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Fernand Léger - 15 femmes -

Publié le par bmasson-blogpolitique

Fernand Léger - 15 femmes -


- Deux femmes
Fernand Léger a réalisé plusieurs œuvres intitulées « Deux Femmes », notamment « Les Deux femmes au bouquet » (1921) marquant son retour à la figure après la guerre, et « Deux Femmes » (1955), une lithographie basée sur un tableau de 1929, ainsi que « Deux femmes tenant des fleurs » (1954). (Qwant)
- Femme au miroir - 1920
Femme au miroir est une peinture de Fernand Léger réalisée en 1920, à l’huile sur toile. Elle mesure 35 × 27 cm et appartient aux collections du Musée d’Art moderne de Paris. (navigart.fr)
- Marie l'acrobate 
Le tableau date de 1933. Léger y reprend le thème du cirque et représente l’acrobate en plein mouvement, avec des formes stylisées plutôt que réalistes. (persee.fr)
- Trois femmes sur fond rouge 
Trois femmes sur fond rouge est un tableau de Fernand Léger peint en 1927, à l’huile sur toile. Trois figures féminines aux formes massives, dessinées en gris et cernées de noir, se détachent sur un fond rouge uni. L’œuvre est conservée au Musée d’Art moderne et contemporain de Saint-Étienne Métropole.
Le titre désigne parfois aussi une mosaïque inspirée du tableau, réalisée par Heidi Melano et conservée aux Abattoirs de Toulouse.(fr.wikipedia.org)
- Femme avec un vase - 1924
Femme avec un vase est une peinture de Fernand Léger datée de 1924. Il s’agit d’une huile sur toile représentant une femme construite en volumes très marqués, presque sculpturaux. Cette solidité des formes et la simplification géométrique sont caractéristiques de l’approche moderniste de Léger
(artsdot.com)
- Femme sur fond jaune 
Femme sur fond jaune est une lithographie de Fernand Léger datant de 1952. Des exemplaires sont décrits comme signés ; l’un est indiqué comme appartenant à une édition non numérotée de 150. (mutualart.com)
- La Lecture - 1924  
La Lecture est une peinture de Fernand Léger réalisée en 1924, à l’huile sur toile. Elle mesure 113,5 × 146 cm et appartient aux collections du Centre Pompidou.
Le tableau montre deux femmes monumentales tenant des livres ouverts. Leurs regards sont tournés vers le spectateur plutôt que vers leurs pages. Léger y traite les corps comme des formes plastiques, en jouant sur les contrastes de couleurs, de postures et de volumes. (bonheurdelire.over-blog.com)
- Trois femmes 1921 - 1922
Trois femmes, tableau de Fernand Léger daté de 1921 — et non de 1921–1922. Il s’agit d’une huile sur toile de grand format (184 × 252 cm), également connue sous le titre Le Grand Déjeuner. La composition montre trois femmes nues dans un intérieur, traitées par Léger en formes géométriques et presque mécaniques (google.com)
- Femme allongée - 1922
Cette peinture à l’huile sur toile, également désignée en anglais sous le titre Reclining Woman, mesure 64,5 × 92 cm. Elle appartient à la collection de l’Art Institute of Chicago 
Léger représente une femme vêtue de jaune, allongée et tenant un livre. Au lieu de privilégier un modelé naturaliste, il construit la figure avec des formes géométriques et des volumes arrondis, presque tubulaires. La composition fait ainsi écho à son intérêt pour les machines, les objets fabriqués et les formes modernes (artic.edu)
L’œuvre s’inscrit dans les recherches menées par Léger au début des années 1920 : faire coexister la figure humaine et un univers visuel géométrisé, inspiré de la vie moderne. Au Centre Pompidou, une toile de la même période, Femmes dans un intérieur (1922), est décrite comme mettant en scène une femme allongée parmi des meubles tubulaires et des figures aux reflets métalliques — un contexte qui éclaire les préoccupations de l’artiste, sans qu’il s’agisse de la même œuvre  (google.com)

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Les femmes peintres - 8

Publié le par bmasson-blogpolitique

Adèle Romany 
Autoportrait présumé d'Adèle Romanée et de sa fille - 1799

La date généralement indiquée est vers 1799 — pas nécessairement 1799 avec certitude. Le mot « présumé » signale que l’identification de la mère comme Adèle Romanée et de l’enfant comme sa fille reste une attribution, plutôt qu’un fait établi. L’œuvre est conservée au Musée des Beaux-Arts de Rouen. (instagram.com)

Alice Pike Barney, 
Self-portrait with palette - 

Autoportrait avec une palette -1906 
Autoportrait avec une palette (Self-Portrait with Palette) est une peinture à l’huile sur toile d’Alice Pike Barney, réalisée vers 1906. Elle mesure environ 84,5 × 61,3 cm et appartient au Smithsonian American Art Museum, à Washington 
L’artiste s’y représente avec une palette, soulignant son identité de peintre. L’œuvre n’est actuellement pas exposée, selon le musée (americanart.si.edu)

Anna  Dorothea Terbusch 
Autoportrait - 1765 

Les sources consultées mentionnent plutôt un autoportrait au chapeau noir, daté de 1753, et un autre autoportrait conservé à Berlin, daté de 1777. 
En 1765, Therbusch s’installe à Paris. Il est donc possible que l’année soit confondue avec une autre œuvre ou une autre date. (fr.wikipedia.org)

Esther Inglis 
Autoportrait - 1595

Le portrait d’Esther Inglis daté de 1595 n’est pas un autoportrait : il a été peint par un artiste non identifié, à l’huile sur panneau. Inglis avait alors environ 24 ans ; elle épousa Bartholomew Kello l’année suivante. 
(nationalgalleries.org)
Elle a toutefois réalisé de petits autoportraits dans ses manuscrits, à partir de 1599. (exhibitions.ed.ac.uk)

Helene Schjerfbeck
Self-portrait - Autoportrait - 1912 

Autoportrait (1912), une œuvre de la peintre finlandaise Helene Schjerfbeck. 
L’œuvre appartient aujourd’hui aux collections de l’Ateneum, à Helsinki. 
Un regard intérieur
Schjerfbeck ne cherche pas tant à livrer une image flatteuse qu’à rendre une présence psychologique. Le visage, frontal et concentré, impose un face-à-face avec le spectateur. Son expression est retenue, mais intense : elle invite à s’interroger sur l’identité et le passage du temps, comme le souligne le musée Ateneum. 
Une peinture dépouillée, mais vibrante
La composition est resserrée autour du visage. Les formes sont simplifiées et les détails réduits : le portrait semble aller à l’essentiel plutôt qu’à la ressemblance minutieuse. Cette économie de moyens concentre l’attention sur l’expression. La couleur, en revanche, est particulièrement affirmée — presque « féroce », selon la directrice de l’Ateneum — et donne au tableau une énergie peu attendue dans une image aussi sobre. (ateneum.fi)


Judith Leyster 
Autoportrait - 1630 

Autoportrait de Judith Leyster (vers 1630) : la peintre néerlandaise se représente à son chevalet, pinceau suspendu, palette et nombreux pinceaux en main, tournée vers le spectateur avec assurance. Sur la toile qu’elle peint apparaît un violoniste, sujet qui rappelle ses scènes de genre. (artchive.com)
L’œuvre est conservée à la National Gallery of Art, à Washington. Longtemps attribuée à Frans Hals, elle a été reconnue comme une œuvre de Leyster après la redécouverte de l’artiste. (nga.gov)

