Aux USA et en France : "T'as les moyens. T'auras tout. T'as pas les moyens? T'auras rien." "Tu veux mourir de mort violente? Tu te fais contrôler par la police." Le sexe n'est pas un "travail". Soutien aux Palestinien-nes, Libanais-es, Iranien-nes. En 1832, Jeanne DEROIN disait: "Plutôt le célibat, que l'esclavage (NDLR : du mariage)". En 2024, 1 adulte français sur 3 est célibataire.
Émilie Charmy (1878–1974) est une peintre française associée au mouvement fauviste. Son Autoportrait de 1906 est une œuvre emblématique de cette période, caractérisée par des couleurs vives et une expressivité marquée. Ce tableau est souvent cité comme un exemple de son style audacieux et personnel, loin des conventions académiques de l'époque. (Qwant)
- Portrait de Berthe Weill - 1910
·Émilie Charmy (1878–1974) a réalisé un portrait de Berthe Weill entre 1910 et 1914
· Ce tableau est conservé au Musée des Beaux-Arts de Montréal, où il a été acquis grâce à un legs (gazettedesfemmes.ca)
- Pierre Girieud - Portrait de Emilie Charmy - Artiste peintre – 1908
Pierre Girieud (1876–1948) était un peintre français associé au mouvement fauve et proche de Matisse. Il a réalisé plusieurs portraits, dont celui d'Émilie Charmy (1878–1974), une artiste peintre française elle-même connue pour ses œuvres fauves et ses natures mortes.
Le tableau Portrait d'Émilie Charmy (1908) est souvent cité comme un exemple marquant de la période fauve de Girieud. Il se distingue par :
Des couleurs vives et contrastées, typiques du fauvisme.
Une composition dynamique, avec des traits expressifs et une lumière travaillée.
Une représentation moderne de la figure féminine, loin des conventions académiques. (Qwant) Ndlr : j’ai vérifié la date. La robe et la coiffure ressemblent à la mode des années 1960…
Élisabeth Vigée Le Brun (1755–1842) était une portraitiste française célèbre, membre de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Geneviève Le Couteulx du Molay (1757–1833) était une femme de lettres et salonnière française, proche des cercles intellectuels et artistiques de l'époque.
Lien en 1788 : En 1788, Élisabeth Vigée Le Brun était déjà une artiste reconnue, mais elle n'avait pas encore quitté la France pour l'exil (qui a commencé en 1789, après la Révolution française). Geneviève Le Couteulx du Molay, quant à elle, tenait un salon littéraire à Paris, fréquenté par des figures comme Jean-François de La Harpe, Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ou encore des artistes.
Il est probable qu'elles se soient croisées dans ce milieu, car Vigée Le Brun était proche des cercles artistiques et littéraires parisiens, et son mari, Jean-Baptiste Le Brun, était un marchand d'art et collectionneur. Cependant, il n'existe pas de preuve directe d'une collaboration ou d'une amitié documentée entre les deux femmes en 1788. (Qwant)
- Portrait de la cantatrice Giuseppina Grossini
Date : Peint vers 1803-1805 à Londres, où Vigée Le Brun séjournait après la paix d'Amiens (1802).
Support : Huile sur toile.
Dimensions :
Une version mesure 133 × 99 cm (Musée des Beaux-Arts, Rouen).
Une autre version, plus petite (63,5 × 80 cm), est conservée au musée Calvet à Avignon.
Contexte : Vigée Le Brun a rencontré Giuseppina Grassini à Londres entre 1803 et 1805. Elle a réalisé au moins deux portraits de la cantatrice : un en buste et un autre en pied. Le tableau d'Avignon, légué en 1842 à l'Académie de Vaucluse, a été déposé au musée Calvet jusqu'en 1998.
Gravure : Le portrait a été gravé en 1806 par S.W. Reynolds. (Qwant)
- Portrait de la duchesse d’Orléans
Ce tableau est une huile sur toile de format vertical (109 × 86 cm). Il représente la duchesse d’Orléans, vêtue d’une robe blanche, assise sur un siège rouge devant un fond gris, la tête légèrement inclinée vers son épaule droite. Le tableau a été exposé au Salon de Paris en 1789, puis déclaré trésor national en 2015. Il a été acquis par la Banque de France et classé monument historique le 22 mars 2016. Depuis 2019, il est prêté pour trois ans au musée d’Art Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand.
Deux répliques de ce portrait sont conservées au château de Versailles, dont une est exposée et l’autre en dépôt au musée des Beaux-Arts de Marseille. Une miniature inspirée de ce tableau est également conservée au musée Cognacq-Jay à Paris. (Qwant)
- Portrait de jeune femme inconnue
Localisation : Musée des Beaux-Arts de Caen
Ce tableau, réalisé peu avant son mariage avec le marchand Jean-Baptiste-Pierre Le Brun, illustre déjà le style caractéristique de l'artiste : une fidélité à l'apparence et à la personnalité du modèle. Le portrait met en valeur la douceur du visage de la jeune femme, animé par un léger sourire et de grands yeux expressifs. La robe, la couronne de roses et la présence d'un cupidon évoquent une attitude séduisante et gracieuse, typique des portraits de l'époque rococo.
Le tableau a été récemment réattribué à Vigée Le Brun par l'historien de l'art Joseph Baillio. Une autre version, datée vers 1790 et de dimensions similaires (80,3 × 64,14 cm), est conservée au Carnegie Museum of Art à Pittsburgh, aux États-Unis. (Qwant)
- Madame Grand Noël Catherine Vorlée 1783
Oœuvre aujourd’hui conservée au Metropolitan Museum of Art de New York.
Ce tableau, peint à l’huile sur toile (92 × 72 cm), représente Madame Grand, née en Inde, devenue plus tard l’épouse du diplomate Talleyrand. Vigée Le Brun l’a exposé au Salon de l’Académie royale de peinture et de sculpture de 1783 sous le numéro 117.
- Marie-Louise Amélie de Bourbon
Marie-Louise Amélie de Bourbon (1751–1823)
Princesse française, membre de la famille royale, connue pour son rôle dans la noblesse sous Louis XVI et la Révolution.
Naissance : 1751.
Rôle : Princesse de la maison de Bourbon, elle était une figure de l’aristocratie française.
Décès : 1823 source directe dans les résultats, mais cette information est historiquement attestée et stable. (Qwant)
Marie-Louise Amélie de Bourbon-Naples n’a pas directement vécu à Vienne, mais sa famille était liée aux Habsbourg par sa mère, Marie-Caroline d’Autriche, sœur de Marie-Antoinette et de l’empereur Joseph II. Elle a cependant fréquenté les cours européennes, y compris celle de Vienne.
Résumé des interactions
Personne
Rôle
Lien avec Vienne
Élisabeth Vigée Le Brun
Peintre
A vécu et travaillé à Vienne pendant son exil (1792–1795).
Marie-Louise Amélie de Bourbon-Naples
Princesse
Famille liée aux Habsbourg, mais n’a pas vécu à Vienne.
- Madame Molé-Reymond 1786
En 1786, Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé le portrait Madame Molé-Reymond, de la Comédie italienne. Ce tableau représente Élisabeth-Félicité Molé-Reymond, une comédienne née en 1759, vêtue d’une robe et d’un chapeau à plumet bleu ciel et lilas. Le portrait, de format vertical, est une huile sur bois et montre la jeune femme souriante, les mains dans un manchon en fourrure.
Le tableau a été exposé au Salon de Paris en 1787. Il est aujourd’hui conservé au musée du Louvre, où il est visible dans la salle 933 dédiée à Vigée Le Brun. Il a été légué au musée en 1865 par Mlle Maurice Reymond, fille du modèle.
- Portrait de madame Rousseau, épouse de Pierrre Rousseau, architecte – 1789
Le tableau Portrait de Madame Rousseau, épouse de Pierre Rousseau, architecte a été peint en 1789, une année charnière marquée par la Révolution française.
Ce portrait illustre le style de Vigée Le Brun, caractérisé par :
Une représentation élégante et naturaliste des modèles.
Une attention particulière aux détails vestimentaires et aux accessoires.
Une lumière douce et des compositions harmonieuses. (Qwant)
- Portrait de Giuseppina Grassini dans le rôle de Zaïre - 1805
Le tableau Portrait de Giuseppina Grassini dans le rôle de Zaïre représente la cantatrice italienne Giuseppina Grassini (1773–1850) dans le rôle-titre de l'opéra Zaïre de Luigi Cherubini, créé en 1791.
Contexte et détails :
Giuseppina Grassini était une mezzo-soprano renommée, active à Paris et dans toute l'Europe.
Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé ce portrait en 1805, alors que Grassini était une figure majeure de la scène lyrique européenne.
Le tableau est souvent cité pour son élégance et la représentation théâtrale de l'artiste dans son rôle. (Qwant)
- Portrait de la comtesse Kagenk (1778 – 1842) en Flore
Date : Réalisé en 1792 à Vienne.
Modèle : Anna Flora von Kageneck (1779–1842), comtesse Kagenek, âgée de 13 ans lors de la réalisation du portrait.
Commande : Probablement passée par sa mère, Gräfin von Kageneck (Maria Theresia von Salm-Reifferscheidt).
Support : Huile sur toile, format ovale, portrait à mi-corps.
Localisation actuelle : Conservé à la Fondation Bemberg à Toulouse, où il est considéré comme l’un de ses chefs-d’œuvre.
Description et symbolique
La jeune comtesse est représentée les cheveux flottants, coiffée d’une couronne de fleurs, incarnant ainsi Flore, la nymphe romaine associée au printemps et aux fleurs.
Son deuxième prénom, Flora, renforce cette allégorie.
L’œuvre est souvent citée pour sa douceur et son lyrisme, caractéristiques du style de Vigée Le Brun, qui excelle à capturer la grâce et l’innocence de ses modèles.
Note sur les dates
La comtesse Kagenek (1779–1842) est née un an après la date indiquée dans votre demande initiale (1778). Le tableau date de 1792, soit 13 ans après sa naissance.
- Comtesse de la Châtre – 1789
Marie Charlotte Louise Perrette Aglaé Bontemps (1762–1848). Ce tableau fait aujourd’hui partie de la collection du Metropolitan Museum of Art à New York et est exposé à la galerie 631 du musée.
Le portrait représente la comtesse, fille du premier valet de chambre de Louis XV et épouse du comte Claude-Louis de la Châtre. Vigée Le Brun a choisi pour ce tableau une robe en mousseline blanche, une tenue qu’elle appréciait pour son élégance sobre et intemporelle.
2 comtesse Skavronskaia
- Portrait de la comtesse Skavronskaïa
- Portrait de la comtesse Skavronskaia – 1796
Élisabeth Vigée Le Brun a réalisé deux portraits de cette comtesse russe, tous deux à l'huile sur toile :
Portrait de la comtesse Catherine Skavronskaïa (1790)
Conservé au musée Jacquemart-André à Paris.
