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14 juillet controversé à Paris - Militaires de l'espace

Publié le par bmasson-blogpolitique

14 juillet mortifère.

Engins de mort, chauvinisme, guerre, les mots sont aussi durs que la réalité!

 

 

14 juillet mouvementé sur les Champs.

"Révolution! Révolution!"

Barricades sur l'avenue des Champs-Elysées...

14 juillet mouvementé sur les Champs.

Emmanuel Macron sifflé tout du long du parcours.

Source AFP

 

14 juillet

Vive le télé achat !

 

Le "sens moral" d'Emmanuel Macron égratigné.

 

Photo montage:

 

 Balkany derrière Emmanuel Macron

Le "sens moral" d'Emmanuel Macron raillé. 

Benalla défile au 14 juillet.

 

Benalla: reuh!

Cette fois-ci, il est vu en tant que  chef de l'armée de l'espace!

 

 Il n'y a pas de sous sauf pour les militaires de l'espace!

 

Emmanuel Macron et F de Rugy 

"Je suis un royal homard!"

Sa présence sur la tribune officielle est ressentie comme une provocation...

Emmanuel Macron F de Rugy défilent sur un homard

Emmanuel Macron

Son portrait avec les photos de "ses éborgnés".

 

Emmanuel Macron se fait huer au 14 juillet 

Emmanuel Macron sifflé tout du long du défilé.

Olivier Dartigolles 

 F de Rugy arrive en carrosse au défilé du 14 juillet...

 

Le Fouquet's qui venait de rouvrir est à sauver le 14 juillet!

 

Le Fouquet's menacé à nouveau.

F de Rugy suscite le slogan:

"On veut du homard"  

Le Fouquet's est pris par des manifestants le 14 juillet.

Les Forces de l'ordre veillent...

 

Les CRS gazent les pompiers!

 


Les manifestants arrêtés auraient été parqués dans un hangar.

Vu l'état d'esprit de nos dirigeants, ce serait fort possible!

Olivier Dartigolles vs C. Castaner 

Marine Le Pen aurait voulu participer au 14 juillet

Emmanuel Macron

La nouvelle CSG : Contribution Spatiale Généralisée

 Emmanuel Macron se fait siffler par son peuple

 Emmanuel Macron se fait siffler par son peuple

Un "Fly board" pour faire ses courses de homard et de champagne...

Emmanuel Macron en flyboard surveille ses réformes

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Pierre Dharréville a écrit à la ministre des Armées pour demander des explications sur le crash d'un drone militaire entre Martigues et Istres.

12 19

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Les rivières, lacs & sols s'assèchent.

Les glaciers s'effondrent.

Les forêts s'enflamment.

Les récoltes sont mauvaises.

La canicule redouble.

Mais on va brûler du carburant pour qu'avions, hélicoptères & chars d'assaut paradent sur les Champs-Elysées.

Maxime Combes.

 

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« Le jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, la musique qui marche au pas, cela ne me regarde pas… »

Georges Brassens.

07 22

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14 juillet

Pourquoi est-ce devenu la fête des armées?

M Ulrich

"L'Humanité"

NDLR: le 14 juillet, c'est le jour de la prise de la Bastille et du début de la fin de la monarchie française.

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Macron a reçu un dictateur pour le défilé du 14 juillet dans un silence médiatique assourdissant: le président des Comores, Azali Assoumani, hissé au pouvoir par un coup d'Etat en 1999, persécute les oppositions... à moins de 100km du département de Mayotte.

Nils Wilcke.

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Qui est Azali Assoumani, l'homme qui dirige l'archipel des Comores?

Les résultats officiels de la présidentielle annoncent la victoire du président sortant avec 60,77% des suffrages. Cette élection est contestée par l’opposition et très critiquée par les observateurs. Portrait en 5 points d'un homme qui s’accroche au pouvoir.

  1. Azali, le militaire.

 

  1. Azali, le putschiste.

 

  1. Azali, le président élu.

 

  1. Azali, l’homme de foi.

 

  1. Azali, l’homme de la démocrature ?

 

On pourrait parler plus exactement d'une démocrature, "une dictature déguisée en démocratie par l’organisation d’élections non libres, contrôlées et/ou frauduleuses (…) d'un régime qui joue à la démocratie, en se jouant de l’acte électoral ", selon la définition de la philosophe et politologue Renée Fregosi.

E Macron

"Défilé militaire pas sexy".

L'expression sexuelle est mise en image. Il faut en avoir pour défiler sur les Champs-Elysées.

"Loïc Sécheresse"

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Le saviez-vous ?

La plupart des feux d'artifices du 14 juillet  comme celui de Paris sont proposés par l'entreprise Ruggieri qui appartient au groupe Étienne Lacroix.

Tout comme Alsetex qui produit des grenades lacrymogènes, munitions de LBD etc

Maxime Sirvins, journaliste.

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14 juillet

Les feux d'artifices seront remplacés par les jets et la danse de Drones dans le ciel de la nuit.

"La Marseillaise"

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14 juillet : le drone est-il l’avenir du feu d’artifice?

 

Pas impossible que vous en croisiez un tôt ou tard, peut-être même dès cet été sur votre lieu de vacances. Les spectacles aériens de drones se développent en France, comme récemment à Lille ou au Touquet.

La Voix du Nord.

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Publié dans Politique

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Les artistes d'Avignon soutiennent "L'Humanité" - 3

Publié le par bmasson-blogpolitique

Soutien au journal « L’Humanité »
Avignon
Maison Jean Vilar
07 19

 

 

Marine Bachelot Nguyen lit Hélène Cixous

 

MAISOIXANTEHUIT A COMMENCÉ AVANT MAI '68 ET N'EST PAS FINI [SOUS-TITRE] PAR HELENE CIXOUS

Jeudi, 28 Mai, 1998

IL y avait une porte séculaire, sur laquelle il était écrit: jeunes gens, femmes, artistes, travailleurs captifs du travail, penseurs, fiancés de la parole, amants des libertés, vous ne passerez jamais! La Bastille tiendra, il n'y aura pas d'autre époque. Cette porte a volé en éclats sous la poussée des forces d'affirmation qui s'amassaient depuis plusieurs années et qui ont trouvé ce beau mois-là leur date de conjonction.

Nous qui étions de ce printemps, nous entendions gronder la révolte et nous murmurions. Déjà Jacques Derrida avait publié les textes du futur, déjà la "différence et la déconstruction avaient été prononcées, annoncées". Et en ranimant Artaud avec "la Parole soufflée" ('67) on aurait dit que c'était le héraut oublié et rappelé de '68 qui arpentait déjà le pavé parisien. En '66, en '67 déjà. Déjà Ariane Mnouchkine jouait "la Cuisine" au Cirque Montmartre en '67. Le théâtre, l'éternel et le futur, re-vivait et répondait à Vilar: déjà et encore le tourment de l'ouverture populaire se jouait.

Déjà Antoinette Fouque travaillait avec Lacan et Barthes et les femmes s'apprêtaient à lancer l'exigence de libération des femmes plus loin que jamais. Dispersés, séparés, inhibés dans des Universités conservatrices suffocantes Foucault, Deleuze, Lyotard, Châtelet et tant d'autres n'attendaient que la création de l'Université expérimentale de Paris-VIII pour unir leurs forces et lancer jusqu'au millénaire suivant la vigilance d'une pensée qui n'en pouvait plus d'être si ridiculement interdite.

Alors enfin en "mai" 68 les innombrables rejetons d'Artaud et de la Sage Fureur ont rejeté l'incroyable tyrannie qui régnait en France depuis des décennies. On n'a plus supporté les figures grossièrement phalliques du pouvoir, ces métaphores de la réalité oppressive si obscènes et fermée "à double tour". Voir la tour de Nanterre au sommet bétonné de laquelle le Conseil autocrate de l'université prenait toute décision comme en un Ancien Régime incontesté, non démocratique, excluant les tiers états n'incluant que les patrons-mandarins, Non! ce n'était pas tolérable. C'était voir le tuyau de cheminée de Gaulle immuable émettre son discours de pierre sans se rendre compte jamais que le temps tourne, tenant en '68 le discours sourd périmé paternaliste phallocratique, ce n'était plus tolérable. Vivre au XXe siècle comme si l'on habitait à l'époque victorienne, avoir une vie amoureuse pénalisée en tout, non, assez.

Le monde nouveau qui était réveillé dans les années '66-'68 a déferlé une fois la porte fracassée, avec ses nouveaux souffles, ses exigences, ses urgences, ses consciences, et "il continue" bien sûr. Parce que les mouvements de femmes, les révoltes des exclus, des internés, des immondes, sont encore loin d'avoir gagné leurs vitales batailles. Trente ans après on en est encore à devoir négocier âprement pour faire droit et donner lieu aux femmes. Alors, encore!

Les porte-parole apparus alors, ceux du troisième millénaire, ils "sont les mêmes aujourd'hui": les jeunes (la jeunesse n'a évidemment pas d'âge c'est un état de désir et d'espoir), les femmes, les penseurs lettrés ou non-lettrés, les inventeurs de relations humaines, en somme, tous ceux qui se reconnaissent dans "l'étrangereté" comme valeur, tous ceux qui résistent aux rejets, aux phobies, au nationalisme mental et politique, tous ceux qui luttent contre le monstre de l'Exclusion sous toutes ses formes et ses incarnations. "Tout ce qui est en cours aujourd'hui" Ä toute l'histoire de notre temps donc Ä a pris son essor à partir de cette immense ouverture. Tout ce qui a été tiré des oubliettes alors, et qui s'est retrouvé Ä sinon reconnu sauvé, légitimé Ä au moins "libre de s'exprimer".

Car ce qui n'a pas été perdu, et qui poursuit son action et ses éuvres depuis lors "c'est la Parole". Elle circule. On parle. On se fait entendre, de gré ou de force. Certes les exaspérés, les furieux, les rejetés ont souvent recours à la violence plutôt qu'à la force de la parole. Mais "il y a la parole". Les uns après les autres ceux qui n'avaient jamais parlé s'approchent d'elle et, avec la même exultation que les jeunes de '68, la font retentir: les étrangers, les clandestinisés, les sans-papiers, se lèvent et parlent. Puis les chômeurs. La Parole, on ne peut plus l'arrêter. Et quelle parole! Parfois sommaire, râpeuse. Mais si souvent superbe, poétique, étincelante.

Ah vous croyez, parce que nous étions sans toit et sans papiers que nous étions sans langue et sans cervelle!? Alors écoutez-nous. Et l'on entend de toutes parts ces voix inspirées par la souffrance et l'indignation qui s'élèvent tellement au-dessus des bancs où remuent les langues de bois. Tout le monde sait que mai '68 a fleuri les murs de trouvailles linguistiques.

Pour moi cela est l'essentiel et l'inextinguible: que le plus grand bien c'est-à-dire "la liberté d'expression libre" soit désormais accessible. Depuis que les acteurs de '68 ont bondi sur la scène politique en bousculant les faux ordres, la primauté de la gérontocratie des pères, le primat du phallus, le privilège national, on sait déjouer les leurres et les autorités usurpatrices. Le droit à penser et agir le politique ne réside pas, loin de là, dans les châteaux des partis. Les citoyens ont tous les jours leur mot à dire et à dire leur mot. Les trois cocardes des droits de l'Homme liberté-égalité-fraternité ne doivent pas nous éborgner: il n'y en a encore et toujours principalement que pour les frères, et de préférence français.

Assez, assez. Le temps des femmes ne peut plus ne pas advenir Ä on a lutté trente ans pour avancer Ä donc le temps du respect entre les sexes et entre les cultures. Les affaires "étrangères" nous regardent. L'étranger ne nous est pas étranger. Le sort de ceux qui viennent se réfugier en France comme l'ont fait nos grands-parents ou nos aïeux est notre affaire. Le sort des peuples menacés d'anéantissement par les appétits des superpuissances est notre affaire. Maisoixantehuit a ébranlé la solidité égoïste des frontières entre les sexes et entre les cultures. On avait choisi pour le dire le thème carambolant du juifallemand. Recevoir, penser l'hospitalité, ses souplesses comme ses limites, ses apories comme ses capacités d'inventer plus loin, repenser l'architecture de nos maisons mentales, repenser les sexualités différentes, la mère, l'enfant, l'âge, la parenté, la solidarité, la responsabilité, l'amour en somme, tout est en cours.

Un mouvement s'est levé comme un vent d'intelligence et il ne retombera pas que nous n'ayons déplacé des bornes, changé des mentalités, donné lieu droit et honneur à celles et ceux qui ont si longtemps encore patienté après que le verrou a sauté. Et quand je pense que l'on a honteusement raté-escamoté la commémoration de l'abolition de l'esclavage! Maisoixantehuit a encore beaucoup de travail à faire à l'avenir.

 

Olivier Ponge lit Jean Jaurès « Notre But »

 "Notre but" : Jean Jaurès (éditorial du premier numéro)

"Le nom même de ce journal, en son ampleur, marque exactement ce que notre parti se propose. C’est, en effet, à la réalisation de l’humanité que travaillent tous les socialistes. L’humanité n’existe point encore ou elle existe à peine. À l’intérieur de chaque nation, elle est compromise et comme brisée, par l’antagonisme des classes, par l’inévitable lutte de l’oligarchie capitaliste et du prolétariat. Seul le socialisme, en absorbant toutes les classes dans la propriété commune des moyens de travail, résoudra cet antagonisme et fera de chaque nation enfin réconciliée avec elles-mêmes une parcelle d’humanité.

De nations à nations, c’est un régime barbare de défiance, de ruse, de haine, de violence qui prévaut encore.

Même quand elles semblent à l’état de paix, elles portent la trace des guerres d’hier, l’inquiétude des guerres de demain : et comment donner le beau nom d’humanité à ce chaos de nations hostiles et blessées, à cet amas de lambeaux sanglants ? Le sublime effort du prolétariat international, c’est de réconcilier tous les peuples par l’universelle justice sociale. Alors vraiment, mais seulement alors, il y aura une humanité réfléchissant à son unité supérieure dans la diversité vivante des nations amies et libres. Vers ce grand but d’humanité, c’est par des moyens d’humanité aussi que va le socialisme. À mesure que se développent chez les peuples et les individus la démocratie et la raison, l’histoire est dissipée de recourir à la violence. Que le suffrage universel s’affirme et s’éclaire ; qu’une vigoureuse éducation laïque ouvre les esprits aux idées nouvelles, et développe l’habitude de la réflexion ; que le prolétariat s’organise et se groupe selon la loi toujours plus équitable et plus large ; et la grande transformation sociale qui doit libérer les hommes de la propriété oligarchique, s’accomplira sans les violences qui, il y a cent dix ans, ensanglantèrent la Révolution démocratique et bourgeoise, et dont s’affligeait, en une admirable lettre, notre grand communiste Babeuf.

