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Les fées. (10)

Publié le par bmasson-blogpolitique

Porte de fée

    • Gustave Moreau - Fée aux griffons

La Fée aux griffons est un motif récurrent dans l’imaginaire symboliste de Moreau. La figure féminine, souvent nue ou allongée, est placée au fond d’une grotte, métaphore du corps féminin, et entourée de griffons, créatures hybrides gardiennes du secret 

  • Dans cette grisaille, la fée se tient debout, le bras droit replié derrière la tête, contrastant avec d’autres versions où le bras est étendu le long du corps. Elle est surmontée d’une urne et d’un chapiteau ionique, rappelant des références classiques 
  • Le tableau évoque une « beauté suprême et royale » protégée par les griffons, qui la tiennent à l’abri des regards vulgaires 
Points d’intérêt
  • Iconographie : la fée est associée à d’autres figures mythiques (Galatée, Hélène, Dalila, Salomé) et à la notion du corps féminin inaccessible ou mortifère, thème cher au symbolisme 
  • État de l’œuvre : il s’agit probablement du premier état d’une peinture laissée inachevée, conservée dans un cadre néo‑Renaissance similaire à celui de Jupiter et Sémélé exposé au même musée  (musee-moreau.fr)

Fleurs de lotus rose

    • Madeleine Lemaire - Le char des fées – 1892
  • Date : 1892 (huile sur toile)  (fr.wikipedia.org)
  • Lieu de conservation : Musée de Dieppe, Dieppe (Seine‑Maritime), France – numéro d’inventaire 897.15.1 
  • Description : la scène montre quatre fées montées sur un char tiré par des chimères. La figure brune à l’arrière‑plan serait un autoportrait de l’artiste  (fr.wikipedia.org)

Cette œuvre fait partie du patrimoine artistique français du XIXᵉ siècle et illustre le goût de Lemaire pour les sujets féériques et décoratifs.

Nénuphar                                           

- Ida Renthoul Outhwaite – (1888-1960) - Fée matinale - 'Morning Fairy'

  • Elle a publié sa première illustration à l’âge de 15 ans dans le magazine New Idea (1903) et a rapidement développé une carrière d’illustratrice de livres pour enfants, souvent en collaboration avec sa sœur Annie Rattray Rentoul  (epochtimes.fr)
  • Décédée le 25 juin 1960 à Melbourne, elle est aujourd’hui reconnue comme l’une des figures majeures de l’illustration féerique australienne  (en.wikipedia.org)

« Morning Fairy » (Fée matinale)

  • Il s’agit d’une illustration typique de son univers : une petite fée volant au-dessus d’une prairie, perchée sur le dos d’un papillon
  • Cette image est régulièrement reproduite sur des objets de décoration et des accessoires (tote‑bag, écharpe, tirage encadré) proposés à la vente sur des plateformes en ligne  (redbubble.com)

- Valentine Turin et Louise Lemonnier – Elfe

- Valentine Turin et Louise Lemonnier – Fée

Valentine Turin et Louise Lemonnier étaient deux femmes photographes installées dans le Pays d’Auge au tout début du XXᵉ siècle.

  • Origines : Valentine Turin était originaire de Bernay, tandis que Louise Lemonnier vivait à Beuvron‑en‑Auge.
  • Projet artistique : Elles se sont donné pour mission de « capturer avec leur appareil des fées, des elfes et d’autres créatures du folklore celtique et viking » que l’on disait encore présentes dans la région.
  • Contexte d’exposition : Leur travail a inspiré l’exposition installée par La Lutinerie au cœur du village de Beuvron‑en‑Auge.
  • Livre‑objet : Face à la demande des visiteurs, un petit livre‑objet a été publié pour conserver et partager ces images et récits, rappelant une histoire réelle qui aurait eu lieu en Angleterre mais transposée à l’Auge.

Ces deux photographes ont ainsi contribué à la redécouverte, à travers la photographie, des créatures mythiques du folklore local.

Source : article d’Actu.fr décrivant leur rencontre et leur projet d’immortaliser fées et elfes dans le Pays d’Auge (actu.fr)

- Fée Viviane ou Guenièvre - Centre de l'imaginaire arthurien – Ploërmel

  • Lieu : installé au Château de Comper, à l’orée de la forêt de Brocéliande, près du lac de la fée Viviane.
  • Mission : faire connaître toutes les formes d’expression de la légende arthurienne (expositions, contes, spectacles, conférences, ateliers) et créer un lien entre chercheurs et grand public  (fr.wikipedia.org)
La fée Viviane
  • Figure centrale de la légende bretonne : « dame du lac », elle aurait reçu le chevalier Lancelot dans son palais de cristal et aurait donné Excalibur à Arthur  (broceliande.guide)
  • Le centre propose régulièrement des expositions et des contes autour de Viviane, notamment lors de la saison estivale où elle est présentée comme l’un des personnages majeurs de la forêt de Brocéliande  (ouest-france.fr)
La reine Guenièvre
  • Reine d’Arthur, souvent associée aux intrigues de la Table ronde.
  • Au Centre, Guenièvre apparaît dans les programmes de contes et d’ateliers dédiés aux figures féminines de la légende, permettant aux visiteurs (enfants comme adultes) de découvrir son rôle et ses mythes. (Qw<ant)

- Morgane, Guenièvre, Viviane ou encore Iseult – Brocéliande-  Ploërmel

Morgane, Viviane et Guenièvre sont présentées comme les principales « souveraines » de la forêt : Morgane, demi‑sœur d’Arthur, est décrite comme une magicienne jalouse et séductrice  (destination-broceliande.com); Viviane, la Dame du Lac, veille sur le royaume et sur Merlin  (mediaclip.ina.fr); Guenièvre, reine et amante de Lancelot, apparaît dans les récits d’amour du Val sans Retour  (ouest-france.fr)

Iseult, bien que très présente dans le cycle arthurien (amante de Tristan), n’est pas mise en avant dans la programmation actuelle du centre ; elle reste toutefois une figure emblématique du même univers légendaire.

- Fées de Provence et contes

Quelques contes emblématiques

Conte

Thème principal

Particularité provençale

La fée de Chibron

Rencontre d’une petite fille avec une fée mystérieuse qui apparaît dans la garrigue et les chemins de pierre.

Le décor de la garrigue, les plantes typiques (ciste, genévrier) et le souffle du vent méditerranéen sont décrits avec précision, soulignant le lien intime entre la fée et le paysage provençal

lescontesdelafee.e-monsite.com

La Tarasque

Créature légendaire liée à la protection des villages contre les monstres.

Bien que la Tarasque soit plus connue dans le Var, elle apparaît souvent dans les contes où les fées aident les héros à la dompter.

La fille de cire

Histoire d’une jeune fille transformée en statue de cire, libérée grâce à l’intervention d’une fée.

Met en avant les croyances locales autour des artisans et des marchés de la Provence.

Le cousin de Jean des Pierres

Un garçon qui découvre un monde souterrain peuplé de fées de pierre.

Référence aux carrières de pierre et aux grottes de la région.

Ces titres figurent parmi les « Mes contes de Provence » répertoriés sur le site d’une auteure locale, qui propose plusieurs histoires mettant en scène des fées et d’autres créatures mythiques (lescontesdelafee.e-monsite.com)

- Graph de magicienne à Marseille

- Fée sexye

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Publié dans art pictural

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Valérie Rey-Robert - Dix questions sur la culture du viol

Publié le par bmasson-blogpolitique

Valérie Rey-Robert

Dix questions sur la culture du viol

Editions Libertalia

2025

Les VSS :

Les violences sexistes et sexuelles englobent plus de violences que les violences sexuelles : elles intègrent le harcèlement sexuel, les violences domestiques, la  discrimination sur l’orientation sexuelle  liée au genre. (p 21)

Page 17 : Enquête Virage sur 27 000 personnes en 2015 : Viols :

Famille

1 femme sur 10

Un homme sur 25

Famille avant 18 ans

1 femme sur 5

Un homme sur 8

Adultes en France

1 femme sur 7

1 homme sur 25 au cours de sa vie

Adultes aux USA

1 femme sur 5

1 homme sur 71

Page 30 : Viol conjugal – Reconnaissance dans les lois selon les pays :

URSS

Années 1920

Suède

1965

Dakota du Sud - USA

1975

France

1992

Entre 18 et 75 ans, en 2022, deux personnes sur trois connaissent leur agresseur. (p 42).

Les catégories professionnelles avec les plus forts taux de violeurs sont : le médical, para-médical, l’enseignement, l’animation, l’encadrement, la loi et l’ordre. (p 44).

Un homme viole quand il pense qu’il ne sera pas pris, ou excusé ou non puni. (p 45)

Guy Georges contrôlait ses pulsions et attendait le bon moment pour ne pas se faire prendre. (p 46).

Un homme pense à violer une femme quand elle se refuse à lui et lui résiste. (p 47). Pour les hommes, le « Non » des femmes est un défi à surmonter. (p 107). Ne pas exprimer ses émotions peut amener un homme à développer de l’anxiété, de la dépression pouvant l’amener au suicide. (p 123)

Les motivations du violeur sont le pouvoir, le contrôle et la colère. Le physique de la victime ne l’intéresse pas. (p 58)

Si une personne « cède » sous la force, la menace ou la manipulation, alors, elle est victime de viol. (p 65)

 

Les victimes sont critiquées :

Pour dissuader les autres victimes de parler, le « victime blaming » raconte « qu’elle a aimé ça ».  (p 52)

Julie Douib en Corse meurt en 2023. « Elle aurait du partir plus tôt. Elle n’a pas choisi le meilleur des compagnons ». Elle est pointée du doigt. Pas son agresseur. (p 72)

Dans « L’Emprise », en 2014, le choix d’Alexandra Lange est remis en cause pendant son procès. (p 73)

Nafissatou Diallo a été accusée de vouloir se faire de l’argent sur le dos de Strauss-Kahn. Les mêmes accusations concernent aussi Tristane Banon. (p 76) (1)

Théorie du « monde juste », par Gilmartin-Zena : (2)

Les mauvaises personnes sont des candidates pour le viol et les bonnes personnes ne connaissent aucun problème. (p 51)  Ndlr : est-ce certain ?

 

La non mixité :

Au Japon et au Mexique, il existe des bus uniquement pour les femmes afin d’éviter les agressions sexuelles. Ndlr : est-ce la meilleure réponse au masculinisme ? (p 39) (3)

 

L’affaire Pelicot :

Gisèle Pelicot érigée en héroïne ? Peut-être correspond-elle à l’image d’une « bonne victime blanche aux moeurs normaux » ? (p 10)

Les hommes qui n’ont pas dénoncé Dominique Pelicot à la police ne sont pas des « rescapés ». (p 92)  Ndlr : qui ne dit mot, consent.

 

L’éducation sexuelle :

Il y a pas ou peu d’éducation sexuelles (Ndlr : Evars). On laisse persister les comportements problématiques. (p 68)

L’extrême droite prétend que les cours  d’éducation sexuelle permettent de violer des enfants. (p 91)

 

MeToo :

En 1999-2000, Judith Butler travaille sur l’intersectionnalité dans le féminisme.

Kimberlé Creenshaw travaille sur le transféminisme et le harcèlement sexuel. (p 27)

Tarana Burke fonde MeToo en 2006.

Alyssa Milano intervient en 2017 avec le hashtag « MeToo ». . Sandra Muller lance en France “Balance ton porc” en 2017. (p 83)

Adèle Haenel témoigne et soutient « Balance ton porc ». C’est important pour les victimes. (p 85)

Aïssa Maïga s’est opposée à Roman Polanski dans son discours en 2019. Cela n’a pas été suffisant. Il a reçu un César avec son film « J’accuse ». (p 98)

 

Les critiques de MeToo :

Florence Foresti a critiqué MeToo dans son spectacle « Boys, boys, boys ». (p 87) (4)

Caroline Fourest a prétendu que les vies des hommes accusés seraient brisées.