La comtesse y est représentée assise, tenant un médaillon avec le portrait de son mari, le comte Pavel Martinovich Skavronski, ambassadeur de Russie à Naples.
Ce tableau a connu un grand succès, avec au moins deux copies d'époque conservées en Russie.
La Comtesse Catherine Vassilievna Skavronskaïa (1796)
Conservé au musée du Louvre à Paris.
Le modèle est la nièce du prince Potemkine, dame d'honneur de l'impératrice Catherine II, veuve du comte Skavronsky.
Contexte : Élisabeth Vigée Le Brun a peint le premier portrait à Naples en 1790, où elle était en exil après avoir fui la Révolution française. Le second a été réalisé à Saint-Pétersbourg en 1796.
2 noblesses
- Marie-Caroline Reine de Naples
Marie-Caroline d'Autriche (1752–1814)
Fille de l’impératrice Marie-Thérèse d’Autriche et de François Ier du Saint-Empire, elle épouse en 1768 Ferdinand IV de Naples (devenu Ferdinand Ier des Deux-Siciles en 1816).
Sœur aînée de Marie-Antoinette, reine de France, elle est connue pour son caractère fort et son rôle politique influent à Naples.
Le portrait par Vigée Le Brun
Date : Le portrait officiel a été peint en 1791 à Naples, alors que Vigée Le Brun était en exil en Italie après avoir fui la Révolution française.
Description :
Plusieurs versions existent, dont une huile sur panneau de 36 × 27 cm, souvent qualifiée de « recordo » (réduction officielle) du tableau original.
Un exemplaire similaire est conservé au musée Condé à Chantilly, issu des collections d’une fille de la reine, Marie-Amélie de Bourbon-Sicile.
La reine y est représentée avec une élégance royale, vêtue à la mode de l’époque, et parfois associée à des symboles de pouvoir ou de maternité.
Destin : Certains portraits ont été transmis dans la descendance de Marie-Caroline, tandis que d’autres ont été perdus ou détruits.
Contexte historique
Vigée Le Brun, portraitiste attitrée de Marie-Antoinette, a fui la France en 1789. Après un séjour à Rome, elle s’installe à Naples en 1790, où elle reçoit des commandes de l’aristocratie locale, dont Marie-Caroline.
Le tableau de 1791 est considéré comme l’un des plus beaux portraits de la reine, mêlant réalisme et idéalisation典雅.
Où voir ces œuvres ?
Musée Condé (Chantilly, France) : Portrait en petit format, issu des collections de Marie-Amélie de Bourbon-Sicile.
Musée de Capodimonte (Naples, Italie) : Autres portraits de Marie-Caroline, dont certains inspirés par Vigée Le Brun.
Ventes aux enchères : Des versions attribuées ou inspirées par Vigée Le Brun apparaissent régulièrement sur le marché de l’art.
Vigée Le Brun a réalisé un portrait de Marie-Thérèse Caroline en 1790, peu avant son mariage avec François II. Ce tableau la représente en impératrice d’Allemagne, avec une inscription précisant son titre et sa filiation (pinterest.com)
Une version anonyme d’après Vigée Le Brun est conservée au musée Condé à Chantilly (toile, 35 x 28 cm). Une autre version, également d’après l’artiste, est référencée dans les collections du musée du Prado
Le portrait est décrit comme une effigie royale, avec une tonalité plutôt sombre et une posture solennelle, typique des représentations officielles de l’époque
Contexte et postérité
Marie-Thérèse Caroline est la mère de Marie-Louise d’Autriche, seconde épouse de Napoléon Ier, ainsi que de Ferdinand Ier d’Autriche(marie-antoinette.forumactif.org)
Le portrait de Vigée Le Brun s’inscrit dans une série de représentations des femmes de la famille des Habsbourg-Lorraine, souvent peintes par l’artiste pour renforcer leur image publique (philippeguegan.com)(fr.wikipedia.org)
Le fabuleux roman de Jeanne Toussaint, joaillière des rois.
Editions JC Lattès – 2010
La mère de Jeanne et de Charlotte est « étrange ». Ses deux filles sont violées par son compagnon, un Allemand, et elle fait comme si elle n’avait rien vu. (p 57)
Les demi-mondaines (femmes en situation de prostitution pour les aristocrates) : (0)
Sa sœur Charlotte (= Charlie Brighton) (1)
19e siècle :
Emilienne d’Alençon (2)
La Païva (3)
Céleste Mogador (4)
Léonide Leblanc (5)
Liane de Pougy ( = comtesse Ghika) (6)
20e siècle :
Fozane ( non trouvée sur Internet)
Germaine Nanteuil (non trouvée sur Internet)
Loulou Neris (non trouvée sur Internet)
Charlotte Neusillet (non trouvée sur Internet) (p 82)
Dahlia est protégée par le marquis de Boisquarrés (il l’épousera). (p 111) (Non trouvés sur Internet)
Elsie de Wolfe devient Lady Mendl. (7)
Jeanne est l’amie de Coco Chanel. Pierre de Quinsonas, son amant, est ami d’Etienne Balsan. (p 69) (8)
Elle a posé pour Kees van Dongen. (p 87) (9)
Elle se tient debout, les bras en V, dans la Rolls Royce de Silver Gost. (p 102)
Spectacles :
Yvonne Printemps. (10)
Clara Tambour. (11)
Gaby Deslys. (12) (p 107)
Olga de Meyer (p 89) (13)
Ganna Walska épouse Harold McCormick. (p 164) (14)
Saint-Poix prône le viol pour repeupler la France dans son « Manifeste futuriste de la luxure ». (15) (p 139)
Lady Cunard achète chez Cartier un collier « Vase de fleurs », en 1924. (p 159) (16) (21)
Une bague Cartier avec trois ors, le blanc, le jaune et le rouge. (p 160) (17)
Daisy Fellowes, l’héritière de Singer, organise des dîners avec des gens qui se haïssent. (p 168) (18)
En 1933, Louis Cartier nomme Jeanne Toussaint à la direction de la « Haute joaillerie de Cartier-Paris », avec l’accord de ses deux frères, Pierre et Jacques. (p 180)
Le fils de Paul Claudel épouse la fille de Pierre Cartier, Marion. (p 186) La vie n’a pas été tendre pour Marion Rusmsey Cartier. (ndlr : ?) (p 300) (19)
Le buste de Mae West sert pour le flacon de parfum d’Elsa Schiaparelli, en 1937. (p 10) (20)
Vocabulaire :
Homosexualiste (p 236)
Le terme « homosexualiste » est un néologisme ou un terme polémique, souvent utilisé de manière péjorative ou militante pour désigner une personne ou un mouvement qui défend activement les droits des personnes LGBTQIA+, en particulier les droits des personnes homosexuelles.
Contexte et usage
Origine : Le suffixe « -iste » est parfois ajouté à des termes pour en faire une critique ou une insulte, suggérant une idéologie plutôt qu'une identité ou une orientation.
Connotation : Ce mot est généralement rejeté par les personnes concernées, car il peut sous-entendre une forme de dogmatisme ou de militantisme excessif, plutôt qu'une lutte pour l'égalité des droits.
Alternative : Les termes « militant pour les droits LGBTQIA+ », « défenseur des droits des personnes homosexuelles » ou simplement « militant LGBTQIA+ » sont préférables pour éviter toute connotation négative.
À noter
En France, l'usage de ce terme peut être perçu comme une tentative de discrédit envers les mouvements de défense des droits des personnes LGBTQIA+.
Il n'existe pas de définition officielle ou reconnue de ce mot dans les dictionnaires ou les textes de loi. (Qwant)
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(0) Le terme « demi-mondaine » désigne, dans un contexte historique et littéraire, une femme de mœurs légères appartenant au demi-monde, c'est-à-dire un milieu social ambigu, ni tout à fait respectable ni totalement marginal, où évoluaient des femmes entretenues par des hommes riches ou des personnalités en vue.
Cette notion est surtout associée au Second Empire (1852–1870) et à la Belle Époque, où ces femmes incarnaient un mélange de glamour, de scandale et de précarité sociale. Elles étaient souvent représentées dans la littérature (comme La Dame aux camélias d'Alexandre Dumas fils) ou le théâtre, symbolisant à la fois la séduction et la chute morale. (Qwant)
Charlotte Toussaint était une demi-mondaine (ou courtisane) à Paris à la fin du XIXe siècle. Elle a joué un rôle clé dans l’introduction de sa sœur Jeanne dans le milieu des cocottes et du Tout-Paris. Elle vivait dans un hôtel particulier du boulevard Malesherbes et était très courtisée par les artistes de l’époque, comme en témoignent les portraits qu’en ont faits Paul Helleu, Adrien Drian ou Giovanni Boldini. (Qwant)
Emilienne d’Alençon (de son vrai nom Émilie Marie Bouchaud) était une célèbre demi-mondaine, danseuse et actrice française de la Belle Époque, active à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. Elle a marqué l’histoire par sa beauté, son élégance et sa vie mondaine.
Esther Lachmann (1819–1884), surnommée La Païva, était une célèbre demi-mondaine française d'origine polonaise. Elle est devenue une figure emblématique du Second Empire à Paris, connue pour son élégance, son esprit et ses liaisons avec des hommes riches et influents. Elle a également inspiré des œuvres littéraires et artistiques.
Céleste Mogador est le nom de scène d'Élisabeth-Céleste Vénard, une figure emblématique du demi-monde parisien au XIXe siècle. Elle est née le 27 décembre 1824 à Paris et morte le 18 février 1909 dans la même ville.
(5) Léonide Leblanc (1842–1894) était une actrice et demi-mondaine française, célèbre sous le Second Empire et la Troisième République. Surnommée « Mademoiselle Maximum » pour son exigence financière envers ses amants, elle fut une figure marquante du demi-monde parisien, aux côtés d’autres « cocottes » comme La Païva ou Cora Pearl.
Naissance : 8 décembre 1842 à Dampierre-en-Burly (Loiret).
Carrière : Elle débute au théâtre de Belleville, puis joue dans des salles comme les Variétés, le Gymnase, la Porte-Saint-Martin et l’Odéon. Elle est notamment remarquée dans Henriette Maréchal des frères Goncourt (1885).
Vie privée : Fichée à la Brigade des mœurs, elle eut pour protecteurs célèbres le duc d’Aumale (fils de Louis-Philippe Ier) et Georges Clemenceau. Les rapports de police la décrivent comme morphinomane et lesbienne.
Décès : 31 janvier 1894 à Paris, dans l’indifférence générale. Ses obsèques eurent lieu à l’église Saint-Louis-d’Antin, et elle est inhumée au cimetière du Père-Lachaise.
(6) Liane de Pougy, de son vrai nom Anne-Marie Chassaigne, est une danseuse, courtisane et écrivaine française, née le 2 juillet 1869 à La Flèche et morte le 26 décembre 1950 à Lausanne (Suisse). Elle est surtout connue sous le nom de Liane de Pougy, un pseudonyme inspiré de la ville de Pougy, où elle a grandi.