Charles Camoin 
L’artiste dans son atelier (Emilie à son chevalet) vers 1908

L’Artiste dans son atelier (Émilie à son chevalet), une œuvre de Charles Camoin datée d’environ 1908. Émilie est la peintre Émilie Charmy, proche de Camoin et elle-même artiste. À cette époque, Camoin travaillait à Montmartre et sa peinture évoluait vers une facture plus expressionniste.(magazine.interencheres.com)


Edouard Manet 
Eva Gonzalès - 1870 

Eva Gonzalès est un portrait peint par Édouard Manet en 1870. On y voit son élève assise devant son chevalet, en robe blanche, occupée à peindre une nature morte de fleurs. Manet a présenté le tableau au Salon de Paris en 1870. L’œuvre est conservée à la National Gallery, à Londres. (fr.wikipedia.org)

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Félix Vallotton - Femmes (19)

Publié le par bmasson-blogpolitique

Félix Vallotton

Les femmes (19)

Femme au bouquet - 1922 

Femme au bouquet est une huile sur toile de Félix Vallotton, peinte en 1922. Le tableau représente un modèle en robe jaune arrangeant des fleurs ; il mêle portrait, nature morte et paysage. Il est conservé au Petit Palais, à Paris. (artscape.fr)

Le coup de vent – 1894

Le Coup de vent est une xylographie — une gravure sur bois — réalisée par Félix Vallotton en 1894. La scène montre une femme surprise par une rafale, sujet quotidien traité avec l’ironie et la simplification graphique caractéristiques de ses gravures. (felixvallotton.wordpress.com)

La Bibliothèque nationale de France conserve une notice de l’œuvre, située à Paris et datée de 1894. (essentiels.bnf.fr)

Intérieur avec femme en rouge – 1903

Intérieur avec femme en rouge de dos est une huile sur toile peinte par Félix Vallotton en 1903. La femme représentée serait son épouse, Gabrielle. Le tableau mesure environ 93 × 71 cm et appartient aux collections du Kunsthaus de Zurich. 

(commons.wikimedia.org)

La scène fait partie des intérieurs que Vallotton peint à cette période, avec Gabrielle traversant les pièces de leur maison.  (getdailyart.com)

Intérieur avec une jeune fille écrivant – 1905

Intérieur avec une jeune fille écrivant est une peinture de Félix Vallotton datée de 1905. Elle est réalisée à l’huile sur toile et mesure environ 62 cm de haut. (commons.wikimedia.org)

Le titre anglais est Interior with a Young Girl Writing. L’œuvre est signalée comme faisant partie d’une collection privée. (meisterdrucke.fr)

La valse – 1893

La Valse (1893) est une huile sur toile de Félix Vallotton, conservée au MuMa – musée d’art moderne André-Malraux, au Havre. Elle mesure 61 × 50 cm. 

La scène montre des couples de patineurs tournoyant sur la piste de l’ancien Palais des Glaces, à Paris. Les formes simplifiées, les mouvements entrelacés et les points colorés qui évoquent la lumière sur la glace en font une œuvre précoce de sa période nabi. (muma-lehavre.fr)

Lady at the Piano - Femme au piano

« Lady at the Piano » (« Femme au piano ») est un tableau de Félix Vallotton, daté de 1904 et conservé au musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg.  (leblogdebrigittemasson.blogspot.com)

Le Bon Marché – 1893

Le Bon Marché (1893) est une gravure de Félix Vallotton, réalisée sur papier. En noir et blanc, elle montre la foule des clients et des employés dans les rayons du grand magasin parisien, avec une composition dynamique qui donne une impression d’effervescence. L’œuvre mesure 36,6 × 29,2 cm selon la présentation du Bon Marché. (lebonmarche.com)

Vallotton, surtout connu à cette époque pour ses gravures, simplifie les formes et joue sur les contrastes marqués du noir et du blanc. (cineclubdecaen.com)

Le chapeau vert – 1896

Le chapeau vert (1896) est une lithographie en couleurs de Félix Vallotton, conservée à la National Gallery of Art à Washington, dans la collection Rosenwald. Son numéro d’inventaire est 1950.16.255 (commons.wikimedia.org)

Les modistes – 1894

La Modiste (1894) de Félix Vallotton est une gravure sur bois, aussi appelée xylographie, imprimée sur papier. La planche mesure environ 18 × 22,6 cm. L’œuvre est conservée à la National Gallery of Art, à Washington. (commons.wikimedia.org)

Scène de rue à Paris – 1897

Scène de rue à Paris est une œuvre de Félix Vallotton datée de 1897. Elle est réalisée à la gouache et à l’huile sur carton, mesure 35,9 × 29,5 cm et appartient à la collection Robert Lehman du Metropolitan Museum of Art, à New York. (metmuseum.org) (commons.wikimedia.org)

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Publié dans art pictural

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Elena Poniatowska - La fille du philosophe.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Elena Poniatowska

La fille du philosophe.

Editions Actes Sud.

1989

Au Mexique : 1985

 

Les femmes amoureuses se laissent faire car elles sont pleines de sucre (= d’amour). (p 18)

« Quelque chose nous a traversés, une trêve transparente. » (p 23)

« Sa mère avait des yeux tristes de femme qui écoute la nuit. » (p 73)

« Pour la première fois de ta vie, fais quelque chose pour toi-même. » (p 171)

« Le bon indice de santé mentale, est de commencer à s’aimer soi-même. » (p 176)

 

Quelques visages :

Tous les coqs du monde avaient piétiné son visage, le creusant de pattes. » (p 24)

« Son visage est un jardin. » (p 26)

« A quoi bon voir le visage du matin tout griffé par les chats ? » (p 29)

« A un moment donné, la vie se transforme en un seul visage. » (p 39)

« Les visages de conspirateurs, de ronde de nuit, de lieu du crime. » (p 103)

Publié dans mes poésies

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Ayaan Hirsi Ali - Ma vie rebelle.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Ayaan Hirsi Ali

Ma vie rebelle

Editions Nil

2006

 

Les femmes dans la famille.

La femme Baarri est une bête de somme docile et dévouée, dressée et accueillante. Elle ne se fait jamais plaisir et ne réclame rien. (p 30)

Une fille ne défie pas son père, par peur d’être désavouée en cas de désobéissance.

Elevés à force de taloches, les enfants atteindraient bien l’âge adulte. On ne les informe pas et on ne les écoute pas. (p 56)

A 35-40 ans, sa mère est malheureuse et remâche sa rancune. Elle oscille entre violence et dépression. La vie qu’elle a vécue n’est pas ce qu’elle avait rêvé. (p 118)

La perte de confiance en soi rend introverti et antisocial. (p 385)

La peur de la sexualité.

En Somalie, les filles sont élevées dans la méfiance des hommes. Perdre sa virginité, de gré ou de force, est le plus grand déshonneur qui soit pour les hommes du clan. (p 21)

Les femmes rebelles sont l’objet des djinns ou des sorcières. (p 31) (1)

En 1978, si sa mère sort seule en Arabie Saoudite, elle apparaît comme une proie facile. Elle est en danger, à peine humaine, sans protection. C’était dégradant et humiliant. (p 89)

Dans la poésie somalienne, il  n’y a pas de femmes, ni de romantisme pour ne pas éveiller la sexualité considérée comme « vile ». (p 121) (2)

Une fille « bien » est une vierge qui souffre pendant les rapports sexuels avec son mari. (p 241)

Elle découvre que la peur des pulsions sexuelles qu’on inculque aux femmes ne les protège pas des grossesses et des maladies. (p 385) (3)

L’excision.