Cette nécessaire évolution sociale sera d’autant plus aisée que tous les socialistes, tous les prolétaires, seront plus étroitement unis. C’est cette union, que tous ici, dans ce journal, nous voulons travailler. Je sais bien quel est aujourd’hui, dans tous les pays, l’âpreté des controverses et des polémiques contre les socialistes. Je sais quel est le conflit des méthodes et des tactiques ; et il y aurait enfantillage à prétendre couvrir ces oppositions d’une unité extérieure et factice. L’union ne peut naître de la confusion. Nous défendrons toujours ici, en toute netteté et loyauté, les méthodes d’action qui nous semblent les plus efficaces et les plus sûres. Mais nous ne voulons pas aggraver, par l’insistance des controverses et le venin des polémiques, des dissentiments qui furent sans doute inévitables, et que le temps et la force des choses résoudront certainement. Socialistes révolutionnaires et socialistes réformistes sont avant tout, pour nous, des socialistes. S’il est des groupes qui, ça et là, se laissent entraîner par passion sectaire à faire le jeu de la contre-révolution, nous les combattrons avec fermeté. Mais nous savons que dans les deux fractions socialistes, les dévouements abondent à la République, à la pensée libre, au prolétariat, à la Révolution sociale. Sous des formules diverses, dont quelques-unes nous paraissent surannées et par conséquent dangereuses, tous les socialistes servent la même cause. Et l’on verra à l’épreuve que, sans rien abandonner de nos conceptions propres, nous tâcherons ici de seconder l’effort de tous.

../..

Mais tout cela ne serait rien et toute notre tentative serait vaine ou même dangereuse si l’entière indépendance du journal n’était point assurée et s’il pouvait être livré, par des difficultés financières, à des influences occultes. L’indépendance du journal est entière. Les capitaux, dès maintenant souscrits, sont suffisants pour nous permettre d’attendre le développement espéré du journal. Et ils ont été souscrits sans condition aucune. Aucun groupe d’intérêts ne peut directement ou indirectement peser sur la politique de l’Humanité. De plus, nous avons inscrit dans les statuts que l’apport de travail fait par les collaborateurs du journal serait représenté par des actions appelées " actions d’apport " qui permettent à la rédaction et à la direction politique de faire équilibre dans la gestion de l’entreprise aux actions en numéraire. C’est, dans la constitution de notre journal, une garantie certaine d’indépendance. C’est à mon nom, comme directeur politique représentant la direction, que se sont inscrites ces actions d’apport. Ai-je besoin de dire que ce n’est là une spéculation ni de ma part, ni de la part de mes collaborateurs ? D’abord, les actions d’apport ne recevront une part quelconque de bénéfice que lorsque les actions représentant le capital en numéraire, celles qui ont été déjà souscrites et celles qui le seront plus tard, auront reçu un dividende de six pour cent. Mais surtout, par une lettre annexée à mon contrat de direction, je remets d’avance au conseil d’administration, composé d’hommes choisis parmi nos amis, les bénéfices éventuels qui pourraient ressortir aux actions d’apport, il devra en disposer pour développer le journal, pour améliorer la condition de tous les collaborateurs et pour contribuer à des ouvres de propagande socialiste et d’organisation ouvrière. Dans ces conditions, quand l’heure sera venue pour nous d’accroître le capital du journal, c’est en toute confiance que nous ferons un appel public à la démocratie et au prolétariat. Faire vivre un grand journal sans qu’il soit à la merci d’autre groupe d’affaires, est un problème difficile mais non pas insoluble. Tous ici, nous nous donnerons un plein effort de conscience et de travail pour mériter ce succès : que la démocratie et le prolétariat nous y aident."

L'Humanité

18 avril 1904 

Paul Rondin

 

Il est le délégué du Festival d’Avignon.

Né en 1971, Paul Rondin suit d’abord une formation littéraire pour se diriger ensuite vers l’économie et la politique des arts du spectacle. Après une mission de préfiguration du Festival d’Avignon, il en est nommé directeur délégué en septembre 2013.  Depuis 2014 il développe également à partir d’Avignon un projet de métropole diffuse culture et numérique et co-fonde la French Tech Culture.

 

« Jean Vilar et tous les autres après lui ont voulu défendre d’idée que l’exigence était populaire.

Le mensonge du nivellement par le bas qui va plaire au peuple était une insanité qu’on devait refuser. On maintient cette foi dans le désir de découvrir, dans le désir de la complexité. Il y a du plaisir à ne pas connaître. Comment imaginer que l’on puisse voir disparaître ceux qui prennent le recul suffisant pour défendre, amener aux autres ce besoin d’exigence à partager. Sans vous, journalistes, les spectateurs ne sont pas grand’chose, et nous autres non plus. »

Paul Rondin

 

Il est le délégué du Festival d’Avignon.

 

Il y a un vrai public qui « se ruine » et qui attend toute l’année pour venir au festival. Pour les 20% de personnes qui sont en dessous du salaire médian et qui compose une partie du public du festival, quel engagement ! Pour les journalistes de critique, le problème c’est qu’on a laissé glisser l’information sur la critique. En tant qu’opérateur culturel, on est tous acteurs de ce glissement. On a besoin de communiquer. Dans la presse, il y avait une règle qui encadrait les critiques. Le point de vue du journaliste était dit là. Il construisait le récit d’une certaine histoire esthétique du théâtre. Petit à petit, on a enlevé ce fameux « cadre noir ». On fait du reportage. Mais on a perdu une acuité journaliste en notre direction.

 

Paul Rondin

 

Il est le délégué du Festival d’Avignon.

 

 

Avec Olivier Py, nous avons souhaité faire le même travail qu’avec les CEMEA, avec les comités d’entreprise. Ils sont sortis des radars. Eux-mêmes sont devenus des machines à vendre du ticket. Ils ont répondu à l’écrasement médiatique qui disait qu’il valait mieux aller dans un parc d’attraction plutôt que de prendre un petit risque dans le théâtre. Le travail a commencé avec la CGT de récupérer les élus qui sont dans les Comités d’Entreprises (CE). En les faisant venir au festival, on leur montrait qu’il y avait une co-responsabilité politique. Il faut essayer d’apprendre aux ouvriers d’avoir envie de voir autre chose.

 

Stanislas Nordey lit Joseph Andras sur Pasolini

 

POÈTES DANS LA CITÉ (1/8). PIER PAOLO PASOLINI, « SOLDAT SANS SOLDE »

Lundi, 24 Décembre, 2018

 

Joseph Andras

 

Les fracas du monde font vibrer leurs vers. Pour l’Humanité, l’écrivain Joseph Andras rend corps à des poètes aux prises avec le cours des choses. Des vies intenses, ancrées dans la lutte, tenues par un idéal collectif. Aujourd’hui, entre rage et sacré, Pier Paolo Pasolini.

Voilà un corps sec et nu, assis, l’œil fixé sur l’une des pages d’un livre dont nous ignorons le titre. Un miroir à sa droite, des murs en pierres apparentes, une fenêtre donnant sur une nuit d’automne. L’auteur de cette photographie, l’une des dernières du poète en vie, a 25 ans – moitié moins que son modèle. Pasolini s’apprête à présenter la traduction de son recueil les Cendres de Gramsci à Stockholm – il a, en cette année 1975, achevé de monter Salò ou les 120 journées de Sodome, fait part de la nécessité d’intenter un procès aux autorités démocrates-chrétiennes italiennes et promu l’abolition de la télévision. Cette image est fragment d’une série en noir et blanc : Pasolini se déplace, passant du siège au lit, s’allongeant, se redressant, franc mammifère en sursis, fins muscles saillants, sexe délesté de sa honte génésiaque. Peut-être ne lit-il pas vraiment, sans doute laisse-t-il flotter son regard, offrant seulement sa solitude à l’objectif – l’ampoule trace un cercle imparfait sur la pierre ; l’ombre cerne la gueule combien creusée du cinéaste.

Ce corps – « corps de désir consumé », notait Pasolini deux décennies plus tôt – ignore qu’il sera retrouvé dans quelques jours, étendu, écorché, ravagé sur un terrain vague de l’hydrobase d’Ostie. Ce corps n’a pas encore les cheveux collés par le sang, le visage réduit en viande, le nez brisé, l’oreille gauche arrachée, le foie déchiré, les testicules tuméfiés, le cœur éclaté, des doigts coupés et dix côtes fracturées. Ce corps dévêtu, comme rendu à sa naissance, nous le regardons vivant, assuré, insolent, sans l’odieuse bâche blanche qui le couvrira bientôt, tachetée, rougie, par deux pierres maintenue sur un sol pourri.

Ses Lettres luthériennes, composées les mois précédents, sonneront sans qu’il l’ait souhaité comme un testament. Texte de « dénonciation désespérée et inutile », brûlot doctoral, sermon à la jeunesse, soufflet à son temps : la consommation, devenue fait social total, tient du désastre ultime – un totalitarisme, un nouveau fascisme, un génocide, même ; le petit peuple a disparu sous les assauts répétés du « développement » ; l’empire technologique a piétiné l’« écologie » ; le néocapitalisme a transformé ses contemporains en autant d’« automates laids et stupides, adorateurs de fétiches ». Ce « cataclysme anthropologique », a-t-il avoué la même année, il l’éprouve jusque « dans son corps ». Pasolini, l’athée épris d’un Christ non divin, le communiste rongé par le passé, le barbare soucieux de « fraternité perdue », l’impénitent provocateur persécuté, l’opposant au bien-être libéral, le contempteur du Pouvoir et de l’Argent, avait un temps songé partir vivre au Maroc ou au Soudan – les nations du tiers-monde avaient tout son amour de « terrien irréductible ».

Mais ce cliché, jamais Pasolini ne le verra. Comptant insérer cette mise en scène dans un roman en préparation, Pétrole, il a prié l’auteur des images, Dino Pedriali, de n’en rien publier. Les deux Italiens se trouvent alors dans un village du centre du pays, Chia : une tour médiévale de 40 mètres acquise par le poète cinq années auparavant. C’est ici, confie ce dernier au photographe, qu’il écrit le mieux. Pasolini lui avoue qu’il n’a « plus la force de (s) e battre ». Qu’il ne recherche pas le scandale mais la vérité. Que Pétrole n’en sera pas moins, cette fois, un véritable scandale. Que la photographie réussira là où les mots ont échoué. Pasolini indique pour seule consigne : faire comme si la pose n’en était pas une. Le lit est tiré au cordeau, le plateau de la commode vide ; la série est prise de l’extérieur, à travers l’une des fenêtres. Terreur et magie se nouent dans l’esprit du jeune Dino. « Mon destin artistique s’est arrêté tragiquement avec ces photos. Ma carrière était finie. (…) Son nu était un cri de désespoir. C’est pour cela que son amie, la comédienne Laura Betti, voulait que je brûle mes photos », racontera-t-il en 2013.

La Suède, puis Paris ; Pasolini rentrera à Rome le 31 octobre et sera massacré dans la nuit du 1er au 2 novembre après avoir donné un entretien quelques heures plus tôt. Les humains ne sont plus que des machines, y répétera-t-il. Nous sommes tous en danger. Projetés dans « l’arène du tout avoir à tout prix ». Risquant fort de finir noyés. À la dernière question, il répondra au journaliste : « Tout le monde sait que mes expériences, je les paie personnellement. » Il promettra d’approfondir l’échange, par écrit, et de le remettre au matin.

Pour l’heure, Pasolini se rhabille dans sa vieille tour. Il ordonne à son cadet de se taire et le met en garde contre les ennemis, nombreux, qu’ils ne manqueront pas de se faire. Le photographe se souviendra : « On se quitte comme ça. »

Mercredi : Bob Kaufman,  « nos cœurs assoiffés »

Par Joseph Andras

Stanislas Nordey

Que nous dit encore Pasolini ?

C’est le spectre infini de son regard. Il est poète. Il est devenu cinéaste. Il a écrit du théâtre. Il a écrit des chroniques dans les journaux. Il a touché à la linguistique. Il a exploré partout,  son monde, et une époque. Il l’a toujours fait en prenant des risques.

Stanislas Nordey

Que nous dit encore Pasolini ?

 

Pasolini défend les CRS car en 1968, il dit qu’ils sont des prolétaires et pas les étudiants.

 

Jean-Pierre Léonardini parle de Petrolio (Pétrole) de Pasolini

Gallimard a publié ce roman en français. Il est extrêmement bouleversant à tous égards. D’abord pour la liberté de l’amour du corps d’homme, et pour la violence du constat politique. C’est une chose rarissime et je comprends que Petrolio fasse scandale. J’en conseille la lecture pour savoir l’homme d’excès contrôlé qu’était Pasolini. Et l’homme entier dans ses passions violentes, à la fois charnelles et politiques.

Stanislas Nordey

Que nous dit encore Pasolini ?

 

Il a écrit six grandes pièces. J’en ai monté cinq. Il en reste une à faire que je vais faire bientôt. C’est un « scoop ».

Lire aussi:

 

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Les artistes d'Avignon soutiennent "L'Humanité" - 2

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Soutien au journal « L’Humanité »
Avignon
Maison Jean Vilar
07 19
 

Marie-José Sirach

 

Avec Alain Hayot et la commission nationale culture du PCf, avec Pierre Dharréville, nous avons décidé d’organiser une journée de soutien pour « l’Humanité ».

 

 

Marie-José Sirach

 

Un grand nombre de départ de journalistes va avoir des conséquences importantes pour le journal. La rédaction est mobilisée, fragilisée, mais elle reste debout. Depuis ces derniers mois, nous vivons dans l’incertitude. Avec le désir, la rage au cœur et au ventre, nous souhaitons poursuivre cette belle aventure qu’est le journal. Tous les jours, c’est un miracle que le journal sorte. Il est intéressant, il est bien fait avec du cœur à l’ouvrage. Ce journal a la particularité de tenir, de poursuivre son chemin grâce à la solidarité active de ses lecteurs.

Marie-José Sirach

 

A Radio France, plusieurs centaines d’emplois sont menacés (entre 350 et 380). Canal Plus, ça vient de tomber (entre 300 et 500 emplois). Ca ressemble à un plan social qui ne dirait pas son nom. La presse est un des piliers fondamentaux de la démocratie. Si la presse prend des coups, si l’Etat faiblit, si les pouvoirs publics ne prennent pas leur responsabilité, c’est la démocratie qui vacille.

 

L'Humanité

Avignon

Jean-Louis Martinelli lit Michel Boué

 

HAUTE COUTURE LE DÉFILÉ YVES SAINT LAURENT À LA FÊTE DE L'HUMA

Mardi, 8 Janvier, 2002

Lors de l'édition 1988 de la Fête de l'Humanité, le public de La Courneuve découvrait, émerveillé, les créations du grand couturier Yves Saint Laurent. Un défilé organisé sur l'initiative de notre collaborateur Michel Boué. Voici le compte rendu qu'il en donnait dans nos colonnes.

La grâce et les larmes

Le triomphe populaire des modèles du couturier vendredi soir, est une grande première culturelle.

On parle de cinquante mille admirateurs...