Parcours et vie publique
Danseuse et courtisane : Liane de Pougy a été l'une des courtisanes les plus célèbres de la Belle Époque à Paris. Elle a fréquenté les cercles artistiques et mondains, notamment le Paradis Latin et les salons parisiens. Elle a également été une danseuse de cabaret, se produisant dans des établissements comme le Moulin Rouge ou les Folies Bergère.
Relation avec la princesse de Polignac : Elle a eu une relation passionnée avec Winnaretta Singer, princesse de Polignac, une héritière américaine et mécène. Leur liaison, qui a duré plusieurs années, a marqué sa vie et inspiré une partie de son œuvre littéraire.
Mariage avec le prince roumain Ghika : En 1910, elle épouse Prince Jean Ghika, un aristocrate roumain, et devient comtesse Ghika. Ce mariage lui permet de quitter le milieu de la courtisane pour adopter un mode de vie plus bourgeois, bien que sa réputation sulfureuse persiste.
Œuvre littéraire
Liane de Pougy a écrit plusieurs livres, souvent inspirés de sa vie et de ses expériences :
"L'Insaisissable" (1902) : Un roman semi-autobiographique qui raconte la vie d'une courtisane.
"Myrrhille" (1903) : Un autre roman mettant en scène une héroïne libre et indépendante.
"Idylle saphique" (1901) : Un texte plus court, souvent cité comme un des premiers récits lesbiens publiés en France.
"La Mauvaise Épouse" (1920) : Un roman qui explore les thèmes de l'adultère et de la liberté féminine.
Ses écrits, bien que parfois critiqués pour leur style, ont marqué la littérature érotique et féminine de son époque.
Fin de vie
Après la mort de son mari en 1945, elle s'installe en Suisse, où elle meurt en 1950 à l'âge de 81 ans. Elle est enterrée au cimetière du Bois-de-Vaux à Lausanne.
Héritage
Liane de Pougy incarne l'image de la femme libre et audacieuse de la Belle Époque, défiant les conventions sociales de son temps. Son histoire continue d'inspirer des travaux sur l'histoire des femmes, la littérature érotique et la culture LGBTQ+. (Qwant)
(7) Elsie de Wolfe a obtenu le titre de Lady Mendlen épousant Sir Charles Mendl, un diplomate britannique en 1926.
Ce mariage, bien que platonique, lui a permis d’acquérir le titre qu’elle souhaitait.
(8) Pierre de Quinsonas (1886–1917) était un aristocrate français, héritier d’une grande famille, connu pour son élégance et son mode de vie mondain au début du XXe siècle. Il est notamment resté dans l’histoire pour son amitié avec Jeanne Toussaint, future directrice de la haute joaillerie Cartier, et pour son lien avec la maison Cartier, où Jeanne Toussaint a joué un rôle central.
Il est décédé accidentellement en 1917 sur la base aérienne de Villacoublay, alors qu’il devait épouser la fille du duc d’Uzès. Passionné de chasse, il passait ses hivers en Afrique à chasser les fauves. Plusieurs portraits de lui, réalisés par Bernard Boutet de Monvel, sont conservés, notamment au Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt, où l’un d’eux le représente en 1913 en train de jouer au polo au Parc de Bagatelle. (Qwant)
(9) Jeanne Toussaint (1887–1976) était une figure majeure de la haute joaillerie, notamment chez Cartier, où elle a révolutionné le style des années 1930–1950 avec des créations audacieuses et animales. Kees van Dongen (1877–1968) était un peintre néerlandais associé au fauvisme, connu pour ses portraits de femmes élégantes et colorés. (Qwant)
(10) Yvonne Printemps (1894–1977) était une chanteuse et actrice française, célèbre pour sa voix puissante et son charisme à la scène. Elle a marqué le théâtre musical et l'opérette en France, notamment dans les années 1920 à 1950. Elle a collaboré avec des compositeurs comme Maurice Yvain et a joué dans des opérettes populaires comme La Veuve joyeuse ou Phi-Phi.
Dès 1916, Sacha Guitry, alors marié à Charlotte Lysès, courtise Yvonne Printemps, qu'il fait jouer pour la première fois dans la revue . (Wikipedia)
Le 10 avril 1919, Yvonne et Sacha se marient : leurs témoins sont Georges Feydeau et Sarah Bernhardt. (Ermont)
(11) Clara Tambour (= Claire Eugénie Germain) née le 19 février 1891 à Paris et décédée le 24 juin 1982 à Dinard.
Elle a marqué le théâtre, l'opérette et le cinéma, notamment dans des pièces comme Phi-Phi de Christiné, et des films comme Le Couturier de ces dames (1956) avec Fernandel. Elle a également joué dans des revues et opérettes entre les années 1920 et 1930, et a été active jusqu'en 1961 au cinéma.
(12) Gabrielle "Gaby" Deslys (1881–1920) était une chanteuse, danseuse et actrice française, célèbre dans les années 1900–1910 pour son talent scénique et son charleston. Elle a marqué l'histoire du music-hall et du théâtre parisien, ainsi que des scènes new-yorkaises et londoniennes.
Elle est notamment connue pour ses rôles dans des opérettes et des revues, et pour avoir popularisé des danses comme le Gaby Glide ou le Gaby Deslys Dance. Sa carrière a décliné après la Première Guerre mondiale, et elle est décédée prématurément en 1920 à l'âge de 39 ans.
(13) Olga de Meyer – Figure emblématique de la haute société, de la mode et des arts du début du XXe siècle. Voici ce qui la caractérise :
Origines et identité
Née le 8 août 1871 à Londres, elle est issue d’une famille aristocratique aux racines portugaises, italiennes, françaises et américaines.
Elle est surtout connue sous le nom d’Olga de Meyer, après son mariage avec le photographe Adolph de Meyer, mais elle a aussi utilisé le prénom Mahrah à partir de 1916, sur les conseils d’un astrologue.
Rôle dans la société et les arts
Muse et modèle : Elle a posé pour des artistes renommés comme John Singer Sargent, Giovanni Boldini, Jacques-Émile Blanche et James McNeill Whistler. Son charme et son élégance en ont fait une icône de la mode et du grand monde de l’époque.
Femme de lettres : Elle a écrit un roman autobiographique, Nadine Narska (1916), sous le nom de Mahrah de Meyer, ainsi qu’une nouvelle adaptée au cinéma (The Devil’s Pass Key, 1919).
Patronne des arts : Elle a soutenu de nombreux artistes et fréquenté les cercles intellectuels et artistiques de son temps.
Vie personnelle et controverses
Mariage : Son union avec Adolph de Meyer, photographe de mode, était un mariage de convenance, tous deux ayant des orientations sexuelles différentes (elle bisexuelle, lui homosexuel).
Rumeurs sur sa filiation : Elle a été soupçonnée d’être la fille illégitime du roi Édouard VII (alors prince de Galles), bien que cette hypothèse reste non confirmée.
Fin de vie difficile : Ses dernières années ont été marquées par des problèmes de santé, une dépendance aux drogues et des scandales, ce qui l’a isolée de ses proches. Elle est morte d’une crise cardiaque en 1930 ou 1931 dans un centre de désintoxication en Autriche.
Héritage Olga de Meyer incarne l’esprit bohème et cosmopolite de l’Europe du début du XXe siècle, entre art, mode et excès. Son influence persiste à travers ses portraits et son rôle dans l’histoire culturelle de l’époque.
(14) Ganna Walska (1887–1984) était une chanteuse d'opéra et horticultrice américaine d'origine polonaise. Elle a été mariée à Harold Fowler McCormick (1872–1941), un homme d'affaires américain et membre de la famille McCormick, connue pour ses activités dans l'industrie agricole (récolteuses McCormick).
Leur mariage a eu lieu en 1908 et s'est terminé par un divorce en 1931. Harold McCormick était auparavant marié à Edith Rockefeller, fille de John D. Rockefeller. Après son divorce, Ganna Walska s'est remariée plusieurs fois, notamment avec le compositeur et chef d'orchestre Alexander Vertinsky et l'acteur Harry Bannister.
(15) 1913 – Valentine de Saint-Poix publie « Le manifeste futuriste de la luxure » qui ne contient aucun appel au viol : il y est question de la luxure comme une « force » à intégrer dans une vision artistique et sociale, dans la lignée des idées futuristes de l’époque. Valentine de Saint-Point y défend une conception de la sexualité comme énergie créatrice, sans lien avec la violence ou la coercition (fr.wikipedia.org)(archive.org)
(16) Lady Cunard fut une cliente régulière de Cartier London à la fin des années 1920 et dans les années 1930. (Qwant)
(17) Or blanc : Peut faire référence à l'or blanc, un métal, mais aussi à des symboles comme la neige ou la pureté dans certains contextes culturels.
Or jaune : Souvent associé à l'or pur, à la richesse ou à des symboles comme le soleil.
Or rouge : Peut évoquer la passion, le sang, ou des éléments comme le cuivre oxydé. (Qwant)
(18)
Daisy Fellowes (1890 – 1962), héritière de la fortune Singer par sa mère Isabelle Singer, était connue pour ses réceptions somptueuses dans la haute société européenne des années 1920–1940. Selon une source biographique, elle était capable « d’organiser une fête où les invités n’étaient que des personnes qu’elle n’aimait pas » (richardjeanjacques.com)
Cette anecdote illustre son caractère provocateur et son goût pour le scandale, typique des salons parisiens de l’époque. Elle recevait des personnalités variées, parfois antagonistes, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine ou sa villa Les Zoraïdes au Cap Martin, où elle a même reçu Winston Churchill en 1939 (caisse-a-lire.com)(fr.wikipedia.org)
(19) Pierre Claudel (1908–?) et Marion Cartier (1911–?) se sont mariés le 9 avril 1933 à New York, avec une dispense papale en raison du Carême (geneanet.org)
Marion Cartier était la fille unique de Pierre Cartier (1878–1964), cofondateur de Cartier New York, et d’Elma Rumsey
Pierre Claudel était le fils de Paul Claudel, écrivain et ambassadeur de France (the-cartiers.com)
Marion Rumsey Cartier (1911 – 1994) était la fille de Pierre Cartier, l’un des trois frères fondateurs de la maison Cartier, et d’Elma Rumsey. Elle a grandi dans un milieu aisé et influent, marqué par le luxe et l’héritage familial. Après la mort de sa mère en 1959 et de son père en 1964, elle a hérité d’une partie de la collection Cartier et a joué un rôle actif dans la gestion de l’entreprise, notamment en dirigeant Cartier Paris pendant une période.
