Christian Bouyer - La Grande Mademoiselle
Christian Bouyer
La Grande Mademoiselle
Editions Albin Michel
1986
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Anne Marie Louise d'Orléans - La grande Mademoiselle - Gaston d'Orléans
Petite fille d’Henri IV (p 25), Anne-Marie-Louise d’Orléans est la fille de Marie de Bourbon, (p 246) et de Gaston d’Orléans, le frère de Louis XIII (p 11). (1)
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Anne-Marie Louise d'Orléans - La grande Mademoiselle - Louis XIV
Elle est la nièce de Louis XIII et la cousine de Louis XIV. (2)
Bossuet la nomme la « Grande Mademoiselle » (p 298).
Louis XIII.
Il aime mademoiselle de Hautefort. (p 32) (3)
Gaston d’Orléans. (On dirait maintenant qu’il est un pédocriminel, ndlr)
Gaston se promène la nuit dans les rues de Paris. Il ne tenait pas en place. (p 21) Ndlr : comme Paul de Nerval et Erik Satie….
Il épouse en seconde noce une princesse de Lorraine, Marguerite de Loraine, âgée de 14 ans. (p 28) Ndlr : ah, la, la…
Il prend une maîtresse, Louison Roger, âgée de quinze ans. (p 31) (4)
Gaston participe à six complots en seize ans contre Richelieu et la royauté. A chaque fois, lâche, il dénonce les autres qui en meurent. (p 40) (5)
Anne-Marie-Louise d’Orléans.
Elle n’a fait aucune étude. A son époque, les filles attendent le mariage. (p 32)
En faisant tirer au canon sur les troupes royales depuis la Bastille, Mademoiselle brise son rêve d’épouser Louis XIV. (p 68)
En exil à Saint-Farjeau, à 26 ans, elle commence à lire, y prend goût et lira toute sa vie. (p 82)
Elle adopte son demi-frère, le fils de Gaston d’Orléans et de Louison Roger. Il deviendra le Chevalier de Charny. (p 85) (6)
Mademoiselle aime Forges-les-Eaux. Elle s’y rend au moins sept fois. (p 105, 107, 120, 123, 136) (7)
Second exil à Saint-Farjeau car elle refuse d’épouser le roi du Portugal. Son père étant mort, Louis XIV se charge de la marier. (p 122)
Il adoucit la peine et lui permet de rejoindre son château, à Eu. Elle y restera deux ans jusqu’en 1664. (p 123)
Un exil est une humiliation cruelle. (p 136)
Quand elle veut épouser Lauzun, la Cour s’y oppose. (p 242) Elle y perdra l’amour, quand Lauzun, pour sa grandeur, y voit un moyen d’entrer dans la famille royale. (p 212)
Madame de Montespan use de chantage auprès de Mademoiselle qui sera contrainte de donner les domaines de Dombes et d’Eu pour le duc de Maine, par legs. (8) Lauzun est en liberté surveillée à Bourbon. (p 228)
Lauzun conspire avec Barail pour que Mademoiselle lui donne ses biens. Il en obtiendra une partie. (p 231) (9)
La violence accompagne la fin du couple. Ils se battent en 1683. (p 240) (10)
Avec madame de Motteville, elles écrivent ce que serait leur vie dans un désert et n’y voit que des veuves. On y lirait beaucoup Chaque personne aurait sa propre bibliothèque. (p 282)
Ses propositions de mariages d’état.
On lui en propose plusieurs qu’elle refusera.
Les projets avortent.
Elle choisit Lauzun.
Elle le fait libérer de Pignerol. Ingrat, il suscitera leur rupture.
Libéré, il est menteur, avide, ingrat. Il accable Mademoiselle de toutes les pires horreurs. Elle subira ses colères, ses fuites et ses trahisons pendant deux ans. (p 237)
Les femmes militaires.
Madame de Frontenac et la jeune comtesse de Fiesque ont été maréchales de camp dans l’armée d’Orléans. (11) Elles dorment ensemble à Saint-Farjeau. ? (p 87) (12)
Bouffons au théâtre.