Les jeunes filles somaliennes comparent leur excision. C’est à qui sera cousue la plus serrée. Elles sentent coupables d’avoir leurs règles. Les règles sont « la preuve » qu’elles valent moins que les hommes. (p 190)

L’excision ne supprime ni le désir, ni le plaisir féminin. Elle est inefficace et douloureuse. (4) (p 237) L’excision ne supprime pas les pulsions sexuelles. (p 385)

La liberté.

En partant pour le Canada, elle s’arrête à Bonn. Elle réussit à se débrouiller toute seule et ressent un sentiment de pouvoir et de liberté. Le monde était moins dangereux que ce que sa famille lui en avait dit. (p 311)

Pour elle, la liberté c’est prendre ses décisions toute seule. (6) Elle veut une vie qui lui appartienne. (p 313) (7)

En Hollande, elle culpabilise d’avoir désobéi à ses parents. Son amie lui répond qu’elle a raison de faire passer son intérêt en premier. (8) Prendre sa vie en main n’a rien d’égoïste. (p 364) (9)

La lecture.

Enid Blyton (Club des 5, des 7) écrivait des histoires d’amitié, d’égalité entre les garçons et les filles, de liberté, d’exploits, de confiance. (p 112) (10)

Sa sœur Haweya aimait lire tout en mangeant. De retour en Somalie, elle ne pouvait plus le faire. Les grands plats à partager l’en empêchaient. Elle déprime et maigrit. (p 172)

A 17 ans, Ayaan rentre en Somalie. Sa déception est inavouée. Lire les livres, même les plus médiocres, lui changeait les idées et lui faisait un « courant d’eau fraîche irrigant le lit d’une rivière asséchée ». (p 222)

Les réfugié-es.

Ayaan sert de traductrice pour les réfugié-es demandeur-euses d’asile au Pays-Bas. Une femme galla lui raconte que son bébé a été jeté au feu par un soldat hawiye et elle a été obligée de le regarder. (p 392) (11)

L’éducation des filles.

Pourquoi l’intégration des Marocains et des Turcs aux Pays-Bas est-elle si difficile ?Ndlr : elle ne mentionne pas la racisme, ni le plafond de verre qui les bloque…

C’est pareil pour les femmes. Elle en rencontre à l’université et pense que toutes les femmes sont comme elles.

Pays-Bas

Pays islamiques

Elle est persuadée que les femmes ne sont pas dominées par les hommes en Europe.

Les femmes peuvent sortir seules.

Elles s’habillent plus ou moins comme elles le désirent.

Elles peuvent aller à l’université et peuvent voyager.

Elles peuvent acheter un appartement.

Non.

(p 467)

Ndlr : Il ne faudrait pas croire que les Pays-Bas est un pays égalitaire. Il existe des femmes qui sont d’accord avec le patriarcat.

Les femmes peuvent compter sur elles-mêmes.

Elles sont dociles et soumises. (p 467)

Ndlr : toutes les femmes n’ont pas confiance en elles-mêmes en Europe…

 

Les femmes sont privées de droits sociaux. Ignorantes, elles élèvent leurs enfants dans l’ignorance. (p 466)

Ndlr : ignorance de quoi ? Qu’il soit possible de rêver à une société égalitaire ?

Les femmes peuvent choisir leur compagnon et le nombre d’enfants quels auront, et quand. (p 469)

Non.

Ndlr : sauf celles qui sont violées…

Elles peuvent développer leur créativité en art, en musique, au théâtre. (p 468)

Non.

Ndlr : quel optimisme…Ce n’est pas donné à tout le monde.

Elles ont acquis un esprit critique.

Non. Les filles servies dans l’enseignement apprennent par cœur.

Ndlr : elle oublie que l’école sert de sélection sociale…

Les religions.

En Hollande, il y a des extrémistes qui prennent la Bible au pied de la lettre, en 2011. (p 448)

Elle propose de refuser de subventionner les écoles religieuses par l’état. (p 468)

A la télévision, elle affirme que l’islam est arriéré en matière de politique, de femmes et d’éducation. Elle se met en danger. (p 483)

La police d’Amsterdam et de Leyde la protègent. Deux gardes du corps sont payés par son parti politique, le Parti des Travailleurs. (p 488)

Elle fuit aux USA, en Californie, en 2002. (p 491)

Elle ne croit plus en Dieu, au grand désespoir de son père. (p 517)

Avec Théo van Gogh, ils tournent un film « L’Insoumission » (Submission), sur le refus de se soumettre à Allah. Il sera assassiné en 2004. (p 53) (12)

Vocabulaire :

Avunculaire (caractère masculin) (p 486) : qui a un rapport avec l’oncle maternel, ou qui évoque son rôle. Par extension, se dit d’une attitude bienveillante et protectrice, comme celle d’un oncle envers ses neveux ou nièces. (Qwant)

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  1. Les sources ne disent pas que les femmes rebelles sont l’objet des djinns ou des sorcières ; elles présentent plutôt la figure de la sorcière comme un symbole de révolte féminine, parfois éloigné de la réalité historique. (Qwant)
  2.  Cette affirmation est inexacte : la poésie somalienne compte notamment le buraanbur, un genre féminin. (Qwant)
  3. Oui : inculquer la peur du désir sexuel ne protège pas les femmes des grossesses ni des infections sexuellement transmissibles ; une information fiable, le consentement et l’accès à la contraception et aux préservatifs sont essentiels. (Qwant)
  4. Oui : l’excision ne supprime pas le désir féminin et n’apporte aucun bénéfice médical ; elle peut au contraire provoquer douleurs, traumatismes et complications durables. (Qwant)
  5. Dans le livre "Celle qui savait se débrouiller toute seule" d'Alexis Jenni, Ada Blackjack réussit à se débrouiller seule dans un environnement extrême, ce qui lui confère un sentiment de pouvoir et de liberté. Elle apprend à chasser, à se chauffer et à se protéger, ce qui témoigne de sa détermination et de son courage face à l'adversité. Cette histoire met en lumière le destin d'Ada, qui, malgré ses peurs et sa condition, démontre que la résilience et la force intérieure peuvent transformer des situations difficiles en expériences enrichissantes.
  6. Oui, on peut le dire ainsi : être libre, c’est pouvoir prendre ses propres décisions. Mais la liberté, c’est aussi pouvoir choisir en tenant compte des autres et assumer les conséquences de ses choix. (Qwant)

(7)La citation « La liberté, c’est vouloir une vie qui nous appartienne » pourrait être interprétée comme une réflexion sur l'importance de la liberté dans la vie d'une personne.

La liberté est également considérée comme un droit fondamental, permettant à chacun de décider de sa propre vie sans contrainte extérieure. 

Ces perspectives soulignent que la liberté est un choix personnel et essentiel pour vivre une vie significative et autonome.

(8) Ça dépend de la situation : faire passer son intérêt en premier peut être sain si elle pose des limites et se protège, mais cela ne justifie pas de léser ou de manipuler les autres. (Qwant)

(9) Exactement. Prendre sa vie en main, ce n’est pas négliger les autres : c’est reconnaître que ses besoins et ses choix comptent aussi. Poser des limites, chercher ce qui nous fait du bien et décider de sa direction, ce n’est pas être égoïste — c’est prendre soin de soi. (Qwant)

(10) Charme du Club des cinq et du Clan des sept : des enfants qui agissent par eux-mêmes, se serrent les coudes et vivent des aventures où le courage et la débrouillardise comptent beaucoup.