Sa vie n’a pas été marquée par des difficultés particulières rapportées dans les sources disponibles. Elle a vécu jusqu’à 83 ans et a légué des documents et bijoux à l’Université de Saint-Louis (Missouri) en mémoire de sa mère. Son héritage a également été mis en avant lors de ventes aux enchères, comme en 2013, où des pièces de sa collection personnelle ont été proposées à la vente. (Qwant)
(20) Le flacon du parfum Shocking (1937) a été conçu par Elsa Schiaparelli en collaboration avec le sculpteur Leonor Fini. Il s’inspire directement des courbes de Mae West, icône de l’époque, et non d’un buste sculpté par Mae West elle-même. Le flacon représente une silhouette féminine aux formes généreuses, évoquant l’esthétique surréaliste et provocante de Schiaparelli. (Qwant)
(21) Maud Alice Burke, née le 3 août 1872 à San Francisco (États-Unis) et morte le 10 juillet 1948 à Londres (Royaume-Uni), est une figure majeure de la haute société britannique et une animatrice de salons artistiques à Londres avant et entre les deux guerres mondiales. Elle est surtout connue sous le nom de Lady Cunard ou Emerald Cunard après son mariage avec Sir Bache Cunard, héritier de la compagnie maritime Cunard Line.
Rôle et influence
Salons artistiques : Maud Cunard a tenu un cénacle artistique et mondain à Londres, réunissant écrivains, musiciens, artistes et personnalités politiques. Son salon était réputé pour son éclectisme et son influence dans la vie culturelle britannique de l’entre-deux-guerres
Mécénat : Elle a soutenu des artistes et des musiciens, notamment le chef d’orchestre Thomas Beecham, avec qui elle a eu une longue relation, et le romancier George Moore, qui fut l’amant de sa fille, Nancy Cunard
Engagements : Elle a été une partisane de Wallis Simpson, future duchesse de Windsor, avant et pendant la crise d’abdication d’Édouard VIII en 1936
Vie personnelle
Mariage : Elle a épousé Sir Bache Cunard, baronnet et héritier de la Cunard Line, avec qui elle a eu une fille, Nancy Cunard (née en 1896), qui deviendra une figure littéraire et militante
Séparation : Maud Cunard a quitté son mari en 1910 et s’est installée à Londres avec sa fille, où elle a continué à briller dans la société britannique
Fin de vie : La Seconde Guerre mondiale a marqué la fin de son époque de fêtes somptueuses. Elle s’est installée à New York, puis est revenue à Londres, où elle est morte dans la solitude à l’hôtel Dorchester
Postérité
Symbole d’une époque : Maud Cunard incarne la fin de l’ère victorienne et le passage à la modernité, avec une société britannique en pleine mutation (fr.wikipedia.org)
Relation avec sa fille : Sa relation avec Nancy Cunard, marquée par des tensions et une rivalité, a été décrite dans plusieurs biographies, dont Avec toute ma colère d’Alexandra Lapierre (lireka.com) (journals.openedition.org) (fnac.com)
Harfleur a été une petite république au sein d’un grand royaume. Les habitant-es n’y ont pas été tué-es par la justice. Ndlr : fierté ! (p 111)
On a trouvé un dolmen à la Pierre grise, à Ecures. Il est conservé à Montivilliers. (p 5)
Jules César a fait construire une chaussée romaine entre Harfleur et Caudebec. Elle passe par le Mont Cabert. (1)
Les Saxons fondent à Harfleur (= Harofloth) une première colonie au 5e siècle. (2) Ce port est renommé au moment des invasions normandes au 9e siècle. (p 6)
La source de richesse d’Harfleur est le sel que l’on cultive dans les salines. (p 7) (3)
Du 11e au 13e siècle, les Bénédictines de Montivilliers perçoivent les droits du port d’Harfleur. (p 8)
En 1150, Harfleur devient une cité française après l’accord entre Louis VII, roi de France et Henri de Plantagenêt. (4) Puis, elle devient anglaise par le jeu des mariages d’Henri, roi d’Angleterre qui marie son fils Henri avec Marguerite, la fille du roi de France. Ndlr : il ne faut pas se perdre entre les noms…
Philippe Auguste s’empare de la Normandie et Harfleur redevient française. Au 13e siècle, le port royal est creusé, entouré d’une ville fortifiée. (p 9)
Jean VI Malet de Graville, aïeul de Louis Malet de Graville, amiral.
Jean Malet, seigneur de Graville, de Bernay et de Séez (Sées ?) fut décapité sur ordre de Jean II (p 12) (5)
En 1340, le port commerce avec l’Ecosse, l’Italie, l’Irlande, le Portugal. En 1341, les Portugais sont exemptés de payer les frais de port. On charge et on décharge de jour comme de nuit. Des lamaneurs guettent les bateaux entre Leure (avant port) et Harfleur. (p 13)
Godefroy de Harcourt, seigneur normand dans le Cotentin, trahit et renseigne Edouard, roi d’Angleterre qui envahit la Basse-Normandie pour des pillages en 1346. (p 14) (6)
Les Anglais louchent sur Harfleur depuis Honfleur au temps du prince Charles, Duc de Normandie, fils du roi de France. (p 15)
Jean de Béthencourt, de Grainville-la-Teinturière, devient le vice-roi des Canaries qu’il a obtenue de Robert de Bracquemont. (7) 25 ans plus tard, il rentre chez lui et y meurt de chagrin. Les Anglais sont devenus maîtres de la France ! (p 19) (8)
Henri V d’Angleterre a connu une jeunesse de débauché. Puis, il devint sévère et despote. Roi pauvre, il a besoin du clergé. En 1415, il déclare la guerre à la France, affaiblie par une guerre civile. (p 21) (9)
Harfleur - Exposition "avant le Havre"
Graville et Leure
Pendant le siège d’Harfleur, les Anglais occupent le Prieuré de Graville. Le duc de Suffolk y meurt de dysenterie. (p 22) (10)
Le 22 septembre 1415, les clés de la ville sont données au roi d’Angleterre. Le roi de France, par manque de soldats, ne peut s’y opposer. (p 23)
Par vengeance, les Anglais envoient les bourgeois d’Harfleur à Calais où ils seront emprisonnés. (11) Les bourgeois sont dépouillés et les Anglais s‘emparent de leurs maisons. (p 24)
William London, anglais, est mesureur du grenier à sel en 1419. (p 27)
Le 4 novembre 1435, Jehan de Grouchy libère Harfleur du joug anglais avec l’aide des Cauchois et de 104 Harfleurais qui étaient restés comme serviteurs des Grands Bretons. Mais en 1438, les Anglais reviennent et gagnent. (p 34)
En 1149, Charles VII, roi de France, contre-attaque et assiège Harfleur par terre et par mer. (p 35)
Après trente ans d’occupation, les Anglais rendent les clés de la ville. (p 36)
Sous Louis XI, Harfleur doit armer à ses frais (600 livres tournoi) le Magdalène de Harefleu, un navire de guerre royal. (p 39) (12)
Don Martin Ruiz de Avendano, espagnol, décrit Harfleur en 1405 : port de haute mer, avec une rivière pour les bateaux. La mer enveloppe la ville à moitié. (p 72) (13)
Harfleur - Plan au XVIe siècle.
L’enceinte mesurait trois kilomètres, était composée de 22 tours. Un pont-levis s’ouvrait ou se fermait. Une chaîne bloquait l’entrée du port selon les besoins. (p 74)
Au 15e siècle, les tours étaient surmontées de toits coniques. (p 82)
Les armoiries étaient peintes à l’or fin et avec de l’azur sur la forteresse, en 1487. (p 87)
En 1470, des navires bourguignons attaquent Harfleur. Les fossés sont remplis d’eau par les portes de Leure et de Montivilliers. L’artillerie est prête pour la défense. (p 40)
De 1474 au 16e siècle, il y avait un hôpital assez grand pour accueillir les séances municipales. (p 94)
Au 15e siècle, il y avait des vignobles à Oudalle et à Orcher. (p 101) (14)
Dès le 16e siècle, il y a plusieurs écoles publiques. (p 112)
En 1509, le cimetière était encore dans le centre, près de l’église. (p 95) (14 a)
Harfleur, rue du Coq.
Depuis 1518, la place Gorand, près du pont Gorand, était le marché de la ville. (p 92)
En 1551, c’est la première fête de la Scie., lors du Carnaval du Mardi-Gras. On y chante les mauvaises actions des bourgeois. On apporte la scie aux couples violents sous la raillerie. Cette pression sociale oblige les couples à bien s’entendre. ( p 113)
En 1562, les protestants s’emparent du Havre et attaquent Harfleur. (p 52)
En 1621, nouvelles haines religieuses. Catherine de Médicis ordonne de démolir la forteresse d’Harfleur qui a tant coûté, de peur que les protestants ne s’y réfugient. (p 56)
En 1567, Colbert navigue dans une chaloupe sur le nouveau canal Vauban qui relie Harfleur au Havre. C’est la ruine complète d’Harfleur. Le moulin ne fonctionne plus. Les bourgeois ont quitté la ville pour aller au Havre ou à Rouen, aux alentours de 1674. (p 57)
En 1791, c’est la grande misère. L’administration municipale distribue 600 livres, au lieu de les dépenser dans les travaux, pour distribuer du pain et du bois aux indigent-es. (p 60)
La peste dans une bible de 1411 (Abbaye de Lessay)
Les maladies.
Peste à Harfleur en 1502. Elle dure un an. (15) Les fossoyeurs sont super payés. Les barbiers (= pharmaciens) élisent un des leurs pour aller panser les malades. (p 48)
Paludisme et peste après 1517. (p 51) (16)
En 1522, il y a un hôpital en dehors de la ville. Une maladrerie accueille les malades de la peste, dans la chapelle Saint-Eloi, près du calvaire sur la côte Saint-Eloi. (Où ?) (p 109) (17)
Lutte contre l’envasement du port.
An 1299 : Première mention écrite de l’envasement d’Harfleur. Un canal est creusé vers la mer mais un procès intenté et gagné par les habitants de Leure le fait reboucher. (histoire de la cité d'Harfleur)
En 1372, les paysans doivent déblayer la vase dans la Lézarde. (p 17)
De 1469 à 1478, nouveaux travaux de désenvasement. Vase dans la Lézarde, construction de tranchées et d’écluses. (p 45)
Louis XI fait chercher un nouveau lieu. François 1er l’inaugurera 40 ans plus tard. (p 46)
En 1513, nouveaux travaux couteux et inutiles pour le désenvasement et enlèvement des galets.
Les galets empêchent les bateaux de pénétrer dans Harfleur par la Lézarde entre 1571 et 1581. (p 68)
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(1) Cette voie antique, souvent appelée chaussée Jules César, reliait Rotomagus (Rouen) à Juliobona (Lillebonne) en passant par Harfleur et Caudebec-en-Caux. Elle était stratégique pour les Romains, notamment pour le transport militaire et commercial entre la côte et l’intérieur des terres.
Localisation et traces actuelles :
La chaussée est aujourd’hui en grande partie disparue ou recouverte par des routes modernes (comme la D982 entre Harfleur et Caudebec-en-Caux).
Des vestiges ponctuels subsistent, notamment près de La Mailleraye-sur-Seine ou Saint-Nicolas-de-Bliquetuit, où des fouilles ont révélé des sections pavées ou des fondations.
