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Boni de Castellane - De l’art d’être pauvre - Comment j’ai découvert l’Amérique

Publié le par bmasson-blogpolitique

Boni de Castellane

1867 - 1932

De l’art d’être pauvre

Comment j’ai découvert l’Amérique

Mémoires

Editions Tallandier 2022

 

Il est issu de la vieille France royaliste et a du mal avec l’évolution des mœurs : les femmes, le divorce, l’égalité, etc. Il n’a pas imaginé que sa femme allait le haïr et le ruiner.

Il est blond, gai et enjoué. (p 117) Il n’aime pas la démocratie et pense que l’on ne se passionne plus pour ces idées. (p 23)  Pour lui, le mauvais goût est le reflet du désordre mental de l’après Ancien Régime. (p 41)  La période post révolutionnaire est un « fumier moderne » ! (p 171) Ndlr : il est un aristocrate pur jus.

Il lutte en lui-même entre l’animal et l’humain, entre l’instinct et la raison. Il en ressent du dégoût. (p 74) Il dépense plus que ce que ses parents lui donnent. A partir de ses 20 ans, il rêve de chevaux, voitures, maisons, palais, châteaux. (p 80) Il reconnaît qu’il n’est pas raisonnable. (p 155) Aux USA, sa nature exubérante s’habitue au luxe (wagons de train privés où des nègres vêtus de toile blanche les servent) (p 113) Ndlr : une pointe de racisme ?

 

Les Femmes

Il hésite entre dominer une femme ou aller vers toutes les femmes. (p 91) Plus tard, il tranche et se révolte contre toute tentative de domination sentimentale. Il rompt avec une femme mariée avant 1984. (p 93)

Aux USA, il s’inquiète de l’émancipation totale des femmes. « L’Enfer sera sur Terre. »

Les Parisiennes âgées qui s’habillent comme des petites filles sont des « sauvages ». (p 113)

Il utilise le mot « ministresse » (p 174).

La comtesse Jean de Montebello possède une grande érudition. Pour lui, elle a le « cerveau d’un homme ». Ndlr : ah, la, la… (p 232)

Quand on lui demandait son âge, madame Edouard André (= Nélie Jacquemart) répondait : « Comment voulez-vous que je me souvienne d’une chose qui change tout le temps ? » (p 274)

Quand il présente ses condoléances à une veuve française, il lui dit : « Il était si bon, si charmant ». Elle répond : « C’est possible, mais je ne l’ai jamais connu comme ça ! ». (p 278)

Les riches Américaines sont peu instruites. (p 281)

L’ignorance des jeunes femmes est comique. Adultes, elles s’amusent de la naïveté des hommes, sont rosses, défiantes, coquettes. (p 282) Ndlr : et il continue sa litanie misogyne…

Divorcé, des vieilles Parisiennes catholiques le blâment. Il les trouve bigotes, à l’esprit étriqué, sans charité. (p 384)

 

Les femmes de la famille 

Son arrière grand-mère, la duchesse de Dino, reçoit Flaubert en 1836 à Rochecotte dans la région de Tours, à contre-cœur, uniquement pour faire plaisir à Talleyrand. (p 15)

La comtesse Greffuhle avait des grands yeux bruns qui ressemblaient à des pierres précieuses. (p154)

Sa femme – Mademoiselle Anna Gould

Il a 27 ans et il la rencontre en 1894, à Paris. Il croit que les milliardaires sont des êtres remarquables. Il est certain de lui avoir plu, mais il fuit en Grande-Bretagne, puis aux USA. Trois mois plus tard, elle l’y rejoindra. (p 97) Il manque d’argent avant d’y partir. Il est au bord de la ruine. (p 103) Ils ne se parlent pas d’amour. (p 121)

Il dépense plus d’un million de francs en espèces en cadeaux pour sa femme. (p 151)

Sa femme ne supporte pas ses invité-es et se met souvent en colère. (p 157)

Après la naissance des ses deux fils (3 et 2 ans), le couple vit dans la mésentente. Il batifole de son côté et oublie tout devant une jolie femme. (p 162) Au moment du divorce, une nuée de détectives le poursuit. (p 296)

Il n’a rien vu venir et personne ne l’a prévenu. Sa femme a joué le jeu de la femme soumise jusqu’au bout. Elle le quitte en 1905 avec les trois enfants. Il ne voulait pas divorcer et il l’a fait « contre son gré ». (p 298)

Il n’aime pas Michelet qui « déforme l’esprit des enfants ». Mais il veille au grain et éduque « à sa manière » ses trois fils. (p 412) (1) Ndlr : quand il les voit, ce qui est assez rare…Sa femme se venge de lui à travers leurs enfants.

 

La Comédie française

Les femmes y font leur cour :

Mademoiselle Julie Bartet,

Jeanne Samary,

Marthe Brandes,

Suzanne Reichenberg. (p 61)

 

Les Salons parisiens

La duchesse de Maillé : danse

La comtesse Siméon : soirées

La duchesse de Doudeauville : somptuosité

La duchesse de Luynes : table ouverte

La comtesse Edmond de Pourtalès : histoires racontées

La comtesse de Beaulaincourt : réception de sa famille et de l’impératrice Eugénie

Madame Moore (USA) : marieuse pour un monde « désabusé ». (p 67)

 

Les demi-mondaines

Elles sont les prostituées pour aristocrates.

Katinka, Fanny Signoret, Miss Cléry, Alice Haward, Lucie de Kerne. (p 76)

Il assiste au début d’Emilienne d’Alençon. et  de Wanda de Boncza. (p 77)

 

L’art de la table

Guérin a été l’officier de bouche de la maison Castellane. Il était mondialement connu. (p 18)

Il a dépensé 500 000 francs en fleurs pendant douze ans, chez la même fleuriste. A chaque réception qu’il organisait, il usait de milliers de fleurs en décoration.(p 322)

 

L’art

Les tableaux attestent de la haute situation de leurs propriétaires. (p 24)

Il a une frénésie d’achat. Lui seul sait le faire avec goût et tradition, contrairement aux Américains. (p 151) Ndlr : il ne les aime pas du tout.

A Deauville, il sort en grand apparat avec une voiture tirée par quatre chevaux, pour aller chez une antiquaire à Trouville, madame Doucet. (p 159)

En douze ans, il a dépensé plus de 60 millions de francs. (p 240)

Aux Saintes-Maries-de-la-Mer, les bohémiens viennent du fond de la Perse pour admirer le soleil. (p 415)

A Versailles, le toit est plat. Le plafond de la chambre de Louis XIV est le seul du château à monter jusqu’en haut de la toiture. Il voulait être au plus proche  du ciel  et nul ne pouvait habiter au-dessus de lui. (p 419)

 

L’armée

Il rate l’examen d’entrée à Saint-Cyr à l’oral. Il s’engage pour 4 ans dans l’armée. (p 60)

Le général de Galliffet a participé à l’écrasement de la Commune et a déboulonné la statue de la République à Dijon. (p 63)

 

Les USA

Boni de Castellane  y est invité partout. « Le dollar supplante les idées ». (p 107)

Chez son futur beau-frère George Gould à Long Island, un cuisinier français officie. (p 107)

Dans le Colorado, les femmes jouissent des prérogatives des hommes et ont le droit de voter. (p113)

 

Les propriétés

Il entretient de front quatre châteaux  dans le Marais (en Essonne), à Grignan, à Coste (en Seine-et-Marne) et leur palais avenue du Bois.(p 206) (3)

Après le divorce, ruiné, il est recueilli chez ses parents pendant des années au 27 rue de Constantine à Paris. (p 317)  (4)

Ruiné, il vend tout, mais continue de voyager dans le monde. Il participe toujours à des chasses à courre. Il chasse à Rambouillet avec les duchesses d’Uzès et de Luynes. (p 407)

Il connaît toute l’aristocratie française et est reçu dans tous les châteaux.

 

Les problèmes financiers

Ils commencent sérieusement avec le procès mené par Wertheimer qui assigne en justice le groupe Gould. Sa femme et ses beaux-frères ne le soutiennent pas. Il se retrouve avec des dettes en 1899. (p 211)

Il cite un proverbe arabe : « Ne te venge pas. Assieds-toi au seuil de ta porte et attends. Tu verras passer le cadavre de ton ennemi. » (p 231)

Ruiné, tout le monde médit de lui : la famille, les créditeurs, les débiteurs, les huissiers. (p 306)

Il parvient à régler ses dettes. Il trafique avec l’art dans le monde entier en achetant et revendant à de riches propriétaires.