On peut toutefois nuancer l’idée d’égalité : les filles y sont souvent courageuses et actives, mais les rôles et les attitudes reflètent aussi les normes de l’époque où Enid Blyton écrivait. (Qwant)

(11) « Galla » et « Hawiye » renvoient à des peuples de la Corne de l’Afrique. (Qwant)

(12) Submission (« Soumission »), le court-métrage réalisé par Theo van Gogh avec Ayaan Hirsi Ali, et non à un film intitulé L’Insoumission. Il a été diffusé à la télévision néerlandaise en 2004 ; van Gogh a été assassiné à Amsterdam le 2 novembre de la même année.  (lemonde.fr)

À noter qu’il s’agit du réalisateur Theo van Gogh (1957–2004), et non de son homonyme, le frère de Vincent van Gogh, mort en 1891. (Qwant)

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Prévert - Collages

Publié le par bmasson-blogpolitique

Prévert

Collages

Editions Maegh

1995

                                                                  Jacques Prévert et sa fille Michèle                     

Raymond Queneau a fait connaître un livre de collages dans « What a life ! », publié en 1911. (1)

Max Ernst a créé des collages en 1920. (2)

Prévert s’y est mis en 1940. (p 18) (3)

En 1943, Prévert termine « Les enfants du Paradis ». (p 23) (4)

Janine disait de lui : « Il était si distrait que j’avais peur, quand il était dans la mer, qu’il oublie de nager. » (p 27)

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(1) What a Life !, paru à Londres en 1911, est un livre de collages signé E. V. L. et G. M. — Edward Verrall Lucas et George Morrow. Raymond Queneau l’a fait connaître en France en lui consacrant un article en 1930, où il saluait une œuvre annonçant l’« esprit moderne ». (fr.wikipedia.org)

Le livre a ensuite été traduit en français sous le titre Quelle vie !.  (editions-prairial.fr)

(2) En 1920, Max Ernst réalise notamment des collages associés au mouvement Dada, en utilisant des images imprimées qu’il découpe et assemble pour créer des compositions nouvelles. (Qwant)

(3) Dans les années 1940. Plus précisément, son premier collage connu, Portrait de Janine, date de 1943. Il s’est mis à cette pratique plus assidûment en 1948, pendant une convalescence après un accident.  (jacquesprevert.fr)

(mep-fr.org)

(4) Jacques Prévert a écrit le scénario des Enfants du paradis en 1943, mais le film de Marcel Carné n’est sorti qu’en 1945. (Qwant)

(5) Cette phrase est attribuée à Janine au sujet de Jacques Prévert : elle évoque avec humour sa grande distraction.  (mobile.x.com)

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Publié dans mes poésies

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Dominique Mainon et James Ursini - Mae West

Publié le par bmasson-blogpolitique

Dominique Mainon et James Ursini

Mae West

Movie Icons

Editions Taschen – 2008

 

Elle est belle, intelligente, sexy et cynique.

                                                                 Mae West - "Je ne suis pas un ange" 

Mae West a enregistré un album avec des chansons des Beatles. Elle a revisité à sa manière les paroles. (p 174) (1)

Les Beatles utilisent son image sur la couverture du disque « Sergeant  Pepper’s Lonely Hearts Club Band. » (p 19) (2)

Dali a créé un sofa en fonction des formes de ses lèvres. (3)

Ele fait ses débuts au théâtre, en 1928, à Brooklyn. (p 165) Elle écrit deux pièces de théâtre « Sex » et « The Drag » qui parle d’homosexualité. (4) Son compte en banque explose. (p 20) « Je suis pour la censure. Elle m’a rapporté une fortune» dit-elle.  (p 26)

Elle passe huit jours en prison. Le gardien est amoureux d’elle.  (5)

Mae West découvre Gary Grant (il en était à son 8e film). Il est devenu une star grâce à elle. (p 44 et 69)

Dans « Je ne suis pas un ange », en 1933, elle met sa tête dans la gueule d’un lion. (6)

 

1934 (p 83)

Mae West

400 000 dollars

W.C. Fields

155 000 dollars

Marlene Dietrich

145 000 dollars

Charlie Chaplin

143 000 dollars

1935

Hearts

Il est le seul à gagner plus qu’elle (p 118)

 

En 1935 ; elle lutte contre la Paramount qui lui impose des restrictions dans ses textes. (p 90) (7)

Mariage avec Franck Wallace :

« Quand je dis non, ce n’est pas peut-être. » Il dit qu’il l’a épousée dans le Milwaukee. Elle répond qu’elle a eu une douzaine de prétendants. Pourquoi veut-elle que ce mariage reste secret ? (p 100) (8)

Dans Annie Klondike, en 1936, elle joue une actrice menacée de vitriolage. (p 112) (9)

En 1936, elle est censurée par Hearts, dans ses journaux. Il est outré par le film Annie Klondike. (p 117) (10)

                  Mae West en robe Schiaparelli - 1937 (avec Daniel Roseberry - Sac collection Renaissance )

Elsa Schiaparelli lui compose ses robes seyantes, en 1937, dans « Chaque jour, des vacances. » (p 133) (11)

Elle sera bannie de NBC après un sketch avec Charlie McCarthy.

Elle ne jouera plus pendant trois ans. Les distributeurs la boycottent. (p 142)

Elle fait une tournée triomphale avec « Diamond Lil », en Grande-Bretagne, en 1948. (p 167) (12)

En 1959, elle écrit son autobiographie « La vertu n’est pas mon fort. » (p 184)

En 1970, elle tourne encore au cinéma, dans « Myra Breckinridge ». Elle est choisie car elle a su établir des liens privilégiés avec le milieu travesti. (p 171)

1978 est l’année de sa dernière apparition, cinquante ans après ses débuts. (p 177)

 

Citations :

« Quand je suis bonne, je suis très bonne. Mais quand je suis mauvaise, je suis encore « meilleure » ». (p 12)

« Même quand c’est trop, ça peut être divin. » (p 16)

« Normalement, j’évite la tentation, jusqu’à ce que je n’y résiste plus. » (p 19)

« L’amour a raison de tout, sauf de la pauvreté et des rages de dents. » (p 50)

« La vertu est certainement payante, mais pas au box office. » (p 53)

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  1. Mae West a enregistré des reprises des Beatles sur Way Out West (1966) et Wild Christmas, qui comprend « With Love from Me to You ».

L’album s’intitule Way Out West, paru en 1966. Mae West y reprend « Day Tripper », une chanson des Beatles écrite par John Lennon et Paul McCartney. L’album comprend aussi des reprises de « Twist and Shout » et de « If You’ve Gotta Go, Go Now » — cette dernière ayant été popularisée par les Beatles, mais écrite par Bob Dylan. (en.wikipedia.org)(discogs.com)

(2) Mae West figure bien sur la pochette de Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band, parmi les personnalités réunies autour des Beatles. Elle aurait d’abord refusé que son portrait y apparaisse, avant d’accepter après que les Beatles lui ont écrit pour lui demander sa permission. (sgtpepper.udiscovermusic.com)

(3) le canapé Mae West Lips Sofa reprend la forme des lèvres de l’actrice Mae West. Mais il s’agit d’une création de Salvador Dalí et de son mécène Edward James : James a proposé de transformer en canapé une image de Dalí représentant le visage de Mae West comme un appartement surréaliste. Le modèle a été réalisé en 1937-1938.  (vam.ac.uk)

(4) Sex (1926) raconte l’histoire d’une prostituée ; c’est surtout The Drag (1927), sous-titrée « comédie homosexuelle en trois actes », qui met en scène des personnages gays et aborde l’homosexualité. West l’a écrite sous le pseudonyme Jane Mast. La pièce fut jouée hors de New York, mais n’atteignit pas Broadway.  (theguardian.com) (en.wikipedia.org)