Agnès Jaoui affirme qu’il n’y a aucune différence entre mettre une main sur le genou et un viol. (p 88) (5)

 

Le futur :

Les féministes veulent créer une société plus juste et plus équitable pour toutes les victimes de violences. (p 82)

Promotion de relations fondées sur le respect mutuel et le consentement explicite pour obtenir des relations saines. (p 96)

Les femmes doivent devenir des sujets actives de leur propre sexualité. (p 106)

Les émotions ne sont pas liées au genre. Les enfants doivent apprendre à les connaître et les reconnaître. Cela aide aux relations interpersonnelles respectueuses. (p 118)

Les notions de consentement et de limites sont à apprendre dès l’école. (p 118)

L’éducation sexuelle à l’école à l’étranger : (6)

1950

Suède

 

Australie

 

Ontario (Canada)

2020

Grande-Bretagne

(p 119)

L’école doit déconstruire les mythes racistes et classistes. (p 127)

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(1) Accusations contre Dominique Strauss‑Kahn et Tristane Banon

1. Contexte général

  • Dominique Strauss‑Kahn (ex‑ministre des finances et directeur du FMI) a été accusé de tentative de viol par Tristane Banon en février 2003, lors d’une interview qu’elle devait réaliser pour un livre.
  • La plainte a été déposée en juillet 2011, mais le parquet de Paris a classé sans suite la plainte pour tentative de viol, tout en reconnaissant une agression sexuelle

2. Détails de l’incident

  • L’incident aurait eu lieu dans un appartement du 7e arrondissement de Paris, où Banon se sentait mal à l’aise et a décrit une bagarre après que Strauss‑Kahn ait tenté de la toucher.
  • Banon affirme avoir été décrétée (soutien‑gorge déchiré, jean ouvert) et s’être battue au sol pendant plusieurs minutes  (lemonde.fr)

3. Réactions et suites judiciaires

  • Le parquet a reconnu l’agression sexuelle mais a jugé les faits prescrits (radiofrance.fr)

Strauss‑Kahn a nié la tentative de viol, ne reconnaissant que des avances

Banon a exprimé son intention de poursuivre le combat judiciaire, notamment en déposant une partie civile si le dossier est classé sans suite 

4. Confrontation publique

  • En septembre 2023, Banon a confronté Strauss‑Kahn en face‑à‑face, sans avocats, afin d’obtenir une réponse directe.
  • La confrontation a été décrite comme « assez classique » car les deux parties présentent des versions opposées  (lejdd.fr)

5. Résumé

  • Tristane Banon a accusé Dominique Strauss‑Kahn d’une tentative de viol et d’agression sexuelle en 2003.
  • La plainte déposée en 2011 a été classée sans suite par le parquet, qui a toutefois reconnu l’agression sexuelle, mais les faits sont prescrits.
  • Strauss‑Kahn a nié la tentative de viol, ne reconnaissant que des avances.
  • Banon a cherché à obtenir une confrontation publique et envisage de poursuivre le dossier en partie civile si nécessaire. (Qwant)
  •  

(2)


Théorie du « monde juste » (Just‑World Hypothesis) – Melvin Lerner

  • Principe de base : les individus ont une tendance psychologique à croire que les personnes obtiennent ce qu’elles méritent (récompenses pour le bien, punitions pour le mal).
  • Fonction : cette croyance sert à préserver un sentiment de contrôle et de sécurité face à l’incertitude du monde.

Principales critiques de la théorie

Critique

Description

Biais culturel

La plupart des études initiales ont été menées en Occident ; la propension à croire en un monde juste varie selon les cultures collectivistes vs. individualistes.

Victim‑blaming excessif

La théorie explique la tendance à blâmer les victimes, mais ne rend pas compte des mécanismes qui atténuent ce biais (empathie, contexte social).

Méthodologie

Utilisation fréquente de scénarios hypothétiques peu réalistes, limitant la validité écologique des résultats.

Causalité ambiguë

Difficulté à distinguer si la croyance en un monde juste cause le jugement moral ou si elle en résulte.

Facteurs situationnels

Néglige l’influence de facteurs structurels (inégalités, pouvoir) qui peuvent expliquer les jugements de mérite indépendamment de la croyance en la justice.

Variabilité individuelle

Ne prend pas suffisamment en compte les différences de personnalité (ex. besoin de cognition, autoritarisme) qui modulent le phénomène.


Points de consensus
  • La croyance en un monde juste existe bel et bien, mais son intensité et ses effets varient selon le contexte culturel, social et individuel.
  • Les recherches récentes intègrent davantage de variables (émotions, identité sociale) pour nuancer la théorie originale de Lerner.

Sources générales : travaux de Melvin Lerner (1970‑1990), revues critiques en psychologie sociale (ex. Journal of Personality and Social Psychology, European Journal of Social Psychology).

(3) Au Mexique

  • Bus réservés aux femmes : La municipalité de Mexico a lancé en 2008 un programme appelé « programme Athéna » qui proposait des autobus exclusivement pour les femmes. Ce service a rencontré un franc succès, offrant un espace plus sûr et moins bondé pour les passagères  (lemonde.fr)
  • État actuel : Le même extrait de Wikipédia indique que ces bus et taxis « ont tous disparu »  (fr.wikipedia.org)

Ainsi, le service n’est plus en fonctionnement aujourd’hui.

Au Japon

  • Pas de bus réservés aux femmes : Aucun des documents fournis ne mentionne l’existence de bus exclusivement pour les femmes au Japon.
  • Trains : Le Japon dispose bien de wagons réservés aux femmes dans ses métros et trains de banlieue, mais aucune initiative de bus n’est signalée  (japan-experience.com)

Conclusion

  • Vrai pour le Mexique : il a eu des bus réservés aux femmes, mais ils ne sont plus actifs.
  • Faux pour le Japon : il n’existe pas de bus uniquement pour les femmes, seulement des wagons réservés dans les trains. (Qwant)

(4) Oui, Florence Foresti a exprimé une critique du mouvement #MeToo dans son spectacle « Boys Boys Boys ».
Dans ses monologues, elle décrit le phénomène comme « le plus anti‑#MeToo de l’année » et souligne qu’elle « ne veut pas que les femmes soient uniquement victimes et les hommes uniquement coupables »  (parismatch.com)

Elle évoque également les dérives potentielles de certains discours féministes contemporains, proposant une vision nuancée qui refuse de réduire les hommes à des prédateurs  (humorix.fr)

(5) Ce que dit Agnès Jaoui sur la comparaison « main sur le genou » / « viol »

Agnès Jaoui a exprimé son mécontentement face à la façon dont le mouvement Balance Ton Porc (et, plus largement, la mouvance #MeToo) traite les accusations d’agression sexuelle.
Dans plusieurs interviews (notamment sur Arte et Le Parisien), elle affirme que l’émotion prime sur la réflexion, ce qui conduit à confondre une main sur le genou avec un viol caractérisé : « Dès qu’on entend agression sexuelle, il n’y a plus de réflexion, il n’y a que de l’émotion, donc on ne sait pas si c’est une main sur un genou ou un viol caractérisé » 

 « …on place au même niveau une main sur le genou et un viol »  (closermag.fr)

Points clés de son argumentation

Point

Détail

Source

Manque de nuance

Elle estime que la société actuelle ne distingue plus les actes, les considérant comme équivalents.

 

closermag.fr

Effet de la cancel‑culture

Elle critique la posture de « justicier » qui, selon elle, « mène à la peur de chaque mot prononcé ».

 

closermag.fr

Appel à la présomption d’innocence

Elle défend l’idée que chaque accusation doit être examinée avec prudence, sans présumer de culpabilité.

 

valeursactuelles.com

Conclusion

Agnès Jaoui ne dit pas qu’il n’y a pas de différence entre une main sur le genou et un viol, mais qu’il y a une perte de nuance dans le discours public. Elle souligne que les réactions émotionnelles et les réseaux sociaux tendent à éliminer la distinction entre ces deux actes, ce qui, selon elle, est problématique. (Qwant)

(6) L’éducation sexuelle à l’école à l’étranger

Cadre général

  • Intégration scolaire : Dans la plupart des pays d’Europe et d’Amérique du Nord, l’éducation sexuelle (ou l’éducation à la vie affective et relationnelle) est majoritairement intégrée au programme scolaire, bien que le degré d’implémentation varie selon les régions et les niveaux d’enseignement.
  • Objectifs communs : Les programmes visent à fournir des connaissances sur la puberté, la reproduction, la contraception, les infections sexuellement transmissibles (IST), ainsi qu’à promouvoir le respect, l’égalité de genre et le consentement.
  • Variations culturelles : Les traditions, la religion et les politiques publiques influencent la portée et la durée des cours.

Exemples par région

Région

Particularités

Niveau d’implémentation

Points clés

Europe

Suède et Finlande introduisent la thématique dès la maternelle ou l’école primaire, abordant émotions, corps et différences.

Très avancée

Programme structuré, axé sur le bien‑être et le respect.

 

France : programme obligatoire depuis 2001, avec trois séances annuelles obligatoires (article L. 312‑16).

Obligatoire

Séances distinctes pour maternelle/élémentaire (EVAR) et collège/lycée (EVARS).

 

Italie et Espagne : opposition historique, mais certains régimes introduisent des cours pour la vie conjugale.

Variable

Accent sur la préparation à la vie familiale.

Amérique du Nord

Les États-Unis présentent une diversité régionale : certains États avancés, d’autres zones rurales ou conservatrices limitent l’enseignement.

Inégale

Influence des parents et des groupes religieux.

Afrique subsaharienne

Tradition et tabous limitent le développement des programmes. Seuls 37 % des jeunes savent comment se protéger contre le VIH.

Faible

Risques élevés de mariages précoces et de grossesses non désirées.

Amérique latine

Argentine possède une couverture législative, mais la mise en œuvre est freinée par l’influence religieuse.

Limité

Grossesses adolescentes élevées, impact sur l’abandon scolaire.

Asie du Sud et Moyen‑Orient

Les programmes sont souvent absents ou très restreints en raison de tabous culturels.

Très faible

Risques de violences sexuelles et de maladies.

Points communs et divergences

  • Prévention des IST : Tous les programmes, lorsqu’ils existent, intègrent la prévention du VIH et d’autres IST, mais la qualité et la fréquence des enseignements varient considérablement.
  • Consentement et violence : La sensibilisation au consentement et à la prévention des violences sexuelles est un objectif partagé, mais son intensité dépend du contexte sociopolitique.
  • Équité de genre : Les programmes qui intègrent la lutte contre les stéréotypes de genre tendent à être plus libéraux (ex. Suède, Finlande) que ceux qui restent plus conservateurs (certaines régions des États‑Unis, Afrique subsaharienne).
  • Rôle des parents et de la société : Dans les pays où l’éducation sexuelle est perçue comme un sujet sensible, la participation des parents est souvent limitée, ce qui peut freiner la mise en œuvre effective des cours.

Conclusion

L’éducation sexuelle à l’école varie largement à l’échelle mondiale. Alors que certains pays, comme la Suède ou la Finlande, l’intègrent dès la petite enfance avec un focus sur le bien‑être et le respect, d’autres régions, notamment en Afrique subsaharienne ou dans certaines parties des États‑Unis, rencontrent des obstacles culturels, religieux ou politiques qui limitent la portée des programmes. Les objectifs restent toutefois communs : fournir aux jeunes les connaissances et les compétences nécessaires pour prendre des décisions éclairées, prévenir les maladies et promouvoir des relations saines et respectueuses.