Des Américaines juives ont été compatissantes et lui ont donné des bons achetés pour lui. Ca l’a aidé. (p 444)

Il reprend du personnel : un valet de chambre, une cuisinière, un échansonnier (pour le vin). Mais son personnel lui coûte cher. (p 460) (5)

 

Les duels

Il a le sang chaud. Il en mène deux à l’épée, un au pistolet avec le directeur du Figaro. (p 217)

 

Le Havre

On a insulté le drapeau français en janvier 1903. (p 271) ? (6)

Il s’engage comme interprète dans l’armée anglaise au début de la Première guerre mondiale. Il part au Havre qui est « une ville horrible au climat malsain », un « affreux patelin ». (p 476 – 477)  Il mange sur le Quai dans un bon restaurant normand, « le Guidon ». Il y passe six mois. (p 478) Le bâtiment maritime, d’époque Louis XVI,  était assez joli en 1915. (p 479)

 

Vocabulaire :

Pisistrate (de carton) (p 60)

Pisistrate était un dirigeant d’Athènes au VIᵉ siècle av. J.-C., considéré comme son premier tyran — au sens antique de dirigeant ayant pris le pouvoir, pas forcément au sens moderne de despote. Selon un récit antique, il aurait fait revenir au pouvoir en se faisant accompagner d’une femme déguisée en Athéna, comme une déesse « en carton-pâte ». (ici.fr)

Elk (sur la conscience) (p 114) Peter Weffel Zapffe : conscience humaine. Comme les bois démesurés de l’élan auraient été un handicap, notre conscience serait devenue si développée qu’elle nous fait prendre conscience de la mort, de l’absurdité possible de l’existence et de l’absence de sens évident.  Selon Zapffe, nous atténuons cette angoisse par quatre mécanismes : l’isolement, l’ancrage dans des valeurs ou des projets, la distraction et la sublimation par la création ou la pensée. C’est une thèse philosophique pessimiste, pas un fait scientifique établi.  (dawn.com)

Girandole (Lumière ?) (p 177) chandelier à plusieurs branches, souvent orné de pendeloques de cristal. Le mot désigne aussi un bijou en forme de grappe, notamment une boucle d’oreille.

Dans le domaine de la lumière, une girandole est donc un type de luminaire décoratif. (Qwant)

Débucher (Chasse à courre) (p 179) En chasse à courre, débucher signifie sortir du bois ou de la forêt, généralement en parlant du gibier qui quitte le couvert forestier. (brotonne.free.fr)

Cheval rouan (pur sang) (p 330) Rouan désigne une robe, pas une race : des poils blancs sont mêlés aux poils colorés du corps, tandis que la tête et les membres restent généralement plus foncés. Contrairement au cheval gris, le rouan ne blanchit pas progressivement avec l’âge.

Un pur-sang rouan serait donc un cheval de race pur-sang ayant cette robe — mais elle est très rare chez le pur-sang. (horserizon.com)

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  1. Georges de Castellane (banquier, 1899–1944), Boniface de Castellane (marquis, 1897–1946) et Jason Honoré Louis Sévère de Castellane (attaché d'ambassade, 1902–1956) sont les trois fils de Boni de Castellane et d'Anna Gould. (Qwant)
  2. Officier de bouche au 19e siècle :cette fonction historique étant liée à la cour royale française. (Qwant)

La maison de Castellane est une famille subsistante de la noblesse française, d' extraction féodale, originaire de Provence. (Encyclopédie Wikimonde)

Je n’ai rien trouvé sur Guérin sur Internet.

Fils de marquis et descendant d’une illustre et noble lignée provençale, il partage son enfance entre la résidence parisienne de ses parents et le château de Rochecotte. (Jeanine Tissot)

(3) En avril 1896, la première pierre du palais Rose, nouvelle résidence des Castellane, construite par Ernest Sanson, à l’angle de l’avenue du Bois (aujourd’hui avenue Foch) et de l'avenue Malakoff sur le modèle du grand Trianon.

- Boni de Castellane a acquis le château du Marais en Essonne (1 200 hectares) en 1897.

- Château – en ruines – de Grignan que le comte Boni de Castellane acquiert en décembre 1902 pour la modique somme de 30.000 francs. (Le pavillon de la littérature)

Il se croyait souverain de ses petits états. (Wikipedia)

(4) Il vécut en deux temps entre la résidence de ses parents, au 27, rue de Constantine, et le château de Rochecotte. Après son divorce, il est revenu vivre chez sa mère à cette même adresse, de 1906 à 1913.  (geneastar.org)

(5) Un échansonnier est la personne qui sert le vin à table, notamment lors d’un repas officiel ou chez un souverain. Le mot est surtout historique. (Qwant)

(6) Il n’y a rien sur Internet.

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Publié dans mes poésies

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Margaret Brooke Reine à Bornéo

Publié le par bmasson-blogpolitique

Margaret Brooke

Reine à Bornéo

Version anglaise – 1934

Editions Magellan et Cie – 2022

Peu conventionnelle, et fantasque, elle n’en demeure pas moins attachante. (p 309) Elle est originale et transgressive. (p 312) Elle est une aventurière courageuse, surprenante. (p 321)

Elle aura eu un amant de notoriété publique, William Morton Fullerton, correspondant américain du Times à Londres et à Paris. (p 311) (1)

Oscar Wilde la nomme « La dame de Wimbledon ». (p 312) (2)

Sylvia Brooke, sa belle-fille et nouvelle Rani, alimentera la presse à scandales. Elle décèdera en 1971 à La Barbade. (p 318) (3) ?

 

Enfance en France :

Elle est née en France.

Sa voisine à Epinay-sur-Seine, pendant qu’elle était enfant, était Sophie Cruvelli, soprano pour Verdi et Meyerbeer, en 1856. (p 15) (4)

A Boulogne-sur-Mer, sa gouvernante la bat et l’enferme dans des placards. Elle n’en parle pas à ses parents. (p 20)

Arabella Goddard, pianiste française (1836 – 1922), lui a appris à jouer du piano qui jouera un grand rôle dans sa vie d’adulte. (p 61). (5) Elle jouera du piano à quatre mains avec Lady Randolph Churchill, la mère de Winston Churchill. (p 309) (6)

On s’embrasse à la française, sur les deux joues, en France. (p 198)

 

Son mari :

Son mari l’appelait Margaret. Mais elle n’aimait pas. Elle préférait Marguerite ou Ghita. (p 231) Il l’épousera, après avoir renoncé à son premier choix qui s’était porté sur sa mère, pour avoir des enfants avec certitude. L’amour n’en est pas la raison. Il touchera l’héritage après le décès de sa belle-mère. Cet argent permettra d’équilibrer le budget du Sarawak en 1877. (p 299)

Il la trompe et a un fils illégitime qui vivra en Grande-Bretagne, loin de la couronne ; (p 300)

Son mari est radin et ne lui donne pas d’argent. Pour ne pas le trahir, en Grande-Bretagne, elle vend ses bijoux pour vivre selon le rang d’une femme de rajah. Elle subit de grosses angoisses. (213). Elle ne cherche pas le conflit avec lui et pense qu’il valait mieux le laisser faire ce qu’il voulait. (p 227)

En 1883, c’est la rupture à l’amiable avec le rajah. Elle touchera une pension annuelle de 2 200 livres. (p 303) Elle garde l’usage de « Rani ». (p 318)

Quand ses trois fils, Vyner, Bertram, Harry, seront âgés de 18, 16 et 13 ans, le rajah l’aidera financièrement. (p 241).

Depuis 1895, son (ex) mari, loyal, sauve les apparences lors des rares cérémonies publiques. (p 317)

Son mari, le rajah, pense qu’il a toujours raison. (p 182)

 

Le Sarawak :

Elle y effectuera plusieurs séjours.