On peut donc dire que Mae West a écrit ces deux pièces, mais que The Drag est celle qui traite directement de l’homosexualité.  (books.google.com)

(5) En 1927, Mae West a été condamnée à dix jours de prison pour sa pièce Sex, jugée obscène. Elle a été libérée deux jours plus tôt pour bonne conduite : elle a donc passé huit jours en prison.  (pbs.org)

(6) dans Je ne suis pas un ange (I’m No Angel, 1933), Mae West incarne Tira, une artiste de cirque qui accepte de mettre la tête dans la gueule d’un lion. La scène fait partie de son numéro de dompteuse — mais, selon une critique publiée à l’époque, elle place plutôt son visage entre les mâchoires du lion que toute sa tête dans sa gueule  (nytimes.com)

(7) en 1935, Mae West se heurte aux restrictions de la Paramount et à l’application plus stricte du Code de production hollywoodien. Après le succès de ses films précédents, ses personnages et leurs sous-entendus sexuels sont davantage édulcorés dans Goin’ to Town (1935).  (cinema.ucla.edu)

(8) Mae West a épousé Frank Wallace le 11 avril 1911 à Milwaukee, alors qu’elle avait 17 ans. Leur mariage est resté secret : selon son avocat, un agent de spectacle leur avait conseillé de le cacher pour préserver l’image de Mae West comme jeune artiste célibataire. Ils se seraient séparés peu après et n’auraient ensuite plus vécu ensemble.

Le mariage a été découvert en 1935, lorsqu’une employée a retrouvé l’acte dans les archives. Mae West a d’abord nié connaître Wallace et a déclaré n’avoir jamais été mariée. En 1937, elle a finalement reconnu le mariage devant un tribunal. Le divorce a été prononcé en 1942, mettant fin à leur union légale de 31 ans. (milwaukeenotebook.com)

(9) Dans Annie du Klondike (Klondike Annie), film de 1936, Mae West incarne Rose Carlton, une chanteuse de music-hall menacée de vitriolage par son amant. Après sa fuite vers l’Alaska, elle prend l’identité d’Annie Alden. (Qwant)

(10) il s’agissait plutôt d’un boycott médiatique que d’une censure officielle. En 1936, William Randolph Hearst et ses journaux attaquèrent le film de Mae West Klondike Annie, en le présentant comme une atteinte à la moralité. Des comptes rendus rapportent que des raisons personnelles auraient aussi motivé cette campagne, sans les établir avec certitude.  (maewest.blogspot.com)

(11) Elsa Schiaparelli a conçu les costumes de Mae West dans le film Every Day’s a Holiday, sorti en 1937. Elle a notamment travaillé à partir d’un mannequin réalisé selon les mesures de l’actrice, car West était à Hollywood et Schiaparelli à Paris, collaboration a aussi inspiré le flacon du parfum Shocking, dont la silhouette évoque les formes de Mae West. (asufidmmuseum.asu.edu)

(12) Mae West a bien emmené Diamond Lil en tournée au Royaume-Uni en 1948. La tournée s’est ouverte à Londres, au Prince of Wales Theatre, le 25 janvier, et la pièce y a connu un grand succès commercial. (maewest.blogspot.com)

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William Wells Brown - Récit de l’esclave fugitif - Ecrit par lui-même.

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William Wells Brown

Récit de l’esclave fugitif

Ecrit par lui-même.

Editions Purh – 2012

                                                                             

                                     William Wells Brown et Portrait d'un jeune homme. Fin du 18e s  

William Wells Brown (1814 ? – 1884) (1)

Son récit est paru en 1847.

 

L’esclave est privé de tous ses droits, y compris de son humanité. (p 21)

Enfant, après sa première fugue, il est fouetté et enfumé (toux et éternuements). En soins après les coups de fouet, on met du sel ou du rhum  sur les plaies,! (p 69) Ndlr : aïe, aïe, c’est la double punition.

                                        Esclave dans un filet - Françoise-Marie de Bourbon fille de Louis XIV  

Un esclave, Aaron, est en incapacité de 10 à 12 jours de travail, après ces traitements et punitions. (p 69)

A Pittsburg, un esclave est fouetté à mort, un homme libre de couleur est brûlé au bûcher. Le fouet sert pour le « dressage ». (p 71)

William est battu avec un bâton. Il est dans l’incapacité de travailler pendant cinq semaines. Il perd son travail qu’il avait en ville. (p 73)

A la Nouvelle-Orléans, on parque les esclaves dans un enclos. (p 81) (2)

                                                                                                   

                                      Esclave tête dans un casque à clé - Esclave de Dominique Deurbroucq

L’attitude de son maître est surprenante quand il demande à William de se trouver tout seul un nouveau maître en ville. Il y va sans être surveillé. Ndlr : C’est incroyable. (p 102)

La religion de tous les esclavagistes est : « Dieu a créé l’homme (noir) pour être esclave. » (p 116)

Les maîtres obligent les esclaves à se marier. Il n’y a jamais eu de procès pour bigamie. Le paternalisme et les profits augmentent avec la naissance de bébés. (p 121) (3)

A Cleveland, en face du Canada, il travaille en attendant que le lac dégèle. Il lit des livres à ses temps perdus et « ça lui fait le plus grand bien ». (p 139)

 

La liberté :

Pour lui, la liberté c’est de pouvoir disposer de son corps. (p 106) (4)

Etre libre, c’est ne plus être une marchandise, mais redevenir un homme qui peut faire ses propres choix. (p 135)

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  1. William Wells Brown (6 novembre 1814 – 6 novembre 1884) était un écrivain et militant abolitionniste afro-américain. Il est né à Lexington, dans le Kentucky, et mort à Chelsea, dans le Massachusetts. (Qwant)

(2) Au XIXᵉ siècle, des personnes réduites en esclavage étaient parfois détenues dans des « enclos » ou des dépôts avant leur vente à La Nouvelle-Orléans. La ville était alors un important centre de vente aux enchères, avec de nombreuses entreprises spécialisées dans le commerce d’êtres humains  (fr.wikipedia.org)

(3) L’idée est que la naissance d’enfants esclaves pouvait accroître la richesse des propriétaires, puisque ceux-ci prétendaient en détenir la propriété et pouvaient les exploiter ou les vendre. Cela renforçait souvent un paternalisme de façade : les maîtres se présentaient comme protecteurs ou « pères », tout en tirant profit de la domination et du travail forcé.