Les informations ci‑dessus proviennent des sources (education.gouv.fr) et (worldvision.fr)

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Publié dans mes poésies

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La séduction - 4 femmes

Publié le par bmasson-blogpolitique

La séduction

4 femmes                   

Brecht Evens – Couple – La demande en mariage

Brecht Evens, né à Hasselt (province de Limbourg) en 1986, est un auteur de bande dessinée belge. (Bédéthèque)

Œuvres majeures

  • Les Noceurs (Actes Sud BD, 2009) – Prix Willy Vandersteen 2010 et Prix de l’audace du Festival d’Angoulême 20111.
  • Les Amateurs (Actes Sud BD, 2011) – sélection officielle du Festival d’Angoulême 20121.
  • Panthère (Actes Sud BD, 2014) – sélection officielle du Festival d’Angoulême 20151.
  • Les Rigoles (Actes Sud BD, 2018) – Fauve Prix Spécial du Jury du Festival d’Angoulême 20191.
  • Idulfania (Actes Sud BD, 2021) – publié en 2021[^4].
  • Le Roi Méduse (Actes Sud BD, 2024) – exposé au Centre Pompidou et récompensé par le Prix Gribouillis 2024[^4].

Nicolas-Bernard Lépicié - La demande accordée

  • La Demande accordée (également appelée La Demande acceptée ou Les Accords / La Promesse approuvée) est une peinture de 1774 réalisée par Nicolas‑Bernard Lépicié  (commons.wikimedia.org)
  • Elle appartient au style néo‑classique de la période classique  (fr.muzeo.com)

Lieu de conservation

  • L’œuvre est conservée au Musée Thomas‑Henry à Cherbourg‑Octeville  (fr.wikipedia.org)

 Souvent comparée à celle de Chardin et de Greuze[5],[6], la peinture de Lépicié a connu une grande vogue au XVIIIe siècle[5]. À partir des années 1760, tout en continuant à peindre des sujets d’histoire, il se met à peindre des scènes de genre intimiste dans le style flamand qui rappellent Teniers le vieux et ter Borch[2]. Dans les dernières années de sa vie, il se retire souvent à la campagne où il peint des scènes rustiques à la suite d’une crise religieuse qui l’amènera à modifier ou à supprimer certaines de ses œuvres contraires à sa nouvelle sensibilité[7],[8]. Malade de la poitrine, il meurt avant sa cinquantième année[7], loué pour sa piété au moins autant que pour ses talents[2]. (Wikipedia)

Jean François de Troy - La jarretière – 1724

La Jarretière (French for “The Garter”) est une peinture à l’huile sur toile réalisée par Jean‑François de Troy en 1724.

Signature : le nom de l’artiste et l’année sont inscrits en bas‑à‑gauche sur une plinthe près de la console 

  • Exposition : l’œuvre a été présentée au Salon de Paris de 1725
  • Provenance : elle a fait l’objet d’un legs de Mme Charles Wrightsman au Metropolitan Museum of Art (New York) en 2019  (utpictura18.univ-amu.fr)
  • Collection actuelle : l’œuvre est conservée au Metropolitan Museum of Art (latribunedelart.com)

Nicolas Lancret - La servante justifiée humiliée – 1740

Lancret a produit ces peintures en s’inspirant de la fable La Fontaine et les a faites gravir par des graveurs de son époque. La série a été gravée entre les années 1730 et 1740 

Provenance et collection

  • La version en huile sur cuivre se trouve dans la collection du Metropolitan Museum of Art (New York)  (metmuseum.org)
  • Une autre version, en huile sur toile, a été vendue en 2023, provenance Collection Rodolphe Kann, Paris (stairsainty.com)

Description visuelle
Le fichier image disponible sur Wikipédia montre la scène de la servante, illustrant le thème de la fable  (
fr.wikipedia.org)

La servante justifiée représente une scène de la fable de La Fontaine où la servante est confrontée à un conflit, illustrant le thème de la justice et de la morale dans la société du XVIIIᵉ siècle.

Sources

fr.wikipedia.org Fichier image de La servante justifiée sur Wikipédia.

metmuseum.org Métropolitan Museum of Art – description de l’œuvre.

stairsainty.com  Vente de La Servante Justifiée (huile sur toile, 28 × 36 cm).

La Servante justifiée est une nouvelle tirée des Contes de la Reine de Navarre, une collection de fables et de contes que La Fontaine a adaptée pour son propre recueil Contes (1743) 

La narration se déroule dans un jardin où un maître surprend sa servante en train de préparer un bouquet pour sa maîtresse. La servante se défend, tombe, et la scène est observée par une voisine qui, à son tour, est vue par le mari. Le récit joue sur les malentendus et les confusions d’identité, d’où le titre qui évoque la « justification » de la servante face aux accusations de l’époux.

Synopsis (extrait)

Un homme a une belle servante ; il la rendit au jeu d’Amour sçavante.
Elle était en train de faire un bouquet pour sa maîtresse dans le jardin.
Le maître la surprend, la servante se défend, tombe, et une voisine aperçoit le tout.
Le mari voit la voisine, et la scène se répète avec la femme.
Le dialogue se poursuit avec la voisine affirmant « c’était moi » à chaque fois que la femme réplique, créant un jeu de malentendus  (fr.wikisource.org)

 Illustrations et éditions

Source

Date

Type d’œuvre

Détails

Louvre – Contes de La Fontaine : La servante justifiée

1736‑1743

Gravure sur cuivre

Gravée par Nicolas Larmessin IV (1684‑1755) 

collections.louvre.fr

NGA – La Servante Justifiée

1736‑1743

Gravure et gravure

Gravure après Nicolas Lancret

nga.gov

Cochin – Analyse

1743

Gravure

Analyse détaillée de la scène et de la narration 

utpictura18.univ-amu.fr

Cochin – 1743

1743

Gravure

Gravure sur cuivre, dimensions 5,2 × 7 cm 

utpictura18.univ-amu.fr

Eisen – 1ère version

1762

Gravure sur cuivre

Première version de l’illustration pour l’édition dite des Fermiers généraux 

utpictura18.univ-amu.fr

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Angela Davis - La prison est-elle obsolète ?

Publié le par bmasson-blogpolitique

Angela Davis

La prison est-elle obsolète ?

Editions Les poches du diable –

Au diable Vauvert – 2021

1ère édition – 2003

On n’imagine pas un monde sans prisons. (p 16). Nous ne voulons pas savoir ce qui se passe dedans. On y dépose les gens indésirables sans penser aux responsabilités qui amènent à ces problèmes, à leurs problèmes. On ne réfléchit ni au racisme, ni au capitalisme. (p 17) L’idéologie dominante sert à justifier la construction de nouvelles prisons. (p 110). C’est un malheur de s’y retrouver. (p 111). L’isolement expose à la torture et aux mauvais traitements. (p 122).

Au cinéma, les premiers films qui s’inspirent des prisons datent de 1901. Hollywood en crée un genre en soi. (p 20)  (1)

La Grande-Bretagne du 16e au 18e siècle :

Au 17e siècle, en Grande-Bretagne, les épouses indisciplinées ou querelleuses portaient un « masque de la honte ». (2) Elles étaient enfermées chez elles par le mari qui décidait de leur libération. (p 49) Les sodomites anglais étaient enterrés vivants. En 1790, une femme coupable de trahison connaissait le bûcher et la strangulation à mort. (p 48). Au 18e siècle, le mariage anglais équivalait pour les femmes à une « mort civile » statutaire. Elle abandonnait son nom pour prendre le patronyme de son époux. (p 53).

Quelques personnalités américaines :

Avant son incarcération, Mumia Abu Djamal était journaliste en 1982. (3) Il travaillait sur les statistiques en fonction de la race et de la classe sociale des condamné-es. Il relie l’abolition des prisons et de la peine de mort. (p 65)

Malcom X explique comment il lisait dans sa cellule, à même le sol, utilisant la lumière du couloir qui passait sous sa porte. Il devait se coucher à même le sol et se recoucher toutes les heures, au moment du passage des gardiens. Il ne voyait pas le temps passer. (p 66). (4)

Assata Shakur est soumise à un traitement cruel. Elle est privée de nourriture intellectuelle, de sois médicaux, d’exercices physiques, des autres femmes, étant enfermée chez les hommes. Elle est surveillée 24 h sur 24. (p 73) (5)

L’industrie carcérale :

La prison est liée au contexte historique des 18e et 19e siècles, avec l’essor du capitalisme. (p 51)

A Atlanta, Peach Street est la rue la plus importante. Elle a été construite par des condamnés noirs, dans des conditions pires que celles de l’esclavage, après la guerre de Sécession. (p 40) (6)

Le complexe carcéro-industriel est la poubelle contemporaine capitaliste. Le lien existe entre la désindustrialisation américaine des années 1980 et la hausse de la population carcérale paupérisée. (p 18) Les problèmes sociaux ne sont pas résolus. (p 21).

Sodexho a participé au business punitif dans les années 1980 jusqu’en 2001. (p 118) (7)

Les prisons ont été construites sur des terrains dévalués. Iels ont fait croire aux populations qu’elles développeraient la région économiquement, en créant des emplois, tout en réduisant la criminalité. (p 16) Ce qui n’a pas été le cas.

Dans les années 1990, les entreprises militaires ont reconverti leur matériel pour les rues américaines. Sandia National Laboratories a créé des mousses épaisses pour aveugler et/ou assourdir les personnes. (8) Stinger Corporation a inventé des herses rétractables à déployer devant des véhicules en fuite.  (9) Westinghouse a produit des véhicules intelligents connectés à des informations rapides. (p 106) (10)

« Ortho Pharmateucical » et « Dow Chemical » ont bénéficié d’accords avec les prisons. (p 108) (11)

Les femmes :

Elles sont vulnérables. (p 95)

En 1980, les femmes représentent 5% des détenu-es au niveau mondial. Mais depuis que le niveau de leurs conditions de vie se détériore, le taux d’emprisonnement des femmes augmente. (p 77) (12)

Les femmes sont orientées vers les asiles et sont traitées comme des malades mentales.

On leur donne du Tranxene et du Haldol. (p 79). (13)

En 1996, les femmes sont entravées par des chaînes de forçat. C’est un rappel de l’esclavage, du génocide et de la colonisation. (p 92) (14)

La Californie a la  plus grande prison pour femmes du monde, avec la « Valley State Prison for Women », contenant 35 000 détenues, en 2000. (p 14)

Les prisons pour hommes ou pour femmes renforcent la structure genrée de la société. (p 73). C’est  pareil pour le racisme sur la planète. (p 103)

Les fouilles intimes des parties sexuelles sont des agressions sexuelles banalisées. Elle en a subi lors de son emprisonnement. (p 75) (15)

Quand le personnel viole les condamné-es, iels  ne sont pas puni-es. (p 93) (16)

L’enseignement :

Les établissements scolaires qui mettent en avant la discipline et la sécurité, au lieu de développer les connaissances intellectuelles, sont les classes préparatoires pour la prison. (p 45)

Les prisonnier-es  sont des cobayes médicaux. Les universités sont en lien avec les prisons. Albert Kligman, dermatologue en Pennsylvanie, a expérimenté sur eux et elles le Rétinol A. (p 108).  (17)

L’avenir sans les prisons :

Comment gérer une population importante de délinquant-es ? (p 129)

Au lieu d’une justice punitive, comment réadapter les personnes jugées ? (p 22)

Le discours pour l’égalité des sexes est un discours progressiste. (p 88).

Angela Davis est pour la dépénalisation de la consommation des drogues et la vente des services sexuels.

Quelques pistes :

Démilitarisation des écoles

Revitalisation de l’éducation

Gratuité du système de santé. Soins gratuits pour lutter contre les addictions.

Etablissement d’une justice réparatrice. Le débiteur doit assumer la réparation.

Réconciliation plutôt que vengeance.

Arrêt de la criminalisation des migrant-es sans papier.

Lutte contre les violences conjugales.

Lutte contre le racisme.

Décriminalisation de certaines populations et communautés. (p 130 à 137)

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(1) Films liés aux prisons, à Thomas Edison et à l’exécution de Czolgosz

  • « Execution of Czolgosz, with Panorama of Auburn Prison » – 1901
    Film court réalisé par Edwin S. Porter pour Edison Studios, montrant l’exécution de l’assassin du président McKinley, accompagné d’un panorama de la prison d’Auburn. (youtube.com)

« Arrest in Chinatown » – 1897
Production d’Edison qui illustre l’arrestation d’un suspect dans le quartier chinois de New York, mettant en scène l’intervention policière.