A Bornéo, elle va porter la tenue malaise qui lui apporte plus de confort, de liberté, abandonnant le corset d’acier qui est l’emblème de l’horreur victorienne. (P 74)

Le pays n’est pas si idyllique que cela. Elle y côtoie les moustiques, les serpents, les crocodiles, les signes, les orangs-outans,les iguanes, les serpents d’eau longs de 3m50, etc. (p 306)

Les femmes de Kuching ne savaient ni lire, ni écrire. Margaret  apprend la calligraphie pour la leur transmettre de femme à femme. (p 105)

Elle lit Anne Tackeray (Le Village dans la colline) (p 110) (7)

La langue des Kayans lui fait penser à des « croassements de grenouilles en folie ». (p 157)

Elle a eu sept enfants dont quatre sont mort-es. Elle se compare à une mère lapine. (p 91)

Les Chinois ne peuvent pas prononcer le « f ». Fanny, une nourrice de ses enfants, devient Penny. (p 200)

A Paris, chez la princesse de Monaco, elle rencontre Pierre Loti qui écrit des reportages sur l’île de Pâques, (8) et Guy de Maupassant. (p 219) Alice de Richelieu, veuve, devient Alice de Monaco. (p 315) (9)

Elle peut s’habiller au Bon Marché, à Paris, pour « visiter » un estaminet. (p 222)

Elle est pour le droit de vote pour les femmes. Mais elle pense qu’une femme doit aider et conseiller son mari….(p 244)

Après son dernier voyage au Sarawak, elle pense qu’elle en a été chassée à cause de sa santé. (p 262) (10)

Elle soutient l’épouse du capitaine Dreyfus. (p 315)

 

Sa santé :

Elle fait une première dépression. Son mari pense qu’elle souffre de malaria. Elle est soignée. (p 111)

Malade, elle critique les médecins qui sont incompétents et ne trouvent pas de diagnostic. Pour eux, elle souffre d’hystérie. C’est un Chinois qui la guérira sans que le médecin ne le sache. (p 202)

Elle connaît sa première crise de désespoir quand son mari, exigeant, l’oblige à le suivre au Sarawak. Elle doit laisser ses trois fils en Grande-Bretagne. (p 207)

Elle rentre en Grande-Bretagne, deux ans plus tard, toujours malade. On ne sait pas de quoi. Malaria ? Dépression ? Elle prend le prétexte que son 2e enfant, Bertram, est toujours malade et a besoin d’elle. (p 288)

 

Les coupeurs de tête :

Elle  arrive au Sarawak en pleine coutume des coupeurs de tête. (11) Par la contrainte et par la discussion, son mari, le rajah, tente de les convaincre de cesser cette pratique, vers 1870-1871. (p 79)

Avant les invasions normandes, en Grande-Bretagne, les guerriers buvaient des rasades dans le crâne des ennemis tués. (p 160) (12)

 

Margaret Brooke dans la littérature et la culture française :

« Bob Morane » (H Vernes) (13)

Indochine  « L’aventurier de Jarawak » (14)

« Le mangeur d’Archipel », « Marie Vérité », Bandes dessinées de Théodore Poussin (15)

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(1) La Ranee de Sarawak est présentée dans des sources biographiques comme ayant eu une liaison avec William Morton Fullerton. Une biographie de Fullerton mentionne explicitement « la Ranee de Sarawak », Lady Margaret Brooke, parmi ses partenaires (lrb.co.uk)

Hermione Lee évoque également cette liaison dans son portrait de Fullerton  (en.wikipedia.org)

Il faut toutefois distinguer cette mention biographique d’une preuve détaillée : les résultats consultés ne donnent pas de lettres ou de témoignages précis établissant les circonstances de la relation. Les mémoires de Margaret Brooke, My Life in Sarawak (1913), sont une source sur sa vie, mais leur notice ne confirme pas cette liaison  (lithub.com)

(2) Margaret Brooke était une aristocrate britannique, née Alice de Windt à Paris, qui devint en 1870 reine à Bornéo.

Margaret Brooke était une aristocrate britannique, née Alice de Windt à Paris, qui devint en 1870 reine à Bornéo. (Sud Ouest)

(3) Sylvia Brett, ranee de Sarawak, née The Hon Sylvia Leonora Brett, le 25 février 1885 à Londres et morte dans cette ville le 11 novembre 1971, est la dernière des Reines blanches de Sarawak. (Wikipedia)

Lady Sylvia witnessed the tumultuous end of Sarawak’s independence that came after the Japanese invasion and occupation. (Research Gate)

Lady Sylvia a été témoin de la fin tumultueuse de l’indépendance du Sarawak qui est survenue après l’invasion et l’occupation japonaise.

(4) Sophie Cruvelli (1826–1907), née Sophie Crüwell, était une soprano dramatique allemande, célèbre au milieu du XIXᵉ siècle pour sa puissance vocale et son tempérament de tragédienne.

Elle a chanté plusieurs grands rôles de Verdi, notamment Elvira dans Ernani, Abigaille dans Nabucco, Odabella dans Attila et Luisa dans Luisa Miller. Verdi lui a confié le rôle d’Hélène dans Les Vêpres siciliennes, créé à Paris en 1855.

Pour Meyerbeer, elle est surtout associée à Valentine dans Les Huguenots. Une anecdote célèbre raconte qu’en 1855, elle disparut juste avant une représentation prévue, provoquant un grand émoi, puis revint chanter le rôle.  (wno.org.uk)

(5) Arabella Goddard (1836–1922) était une pianiste et compositrice anglaise, née en France — à Saint-Servan, près de Saint-Malo, de parents anglais. Elle n’était donc pas française au sens de sa nationalité, même si elle a grandi avec des liens forts avec la France.

Enfant prodige, elle étudia à Paris avec Friedrich Kalkbrenner, puis poursuivit sa formation en Angleterre. Elle se fit notamment remarquer par ses interprétations des sonates de Beethoven et fut l’une des premières pianistes à donner des récitals de mémoire. En 1883, elle enseigna au tout nouveau Royal College of Music, à Londres.  (fr.wikipedia.org)

(6) Lady Randolph Churchill (1854–1921), née Jennie Jerome, était une mondaine américaine devenue l'épouse de Lord Randolph Churchill et la mère de Winston Churchill. (Qwant)

(7) Anne Thackeray Ritchie a publié Sur la falaise (The Village on the Cliff) en 1867, l'un de ses romans les plus appréciés de son époque. (Wikipédia)

(8) Pierre Loti a écrit des récits sur l'île de Pâques en 1872 (publié dans L'Illustration et La Revue de Paris en 1899), décrivant ses statues monumentales et son mystère lors de son escale à bord du navire La Flore. (Wikisource)

(9) Alice Heine, née Marie Alice Heine le 10 février 1857 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane) et morte le 22 décembre 1925 dans le 8e arrondissement de Paris, est duchesse de Richelieu puis princesse consort de Monaco. (Wikipedia)

Le prince Albert et la princesse Alice, accompagnés du prince héréditaire, arrivent en train à Monaco. Ils prennent place dans une voiture à la Daumont pour rejoindre le Palais. (Prince Albert 1 mc)

(10) Margaret Brooke, Ranee de Sarawak, a adapté son rôle malgré des contraintes de santé et des conditions difficiles. (Qwant)

(11) Histoire des Iban

Connus pour leur pratique de la chasse au tête et de la piraterie, ils étaient jusqu'au XIXe siècle, une grande tribu guerrière de Bornéo. Aujourd'hui, ils s'urbanisent rapidement autour de Kuching et des grandes villes du Sarawak comme Miri et Sibu, tout en veillant à conserver leur culture et leur héritage traditionnel dans une Malaisie en pleine transformation. (Wikipedia)

(12) A Gough’s Cave dans le Somerset, des archéologues ont découvert trois crânes humains soigneusement façonnés en coupes. Ils datent d’environ 14 700 ans et constituent les plus anciens exemples directement datés de coupes faites dans des crânes humains (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)

Les traces sur les os indiquent que les corps avaient été dépecés et que les crânes avaient été nettoyés, puis travaillés pour former des récipients. Cela rend plausible leur usage comme coupes ou bols, peut-être dans un contexte rituel 

 Mais rien ne permet d’affirmer que ces personnes étaient des ennemis tués au combat : les chercheurs ne savent pas si elles ont été tuées ou si elles étaient mortes naturellement (bbc.com)

 Une étude souligne même qu’il n’y a pas d’indice que ces coupes aient été des trophées d’ennemis (theguardian.com)

(13) Le rapprochement avec Bob Morane semble plutôt relever d’un contexte culturel commun : l’imaginaire français du roman d’aventures, des contrées lointaines et de Bornéo. Une étude sur la série souligne son héritage du roman d’aventures coloniales et de ses modèles anglo-saxons, mais cela ne suffit pas à démontrer une référence précise à Margaret Brooke.(journals.openedition.org)

La présence de Le Masque bleu dans des catalogues associés au thème du Sarawak ne prouve pas non plus un lien biographique ou une inspiration directe.(babelio.com)

(14) Vous faites probablement référence à Margaret Brooke, prisonnière du sultan de Jarawak dans les paroles de L’Aventurier d’Indochine. La chanson évoque l’univers de Bob Morane, héros des romans d’Henri Vernes, et reprend notamment des titres et personnages de ces aventures. (cheriefm.fr)

La formule chantée est « Prisonnière du sultan de Jarawak » — pas « l’aventurier de Jarawak ». (Qwant)

(15) « Marie Vérité » est la suite directe du « Mangeur d’archipels ». Dans l’album précédent, une silhouette féminine apparaît à la fenêtre d’un palais, sans que son identité soit révélée. Dans Marie Vérité, Théodore Poussin part à la recherche de la fille de Sir Laurence Brooke, le Rajah blanc, disparue lors de la prise de pouvoir d’Aru-El-Kader. Cette fille s’appelle Marie Vérité. 