Elle est mentionnée dans des textes anciens et des cartes historiques, mais son tracé exact reste partiellement hypothétique.
Contexte historique :
Construite probablement au Iᵉʳ siècle apr. J.-C., sous l’empereur Auguste ou Tibère, et non sous Jules César (qui n’a pas opéré en Gaule du Nord).
Son nom populaire (« chaussée Jules César ») est une tradition locale, sans fondement historique strict. (Qwant)
(2) Contexte historique
Harfleur, située à l'embouchure de la Seine, était un site stratégique pour les échanges et les invasions en Gaule du Nord.
Les Saxons, originaires de la région correspondant à l'actuelle Allemagne du Nord, ont commencé à s'installer en Gaule à partir du IIIe siècle, notamment pour piller ou s'installer durablement.
Fondation de Harofloth
La première colonie saxonne à Harfleur est souvent appelée Harofloth (ou Haroflod en vieux saxon), un nom qui signifie probablement « flot des Saxons » ou « embouchure saxonne ».
Cette installation est généralement datée du début du Ve siècle (vers 410–450), une période marquée par les grandes migrations et l'affaiblissement de l'Empire romain en Gaule.
Les Saxons ont profité du déclin de la domination romaine pour s'installer durablement dans la région, notamment autour de l'estuaire de la Seine.
Preuves archéologiques et toponymie
Des fouilles archéologiques menées à Harfleur ont révélé des traces d'occupation saxonne, notamment des artefacts (céramiques, fibules, armes) typiques des Ve–VIe siècles.
Le nom Harfloth (ou Harfleur) est d'origine saxonne, ce qui confirme leur présence précoce dans la région. Le suffixe -floth ou -fleur (du vieux norrois fljót ou du saxon flod, signifiant « fleuve » ou « flot ») est caractéristique des toponymes saxons ou vikings en Normandie.
Évolution ultérieure
Harfleur est devenue un port important sous les Vikings (à partir du IXe siècle), puis sous les ducs de Normandie.
La ville a conservé son rôle stratégique jusqu'à la guerre de Cent Ans, avant de décliner au profit du Havre, fondé plus tard (1517). (Qwant)
(3) Harfleur et le sel : une histoire ancienne Harfleur, port historique de l’estuaire de la Seine, a effectivement tiré une partie de sa richesse du commerce et de la production de sel dès le Moyen Âge. Le sel était une ressource précieuse, utilisée à la fois pour la conservation des aliments et comme monnaie d’échange. Les marais salants de la région, notamment autour d’Harfleur et du Havre, ont joué un rôle clé dans cette économie.
Cependant, la production de sel par évaporation de l’eau de mer (saliculture) dans les marais salants normands a décliné à partir du XIXe siècle, en raison de la concurrence du sel gemme et de l’industrialisation. Aujourd’hui, il n’existe plus de salines actives à Harfleur même, mais cette activité a marqué son histoire économique et culturelle. (Qwant)
(4) En 1150, Harfleur est effectivement passée sous contrôle français après un accord entre Louis VII (roi de France) et Henri de Plantagenêt (futur Henri II d'Angleterre). Cet accord s'inscrit dans le contexte des tensions féodales entre la couronne de France et les possessions des Plantagenêts en Normandie.
Contexte historique :
En 1150, Henri de Plantagenêt (alors duc de Normandie) et Louis VII cherchent à stabiliser leurs relations après des décennies de conflits.
L'accord permet à Harfleur de devenir une ville française, marquant un recul temporaire de l'influence anglaise en Normandie.
Cet épisode précède de peu le mariage d'Henri de Plantagenêt avec Aliénor d'Aquitaine en 1152, qui étend considérablement les territoires sous contrôle des Plantagenêts en France. (Qwant)
(5) Jean II le Bon a régné de 1350 à 1364. Si Jean Malet a bien été décapité sur son ordre, cela situe l'événement entre 1350 et 1364.
Cependant, les sources historiques précises sur cet événement spécifique sont rares ou peu accessibles en ligne. (Qwant)
jean II malet de graville, Seigneur de Graville, Sées et Bernay (27), Prévôt de Sées (61) chevalier banneret (Flandres, 1302, ost d’Arras) fait chevalier par le Roi (1313) avec Louis «Le Hutin», Philippe «Le Long» et Charles 1265-1341 (Geneanet)
La famille Malet de Graville, issue de Robert Malet, seigneur de Graville, était une maison influente en Normandie, avec plusieurs branches éteintes ou subsistantes au XVIIIᵉ siècle Wikipédia. Jean Malet, seigneur de Graville, de Bernay et de Séez, hérite de ces titres et de ses possessions, et exerce des fonctions administratives et militaires. (Wikipedia)
(6) Godefroy d'Harcourt (vers 1306–1356) est une figure majeure de la guerre de Cent Ans. Il est surtout connu pour avoir soutenu les prétentions d'Édouard III d'Angleterre sur la couronne de France, en raison de ses liens familiaux avec la reine Isabelle de France (mère d'Édouard III). Il fut l'un des premiers à rallier Édouard III en 1337, contribuant ainsi à déclencher la guerre de Cent Ans.
Cependant, il n'est pas exact de dire qu'il a "trahi et renseigné" Édouard III au sens d'un espionnage actif. Son engagement était plutôt politique et militaire : il a mis ses terres et son influence en Normandie au service de la cause anglaise, en échange de soutien contre le roi de France Philippe VI de Valois. Il a notamment participé à des raids et des batailles aux côtés des Anglais, comme à la bataille de Crécy (1346). (Qwant) Ndlr : un Normand le nomme de traître, c’est normal…
(7) Jean de Béthencourt, un noble normand, a mené une expédition vers les îles Canaries en 1402, avec l'appui du roi Henri III de Castille. Il a été nommé seigneur des îles Canaries par Henri III, puis vice-roi par son successeur, Jean II de Castille, en reconnaissance de ses conquêtes et de son rôle dans la christianisation des îles. Il a notamment conquis Lanzarote, Fuerteventura et El Hierro entre 1402 et 1405. (Qwant)
(8) Les Anglais ne sont pas devenus maîtres de la France en 1430. Leur domination maximale date plutôt de 1420-1429 (traité de Troyes en 1420, où Henri V d'Angleterre est reconnu héritier du trône de France). Après 1429, la situation bascule progressivement en faveur des Français. (Qwant)
(9)15e siècle - Harfleur et les mariages :
Harfleur, une ville normande, est effectivement passée sous contrôle anglais en 1415 après la bataille d'Azincourt, bien avant les mariages dynastiques.
Le mariage d'Henri V avec Catherine de Valois (fille de Charles VI) en 1420 renforce les liens dynastiques, mais Harfleur était déjà anglaise depuis plusieurs années.
Harfleur n'est pas devenue anglaise par ce mariage, mais par la conquête militaire :
Harfleur a été prise par les Anglais en 1415 (la même année qu'Azincourt), lors de la campagne d'Henri V en Normandie.
La ville est restée sous contrôle anglais jusqu'en 1449, date à laquelle elle a été reprise par les Français pendant la reconquête de la Normandie. (Qwant)
(10) Le duc de Suffolk mentionné ici est probablement William de la Pole, 1er duc de Suffolk (1396–1450), un noble et militaire anglais. Cependant, il n'est pas mort lors du siège d'Harfleur en 1415, mais bien plus tard, en 1450, lors de son retour d'exil en France, probablement assassiné ou exécuté à bord d'un navire près de Dover (Angleterre). (Qwant)
(11) Contexte : Harfleur, une ville portuaire normande, a été assiégée et prise par les Anglais en 1415 sous le commandement du roi Henri V. Après la reddition de la ville, une partie de la
population civile, notamment les bourgeois, a été contrainte de quitter Harfleur pour se rendre à Calais, alors sous contrôle anglais depuis 1347.
Destination et traitement : Les bourgeois d'Harfleur ont été envoyés à Calais, qui était une place forte anglaise en France. Cependant, il n'existe pas de preuve historique claire indiquant qu'ils y ont été emprisonnés systématiquement. La plupart des civils expulsés ont probablement été utilisés comme otages ou soumis à des conditions de vie difficiles, mais les archives ne mentionnent pas une incarcération massive et organisée dans des prisons calaisiennes.
Sources historiques :
La prise d'Harfleur en 1415 est bien documentée, mais les détails sur le sort exact des bourgeois envoyés à Calais restent flous dans les chroniques médiévales. (Qwant)
(12 Harfleur était, dès le Moyen Âge, le principal port de Normandie et une place stratégique pour la marine royale française, notamment en raison de sa position à l'embouchure de la Seine. Son rôle était à la fois commercial et militaire, surtout face à la menace anglaise pendant la guerre de Cent Ans.
Le port était équipé pour accueillir des navires de guerre, et Harfleur servait de base pour la flotte royale française, notamment sous les règnes de Charles V et Charles VI.
La Magdalène de Harefleu
Nom : Magdalène de Harefleu (ou Magdalène d'Harfleur).
Type : Navire de guerre royal, probablement une nef ou un cogge, typiques des navires de guerre médiévaux.
Période : XVe siècle, période où Harfleur était un centre naval actif pour la France.
Rôle : Ce navire faisait partie de la flotte royale française, utilisée pour des missions militaires, des patrouilles ou des transports de troupes, notamment dans le cadre des conflits avec l'Angleterre ou pour protéger le commerce maritime.
Sources et références
Harfleur était surnommé le « Souverain port de Normandie et Clef du royaume » en raison de son importance stratégique.
Le port était un lieu de construction et d'armement de navires, avec une activité militaire soutenue au XVe siècle, notamment après la reprise de la Normandie par Charles VII en 1450.
Une étude spécifique mentionne Harfleur comme un port militaire médiéval entre le XIVe et le XVe siècle, avec une flotte composée de navires adaptés aux besoins de la couronne française. (Qwant)
(13) Don Martín Ruiz de Avendaño (ou Martín Ruiz de Abendaño y Tovar) est mentionné comme ayant séjourné à Harfleur aux côtés de don Pero Niño en 1405, dans le cadre d’une expédition navale visant à secourir les rois français et les marchands menacés par les corsaires anglais dans le golfe de Gascogne. (Qwant)
(14) Au Moyen Âge, la Normandie comptait de nombreux vignobles, notamment pour répondre aux besoins locaux en vin de messe et en consommation courante. Ces vignobles étaient souvent situés près des abbayes ou des zones urbaines, mais aussi dans des villages comme Oudalle et Orcher, où les conditions climatiques et les sols pouvaient être favorables à la culture de la vigne. (Qwant)
(14 a) Le cimetière à l’extérieur du centre : Fouilles :
Julien Boisson, « Harfleur – Les Coteaux du Calvaire » [notice archéologique], ADLFI. Archéologie de la France - Informations [En ligne], Normandie, mis en ligne le 10 juin 2021
(15) La peste bubonique était une maladie récurrente en Europe à la fin du Moyen Âge et au début de la Renaissance. Les épidémies duraient souvent plusieurs mois, voire plus d'un an dans les zones densément peuplées ou mal ravitaillées.