Trivelin et Jodelet. (p 91) (13)
Colbert.
Il se déplace sur les routes avec cinq charrettes chargées d’argent pour rejoindre la Cour à Sedan ! (p 95) ?
Le comté d’Eu.
Il est la première pairie du royaume avec ses 2 555 000 livres d’achat en 1660. (p 246)
Vocabulaire.
Les brigues (intrigues ?) Une brigue est une manœuvre secrète ou déloyale visant à obtenir un avantage, souvent en politique ou dans une compétition. (Qwant)
Couleur « isabelle » (pour le prince de Condé) (p 63) Isabelle désigne une teinte jaune sable à dorée, parfois grisâtre. Le terme s’emploie surtout pour la robe du cheval : le corps est jaunâtre, tandis que les crins et le bas des membres sont généralement noirs.
Dans le langage courant, on peut aussi parler d’un jaune-beige doux. (fr.wikipedia.org)
Aller à complies (p 124) Les complies sont la dernière prière chrétienne de la journée, généralement dite le soir avant le coucher. « Aller aux complies » signifie donc assister à cet office religieux. (linternaute.fr)
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(1) Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle, était la fille unique de Gaston d’Orléans et de Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier. Sa mère mourut peu après sa naissance. (lamo.univ-nantes.fr)
(2) Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la Grande Mademoiselle, était la fille de Gaston d’Orléans, frère cadet de Louis XIII : elle était donc sa nièce. Elle était aussi la cousine germaine de Louis XIV. (radiofrance.fr) (monuments-nationaux.fr)
(3) Louis XIII s’est épris de Marie de Hautefort, qu’il remarqua vers 1630. Leur relation est généralement décrite comme platonique : le roi lui témoignait beaucoup d’attentions, mais leur histoire fut faite de rapprochements et d’éloignements. Marie était aussi proche de la reine Anne d’Autriche. (ouest-france.fr) (fr.wikipedia.org)
(4) Gaston d’Orléans a bien eu une liaison avec Louison Roger, dite « la Belle Louison », mais les sources consultées ne confirment pas qu’elle avait quinze ans. Elle est née le 21 septembre 1619, et leur liaison est située vers 1637 : elle aurait donc eu environ 17 ou 18 ans. (lanouvellerepublique.fr)
Le récit de Tallemant des Réaux confirme qu’elle était appelée Louison Roger et qu’elle finit par céder à Gaston, sans préciser son âge. (fr.wikisource.org)
(5) Cette formulation est plausible comme résumé, mais le chiffre « six » dépend de ce qu’on compte comme un complot distinct. Gaston est impliqué dans plusieurs intrigues et révoltes entre 1626 et 1642 : la conspiration de Chalais, l’opposition autour de la Journée des Dupes, la révolte de Montmorency, des intrigues liées à l’Espagne, puis les affaires de Soissons et de Cinq-Mars. Les sources ne les regroupent pas toutes de la même façon. (periegete.com)
On peut donc dire qu’il a participé à de nombreuses conspirations et révoltes sur une période d’environ seize ans, mais présenter « six complots » comme un décompte incontestable serait trop catégorique. Il faut aussi distinguer les complots contre Richelieu des révoltes contre l’autorité royale : les deux se recoupent, sans être toujours identiques. (historia.fr)
(6) Il s’agit de Louis d’Orléans, comte et chevalier de Charny, fils naturel de Gaston d’Orléans et de Louise Roger, dite « la Belle Louison ». La Grande Mademoiselle était sa demi-sœur et le prit sous sa protection dans sa jeunesse. Son titre de Charny venait d’une terre appartenant à Anne-Marie-Louise d’Orléans.
Petite nuance : la source consultée parle de protection, pas d’adoption au sens juridique. (fr.wikipedia.org)
(7) La Grande Mademoiselle, Anne-Marie-Louise d’Orléans, se rend plusieurs fois aux eaux de Forges, aujourd’hui Forges-les-Eaux. Ses Mémoires mentionnent notamment un séjour en 1656, puis un long séjour de juillet 1661 à novembre 1662.
