence de sens évident.  Selon Zapffe, nous atténuons cette angoisse par quatre mécanismes : l’isolement, l’ancrage dans des valeurs ou des projets, la distraction et la sublimation par la création ou la pensée. C’est une thèse philosophique pessimiste, pas un fait scientifique établi.  (dawn.com)

Girandole (Lumière ?) (p 177) chandelier à plusieurs branches, souvent orné de pendeloques de cristal. Le mot désigne aussi un bijou en forme de grappe, notamment une boucle d’oreille.

Dans le domaine de la lumière, une girandole est donc un type de luminaire décoratif. (Qwant)

Débucher (Chasse à courre) (p 179) En chasse à courre, débucher signifie sortir du bois ou de la forêt, généralement en parlant du gibier qui quitte le couvert forestier. (brotonne.free.fr)

Cheval rouan (pur sang) (p 330) Rouan désigne une robe, pas une race : des poils blancs sont mêlés aux poils colorés du corps, tandis que la tête et les membres restent généralement plus foncés. Contrairement au cheval gris, le rouan ne blanchit pas progressivement avec l’âge.

Un pur-sang rouan serait donc un cheval de race pur-sang ayant cette robe — mais elle est très rare chez le pur-sang. (horserizon.com)

---------------

  1. Georges de Castellane (banquier, 1899–1944), Boniface de Castellane (marquis, 1897–1946) et Jason Honoré Louis Sévère de Castellane (attaché d'ambassade, 1902–1956) sont les trois fils de Boni de Castellane et d'Anna Gould. (Qwant)
  2. Officier de bouche au 19e siècle :cette fonction historique étant liée à la cour royale française. (Qwant)

La maison de Castellane est une famille subsistante de la noblesse française, d' extraction féodale, originaire de Provence. (Encyclopédie Wikimonde)

Je n’ai rien trouvé sur Guérin sur Internet.

Fils de marquis et descendant d’une illustre et noble lignée provençale, il partage son enfance entre la résidence parisienne de ses parents et le château de Rochecotte. (Jeanine Tissot)

(3) En avril 1896, la première pierre du palais Rose, nouvelle résidence des Castellane, construite par Ernest Sanson, à l’angle de l’avenue du Bois (aujourd’hui avenue Foch) et de l'avenue Malakoff sur le modèle du grand Trianon.

- Boni de Castellane a acquis le château du Marais en Essonne (1 200 hectares) en 1897.

- Château – en ruines – de Grignan que le comte Boni de Castellane acquiert en décembre 1902 pour la modique somme de 30.000 francs. (Le pavillon de la littérature)

Il se croyait souverain de ses petits états. (Wikipedia)

(4) Il vécut en deux temps entre la résidence de ses parents, au 27, rue de Constantine, et le château de Rochecotte. Après son divorce, il est revenu vivre chez sa mère à cette même adresse, de 1906 à 1913.  (geneastar.org)

(5) Un échansonnier est la personne qui sert le vin à table, notamment lors d’un repas officiel ou chez un souverain. Le mot est surtout historique. (Qwant)

(6) Il n’y a rien sur Internet.

--------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Publicité

Margaret Brooke Reine à Bornéo

Publié le par bmasson-blogpolitique

Margaret Brooke

Reine à Bornéo

Version anglaise – 1934

Editions Magellan et Cie – 2022

Peu conventionnelle, et fantasque, elle n’en demeure pas moins attachante. (p 309) Elle est originale et transgressive. (p 312) Elle est une aventurière courageuse, surprenante. (p 321)

Elle aura eu un amant de notoriété publique, William Morton Fullerton, correspondant américain du Times à Londres et à Paris. (p 311) (1)

Oscar Wilde la nomme « La dame de Wimbledon ». (p 312) (2)

Sylvia Brooke, sa belle-fille et nouvelle Rani, alimentera la presse à scandales. Elle décèdera en 1971 à La Barbade. (p 318) (3) ?

 

Enfance en France :

Elle est née en France.