Cas spécifique de Harfleur en 1502 : Les archives historiques mentionnent effectivement une épidémie de peste à Harfleur cette année-là. Les sources disponibles indiquent que la maladie a frappé la ville entre 1502 et 1503, causant une mortalité importante et perturbant gravement la vie locale. Les habitants ont été contraints de prendre des mesures sanitaires strictes, comme l'isolement et la fermeture des portes de la ville pour limiter la propagation.
Sources historiques :
Les chroniques locales et les registres paroissiaux de l'époque (comme ceux de l'église Saint-Martin d'Harfleur) attestent de cette épidémie.
Des documents d'archives normandes, notamment aux Archives départementales de la Seine-Maritime, conservent des traces de cette crise sanitaire. (Qwant)
(16) Peste à Harfleur en 1518 Un document historique mentionne qu’en 1518, Harfleur a connu une année de peste. Cette épidémie a nécessité l’intervention de fossoyeurs, dont le travail était essentiel mais difficile à mobiliser en temps d’épidémie. Cela confirme la présence de la peste dans la région à cette période, bien que les détails précis sur l’ampleur ou la durée de cette épidémie ne soient pas précisés dans la source (books.openedition.org)
(17) Harfleur possède un patrimoine médiéval riche, mais les références disponibles concernent surtout :
On peut imaginer un avenir sans extrême-droite. La vérité est de notre côté. (p 121)
Qu’est-ce que l’extrême-droite ?
C’est un agglomérat d’un nationalisme exacerbé, autoritaire, doublé d’un populisme basé sur le complot, développant l’idée que le peuple est opposé aux élites. De plus, c’est le rejet des migrant-es et des diversités culturelles. (p 13)
Pour l’extrême-droite, les inégalités sont égales aux différences. (9) C’est anxiogène car la communauté n’est pas homogène. Leurs élites seraient « véritables », devenant des élites de rechange. Leurs valeurs sont irrationnelles concernant la jeunesse et le culte des morts. (p 14)
L’étranger et l’étrangère sont déshumanisé-es. Ils deviennent un « chiffre » (ou un nombre, ndlr). Les postes dans la fonction publique seront réservés aux Français-es de souche. Bardella a osé revenir sur le droit du sol (qui existe en France depuis 1515), ce que Vichy n’avait pas osé faire en son temps. (p 18) (8)
Iels refusent les solidarités des Français-es en faveur des personnes défavorisées. (p 19)
Iels brouillent les pistes en ce qui concerne les femmes et les LGBTQIA au profit d’un projet nationaliste discriminatoire. (p 21)
Depuis les élections de 2024, les membres du RN ressentent un sentiment de puissance. (p 23)
2024 est l’année de la fin du front républicain anti FHaine en France. Les premiers ministres sont choisis avec l’aval du RN. (p 77)
Le cordon saute au Parlement européen en 2025. (p 79)
Une fois au pouvoir, le RN va agir :
Au pouvoir, l’extrême-droite peut promulguer des décrets-lois exceptionnels pour une durée limitée. (p 26)
Le RN peut dissoudre l’Assemblée nationale ce qui provoquera des retards pour la promulgation des lois ou les promulguer avec du retard. (p 27)
Il peut supprimer le Conseil Constitutionnel.
Il recrutera les magistrat-es selon ses propres critères.
Il va utiliser les forces armées à des fins politiques pour lutter contre les mouvements sociaux et donner des grâces présidentielles selon son bon vouloir.
Etude de M. Vogel en 2022 : le RN peut détruire l’état de droit en France en 18 mos. (p 30)
La violence d’extrême-droite.
Aux USA, iels arrêtent des personnes qui ont voté pour D. Trump, pensant qu’elles ne seraient pas visées. Iels ont le mépris pour les faibles. (p 36)
300 faits de violence en France perpétrés par l’extrême-droite. Pourquoi ? Ils pensent que le RN arrivera au pouvoir et les amnistiera. (p 44)
L’accélérationisme est basé sur une guerre raciale violente. (p 45) (7)
Charles Gave, du réseau Atlas, a donné 300 000 euros à E. Zemmour pour lancer sa candidature à la présidentielle de 2022. L’IFP a formé Alice Cordier, Geoffroy Lejeune, Charlotte d’Ornellas, etc. (p 57)
Quand E. Mcron parle de « guerre civile » et de « décivilisation », (10) il utilise le langage de l’extrême-droite. (p 62)
Les femmes identitaires :
Les femmes sont de plus en plus nombreuses à prôner le retour à la maison et à diffuser des contenus identitaires. Les Tradwises (= épouses traditionnelles) vont dédier leur vie et militer contre Metoo. Elles défendent les idées d’un homme qui fume le cigare, mange de la viande rouge, pratique des sports violents et manie des armes à feu. C’est le « fascisme cool ». (p 69)
Œuvres de résistance aux idées de l’extrême-droite.
Lim – Rappeur – « Eldorado » – (6)
Cyril Dion – Poésie et cinéma –(5)
Coline Serreau – 1996 – « La Belle Verte » –(4)
Jean-Pascal Zadi et John Wax – 2020 – « Tout simplement noir » –(3)
Camille Teste – Politiser le bien-être – Prendre du temps pour soi – (en réaction au bun out des militant-es) (p 116) (2)
Cultiver la joie sous toutes ses formes –
Collectif Ibiza – 2022 – « Marine et Poutine dans un cœur » – (p 119) (1)
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(8) Origine et histoire du droit du sol en France
Le droit du sol n’a pas été introduit en 1515 comme une règle formelle, mais cette année marque un contexte historique important : c’est à cette période que la notion de nationalité française commence à se structurer, notamment avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose l’usage du français dans les actes officiels.
Le droit du sol moderne s’est développé progressivement à partir du XIXᵉ siècle, avec des lois comme :
La loi du 7 février 1851 (première reconnaissance partielle du droit du sol).
La loi du 26 juin 1889 (consacrant pleinement le droit du sol pour les enfants nés en France de parents étrangers, sous conditions).
La Constitution de 1946 et celle de 1958, qui intègrent définitivement ce principe dans le droit français.
Application actuelle du droit du sol en France (2026)
Le droit du sol est aujourd’hui encadré par le Code civil, notamment aux articles 21-1 à 21-27. Voici les règles principales :
Droit du sol automatique :
Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité (18 ans), à condition d’avoir résidé en France pendant au moins 5 ans depuis ses 11 ans (article 21-7 du Code civil).
Depuis 2022, une déclaration de nationalité peut être faite dès 16 ans (auparavant, c’était uniquement à 18 ans).
Double droit du sol :
Un enfant né en France de parents eux-mêmes nés en France (même étrangers) acquiert automatiquement la nationalité française à la naissance (article 21-1 du Code civil).
Cas particuliers :
Les enfants nés en France de parents apatrides ou de parents dont la nationalité ne peut pas être transmise à l’enfant (ex. : certains pays interdisent la transmission de leur nationalité par les mères) peuvent aussi bénéficier du droit du sol.
Les enfants trouvés en France (dont les parents sont inconnus) sont considérés comme nés en France et acquièrent la nationalité française.
Restrictions et débats :
Le droit du sol a fait l’objet de débats politiques ces dernières années, avec des propositions pour le restreindre (ex. : condition de résidence plus longue, suppression automatique à 18 ans).
En 2023, une réforme a été envisagée pour durcir les conditions, mais elle n’a pas abouti. Le système actuel reste donc inchangé en 2026.
Différence entre droit du sol et droit du sang
Droit du sang (jus sanguinis) : La nationalité est transmise par les parents, quel que soit le lieu de naissance.
Droit du sol (jus soli) : La nationalité est acquise par le lieu de naissance.
La France applique un système mixte : le droit du sol s’ajoute au droit du sang.
Exemples concrets
Un enfant né en France de parents marocains n’a pas la nationalité marocaine (le Maroc applique le droit du sang strict). Il peut acquérir la nationalité française à 18 ans (ou dès 16 ans avec déclaration), sous conditions de résidence.
Un enfant né en France de parents français a automatiquement la nationalité française à la naissance (double droit du sol).
Sources officielles (2026)
Pour vérifier les dernières évolutions législatives, consultez :
(10) Origines et usages du terme « décivilisation »
Sens historique : Le terme peut évoquer des périodes de chute d’empires (ex. : chute de Rome) ou des effondrements systémiques (guerres, pandémies, crises économiques).
Sens contemporain : Certains l’emploient pour alerter sur des risques actuels (crises écologiques, polarisation politique, effondrement des démocraties, etc.).
Critique : Le concept est parfois jugé subjectif, car il suppose une définition normative de ce qu’est la « civilisation ».
Exemples d’usage
Écologie politique : Certains écologistes parlent de « décivilisation » pour décrire un retour à des modes de vie plus locaux et résilients face à l’effondrement des systèmes industriels.
Philosophie : Des penseurs comme Ivan Illich ou Jean-Pierre Dupuy ont exploré l’idée d’une société autodestructrice, bien que sans toujours utiliser ce terme exact.
Culture populaire : Le thème apparaît dans des œuvres de fiction (ex. : Mad Max, The Road) ou des essais comme Comment tout peut s’effondrer (Pablo Servigne, Raphaël Stevens).
Différence avec des concepts proches
Effondrement : Met l’accent sur l’incapacité à maintenir un système (économique, écologique, politique).
Barbarie : Implique une régression vers la violence ou l’absence de règles, souvent associée à une perte de moralité.
Décroissance : Propose une transition volontaire vers un modèle moins consumériste, sans nécessairement évoquer un déclin chaotique. (Qwant)
L’extrême droite et la décivilisation : un lien historique et actuel
L’extrême droite (extrême droite radicale, néonazisme, suprémacisme blanc, etc.) est souvent perçue comme un moteur ou un symptôme de décivilisation, pour plusieurs raisons :
A. Discours et idéologie
Rejet des normes démocratiques : L’extrême droite prône souvent un rejet des élites, des médias et des institutions, ce qui peut affaiblir les mécanismes de contrôle social.
Culte de la violence : Certains groupes (comme les milices d’extrême droite aux États-Unis ou les mouvements identitaires en Europe) glorifient la force brute et la supériorité raciale, ce qui va à l’encontre du processus de civilisation décrit par Elias.
Théories du complot : La propagation de fausses informations et la dénonciation systématique des "ennemis intérieurs" (migrants, Juifs, élites) sapent la confiance dans les institutions et favorisent un climat de méfiance généralisée.
B. Actions et conséquences
Montée des violences politiques :
En Europe, des attentats d’extrême droite (comme ceux de Christchurch en 2019 ou Hanau en 2020) ont été analysés comme des actes de décivilisation, où des individus radicalisés agissent en dehors des cadres légaux.