À noter : les résultats consultés mentionnent Sir Laurence Brooke et sa fille Marie Vérité, mais ne permettent pas d’établir que Margaret Brooke est un personnage de ces albums. (tortillapolis.com)

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Publié dans mes poésies

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Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir - John Cleland

Publié le par bmasson-blogpolitique

Mémoires de Fanny Hill, femme de plaisir

J. Cleland

 

Le récit se déroule à Londres, pendant le 18e siècle.

Perclus de dettes, J. Cleland écrit « Fanny Hill »pour se libérer de ses dettes. (1) Il fut payé 20 guinées, entre 1747 et 1750. La seconde version est expurgée en 1760. Il en reçoit 10 000 guinées. Un procès suit la publication du livre. (2) Il termine sa vie, seul, contre une pension de 100 livres par an, promettant de ne plus écrire de littérature érotique. (3) Il vit parmi une bibliothèque de livres rares et précieux. Il meurt en 1789. (p 166) (4)

« Fanny Hill » est la sœur anglaise de Manon Lescaut, en moins malheureuse.  (5)

Il existe des versions en italien, en français et en allemand. (p 169)

 

Guillaume Apollinaire raconte que deux admirateurs ont dévoré les chaussures de danse de la Taglioni, à Saint-Petersbourg, au 19e siècle. (p 14) (5)

Casanova se fait appeler Seinglat. (p 17) (6)

Le culte de la déesse Cypris concerne-t-il le vice ? (p 31) (7)

Le beau Tracey aimait tellement les livres qu’il les lisait pendant que le perruquier lui arrangeait les cheveux. (p 37)

 

Définition :

Une laïs favorite : (p 32)

Laïs est un prénom féminin d’origine grecque. Il peut aussi désigner deux courtisanes de la Grèce antique, toutes deux appelées Laïs. (Qwant)

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(1) John Cleland acheva Fanny Hill alors qu’il était emprisonné pour dettes, et il déclara l’avoir écrit par nécessité financière. Mais on ne peut pas affirmer avec certitude qu’il l’a commencé uniquement pour rembourser ses dettes : le manuscrit aurait pu exister avant son incarcération. (ebsco.com)

(en.wikipedia.org)

(2) John Cleland publie Memoirs of a Woman of Pleasure, connu sous le titre Fanny Hill, en deux parties, en 1748 et 1749. Le roman paraît alors qu’il est emprisonné pour dettes. (aliceandbooks.com)

En novembre 1749, Cleland et son éditeur Ralph Griffiths sont arrêtés et accusés d’avoir « corrompu les sujets du roi ». Cleland désavoue le livre, qui est officiellement retiré de la circulation. Mais, malgré l’arrestation et l’accusation, l’affaire n’aboutit pas à un procès. (en.wikipedia.org)

(3) John Cleland, l’auteur de Fanny Hill. La formule est à nuancer : après avoir été poursuivi pour ce roman, il échappa à une condamnation en invoquant sa pauvreté. Lord Granville lui obtint ensuite une pension annuelle de 100 livres, afin qu’il emploie ses talents à d’autres écrits.  (britannica.com)

On résume parfois cet arrangement comme une promesse de ne plus écrire d’érotisme, mais la source consultée ne confirme pas explicitement cette condition. Cleland mourut à Londres en 1789, à 79 ans ; dire qu’il « termina sa vie seul » demande aussi une source plus précise. (en.wikipedia.org)

(4) Il est mort à Londres le 23 janvier 1789.

(5) Oui, la comparaison fonctionne : Fanny Hill et Manon Lescaut sont deux héroïnes de romans du XVIIIᵉ siècle dont les aventures amoureuses les entraînent dans des vies mouvementées. Mais Fanny, dans le roman de John Cleland, raconte son parcours rétrospectivement et finit par trouver une forme de stabilité ; Manon, chez l’abbé Prévost, est emportée vers une issue tragique.

On pourrait donc dire : Fanny Hill est une Manon Lescaut qui échappe au malheur — et qui raconte son histoire avec une liberté de ton bien plus audacieuse. (Qwant)

(5) On sait en revanche que Taglioni a dansé à Saint-Pétersbourg : le musée des Arts décoratifs conserve des chaussons qu’elle y a portés lors d’une soirée d’adieu, le 1er mars 1842.  (collections.madparis.fr)

(6) Oui. Dans Histoire de ma vie, Casanova raconte qu’il a pris le nom de Seingalt — parfois écrit Seinglat — lors de son séjour à Soleure, en Suisse. Il s’agit d’un nom d’emprunt, pas de son nom de naissance. (Suisse)

(7) Non, pas en soi. Cypris est un surnom d’Aphrodite, lié à Chypre, où son culte était important. Comme Aphrodite était associée à l’amour et à la sexualité, certains auteurs anciens ont rapproché son culte de pratiques sexuelles ou de la prostitution sacrée. Mais cette interprétation est discutée par les historiens et ne permet pas de qualifier le culte de « vice » : c’est un jugement moral, pas une description historique neutre. (persee.fr)

(histoire-et-civilisations.com)

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Laélia Véron & l’OIP-SF - Ce que Sarkozy n’a pas dit sur la prison

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Laélia Véron & l’OIP-SF

Ce que Sarkozy n’a pas dit sur la prison

Journal de 87 000 prisonniers (ndlr : et prisonnières)

Tracts Gallimard

N° 76

Mai 2026

Au 1er mars 2026, il y avait 87 126 prisonnier-ères dans les prisons françaises. (p 7)

L’univers carcéral est violent par excellence. (p 23) Ce n’est pas le « Club Med ». (p 31) Le budget augmente pour des prisons « toutes sécuritaires » (p  33) La surpopulation provoque un entassement d’humains (= entrepôt d’êtres humains) (p 57)

Tout est fait pour faire taire les détenu-es. Leurs écrits sont censurés. Il existe un journal « L’Envolée ». (1) L’association OIP-SF publie « Dedans-dehors ». (2)

Est-ce que la prison sert à quelque chose ? Croit-on encore à notre humanité partagée ? (p 61)

 

Durée moyenne en prévention

Sarkozy

3 semaines

Pour les autres, en 2025

3,8 mois

(p 5)

Durée de la détention provisoire

Correctionnelle

Criminelle

En réalité

4 à 6 mois maximum

1 an maximum

Des années, à cause du manque de moyens.

(p 13)

L’isolement :

L’isolement est un emprisonnement dans la prison. Le Conseil de l’Europe demande de ne pas dépasser 24 heures et d’y mettre fin le plus rapidement possible ; (p 16)

La prison de Saint-Martin-de-Ré présente de gros problèmes. La prison est isolée et aucune visite n’y est autorisée. Pas de formation ni de travail. (p 51)

Les quartiers disciplinaires :

En 2022, il y a eu 583 tentatives de suicide.

Il y a des demandes de la suppression des quartiers disciplinaires. (p 27) Ndlr : et celle de la prison ?

Les parloirs :

Après deux ou trois semaines de demande de parloir, le sésame peut être obtenu. (p 18)

Le portail en ligne est souvent saturé, mais quand la visite de 30 à 41 minutes est obtenue, les visiteuses sont fouillées, avec retrait du soutien-gorge (ce qui est humiliant devant tout le monde). Les enfants peuvent avoir une fouille à nu. (p 21)

La surpopulation rend impossible le droit de 3 visites par semaine. (p 20)

La misère sociale :

1/5e des détenu-es a été scolarisé-e

10% des détenu-es sont illettré-es

½ des détenu-es sont sans diplôme. (p 32)

Les SDF ont 5 fois plus de chance d’aller en détention provisoire. Leur comparution immédiate est multipliée par trois.

A l’entrée en prison, le taux de pauvreté est de 45% A la sortie, il est de 70%.

30% des détenu-es vivent avec 30 euros par mois. (p 41)

Il faut entre 300 et 400 euros par mois pour avoir une vie décente en prison. (Source Emmaüs) (p 42)

7 000 détenu-es dorment sur un matelas posé à même le sol. (p 54)

L’appauvrissement de la famille du détenu :

La famille  doit payer pour tout : la télévision, le téléphone, les transports, l’hébergement pour les visites, etc. (p 21)

Les troubles psychologiques :

2/3 des hommes et ¾ des femmes présentent des troubles à la sortie de la prison. (p 28)

Les soins de santé :

Il n’y a pas de dentiste, de cardiologue, de kinésithérapeute, d’ophtalmologiste, de gynécologue. On leur donne des anti-douleurs, sans autres soins. (p 29)

Les droits fondamentaux à la culture :

Darmanin, en 2025, a interdit la pratique du yoga, des jeux de société, de la musique, du théâtre, des conférences. (p 34) Après des polémiques sur le « luxe » de la culture en prison, le droit à la culture est nié. (p 35)

La violence :

Il y a clémence pour les gardien-nes de prison. (p 38)

Les tans-genres :

Iels vont en prison pour hommes, à l’isolement. (p 39)

Les femmes en prison :

Elles sont les grandes oubliées. Elles représentent 3,4% des détenu-es. En 2026, elles vont à Rennes, en Maison centrale, et à Versailles. (p 44 et 45)

En 2025, 16 bébés y sont né-es. Iels restent avec leur maman jusqu’à leur 18 mois.