  • « Arrest of Goudie » – 1901
    Film d’Edison montrant l’arrestation d’un criminel, soulignant le rôle de la police dans la capture de prisonniers.
  •  « Boers Bringing in British Prisoners » – 1900
    Production d’Edison présentant l’arrivée de prisonniers de guerre, illustrant la logistique des détentions.
  •  « Mounted Police Charge » – 1896
    Film d’Edison où une troupe de police montée est filmée, démontrant la présence policière et la mise en scène de la force publique. (debordements.fr)

Ces œuvres constituent les premiers exemples de cinéma d’attestation, où les institutions de la justice et de la prison sont représentées à l’écran, souvent à travers des reconstitutions d’événements réels ou de scènes d’arrestation. Elles montrent comment le cinéma, dès ses débuts, a servi à documenter et à valoriser l’action des forces de l’ordre, tout en offrant un regard sur les institutions pénitentiaires.

Les représentations carcérales apparaissent dès les premiers temps du cinéma muet, avant même l’avènement du son.
Les premières œuvres se distinguent par leur caractère burlesque ou dramatique, mais elles posent déjà les codes du film de prison : cadre claustrophobique, personnages confrontés à la violence institutionnelle, et parfois une tentative d’évasion.

Année

Titre

Réalisateur

Particularités

1919

The Adventurer (court‑métrage)

Charlie Chaplin

Premier court‑métrage où un personnage est déjà en fuite, mais qui introduit la tenue traditionnelle de prisonnier.

senscritique.com

1920

Convict 13

Edward F. Cline & Buster Keaton

Inversion de vêtements et mutinerie, montrant la vie d’un détenu devenu gardien.

senscritique.com

1930

Big House

Joseph L. Mankiewicz

Premier film parlant à traiter la prison, marquant l’implantation d’une esthétique et de codes narratifs qui perdurent.

fr.wikipedia.org

1931

Pardon Us

James Parrott

Comédie où Laurel & Hardy sont incarcérés, illustrant la violence et la possibilité d’évasion.

senscritique.com

1933

I Am a Fugitive From a Chain Gang

Mervyn LeRoy

Drame sombre sur la brutalité des gardiens et la détermination du détenu à s’échapper.

senscritique.com

Points clés
  • Premiers films muets : The Adventurer (1919) et Convict 13 (1920) montrent déjà le cadre carcéral, même si le ton est souvent burlesque ou comique.
  • Transition au son : Big House (1930) est le premier long‑métrage parlant à traiter la prison, établissant les stéréotypes et thèmes qui perdurent jusqu’au XXIᵉ siècle.
  • Évolution du genre : Après Big House, le cinéma explore divers sous‑genres (film d’évasion, film de camp de prisonniers, etc.), mais les premières œuvres restent les fondations de la représentation carcérale au cinéma.

Ces films témoignent de la fascination du cinéma pour l’univers carcéral, même dans ses premières années, et posent les bases des représentations modernes de la prison à l’écran.

(2) Au XVIIᵉ siècle, en Grande‑Bretagne, les femmes jugées indisciplinées ou querelleuses (souvent désignées comme scolds ou commères) pouvaient être condamnées à porter un masque de la honte. Ce dispositif, souvent en métal, servait à les humilier publiquement et à les empêcher de parler. Il était appliqué à des femmes accusées de bavardage, de calomnie ou de troubles à l’ordre public, et les obligeait à défiler dans les rues avec leurs mains attachées, exposées à la dérision de la population (fr.wikipedia.org)

(3) Il était déjà actif comme reporter radio spécialisé dans les questions sociales et culturelles avant son incarcération  (editionsladecouverte.fr)

La CGT le décrit comme un journaliste afro‑américain condamné à mort en 1982  (cgt.fr)

Le compte rendu de Radio France mentionne qu’il était un journaliste proche des Black Panthers à l’époque  (radiofrance.fr)

Reporters sans frontières le qualifient d’ancien journaliste de radio avant son arrestation  (rsf.org)

(4) Malcolm X – Lecture en prison

Dans The Autobiography of Malcolm X (co‑écrit avec Alex Haley), Malcolm X raconte qu’en prison il lisait « à même le sol », profitant de la lumière du couloir qui filtrait sous la porte de sa cellule. Cette lumière était sa seule source d’éclairage, ce qui l’obligeait à s’allonger sur le sol pour lire les livres qu’il avait pu obtenir. Cette méthode lui a permis de dévorer de nombreux ouvrages et de poursuivre son auto‑éducation pendant son incarcération. (Qwant)

(5) Criminalisation et détention
Assata Shakur a été arrêtée le 2 mai 1973 et condamnée en 1977 à la prison à perpétuité. Elle a été incarcérée dans plusieurs prisons de haute sécurité, dont Riker’s Island, Alderson (Virginie‑occidentale) et Clinton (New Jersey)  (une-autre-histoire.org)

Critiques du traitement carcéral
Les autorités ont décrit son incarcération comme torturante et l’ont placée en isolement. Des groupes de défense des droits de l’homme ont dénoncé son traitement, le qualifiant de cruel

Absence d’informations précises sur certaines privations
Les sources fournies ne mentionnent pas explicitement qu’elle a été privée de nourriture intellectuelle, de soins médicaux ou d’exercices physiques. Elles se concentrent plutôt sur la torture, l’isolement et la critique générale de son traitement  (fr.wikipedia.org)

(6) Un siècle plus tôt, la rue Peachtree était un important sentier amérindien reliant Fort Daniel dans l’actuel comté de Gwinnett à la colonie Creek de Standing Peach Tree sur la rivière Chattahoochee.

Une lettre de 1782 du colonel John Daniel fait référence à un rendez-vous des Indiens du ruisseau Coweta « à Standing Peach Tree » prévoyant de perturber une bande d’Indiens Oconee. Comme de nombreux Creeks se sont rangés du côté des Britanniques pendant la guerre de 1812, l’État de Géorgie a construit un fort à Standing Peachtree. La région a été désignée bureau de poste américain en 1825. (Atlanta en 50 objets)

(7)   Participation au secteur privé de la prison
Sodexho a acquis une participation de 20 % dans la Corrections Corporation of America (CCA) en 1994 et a créé un joint‑venture pour développer des projets hors des États‑Unis, au Royaume‑Uni et en Australie.
Il a fourni des services non‑custodiaux à plusieurs prisons en Europe (France, Espagne, Italie, Pays‑Bas, Belgique) et détenait des participations dans les opérations de CCA au Royaume‑Uni et en Australie jusqu’à 2001, date à laquelle il a annoncé la vente de ses participations.
Ces faits sont détaillés dans le rapport de Corp‑Research (corp-research.org)

Absence de participation dans les années 1980
Le même rapport indique que la prise de participation dans CCA ne date que de 1994 ; aucune activité liée aux prisons n’est mentionnée pour les années 1980.
Les expansions de Sodexho dans les années 1980 concernaient principalement l’achat de sociétés de restauration aux États‑Unis et l’expansion en Europe et en Scandinavie, mais pas le secteur pénitentiaire  (corp-research.org)

(8) Balle autoguidée

Le 30 janvier 2012, Sandia a annoncé avoir testé avec succès une fléchette autoguidée capable d'atteindre des cibles à 2 000 m. Longue de 100 mm, cette fléchette, dont le centre de gravité est situé à l'avant, est conçue pour être tirée avec une arme à canon lisse de petit calibre . Sa trajectoire rectiligne est assurée par quatre ailettes à actionnement électromagnétique , intégrées à un sabot extracteur en plastique qui se détache à la sortie du canon. Cette fléchette ne peut être tirée avec des canons rayés classiques , car la stabilité gyroscopique conférée par les rayures empêcherait la fléchette autoguidée de se diriger correctement vers sa cible en vol. Les ailettes assurent donc la stabilisation plutôt que la rotation. Un désignateur laser marque la cible, qui est ensuite suivie par le capteur optique et le microprocesseur 8 bits de la fléchette   (Wikiland)

(9) La herse robotisée Shark Spike aide les gendarmes à crever vos pneus à distance et à stopper une fuite. (Auto Plus)

Découvrez le légendaire lanceur antiaérien portable qui a révolutionné la défense américaine : le secret du FIM-92 Stinger, ses avancées technologiques et pourquoi il reste une arme indispensable sur le champ de bataille. (Sociedademilitar)

(10) La compagnie Westinghouse Electric, en collaboration avec Northrop Grumman et Astrobotic, a été choisie pour un programme de recherche spatiale avancée par le Laboratoire de Recherche de l’Armée de l’Air des États-Unis. Ce projet vise à alimenter les satellites avec de l’énergie nucléaire, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour la technologie spatiale. (Enerzine)

(11)

Entreprise

Accord avec les prisons

Détails

Dow Chemical

Oui

Le transcript de la séance de l’EPA de 1980 décrit que Dow Chemical a financé et coordonné des expériences médicales sur des prisonniers de la prison de Holmesburg, Pennsylvanie, où des substances comme le 2,3,7,8‑TCDD ont été appliquées sur la peau de sujets humains

prisonlegalnews.org

Ortho Pharmaceutical

Non confirmé

Aucun des documents fournis ne mentionne d’accords, de contrats ou d’expériences menées par Ortho Pharmaceutical dans des établissements pénitentiaires. Les références disponibles concernent uniquement des litiges liés à la sécurité des contraceptifs, sans lien avec les prisons

quimbee.com

Conclusion
Dow Chemical a effectivement bénéficié d’accords avec une prison pour mener des expériences médicales, tandis que Ortho Pharmaceutical n’a pas d’informations attestant d’accords similaires dans le contexte fourni. (Qwant)

(12) Taux d’emprisonnement des femmes dans le monde

  • Croissance globale
    Depuis 2000, le nombre de femmes incarcérées a progressé de 57 % dans le monde, soit une hausse bien supérieure à celle des hommes (+ 22 %) et à celle de la population mondiale (+ 32 %)
  • Répartition par pays
    Les États‑Unis comptent le plus grand nombre de détenues (≈ 175 000), suivis de Chine (≈ 145 000), Brésil (≈ 50 000) et Russie (≈ 39 000)
    Hongkong présente la plus haute proportion de femmes incarcérées (21 % de la population carcérale)
  • Taux par habitant
    Les États‑Unis affichent le taux le plus élevé, avec 52 prisonnières pour 100 000 habitants, suivi de Thaïlande (47), Salvador (42) et Rwanda (41)
  • Tendance par continent
    L’Afrique a le taux le plus bas (≈ 3 femmes pour 100 000 habitants), l’Asie (≈ 7), l’Europe (≈ 11) et les Amériques (≈ 27)  (lepoint.fr)

Situation en France

  • La part des femmes dans la population carcérale reste stable autour de 3 %–4 % depuis 20 ans.
    En 2021, 2 057 femmes représentaient 3,3 % de la population détenue, et en 2025, 2 789 femmes représentaient 3,4 %  (oip.org)
  • La proportion de femmes parmi les condamnés est également stable, oscillant entre 10 % et 11 % depuis deux décennies  (observatoire-disparites-justice-penale.fr)

Conclusion

  • Oui, le taux d’emprisonnement des femmes augmente au niveau mondial depuis 2000, avec une croissance plus rapide que celle des hommes et de la population générale.
  • En France, la proportion de femmes incarcérées reste stable à environ 3 % de la population carcérale, sans signe d’augmentation récente. (Qwant)

(13) Le seul médicament mentionné est Haldol (halopéridol), dont la description indique qu’il est prescrit pour les troubles psychiques graves, l’agressivité et les états psychotiques aigus ou chroniques  (base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr)