Sa voisine à Epinay-sur-Seine, pendant qu’elle était enfant, était Sophie Cruvelli, soprano pour Verdi et Meyerbeer, en 1856. (p 15) (4)

A Boulogne-sur-Mer, sa gouvernante la bat et l’enferme dans des placards. Elle n’en parle pas à ses parents. (p 20)

Arabella Goddard, pianiste française (1836 – 1922), lui a appris à jouer du piano qui jouera un grand rôle dans sa vie d’adulte. (p 61). (5) Elle jouera du piano à quatre mains avec Lady Randolph Churchill, la mère de Winston Churchill. (p 309) (6)

On s’embrasse à la française, sur les deux joues, en France. (p 198)

 

Son mari :

Son mari l’appelait Margaret. Mais elle n’aimait pas. Elle préférait Marguerite ou Ghita. (p 231) Il l’épousera, après avoir renoncé à son premier choix qui s’était porté sur sa mère, pour avoir des enfants avec certitude. L’amour n’en est pas la raison. Il touchera l’héritage après le décès de sa belle-mère. Cet argent permettra d’équilibrer le budget du Sarawak en 1877. (p 299)

Il la trompe et a un fils illégitime qui vivra en Grande-Bretagne, loin de la couronne ; (p 300)

Son mari est radin et ne lui donne pas d’argent. Pour ne pas le trahir, en Grande-Bretagne, elle vend ses bijoux pour vivre selon le rang d’une femme de rajah. Elle subit de grosses angoisses. (213). Elle ne cherche pas le conflit avec lui et pense qu’il valait mieux le laisser faire ce qu’il voulait. (p 227)

En 1883, c’est la rupture à l’amiable avec le rajah. Elle touchera une pension annuelle de 2 200 livres. (p 303) Elle garde l’usage de « Rani ». (p 318)

Quand ses trois fils, Vyner, Bertram, Harry, seront âgés de 18, 16 et 13 ans, le rajah l’aidera financièrement. (p 241).

Depuis 1895, son (ex) mari, loyal, sauve les apparences lors des rares cérémonies publiques. (p 317)

Son mari, le rajah, pense qu’il a toujours raison. (p 182)

 

Le Sarawak :

Elle y effectuera plusieurs séjours.

A Bornéo, elle va porter la tenue malaise qui lui apporte plus de confort, de liberté, abandonnant le corset d’acier qui est l’emblème de l’horreur victorienne. (P 74)

Le pays n’est pas si idyllique que cela. Elle y côtoie les moustiques, les serpents, les crocodiles, les signes, les orangs-outans,les iguanes, les serpents d’eau longs de 3m50, etc. (p 306)

Les femmes de Kuching ne savaient ni lire, ni écrire. Margaret  apprend la calligraphie pour la leur transmettre de femme à femme. (p 105)

Elle lit Anne Tackeray (Le Village dans la colline) (p 110) (7)

La langue des Kayans lui fait penser à des « croassements de grenouilles en folie ». (p 157)

Elle a eu sept enfants dont quatre sont mort-es. Elle se compare à une mère lapine. (p 91)

Les Chinois ne peuvent pas prononcer le « f ». Fanny, une nourrice de ses enfants, devient Penny. (p 200)

                                              Alice Heine, princesse de Monaco - Seconde épouse du prince Albert 1er 

A Paris, chez la princesse de Monaco, elle rencontre Pierre Loti qui écrit des reportages sur l’île de Pâques, (8) et Guy de Maupassant. (p 219) Alice de Richelieu, veuve, devient Alice de Monaco. (p 315) (9)

Elle peut s’habiller au Bon Marché, à Paris, pour « visiter » un estaminet. (p 222)

Elle est pour le droit de vote pour les femmes. Mais elle pense qu’une femme doit aider et conseiller son mari….(p 244)

Après son dernier voyage au Sarawak, elle pense qu’elle en a été chassée à cause de sa santé. (p 262) (10)

Elle soutient l’épouse du capitaine Dreyfus. (p 315)

 

Sa santé :

Elle fait une première dépression. Son mari pense qu’elle souffre de malaria. Elle est soignée. (p 111)

Malade, elle critique les médecins qui sont incompétents et ne trouvent pas de diagnostic. Pour eux, elle souffre d’hystérie. C’est un Chinois qui la guérira sans que le médecin ne le sache. (p 202)

Elle connaît sa première crise de désespoir quand son mari, exigeant, l’oblige à le suivre au Sarawak. Elle doit laisser ses trois fils en Grande-Bretagne. (p 207)