Les femmes ne bénéficient d’aucune activité. La mixité pendant les activités est interdite. (p 47)

La perpétuité :

486 personnes sont condamnées à perpétuité (soit moins de 1%). Iels sont oublié-es. (p 48)

La sortie de prison : 

Pour obtenir sa liberté, un-e détenu-e doit trouver un logement ou fournir une attestation d’hébergement. (p 8) 36% des détenu-es conservent leur logement. Les autres (64%) n’ont rien de pérenne. (p 43)

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  1. L'Envolée est un journal militant français créé en 2001 par des ex-prisonniers et proches, offrant un espace d'expression aux détenus et dénonçant les conditions carcérales, disponible gratuitement pour les prisonniers et en vente ou abonnement pour le public. (Qwant)

lenvolee.net/2024/10/27/le-journal-lenvolee-n60-est-sorti

blogs.mediapart.fr/journal-lenvolee/blog

  1. L’OIP-SF publie la revue trimestrielle Dedans-Dehors, dédiée à l’analyse du monde carcéral et judiciaire, accessible via abonnement en ligne ou contact direct à l’adresse contact@oip.org.

boutique.oip.org/719_p_48164/la-revue-dedans-dehors.html

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L’expédition de Kon-Tiki - Tor Heyerdahl

Publié le par bmasson-blogpolitique

L’expédition de Kon-Tiki

Tor Heyerdahl

Editions Albin Michel – 1951

 

Il est Norvégien. (1) Pendant la seconde guerre mondiale, il recherche l’origine des Polynésiens. Il pense qu’ils viennent entre 500 et 1 100 après J-C de la région de Titicaca au Pérou. Des Blancs en ont été chassés par les ancêtres des Incas. (2)

Tiki était accompagné de sa femme Pani et ils ont emporté avec eux la patate (= ipomae batatas du Pérou). (p 190) lels en mangeaient à bord pendant leur traversée. (3)

 

L’île de Pâques.

Les Colosses. On en retrouve aux Marquises avec le portail du temple de Tongatabu. (4)

On appelait les humains qui vivaient là les « hommes blancs aux longues oreilles ». Chassés du Pérou, 500 ans après J-C, ils sont devenus les ingénieurs des statues. 1000 hommes étaient nécessaires pour tirer les statues. Ils étaient 7 à 8000 sur l’île de Pâques. Les humains vivaient de plantation et de la pêche. (p 256) (5)

 

Le radeau :

Les scientifiques débattent entre eux sur la possibilité que les humains, à l’âge de pierre, possèdent des bateaux Lui était pour, mais c’étaient des radeaux. (p 28 – 29) (6)

Un radeau n’est pas gouvernable, mais, lui, il a pu le faire avec une dérive et une voile. (p 36)

Il pense qu’il a 10% de chances de réussir la traversée qui va durer 4 mois. (p 39)

Ils partent de Lima, au Pérou. (p 135) (7)

Ils sont tractés par un remorqueur jusqu’à ce qu’ils aient rejoint le courant de Humboldt. (p 137)

Le radeau ne fait pas de bruit. La lampe qui est allumée la nuit attire les poissons des mers profondes. (p 166)

Des crabes pélagiques arrivent sur le radeau. Ils étaient posés sur les plumes des pétrels qui dorment en mer. (p 193)

Des fourmis noires envahissent le radeau. Il en reste peu à la fin du voyage. (p 204)

 

L’équipage.

L’équipage est composé de lui-même, de Herman Watzinger, Torstein Raaby, Erik, Hesselberg, Bengt Danielson, un suédois et Knut Haughland. (8) Le perroquet les accompagne.

Bengt Danielson, un suédois qui emporte avec lui 73 ouvrages de sociologie et sera le chef cuistot.

Herman est le chef technique et l‘observateur météorologique hydraulique.

Knut et Torstein s’occuperont du poste TSF.

Erik raccommodera les voiles et se chargera du sextant.

Lui tiendra le journal de bord et s’occupera de la pêche, des films. (p 179).

Bengt est fatigué de lire allongé, tantôt sur le côté, tantôt sur le ventre. Il rêve d’une chaise et d’une table. (p 321)

 

L’alimentation :

Avec l’eau douce, avec 20 à 40% d’eau de mer, la soif est étanchée. La transpiration enlève les sels du corps. (p 187)

Quatre membres sur les six hommes de l’équipage mangent du plancton marin cru ou cuit. (p 199)

 

Animaux rencontrés :

Méduses urticantes. Sardines. Requin bleu de 8 m. Thons. Bonites. Coryphènes (= dorades, mangeuses de baigneurs). Poissons volants. Marsouins. Poissons inconnus. (p 159) Gempylus (= maquereau-serpent, la nuit). (p 164) Crevettes lumineuses, la nuit. Pieuvres géantes. (p 166)

Requin-baleine (1 h). (p 172) Grosses tortues de mer. (p 175).

Les baleines respirent (elles sont des mammifères). (p 200) Cétacés à dents. Cachalots. (p 201)

Bernacles. (p 204) Espadon. (p 232). Anguilles. Seiches. Dans un atoll. (p 386 – 387)

 

La Polynésie :

Le groupe Tuamotu est formé d’atolls (avec des coraux). L’endroit est dangereux. Les Marquises possèdent des volcans éteints. (p 308)

A Angatau, ils longent le « Chaudron aux sorcières ». C’est leur 97e jour à bord. (p 329) (9)

Le chef Teka règne sur les îles de Raroïa et de Takume. (p 394) (10)

Tahiti est une île créée par des volcans éteints, entourée d’une barrière de corail qui empêche la mer de l’éroder. (p 431)

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Vidéo : Kon Tiki - Tiki femme - Tahiti - La reine Marau

Le Kon-Tiki (radeau mythique de Thor Heyerdahl) n’a pas de lien direct avec la reine Marau. Cependant, Tahiti et la Polynésie française sont souvent associées à des récits d’exploration et de navigation traditionnelle, comme ceux de Alain Gerbault (qui fréquenta Marau) ou des légendes tahitiennes évoquées dans ses mémoires. (Qwant)

Qui était la reine Marau ?
  • Nom complet : Johanna Marau Taʻaroa a Tepau Salmon.
  • Naissance : 24 avril 1860 à Tahiti.
  • Décès : 2 février 1935 à Papeete (Tahiti).
  • Rôle : Elle fut la dernière reine consort de Tahiti, épouse du roi Pōmare V (qui régna de 1877 à 1880).
  • Origines : Fille d’Alexander Salmon (marchand juif anglais) et de la princesse Ariitaimai (elle-même fille adoptive de la veuve du roi Pōmare II). Elle appartenait à la dynastie Teva, rivale historique des Pōmare, et descendait de chefs tahitiens influents comme Amō et la reine Oberea. (Qwant)
  • -------------------------

(1)Thor Heyerdahl (1914–2002) est surtout connu pour :

  • L'expédition Kon-Tiki (1947) : un voyage de 8 000 km à bord d'un radeau en balsa depuis le Pérou jusqu'en Polynésie, pour démontrer que les peuples anciens pouvaient avoir colonisé l'océan Pacifique depuis l'Amérique du Sud.
  • L'expédition Ra (1969–1970) : deux tentatives de traverser l'Atlantique sur un bateau en papyrus, inspirées par les hypothèses de migration entre l'Afrique et les Amériques.
  • Ses travaux en archéologie et anthropologie : il a étudié les liens culturels entre les civilisations anciennes, notamment en Polynésie, en Amérique du Sud et en Égypte. (Qwant)

(2) Thor Heyerdahl (1914–2002) était un explorateur et anthropologue norvégien. Dans les années 1940 et 1950, il a proposé une théorie selon laquelle les Polynésiens seraient originaires d'Amérique du Sud, plus précisément de la région du lac Titicaca, au Pérou. Il suggérait que des migrations auraient eu lieu entre 500 et 1 100 après J.-C., en s'appuyant sur des éléments culturels, linguistiques et des expéditions expérimentales comme le voyage du Kon-Tiki (1947).