Un jour de rêve. Dès l'aube, on scrute le ciel, on consulte la météo. Nuageux sans pluie. Ouf ! Une ondée annulerait forcément le défilé des pièces de collection que sont les modèles de haute couture. Et un climat dissuasif ravirait les méchantes langues qui rêvent d'un bide pour cette grande première : l'art de la mode à la Fête des communistes.

10 heures du matin, départ survolté depuis le luxueux siège d'YSL. Au numéro 5 de l'avenue Marceau, on est sur le pied de guerre. Deux bus démarrent. · bord, cent participants griffés YSL : quarante mannequins, habilleuses, coiffeurs, encadrement. Un voyage exotique pour nos belles, les tops models les plus recherchées du monde qui vont croiser à l'arrivée les Garçons Bouchers en répétition. Le choc des mondes.

Trois heures de répétition, en tenue, sous la baguette exigeante de Claude Licard. " Pas de défilé au rabais, a prévenu Pierre Bergé. Ce doit être plus parfait que jamais. " Les camarades des chantiers alentours rappliquent, écarquillent les yeux et applaudissent. Déjà. Bon signe.

· 16 heures, pique-nique. Puis balade parmi les stands, avant la réception offerte par l'Humanité à la maison de couture. Mme Saint Laurent mère en est, mais pas Yves, absent hélas. 20 heures : les " filles ", déjà gâtées par la nature, sont entre les mains des maquilleurs qui en feront de hiératiques déesses. Le général en chef Bergé passe les troupes en revue. L'heure H approche et l'anxiété monte. Viendront-ils ? Aimeront-ils ?

· 20 h 45, une chape de glace nous tombe dessus. La pelouse est déserte alors que déjà les invités s'entassent dans le pré carré au pied de la scène.

C'est qu'on est vendredi, les travailleurs ont gagné au dernier moment La Courneuve. Et le miracle a lieu : Francis Crémieux fait les présentations. En un quart d'heure, la pelouse est noire de monde : cinquante mille personnes disent des dépêches. Serait-ce moins, c'est déjà considérable. Mais qu'en diront-ils ?

Nuit noire. Décor noir. Mannequin noir. Tailleur, pantalon noir. Une reine africaine descend l'escalier : c'est parti ! C'est parti pour cinquante minutes d'enchantement mémorable. Dans l'idéale douceur du soir, cent trente-cinq merveilles vont nous époustoufler : alternance des séries noires et des festivals de couleurs ; d'hiver et d'été ; de jour et de soirée ; de motifs cubistes et de fauves. L'ensemble est d'une majesté grandiose, d'une rigueur de mouvement parfaite, d'une grâce saisissante. Une sorte d'apesanteur semble baigner les passages. Une irréelle lenteur. Entre les tableaux, un silence tendu révèle un public suspendu à la prochaine apparition.

Au début, la foule semble frappée de stupeur. Et puis commencent à monter les bravos. " Extraordinaire, lance Pierre Bergé, ils préfèrent exactement les meilleurs modèles. " L'instinct de l'élégance. " Les mannequins n'ont jamais aussi bien défilé ", constate Christophe Girard. Tendues au départ, elles vont vite comprendre. Comprendre que ce public, innombrable, a lui aussi compris. Compris que la couture est une peinture et une sculpture ; qu'un mannequin n'est pas une femme objet, mais que son métier est de magnifier sa robe en la faisant bouger sur le corps ; que Saint Laurent est un artiste à part entière et non un marchand de vêtements chers pour femmes riches ; qu'il est venu voir et non acheter. " Ce soir, dit une fille, j'ai l'impression que toute cette beauté est pour nous. " Elle a tout pigé. Ils ont tous pigé, l'esprit dans lequel l'Huma a conçu cet événement politique d'une certaine façon, finalement. C'est aussi un hommage aux ouvrières de la haute couture avec qui nous avons fait un débat hier sur la Fête (on en reparlera).

On lit sur les visages un ravissement presque incrédule. Des gens pleurent. En coulisses, les salves de vivats sidèrent Frank et Robert, les deux assistants de Saint Laurent qui mettent la dernière touche (le petit rien qui fait tout le chic de la maison) au tableau du maître. Et quand, à la fin, la traditionnelle mariée surgit du néant dans son fourreau blanc empesé de colombes, le parterre se lève pour une ovation triomphale. Les mannequins quittent la scène à regret, bouleversées. Le clan Saint Laurent est aux anges. Des rappels tambourinent. En vain. C'est déjà fini.

Un rêve est passé vendredi par La Courneuve, il s'y était arrêté. Merci Monsieur Saint Laurent.

Michel Boué

Jean-Pierre Léonardini parle de Michel Boué.

Il écrit des chroniques théâtrales dans l’Humanité.

 

Il a écrit un livre « Qu’ils crèvent les critiques » qui a été PRIX DE LA CRITIQUE 2018, pour le Meilleur livre sur le théâtre.

Michel Boué venait du « front homosexuel hohenzollern » *, et il était communiste. Il a été adopté et plébiscité par la rédaction. Il avait un grand talent. Il a écrit un très beau livre « Le roman de la robe ». Il y racontait son aventure avec la haute couture. Avec Claude Cabanes, le rédacteur en chef de l’époque, ils avaient décidé qu’il y aurait une rubrique mode dans « L’Humanité ». Ce qui n’allait pas soi. Le journal était un organe de lutes des ouvriers et d’émancipation des travailleurs. Le travail de la mode est le travail de la beauté. Maurice Thorez, après la Libération, défend la haute couture et les articles de Paris.

 

*

Jean-Pierre Léonardini et le travail sur l’intelligence de « L’Humanité »

Ce travail de réflexion sur l’intelligence, sur la culture et la raison, est une des raisons d’être du journal de Jaurès. Il a commencé avec tout ce qu’il y avait de grands intellectuels. Ca va d’Anatole France à Léon Tolstoï. J’ai commencé à être le plus jeune dans ce journal. Et je suis le plus vieux aujourd’hui. Je parle en qualité de doyen vénérable. Si ma voix tremble, c’st d’émotion.

Jean-Pierre Léonardini et les intermittents.

On ne demande plus aux journalistes de « L’Humanité » d’être encartés, mais d’avoir de la sincérité. C’est depuis 1993. Avant, nous étions tous des permanents du parti. C’était un acte volontaire. Je pense que l’on ne s’engage pas mais qu’on « adhère ». On « colle ». Et on ne peut pas se décoller. L’année de la lutte des intermittents (2014), nous étions en plein dans la critique sociale et politique. Nous avions passé deux ou trois heures avec une intermittente pour nous expliquer toutes les subtilités techniques et administratives. On a pris des notes (ils étaient deux journalistes, NDLR). En rentrant on a essayé de retranscrire la plupart de ses propos parce qu’on n’avait pas tout compris.

Julie Brochen lit Muriel Steinmetz

 

MAGUY MARIN : UN LION D’OR POUR UNE ARTISTE INSOUMISE

Lundi, 27 Juin, 2016

Après Pina Bausch et Anne Teresa De Keersmaeker, la chorégraphe française a été distinguée à Venise, où elle nous a accordé un entretien.

Venise, envoyée spéciale.

Le 18 juin, date historique s’il en est, Maguy Marin a reçu de Virgilio Sieni, directeur artistique de la Biennale internationale de danse de Venise, la récompense suprême qu’elle a aussitôt dédiée à sa mère, Louisa, et à sa fille, Louise. Elle s’est également réclamée de Pasolini. Elle est arrivée en train de Montpellier parce qu’elle redoute l’avion et nous a reçus dans son hôtel dès son arrivée.

Un lion d’or, c’est impressionnant…

Maguy Marin : Je suis reconnaissante envers Virgilio Sieni d’avoir pensé à moi. Le lion d’or récompense un parcours et une vie dédiée à la danse. Cela signifie aussi que l’on n’a plus 20 ans. On mesure la somme de ce que l’on a accompli. On pense aussi à ceux grâce à qui cela fut possible. Je reçois donc ce prix en mon nom mais je mesure aussi combien mon parcours n’aurait pas été le même sans de multiples rencontres.

Vous avez toujours pensé que la danse, le théâtre et l’art en général ne sont jamais coupés de la réalité sociale. Dans ces moments durs que traverse aujourd’hui la France, le pensez-vous plus que jamais ?

Maguy Marin Oui, évidemment. Nous sommes dans une situation vraiment très difficile. Personnellement, il me semble que quelque chose est arrivé à saturation et que du nouveau dans le champ politique commence à émerger, comme Nuit debout. Il va falloir songer à « organiser notre pessimisme », comme disait Walter Benjamin. Au lieu de s’attarder dans l’impuissance d’agir, il nous faut envisager de coopérer, même de manière locale, pour contrer les dégâts monstrueux du néolibéralisme. Je ne pense pas à une révolution mais à des actes posés de résistance. Il y a déjà eu dans notre histoire des gens qui ont lutté contre de telles machines infernales. Je pense notamment à mes parents, à tous ceux qui ont résisté durant la guerre. Même dans leur façon d’être, dans leur travail au quotidien, dans leur rapport avec l’autre au sein du couple, certaines personnes, au lieu de penser à se sauver elles-mêmes, ont sauvegardé une certaine idée de l’humain. Ce sont des exemples. J’arrive à un âge où je pense aussi beaucoup à transmettre à des jeunes gens.

Vous aviez choisi en 2010 de quitter la direction du centre chorégraphique national (CCN) de Rillieux-la-Pape…

Maguy Marin En effet. Personne ne m’avait demandé de partir. Il s’agissait d’un choix conscient et responsable.

Cela vous a-t-il permis d’être plus libre encore maintenant ?

Maguy Marin La différence est qu’avec moins de moyens financiers nous sommes moins nombreux, et donc cela se passe mieux entre nous dans le travail. Lorsqu’on se trouve à la tête d’une telle institution, un CCN, on a en main un lieu ressource et donc on a affaire à des gens qui sont en demande matérielle. Désormais, c’est différent. Ceux avec qui je travaille sont dans une position moins hiérarchique. Nous sommes tous alors en demande. Cela oblige à une collaboration permanente.

Avez-vous le sentiment d’un désengagement officiel en France dans le domaine de la chose artistique publique ?

Maguy Marin Absolument. L’aide de l’État se dégrade et ce n’est pas d’aujourd’hui. Dès qu’on répond à des choix censés émaner des électeurs, sous couvert de s’adresser en toute simplicité au peuple, on tombe dans le populisme. Du coup, l’exigence artistique ne peut pas être comprise et l’on nous taxe volontiers d’élitisme. Il y a aussi que les noms des artistes les plus connus, chorégraphes, metteurs en scène, plasticiens, ne servent plus que de vitrine. Chez eux, la question de l’art ne se pose plus vraiment. Ils ne sont plus qu’admirés. Il est une autre possibilité, le partage convivial et social de la culture, par exemple ce qu’il se passe avec la Semaine du tango. Pourquoi pas ? C’est formidable, mais il y a quand même un grand fossé entre toutes ces pratiques. Ne jamais oublier que l’art crée aussi de la culture. En interrogeant les œuvres et ceux qui les produisent ainsi que ceux qui les regardent, on travaille aussi le politique. Or, il y a de moins en moins de lieux où cela s’effectue.

Qu’en est-il, selon vous, de l’actuelle condition dite des intermittents ?

Maguy Marin : Si le Medef n’est pas d’accord et si l’État cède là-dessus, on court à la catastrophe. Ce soutien à la culture et à l’art est essentiel. Sinon, c’est le fait du prince.

Les honneurs pleuvent cette année, notamment à Dijon auprès des jeunes compagnies de théâtre, à qui vous avez été donnée en exemple pour les formes modernes et la conception de l’art aujourd’hui qui est la vôtre.

Maguy Marin C’est l’âge aussi qui veut ça et le fait que j’ai perduré. C’est curieux tout de même ces hommages rendus à un moment donné. Je ne crache pas dans la soupe. Je pense au temps qui passe mais je me sens très ancrée dans mon présent. Ce qui m’intéresse, je vous l’ai dit, c’est la transmission. L’invitation mérite la peine, car elle permet de rencontrer des jeunes gens, de voir leur travail. On s’inspire tous les uns des autres. Pour moi, ce fut Pina Bauch mais aussi Giorgio Strehler, Tadeusz Kantor, Merce Cunningham et même Marcel Duchamp et Giacometti. Tous ceux qui ont travaillé, écrit, laissé des œuvres. Cela nourrit. Quand on est jeune et qu’on ne connaît pas encore grand-chose, c’est chez ceux-là qu’on peut et qu’on doit puiser des forces. J’en ai cité plusieurs car aucun d’eux n’est unique.

Parlons de l’état des lieux de la danse contemporaine. Sommes-nous dans une période de progression, de découverte, ou cela tourne-t-il un peu en rond ? Le goût des formes nouvelles est-il présent ou déserte-t-il ?

Maguy Marin Je ne vais pas voir beaucoup de danse. Ça m’a toujours un peu ennuyé (rires). Kantor m’a mille fois plus touchée que maints spectacles de danse dite contemporaine. Et j’en reviens toujours à Pina Bausch. Je me sens plus proche de ce type de recherche. Cela fait longtemps que nous sommes dans une période charnière. Il faut du temps à un mouvement artistique pour s’imposer. Les éléments couvent de façon souterraine, se perdent, disparaissent avant d’émerger. Il faut parfois attendre vingt ou trente ans. Il me semble qu’en ce moment ça bouge et que ça va mûrir. Entre les années 1980, qui ont vu exploser la nouvelle danse française, et aujourd’hui – depuis 1990 –, des formes hybrides ont émergé entre musique et corps, théâtre et corps, arts plastiques et corps, dispositifs et voix. Tout cela se côtoie beaucoup plus qu’avant. Il y a un frottement fécond entre les disciplines. Je pense au cirque, et notamment aux artistes de Trottola et à Bonaventure Gacon, qui sont très contemporains tout en ne reniant pas l’héritage de la tradition avec roulottes et caravanes. Ils inventent des formes neuves, sans doute parce qu’ils ont rencontré du théâtre, comme celui du Radeau, de François Tanguy, et de la danse. On a là une forme circassienne avec des poussées théâtrales, musicales et chorégraphiques. Plus question de numéros de cirque.

Et vous, où en êtes-vous maintenant ?

Maguy Marin J’ai quitté le CCN de Rillieux-la-Pape il y a trois ans avant de me rendre à Toulouse, ma ville natale, dans l’espoir d’y fonder un espace pour la danse. Cela n’a pas eu lieu. J’avais acquis une ancienne menuiserie près de Lyon en 1997. J’en avais fait un lieu de résidence et de formation pour les artistes baptisé Ramdam. Nous avons aujourd’hui décidé d’investir cet espace avec ma compagnie de douze personnes. Nous avons pour projet de l’agrandir, d’autant plus que trois compagnies s’associent à nous. Prochaine création en 2017.

 

 

Maguy Marin

Chorégraphe

 

Entretien réalisé par Muriel Steinmetz

Laurent Eyraud-Chaume lit Jean-Emmanuel Ducoin

 

LES VERTIGES DU VENTOUX

Lundi, 22 Juillet, 2002

Le " géant de Provence " est devenu au cyclisme ce que l'Himalaya est aux alpinistes. Bien plus qu'une simple montagne à gravir.