(14) Chaînes de forçats pour femmes : situation en 1996

En 1996, la pratique des chaînes de forçats n’était plus une curiosité historique mais un dispositif actif dans certaines prisons américaines, notamment à Phoenix, Arizona.
Les détenues, condamnées pour des infractions telles que la vente de stupéfiants, la conduite en état d’ivresse ou la prostitution, purgent des peines de 3 à 9 mois et sont enchaînées dès le matin à 5 h. Le bruit des chaînes est alors le signal de départ de la journée de travail.
Le but annoncé de ce système est d’apprendre aux femmes à travailler en équipe et de les discipliner selon une logique militaire, avec des tenues de bagnards. Les tâches incluent le ramassage de déchets ou l’effacement de graffitis, souvent sur des routes désertiques où les températures peuvent atteindre 50 °C. Les prisonnières sont considérées comme volontaires pour ce programme, mais elles n’ont pas accès à des visites et doivent rester au moins deux mois dans le chain gang avant de pouvoir quitter l’isolement.
Des associations de défense des droits de l’homme ont tenté de faire condamner ces méthodes, mais sans succès  (franceinfo.fr)

En parallèle, dans le sud des États‑Unis, le gouverneur de l’Alabama a relancé en 1995 le retour des forçats enchaînés sur les autoroutes, une pratique qui avait été suspendue depuis les années 1830. Cette initiative visait à réduire les coûts de surveillance en reliant les détenus par des chaînes, permettant à un seul gardien de surveiller plusieurs prisonniers  (lemonde.fr)

En résumé, en 1996, les femmes incarcérées aux États‑Unis pouvaient être enchaînées dans le cadre de programmes de travail disciplinaire, notamment à Phoenix, Arizona, tandis que d’autres États, comme l’Alabama, maintenaient ou relançaient des pratiques similaires sur les routes publiques. (Qwant)

(15) Fouilles à nu systématiques : témoignage d’un excès -Témoignage reçu à la permanence de l’Observatoire international des prisons le 23 juin 2025. « Je n’ai jamais vu autant de situations où l’on m’impose des fouilles à nu. À tel point que je ne sors même plus en promenade. Avant chaque parloir, c’est devenu systématique – je n’ai jamais vu ça. Pendant mon procès, j’ai jusqu’à 5 fouilles à nu par jour.  Je vais au dispatching, ils me mettent à nu. Je vais au tribunal, les ERIS sont déjà devant ma porte. À 9h30, je pars pour l’audience, les gendarmes me font une nouvelle fouille à nu, je passe ensuite par un portail à ondes millimétriques. (Fouilles à nu systématiques : témoignage d’un excès – Observatoire International des Prisons)
(16) Quand le personnel n’est pas puni malgré une condamnation

Les procédures disciplinaire et pénale sont indépendantes.
Une condamnation pénale ne force pas l’administration à engager une sanction disciplinaire, sauf si les faits remplissent des critères spécifiques : incompatibilité avec l’exercice de la fonction, atteinte à la réputation de l’administration ou gravité suffisante pour justifier une révocation.

 

En l’absence de ces éléments, l’autorité administrative peut décider de ne pas sanctionner l’agent, même après une condamnation  (service-public.gouv.fr)

Conditions qui permettent l’absence de sanction disciplinaire

Condition

Explication

Référence

Faits non liés à l’exercice des fonctions

Si l’infraction n’est pas liée aux fonctions publiques et ne porte pas atteinte à la réputation de l’administration, elle ne justifie pas de sanction disciplinaire.

 

snasub.fsu.fr

 

Délai de prescription de 3 ans

Si l’administration n’a pas engagé la procédure disciplinaire dans les 3 ans suivant la connaissance des faits, ceux‑ci sont prescrits et ne peuvent plus faire l’objet d’une sanction.

 

service-public.gouv.fr

Décision de l’administration

L’administration peut choisir de ne pas engager de procédure disciplinaire, même en présence d’une condamnation pénale. La décision est libre tant qu’elle est motivée.

 

service-public.gouv.fr

Absence de gravité suffisante

Certaines condamnations (ex. vol, escroquerie) ne conduisent pas automatiquement à la révocation si elles ne sont pas jugées incompatibles avec la fonction.

 

snasub.fsu.fr

Suspension de la procédure disciplinaire

Lorsqu’une procédure pénale est en cours, l’administration peut suspendre la procédure disciplinaire jusqu’à la décision définitive, puis décider de ne pas poursuivre.

 

snasub.fsu.fr

Exceptions où la sanction est automatique

  • Infraction inscrite au bulletin n°2 du casier judiciaire ou incompatible avec l’exercice de la fonction (ex. agression sexuelle sur mineur) entraîne la révocation sans besoin de conseil de discipline.
  • Déchéance des droits civiques ou de la nationalité ou interdiction d’exercer toute fonction publique rend impossible le maintien dans la fonction publique.
  • Peines complémentaires (interdiction de travailler avec des mineurs) peuvent obliger à une mutation ou à une révocation. |  (snasub.fsu.fr)

En résumé, le personnel n’est pas puni lorsqu’une condamnation pénale ne remplit pas les critères d’incompatibilité, de gravité ou de réputation, ou lorsqu’il dépasse le délai de prescription, ou encore lorsque l’administration décide de ne pas engager de procédure disciplinaire. (Qwant)

(17) Albert Montgomery Kligman a mené des expériences sur des prisonniers de la prison d’Holmesburg à Philadelphie, en Pennsylvanie, et ces travaux ont permis de développer le rétinol A (tretinoin), connu sous le nom commercial Retin‑A.

  • Contexte des expérimentations
    De 1951 à 1974, Kligman a utilisé les détenus d’Holmesburg comme sujets de recherche pour tester divers produits chimiques et pharmaceutiques, dont le tretinoin. Ces essais étaient réalisés sans revue éthique formelle et ont été critiqués comme contraires à l’éthique médicale
  • Développement du Retin‑A
    Le brevet de Kligman pour le Retin‑A a été obtenu en 1967, et le médicament est devenu un traitement standard pour l’acné et, plus tard, pour la réduction des rides faciales (universalis.fr)

La disponibilité de la prison comme « terrain d’essai » a facilité la collecte de données cliniques qui ont conduit à la commercialisation du produit (prismreports.org)

Conséquences éthiques
Les expériences ont conduit à des réformes fédérales protégeant les prisonniers contre les recherches non éthiques, notamment la réglementation de 1978 qui limite les essais cliniques sur les détenus (pmc.ncbi.nlm.nih.gov)

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Publié dans mes poésies

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Marguerite Yourcenar - Sur Virginia Woolf

Publié le par bmasson-blogpolitique

Marguerite Yourcenar

Sur Virginia Woolf

Editions Gallimard

1989 - 2026

Est-ce que l’angoisse humaine s’apaise dans la contemplation  paisible des choses, comme l’affirme M. Yourcenar ? Le débat est lancé. Je ne le crois pas. (1)

En 1937, elle rencontre Virginia Woolf inquiète, tourmentée, fragile, excessive. (p 23). (2)

En 1972,  elle trouve que Virginia Woolf est sereine, nette, limpide. Tout le contraire ! (p 26).

Sur Poussin, en parlant de la Jeune fille de la « Sainte famille »  par Whitcomb », elle parle d’une émotion sacrée et une autre mystique. Quelle est la différence ? (p 33) (3)

Elle décrit des figures lourdes, fortement charpentées. Les femmes sont italiennes et/ou romaines. (p 36).

Il s’est promené  à Livourne et à Civita-Vecchia. (p 37). (4)

Le génie créatif de Mozart était un fleuve limpide dont la source est située à Salzbourg. Il est mort de tuberculose. (5) Son père était avide des revenus générés par son talent (tiens, tiens,  le père de Britney Spears n’a rien inventé…). Mozart n’était pas aimable, mais sarcastique et sec. (6) Son mariage était malheureux. (7) (p 45).

Homère était un vagabond aveugle. (p 53). (8)

                                                                                Marguerite Youcenar

Vocabulaire :

Un théorbe : (p 43) instrument à cordes pincées de la famille du luth, doté d’un long manche et de cordes graves supplémentaires, utilisé principalement à l’époque baroque pour accompagner le chant et les ensembles instrumentaux. (Qwant)

 

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(1) L’idée que la contemplation paisible apaise l’angoisse apparaît dans plusieurs courants philosophiques et pratiques :

  • Stoïcisme : les stoïciens recommandent la réflexion sur la nature et la place de l’homme pour relativiser les émotions négatives.
  • Bouddhisme / Méditation de pleine conscience : l’observation détachée des sensations et des pensées vise à réduire le stress et l’anxiété.
  • Philosophie existentialiste : certains auteurs (ex. Camus) suggèrent que l’émerveillement devant le monde peut offrir un répit face à l’absurdité.

Ces approches partagent le principe que porter son attention sur des éléments extérieurs, calmes et harmonieux aide à diminuer la tension intérieure. (Qwant)

(2) Rencontre de Marguerite Yourcenar avec Virginia Woolf en 1937

En février 1937, Marguerite Yourcenar se rend à Londres pour rencontrer Virginia Woolf à la suite de la traduction de son roman The Waves (Les Vagues) pour les Éditions Stock. Cette visite, décrite dans plusieurs témoignages, a duré deux brèves heures et s’est déroulée dans une chambre de Bloomsbury, où Woolf l’a accueillie dans une atmosphère à la fois étincelante et timide  (journals.openedition.org)

Cette rencontre a été saluée par Yourcenar comme une récompense précieuse pour son travail de traduction, et elle a renforcé son estime pour Woolf, qu’elle considérait parmi les grands virtuoses de la langue anglaise  (fabula.org)

(3) Dans le seul extrait où le nom Whitcomb apparaît , il est mentionné parmi une liste de tableaux de Nicolas Poussin : Vénus et Adonis, La Sainte Famille, Whitcomb, La Crucifixion (yourcenariana.org)

 Différence entre émotion sacrée et émotion mystique

Aspect

Émotion sacrée

Émotion mystique

Objet

Le sacré (dieu, saint, lieu, rituel)

L’union ou la présence directe du divin

Nature

Sentiment de respect, révérence, crainte (ex. awe, gratitude)

Sentiment d’extase, d’unité, d’ineffabilité

Contextualisation

Se vit dans le cadre rituel ou communautaire (messe, pèlerinage)

Se vit souvent hors du cadre rituel, en expérience intérieure profonde

Temporalité

Réaction à un symbole ou à un acte sacré

État prolongé de conscience transcendante

Expression

Peut être partagée (chants, prières)

Souvent individuelle, difficile à verbaliser

En résumé, l’émotion sacrée est une réponse affective à ce qui est considéré comme sacré, tandis que l’émotion mystique désigne une expérience intérieure de connexion directe et souvent ineffable avec le divin.

(4) Nicolas Poussin a bien voyagé vers l’Italie et s’est rendu à Livourne et à Civita‑Vecchia.

  • Le journal de Rome de 1825‑26 rapporte qu’il a quitté Gênes en bateau, est arrivé à Livourne puis a continué vers Civita‑Vecchia, où il est arrivé le 15 août (omiworld.org)
  • Le même itinéraire est mentionné dans Le voyage d’Italie, qui décrit le trajet de Livourne à Civita‑Vecchia après avoir quitté Pise (books.openedition.org)
  • Dans les Archives de l’art français, on note qu’il était à Livourne le 13 juillet 1643, ce qui confirme son passage dans cette ville  (dn790007.ca.archive.org)

(5) Les sources indiquent que la tuberculose n'est plus considérée comme la cause probable de la mort de Mozart, contrairement à des théories abandonnées depuis longtemps.

Les documents consultés ne confirment pas que la tuberculose ait été la cause définitive du décès de Mozart le 5 décembre 1791.
Au contraire, ils montrent que la question reste ouverte et que la tuberculose n’est qu’une des nombreuses hypothèses proposées.

  • Liste des causes possibles
    Un article de Slate.fr mentionne qu’une récente étude a réintroduit l’hypothèse d’une tuberculose parmi les 140 causes recensées 

Cette mention se situe dans un contexte de « inflation de diagnostics » 

  • Contexte médical
    D’autres sources évoquent des infections bactériennes, des maladies rénales, des fièvres (typhoïde, typhus, scarlatine) ou des complications méningococciques comme causes possibles 

Aucune de ces hypothèses, y compris la tuberculose, n’est présentée comme vérifiée par des preuves concluantes.