Cependant, les recherches génétiques et archéologiques ultérieures ont largement infirmé cette hypothèse. Les études ADN et les traces archéologiques indiquent plutôt que les Polynésiens viennent d'Asie du Sud-Est et ont migré vers les îles du Pacifique à partir d'environ 1 500 avant J.-C., avec une expansion majeure entre 1 000 et 1 500 après J.-C.. La théorie de Heyerdahl reste une hypothèse historique intéressante, mais elle n'est plus considérée comme valide par la communauté scientifique actuelle. (Qwant)

(3) La patate douce (Ipomoea batatas) est bien originaire d’Amérique du Sud, plus précisément des régions andines (Pérou, Équateur). Elle a été domestiquée il y a plusieurs millénaires et s’est répandue dans le monde, notamment grâce aux échanges entre les populations polynésiennes et sud-américaines avant l’arrivée des Européens. (Qwant)

Tiki est une figure centrale dans la mythologie polynésienne, souvent considéré comme le premier homme ou un ancêtre divin.

Dans certaines versions des mythes, Tiki est accompagné de sa femme, parfois appelée Pani (ou Pani-tōrea, Pani-kahurangi, selon les traditions locales). (Qwant)

(4) 1. Colosses des Marquises

Les îles Marquises (Polynésie française) abritent effectivement des statues monumentales en pierre, souvent appelées "tiki" ou "papa" selon leur style. Ces statues, sculptées par les anciens Polynésiens, représentent des ancêtres ou des divinités. Certaines sont encore visibles sur des sites archéologiques comme :

  • Hanamenu (Ua Huka)
  • Taipivai (Nuku Hiva)
  • Hatiheu (Nuku Hiva)

Ces statues sont généralement moins connues que les moaï de l'île de Pâques, mais elles témoignent d'une tradition sculpturale similaire dans l'archipel des Marquises.

2. Portail du temple de Tongatapu

Il semble y avoir une confusion possible avec :

  • Les moaï de l'île de Pâques (Chili), qui sont des statues colossales en pierre volcanique.
  • Les structures mégalithiques de Tongatapu (Tonga), comme le Ha'amonga 'a Maui (un trilithe de 5 mètres de haut) ou les vestiges du Mua (site cérémoniel).

Aucun portail de temple en pierre colossal n'est associé aux Marquises ou à Tongatapu (Qwant)

(5) Population pré-européenne

  • Avant l'arrivée des Européens à la fin du XVIIIe siècle, l'île de Pâques comptait entre 7 000 et 10 000 habitants selon les estimations les plus courantes, bien que certaines sources évoquent des chiffres allant jusqu'à 15 000 ou plus avant des épidémies ou des conflits internes.
  • La population a ensuite fortement décliné en raison des maladies introduites par les Européens, des conflits et de l'exploitation des ressources.

Mode de vie traditionnel

  • Les Rapa Nui vivaient principalement de l'agriculture (culture de patates douces, taro, canne à sucre) et de la pêche (poissons, oiseaux marins).
  • Ils utilisaient des techniques adaptées à l'île, comme les ahu (plateformes cérémonielles) et les moaï (statues), dont la construction a nécessité une organisation sociale complexe. (Qwant)
  •  

(6) Capacité à naviguer à l’âge de pierre Les preuves archéologiques et anthropologiques suggèrent que les humains de l’âge de pierre (Paléolithique) étaient capables de traverser des étendues d’eau, mais probablement avec des radeaux plutôt que des bateaux sophistiqués. Voici les éléments clés :

  • Preuves indirectes :
    • Des outils en pierre et des traces de campements sur des îles (comme en Indonésie ou en Méditerranée) indiquent des traversées intentionnelles.
    • Les radeaux en bois ou en roseaux étaient probablement utilisés, car ils sont plus faciles à construire avec les technologies de l’époque.
    • Les humains modernes (Homo sapiens) ont atteint l’Australie il y a au moins 65 000 ans, ce qui implique une traversée maritime, même si les détails techniques restent flous.
  • Débat scientifique :
    • Certains chercheurs, comme ceux étudiant la colonisation de la Mélanésie ou des îles du Pacifique, estiment que des embarcations plus avancées (comme des pirogues monoxyles) ont pu être utilisées plus tôt que prévu.
    • D’autres privilégient l’hypothèse des radeaux, plus simples et adaptés aux matériaux disponibles (bois flotté, peaux animales, etc.).
    • Aucune preuve directe d’un "bateau" au sens moderne n’a été trouvée pour cette période, mais des traces de navigation côtière sont attestées dès 40 000 ans (ex. : sites en Papouasie-Nouvelle-Guinée).
  • Technologies possibles :
    • Radeaux : assemblages de troncs ou de roseaux liés, propulsés à la perche ou à la pagaie.
    • Pirogues monoxyles : creusées dans un tronc, plus stables mais nécessitant des outils plus précis (apparues plus tard, vers le Néolithique).
    • Flottage contrôlé : utilisation de peaux gonflées ou de flotteurs en bois pour traverser des détroits.

Exemples concrets

  • Traversée de Wallacea (Indonésie) : Les humains ont atteint les îles de la Sonde il y a 50 000 ans, nécessitant des traversées de plusieurs kilomètres en mer ouverte. Les radeaux ou des embarcations rudimentaires sont les hypothèses les plus plausibles.
  • Colonisation de l’Australie : Une traversée d’au moins 70 km depuis l’Asie du Sud-Est, possible avec des radeaux ou des pirogues simples.

Conclusion Le consensus actuel penche pour des radeaux ou des embarcations très rudimentaires, plutôt que pour des bateaux au sens moderne. Les débats portent surtout sur l’ingéniosité technique des humains de l’époque et la date exacte de ces traversées. Aucune preuve ne confirme l’existence de bateaux complexes avant le Néolithique (vers 10 000 ans). (Qwant)

(7) Thor Heyerdahl et son équipage sont partis de Callao, un port situé près de Lima au Pérou, le 28 avril 1947 à bord du radeau Kon-Tiki (persee.fr) (facebook.com)

Le départ officiel a eu lieu après que le radeau ait été remorqué au large par le navire Guardian Rios (fr.wikipedia.org)

(ina.fr) (dossiers.lalibre.be)

  • (8) Thor Heyerdahl : Chef de l'expédition.
  • Herman Watzinger : Ingénieur norvégien, spécialiste des mesures scientifiques.
  • Torstein Raaby : Opérateur radio norvégien, connu pour ses transmissions depuis l'expédition.
  • Erik Hesselberg : Navigateur et artiste norvégien, responsable de la boussole solaire.
  • Bengt Danielsson : Suédois, anthropologue et membre de l'équipage, chargé des observations culturelles.
  • Knut Haugland : Opérateur radio et explorateur norvégien, survivant de la Seconde Guerre mondiale.

Cette expédition a traversé l'océan Pacifique sur un radeau en balsa pour prouver que les peuples anciens pouvaient avoir colonisé la Polynésie depuis l'Amérique du Sud. (Qwant).

(9) Angatau et Fangatau sont deux atolls proches l'un de l'autre. Le « Chaudron aux sorcières » est un site naturel emblématique de Fangatau, connu pour ses formations géologiques uniques et son histoire locale liée aux légendes polynésiennes. (Qwant)

(10) Les îles de Raroïa et Takume font partie des îles Tuamotu en Polynésie française. Leur statut politique et administratif relève de la commune de Makemo, dont elles dépendent. Le titre de "chef" dans ce contexte peut désigner :

  • Un chef traditionnel (représentant local, souvent lié à la chefferie polynésienne).
  • Un maire délégué ou un représentant de la commune.
  • Une figure locale influente, mais sans mandat officiel précis. (Qwant)
  •  

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Le Grand Quai - Le Havre - Passage de cinq caravelles.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Le Grand Quai

Avant la destruction du Havre

Quai Southampton

Passage de cinq caravelles.

Je sais. Il y a un anachronisme à mettre des caravelles (du 15e au 17e s) dans un port du 20e s….

Le Grand Quai est un élément central de l’histoire portuaire du Havre. Il a été aménagé dès le 16e siècle pour stabiliser la crique naturelle ouverte sur la mer, transformée en avant-port. À l’origine, il s’agissait d’un quai de 64 mètres de long, étayé pour faciliter l’accostage des navires. Son rôle s’est affirmé avec le développement du port, notamment sous l’impulsion de Vauban au 17e siècle, puis avec l’essor commercial du Havre aux 18e et 19e siècles.

Le Grand Quai au 20e siècle

  • Début du siècle : Le Grand Quai est un lieu emblématique du port du Havre, fréquenté par les soldats, les civils et les négociants. En 1918, il est même filmé par Albert Kahn, qui documente la vie havraise pendant la Première Guerre mondiale, montrant une ville en pleine activité malgré le contexte de guerre.
  • Seconde Guerre mondiale : En 1940, le Grand Quai devient un symbole de la débâcle et de l’exode. Les Havrais y fuient l’arrivée des troupes allemandes, marquant un tournant tragique dans son histoire.
  • Après-guerre : Le Grand Quai reste un axe majeur du port, mais son rôle évolue avec la modernisation des infrastructures portuaires. Il est progressivement intégré dans les projets de rénovation urbaine, notamment pour redonner une place centrale à l’histoire maritime de la ville.