Elle rentre en Grande-Bretagne, deux ans plus tard, toujours malade. On ne sait pas de quoi. Malaria ? Dépression ? Elle prend le prétexte que son 2e enfant, Bertram, est toujours malade et a besoin d’elle. (p 288)

 

Les coupeurs de tête :

Elle  arrive au Sarawak en pleine coutume des coupeurs de tête. (11) Par la contrainte et par la discussion, son mari, le rajah, tente de les convaincre de cesser cette pratique, vers 1870-1871. (p 79)

Avant les invasions normandes, en Grande-Bretagne, les guerriers buvaient des rasades dans le crâne des ennemis tués. (p 160) (12)

 

Margaret Brooke dans la littérature et la culture française :

« Bob Morane » (H Vernes) (13)

Indochine  « L’aventurier de Jarawak » (14)

« Le mangeur d’Archipel », « Marie Vérité », Bandes dessinées de Théodore Poussin (15)

-------------------

 

(1) La Ranee de Sarawak est présentée dans des sources biographiques comme ayant eu une liaison avec William Morton Fullerton. Une biographie de Fullerton mentionne explicitement « la Ranee de Sarawak », Lady Margaret Brooke, parmi ses partenaires (lrb.co.uk)

Hermione Lee évoque également cette liaison dans son portrait de Fullerton  (en.wikipedia.org)

Il faut toutefois distinguer cette mention biographique d’une preuve détaillée : les résultats consultés ne donnent pas de lettres ou de témoignages précis établissant les circonstances de la relation. Les mémoires de Margaret Brooke, My Life in Sarawak (1913), sont une source sur sa vie, mais leur notice ne confirme pas cette liaison  (lithub.com)

(2) Margaret Brooke était une aristocrate britannique, née Alice de Windt à Paris, qui devint en 1870 reine à Bornéo.

Margaret Brooke était une aristocrate britannique, née Alice de Windt à Paris, qui devint en 1870 reine à Bornéo. (Sud Ouest)

(3) Sylvia Brett, ranee de Sarawak, née The Hon Sylvia Leonora Brett, le 25 février 1885 à Londres et morte dans cette ville le 11 novembre 1971, est la dernière des Reines blanches de Sarawak. (Wikipedia)

Lady Sylvia witnessed the tumultuous end of Sarawak’s independence that came after the Japanese invasion and occupation. (Research Gate)

Lady Sylvia a été témoin de la fin tumultueuse de l’indépendance du Sarawak qui est survenue après l’invasion et l’occupation japonaise.

(4) Sophie Cruvelli (1826–1907), née Sophie Crüwell, était une soprano dramatique allemande, célèbre au milieu du XIXᵉ siècle pour sa puissance vocale et son tempérament de tragédienne.

Elle a chanté plusieurs grands rôles de Verdi, notamment Elvira dans Ernani, Abigaille dans Nabucco, Odabella dans Attila et Luisa dans Luisa Miller. Verdi lui a confié le rôle d’Hélène dans Les Vêpres siciliennes, créé à Paris en 1855.

Pour Meyerbeer, elle est surtout associée à Valentine dans Les Huguenots. Une anecdote célèbre raconte qu’en 1855, elle disparut juste avant une représentation prévue, provoquant un grand émoi, puis revint chanter le rôle.  (wno.org.uk)

(5) Arabella Goddard (1836–1922) était une pianiste et compositrice anglaise, née en France — à Saint-Servan, près de Saint-Malo, de parents anglais. Elle n’était donc pas française au sens de sa nationalité, même si elle a grandi avec des liens forts avec la France.

Enfant prodige, elle étudia à Paris avec Friedrich Kalkbrenner, puis poursuivit sa formation en Angleterre. Elle se fit notamment remarquer par ses interprétations des sonates de Beethoven et fut l’une des premières pianistes à donner des récitals de mémoire. En 1883, elle enseigna au tout nouveau Royal College of Music, à Londres.  (fr.wikipedia.org)

(6) Lady Randolph Churchill (1854–1921), née Jennie Jerome, était une mondaine américaine devenue l'épouse de Lord Randolph Churchill et la mère de Winston Churchill. (Qwant)

(7) Anne Thackeray Ritchie a publié Sur la falaise (The Village on the Cliff) en 1867, l'un de ses romans les plus appréciés de son époque. (Wikipédia)