Mont Ventoux (Vaucluse),

envoyé spécial.

Un massif calcaire tondu comme un moine sur lequel le soleil s'appesantit. De loin, d'où qu'on vienne, du nord, du sud ou d'ailleurs, on dirait un espace lunaire paradisiaque qui vous tend les bras, offrande des dieux oubliés aux hommes d'en bas. Mais de près, c'est un monde en réduction qui crée des personnages à sa démesure. " J'ai plus souffert dans le Galibier, ou l'Izoard. Mais qui s'en souvient ? ", déclara un jour Miguel Indurain. Le mont Ventoux n'est ainsi ni plus raide, ni plus long, ni plus haut que bien d'autres sommets dressés pour anéantir le plus courageux des cyclistes.

Il y a quelques années, Bernard Thévenet, double vainqueur du Tour (1975 et 1977), confessait dans nos colonnes : " Je n'y ai pas de souvenir particulier. Je dis ça, mais de cette ascension de 1970, lors de mon premier Tour, comme de celle de 1972, je peux presque jurer que j'ai gardé chaque mètre en tête. " Le " mont chauve " impressionne les mémoires. Les torture. Les éclaire. Dressé au-dessus de Carpentras, dans les odeurs de garrigue et de sécheresse, le " géant de Provence " honore encore et toujours, à chaque passage du Tour de France, le mode onirique et nostalgique.

" On y était. "

" Nous l'avons gravi, si, même que je me suis arrêté quatre fois. "

" C'était avec l'Aronde, en quelle année déjà ? "

Livres d'images mémoire à destination des peuples, à feuilleter en famille - celle du vélo et les autres. Entre le village de Bédoin, hissé à une centaine de mètres au-dessus du niveau de la mer, et le sommet à 1 909 mètres, 22 kilomètres d'ascension presque ininterrompue avec des raidards à 14 % dans la chaleur du flanc sud. " Le matin du Ventoux, c'est jamais un matin comme les autres ", raconte Lucien Van Impe, vainqueur du Tour en 1976. Et il ajoute, les yeux lumineux, lui le grimpeur originel : " C'est un mélange de peur et d'envie. Le Ventoux est un mythe pour le participant du Tour, et je ne sais pas pourquoi... "

De génération en génération, on se récite les mêmes histoires. Comment, par le versant de Malaucène, celui où, sitôt passé la source de Notre-Dame du Groseau, s'élèvent des rampes sans fin, ou par l'abrupt côté de Bédoin, celui où la route se dresse brutalement au milieu d'une forêt artificielle avant de se perdre dans les éboulis, des coureurs perdent la raison, leurs forces et parfois la vie. On le dit. Et si, comme l'a écrit Roland Barthes, " le Ventoux est un dieu du Mal auquel il faut sacrifier ", alors ce dieu jalousé et aimé n'accepta jamais qu'on lui dispute son aura.

Elle vint pourtant tardivement sur les routes de la Grande Boucle. Le 22 juillet 1951 exactement. Ce jour-là, le mont renvoie Fausto Coppi en personne à son humanité géniale. Dévasté par la mort de son frère, Serse, il mène une course sinon fantomatique, du moins évasive, de l'autre côté du miroir. Et même l'année d'après, alors qu'il s'est joué du Galibier avec l'aisance des seigneurs, corps magnifique, c'est Jean Robic qui le prive des superlatifs et d'une légende dont il ne souffrira pas.

Le vent souffle. L'angoisse monte en dedans quand commence à serpenter la route, au milieu de quelques pins. C'est dans l'un de ces virages d'ombre et de lumière que Ferdi Kubler avait attaqué en 1955. " · côté de lui, Geminiani lui a dit : "Attention, Ferdinand, le Ventoux n'est pas un col comme les autres", conte Raymond Poulidor. Kubler lui a répondu : "Ferdi n'est pas non plus un coureur comme les autres !" Quelques kilomètres plus haut, le Zurichois franchit la crête et c'est dans la descente qu'il perd pied. " Il a posé son vélo, il hennissait et s'insultait tout seul. " Le soir, en Avignon, après avoir abandonné le Tour et mis fin à sa carrière, le coureur délirait encore dans son lit et hurlait devant ses proches : "Ferdi, il est trop vieux. Il a mal. Ferdi s'est tué ! Ferdi s'est tué dans le Ventoux !" "

" J'y ai emmené mon fils avec la R 16. Fallait qu'il voit ça une fois dans sa vie. C'était sous Giscard, je crois... "

" Moi, j'ai vu Indurain s'y envoler comme un ange et laisser Eros Poli franchir le sommet en tête, puis gagner à Carpentras. "

" Moi, je n'y ai vu qu'une stèle avec "Tom Simpson" marqué dessus. "

1967. Le 13 juillet, 13e étape. Là où les arbres disparaissent, là où le Ventoux ressemble à la Lune, bien après Chalet-Reynard, il n'est plus que désert de caillasse illuminée par une blancheur chaude. Roger Pingeon grimpait avec un groupe en tête sans savoir qu'il serait vainqueur à Paris quelques jours plus tard. Ce sont ces derniers kilomètres, ceux qui répondent par la violence à la violence des hommes, qui ont tué l'Anglais Tom Simpson. L'immense journaliste Pierre Chany l'a écrit : " Simpson monte au ralenti, le regard perdu, la tête inclinée sur l'épaule droite selon une attitude qui lui est familière. " La chaleur conjuguée aux produits dopants vont précipiter un collapsus cardiaque qui le jette à terre. Chany : " Deux à trois cents personnes forment un cercle, ignorant sans doute qu'un homme est en train de mourir. Sur la route, une trentaine de coureurs attardés passent sans un regard, trop préoccupés par leur propre souffrance. " Point final.

" Devant la stèle, j'ai vu de drôles de boyaux recroquevillés, laissés par des cyclotouristes. "

" Certains y déposent des abricots séchés. "

" On dit que Jacques Anquetil y a pleuré, longuement. Mais c'était Anquetil. "

Pour Raphaël Geminiani, " volonté et maîtrise de soi " sont les deux seules armes pour " gravir la bête ". " C'était mon col fétiche, explique-t-il. Bobet et moi, on partait du principe que si c'était dur pour nous, c'était encore plus dur pour les autres. " L'homme sait de quoi il parle, pour l'avoir toujours à peu près dompté, en 1951 comme en 1952, ou en 1955, et en 1958, année où il prit le maillot jaune au terme d'un contre-la-montre de légende remporté par Charly Gaul. " Bien sûr, poursuit-il, le Ventoux par Bédoin, c'est terrible car dans les huit premiers kilomètres, on se sent comme un poisson hors de l'eau. Une fois qu'on quitte le bois, on se dit : ouf ! ça va mieux... sauf qu'au sommet le soleil du Vaucluse brûle tout ce qui se présente. "

Et que peut en dire Eddy Merckx ? 1970 encore : le " cannibale " s'écroule sitôt la ligne franchie. Comme une vengeance. Le plus beau palmarès de l'histoire de la petite reine avait oublié qu'on ne peut s'octroyer une chose inestimable sans en payer le prix. Victoire, mais plus de souffle pour le Belge. Il chute de l'estrade. Se relève. On le place sous une tente à oxygène, tout comme son dauphin Martin Van Den Bossche. Les statisticiens diront qu'il tournait les jambes trop vite : 74-75 tours par minute (que dire d'Armstrong, alors ?). Les mystiques diront, moins modestes, que le Géant, humilié par cette jeunesse arrogante, s'était rebellé. " Le feu, j'avais le feu dans la poitrine ", pleurera longtemps Merckx, comme s'il fallait que ce souvenir-là et nul autre hante ses sommeils. Et Thévenet de témoigner : " Moi, j'étais cinquième, c'était ma plus belle place depuis le départ et je m'étais donné à bloc. J'étais sans voix, sans respiration. Moi aussi, je n'aurais pas dit non au masque, mais c'est lui qui a tout eu. "

" Mon grand-père a voulu monter avec la Traction : le moteur a explosé à six bornes du sommet. "

" J'ai vu des plantes qu'on ne trouve qu'au Groenland. Enfin, il paraît. "

" Au début du printemps, la route lisse est bordée de pylônes jaune et rouge encore couverts de résidus neigeux. "

Et tout là-haut, alors, qu'y voit-on ? Et pourquoi ? Et qu'y ont vu les Jean Robic, Louison Bobet, Raymond Poulidor, Bernard Thévenet, Jean-François Bernard, Marco Pantani et tous les autres, lorsque, seuls, insolents et miraculés, ils ont bénéficié de la clémence du mont ? Lorsqu'il affronta le " géant de Provence " pour la première fois, Louison ne l'avait jamais monté et disait : " Celui-là, il ne faut pas aller le voir ! " Le Ventoux prend. Le Ventoux dispose. Peu importe le statut et les honneurs, le rang et les victoires, là comme ailleurs rien ne remplace les soupirs d'effroi des anonymes. Vertiges.

Jean-Emmanuel Ducoin

P. S. Ce n'est peut-être qu'une rumeur, mais à l'endroit même où la stèle dédiée à Tom Simpson se dresse, on dit que le cour des coureurs augmenterait soudainement de quelques pulsations. Les scientifiques cherchent des explications.

Lire aussi:

Publié dans Politique

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Les hommes et la chanson - 2

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

 F de Rugy avec la chanson "Je l'aime à mourir"

de Francis Cabrel

Lire aussi:

Khaled Freak

 

de Rugy - Je n'aime pas ça (REMIX)

 

 

La chanson "Les amoureux qui s'bécotent sur les bancs publics" revue avec les méthodes de F de Rugy.

"Les amoureux des bancs publics" (avec paroles) - Georges Brassens
Madagascar : une chanson dénonce les couples mixtes
Une chanson qui se révèle être un tube à Madagascar, dénonce les jeunes femmes malgaches qui cherchent à tout prix à se mettre en couple avec des hommes blancs pour s'en sortir et avoir une vie meilleure. Des femmes, qui vont jusqu'à quitter leur conjoint. Une tendance qui prend de plus en plus de place.

 

 

JP 

Le Havre

Jacques Brel

Jacques Brel

Misogyne, je le mets quand même.

------------

JP 

Le Havre

Ray Charles

 

F de Rugy dans "Je l'aime à mourir"

R. KELLY VISÉ PAR DE NOUVELLES ACCUSATIONS POUR SOLLICITATION DE PROSTITUTION DE MINEURE.
Le chanteur américain R. Kelly a été inculpé lundi 5 août pour avoir enlevé, séquestré, menacé et filmé, à leur insu, plusieurs jeunes filles et jeunes femmes dans quatre Etats différents des Etats-Unis. Il est notamment accusé dans le Minnesota de sollicitation de prostituée mineure et de sollicitation de mineure.

 

https://www.cnews.fr/monde/2019-08-06/r-kelly-vise-par-de-nouvelles-accusations-pour-sollicitation-de-prostitution-de

 

Nathalie Renard

J'ai embauché l'gars Benalla

J'ai bidouillé un grand débat

Et comme vous n'm'aimiez toujours pas

Suis allé manger une pizza

J'ai tout cassé les hôpitaux

J'ai bien aidé les capitaux

Tout flingué les acquis sociaux

Et mis l'pays dans le chaos

Fallait pas voter pour moi

 

 

Macron Song
Sur l’air de
Sabine Paturel - Les Bêtises -
Nordine Morano :
M'asseoir sur un banc 5mn avec toi
Regarder le fric qui s'en va.
Macron song
Sur l’air de
Renaud - Mistral gagnant 

Les 50 ans de Woodstock

 

Le chanteur d'opéra Placido Domingo accusé de harcèlement sexuel.
Le célèbre chanteur d'opéra Placido Domingo, accusé de harcèlement sexuel par neuf femmes dans la presse américaine, a assuré mardi avoir toujours cru que ses interactions avec elles étaient "bienvenues et consenties".
(…) Le Met de New York, où Placido Domingo devait se produire dans les prochains mois, a indiqué qu'il allait "attendre les résultats de l'enquête" de Los Angeles avant de "prendre des décisions définitives sur le futur de M. Domingo au Met".

 

Woodstock.

Boue, drogue et rock'n'roll.

Quelques chiffres.

Source AFP.

 

Sexisme et parité dans la musique : où en est-on ?

Jamais les questions de parité et de sexisme dans la musique n’avaient autant été mises en avant que ces derniers mois. 
La parole s’est libérée, de nombreuses personnalités féminines ont signé le manifeste F.E.M.M, des festivals se sont engagés sur leur programmation, les premières Assises des femmes de la musique et du spectacle ont eu lieu en juin, des actions de mentorat féminin se sont lancés, etc. 
Retour sur ces faits marquants sous forme de revue de presse.
Une chanson jugée impudique bannie au Kenya.
La police des mœurs du Kenya fait l'objet de critiques pour avoir interdit la chanson à succès Wamlambez, qui inclut des références argotiques au sexe oral.

(…) Il est joué à de nombreux événements de célébration voire dans des enterrement. Le hashtag #WamlambezChallenge suscite un grand engouement.

C'est une séquence d'appel et de réponse quand quelqu'un crie : "Wamlambez", soudain tous ceux qui nous entourent répondent en s'exclamant : "Wamnyonyez" - les deux sont des références au sexe oral.

Danse africaine

Spectacle de rue à Avignon.

Ils sont chamarrés, recouverts de plumes, de peaux, de fils de laine, de peintures sur le corps. Les tambours égrènent les rythmes tribaux. Les pieds s’enfoncent dans le sol, les épaules se trémoussent et les individus se distinguent du groupe. On saute, on lève bien haut la jambe. Les corps sont sveltes et musclés. Les pagnes sont en paille et de hautes coiffures surmontent les têtes. Des bracelets de clochettes accompagnent les déplacements. Les femmes danseuses sont européennes. On se parle en musique, on se répond en danse. Quelle énergie !

 

Florent Marchet - En famille

08 22

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Christine and the Queens - Je te vois enfin (Lyric Video)

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Publié dans musique

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Les artistes d'Avignon soutiennent "L'Humanité" - Drag Queen

Publié le par bmasson-blogpolitique

Ernest Pignon Ernest

 

Je représente la société des « Amis de l’Humanité ». Mon grand honneur, c’est d’avoir succédé à

A Michel Vauvelle et à Edmonde Charles-Roux. Les « Amis de l’Humanité » ont plus de 1 000 adhérents, 65 comités locaux. Adhérez-y pour soutenir le journal. Vous savez tous l’atteinte à la démocratie, à la liberté d’expression que représenterait la disparition de « L’Humanité » qui a toujours été menacé. Dès 1905, la banque Rothschild a voulu racheter le journal.