Aujourd’hui Le Grand Quai, aujourd’hui appelé Quai Southampton, a été restauré et réaménagé pour retrouver son caractère historique. Il s’intègre désormais dans les projets de revitalisation du front de mer, mêlant patrimoine et modernité. (Qwant)

Qu’est-ce qu’une caravelle ?

La caravelle est un navire à voile latine (triangulaire) et carrée, conçu pour être manœuvrable, rapide et capable de naviguer contre le vent. Elle a joué un rôle clé dans les grandes découvertes des XVe et XVIe siècles, notamment pour les voyages de Christophe Colomb, Vasco de Gama ou Ferdinand Magellan.4

  • Équipage : Une vingtaine à une cinquantaine de marins, incluant des navigateurs, des soldats et des marins spécialisés.
Origine et évolution :
  • Inventée par les Portugais au début du XVe siècle, probablement inspirée des navires arabes ou méditerranéens.
  • Perfectionnée par l’école de navigation de Sagres (Portugal), dirigée par l’infant Henri le Navigateur.
  • Utilisée massivement par les Espagnols et les Portugais pour leurs expéditions vers l’Afrique, l’Asie et les Amériques.
Exemples célèbres de caravelles :
  • La Pinta et La Niña : Deux des trois navires de Christophe Colomb lors de son voyage vers les Amériques en 1492.
  • La Berrio : Une caravelle portugaise utilisée par Vasco de Gama lors de sa première expédition vers l’Inde (1497–1499).
Pourquoi la caravelle a-t-elle marqué l’histoire ?
  • Innovation technologique : Elle combinait vitesse, maniabilité et capacité à affronter les océans.
  • Outil des empires : Elle a permis l’expansion des empires portugais et espagnol, ainsi que la circumnavigation du globe (Magellan, 1519–1522).
  • Symbole des découvertes : Elle incarne l’ère des explorations et la transition vers l’époque moderne. (Qwant)

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Publié dans mes peintures

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Marlène Jobert - Les baisers du soleil

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Marlène Jobert

Les baisers du soleil

Editions Plon – 2014

 

Marlène Jobert est née le 1er juillet 1940, ce qui signifie qu'elle aurait 86 ans aujourd'hui, dimanche 13 septembre 2026.

Son père lui donne une fessée déculottée à ses treize ans. Ndlr : c’est une agression sexuelle…

Par égard pour ses frères et sœurs, elle dit qu’il ne l’a fait qu’une fois. Ndlr : c’est difficilement croyable…

Ils quittent Alger pour la Bourgogne. Sa mère y devient neurasthénique. Ndlr : encore une mère qui ne va pas bien…(p 34)

C’est Marlène qui veille sur les frères et sœurs et qui assure les corvées ménagères tout en faisant ses devoirs d’école. (p 38)

Michel Berger a écrit « Evidemment » après le décès de Daniel Balavoine. (p 81) (1)

En 1962, elle rencontre Claude Berri. Il a 26 ans, elle, 22. Ils vont vivre ensemble. (p 84) Il est jaloux de son succès au théâtre avec Montand dans « Des clowns par milliers », et il la gifle. C’est la rupture. (p 94)

Elle refuse les avances de Montand. Vexé, il sera désagréable avec elle jusqu’à la fin des représentations. (p 99)

Elle avorte avant la loi Veil, avant 1967, dans des conditions dangereuses. Elle est prête à prendre le risque de se faire charcuter et de mourir. (p 115)

Nouvelle crise de jalousie de Raymond Gérôme au théâtre. Son aigreur intolérante la poursuit encore. (p 124)

« Dernier domicile connu ». Elle menace de ne pas tourner le film à trois semaines du tournage. Elle trouve son rôle pas assez étoffé. Lino Ventura lui en veut. Elle pense que la tension qui existait entre eux ne se voyait pas à l’écran. (p 145)

« Quand on voit Le Havre, il va pleuvoir.

Quand on ne le voit pas, il pleut déjà ! »

Alphonse Allais. (p 172) (2)

Elle tourne au Havre avec Victor Lanoux « Une sale affaire ». C’est un film qui ne lui a pas laissé un souvenir impérissable. (p 213)

Quatre écoles maternelles portent son nom. (p 227) (3)

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  1. Oui, c'est exact. Michel Berger a composé la chanson « Évidemment » en 1986, peu après la mort de son ami Daniel Balavoine, décédé dans un accident d'hélicoptère le 1er janvier 1986 pendant le rallye Paris-Dakar. Cette chanson, interprétée par Berger, est un hommage poignant à Balavoine. (Qwant)
  2. Cette citation humoristique d'Alphonse Allais joue sur l'idée que la pluie est inévitable au Havre, qu'on la voie ou non. Elle reflète l'esprit caustique et absurde de l'auteur, souvent associé à l'humour noir et aux jeux de mots. (Qwant)
  3. Quatre écoles maternelles en France portent son nom, selon ses propres déclarations et plusieurs sources concordantes. Marlène Jobert a exprimé son émotion et sa gratitude face à cet hommage, précisant qu'elle serait ravie d'en voir davantage. Certaines sources mentionnent aussi sept écoles, mais les déclarations récentes de l'intéressée et des articles spécialisés confirment le chiffre de quatre écoles maternelles. (Qwant)

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Publié dans mes poésies

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Le Grand Quai - Avant la destruction du Havre en 1944 - Mon montage -

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Le Grand Quai

Avant la destruction du Havre

Quai Southampton

Passage de trois mâts.

Le Grand Quai était un lieu central du Havre, à la fois quai de déchargement portuaire, marché animé et promenade emblématique. Il abritait des maisons à colombages, des hôtels de prestige comme l’Hôtel de l’Amirauté (où Monet a peint Impression, soleil levant), ainsi que des bâtiments historiques comme la douane (construite en 1754) et le musée-bibliothèque (construit entre 1843 et 1845). Ces deux derniers édifices, ainsi que de nombreuses maisons du quartier, ont été détruits lors des bombardements alliés du 5 au 11 septembre 1944, qui ont rasé 82 % du centre-ville du Havre.

Le Grand Quai était aussi un espace social où toutes les classes se côtoyaient, notamment lors d’événements comme l’arrivée d’Alain Gerbault en 1929. (Qwant)

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Publié dans mes peintures

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8 femmes portent un éventail - Carmen - Berthe Morisot - Jean-Antoine Watteau - Edgar Degas -

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8 femmes portent des éventails

- Edouard Manet - Berthe Morisot à l'éventail – 1872

Le tableau "Berthe Morisot à l'éventail" est une œuvre d'Édouard Manet réalisée en 1872. Berthe Morisot, peintre impressionniste et belle-sœur de Manet, y est représentée dans une pose élégante, tenant un éventail. Ce portrait illustre la relation artistique et personnelle entre les deux peintres, ainsi que l'influence mutuelle qu'ils ont eue l'un sur l'autre. (Qwant)

- Hilaire-Germain-Edgar Degas - Danseuses de ballet – 1888

  • Edgar Degas (1834–1917) est un peintre et sculpteur français, célèbre pour ses représentations de danseuses de ballet, qu'il a peintes et dessinées à de nombreuses reprises entre les années 1870 et les années 1890.
  • "Danseuses de ballet" (ou "Les Danseuses") est une série de toiles et de pastels où Degas capture les mouvements, les répétitions et les moments de repos des ballerines, souvent dans des poses réalistes et parfois surprenantes.
  • En 1888, Degas était déjà un artiste reconnu, mais il continuait à explorer ce thème avec une grande liberté technique, utilisant notamment le pastel pour ses effets de lumière et de texture.

Œuvres spécifiques de 1888

  • Plusieurs œuvres de Degas datées de 1888 représentent des danseuses, comme :
    • "Danseuses en bleu" (pastel sur papier, 1888, conservé au Musée d'Orsay, Paris).
    • "Danseuses à la barre" (pastel sur papier, vers 1888, également au Musée d'Orsay).
    • "Danseuses en rose" (pastel sur papier, 1888, collection privée).

Style et technique

  • Degas utilisait souvent des cadrages audacieux, inspirés de la photographie, et mettait l'accent sur les détails des costumes, des corps et des expressions.
  • Ses pastels de cette période sont particulièrement lumineux et dynamiques, avec des contrastes marqués entre les tons chauds et froids.