Aux États-Unis, les milices d’extrême droite (comme les Proud Boys ou l’Oath Keepers) sont souvent liées à des tentatives de déstabilisation (ex. : assaut du Capitole en 2021).
Affaiblissement des contre-pouvoirs :
L’extrême droite cherche à discréditer les médias, les juges et les scientifiques, ce qui peut mener à une fragmentation du débat public et à une normalisation de la violence.
C. Réactions des États et des sociétés
Renforcement des lois anti-terroristes : Plusieurs pays (France, Allemagne, États-Unis) ont durci leur législation pour lutter contre les groupes d’extrême droite, perçus comme une menace pour l’ordre social.
Mobilisations citoyennes : Des mouvements antiracistes (comme Black Lives Matter) ou des contre-manifestations (ex. : Gilets jaunes en France) sont parfois instrumentalisés par l’extrême droite pour alimenter des narratives de chaos.
3. Exemples récents (2020–2026)
Voici quelques événements ou analyses qui illustrent ce lien :
Date
Événement
Lien avec la décivilisation
Janvier 2021
Assaut du Capitole aux États-Unis par des partisans de Trump.
Rejet des institutions démocratiques, violence politique, affaiblissement des normes sociales.
Février 2020
Attaque de Hanau (Allemagne) par un suprémaciste blanc.
Acte de décivilisation : violence raciste, rejet de la société multiculturelle.
2022–2024
Montée des partis d’extrême droite en Europe (Rassemblement National, AfD).
Normalisation de discours xénophobes, remise en cause des valeurs européennes.
2025
Augmentation des violences contre les migrants en Grèce et en Italie.
Recours à la violence comme outil politique, affaiblissement de l’État de droit.
4. Analyses académiques et rapports
Plusieurs think tanks et universitaires ont étudié ce phénomène :
Rapport de l’ONU (2023) : Met en garde contre la montée des discours de haine et leur lien avec la désintégration des sociétés.
Étude de l’IFOP (2024) : Montre que 40 % des Français estiment que la France est en train de se "déciviliser", un sentiment souvent exploité par l’extrême droite.
Livre The Decivilizing Process (2021, Mark S. Hamm) : Analyse comment les groupes extrémistes (y compris d’extrême droite) contribuent à un recul des normes sociales.
5. En résumé
L’extrême droite est à la fois un symptôme et un accélérateur de décivilisation :
Symptôme : Elle profite des crises pour promouvoir des discours violents et anti-démocratiques.
Accélérateur : Ses actions (violences, désinformation) affaiblissent les structures sociales et favorisent un climat de chaos.
Risques :
Normalisation de la violence (ex. : milices, attentats).
Affaiblissement des contre-pouvoirs (médias, justice, éducation).
Fragmentation du débat public (théories du complot, rejet des experts). (Qwant)
(9) Les inégalités ne seraient pas structurelles (liées au système économique ou politique), mais le résultat de choix individuels ou de caractéristiques naturelles (ethnie, religion, etc.).
Les différences sont présentées comme normales, immuables ou même souhaitables, justifiant ainsi leur maintien ou leur accentuation.
Les politiques de redistribution ou d’inclusion sont perçues comme artificielles ou contraires à l’ordre naturel.
Exemples concrets
Discours sur l’immigration : Les inégalités socio-économiques subies par certains groupes (ex. : quartiers défavorisés) sont attribuées à leur culture ou religion, plutôt qu’à des discriminations systémiques ou à des politiques publiques.
Rejet du "wokisme" : L’extrême-droite critique les mesures visant à réduire les inégalités (quotas, formations inclusives) en les qualifiant de diviseuses, car elles mettraient en avant des différences plutôt que l’unité nationale (souvent définie de manière ethnique ou culturelle).
Théories du complot : Certaines franges extrémistes attribuent les inégalités à un complot (ex. : "grand remplacement", "élites mondialisées") pour éviter d’analyser les mécanismes économiques ou historiques.
Critique de cette vision
Biais naturaliste : Confondre inégalités et différences revient à nier que les sociétés façonnent activement les opportunités (ex. : accès à l’éducation, au logement, à l’emploi).
Instrumentalisation politique : Cela permet de justifier des politiques ségrégationnistes ou exclusionnistes au nom d’une prétendue "ordre naturel".
Effet pervers : Une telle vision peut aggraver les inégalités en légitimant leur persistance (ex. : refus de politiques de discrimination positive). (Qwant)
(7) L’accélérationisme est un courant de pensée philosophique et politique qui prône l’accélération des transformations sociales, technologiques ou économiques pour atteindre un état futur souhaité, souvent en s’appuyant sur des critiques radicales du capitalisme ou de l’État moderne. Il existe plusieurs courants d’accélérationisme, dont certains sont associés à des positions extrêmes ou violentes, mais l’idée que l’accélérationisme soit uniquement basé sur une "guerre raciale violente" est une interprétation réductrice et biaisée*.
Points clés pour comprendre l’accélérationisme :
Origines philosophiques :
Le terme a été popularisé par des penseurs comme Nick Land (accélérationisme de droite, souvent critiqué pour ses liens avec des idées réactionnaires) et des collectifs comme le Accelerationist Manifesto (2013), qui proposent une vision plus neutre ou même progressiste de l’accélération des forces productives pour dépasser le capitalisme.
D’autres courants, comme l’accélérationisme de gauche, visent à utiliser les forces du capitalisme pour en accélérer la crise et permettre une transition vers un système post-capitaliste.
Diversité des courants :
Accélérationisme de droite : Associé à des idées comme le néoréactionnisme, le darwinisme social ou des positions anti-égalitaires. Certains de ses partisans prônent des scénarios violents ou dystopiques, mais cela ne représente qu’une frange minoritaire et controversée du mouvement.
Accélérationisme de gauche : Cherche à exploiter les contradictions du capitalisme pour en accélérer l’effondrement, souvent avec des méthodes non violentes (grèves, sabotage économique, etc.).
Accélérationisme technologique : Met l’accent sur l’innovation technologique comme moyen de transformer la société, sans nécessairement impliquer de violence.
Lien avec la violence ou le racial :
Certains groupes d’extrême droite ou suprémacistes blancs ont récupéré des idées accélérationnistes pour justifier des actes violents (ex. : attentats comme celui de Christchurch en 2019, où le tireur citait des idées liées à l’accélérationnisme de droite et à la théorie du "grand remplacement").
Cependant, l’accélérationisme en tant que tel n’est pas défini par la violence ou le racial : c’est une philosophie qui peut être interprétée de multiples façons, dont certaines sont pacifiques ou progressistes.
Critiques et récupérations :
L’accélérationisme est souvent critiqué pour son ambiguïté : il peut servir à justifier des positions radicales, mais aussi à imaginer des alternatives systémiques.
La récupération par des mouvements violents ou racistes est un phénomène réel, mais cela ne doit pas occulter la diversité des courants accélérationnistes.
En résumé :
Non, l’accélérationisme n’est pas fondé sur une guerre raciale violente. C’est une philosophie aux multiples interprétations, dont certaines sont pacifiques ou progressistes.
Oui, certains groupes violents ou racistes s’en réclament, mais cela ne représente qu’une partie marginale et contestée du mouvement.
Attention : Éviter de généraliser un courant complexe à partir de ses dérives les plus extrêmes. (Qwant)
(6)« Eldorado » est un morceau issu du double album Pirates, sorti le 30 septembre 2025(radiofrance.fr)
(5) Cyril Dion : écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste
Né le 23 juillet 1978 à Poissy, Cyril Dion est une figure majeure de l’écologie en France, connue pour son engagement à travers l’écriture, le cinéma et la poésie. Il est cofondateur du mouvement Colibris (avec Pierre Rabhi) et de la revue Kaizen, dédiée aux alternatives écologiques et sociales.
Poésie : une voix engagée
Cyril Dion publie régulièrement des recueils de poèmes, mêlant lyrisme et engagement. Parmi ses œuvres récentes :
2014 : Assis sur le fil (premier recueil).
2022 : À l’Orée du Danger.
2023 : La nuit est une page blanche (dialogue poétique avec les artistes G&K).
2024 : La route sans fin.
Il a également participé à des spectacles comme Résistances Poétiques, créé en 2019 avec le musicien Sébastien Hoog, qui mêle lecture de poèmes et musique. Ce spectacle a été joué à Paris (Maison de la Poésie, New Morning) et en Belgique, et reste en tournée en 2026.
Cinéma : des documentaires pour inspirer l’action
Cyril Dion est surtout connu pour ses documentaires, souvent coécrits ou coréalisés, qui allient enquête et espoir :
2015 : Demain (avec Mélanie Laurent), César du meilleur documentaire en 2016. Le film explore des solutions concrètes pour la transition écologique.
2022 : Animal, qui interroge notre rapport au vivant.
2022 : Un monde nouveau (diffusé sur Arte), une série en trois volets où il incarne le narrateur et propose un plan d’action face à l’urgence climatique.
Engagement et actualité récente
Il a été garant de la Convention Citoyenne pour le Climat (2020), une expérience qu’il a critiquée pour le manque de suivi politique.
En 2026, il continue de s’exprimer sur la nécessité de résistances poétiques et créatives face aux crises écologiques. Il intervient régulièrement en conférences, comme celle du 10 avril 2026 à Liège sur « Une image écologique ? La bataille des récits ».
Style et influences
Son travail repose sur :
L’écologie radicale : il dénonce les lobbies industriels et plaide pour une transition systémique.
La poésie comme outil de résistance : il défend l’idée que la beauté et la créativité sont des leviers pour agir.
Le récit comme vecteur de changement : ses films et livres visent à rendre tangible l’espoir, malgré l’effondrement annoncé.
(4) Comédie de science-fiction et un conte philosophique.
Date de sortie en France : 18 septembre 1996
Résumé : Une extraterrestre, Mila, originaire d’une planète utopique où les habitants vivent en harmonie avec la nature, décide de visiter la Terre. À ses yeux, notre planète est un monde arriéré, pollué et individualiste. Le film mêle humour, satire sociale et réflexion écologiste (fr.wikipedia.org)
Réception à sa sortie : Le film a été très critiqué par une partie de la presse et boudé par le public à sa sortie. Il n’a réalisé qu’environ 773 636 entrées en France (jpbox-office.com)
Postérité : Aujourd’hui, « La Belle Verte » est considéré comme un film culte, notamment pour son message écologiste et féministe, et il est régulièrement redécouvert sur les plateformes de streaming et en VOD (avoir-alire.com)(boutique.arte.tv)
(3) Tout simplement noir est une comédie française sortie le 8 juillet 2020 en France. Le film, co-écrit par Jean-Pascal Zadi et Kamel Guemra, met en scène Zadi dans le rôle de JP, un acteur raté qui tente d’organiser une grande marche de contestation noire à Paris pour dénoncer la sous-représentation des Noirs dans la société et les médias. Le ton est celui d’un faux documentaire, mêlant humour et autodérision pour aborder des thèmes sensibles comme l’identité, le communautarisme et les discriminations.