 

Ernest Pignon Ernest

 

Un membre des « Amis de l’Humanité » a légué sa maison à la société. Nous, on s’est inquiétés de cette proposition. On a pris contact avec sa famille car on ne voulait pas les spolier. La famille a dit : « Si il veut donner sa maison à « l’Humanité »,  nous sommes d’accord. » Je trouve ça … Je ne peuxx pas dire plus que ça…. Quel investissement ! Je ne trouve pas les mots…. »

Ernest Pignon Ernest

 

 

Le journal « L’Humanité » répond à une chose de cet ordre : on est sous un flot d’informations bidons, rapides, normatées. Quand on décide d’acheter un journal papier, de prendre le temps de lire, d’analyser, d’avoir des informations qui sont pensées, c’est fondamental.

Ernest Pignon Ernest parle du Tour de France :

 

L’article sur Epernay et sur Julien Alaphilippe, dans « L’Humanité »,  était remarquable.

 

Soutien au journal « L’Humanité »

Avignon

Maison Jean Vilar

07 19

 

 

Alice Carré lit un texte de Rosa Moussaoui :

 

On reconnaîtrait sa silhouette entre mille. Coiffé de sa casquette de marin, René Vautier, le petit Breton à la caméra rouge, patiente devant le tribunal de Quimper. Il revient, ce jeudi 30 avril, sur les lieux de sa jeunesse : c’est ici, de l’autre côté de l’Odet, qu’il a été décoré, à quinze ans, de la Croix de guerre. Avec un groupe d’Éclaireurs de France, l’adolescent avait pris les armes contre l’occupant nazi dans la presqu’île de Crozon. Un passé de résistant qui force le respect. Mais pas celui des nostalgiques de l’OAS, aux yeux desquels le cinéaste anticolonialiste, est rien de moins qu’un « collaborateur ».

En août 2007, René Vautier était invité au Festival de cinéma de Douarnenez pour la projection de ses films Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès. Un débat auquel il participait avec le réalisateur Mehdi Lallaoui et l’historien Olivier Lecour-Grandmaison fut perturbé par Claudine Dupont-Tingaud, ancienne conseillère générale FN, ex-OAS. Laquelle publia ensuite un communiqué nauséabond, accusant René Vautier de « Kollaboration anti-française ». Olivier Lecour-Grandmaison était qualifié, lui, de « négationniste  ». Quant à Mehdi Lallaoui, réalisateur de nombreux films consacrés au passé colonial, il était présenté comme l’incarnation d’une « tyrannie de la repentance » visant à « instiller en nous la haine de notre histoire commune ». Des propos inadmissibles, qui ont convaincu René Vautier, Mehdi Lallaoui et Olivier Lecour-Grandmaison de porter l’affaire devant la justice.

Devant la salle d’audience, l’accusée persiste et signe. L’activiste d’extrême droite se revendique ouvertement de la défense de la « blanchitude ». « Les races existent. La nôtre est menacée. Il faut la défendre. Je défends donc la "blanchitude" comme Aimé Césaire défendait la négritude », plastronne-t-elle. Avant de réitérer ses accusations : « En mettant sa caméra, qui est une arme, au service des ennemis de la France, René Vautier s’est rendu coupable de collaboration pendant la guerre d’Algérie. » Argumentation reprise mot pour mot par son avocat, Me Pichon : « René Vautier a sans doute été résistant. Mais il a apporté son soutien au FLN. Objectivement, il a collaboré. » À l’entrée du tribunal, d’anciens appelés d’Algérie, venus soutenir la partie civile, ont déployé des banderoles : « Non à l’OAS. » Les amis de Claudine Dupont-Tingaud les couvrent d’insultes. Cité comme témoin de la défense, un dirigeant du Front national, Roger Holleindre, fondateur de l’OAS dans le Constantinois, vante, avant l’ouverture des débats, l’action de l’organisation terroriste. « J’en ai marre de ces pleureurs. Ce que l’OAS a fait en Algérie, c’est de la rigolade à côté de ce qu’a fait le FLN, éructe l’ancien parachutiste. L’Afrique ne serait pas ce qu’elle est si la France était restée. Le résultat de ces indépendances, c’est un fiasco total. Si l’Algérie était restée française, c’est dans l’autre sens que se ferait l’immigration. Au lieu de cela, on les a fait passer directement du bourricot au jet aérien. Vous n’entendez jamais ce genre de discours car les hommes comme moi sont interdits de télévision. Si j’étais pédé et anti-France, ce serait différent ! »

Venue soutenir René Vautier, Simone de Bollardière, veuve du général de Bollardière, rappelle en marge de l’audience que ces nostalgiques de l’OAS appartiennent au camp de ceux qui voulurent renverser la République. « Leur refus de la décolonisation est rétrograde. Notre combat contre les horreurs perpétrées au nom de la France, contre la torture, relevait d’une insurrection morale nécessaire, insiste-t-elle. Tout être humain a le droit à la dignité et au respect, quelle que soit sa couleur. »

L’audience s’ouvre dans un climat très lourd. Appelée à la barre, Claudine Dupont-Tingaud bafouille un argumentaire boiteux, qui ne convainc visiblement pas la présidente. Le « k » de « kollaboration », prétend l’ex-élue FN, « n’est pas une référence à la Seconde Guerre mondiale, mais un clin d’oeil à René Vautier, bretonnant ». « Je ne retire rien de mes propos. Nous n’avons pas l’intention de faire acte de repentance et de battre notre coulpe », s’enferre-t-elle, en invoquant la « liberté d’expression ». Après elle, Roger Holleindre se lance dans un long et ennuyeux plaidoyer sur les prétendus « bienfaits » de la colonisation, accusant au passage René Vautier de « trahison ». En réponse, le cinéaste revient sur son passé de résistant, sur son engagement de communiste et d’anticolonialiste, sur la genèse de ses films. « L’indépendance de l’Algérie, celle de toutes les colonies, était inéluctable », conclut-il. À sa suite, Mehdi Lallaoui rappelle ce que fut l’OAS, organisation criminelle à laquelle l’accusée se vante d’avoir appartenu. « Ces gens qui nous insultent se réclament d’une organisation qui planifia la tentative d’assassinat d’un président de la République », lance-t-il. Le réalisateur du Silence du fleuve s’indigne de l’expression « anti-France » que lui accolent ses adversaires. « Je suis un élu de la République », rappelle-t-il, en montrant au tribunal son écharpe de conseiller régional d’Île-de-France. « Pas question de céder à l’intimidation en renonçant à remettre en cause la "légende dorée de la colonisation française" », affirme, enfin, Olivier Lecour-Grandmaison. « Les attaques diffamatoires de Mme Dupont-Tingaud à notre égard s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des actions militantes des anciens de l’OAS et des nostalgiques de l’Algérie française. Actions qui se sont multipliées depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et l’entreprise de réhabilitation du passé colonial de la France à laquelle il se livre pour des raisons électoralistes », analyse l’universitaire.

Pour l’avocat de la partie civile, Me Bellouti, le délit de diffamation est constitué. Il réclame pour chacun de ses clients 5 000 euros de dommages et intérêts « pour l’atteinte portée à leur honneur et à leur considération », ainsi qu’une publication dans trois quotidiens ou hebdomadaires, aux frais de Claudine Dupont-Tingaud. Le jugement a été mis en délibéré au 12 juin.

Rosa Moussaoui

Arthur Nauzyciel lit un texte de Jean-Pierre Léonardini sur Jean Genet.

Il rappelle que son père vendait « L’Humanité Dimanche ». C’est une affaire de famille…

 

JEAN GENET* ET LE THÉÂTRE PAR JEAN-PIERRE LÉONARDINI

Vendredi, 17 Décembre, 2010

En seulement trois grandes pièces de théâtre, Jean Genet a savamment dynamité dans un étincelant jeu de miroirs la chiennerie hypocrite de la société dont il eut à souffrir dès la plus petite enfance.

Après la parution de la somme monumentale que Sartre lui consacre, Saint Genet, comédien et martyr (1952), ce dernier, de son propre aveu, a du mal à s’en remettre, comme écrasé sous le poids de l’analyse conceptuelle sur son « cas ». Il s’en sort grâce au théâtre. Il y avait certes déjà eu les Bonnes, créées par Jouvet en 1947, comme par accident, pour complaire à Cocteau et, deux ans plus tard, Haute surveillance, avant le sensationnel brelan que constituent le Balcon (1956), les Nègres (1958) et les Paravents (1961) ; par quoi s’est édifiée une dramaturgie inouïe, radicalement singulière, fondée sur le cérémonial, l’inversion du reflet et l’incessante traversée des apparences en tous sens, l’ensemble dessinant sans fin l’autoportrait en creux et sans merci du poète en voleur et pédéraste cristallisant la misère en gloire et pour qui la scène représente, bel et bien, « ce lieu voisin de la mort, où toutes les libertés sont permises ».

Ne perdons pas de vue qu’entré à présent au Panthéon de « la Pléiade », en somme devenu classique, Genet entend demeurer, fût-ce à son corps défendant à titre posthume, un parfait dynamiteur de la chiennerie de la société dont il eut à souffrir, ce qui le fit d’emblée camper résolument, corps et âme, sexe compris, sur la position des parias et damnés de la terre de tous ordres. L’admirable, dans cette trilogie proprement fantastique dans les lettres françaises et au-delà, n’est-il pas que par l’éclat du style, joint à la véhémence de la forme et au scandale des sujets envisagés, il ait pu, grâce à un perpétuel saut de l’ange à rebours dans le sacré, créer un monde d’illusions irréfutables ?

Ces pièces procèdent d’une construction extrêmement savante. Dans chacune d’elles, la marqueterie de la structure relève d’une sophistication insigne. Dans le Balcon, c’est au bordel que face au miroir, en se travestissant en évêque, en général, en chef de la police ou en mendiant-poète, l’on affirme sa volonté de pouvoir, jusqu’à ce qu’éclate une révolution qui ne change en rien la donne du jeu pipé… Dans les Nègres, machine infernale contre les Blancs que Genet qualifie de « clownerie », le jeu de doubles est à son comble. Des Noirs jouent les Blancs et d’autres jouent les Noirs aussi hideusement que les imaginent les Blancs… Au terme d’un cumul de simulacres subtilement tressés, le spectateur (blanc de préférence), banni de fait, ne doit plus savoir où il en est. Quant aux Paravents, dont la création par Roger Blin à l’Odéon mit la bave aux lèvres de l’extrême droite, on y voit bien face à face les Arabes, les coloniaux et la famille des orties (qui n’a strictement rien, Leïla n’a même pas de visage), laquelle seule passionne Genet. Ce poème dramatique, doté d’arrière-plans historiques puissamment sarcastiques, s’ouvre à la fin sur le vide et la mort, définitive absence. Genet, autodidacte de génie, a inscrit en majesté la marge sociale au coeur de la page. Il disait : « Le geste qui brise la loi a un pouvoir d’écriture. »

de Jean-Pierre Léonardini

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Jean Genêt cite la prison de Fontevraud comme une des plus terribles de France, bien qu’il semble n’y avoir jamais séjourné (il n’apparaît sur aucune liste d’écrous). 

Jean Genet

1910 - 1986

"De toutes les centrales de France, Fontevrault est la plus troublante. C'est elle qui donne la plus forte impression de détresse et de désolation, et je sais que les détenus qui ont connu d'autres prisons ont éprouvé, à l'entendre nommer même, une émotion, une souffrance, comparables aux miennes."

"Miracle de la rose"

Plaque posée à Fontevraud

Jean Genet, né le 19 décembre 1910 dans le 6 arrondissement de Paris, ville où il meurt le 14 avril 1986 dans le 13 arrondissement, est un écrivain, poète et auteur dramatique français. Genet aborde notamment dans ses ouvrages l'homosexualité et l'érotisme, à travers la célébration de personnages ambivalents évoluant au sein de mondes interlopes.

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Bernard Bloch explique que deux journaux rendent compte des pièces de théâtre : « L’Humanité » et « La Croix » tout comme ils parlent des effets délétères de la canicule pour les migrants et les SDF.

 

Bernard Bloch lit Dominique Widemann.

COURS APRÈS TES RÊVES, ILS TE RATTRAPERONT

Lundi, 16 Septembre, 2013

Politique, poétique, poéïlitique, festive, la culture dans tous ses états court le long 
des artères 
de la Fête. En toute « libertée, égalitée, fraternitée ».

On emprunte une allée et déjà tout est là, d’un monde différent. Le nôtre et un autre où culture et politique mêlent leurs lettres, mains jointes entrelacées. Avenue Aimé-Césaire, poète devant l’éternel et tant d’autres qui nous emportent sur leurs ailes. Woody Guthrie descendu des collines du folk pour chanter le peuple américain. Rosa Parks, l’une de ces femmes qui n’auraient été personne si elle n’avait maintenu son corps immobile dans un bus dont un Blanc prétendait la déloger, et elle, immobile comme un soleil noir qui emplit l’horizon. Henri Krasucki, dirigeant de la CGT, fils d’ouvriers, mélomane et fou d’opéra, qui fit de la musique l’une des armes de sa résistance. Frida Kahlo, peintre des Amérindiens et derrière elle la chère ombre de Diego Rivera avec ses « murales », immenses représentations des réalités du Mexique.

Sous la halle Nina-Simone, près des expositions, le collectif d’artistes de rue Soirées dessinées improvise à fresque sur les thèmes de la paix ou de Jean Jaurès. Le portrait de ce dernier, travail en cours, se dessine en douceur, profil tourné vers les arbres aux pacifiques feuillages de l’œuvre voisine. La Paix, et donc la Guerre, portrait pas encore achevé mais déjà nappé d’un sang d’encre. Une dame brune, au micro, lit des textes de Pasolini, lecture corsaire tout près du flot d’arrivants à la Fête qui, soudain, éteignent leurs joyeux sifflets et marchent sur les pointes pour ne pas déranger. En face, les Mutins de Pangée, coopérative audiovisuelle et cinématographique pour le « désentubage cathodique » présentent leurs éditions rebelles. À venir, en salles ce mercredi, Il était une fois en Yougoslavie, Cinema komunisto, de la jeune réalisatrice Mila Turajlic, en quête d’un cinéma dont la disparition plonge l’histoire dans le brouillard. Elle ne se laisse pas faire.

Au premier tournant de l’exposition de la Fête, l’œil intense d’Antonio Saura perce sa lithographie. Au stand de Cuba, l’histoire s’affiche avec « Cuba Graficà », présentation des chefs-d’œuvre du patrimoine graphique de l’île crocodile ; la poursuite artistique se révèle aux aléas des périodes politiques, qui voient émerger une nouvelle génération de talents. Sur le stand du Venezuela, les Diables dansants, créatures en assemblage de masques et tissus, effraient un peu les petits enfants, qui peuvent en apprivoiser l’art dans un atelier éphémère. Diables ou épouvantails à condor, emblème pillé par l’empire des États-Unis dépeçant les démocraties d’Amérique latine. Au village du monde, des mondes se font écho. L’association Al Kamandjâti, créée sur l’initiative du musicien palestinien Ramzi Aburedwan, anime les écoles de musique de Ramallah, Jénine et Deir Ghassanah. Ici elle collecte des instruments pour les élèves palestiniens. Dans un grand bac, un bouquet de flûtes et guitares sert de tremplin à l’envol d’une installation de violons suspendus, arpèges en partance. Le Pads (Parti algérien pour la démocratie et le socialisme) a orné ses toiles de tente des grands portraits de combattantes de l’indépendance de l’artiste Mustapha Boutadjine.