  • Conclusion
    La tuberculose est donc une théorie parmi de nombreuses : elle n’est pas confirmée et ne constitue pas la cause officielle du décès de Mozart.
    Les spécialistes continuent de débattre, et les données historiques restent insuffisantes pour établir une cause unique et définitive 
    (slate.fr)
  • (6) Caractère général : décrit comme vif, plein d’humour et parfois impulsif.
  • Sarcasme : plusieurs lettres et anecdotes montrent qu’il usait d’un ton ironique, surtout avec ses amis proches.
  • Sévérité : pouvait se montrer exigeant et impatient, notamment lors de répétitions ou de compositions.
  • Amitiés : malgré ces traits, il entretenait des relations chaleureuses avec de nombreux collègues et mécènes.

Sources principales : correspondance de Mozart, mémoires de ses contemporains (e.g. Leopold Mozart, Gottfried van Swieten).

(7) Mozart — son mariage

  • Épouse : Constanze Weber (mariés le 4 avril 1782).
  • Contexte : mariage arrangé par la famille de Constanze, qui espérait profiter du prestige de Mozart.
  • Vie conjugale :
    • Relations affectueuses, mais marquées par des tensions financières et des disputes fréquentes.
    • Plusieurs enfants (six), dont deux sont morts en bas âge, ce qui a ajouté du stress.
    • Mozart a souvent été absent à cause de ses engagements professionnels, ce qui a alimenté les conflits.
  • Fin du mariage : Mozart est décédé en 1791, laissant Constanze veuve mais engagée à préserver son héritage.

En résumé, le mariage de Mozart avec Constanze était caractérisé par une affection mutuelle mais aussi par des difficultés économiques et des tensions domestiques, ce qui a pu le rendre « malheureux » à certains moments. (Qwant)

(8) L'image du « barde aveugle » est un lieu commun de la littérature grecque. Un personnage d'un discours de Dion Chrysostome remarque ainsi que « tous ces poètes sont aveugles, et croient qu’il serait impossible de devenir un poète autrement » ; Dion répond que les poètes se transmettent cette particularité comme une sorte de maladie des yeux[13]. De fait, le poète lyrique Xénocrite de Locres est réputé être aveugle de naissance[14] ; Achaïos d'Érétrie devient aveugle après avoir été piqué par des abeilles, symboles des Muses[15] ; Stésichore perd la vue parce qu'il a dit du mal d'Hélène de Sparte[16], et Démocrite s'ôte la vue pour mieux voir[17].

Tous les poètes grecs ne sont pas aveugles, mais la fréquence avec laquelle la cécité est associée à la poésie pousse à s'interroger. Martin P. Nilsson remarque que, dans certaines régions slaves, les bardes sont rituellement qualifiés d'« aveugles »[18] : comme le soutient déjà Aristote[19], la perte de la vue est supposée stimuler la mémoire. De plus, la pensée grecque associe très fréquemment cécité et pouvoir divinatoire : les devins Tirésias, Ophionée de Messène, Événios d'Apollonie ou Phinée sont tous privés de la vue. Plus prosaïquement, le métier d'aède est l'un des rares accessibles à un aveugle dans une société comme celle de la Grèce antique[20]. (Wikipedia)

 On sait peu de choses sur sa biographie, mais on pense qu'il a vécu vers le VIIIe siècle avant J.-C. quelque part en Grèce. (Maestro vituale)

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Colette - Chéri

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Colette

Chéri

Editions Fayard –

1ère édition – 1920

Léonie Vallon, nommée aussi Léa de Lonval, (1) âgée de 49 ans, a les yeux bleu « jeunes ». Elle est une courtisane, une demi-mondaine. (p 11).

A huit jours de son mariage, Chéri dit à sa maîtresse qu’il la verra « quand il aura besoin d’un service »…Ndlr : « tu me feras ce que ma femme ne me fera pas… » (p 65).

La description de la vieille Lili est trop drôle. Colette ne lui fait aucun cadeau avec sa graisse qui englobe tout. Il faut chercher qui est quoi dans ce corps. Les articulations ont disparu, englouties dans les bourrelets. (p 70).

Colette n’est pas tendre non plus avec Chéri. Il s’adresse à sa femme avec un « Chose, euh, Edmée… ». (p 89).

Six mois plus tard, il dit à un ami : ‘Je suis très libre ! J’ai dressé ma femme ! » (p 107)

Quand on aime, on regrette que la mort existe. (p 164).

On peut s’aimer et penser qu’on va mourir une heure plus tard. (p 183)

 

Vocabulaire :

3 trottins marchaient bras sur bras (p 16) : Trottin (nom masculin) : petit cheval ou poney, souvent utilisé pour la pratique du trot ou les courses de trot. Le terme désigne généralement un cheval de petite taille, agile et adapté aux activités de trot. (Qwant)

Sybarite (généreuse ?) (p 27) : Nom masculin – Personne qui recherche le luxe, le confort et les plaisirs sensuels, souvent associée à une vie de raffinement excessif. Le terme vient de la ville antique de Sybaris (Calabre, Italie), réputée pour la richesse et la décadence de ses habitants.

Sardonique (p 27) : (adjectif) : qui manifeste un humour noir, ironique et moqueur, souvent empreint d’une certaine cruauté ou d’un cynisme détaché. Il s’agit d’une forme de raillerie qui souligne l’absurdité ou la misère d’une situation avec un ton détaché et parfois cruel. (Qwant)

Endêver (énerver ?) (P 130) : enrager (Larousse)

L’alpe (odeur) (p 148) : Une alpe (ou alp) désigne spécifiquement un pâturage d'altitude situé dans les régions montagneuses, principalement dans les Alpes. (Allo dico)

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(1) Léonie Vallon – alias Léa de Lonval

Léonie Vallon est le nom réel de la courtière Léa de Lonval, personnage central du roman Chéri de Colette et de son adaptation cinématographique de 2009.

  • Âge et carrière : à la fin de son histoire, elle a quarante‑neuf ans et est en pleine phase de transition vers la fin de sa carrière de courtesan richement entretenue[^5].
  • Rôle dans le récit : elle est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri, et son amour naît d’une relation de longue durée qui se termine lorsque Chéri épouse une jeune femme, Edmée[^2].
  • Description physique et sociale : décrite comme une courtisane de près de cinquante ans, elle est présentée comme une femme élancée, blonde et adulée dans sa jeunesse, vivant dans une demeure bourgeoise[^1].
  • Adaptation cinématographique : dans le film Chéri (2009) réalisé par Stephen Frears, Michelle Pfeiffer incarne Léonie Vallon / Léa de Lonval[^2].

 [^1] Source: fiche de lecture ChériLéa de Lonval est décrite comme une blonde adulée, grande et élancée, vivant dans une belle demeure bourgeoise.
[^2] Source: Wikipédia – Michelle Pfeiffer joue Léonie Vallon, alias Léa de Lonval, une courtisane en fin de carrière qui tombe amoureuse du jeune Chéri.
[^5] Source: Forty‑Nine Year Old: Léonie Vallon – à quarante‑neuf ans, Léonie Vallon est proche de la fin d’une carrière couronnée de succès en tant que courtisane richement entretenue.

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Claude Monet - 9 femmes

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Claude Monet dans l'atelier des grandes décorations Giverny – 1920 -1922

  • Le PDF du dossier pédagogique (id claudemonetgiverny.fr) indique que Monet a transformé son premier atelier en salon et a construit un second atelier dans le jardin, mais ne précise pas de dates.
  • La publication Facebook (id facebook.com) mentionne une photographie de Monet dans son atelier à Giverny en 1926, liée aux grandes décorations destinées au musée de l’Orangerie.
  • Le tweet de l’Orangerie (id x.com) fait référence à 1916.
    • Portrait de Blanche Hoschedé à 14 ans – 1879- 1880 
  • Le portrait a été réalisé par Claude Monet alors qu’il était déjà un peintre établi de l’impressionnisme.
  • Il représente Blanche Hoschedé, fille d’Ernest Hoschedé, à l’âge de quatorze ou quinze ans lorsqu’elle pose pour son futur beau‑père.
  • La toile a été refusée au Salon de Paris en 1879, puis présentée quatre ans plus tard à la première exposition des Impressionnistes.
  • Elle est conservée dans la collection du Musée des Beaux‑Arts de Rouen, où elle est exposée sous son titre moderne.

« Blanche Hoschedé a quatorze ou quinze ans quand elle pose pour son futur beau‑père Claude Monet » (givernews.com)
« Le tableau fut refusé au Salon de Paris en 1879 puis présenté, quatre ans plus tard à la première exposition des Impressionnistes » (facebook.com)
« Portrait de Blanche Hoschedé à 14 ans (titre moderne) ; Blanche Hoschede‑Monet enfant (titre ancien) … Millésime de création 1879 » (pop.culture.gouv.fr)

Claude Monet debout de profil Giverny – 1920

Etienne Clémentel a réalisé une photographie d’Claude Monet debout de profil, devant les nymphéas du jardin de Giverny, vers 1920.

  • Support : Ektachrome (photographie couleur) d’après un autochrome original.
  • Dimensions : 4,5 × 10,5 cm.
  • Collection : Musée d’Orsay, France.

Cette image capture l’artiste dans son environnement de travail, illustrant la relation intime entre Monet et son jardin, qui a inspiré sa série des Nymphéas.(instagram.com)(mdig.fr)(musee-orsay.fr)

- Camille assise sur la plage de Trouville – 1870

Le tableau représente la nouvelle épouse de Monet, Camille Doncieux, assise sur le sable de la côte normande, à Trouville-sur-Mer, pendant l’été 1870. Elle tient un parasol, porte un chapeau fleuri et un voile léger qui masque partiellement son visage, tandis que le vent joue sur ses cheveux. Le décor est dominé par la mer, les voiliers et la brise qui fait flotter les draps et les voiles 

Contexte historique

Monet et Camille se sont mariés civilement le 28 juin 1870 à Paris, puis se sont rendus à Trouville le mois suivant 

Cette visite a marqué un tournant dans le style de Monet, qui a commencé à expérimenter la lumière et la couleur en plein air. Le tableau fait partie d’une série de quatre toiles identiques en format, où la même scène est rendue avec des variations de palette et de composition 

Signification artistique

Monet a appliqué des coups de pinceau larges et presque non mélangés pour capturer l’effet de la brise marine, les voiles et la lumière changeante. Le résultat est une image qui transmet « la lumière, l’air, et même l’odeur de la côte »  (christies.com)

Claude Monet dans les jardins de Giverny

Les jardins de Claude Monet se trouvent à Giverny (Eure, France) et comprennent deux parties distinctes :

  • Le Clos Normand : jardin de fleurs devant la maison.
  • Le jardin d’eau : bassin aux nénuphars et pont japonais, inspiré du Japon.
    Ces espaces sont ouverts au public du 1ᵉʳ avril au 1ᵉʳ novembre, de 10 h à 18 h, dernière admission à 17 h 30 
     (giverny.org)

- La plage de Trouville – 1870 – Camille Doncieux

Claude Monet a réalisé ce tableau en 1870 pendant son séjour à Trouville, quelques semaines après son mariage avec Camille Doncieux et la naissance de leur fils Jean 

Le tableau représente Camille assise sur la plage, accompagnée d’une femme (identifiée comme Madame Boudin, la sœur de Camille ou un membre de la famille de Monet). Les deux femmes sont capturées en close‑up, leurs silhouettes étant « casual » et « cropped » par le cadre, rappelant un snapshot 

  •  L’été 1870, alors que la France s’apprêtait à entrer en guerre franco‑prussienne, Monet et sa famille séjournaient à l’hôtel Tivoli de Trouville.
  • Le tableau reflète une atmosphère de vacances contrastée avec la tension politique imminente.
  • Monet a quitté Paris pour l’Angleterre à la fin de la saison, après des difficultés financières liées à son séjour à Trouville  (thearkofgrace.com)