(8) Pierre Loti a écrit des récits sur l'île de Pâques en 1872 (publié dans L'Illustration et La Revue de Paris en 1899), décrivant ses statues monumentales et son mystère lors de son escale à bord du navire La Flore. (Wikisource)

(9) Alice Heine, née Marie Alice Heine le 10 février 1857 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et morte le 22 décembre 1925 dans le 8e arrondissement de Paris, est duchesse de Richelieu puis princesse consort de Monaco. (Wikipedia)

Le prince Albert et la princesse Alice, accompagnés du prince héréditaire, arrivent en train à Monaco. Ils prennent place dans une voiture à la Daumont pour rejoindre le Palais. (Prince Albert 1 mc)

(10) Margaret Brooke, Ranee de Sarawak, a adapté son rôle malgré des contraintes de santé et des conditions difficiles. (Qwant)

(11) Histoire des Iban

Connus pour leur pratique de la chasse au tête et de la piraterie, ils étaient jusqu'au XIXe siècle, une grande tribu guerrière de Bornéo. Aujourd'hui, ils s'urbanisent rapidement autour de Kuching et des grandes villes du Sarawak comme Miri et Sibu, tout en veillant à conserver leur culture et leur héritage traditionnel dans une Malaisie en pleine transformation. (Wikipedia)

(12) A Gough’s Cave dans le Somerset, des archéologues ont découvert trois crânes humains soigneusement façonnés en coupes. Ils datent d’environ 14 700 ans et constituent les plus anciens exemples directement datés de coupes faites dans des crânes humains (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)

Les traces sur les os indiquent que les corps avaient été dépecés et que les crânes avaient été nettoyés, puis travaillés pour former des récipients. Cela rend plausible leur usage comme coupes ou bols, peut-être dans un contexte rituel 

 Mais rien ne permet d’affirmer que ces personnes étaient des ennemis tués au combat : les chercheurs ne savent pas si elles ont été tuées ou si elles étaient mortes naturellement (bbc.com)

 Une étude souligne même qu’il n’y a pas d’indice que ces coupes aient été des trophées d’ennemis (theguardian.com)

(13) Le rapprochement avec Bob Morane semble plutôt relever d’un contexte culturel commun : l’imaginaire français du roman d’aventures, des contrées lointaines et de Bornéo. Une étude sur la série souligne son héritage du roman d’aventures coloniales et de ses modèles anglo-saxons, mais cela ne suffit pas à démontrer une référence précise à Margaret Brooke.(journals.openedition.org)

La présence de Le Masque bleu dans des catalogues associés au thème du Sarawak ne prouve pas non plus un lien biographique ou une inspiration directe.(babelio.com)

(14) Vous faites probablement référence à Margaret Brooke, prisonnière du sultan de Jarawak dans les paroles de L’Aventurier d’Indochine. La chanson évoque l’univers de Bob Morane, héros des romans d’Henri Vernes, et reprend notamment des titres et personnages de ces aventures. (cheriefm.fr)

La formule chantée est « Prisonnière du sultan de Jarawak » — pas « l’aventurier de Jarawak ». (Qwant)

(15) « Marie Vérité » est la suite directe du « Mangeur d’archipels ». Dans l’album précédent, une silhouette féminine apparaît à la fenêtre d’un palais, sans que son identité soit révélée. Dans Marie Vérité, Théodore Poussin part à la recherche de la fille de Sir Laurence Brooke, le Rajah blanc, disparue lors de la prise de pouvoir d’Aru-El-Kader. Cette fille s’appelle Marie Vérité. 

À noter : les résultats consultés mentionnent Sir Laurence Brooke et sa fille Marie Vérité, mais ne permettent pas d’établir que Margaret Brooke est un personnage de ces albums. (tortillapolis.com)

---------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir - John Cleland

Publié le par bmasson-blogpolitique

Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir

J. Cleland

 

Le récit se déroule à Londres, pendant le 18e siècle.