Cette logique variait selon les lieux et les périodes. Les femmes esclaves subissaient aussi des violences et des contraintes reproductives ; il ne faut donc pas confondre les discours paternalistes des propriétaires avec une véritable protection. (Qwant)

(4) Disposer de son corps, c’est pouvoir faire ses propres choix, sans contrainte ni contrôle imposé. Cette liberté suppose aussi le respect du consentement et des droits d’autrui. (Qwant)

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Jeanne Champion - Le fils du silence

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Jeanne Champion

Le fils du silence

Editions Fayard – 2006

                                                           Jeanne Champion et Palmyre en Syrie

Alexis, mendiant, a été peint par Georges de La Tour. (1)

Le récit se passe au 4e siècle, à Rome. (p 16) C’est une légende. (p 89)

La grandeur des justes qui ont laissé des traces dans l’histoire vient de leur capacité à dire « Non ». (p 193)

Le nombre 17 est important et revient souvent. Il représente la durée de son exil à Edesse, (2) en Syrie, puis de son séjour sous l’escalier dans la maison paternelle. (p 135)

 

Euphémien est le père d’Alexis. Il est sénateur romain. (p 43) (3)

Il oblige son fils à se marier. Alexis n’ose pas s’affronter à son père. Il fuit durant la nuit de noces. Pour justifier sa désobéissance, il utilise Dieu. (p 82) Il ne donne aucune explication à son refus de se marier car il sait qu’il ne sera pas écouté. Sa femme seule accepte sa décision. « Est-ce aimer que de posséder quelqu’un contre son gré ? » (p 101) L’évangile par Saint Luc dit le contraire : « Un enfant doit apprendre à servir et à donner ». (p 116) (4)

Les parents, même riches, doivent se méfier de leur enfant. (p 85) Le bonheur ne pleure pas. (p 119). Ndlr : mais on peut pleurer de bonheur…(5)

Le père pense qu’un homme reste fidèle à sa femme quand il va chez une prostituée. (p 124) (6)

L’incommunicabilité entre les deux êtres est extrême. Le père ne reconnaît pas son fils qui ne lui dit pas qui il est quand il rentre de Syrie. (p 129)

Dieu a-t-il créé les humains ou bien est-ce l’inverse ? (7) Les humains ont créé Dieu pour combattre la mort et s’assurer l’éternité. (p 137) (8)

 

Vocabulaire :

Hâve (lugubre ?) (p 117) : Hâve : très maigre, amaigri au point d’avoir le visage creusé.

Ex. : Il avait l’air hâve après plusieurs jours de maladie.

Lugubre signifie plutôt sombre, triste ou qui évoque la mort. (Qwant)

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(1) Oui, mais la scène représentée est la découverte du corps de saint Alexis. Dans la légende, Alexis a mené une vie de mendiant avant de revenir à Rome et de mourir sous l’escalier de la maison de ses parents, qui ne l’avaient pas reconnu.

L’œuvre de Georges de La Tour est généralement désignée sous le titre La Découverte du corps de saint Alexis. L’attribution de la version conservée à Nancy est toutefois discutée : les spécialistes y voient plutôt une réplique ancienne d’un original perdu.  (musee-lorrain.nancy.fr)

(2) Dans la légende de saint Alexis, 17 renvoie aux dix-sept années qu’il aurait vécues comme mendiant à Édesse, après avoir quitté Rome. Ce nombre est un élément récurrent du récit, mais il relève de la tradition hagiographique. (Qwant)

Selon sa légende, Alexis aurait quitté sa famille et sa vie de noble, puis gagné Édesse. Il y aurait distribué ses biens aux pauvres et vécu mendiant sous le porche d’une église, dans l’anonymat, pendant dix-sept ans. Quand les habitants découvrirent sa sainteté, il serait parti par humilité. Les récits divergent ensuite : l’un le fait mourir à Édesse, l’autre raconte son retour incognito à Rome. Cette histoire relève de la tradition hagiographique, et non d’une biographie historiquement établie.  (fr.wikipedia.org)

(3) Dans la légende de saint Alexis, Euphémien est présenté comme son père, un riche et noble sénateur romain. (Qwant)

(4) La phrase « Un enfant doit apprendre à servir et à donner » ne semble pas être une citation littérale de l’Évangile selon Luc. Vous pensez peut-être à l’enseignement de Jésus : « Le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie » (Luc 22, 27 ; voir aussi Marc 10, 45).

Ce passage parle de Jésus et de ses disciples, pas d’une règle formulée spécifiquement pour les enfants. (Qwant)

(5) Oui : le bonheur ne pleure pas, mais il peut nous faire pleurer. (Qwant)

(6) Cette idée peut sembler paradoxale, mais elle repose sur une définition très étroite de la fidélité : pour lui, une relation tarifée serait un acte sans attachement ni engagement, donc différent d’une liaison amoureuse. Cela ne signifie pas que sa femme le voit ainsi, ni que leur couple l’a accepté.

La fidélité n’a pas une définition universelle : elle dépend des limites convenues entre les partenaires. Sans accord explicite, aller voir une prostituée peut être vécu comme une trahison, même si l’homme affirme rester fidèle. (Qwant)

(7) Cela dépend du point de vue.

  • Dans les religions théistes, Dieu a créé les humains, même si les récits et les interprétations varient.
  • Du point de vue scientifique, l’espèce humaine est issue de l’évolution. La science n’établit pas si Dieu existe ou s’il est à l’origine de ce processus.
  • En philosophie, on peut aussi dire que les humains ont créé les représentations de Dieu — leurs récits, images et concepts — sans que cela tranche la question de l’existence d’un Dieu indépendant de ces représentations.

Ces réponses ne portent donc pas exactement sur la même chose : la science étudie l’origine biologique des humains ; la foi et la philosophie abordent aussi le sens et l’existence de Dieu. (Qwant)

(8) C’est une thèse forte, proche de certaines interprétations de la religion : la croyance en Dieu et en une vie après la mort peut répondre à la peur de disparaître et donner un sens à l’existence.

Mais elle ne suffit pas à expliquer toutes les religions ni toutes les conceptions de Dieu. Celles-ci peuvent aussi naître de l’émerveillement, de l’expérience spirituelle, du besoin de cohésion ou d’une réflexion sur l’origine du monde. Dire que « les humains ont créé Dieu » est donc une interprétation philosophique, pas un fait établi. (Qwant)

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Mémoires de madame Campan - Première femme de chambre de Marie-Antoinette

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Mémoires de madame Campan

Première femme de chambre de Marie-Antoinette

Editions Mercure de France

1988

                                                                     Madame Henriette Campan

La France compte 25 millions de Français-es. (p 110)

Elle a été la femme de chambre de Marie-Antoinette pendant 18 ans, entre 1174 et 1792.

Elle écrit ses Mémoires sous le 1er Empire. (p 10)

Jeune fille, elle se prénommait mademoiselle Genet. (p 11)

Elle a aimé Marie-Antoinette et a défendu l’aristocratie. « On connaît les décrets insensés du 4 août qui détruisaient les privilèges ». (p 286) « Nous vivions pour servir et aimer le roi. » (p 287)

Elle garde les bijoux et les diamants de Marie-Antoinette. (p 347)

Ayant travaillé pour Bonaparte après la Révolution, elle a été discréditée auprès des royalistes.

« Il ne faut confier les secrets qu’aux âmes fortes qui n’ont pas peur ». ( 440)

 

Louis XV.

Les badauds pouvaient le voir manger le dimanche. (p 15)

La Maison du Parc-aux-cerfs était située rue Saint Médéric à Versailles. (p 530) (1)

                                                                     Marie-Adélaïde de France                    

Michelet a participé à la calomnie. Il a affirmé qu’il existait une relation incestueuse entre Louis XV et madame Adélaïde. Le vicomte de Narbonne serait leur enfant. (p 532) (2)

Madame d’Andlau, de la famille de madame de Polignac, a donné des livres pornographiques à madame Adélaïde. Elle a été chassée de Versailles, avec une pension. (p 548) (3)

 

Marie-Antoinette.