- La cape rouge - 1870 - Camille Doncieux

Sujet : Camille Léonie Doncieux, première épouse et muse de Monet, représentée en profil portant un manteau rouge bordeaux à gros nœud de velours  (givernews.com)

Lieu actuel : Cleveland Museum of Art, Cleveland  (facebook.com)

  •  Posture : Camille est vue de profil, regardant devant elle, avec une grâce typique de ses portraits.
  • Vêtement : Le manteau rouge, un velours bordeaux, est orné d’un gros nœud qui se confond parfois avec le fond sombre.
  • Ambiance : Le fond sombre met en valeur la couleur vive du manteau, créant un contraste saisissant.
  • Technique : Monet a soigné le rendu du visage et des cheveux, soulignant la pâleur de la peau et la douceur du portrait, comme dans d’autres œuvres de la même période  (givernews.com)

 

Signification

  • Muse et épouse : Camille est l’une des figures les plus récurrentes dans l’œuvre de Monet, apparaissant dans de nombreux tableaux tels que La Femme en robe verte (1866) et La Japonaise (1876) (fr.wikipedia.org)
    • Camille sur son lit de mort - 1879 
  • Camille décéda d’un cancer à l’âge de 32 ans en 1879, laissant Monet veuf avec deux enfants, Jean (12 ans) et Michel (18 mois) (musees-rouen-normandie.fr)
  • Le tableau, jamais exposé par Monet, a été offert par Katia Granoff en 1963 et fait partie de la collection du Musée d’Orsay depuis (fr.wikipedia.org)

Signification

  • Le portrait est un portrait post‑mortem qui illustre la douleur de Monet et son désir de préserver l’image de sa femme. La présence d’un cœur volontairement peint sur la lettre T de la signature de Michel symbolise l’amour que Monet portait à Camille (lesecretderriereletableau.fr)

Paul Paulin - Buste de Claude Monet

Dentiste renommé à Paris, Paul Paulin développe, à partir des années 1880, une passion pour les arts. (Musées Normandie)

Paul Paulin, né Cirgue Paul Jalicon le 13 juillet 1852 à Chamalières, fut d’abord dentiste renommé à Paris. À partir des années 1880, il développa une passion pour les arts, et plus particulièrement pour la sculpture. Cette passion l’amena à créer des bustes et des médailles de personnalités artistiques, notamment des impressionnistes, et à exposer ses œuvres dans les salons parisiens 

  • Début de la carrière artistique : autodidacte, il réalise d’abord des œuvres en plâtre puis en bronze, adoptant une approche réaliste 
  • Rencontres influentes : en 1883, Edgar Degas le remarque et l’encourage, ce qui conduit Paul Paulin à réaliser deux bustes de Degas (plâtre et bronze) conservés au musée d’Orsay 
  • Expositions : il expose au Salon des artistes français de 1882 à 1889, puis au Salon de la Société nationale des beaux‑arts à partir de 1901 
  • Œuvres majeures : bustes d’Auguste Renoir, Camille Pissarro, Claude Monet, Auguste Rodin, et d’autres figures de l’impressionnisme (fr.wikipedia.org)

Paul Paulin décéda à Neuilly‑sur‑Seine le 22 octobre 1937, laissant une œuvre conservée notamment au musée d’Orsay et au musée d’art Roger‑Quilliot de Clermont‑Ferrand (galerieparismanaus.com)

    • Le déjeuner sur l'herbe – 1865
  • Objectif : rendre hommage à Manet tout en affirmant la peinture plein‑air comme sujet d’histoire, et montrer la capacité de Monet à travailler à l’échelle monumentale 

Abandon et récupération

  • En 1866, Monet abandonna le projet, faute de temps et de ressources (musee-orsay.fr)
  • La toile fut donnée en gage à son propriétaire en 1878, puis récupérée en 1884 
  • Pour la sauver, Monet la découpait : il ne conserve aujourd’hui que la partie centrale et la partie gauche(fr.wikipedia.org)

 Le troisième fragment a disparu (musee-orsay.fr)

  •  La toile originale comportait douze figures :
    • Gustave Courbet (barbu, assis à gauche),
    • Camille Doncieux (future épouse de Monet),
    • Frédéric Bazille (debout à côté d’une femme),
    • deux femmes (robes longues),
    • un jeune homme (initialement imberbe, remplacé par un homme barbu).
  • Les personnages sont vêtus de mode parisienne, disposés autour d’une nappe blanche posée au sol, avec mets, fruits, gâteaux et vin  En 1920, Monet évoque que la toile avait « moisi » dans la cave du propriétaire : « je devais payer mon loyer, je l’ai donné en gage…(fr.wikipedia.org)

Claude Monet à Vétheuil

Claude Monet (1840‑1926) a vécu à Vétheuil entre 1878 et 1881
Pendant ces trois années, il a réalisé près de 200 à 230 toiles représentant le village, la Seine, l’église et d’autres scènes locales(mairie-vetheuil.fr)

Maison de Claude Monet

  • Adresse : 16, avenue Claude Monet, 95510 Vétheuil.
  • Ouverture : la maison ouvre ses portes au public du 1ᵉʳ avril au 31 octobre 2026
  •  
    • Sans réservation : visite libre du rez‑de‑chaussée et de la cour, exposition de neuf panneaux retraçant la vie quotidienne du peintre 
    • Guidée : pour groupes de 2 à 30 personnes, sur réservation préalable (vetheuil-impressionniste.com)
  •  Monet s’installa à Vétheuil avec sa famille, y vivait une période financièrement difficile 
  • Sa première épouse, Camille Doncieux, décédée en 1879, repose dans l’ancien cimetière de Vétheuil 
  • La maison qu’il occupait se trouve à la sortie du village, sur la route menant à La Roche‑Guyon

mairie-vetheuil.fr

 

Le déjeuner sur l'herbe – 1865

John Singer Sargent - Claude Monet peignant en lisière d'un bois – 1885

Sargent et Monet se sont rencontrés en 1876, mais ne se sont rapprochés qu’environ dix ans plus tard. En 1885, ils se retrouvent à Giverny, près de Paris, où Sargent admire la façon de travailler de Monet à l’extérieur et reproduit certains de ses sujets et méthodes dans des esquisses comme celle‑ci (cineclubdecaen.com)

    • Madame Louis Joachim Gaudibert – 1868
  • Commandée par la mère de Louis‑Joachim Gaudibert et son fils, les deux négociants du Havre 
  • Réalisée en septembre 1868 au château des Ardennes‑Saint‑Louis près du Havre 
  • Le tableau a été acquis par l’État français grâce à une donation anonyme canadienne en 1951 

Conservation

  • Conservé depuis 1986 au Musée d’Orsay à Paris, après avoir fait partie de la collection du Louvre jusqu’à cette date (franco.wiki)
  • Le musée d’Orsay indique que l’œuvre a été achetée sur les fonds d’une donation anonyme canadienne en 1951 (musee-orsay.fr)

Expositions

  • Le portrait a participé à près de quarante expositions entre 1925 et 2023, en Europe, en Corée, au Japon, en Chine, à Hong‑Kong, à Singapour, à Abu Dhabi et aux États‑Unis (franco.wiki)

Charles Lhullier  Portrait de Claude Monet en uniforme – 1861

Cette peinture représente le futur maître impressionniste Claude Monet vêtu d’un uniforme de chasseur d’Afrique, réalisée peu après son retour d’une campagne en Algérie. L’œuvre est conservée au Musée Marmottan Monet, où elle fait partie de la collection permanente. (Qwant)

- Woman with a Parasol facing Left – Femme avec une ombrelle de face gauche -1886

Le tableau représente Suzanne Hoschedé, la petite fille de Monet, qui sert de modèle. Il s’inscrit dans la série d’« Essais de figure en plein air » où Monet explorait la figure féminine en extérieur. Une autre version de la même scène, où la femme fait face à la droite, existe également.

*« Femme à l'ombrelle tournée vers la gauche » est un tableau du peintre français Claude Monet réalisé en 1886. Cette huile sur toile impressionniste représente une femme portant une ombrelle dont Suzanne Hoschedé fut le modèle. Elle est conservée au musée d’Orsay, à Paris. * (fr.wikipedia.org)

Publié dans art pictural

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Claire Bretécher et mes dessins

Publié le par bmasson-blogpolitique

Claire Bretécher (née le 17 avril 1940 à Nantes, décédée le 10 février 2020 à Paris) était une dessinatrice et scénariste de bande dessinée française.

Parcours professionnel

  • Presse jeunesse : collaboration avec Record, Tintin et Spirou dans les années 1960, où elle a créé des séries comme Baratine et Molgaga et Les Gnangnan
  • Pilote (1969) : introduction du personnage Cellulite, qui a marqué le passage à la BD adulte  (universalis.fr)
  • L’Écho des savanes (1972) : co‑fondation avec Gotlib et Nikita Mandryka
  • Le Nouvel Observateur (1973‑1981) : série de gags Les Frustrés, première BD francophone à succès basée sur la critique sociale 
  • Agrippine (1988‑2009) : série autobiographique sur une adolescente bourgeoise  (jesuismort.com 
  • Auto‑édition : pratique de l’auto‑édition d’albums de 1975 à la fin des années 2000  (bedetheque.com)

Distinctions

  • Grand Prix d’Angoulême spécial (1982)  (jesuismort.com) 
  • Récompenses multiples au Festival d’Angoulême  (gala.fr)

Œuvres majeures

Série

Années

Particularités

Cellulite

1972‑2010

Satire féminine 

universalis.fr

 

Les Frustrés

1975‑2023

Critique de la bourgeoisie intellectuelle 

jesuismort.com

 

Agrippine

1988‑2009

Série autobiographique 

jesuismort.com

 

Vie personnelle

Claire Bretécher est reconnue comme une pionnière de la bande dessinée adulte francophone, première femme à collaborer aux principaux périodiques franco‑belges et à pratiquer l’auto‑édition d’albums. Elle a laissé un héritage durable dans le 9e art français.

La série Agrippine

  • Création : 1988, dans les colonnes du Nouvel Observateur.
  • Format : Bande dessinée humoristique, centrée sur une adolescente gâtée, boudeuse et sarcastique.
  • Nombre d’albums : 8 tomes publiés entre 1988 et 2009, plus une intégrale regroupant les huit tomes en 2010  (dargaud.com)
  • Personnage principal : Agrippine, lycéenne en pleine crise d’adolescence, qui questionne l’existence, la sexualité et les relations familiales avec un ton absurde et cynique  (fr.wikipedia.org)
  • Thèmes : Dilemmes existentiels, satire de la bourgeoisie parisienne, critique de la société de consommation, humour noir et autodérision.

Réception et influence

  • Agrippine est considérée comme le chef‑œuvre de Bretécher, illustrant son talent pour le dessin, la lucidité et la satire sociale  (dargaud.com)
  • La série a été adaptée en podcast sur France Culture, où les épisodes reproduisent le ton dialogué de la bande dessinée
  • Bretécher a été saluée comme une pionnière de la BD, avec des comparaisons à Roland Barthes qui l’a qualifiée de « sociologue de l’année »  (radiofrance.fr)

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Publié dans Femmes

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Kenneth Anger - Hollywood Babylone - 3 - Censure - Dettes - Las Vegas - Maccarthysme -

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Kenneth  Anger

Hollywood Babylone

Editions Tristram – 2013

Edition San Francisco – 1975

 

Le propre du génie consiste en une capacité à survivre. (p 220).

Et après cette lecture, il en faut pour survivre à Hollywood !

La censure :

L’église catholique a tellement expurgé les films de Mae West que ses films produits par la Paramount en perdirent en qualité. (p 192)

 

Les dettes :

« Le monde me doit tout ».