Perclus de dettes, J. Cleland écrit « Fanny Hill »pour se libérer de ses dettes. (1) Il fut payé 20 guinées, entre 1747 et 1750. La seconde version est expurgée en 1760. Il en reçoit 10 000 guinées. Un procès suit la publication du livre. (2) Il termine sa vie, seul, contre une pension de 100 livres par an, promettant de ne plus écrire de littérature érotique. (3) Il vit parmi une bibliothèque de livres rares et précieux. Il meurt en 1789. (p 166) (4)

« Fanny Hill » est la sœur anglaise de Manon Lescaut, en moins malheureuse.  (5)

Il existe des versions en italien, en français et en allemand. (p 169)

 

Guillaume Apollinaire raconte que deux admirateurs ont dévoré les chaussures de danse de la Taglioni, à Saint-Petersbourg, au 19e siècle. (p 14) (5)

Casanova se fait appeler Seinglat. (p 17) (6)

Le culte de la déesse Cypris concerne-t-il le vice ? (p 31) (7)

Le beau Tracey aimait tellement les livres qu’il les lisait pendant que le perruquier lui arrangeait les cheveux. (p 37)

 

Définition :

Une laïs favorite : (p 32)

Laïs est un prénom féminin d’origine grecque. Il peut aussi désigner deux courtisanes de la Grèce antique, toutes deux appelées Laïs. (Qwant)

---------------------

(1) John Cleland acheva Fanny Hill alors qu’il était emprisonné pour dettes, et il déclara l’avoir écrit par nécessité financière. Mais on ne peut pas affirmer avec certitude qu’il l’a commencé uniquement pour rembourser ses dettes : le manuscrit aurait pu exister avant son incarcération. (ebsco.com)

(en.wikipedia.org)

(2) John Cleland publie Memoirs of a Woman of Pleasure, connu sous le titre Fanny Hill, en deux parties, en 1748 et 1749. Le roman paraît alors qu’il est emprisonné pour dettes. (aliceandbooks.com)

En novembre 1749, Cleland et son éditeur Ralph Griffiths sont arrêtés et accusés d’avoir « corrompu les sujets du roi ». Cleland désavoue le livre, qui est officiellement retiré de la circulation. Mais, malgré l’arrestation et l’accusation, l’affaire n’aboutit pas à un procès. (en.wikipedia.org)

(3) John Cleland, l’auteur de Fanny Hill. La formule est à nuancer : après avoir été poursuivi pour ce roman, il échappa à une condamnation en invoquant sa pauvreté. Lord Granville lui obtint ensuite une pension annuelle de 100 livres, afin qu’il emploie ses talents à d’autres écrits.  (britannica.com)

On résume parfois cet arrangement comme une promesse de ne plus écrire d’érotisme, mais la source consultée ne confirme pas explicitement cette condition. Cleland mourut à Londres en 1789, à 79 ans ; dire qu’il « termina sa vie seul » demande aussi une source plus précise. (en.wikipedia.org)

(4) Il est mort à Londres le 23 janvier 1789.

(5) Oui, la comparaison fonctionne : Fanny Hill et Manon Lescaut sont deux héroïnes de romans du XVIIIᵉ siècle dont les aventures amoureuses les entraînent dans des vies mouvementées. Mais Fanny, dans le roman de John Cleland, raconte son parcours rétrospectivement et finit par trouver une forme de stabilité ; Manon, chez l’abbé Prévost, est emportée vers une issue tragique.

On pourrait donc dire : Fanny Hill est une Manon Lescaut qui échappe au malheur — et qui raconte son histoire avec une liberté de ton bien plus audacieuse. (Qwant)

(5) On sait en revanche que Taglioni a dansé à Saint-Pétersbourg : le musée des Arts décoratifs conserve des chaussons qu’elle y a portés lors d’une soirée d’adieu, le 1er mars 1842.  (collections.madparis.fr)

(6) Oui. Dans Histoire de ma vie, Casanova raconte qu’il a pris le nom de Seingalt — parfois écrit Seinglat — lors de son séjour à Soleure, en Suisse. Il s’agit d’un nom d’emprunt, pas de son nom de naissance. (Suisse)

(7) Non, pas en soi. Cypris est un surnom d’Aphrodite, lié à Chypre, où son culte était important. Comme Aphrodite était associée à l’amour et à la sexualité, certains auteurs anciens ont rapproché son culte de pratiques sexuelles ou de la prostitution sacrée. Mais cette interprétation est discutée par les historiens et ne permet pas de qualifier le culte de « vice » : c’est un jugement moral, pas une description historique neutre. (persee.fr)

(histoire-et-civilisations.com)

--------------------

Publié dans mes poésies

Partager cet article
Repost0

…

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>