Elle avait des dents mal implantées en mauvais état. (p 537)

La Cour est divisée devant son arrivée à Versailles. Les pour se regroupent autour de Choiseul, les contre autour du duc d’Aiguillon. Marie-Antoinette, « l’Autrichienne », le sait et elle place des gens qui vont lutter contre ses détracteurs. L’historiographe de France, monsieur Moreau, sera écarté de la bibliothèque royale en raison de son accointance avec le duc d’Aiguillon. (p 80)

A Choisy, les spectacles ont lieu deux fois par jour ; La danseuse Guimard, très maigre, à la voix rauque, était meilleure danseuse qu’actrice. Elle excellait dans les parodies burlesques. (p 137)

Le public peut se promener sur les terrasses du château de Versailles, le soir, quand Marie-Antoinette, enceinte, y écoute des concerts à « la fraîche », en 1778. (p 169)

A Marly, le peuple est admis dans les jardins, pendant que Louis XVI et Marie-Antoinette y résident avec la Cour. (p 185)

Quand la Cour joue aux jeux d’argent le soir, le public est admis au balcon pour regarder jusqu’en 1782 ou 1784. Les personnes qui venaient de Paris étaient nourries par Louis XVI, mais ne restaient pas à Marly. (p 188)

Louis XVI avait un gros appétit et aimait surtout les pâtisseries. (p 429)

Elle avait près d’elle deux eunuques. (p 422)

Marie-Antoinette ne pardonne pas à la noblesse qui s’est jetée dans le parti de la Révolution, trahissant leur fonction de rempart de la royauté.

                                                                        La princesse de Lamballe 

La princesse de Lamballe quitte Aix-la-Chapelle pour rejoindre Marie-Antoinette à sa demande. Elle ne se fait aucune illusion sur son sort. Elle a fait écrire son testament avant de partir. (p 568) (4)

Marie-Antoinette joue toujours le double jeu après la fuite de Varennes. Barnave se décourage. (p 568) Marie-Antoinette écrit qu’elle accepte la Constitution tout en écrivant le contraire à Mercy. (p 574) Le couple royal est tiraillé entre le parti constitutionnel et les princes français exilés à l’étranger qui sont aussi divisés au sujet de Marie-Antoinette. Ce sera la cause de leur perte. (p 384)

A chaque promenade dans le jardin des Tuileries, Marie-Antoinette est huée par le peuple. Elle ne peut plus sortir. (p 409)

La princesse de Lamballe occupe le pavillon de Flore. (p 411) (5)

 

Les libelles contre Marie-Antoinette

Elle est attaquée dans le libelle « Le lever de l’aurore ». (p 86) (6)

Elle est nue dans le bain dans de libelle de Soulavie. (p 96) (7)

Un autre libelle est imputé à l’abbé Mercier qui ira à la Bastille à la place du coupable, « chaussé à la Cour », en 1774. (p 542)

Libelle de Goupil. Lieutenant de police, auteur du libelle, escroc, il veut se faire payer 4 000 louis pour le faire disparaître. (p 118) (8)

M. Champcenetz de Riquebourg ne fut pas inquiété pour ses chansons écrites contre la reine. (P 169) (9)

1783 – 1784 – Des libelles circulent sur Marie-Antoinette puisant dans les coffres quand Calonne est ministre des finances.  (10)

1790 – Turin, publication de  « la vie privée de Charles Philippe, ci-devant comte d’Artois » dans laquelle on outrage la reine. (p 550) (11)

 

La mode

Le chapeau surchargé d’épis de blés, au début du règne de Louis XVI, est le symbole de l’abondance. (p 83)

 

La noblesse.

Elle a interdit l’armée et les grades d’officiers aux roturiers.

Tout était réservé à la noblesse, y compris à la noblesse pauvre.

Madame Campan pensait que c’étaient les raisons secrètes de la Révolution française. (p 197)

 

La Révolution française.

René Nicolas de Maupeau fit un don à la Nation de 800 000 livres en 1789. Ce fut le prix pour sa tranquillité. (p 533) (12)

En octobre 1789, Louis XVI chassait quand les femmes sont venues à Versailles réclamer du pain. (p 290)

Madame Campan a des mots durs pour ces femmes : « des poissardes », « des furies » qui en voulaient aux entrailles de Marie-Antoinette. (p 291)

Elle poursuit : « La troupe de cannibales ramène le couple royal à Paris ». A cause de la foule immense, leur fuite a été impossible, même la nuit. (p 296)

Les deux têtes coupées des gardes laissent présager de la suite funèbre. (p 300)

La fuite royale – 20 et 21 juin 1791:

                                                                    Varennes-en-Argonne

                                                        Sur la route de la Belgique et de Bruxelles 

Direction Bruxelles, où se trouve la sœur de Marie-Antoinette. Les meubles, les bijoux, les vêtements sont arrivés à Bruxelles avant la fuite. M. Goguelat a été envoyé en avance pour faire le trajet et calculer la durée. (13) (p 353) Marie-Antoinette privilégie son coiffeur, Léonard, en lui confiant tous ses bijoux et ses ordres. (p 571) Ndlr : Cette décision leur sera fatale…

C’est une femme de chambre de Marie-Antoinette qui les a dénoncés, en voyant tous ces préparatifs. Varennes est sur la route de Bruxelles. (p 342) Tout le monde espionne tout le monde. (p 412)

Pendant la fuite, le couple a effectué plusieurs arrêts imprudents. (p 570)

Les ordres de Léonard font que messieurs de Bouillé et de Raigecourt quittent leur poste  avant l’arrivée de Louis XVI. M. de Choiseul part au bout de deux heures. (p 571) (14) A Varennes, Louis XVI et Marie-Antoinette tentent de convaincre M. Sauce, épicier, de les laisser continuer leur route. Mais il a peur et répond qu’il ne veut pas avoir la tête coupée. (p 353) (15)

Arrestation et retour aux Tuileries.

Seule la femme de chambre de Marie-Antoinette peut l’aider. Son portrait est peint et placé devant les sentinelles. La surveillance est totale et le couple se parle peu. (p 345)

Le premier gilet pare-balles (et anti arme blanche) est créé en 1792 pour Louis XVI après la tentative d’assassinat du 20 juin 1792, aux Tuileries.

La garde suisse

Lucerne

Combats en rouge contre les Jacobins et les femmes.

Tuileries – 10 Août 1792

Prise des Tuileries du 10 août 1792 : les gardes suisses y affrontèrent les insurgés révolutionnaires. La journée se termina par la chute de la monarchie et le massacre de nombreux gardes.

Le tableau de Jacques Bertaux, peint en 1793, montre notamment les combats dans la cour du Carrousel et des gardes suisses attaqués par des sans-culottes.  (histoire-image.org) (chateauversailles.fr)

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Les papiers retrouvés dans une cachette créée par F. Gamin dénoncent Louis XVI et serviront à son procès.

Les gardes nationaux assurent le service du couple royal au Temple, à partir du 11 août. (p 576)

En 1794, des loups ont à moitié dévoré Pétion près de Bordeaux, alors qu’il fuyait. (p 570) (16)

Marie-Antoinette croyait qu’elle avait fait le bonheur de tous les peuples…(p 430)

 

Madame du Barry

Zamore était un esclave qui portait la traîne de la Du Barry. Il recevait 3000 livres de gratification par an. Il la dénoncera pendant la Révolution. (p 60 et 539) (17)

Zamor le nègre de madame du Barry 

Littérature.