Wagner, (26) Oscar Wilde, (27) Isadora Duncan, (28)  Lupe Velez. (29) (p 242)

 

Las Vegas :

Bugsy Siegel participe à la construction du Flamingo en 1945, avec Lucky Luciano. Il sera assassiné en 1947, deux ans plus tard, car il ne l’a pas remboursé. (p 253) (30)

 

Le Maccarthysme : le « Nouveau Moyen-Age »

Ginger Rogers (31) a été en tête des super patriotes, avec John Wayne (32) et Howard Hugues.(33) (p 259)

La qualité de vie des Américain-es et des films n’en est pas améliorée du tout. (p 255)

 

Vocabulaire :

Lupercales (p 131) :


(ou Lupercalia) : fête romaine antique célébrée chaque 15 février. Elle était dédiée au dieu Lupercus (ou à Faunus) et comprenait des rites de purification, de fertilité et de protection contre les maladies. Les festivités incluaient des sacrifices d’animaux, des courses de jeunes hommes nus (les Luperci) qui frappaient les passants avec des lanières de peau de chèvre pour leur transmettre la santé et la fertilité. (Qwant)

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(26) Richard Wagner a connu une vie marquée par des dettes qui ont influencé ses déplacements et ses choix de carrière.

  • Dès son jeune âge, il vivait au-dessus de ses moyens et accumulait des créances, ce qui l’obligea à s’installer à Königsberg puis à Riga pour tenter de rembourser ses dettes (facebook.com)
  • Les difficultés financières le poussèrent, avec sa femme Minna, à fuir la Lettonie pour londres en traversant la mer Baltique, un voyage qui inspirera l’opéra Le Vaisseau fantôme (radiofrance.fr)
  • À Paris, il ne trouva pas de succès commercial et se retrouva à vendre des critiques musicales pour survivre, tout en restant endetté (radioclassique.fr)

La situation financière de Wagner changea radicalement lorsqu’il fit la connaissance de Louis II de Bavière, qui devint son mécène. Le roi régla ses dettes et lui permit de reprendre ses activités en Allemagne, notamment à Bayreuth (holocaustmusic.ort.org)

  • Malgré ce soutien, Wagner fut incarcéré pour dettes à la fin des années 1840, ce qui souligne l’ampleur de ses problèmes financiers (musicologie.org)

(27) Oscar Wilde (1854‑1900) était réputé pour son style de vie extravagant et dépensier.
À la fin de sa vie, il se retrouva ruiné et endetté jusqu’au cou.
Cette situation financière désastreuse résulte de son mode de vie luxueux, de ses dépenses excessives et de la perte de revenus après son emprisonnement pour « indécence grave » 

Le célèbre écrivain lui-même a reconnu cette réalité en déclarant : « Je meurs au-dessus de mes moyens » (x.com)

En résumé, Oscar Wilde a connu une fin de carrière marquée par l’endettement et la ruine, conséquence directe de son extravagance et des conséquences de son procès.

(28) Isadora Duncan a effectivement été confrontée à des dettes qui ont eu un impact direct sur ses activités professionnelles.

  • Ses deux premières écoles de danse ont dû cesser leurs activités en raison de ces dettes, respectivement en 1908 et en 1916.
  • La seule école qu’elle a pu maintenir, à Moscou, a finalement fermé en 1948 après avoir survécu à ces difficultés financières (tde.fr)

(29) Elle ne se remet jamais de l'échec de sa liaison avec l'acteur Gary Cooper. Mariée ensuite à l'acteur Johnny Weissmuller, elle divorce après cinq ans. La drogue et l'alcool détruisent sa vie. (Fr academic)

(30) Bugsy 12 Siegel fait partie de la Yiddish Connection. Décrit comme beau et charismatique, il est devenu l'un des premiers gangsters célèbres à faire les premières pages des journaux[3]. Il est également un des pionniers du développement du Strip de Las Vegas[4]. Siegel est non seulement influent au sein de la mafia juive mais,comme son ami et associé dans le gangstérisme Meyer Lansky, il a une influence significative au sein de la mafia américaine et du Syndicat national du crime juif et italien. Son surnom Bugsy (qu'il valait mieux ne pas prononcer devant lui), signifiant « le dingue », fait référence à son tempérament sanguin. (Wikipedia)

(31) Ginger Rogers et le maccarthysme

  • Pas d’accusation directe
    Ginger Rogers n’a jamais été mise sur la liste noire d’Hollywood ni accusée de sympathie communiste. Elle n’apparaît pas parmi les Hollywood Ten et n’a pas été interrogée par le House Un‑American Activities Committee (HUAC) 
  • Déclarations de sa mère
    La mère de Ginger, Lela Rogers, a témoigné devant l’HUAC en 1947. Elle a affirmé que sa fille avait toujours été très prudente dans le choix de ses rôles et qu’elle refusait d’adhérer à des déclarations politiques, notamment la phrase « Partager, tout partager, c’est ça la démocratie » demandée pour le film Tender Comrade d’Edward Dmytryk 
    (moncinemaamoi.blog)
  • Position anti‑communiste
    Bien que la mère de Ginger ait été très critique envers les sympathisants communistes, Ginger elle‑même n’a pas été vue comme une figure anti‑communiste active. Elle est plutôt mentionnée comme une actrice qui a été surveillée mais qui n’a pas été accusée 
    (selenie.fr)
  • Contexte général
    Pendant la période de la chasse aux sorcières, plusieurs acteurs et réalisateurs, dont Walt DisneyGary Cooper et Adolphe Menjou, ont été interrogés ou accusés. Ginger Rogers n’a pas été parmi eux 
    (api.pageplace.de)
(32) John Wayne et le maccarthysme

John Wayne, acteur emblématique du western, est souvent présenté comme l’incarnation de l’Amérique patriote. Selon plusieurs sources, son image a été façonnée par son non‑engagement pendant la Seconde Guerre mondiale et par son soutien aux valeurs conservatrices promues par le sénateur Joseph McCarthy.

1. Le non‑engagement et la culpabilité

  • Pendant la guerre, alors que d’autres stars comme Clark Gable ou James Stewart s’enrôlaient, Wayne continuait à tourner des films.
  • Cette décision a été perçue comme une coupure de son engagement patriotique, ce qui l’a poussé à compenser en incarnant des héros invincibles et patriotes à l’écran (telerama.fr)

2. Le soutien aux idéaux maccarthystes

  • Wayne a défendu les valeurs ultra‑conservatrices des États‑Unis, notamment en dénonçant les communistes dans ses films.
  • Il est décrit comme un étendard de l’armée américaine, où l’expression « faire une John Wayne » désignait un acte de bravoure virile (rts.ch)

3. La perception publique

  • Sa réputation de « parangon de machiste réactionnaire » a été renforcée par son rôle dans des films de propagande, notamment Les Bérets Verts (1968) 
  • Malgré son succès, certains fans ont perdu confiance en lui, le voyant comme un « beauf » plutôt qu’un héros (radiofrance.fr)

4. Le documentaire « John Wayne, l’Amérique à tout prix »

  • Le film de Jean‑Baptiste Pérétié retrace son ascension et son obsession patriotique.
  • Il souligne que Wayne est devenu un mythe de l’Ouest tout en étant un serviteur du maccarthysme(rts.ch)

(33) Howard Hughes a été décrit comme un ultraconservateur et un héraut du maccarthysme.
Dans le documentaire Le Mystère Howard Hughes (2004), on le présente comme un agent zélé du maccarthysme et participant à la chasse aux « rouges » (wichitafilms.com)

Les Échos soulignent qu’il a accordé un prêt généreux à des projets politiques conservateurs, renforçant ainsi son rôle dans la lutte anti‑communiste (lesechos.fr)

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Christine de Pizan

Publié le par bmasson-blogpolitique

Christine de Pizan

Christine de Pizan - Cent ballades - 1405 1409

Cent ballades (ou Cent ballades d’amant et de dame) est un recueil de cent ballades composé par Christine de Pizan vers la fin du XVe siècle.
Les manuscrits qui conservent ce texte sont :

Localisation

Manuscrit

Londres, British Library

Harley MS 04431

Paris, Bibliothèque nationale de France

fr. 00604

Baltimore, Walters Art Gallery

W.0316

Le recueil est rédigé en ancien français et porte l’incipit suivant : « Aucunes gens me prient que je face / Aucuns beaulz diz et que je leur envoye »  (jonas.irht.cnrs.fr)

Datation
  • Début : 1396‑1399 (début de la série Cent Balades).
  • Période de rédaction : 1405‑1409, période où Christine de Pizan publie également d’autres œuvres poétiques et philosophiques (ex. Cent ballades d’amant et de dame, Cent ballades d’amant et de dame, 1407‑1410).
  • Fin : 1409‑1410, selon les manuscrits et les catalogues bibliographiques  (hs-augsburg.de)
Contexte littéraire
  • Le recueil fait partie de l’œuvre prolifique de Christine de Pizan entre 1400 et 1418, période durant laquelle elle rédige des traités, des poèmes et des lettres.
  • Cent ballades se distingue par son format de vers et son contenu de ballades courtoises, reflétant la tradition poétique de l’époque

Christine de Pizan - Epistre Othea – 1400

L’Épître d’Othéa est un prosimètre composé vers 1400 par Christine de Pizan (utpictura18.univ-amu.fr)

Le texte alterne prose et vers (quatrains) et se présente sous la forme de cent chapitres 
Chaque chapitre contient :

  1. un vers adressé à Héctor (le jeune chevalier),
  2. une glose qui développe le poème et en tire une leçon morale,
  3. une allégorisation qui propose une interprétation spirituelle du mythe 

Destinataires et diffusion
L’œuvre est adressée à Héctor de Troie, âgé de quinze ans, et a été envoyée dans différentes cours princières, notamment à Louis d’Orléans

On estime qu’environ cinquante manuscrits ont été produits, diffusés en France, en Flandre et en Angleterre 

Objectif pédagogique
L’auteur s’adresse aux jeunes chevaliers et princes afin de leur enseigner les normes de conduite chevaleresque.
Chaque chapitre sert d’exemple moral : il cite un héros mythologique dont le comportement doit inspirer le lecteur 

Réception et genre
Le genre de l’œuvre est difficile à définir : elle peut être vue comme une mythographie, un miroir du prince ou une œuvre morale/politique 

Christine utilise le modèle mythographique mais l’approprie pour créer ses propres mythes (peren-revues.fr)

Manuscrits
Le Codex Bodmer 49 contient l’Épître d’Othéa et est l’un des manuscrits les plus étudiés  (fr.wikipedia.org)

D’autres manuscrits sont conservés à la Bibliothèque nationale de France (BnF) et à Gallica  (gallica.bnf.f

Christine de Pizan – Epoque médiévale

Christine de Pizan (c. 1364 – vers 1430)

  • Période : fin du Moyen Âge, transition vers la Renaissance (XIVᵉ‑XVe siècles).
  • Contexte historique : France et Italie en pleine crise féodale (guerre de Cent Ans, peste noire).
  • Rôle : première femme écrivaine professionnelle reconnue en Europe, défenseure des droits des femmes.
  • Œuvres majeures : Le Livre de la Cité des Dames (1405), Le Livre des Trois Vertus (1408), Le Livre des fais d’armes et de chevalerie (1412).
  • Influence : modèle précoce du féminisme, source précieuse pour l’étude de la pensée médiévale et de la condition féminine. (Qwant)

« Lève-tôt, il prie et plaisante avec ses serviteurs. Parole mesurée et incarnée » à propos de Charles V.

Christine de Pizan décrit Charles V comme suit
Dans son ouvrage dédié au roi, Le Livre des faits et bonnes mœurs du sage roi Charles V, Christine de Pizan souligne que le souverain se lève à l’heure de Prime, prie aussitôt, puis plaisante avec ses serviteurs. Elle ajoute que sa parole est mesurée et incarnée, reflétant la dignité et la sobriété attendues d’un monarque.
Cette description se trouve dans le passage cité dans le thread de recherche : « Selon elle, le roi se lève à l'heure de Prime, prie aussitôt, plaisante brièvement… » (threads.com)

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Publié dans histoire

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