Sous leurs regards vivants, un hommage est rendu au camarade Henri Alleg, homme de culture s’il en fut. Vaste cartographie, le Val-de-Marne a opté pour une boussole chilienne, avec piano, guitare et contrebasse. Angel Para chante Victor Jara. Souviens-toi, Amanda, quand tu allais chercher ton fiancé à l’usine, lui qui comme tant d’autres n’est jamais revenu ; quand tu vibrais de cette attente, de ces « cinq minutes qui te feront fleurir ». Sur le stand du CN, fleurissent en noir et rouge sur toiles blanches les pointes à vif de Charb, Coco, Lardon, Luz Louison et Guillaume Duchemin, dessinateurs aux traits acerbes invités à faire sa fête à la réforme des retraites. Au même endroit, l’artiste Pascal Colrat, par la photo d’une belle jeune fille éclairée comme un La Tour, prolonge les vers de Boris Vian : « Je n’ai pas besoin de gagner ma vie, je l’ai. » C’est l’exposition « Affiche-moi l’camp » où l’on se chope un vol d’hippopotame, on lévite aux signes de Lutt’opie détourés sur un ciel à la Magritte. Au nord, justement, la scène a mis le feu à l’averse, Lénine Renaud, ex-Marcel et son orchestre, Loïc Lantoine, et le rock métal et cornemuses de l’Opium du peuple.

Sur l’un des panneaux de l’exposition consacrée à Pasolini par la Cinémathèque française, offerte en avant-première aux visiteurs de la Fête, la mémoire brûle. Sortie en flammes, et pour viatique ces mots du cinéaste, poète et frère d’armes contre ce que déjà il nommait le « génocide culturel » des forces de domination : « Il faut résister dans le scandale, Et dans la colère, plus que jamais, Naïfs comme des bêtes à l’abattoir, Troublés comme des victimes, justement. »

Dominique Widemann

David Lescot lit La lettre d’Anatole France à Marcel Cachin:

 

Cher citoyen Cachin,

Je vous prie de signaler à vos lecteurs le récent livre de Michel Corday, les Hauts Fourneaux, qu’il importe de connaître.
On y trouvera sur les origines et la conduite de la guerre des idées que vous partagerez et qu’on connaît encore trop mal en France ; on y verra, notamment (ce dont nous avions déjà tous deux quelque soupçon) que la guerre mondiale fut essentiellement l’oeuvre des hommes d’argent ; que ce sont les hauts industriels des différents Etats de l’Europe qui, tout d’abord, la voulurent, la rendirent nécessaire, la firent, la prolongèrent. Ils en firent leur état, mirent en vie leur fortune, en tirèrent d’immenses bénéfices et s’y livrèrent avec tant d’ardeur, qu’ils ruinèrent l’Europe, se ruinèrent eux-mêmes et disloquèrent le monde.
Ecoutez Corday sur le sujet qu’il traite avec toute la force de sa conviction et toute la puissance de son talent. — » Ces hommes-là, ils ressemblent à leurs hauts fourneaux, à ces tours féodales dressées face à face le long des frontières, et dont il faut sans cesse, le jour, la nuit, emplir les entrailles dévorantes de minerai, de charbon, afin que ruisselle au bas la coulée de métal. Eux aussi, leur insatiable appétit exige qu’on jette au feu, sans relâche, dans la paix, dans la guerre, et toutes les richesses du sol, et tous les fruits du travail, et les hommes, oui, les hommes même, par troupeaux, par armées, tous précipités pèle-mêle dans la fournaise béante, afin que s’amassent à leurs pieds les lingots, encore plus de lingots, toujours plus de lingots. Oui, voilà bien leur emblème, leurs armes parlantes, à leur image. Ce sont eux les vrais hauts fourneaux ! (page 163).
Ainsi, ceux qui moururent dans cette guerre ne surent pas pourquoi ils moururent. Il en est de même dans toutes les guerres. Mais non pas au même degré. Ceux qui tombèrent à Jemmapes ne se trompaient pas à ce point sur la cause à laquelle ils se dévouaient. Cette fois, l’ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels.
Ces maîtres de l’heure possédaient les trois choses nécessaires aux grandes entreprises modernes : des usines, des banques, des journaux. Michel Corday nous montre comment ils usèrent de ces trois machines à broyer le monde. Il me donna, notamment, l’explication d’un phénomène qui m’avait surpris non par lui-même, mais par son excessive intensité, et dont l’histoire ne m’avait pas fourni un semblable exemple : c’est comment la haine d’un peuple, de tout un peuple, s’étendit en France avec une violence inouïe et hors de toute proportion avec les haines soulevées dans ce même pays par les guerres de la Révolution et de l’Empire. Je ne parle pas des guerres de l’ancien régime qui ne faisaient pas haïr aux Français les peuples ennemis. Ce fut cette fois, chez nous, une haine qui ne s’éteignit pas avec la paix, nous fit oublier nos propres intérêts et perdre tout sens des réalités, sans même que nous sentions cette passion qui nous possédait, sinon parfois pour la trouver trop faible.
Michel Corday montre très bien que cette haine a été forgée par les grands journaux, qui restent coupables, encore à cette heure, d’un état d’esprit qui conduit la France, avec l’Europe entière, à sa ruine totale. » L’esprit de vengeance et de haine, dit Michel Corday, est entretenu par les journaux. Et cette orthodoxie farouche ne tolère pas la dissidence ni même la tiédeur. Hors d’elle, tout est défaillance ou félonie. Ne pas la servir, c’est la trahir. « 
Vers la fin de la guerre, je m’étonnais devant quelques personnes de cette haine d’un peuple entier comme d’une nouveauté qu’on trouvait naturelle et à laquelle je ne m’habituais pas. Une dame de beaucoup d’intelligence et dont les mœurs étaient droites, assura que si c’était une nouveauté, cette nouveauté était fort heureuse. » C’est, dit-elle, un signe de progrès, et la preuve que notre morale s’est perfectionnée avec les siècles. La haine est une vertu, c’est peut-être la plus noble des vertus. « 
Je lui demandai timidement comment il est possible de haïr tout un peuple :
— Pensez, madame, un peuple entier, c’est grand… Quoi ? Un peuple composé de tant de millions d’individus, différents les uns des autres, dont aucun ne ressemble aux autres, dont un nombre infiniment petit a seul voulu la guerre, dont un nombre moindre encore en est responsable, et dont la masse ignorante en a souffert mort et passion. Haïr un peuple, mais c’est haïr les contraires, le bien et le mal, la beauté et la laideur. « 
Quelle étrange manie ! Je ne sais pas trop si nous commençons à en guérir. Je l’espère. Il le faut. Le livre de Michel Corday vient à temps pour nous inspirer des idées salutaires. Puisse-t-il être entendu ! L’Europe n’est pas faite d’Etats isolés, indépendants les uns des autres. Elle forme un tout harmonieux. En détruire une partie, c’est offenser les autres.
Notre salut, c’est d’être bons Européens. Hors de là tout est ruine et misère.
Salut et fraternité,

Ernest Pignon Ernest parle de Pasolini :

 

Il dit dans cet entretien (son dernier avant sa mort, NDLR) : « Je suis comme quelqu’un qui est allé en enfer. Et quand je reviendrai…Il s’arrête et il dit « Si je reviens, j’aurai vu bien au-delà de l’horizon », puis il dit « On termine demain ? » Il lui dit « Donne-moi un titre. » Et il dit « Tu mets : Nous sommes tous en danger. » Et il meurt après. Il a été assassiné dans la nuit.

Ernest Pignon Ernest parle de Pasolini :

 

Pasolini parlait de ce capitalisme basé sur la consommation, sur la télévision ;

Stanislas Nordey : « Il y a toute une série d’entretiens de Pasolini qui vient d’être éditée. »

 

Ca fait du bien de voir un débat pour le journal « L’Humanité » ici, au festival d’Avignon. De nombreux intervenants, artistes mêlent l’histoire et la création artistique du journal. Ces lectures de textes font une sacrée bouffée d’oxygène. Dans le monde politique d’aujourd’hui, ça fait du bien.

L’Humanité n’est plus l’organe central du Parti Communiste français. Il est nécessaire à la vie démocratique. Je lis deux journaux tous les matins : « le  Figaro » et « l’Humanité ».

Chaque journal représente sa classe dans le contexte de la lutte des classes, et il faut les deux. S’il en manquait un, il manquerait tout. « L’Humanité » est une des dernières digues avant que tous les marchands ne s’emparent des derniers journaux d’opinion qui restent en France.

C’est la politique du « court-termisme ». Tout se fait dans le temps court.

La politique internationale ? c’est celle du doigt sur la gâchette.

La politique diplomatique ? c’est celle du tweet.

La politique économique ? c’est celle des grandes multinationales qui veulent remplacer les états, c’est celle du « trading haute fréquence ».

Tout est marchandise. Tout doit aller vite. Tout est privatisé. Et à force de tout privatiser, on sera privé de tout. C’est pour cela qu’il y a besoin de politiques publiques qui préservent l’art, la création, la culture et qui permettent le débat le plus pluraliste dans notre pays qui éveille les consciences et l’humanité. Le journal « L’Humanité » y a toute sa place.

Drag Queen sur France 2.
Critique par Arnaud Alessandrin, sociologue.
Le capitalisme récupère ce phénomène.
Les costumes coûtent cher et sont réservés à des privilégiés.
L'aspect revendicatif est gommé.
"L'Humanité"
08 22
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« Drag Queen France » à la télévision :

Une drag queen se travestit pour exprimer son identité et/ou dans le cadre du spectacle vivant, incluant souvent du chant, de la danse ou du lip-sync. Elle se représente généralement lors d'événements comme les Marches des fiertés ou les concours de beauté, ou dans des endroits comme les cabarets ou les boîtes de nuit.

Une émission qui prône l'amour de soi et l'amour des autres, et qui met en avant une communauté LGBTQIA+ et des thèmes souvent relégués au second plan à la télévision française.

La plus grande compétition de drag queens au monde arrive en France, RuPaul's Drag Race, lancé il y a déjà douze ans aux États-Unis et qui triomphe depuis dans de nombreux pays. Nicky Doll, la plus célèbre et internationale des drag queens françaises, enfile les talons de RuPaul et s'installe aux commandes de Drag Race France, pour une première saison événement.

L'émission va visibiliser un art encore très peu connu du Français moyen, qui a une vision très transformiste héritée du cabaret de Michou.

« En 2022 et surtout ici en France, on vit très bien avec le VIH, les traitements sont de plus en plus efficaces, mais la sérophobie comme la transphobie, homophobie et tout type de discrimination continue à tuer des gens actuellement. »

 

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Les drag queen à la télévision
Ils sont de véritables artistes.
Stigmatisation des personnes queers.
Ton sensationnaliste.
Certains candidats sont racistes.
Vers une déstigmatisation de ces personnes?
"Les Effronté-e-s"
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La suite ici:

Publié dans Politique

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« Femmes, la CGT vous la voulez comment ? » Principaux résultats de la Consultation nationale.

Publié le par bmasson-blogpolitique

« Femmes, la CGT vous la voulez comment ? » Principaux résultats de la Consultation nationale.

La CGT a mené une consultation inédite auprès des femmes syndiquées à la CGT et nonsyndiquées, en emploi, retraitées ou privées d’emploi, pour connaître leurs attentes vis-à-vis de la CGT. L’enjeu de la démarche était double : accroître la syndicalisation des femmes et favoriser, pour les syndiquées, leur prise de responsabilité au sein des organisations de la CGT.

(…) L’égalité entre les femmes et les hommes est une question importante pour 99 % des syndiquées répondantes : elle est très importante pour 82 % et plutôt importante pour 17 % d’entre elles.

(…) Militer en tant que femme à la CGT 42 % des actives sans responsabilité et 60 % des syndiquées en responsabilité déclarent avoir rencontré des difficultés pour s’affirmer en tant que femmes dans un univers masculin.

http://www.egalite-professionnelle.cgt.fr/wp-content/uploads/2019/04/PrésentationconsultationFCGT7.4.19.pdf

 

 

Si vous souhaitez être tenue informée des activités du collectif "femmes mixité » de la CGT, vous pouvez nous laisser votre mail ici

Sophie Binet, pilote du collectif femmes mixité de la CGT

Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT

 

 

Publié dans Femmes

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La carte postale au MDAA - Arles

Publié le par bmasson-blogpolitique

Arles - Musée Bleu - Cartes Postales

Musée bleu

Cartes postales

Nouvelles d'un monde rêvé

07 19

 

Cette image construite est une image qui construit le monde. Elle est soumise à une impression de déjà vu. Elle a accompagné l'essor du tourisme de masse. Vectrices d'imaginaires intimes et collectifs, les cartes postales sont des illusions.

Publié dans Arles

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François de Rugy : "Homard m'a tuer!"

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

« Omar m'a tuer » est une phrase à la grammaire incorrecte, liée à l'affaire Omar Raddad. Devenue célèbre dans le cadre de cette affaire judiciaire, elle fait rapidement l'objet de nombreux détournements.
 « François de Rugy, alors président de l'Assemblée nationale, et son épouse ont multiplié les dîners privés fastueux à l'Hôtel de Lassay entre 2017 et 2018, rapporte aujourd'hui Mediapart, "un travail de représentation"assumé par le ministre de l'Ecologie. »

Source AFP

 

François de Rugy appartient à "l'ancien monde".

"Les participants se souviennent surtout des champagnes et des vins offerts par les hôtes. Toujours des grands crus directement issus des caves de l’Assemblée, réputée pour être l’une des mieux garnies de France."

Source Médiapart

F de Rugy et la baisse des allocations chômage

Le site "Homard m’a tuer" :

F de Rugy coûte un pognon de dingue au contribuable

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Ian Brossat :

« Quand François de Rugy dit qu'il fait ces dîners pour être en phase avec la réalité, ça laisse une drôle d'impression.. »

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F de Rugy participe à l'émission "La Tournée des Popotes"....

F de Rugy doit gérer ses déchets (bouteilles de champagne, restes de homards...)

F de Rugy et la rigueur: pas pour lui, pour les autres!

 

F de Rugy fête la saint Valentin avec un p'tit coup de rouge et quelques crevettes...

 F de Rugy : "Homard m'a tuer mais j'assume".

 

F de Rugy invitait au hasard des pages jaunes

 F de Rugy mange du surimi en forme de homard 

F de Rugy ne mange pas chez Quick 

F de Rugy

Voici sa fontaine à eau. Il fait chaud, o, o, o! 