Le chevalier de Parny est connu pour sa poésie érotique. (p 132) (18)

Madame Geoffrin était la mère nourricière de la philosophie. (p 158) (19)

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  1. La maison associée au Parc-aux-Cerfs se trouvait au 4, rue Saint-Médéric, à Versailles ; Louis XV l’acheta en 1755 et la fit revendre en 1771.(Qwant)
  2. Cette hypothèse repose sur des rumeurs tardives, apparues après la chute de la monarchie, et n’est pas étayée : les sources évoquent plutôt une possible liaison entre Louis XV et Françoise de Châlus, mère de Louis de Narbonne, sans preuve définitive. (Qwant)
  3. Les sources indiquent que Marie-Henriette de Polastron, comtesse d’Andlau et tante de Gabrielle de Polignac, fut chassée de la cour pour avoir remis à la princesse Adélaïde un livre jugé infâme ; elles ne précisent pas qu’il s’agissait de livres pornographiques. (Qwant)
  4. Les informations fournies ne précisent pas si la princesse de Lamballe a rédigé son testament avant de quitter Aix-la-Chapelle en 1791. (Qwant)
  5. Appartement de la princesse de Lamballe au Pavillon Flore La princesse de Lamballe occupe cet appartement à partir du 8 octobre 1789. Il donne, à la fois, sur le jardin et sur le pont royal. (Cour Tuileries)

Lors de l'emprisonnement de la famille royale au palais des Tuileries, la princesse de Lamballe occupa le rez-de-chaussée du pavillon et Madame Élisabeth, le premier.

Demeurée auprès de la famille royale après la journée du 10 août 1792, elle est incarcérée à la prison de La Force. Elle est mise à mort par la foule, venant de quitter son procès, au cours des massacres. (Wikipedia)

Elle est assassinée le 3 septembre. Son cadavre est décapité et sa tête promenée au bout d’une pique, du Temple jusqu’au Palais Royal. Malgré son nom, la Princesse ne vint jamais à Lamballe. (Lamballe Armor Bz)

  1. Quelques semaines après l’avènement de Louis XVI, Marie-Antoinette aurait été visée par le libelle satirique Le Lever de l’aurore, mais son existence et sa circulation ne sont pas établies avec certitude. (Qwant)

Affaire du premier libelle contre Marie-Antoinette, généralement désigné comme Le Lever de l’aurore ou L’Aurore. L’abbé Mercier fut soupçonné d’en être l’auteur et emprisonné à la Bastille. Mais les éléments disponibles ne permettent pas d’établir qu’il était réellement coupable ni qu’il y fut envoyé délibérément à la place du véritable auteur : l’affaire reste entourée de rumeurs et d’incertitudes.(shs.cairn.info)

  1. Celle-ci souligne que l’épouse du monarque n’entrait pas nue dans son bain parfumé d’essences de fleurs, mais «vêtue d’une longue robe de flanelle boutonnée jusqu’au cou. (Paris-Match)

(8) Petite correction : Goupil n’était pas lieutenant de police, mais inspecteur de police. Le lieutenant de police l’avait chargé d’identifier l’auteur du libelle.

Selon ce récit, Goupil prétendit avoir retrouvé l’imprimeur près d’Yverdon et réclama une forte somme pour obtenir le reste du texte. Il reçut 3 000 louis, puis 1 000 louis supplémentaires. Un autre espion révéla ensuite que Goupil était lui-même l’auteur du libelle et avait déjà été condamné pour escroquerie.  (marie-antoinette.forumactif.org)

(9) Les Mémoires de Mme Campan rapportent que, quinze jours après la diffusion des couplets contre la reine, leur auteur — M. Champcenetz de Riquebourg — était connu publiquement, mais ne fut pas inquiété. (books.google.com)

La phrase que vous citez reprend donc le témoignage de Mme Campan.  (fr.wikisource.org)

(10) Cette formulation renvoie aux libelles qui accusaient Marie-Antoinette de dilapider l’argent de l’État, alors que Calonne était contrôleur général des finances depuis novembre 1783. Ce sont des accusations pamphlétaires, pas la preuve qu’elle puisait réellement dans les coffres du Trésor. (fr.wikipedia.org)

À noter : Calonne était plutôt soutenu par la reine au début de son ministère ; les attaques contre elle s’inscrivaient dans une campagne plus large visant son influence et ses dépenses supposées. (histoire-image.org)(unsansculotte.wordpress.com)

(11) Il s’agit d’une notice bibliographique sur un pamphlet politique anonyme, paru à Turin en 1790 sous le titre Vie privée de Charles-Philippe de France, ci-devant comte d’Artois, frère du roi, et sa correspondance avec ses complices. Le catalogue Google Books recense une édition de 1790 de 95 pages, sans nom d’éditeur (books.google.com); une bibliographie le situe également à Turin cette année-là (fr.wikipedia.org)

Le texte s’en prend au comte d’Artois et contient des attaques contre Marie-Antoinette. Il faut toutefois distinguer l’accusation portée par le pamphlet de faits établis : son titre et son contenu relèvent de la littérature polémique de l’époque.  (books.google.com)

(12) Cette affirmation semble erronée ou, au minimum, non vérifiée. Les sources consultées identifient René-Nicolas de Maupeou comme l’ancien chancelier, mort en 1792, mais ne confirment pas qu’il ait fait un don de 800 000 livres à la Nation en 1789. (larousse.fr)

Il peut s’agir d’une confusion avec un autre membre de la famille Maupeou ou avec un autre donateur. (Qwant)

(13) La fuite de Varennes, en juin 1791. Goguelat, officier chargé de préparer l’itinéraire, aurait été envoyé en reconnaissance pour estimer le temps du voyage vers Montmédy, près de la frontière. La famille royale fut arrêtée à Varennes avant d’atteindre sa destination.

(14) Il s’agit d’un passage sur la fuite de Varennes, dans la nuit du 20 au 21 juin 1791. Bouillé fils et le comte de Raigecourt, qui attendaient à Varennes, s’étaient couchés et devaient se relever à deux heures pour accueillir le roi. Le retard de la berline a bouleversé le dispositif : les hommes ont quitté leur poste avant son arrivée. Le duc de Choiseul, chargé d’un autre détachement, est lui aussi parti après avoir attendu deux heures. Ces départs ont contribué à l’échec de l’escorte prévue pour la famille royale. (persee.fr) (periegete.com)

(15) Cette scène évoque l’arrestation de la famille royale à Varennes, dans la nuit du 21 au 22 juin 1791, lors de la fuite de Varennes. Louis XVI et Marie-Antoinette tentèrent de convaincre les autorités locales de les laisser franchir le pont et poursuivre leur route vers Montmédy. L’épicier Jean-Baptiste Sauce, procureur-syndic de la commune, aurait hésité, tandis que d’autres, dont le maître de poste Drouet, s’opposaient à leur départ.  (periegete.com)

(16) Proscrit cette année-là, Pétion s’est réfugié en Gironde, puis s’est suicidé avec François Buzot en juin 1794, près de Saint-Magne-de-Castillon. Leurs corps ont été retrouvés quelques jours plus tard, en partie dévorés par des loups. (fr.wikipedia.org)

(17) Zamor — parfois écrit « Zamore » — était un jeune garçon d’origine indienne que Madame du Barry fit venir à la cour. Il fut notamment chargé de porter sa traîne. Plus tard, il se retourna contre elle pendant la Révolution française. (Qwant)

(18) Évariste de Parny (1753–1814), poète français, est notamment connu pour ses Poésies érotiques, publiées en 1778. Il a aussi écrit des élégies et des poèmes satiriques. (Qwant)

(19) C’est une formule qui résume bien le rôle de Madame Geoffrin dans les Lumières. Tenancière d’un salon parisien très fréquenté au XVIIIᵉ siècle, elle accueillait écrivains, philosophes et artistes, et soutenait certains d’entre eux. On peut la dire « mère nourricière » de la philosophie au sens figuré : elle lui offrait un lieu de rencontre et un appui, plutôt qu’elle n’en était elle-même une philosophe au sens strict. (Qwant)

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Publié dans mes poésies

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