Localisation actuelle

  • La majorité des œuvres de Degas, y compris celles de 1888, sont conservées dans des musées majeurs, comme :
    • Musée d'Orsay (Paris, France).
    • Musée du Louvre (Paris, France).
    • Metropolitan Museum of Art (New York, États-Unis).
    • National Gallery (Londres, Royaume-Uni). (Qwant)

- Jean-Antoine Watteau - Assemblée dans un parc – 1716

Jean-Antoine Watteau (1684–1721) est un peintre français emblématique du style rococo, connu pour ses scènes galantes et ses fêtes pastorales.

"Assemblée dans un parc" (parfois appelé "Fête dans un parc" ou "L’Assemblée" ) est l’une de ses œuvres majeures de sa période de maturité.

Ce tableau, réalisé vers 1716–1717, représente une scène élégante où des personnages en costumes du XVIIIe siècle se retrouvent dans un parc, évoquant une atmosphère de divertissement et de sociabilité.

L’œuvre est conservée au musée du Louvre à Paris. (Qwant)

- Berthe Morisot - Au bal

« Au bal » de Berthe Morisot (1875) – Fiche d’identité

  • Auteur : Berthe Morisot (1841–1895), figure majeure de l’impressionnisme et première femme à intégrer ce mouvement.
  • Date : Peint en 1875, alors que l’artiste maîtrise pleinement son style.
  • Technique : Huile sur toile, format vertical.
  • Sujet : Une jeune femme en robe de bal, portrait à mi-corps tenant un éventail ouvert contre sa joue. L’œuvre incarne l’élégance et la grâce de la bourgeoisie parisienne du XIXe siècle, avec une palette raffinée et des touches argentées caractéristiques de Morisot.

Contexte et histoire

  • Exposition : « Au bal » est présenté lors de la deuxième exposition des impressionnistes à Paris en 1876, un événement marqué par des critiques virulentes, notamment de la part du Figaro, qui qualifiait les participants d’« aliénés ».
  • Conservation : Le tableau est conservé au musée Marmottan Monet à Paris, où il est exposé de manière permanente. Il a été donné au musée en 1940 par Eugène et Victorine Donop de Monchy.
  • Inspirations : L’œuvre s’inscrit dans un dialogue avec l’art du XVIIIe siècle, notamment les scènes galantes de Boucher ou Fragonard, dont Morisot s’inspirait. Deux éventails en soie ayant appartenu à l’artiste, dont l’un est représenté sur le tableau, ont été exceptionnellement exposés lors d’une rétrospective en 2023–2024.

Pour aller plus loin

  • Exposition récente : Le tableau a été mis en avant lors de l’exposition « Berthe Morisot et l’art du XVIIIe siècle » (18 octobre 2023 – 3 mars 2024) au musée Marmottan Monet, qui explorait les liens entre Morisot et les maîtres du XVIIIe siècle.
  • Où le voir ? : Le musée Marmottan Monet (Paris) propose une collection permanente incluant « Au bal ». Pour visiter, consultez les horaires et tarifs sur le site du musée.

 

- Domenico Morelli - Femme avec un éventail.

  • Titre exact : Dame avec un éventail (ou Lady with a Fan en anglais).
  • Date : 1873 (ou 1874 selon certaines sources).
  • Technique : Huile sur toile.
  • Dimensions : 111 × 76 cm.
  • Lieu de conservation : Musée de Capodimonte, Naples (Italie).

Ce tableau est l'une des œuvres les plus connues de Morelli, représentant une femme tenant un éventail, typique de son style romantique tardif mêlé de réalisme. Il existe également des reproductions et impressions d'art de cette œuvre, disponibles à l'achat sous forme d'estampes ou de toiles imprimées. (Qwant)

 

- Femme et éventail – Mon dessin.

1. Histoire et usage
  • Origines anciennes : L’éventail existe depuis des millénaires, mais c’est en Chine (vers le IIe siècle av. J.-C.) et au Japon (période Heian, vers 794–1185) qu’il devient un objet raffiné, associé aux femmes de la cour impériale. Les éventails japonais (uchiwa ou sensu) étaient souvent décorés de motifs poétiques ou de calligraphie, portés par les dames de la noblesse.
  • Europe (XVIIe–XIXe siècles) : L’éventail devient un accessoire de mode indispensable pour les femmes de l’aristocratie. En Espagne et en France, il est à la fois un outil pour se rafraîchir et un moyen de communication non verbale. Les éventails étaient peints à la main, avec des scènes mythologiques ou des motifs floraux, et servaient à transmettre des messages secrets (ex. : cacher un sourire, indiquer un intérêt romantique).
2. Langage de l’éventail

Dans l’Europe du XVIIIe siècle, les femmes utilisaient l’éventail pour communiquer discrètement avec les hommes. Voici quelques exemples de codes :

  • Tenir l’éventail de la main droite : « Vous me plaisez. »
  • Couvrir l’oreille gauche : « Ne me trahissez pas. »
  • Fermer l’éventail lentement : « Je vous aime. »
  • Faire glisser l’éventail sur la joue : « Je vous aime tendrement. »

Ces codes variaient selon les pays et les époques, mais l’éventail restait un outil de séduction et de pouvoir pour les femmes.

3. Symbole de statut social
  • Chine et Japon : Les éventails étaient des objets de luxe, réservés aux femmes de haut rang. Les éventails en ivoire, en soie ou en laque étaient des cadeaux prestigieux.
  • Europe : Posséder un éventail en dentelle, en plumes ou en ivoire était un marqueur de richesse. Les éventails étaient souvent offerts en dot ou en cadeau de mariage.
4. Art et artisanat
  • Peinture et décoration : Les éventails étaient des supports artistiques. En Europe, des peintres comme François Boucher ou Jean-Honoré Fragonard ont créé des éventails pour les salons parisiens.
  • Techniques : La fabrication d’un éventail pouvait prendre des mois, avec des matériaux comme la soie, le papier washi (Japon), ou les plumes d’autruche.
5. Aujourd’hui

L’éventail reste un accessoire de mode, notamment dans les tenues traditionnelles (ex. : kimono, robe de flamenco) ou comme objet de collection. Il est aussi utilisé dans les danses (ex. : fan dance en Espagne) ou comme symbole de résistance (ex. : éventails portés lors de manifestations pour le droit des femmes). (Qwant)

 

- Carmen – Mon dessin

Airs célèbres
  • Acte I : Chœur des gamins « Avec la garde montante », Chœur des cigarières « Dans l’air, nous suivons des yeux ».
  • Acte II : Habanera « L’amour est un oiseau rebelle », Séguidille « Près des remparts de Séville », Air d’Escamillo « Toréador, en garde ».
  • Acte III : Air de Micaëla « Je dis que rien ne m’épouvante ».
  • Acte IV : Duo final « C’est toi ! – C’est moi ! ».
L’éventail dans Carmen

L’éventail n’est pas un accessoire central de l’opéra, mais il symbolise parfois la séduction et la liberté de Carmen. Dans certaines mises en scène, il est utilisé comme accessoire de jeu ou de provocation, renforçant son caractère envoûtant et imprévisible.

Contexte et postérité
  • Carmen est l’opéra le plus joué au monde, malgré un accueil critique mitigé à sa création.
  • Bizet s’inspire d’un exotisme à la mode, mais donne à Carmen une dimension de femme libre, en avance sur son époque. (Qwant)

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Publié dans art pictural

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Eugène Le Poittevin - Bains de mer à Etretat

Publié le par bmasson-blogpolitique

Eugène Le Poittevin

Bains de mer à Etretat

Etretat

  • Eugène Le Poittevin (1806–1870) a peint plusieurs œuvres représentant les bains de mer à Étretat, une station balnéaire en vogue sous le Second Empire.
  • Le tableau le plus célèbre, "Bains de mer à Étretat" (vers 1866), est conservé au musée des Beaux-Arts de Troyes (huile sur toile, 66,7 × 150,2 cm). Il représente une scène de plage animée, avec des baigneurs et des Parisiens en villégiature, devant les falaises emblématiques d’Étretat.
  • Une autre version, "Les Bains de mer, plage d’Étretat" (1865), a été acquise par Napoléon III au Salon de 1865, mais son emplacement actuel reste inconnu.

Autres œuvres liées

  • Une esquisse préparatoire, "Baignade à Étretat" (vers 1858, huile sur panneau, 21 × 48,5 cm), est conservée en Normandie et montre des personnages comme Guy de Maupassant et Eugénie Doche.
  • Un dessin à la plume et encre de Chine (1865) reprend une partie de la composition du tableau exposé au Salon de 1865.

Expositions et postérité

  • Le tableau de Troyes a été présenté lors de l’exposition "L’Invention d’Étretat" au Musée des Pêcheries de Fécamp en 2020, qui explorait le rôle de Le Poittevin dans la promotion d’Étretat comme destination artistique.

Ces œuvres illustrent l’évolution des paysages normands et l’émergence d’une société de loisirs, annonçant en partie l’impressionnisme. (Qwant)

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Publié dans art pictural

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