 

F de Rugy se reconnecte à la vraie vie 

 

 F de Rugy s'est fait livrer 30 tonnes de homards 

Et pour le dessert, voici la "cerise sur le gâteau":

 

F de Rugy:

sa cheffe de cabinet occupait un logement en hlm

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Fabien Roussel :

« A cause d’un homme, c’est tous les politiques qui sont dénoncés ! Une seule solution: Augmentez les salaires, les pensions et homard pour tout le monde ! »

On se serre les coudes pour le régime alimentaire!

 

F de Rugy a fait faire un dressing qui a coûté  17 000 €

 

L'INA rappelle que F de Rugy a bien changé depuis 2013. C'est dommage.

 

 

F de Rugy n'a pas d'éco logis (jeu de mot sur écologie)...

F de Rugy

Bientôt, on va se faire payer avec des homards!

 

Au PCF, on en pince pour les augmentations de salaires!

 

Maxime Cochard :

« Pour tenter de défendre François de Rugy, l'inénarrable Marlène Schiappa affirme : « C’est quelqu’un qui a toujours été attaché à l’argent public ».

Lapsus ? Pas sûr que ce soit la meilleure façon de défendre un homme qui vit de ses mandats depuis 18 ans… »

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De Rugy gate :

Dialogue possible (lu sur Twitter)

- Chéri, il n'y a plus de champagne, j'descends à la cave en chercher

 - Merci ma douce, et n'oublie pas d'éteindre la lumière des escaliers en remontant, les économies d'énergie c'est important pour mon image de ministre écologiste

- La planète te dit merci mon amour

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« Le couple de Rugy aurait acheté, au frais de l'Assemblée, un sèche-cheveux doré à la feuille d'or pour 499€. »

Source Twitter

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Après l'intervention de F de Rugy à RMC pour tenter de se disculper, la moquerie continue:

F de Rugy chez Bourdin...

F de Rugy est allergique...

 F de Rugy et la baisse des APL.

 F de Rugy est traqué depuis 2012

F de Rugy fête son maintien au pouvoir :

38 magnums de champagne,

27 bouteilles de Château d'Yquem

et 30 kg de homards...

 F de Rugy et la hausse d'EDF de 6% 

 F de Rugy mange des pâtes en buvant du vin du cubi 

F de Rugy mi-cuit

La Une de "Libération"

Qui veut la peau de F de Rugy?

Merci de ne pas relayer cette photo de vie de famille!

 

F de Rugy

Les copines de sa femme à Las Vegas...

 

F de Rugy

Sauvez un homard

Mangez un De Rugy

 

F de Rugy

Le sèche cheveux Dyson à l'or fin 

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F de Rugy ne participe pas à "un dîner presque parfait".

Mais, F de Rugy participera à "un dîner presque pas cher"...

 

Marlène Schiappa accueillera en 2020 le forum mondial des femmes.

Elle était à New-York le 7 juin 2019.

"Y avait du homard?"

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François de Rugy, l'écolo qui n'aime pas les excès, au "perchoir".

(…) "Drôle", "moderne" et "très attaché à la Bretagne", selon son entourage, il aime la pêche en mer, notamment du homard, les biographies et la variété française, de Renaud à Johnny Hallyday.

F de Rugy aime pêcher le homard 

Affaire François de Rugy : « C’est inacceptable », juge Fabien Gay (PCF).
 
(…) « Je n’ai jamais hurlé avec les loups, mais là franchement, c’est inacceptable. Ce sont les mêmes qui vous font de grandes leçons sur la probité en politique, qui disent « on est le nouveau monde » et qui disent que les gilets jaunes doivent se taire parce qu’avec 1 000 balles par mois, « on vit bien » », dénonce Fabien Gay.
(…) Il conclut : « Si c’est ça la République exemplaire, il reste beaucoup à faire ». « Mais pas avec les gens qui s’empiffrent de caviar, de homards et de grands crus », précise-t-il.

F de Rugy en mode "écolo"

Merci, F de Rugy!

Le cours du homard a doublé...

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F de Rugy

Nicole Klein le passe à la "sulfateuse".

Pas très "écolo" comme moyen!

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 F de Rugy vu par Nicole Klein 

 F de Rugy vu par le journal américain le "New York Times"

F de Rugy défend son orgueil plutôt que les faits.

F de Rugy

La publication d'une photo d'un ministre en train de manger est passible de 5 ans de prison!

 

 F de Rugy vs Fabrice Arfi 

C Castaner saisit le procureur pour la diffusion d'une photo des WC de F de Rugy

 

 F de Rugy et la Suède : un ministre peut y être révoqué....

Bilan de santé:

 F de Rugy fait un urticaire depuis deux jours...

F de Rugy ne pouvait pas jouer dans "Intouchables" car il est allergique aux Omar...

F de Rugy dans "Le homard aux pinces d'or"

Distribution : LREM!

 

F de Rugy a son timbre : 1789 - 2019 

Humour: il est très vieux!

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Le ministre de l'écologique François de Rugy a présenté sa démission ce mardi. Il a également annoncé avoir déposé une plainte pénale en diffamation contre Mediapart.
Source « L’Humanité »

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Fabrice Arfi :
"La démission de M. Rugy, qui n'appartient qu'à lui et au gouvernement, montre une chose: l'information a été plus forte que la communication".
« Dépêché pour prendre la suite de l'engagé et tourmenté Nicolas Hulot, François de Rugy fut un ministre de l'Ecologie autrement plus politique, pragmatique et policé. Un changement de style qui n'aura pas été synonyme d'une plus grande longévité.»
Source AFP

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« François de Rugy est le 11e ministre à démissionner en 2 ans de présidence d'Emmanuel Macron. Un record sous la Ve République. »

Source Brut

 

Liste des départs des ministres sous Macron en 2 ans...

F de Rugy

Faut-il classer le homard comme bête nuisible?

 

F de Rugy

"Il aurait du crever les yeux ou arracher les pinces du homard..."

F de Rugy : entrée plat désert

Libération

 F de Rugy se pensait irréprochable 

 F de Rugy et Emmanuel Macron:

"J'te serre la pince?"

F de Rugy

Maxime Combes : 10 mois de perdu pour l'écologie (seulement? NDLR)

 

F de Rugy ne peut justifier ses frais de mandat 

F de Rugy rejoint l'équipe du Fouquet's

Marlène Schiappa réagit au départ de F de Rugy: incompréhension sur la gastronomie de notre pays.

Pour rappel, elle a utilisé les fichiers de son ministère pour faire la publicité de son livre....

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D'autres photos ici:

 

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NDLR : F de Rugy a soutenu Baupin….
Affaire Baupin. François de Rugy se dit "stupéfait" et "meurtri".

Le député nantais François De Rugy, coprésident du groupe écologiste à l'assemblée nationale, réagit alors que les accusations de harcèlement sexuel porte´es a` l’encontre de son colle`gue Denis Baupin s'accumulent.

 
(…) "J'étais au courant que Denis avait un comportement disons un peu lourdingue avec les femmes, je n'avais pas idée qu'il allait aussi loin", a déclaré le conseiller de Paris EELV, Yves Contassot, sur RMC.


F de Rungis

Rungis: lieu d'approvisionnement en homards.

Le train provenant des Pyrénées est annulé par le gouvernement. Les camions vont sillonner la route...

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Sibeth NDiaye :
«Nous sommes conscients que tout le monde ne mange pas du homard tous les jours mais bien souvent plutôt des kebabs.» 
Du mépris d'une ministre qui, comme conseillère en communication de Macron, orchestrait sur les réseaux sociaux, la scène sur le pognon de dingue.
Source « L’Humanité ».

Emmanuel Macron - François de Rugy - Edwy Penel

Dans:

"Les pinces du homard"

Le film le plus excitant de l'été!

François Goullet de Rugy - 

Dans le James Bond 007

"L'homme au sèche cheveux d'or "

Une production Albert bigoudi

 

F de Rugy a nommé la déontologue lui même

F de Rugy : le coût des travaux

On dirait une enquête de l'IGPN 

(L'humour porte sur l'efficacité orientée des enquêtes de l'IGPN....)

 

 F de Rugy

La déontologue est douteuse...

F de Rugy

Cette enquête est plus rapide que d'autres: quand ils veulent, ils peuvent!

 

F de Rugy

Exigeons la liste des invités professionnels.

F de Rugy est un romantique professionnel.

En option, il dépose délicatement des pétales de roses sur la nappe fraîchement déposée sur la table...

F de Rugy et Cahuzac : même combat pour le côté "professionnel"!

"Va-t-on trop loin?"

Qui?

Transformons la phrase par:

 "Certains élus vont-ils trop loin?"

 

 

 

F de Rugy

Le nouveau train de vie des ministres : choisir entre le homard et les grands crus!

PS: je ne mange pas de kebab....Je ne suis pas une Française moyenne alors?

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Affaire de Rugy : les dîners de Macron à Bercy de nouveau sous les projecteurs.

VIDÉO. Quand il était ministre de l'Économie, le futur président a reçu sur fonds publics moult invités. Une information qui n'a pas suscité d'esclandre.

(…) Selon les auteurs, Emmanuel Macron avait utilisé 80 % de l'enveloppe annuelle entre janvier et août 2016, date de son départ de Bercy.
(…) Emmanuel Macron recevait, lui, à Bercy un très large panel d'invités, de Houellebecq à Luchini en passant par Line Renaud.

 F de Rugy et son avance de trésorerie pour financer son parti....

F de Rugy blanchi?  pas si simple !

 

F de Rugy défendu par Guillaume Dasquié?

 

F de Rugy à la retraite (NDLR: et avec une GROSSE décôte, vu son âge...!)

 

Affaire de Rugy: A Bercy, Emmanuel Macron organisait des dîners «quasiment tous les soirs».

CARTON D'INVITATION Journalistes, people ou encore chanteurs se retrouvaient à Bercy pour dîner avec les Macron, quand le président était encore ministre de l'Economie.

                        

(…) 80 % du budget dépensé en huit mois

A tel point qu’Emmanuel Macron aurait dépensé à lui seul 80 % de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget en seulement huit mois, révèle l’auteur du livre. 

 

Benalla, du pouvoir et des privilèges.
(…) 180 000 euros de travaux quai Branly.

 

(…) En tout cas, la somme de 180 000 euros budgétée n'a pas été contestée.
(…)  En tout cas, les gorilles de la campagne lui restent redevables : l'un d'entre eux, Christian G., un ex-commando marine, a été reçu chevalier dans l'ordre de la Légion d'Honneur le 30 décembre 2017 et devait être décoré dans la soirée de mardi 24 juillet, à l'Elysée, des mains d'Emmanuel Macron. 

Khaled Freak

 

de Rugy - Je n'aime pas ça (REMIX)

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F de Rugy dédouané par Moreau ?

Il dispose d'un logement de 182 m2, d'un majordome qui occupe un 49 m2....

 

 F de Rugy assure presque sa défense 

F de Rugy mange des endives

"Chérie, prends-moi en photo!"

Canard enchaîné

F de Rugy et la photo d'enfant...

 

 

Emmanuel Macron veut terminer les homards avant la trêve estivale....

Monique et Michel Pinçon-Charlot :
Il n'y a pas de petits pillages pour l'oligarchie : le homard ou les grands crus classés participent de la prédation de classe du bien public, mais que la presse des milliardaires transforme en pratique individuelle pour alimenter l'idéologie du tous pourris.

 F de Rugy et E Philippe 

"Y avait du homard ?"

 Marlène Schiappa et la nouille instantanée 

F de Rugy

Il est vu en marquis François Goullet de Rugy

La République en marche est comparée  à la royauté...

« L'ex-ministre François de Rugy a déclaré aujourd'hui sur BFMTV avoir été victime d'une "vengeance personnelle" suivie d'un "lynchage médiatique", n'exprimant aucun regret sur le fond des affaires qui l'on conduit à démissionner du gouvernement le 16 juillet . »

Source AFP

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Interrogé hier sur le dîner de la St-Valentin 2018 pour lequel il a été épinglé, F. de Rugy a affirmé avoir dîné à l'Assemblée car il se trouvait "entre deux séances". En réalité, M. de Rugy avait quitté le perchoir à 16h10, selon le compte-rendu de séance.
Source AFP

F de Rugy et Castaner même combat.

Leur dénominateur commun? Edouard Philippe 

 

 

F de Rugy

"Qu'est-ce qui ruine l'Assemblée? Pas lui!"

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François de Rugy rejoint les personnalités politiques les moins populaires [SONDAGE EXCLUSIF].

Après les affaires révélées par Mediapart, l'ancien ministre de la transition écologique vient sans surprise se placer à la seconde place du palmarès

(…) Il y arrive en seconde position du peu envié classement des personnalités les plus détestées des Français, juste derrière Manuel Valls. Il y côtoie également Florian Philippot, Laurent Wauquiez et Jean-Luc Mélenchon. 

LREM

Une permanence agressée par un homard...

  •  F de Rugy continue de se déclarer blanchi et  innocent 

09 19

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  F de Rugy veut faire élire les journalistes 

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Le homard est devenu le symbole de l'association de malfaiteurs.

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Augmentation de 40% des indemnités du président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme.

Nous aussi, nous voulons 40% d'augmentation des salaires et des retraites!

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François de Rugy a son chemin.
Sa qualité? Allergique
10 19
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Homard grillé au stand du PC de la  Manche

Fête de l'Humanité 2019

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Le homard dans l’aquarium.

Avant d’être mangé, il a les pinces ligotées. Il vaut mieux. Le premier est vindicatif et repoussait tous les autres dans leur retranchement.

Mais, il arrivera un temps où il sera dressé dans l’assiette du restaurant parisien qui les élève en aquarium.

Miam, miam…

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Georges Cuvier

Cancer arctus 

1788 

Le Havre 

Bibliothèque Armand Salacrou

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Georges Cuvier 

Cancer masculatus 

1788 

Le Havre 

Bibliothèque Armand Salacrou

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Et le feuilleton continue:

F de Rugy : "les langoustines coûtent beaucoup plus cher que le homard."

Sur Public Sénat.

Cette réflexion a inspiré un internaute:

12 19

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F de Rugy ne digère pas ses homards.
E Plenel demande un droit de réponse au Sénat 
12 19
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Belloubet

Nyssen

F de Rugy

Bayrou

Goulard

Pénicaud

Delevoye,

La liste s'allonge

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F de Rugy 

De quelle manière doit-on manger?

C'est une interrogation après les propos de G. Darmanin sur les Français-e-s mangeurs-euses de frites avec les doigts...

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François de Rugy est encore à la ramasse.

C'est le suffrage universel qui fait la différence entre un régime totalitaire et un régime démocratique.

Pas le respect de la vie privée.

Il a voté une lou liberticide. Tout notre courrier est lu.

François de Rugy est rancunier.

II veut nous empêcher de nous exprimer!

Camille Bombois 

1883 - 1970

Nature morte au homard 

1932 

Huile sur toile

Musée Maillol 

Paris

 

La nappe présente des taches sombres qui, associées au motif de la fleur coupée, suggèrent la violence d'un rapport sexuel.

Salvador Dali, dans les mêmes années, présente un homard fixé au combiné d'un téléphone (Téléphone aphrodisiaque).