La formule « au moins sept fois » semble donc plausible, mais les résultats consultés ne permettent pas de confirmer précisément le décompte. (penelope.uchicago.edu) (fr.wikisource.org)
(8) La Grande Mademoiselle, cousine de Louis XIV, légua bien ses domaines de Dombes et d’Eu au duc du Maine, fils de Louis XIV et de Madame de Montespan. Mais ce legs fut fait par testament en 1681, après que le roi eut refusé son mariage avec Lauzun et l’eut contrainte à libérer celui-ci. Les récits historiques attribuent surtout la pression exercée sur elle à Louis XIV, non à un chantage de Madame de Montespan.
On peut donc reformuler ainsi : « Sous la pression de Louis XIV, Mademoiselle légua les domaines de Dombes et d’Eu au duc du Maine. » (Qwant)
(9) D’après les Mémoires de Mademoiselle, Barail revient de Pignerol et s’entretient avec Mme de Montespan, qui semble alors vouloir aider Lauzun. Cela ne suffit toutefois pas à établir que Lauzun et Barail ont conspiré pour obtenir les biens de Mademoiselle. Ce qu’on peut dire, c’est que Mademoiselle a ensuite payé très cher la libération de Lauzun, en cédant une partie de sa fortune et de ses apanages. (penelope.uchicago.edu) (leshotelsparticuliersdesaintgermainenlaye.wordpress.com)
(10) Oui, mais la date semble plutôt être avril 1684, et non 1683. Au château d’Eu, une dispute éclate entre la Grande Mademoiselle et Lauzun : elle le griffe et veut le chasser ; il se jette ensuite à ses pieds pour obtenir son pardon. D’autres scènes violentes auraient suivi avant leur séparation définitive. Le récit vient d’un témoignage rapporté par Mme de Fiesque, et les dates de leur mariage secret comme de leur rupture ne sont pas parfaitement établies. (fr.anecdotrip.com)
(11) Cette affirmation est inexacte au sens militaire. Madame de Frontenac et la jeune comtesse de Fiesque ont bien accompagné l’armée de Monsieur, frère de Louis XIV, pendant la Fronde et ont été associées à son expédition en Guyenne. Mais elles n’ont pas été nommées maréchales de camp : ce titre désignait un grade militaire masculin. La formule relève plutôt d’un récit plaisant ou satirique sur leur rôle auprès de l’armée. (Qwant)
(12) La comtesse de Frontenac et la comtesse de Fiesque, compagnes d’exil de la Grande Mademoiselle au château de Saint-Fargeau à partir de 1652. (fr.wikipedia.org)
- (13) Trivelin est un type de valet bouffon issu de la tradition de la commedia dell’arte, comme Arlequin, Scapin ou Crispin. (odysseum.eduscol.education.fr)
- Trivelin vient de la commedia dell’arte italienne. C’est un valet vif, rusé et intrigant, proche d’Arlequin ou de Scapin. Le personnage a été associé à l’acteur italien Domenico Locatelli, qui l’introduisit en France au XVIIᵉ siècle. Marivaux reprend le nom de Trivelin dans plusieurs pièces, notamment L’Île des esclaves : il y est le gouverneur de l’île, chargé de faire échanger leurs rôles aux maîtres et aux valets. (fr-academic.com)
Jodelet est le nom de scène du comédien Julien Bedeau (vers 1590-1660). Il créa un valet bouffon naïf, reconnaissable à son visage enfariné et à ses grosses moustaches. Il joua notamment au Théâtre du Marais, puis dans la troupe de Molière. (essentiels.bnf.fr)
Trivelin est d’abord un type de valet issu de la tradition italienne, tandis que Jodelet est un personnage comique façonné par un acteur français et devenu son nom de scène. Les deux appartiennent à la grande famille des valets bouffons. (espacefrancais.com)
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