Louis Vivin-

Nature-morte-au-homard

Le homard à Trouville 
09 20
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Jasper Geerards 
Flandres, (?) - Amsterdam, 1653 ou 1654
Nature morte au homard 
Huile sur toile
Troyes 
Musée des Beaux-Arts 
Opulente nature morte.
Homard, citron, huîtres, fruits, belle vaisselle, nappe blanche éclatante.
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Homard
Bretagne 
 
Homard 
Bretagne 
Molène 
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François de Rugy est candidat aux régionales de 2021 dans le Pays de Loire.

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Nourrissage à la pince d'un juvénile Homard européen (Homarus gammarus).
Station marine de Concarneau* dans le Finistère.
Paris 
Jardin des Plantes
Exposition du Museum national d'Histoire naturelle.
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*

Bateau Marie-Jeanne 
A Honfleur 
Thonnier de Concarneau
 
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De Rugy a perdu son procès en diffamation contre Médiapart.
NDLR: On a le droit de savoir ce que mangent nos ministres qui paient avec notre argent!
 
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François de Rugy

Loire Atlantique

Les Homards le poursuivent. 

S'il ne les aime plus, eux l'aiment encore!

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Régionales dans les Pays-de-la-Loire : En cinquième place, de Rugy (LREM) évoque une « grosse déception ».

20 minutes.

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François de Rugy et l'abstentionnisme.

NDLR: il va falloir mener l'enquête sur le contenu des aliments ingérés par les abstentionnistes. Iels mangent peut-être trop ou pas assez de homard?

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 François de Rugy chute encore au 2e tour

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Portrait de homard en noir et blanc.

Hum, c'est bon quand même.

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L'incendie de Notre-Dame de Paris - Villani - Griveaux

Publié le par bmasson-blogpolitique

Lire aussi:

Notre-Dame de Paris:

pas un sou versé par les milliardaires!

Pierre Dharréville

Député PCF des Bouches-du-Rhône

 

 

Le projet de loi sur Notre-Dame de Paris.

Ca a soulevé un débat. Notre-Dame de Paris fait partie du patrimoine national. La Révolution l’a acté et a aggravé cela. Tous les bâtiments religieux construits avant 1905 sont tombés dans le patrimoine national. C’est le cas pour Notre-Dame de Paris de manière formelle et juridique. Mais c’est aussi à bien d’autres titres. Elle a inspiré des chefs d’œuvres avec le roman de Victor Hugo, mais pas seulement. C’est normal que l’on s’occupe de sa restauration et sa reconstruction. En revanche, le débat a porté sur la nature des politiques publiques elles-mêmes. Il y a un affaissement global des politiques de préservation du patrimoine. Notre-Dame de Paris est l’arbre qui cache la forêt. Cela demande beaucoup d’argent et on ne peut pas s’en remettre à des loteries. On a mésestimé l’importance de cela.

Pierre Dharréville

Député PCF des Bouches-du-Rhône

 

 

L’incendie de Notre-Dame de Paris.

Il y a des gens qui pensaient que l’Etat leur prenait trop d’argent, qu’il suffisait de taxer les plus méritants, qu’il fallait donner du mou au premiers de cordée pare qu’ils allaient permettre au pays de renaître (ce que je ne crois pas). Ils se sont précipités sur le terrain avec des sommes considérables de centaines de millions d’euros. « Pour Notre-Dame de Paris, on est prêt à ouvrir le porte-monnaie. » Tant mieux. L’argent, je le prends. Mais la politique de préservation du patrimoine ne peut pas simplement être décidée par des mécènes.

 

 « Incendie de Notre-Dame : des élus de partis de gauche au Conseil de Paris réclament une cartographie des taux de plomb. »

Source AFP

 

« Le premier adjoint de la maire de Paris Emmanuel Grégoire a affirmé qu'"aucun risque pour la santé" n'existait pour les écoles à proximité de Notre-Dame-de-Paris, contredisant des révélations de Mediapart. »

Source AFP

Notre Dame de Paris : les écoles nettoyées 

Cathédrale Notre-Dame

Le plomb transforme les riverains en "bossus" de Notre-Dame...

 

 

Incendie de  Notre-Dame

Le MEDEF réclame les conditions salariales de l'époque de construction.

Notre-Dame : "Si le ministre de la Culture ignorait que 500 tonnes de plomb allaient être réduites en poussière, il devrait démissionner".

L'association Robin des Bois a déposé plainte contre X suite aux risques liés à la pollution au plomb après l'incendie de Notre-Dame. Son porte-parole, Jacky Bonnemains pointe, lundi sur franceinfo, la responsabilité du préfet et du ministre de la Culture et dénonce un défaut d'information. 

 

Plomb à Notre-Dame: plainte déposée par l'association Robin des Bois, confinement demandé par la CGT.
Paris - Plomb à Notre-Dame: plainte déposée par l'association Robin des Bois, confinement demandé par la CGT: interviews de Jacky Bonnemains, Président de l'association environnementale Robin des Bois, et Benoît Martin, Secrétaire général de l'Union Départementale CGT Paris, et extrait de l'interview de Annie Thébaud-Mony de l'Association Henri Pézerat (Santé, travail, environnement) - 29.07 et 01-02.08.2019 - Paris, France

CGT 

Plomb à Notre-Dame 

Notre-Dame : dépollution du plomb 

Notre-Dame, plomb et Macron : souvenirs des paroles prononcées...qui prennent du plomb dans l'aile.

Notre-Dame de Paris. 

Poumons parisiens et plomb 

"Même pas peur!"

20h Médias : l’enquête choc du New York Times sur le plomb de Notre-Dame.

 

 

Cinq mois après l’incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame, le New York Times publie une longue enquête sur la contamination des environs de la cathédrale au plomb. Le quotidien a testé plusieurs zones plus ou moins proche de la cathédrale et a relevé des taux de plomb jusqu’à 1300 fois supérieurs aux normes françaises autorisées. On en parle avec Julien Bellver dans son 20h Médias.

Griveaux candidat à la mairie de Paris:

Si je suis élu, je promets!

10 19

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Notre Dame 6 mois après, le casse-tête de l’échafaudage 

Le nouveau jeu de Mikado!

 

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Villani et l'impossible équation...

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Villani vs Griveaux-

Lasserpe 

11 19

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Paris 

Notre-Dame sans la flèche 

Les échafaudages 

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Paris 

Notre-Dame sans la flèche 

Vue

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Retraite 

Grève de la maîtrise Notre-Dame.

Le concert de Noël est annulé.

12 19

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Benjamin Griveaux a fumé la moquette.

Il veut fermer la gare de l'Est!

 

Est-ce qu'il pense aux personnes de l'Est de la France qui travaillent dans Paris et prennent le train ou le TGV tous les jours?

"Il pourrait déplacer la Tour Eiffel ou faire venir l"Empire State Building à la place?" 

Audrey Pulvar

 

"La Gare de l'Est est inscrite aux monuments historiques depuis 1984."

Oui, mais elle pourrait ne plus faire partie de ce qu'il reste de la SNCF bientôt.....

D'ailleurs, la SNCF, ça veut dire quoi?

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Publié dans Politique

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Alexandre Benalla - suite

Publié le par bmasson-blogpolitique

Lire aussi:

 

 Benalla violent sur sa compagne en 2015...

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Dans le téléphone « perdu » de Benalla, des messages comme : « Tous des cons Alexandre sois zen et fort ».

L’ex-chargé de mission disait l’avoir égaré... les enquêteurs ont retrouvé plusieurs messages échangés avec l’Elysée, tous supprimés.

(…) « Monsieur le Président, hier après-midi j’ai été invité par la Préfecture de Police à observer de l’intérieur la manifestation du 1er-Mai, j’ai donc été équipé d’un casque et intégré à une équipe de policiers en civil et accompagné par un major de police. En fin d’après-midi nous nous sommes retrouvés place de la Contrescarpe, où la situation a plus que dégénéré, je ne me suis alors pas cantonné à mon rôle d’observateur (…) La scène assez violente a été filmée et même si on ne m’identifie pas très nettement je suis reconnaissable. Cette vidéo tourne actuellement sur les réseaux sociaux. Alexandre. »

Benalla informé des perquisitions 

Source "Le Canard enchaîné"

 

 

Benalla maire en 2020?

Photomontage sur Twitter

 

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Benalla est "gentillet" selon  Sophie de Menthon.

11 19

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Benalla

L'Elysée est impliqué dans l'affaire des coffres.

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Benalla le retour !

On ne veut pas de lui aux municipales, il revient à l'Assemblée nationale...

Benalla pourrait être copié dans la rue !

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Benalla a enfin été mis en examen pour faux et usage de faux document administratif! Il est soupçonné d’avoir utilisé du papier à en-tête de la présidence de la République pour se procurer un passeport de service!

En mode Macaron

07 20

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Violences du 1er mai 2018 : Alexandre Benalla et trois autres personnes renvoyées en procès.

L’ancien collaborateur d’Emmanuel Macron a été renvoyé en procès par le juge d’instruction sur l’affaire des violences du 1er mai 2018 à Paris. Trois autres prévenus sont aussi convoqués.

(…) En quelques heures, l’affaire se transforme en scandale politique et crée une crise sans précédent pendant la mandature d’Emmanuel Macron.

(…) L’enquête a aussi porté sur un troisième volet, le selfie qu’Alexandre Benalla a pris, en exhibant une arme, durant la campagne présidentielle de 2017.

Le juge a prononcé en revanche un non-lieu pour un troisième fonctionnaire de police qui avait initialement été mis en cause.

04 21

https://www.ouest-france.fr/politique/affaire-benalla/violences-du-1-sup-er-sup-mai-2018-alexandre-benalla-et-trois-autres-personnes-renvoyees-en-proces-a38a9a94-9c41-11eb-9b2c-e8a37d17d734

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L'affaire Benalla (1/4) : l'inconnu de la Contrescarpe.
Mais qui sont ces policiers qui interpellent brutalement deux manifestants le 1er mai 2018, place de la Contrescarpe, à Paris ? Quelques semaines après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux, la journaliste du "Monde", Ariane Chemin commence à s’intéresser à l’un d’eux. L’homme porte un brassard de police, mais les apparences peuvent être trompeuses…
(…) L’affaire Benalla est lancée. Elle va ébranler l’Élysée, remettre en cause un fonctionnement mis au secret, contraindre le président de la République lui-même à s’expliquer. C'en est terminé de l’état de grâce. Cinq mois plus tard, en décembre 2018, les Gilets jaunes sont aux portes du Château.

Premier épisode : l'inconnu de la Contrescarpe.

(…) Quelques semaines plus tard, Ariane Chemin, journaliste du Monde, apprend qu’un collaborateur d’Emmanuel Macron aurait été sanctionné après cette date pour faute grave. Alors qu'elle enquête pour identifier ce collaborateur, dont il n’y a pas trace sur l’organigramme officiel de l’Élysée, la journaliste retrouve la vidéo de la Contrescarpe, qui tourne toujours sur le web. 

L'affaire Benalla (2/4) : un certain conseiller

L'affaire Benalla (3/4) : la vérité selon Macron

L'affaire Benalla (4/4) : la première crise du quinquennat

 

Nantes révoltée.
Laurent Simonin est promu au plus haut grade de la Police nationale par Darmanin.
Il avait équipé Alexandre Benalla.
Il a volé des images de surveillance pour le protéger.
09 21
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Alexandre Benalla serait acquitté par Macron, s'il était juge!
 
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Alexandre  Benalla avec un fiché S* à Londres en 2018. 
Canard Enchaîné
 
 
*
En France, une fiche S est une fiche signalétique du fichier des personnes recherchées. La lettre S est l'abréviation de « sûreté de l'État ». Les fiches S sont émises à 70 % par la direction générale de la Sécurité intérieure.
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Alexandre Benalla a un comportement inadapté à la barre.
 
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Procès d'Alexandre Benalla : à la barre, celui qui rêvait d'être "commissaire" se présente comme un "neuneu" avec une "arme factice".

L'ancien chargé de mission de l'Elysée a dû répondre, lundi, au feu roulant des questions de la présidente Isabelle Prévost-Desprez dès le premier jour de l'audience. 

France Info Tv
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Alexandre Benalla.
Le jugement possible: 7 ans de prison et 100 000 euros d'amende.
"La Marseillaise"
 
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Au procès Benalla, on reparle de la « police des polices » et de la légitimité de la violence.
L’audience de mardi 28 septembre s’est attachée au témoignage de l’ancienne cheffe de l’IGPN, Marie-France Monéger, citée par la défense d’Alexandre Benalla
(…) Depuis le début de son procès le 13 septembre, Alexandre Benalla et son coprévenu Vincent Crase, ancien employé d’En Marche !, soutiennent immuablement qu’ils ont « interpellé » des « agresseurs de policiers » lors de cette journée de Fête du travail.

(…) L’ancienne commissaire choisit soigneusement ses mots.

« Dans ma pratique professionnelle, j’ai toujours préféré utiliser plus l’article 40 que moins », dit-elle. « Après, la manière dont ça a été perçu par cette liste de personnes… Je peux difficilement parler pour elles. De mon point de vue, et seulement de mon point de vue, l’usage de la force était illégitime ».

Les réquisitions sont attendues jeudi soir ou vendredi matin.

 

Alexandre Benalla. 
18 mois de prison avec sursis sont requis. 
L'Humanité
NDLR: il s'en sort bien!
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Alexandre Benalla. 
500 euros d'amende requis 
Le journaliste Gaspard Glanz a eu une amende de 1 000 euros, 50 heures de Garde à Vue et 400 euros pour traumatisme provoqué à un agent des forces publiques. Où est la justice?
 
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Pour rappel:

Alexandre Benalla.
Ces images sont en ligne depuis 3 ans.
 
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Alexandre Benalla.
Par "Taranis News"
 
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Au procès Benalla, la vie après l'Elysée de l'ex-chargé de mission.

(…) Alexandre Benalla a ensuite décrit sa vie "un peu chaotique" après son limogeage de l'Elysée en juillet 2018.

Il a déclaré avoir rencontré l'homme d'affaires Philippe Hababou Solomon, qu'il a accompagné pour des voyages en Afrique notamment. Il est aussi jugé pour avoir utilisé frauduleusement ses passeports diplomatiques à cette époque.

(…) Une enquête ouverte par le Parquet national financier (PNF), visant Alexandre Benalla et Vincent Crase au sujet d'un contrat de sécurité signé en juin 2018 avec un autre oligarque russe, Iskander Makhmudov, est toujours en cours. Elle porte notamment sur des soupçons de corruption.
Alexandre Benalla.
Carte de visite sur Internet.
Fondateur du groupe comya.group.
Formateur du chef des députés du Président de la République française.
NDLR: toujours aussi mégalo et soutenu par Macron!
05 22
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A Benalla.

Perquisitions à Mediapart :l'Etat est condamné.

07 22

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Alexandre Benalla.

Anticor dépose une plainte contre ses accords passés avec les oligarques russes.

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Publié dans Politique

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