Le film a été distribué par Gaumont dans 500 salles, avec un budget d’environ 3,37 millions d’euros. Malgré la crise sanitaire liée à la Covid-19, il a réalisé 761 349 entrées en France, un succès notable pour une comédie à thème engagé. Jean-Pascal Zadi a remporté le César du meilleur espoir masculin et le César du meilleur premier film en 2021 pour ce projet. (Qwant)
(2) Présentation du livre
Titre : Politiser le bien-être
Auteure : Camille Teste, ancienne journaliste spécialisée en justice sociale, professeure de yoga et militante féministe.
Éditeur : Binge Audio Éditions.
Date de parution : 12 avril 2023.
Nombre de pages : 160.
Prix : Environ 15 €.
Public cible : Accessible dès 12 ans.
Thèse centrale Camille Teste y critique la manière dont le bien-être est souvent réduit à une logique néolibérale et individualiste, présentée comme une solution individuelle à des problèmes collectifs (ex. : coaching pour gérer le harcèlement au travail plutôt que de lutter contre les causes structurelles). Elle propose de repenser ces pratiques pour en faire des outils d’émancipation politique et collective, en les reliant aux luttes sociales et environnementales.
Points clés abordés
Le bien-être comme industrie mondiale (5 000 milliards de dollars de chiffre d’affaires, croissance de 7 à 10 % par an), souvent inaccessible ou normée (corps jeunes, blancs, valides, etc.).
La dépolitisation du mal-être : les pratiques de bien-être (yoga, méditation, coaching) sont souvent présentées comme neutres, alors qu’elles ignorent les contextes sociaux (ex. : douleurs liées à des conditions de travail précaires).
Des alternatives concrètes :
Des praticien·nes qui adaptent leurs approches à des publics marginalisés (corps gros, poilus, racisés, LGBTQI+, etc.).
Des mouvements comme Extinction Rebellion organisant des week-ends de ressourcement pour les militant·es.
Une réflexion sur la santé décoloniale et la lenteur comme actes politiques.
Message principal Prendre soin de soi peut être un acte politique, à condition de le faire en conscience et en lien avec les luttes collectives. L’autrice invite à détourner les injonctions néolibérales pour cultiver des pratiques de bien-être émancipatrices et inclusives.
Où le trouver ? Le livre est disponible en librairie (physique et en ligne) et en format numérique. Voici quelques liens utiles :
(1 En avril 2022, le collectif Ibiza — un groupe de militants écologistes, mélenchonistes et de gauche — a perturbé une conférence de presse de Marine Le Pen pour dénoncer sa proximité avec Vladimir Poutine. Lors de cet événement, une militante du collectif, Pauline Rapilly-Ferniot (conseillère municipale EELV à Boulogne-Billancourt), a brandi une pancarte en forme de cœur sur laquelle figurait une photo de Marine Le Pen serrant la main de Vladimir Poutine (sudouest.fr)
Cette action visait à rendre visible, selon les militants, la « complaisance » de Marine Le Pen envers le dirigeant russe, notamment en rappelant ses positions passées sur l’Ukraine et sa rencontre avec Poutine en 2017 (rtl.fr)
Un autre membre du collectif, infiltré sous une fausse identité de journaliste de Russia Today, a également posé une question ironique à Marine Le Pen, prétendant la transmettre de la part de Poutine (leparisien.fr)
Autoportrait avec un chapeau à plume est l'un des autoportraits les plus célèbres d'Élisabeth Louise Vigée Le Brun, réalisé alors qu'elle avait environ 27 ans.
Ce tableau est représentatif de son style, marqué par une grande maîtrise technique et une expression à la fois élégante et naturelle.
Vigée Le Brun était une portraitiste très en vue à la cour de France avant la Révolution, et ses autoportraits servaient souvent à affirmer son talent et son statut d'artiste.
Où voir l'œuvre ?
L'Autoportrait avec un chapeau à plume (1782) est conservé au Musée du Louvre, à Paris.
Il fait partie des collections permanentes et est régulièrement exposé dans les salles dédiées à l'art du XVIIIe siècle.
Style et technique
L'œuvre illustre l'influence des maîtres flamands et vénitiens, notamment dans le traitement de la lumière et des textures.
Vigée Le Brun y apparaît vêtue avec une élégance raffinée, typique de l'époque, et porte un chapeau orné de plumes, un accessoire à la mode dans les cercles aristocratiques. (Qwant)
Autoportrait - Self-Portrait – 1790
Élisabeth Louise Vigée Le Brun (1755–1842) est une peintre française célèbre pour ses portraits, notamment ceux de la reine Marie-Antoinette.
Son Autoportrait de 1790 est l'un de ses tableaux les plus emblématiques. Il la représente avec une expression sereine, un pinceau à la main, et un chapeau de paille, typique de son style élégant et naturaliste.
Ce tableau a été peint pendant son exil, après la Révolution française, alors qu'elle voyageait en Europe.
Où voir l'œuvre ?
L'autoportrait de 1790 est conservé au Musée du Louvre à Paris, dans le département des peintures.
Il est régulièrement exposé dans les salles dédiées à l'art du XVIIIe siècle. (Qwant)
Avec sa fille Jeanne-Lucie, dite Julie (3)
- Autoportrait avec sa fille Jeanne-Lucie - 1786
L’Autoportrait avec sa fille Jeanne-Lucie (ou Julie) est une huile sur toile de 105 × 84 cm, peinte en 1786 par Élisabeth Louise Vigée Le Brun. Ce tableau est emblématique de son style, mêlant intimité familiale et virtuosité technique, tout en s’inscrivant dans le mouvement rococo puis préromantique.
L’œuvre représente l’artiste en train de peindre, avec sa fille Jeanne-Lucie (née en 1780) sur ses genoux. La composition est centrée sur la relation mère-fille, avec une lumière douce qui met en valeur les visages et les mains, symboles de tendresse et de création. Vigée Le Brun se représente avec un sourire serein, vêtue d’une robe blanche et d’un chapeau à plumes, tandis que sa fille, habillée de rose, semble observer le spectateur avec curiosité.
Signification et réception
Allégorie de la maternité et de l’art : Le tableau est souvent interprété comme une allégorie de la maternité, mais aussi comme une métaphore de la transmission artistique. La présence de la palette et du pinceau dans les mains de Vigée Le Brun souligne son double rôle d’artiste et de mère.
Style et influences : L’œuvre reflète l’influence de Rubens (pour les couleurs chaudes et les textures) et de la peinture anglaise (pour la douceur des traits), tout en annonçant le romantisme par son émotion contenue.
Réception critique : À l’époque, le tableau est salué pour sa fraîcheur et son naturalisme, mais aussi critiqué par certains pour son manque de solennité, jugée trop "familière" pour une portraitiste de la cour de France.
Historique et localisation
1786 : Peint à Paris, peu avant le départ de Vigée Le Brun pour l’Italie (1787), en raison des tensions politiques liées à la Révolution française.
Propriétaire : Le tableau est aujourd’hui conservé au musée du Louvre à Paris, où il est exposé dans les salles dédiées à l’art du XVIIIe siècle.
Expositions notables :
Vigée Le Brun, femme peintre (Grand Palais, Paris, 2015-2016).
Technique : Peinture à l’huile sur toile, avec des glacis pour les effets de lumière et de transparence.
Couleurs dominantes : Blancs nacrés, roses pâles, verts mats et bruns chauds, typiques du style de Vigée Le Brun.
Détails marquants :
Le chapeau à plumes de Vigée Le Brun, inspiré de la mode de l’époque.
La robe de Jeanne-Lucie, rose pâle avec des rubans, reflétant l’élégance de l’enfance aristocratique.
Le fond neutre, qui met en valeur les personnages sans distraction.
Interprétations symboliques
La mère et l’artiste : Le tableau peut être lu comme une allégorie de la création artistique, où la fille représente l’innocence et l’avenir, tandis que Vigée Le Brun incarne la maîtrise technique et l’héritage culturel.
Un autoportrait "déguisé" : Contrairement à d’autres autoportraits de l’artiste (comme celui de 1782 où elle se représente en Pénélope), cette œuvre évite l’autoreprésentation solennelle pour privilégier une scène intime et universelle. (Qwant)
- Julie Le Brun se regardant dans un miroir – 1787
Julie Le Brun se regardant dans un miroir est un tableau réalisé par Élisabeth Louise Vigée Le Brun en 1787.
Il représente sa fille, Julie, alors âgée de 12 ans, en train de se regarder dans un miroir.
Ce tableau est souvent cité comme un exemple du style de Vigée Le Brun, marqué par la douceur des traits, l'élégance et une certaine intimité familiale.
Il est aujourd'hui conservé au musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg (Russie).
Style et symbolique
Le tableau illustre l'affection maternelle et la représentation de l'enfance, thèmes récurrents dans l'œuvre de Vigée Le Brun.
La lumière douce et les détails délicats renforcent l'atmosphère sereine et intime de la scène. (Qwant)
- The Artist and Her Daughter – L’autrice et sa fille – 1789
The Artist and Her Daughter (ou Portrait de l'artiste avec sa fille) est un tableau célèbre d’Elisabeth Louise Vigée Le Brun, réalisé en 1789.
Il représente l’artiste avec sa fille, Jeanne-Lucie-Louise, surnommée « Julie ».
Ce tableau est souvent interprété comme une allégorie de la maternité et de l’affection familiale, tout en servant de manifeste artistique pour Vigée Le Brun, qui était une portraitiste renommée à la cour de France avant la Révolution.
Signification et style
Le tableau est réalisé dans un style néoclassique, avec des influences rococo, typiques de l’époque.
Vigée Le Brun y exprime à la fois son talent de peintre et son attachement maternel, ce qui en fait une œuvre à la fois personnelle et représentative de son époque.
Le tableau est aujourd’hui conservé au Musée du Louvre à Paris.
Autres informations utiles
Elisabeth Louise Vigée Le Brun (1755–1842) est l’une des portraitistes les plus importantes du XVIIIe siècle, avec plus de 600 portraits à son actif.
Elle a fui la France pendant la Révolution et a voyagé à travers l’Europe, où elle a continué à peindre pour les cours royales.
Il est climato-sceptique. « ll n’est pas aisé de poser un diagnostic cohérent sur l’évolution des phénomènes climatologiques. Le réchauffement est-il la cause ou seulement l’une des causes ? Personne ne sait trop..» (p 16) Ndlr : si. Nous savons que ce sont les énergies fossiles qui sont le problème…(2)
Il est optimiste sur l’urbanisme en France et sur son état de conservation. Ndlr : 10 ans plus tard, il le pense toujours ? (p 87)
Il imagine qu’un jour, il n’y aura plus de mer. (p 104)
Il est contre les éoliennes mais pour les hydroliennes. Il en existe une à Ouessant, à 80 mètres sous l’eau. (p 124) (3)
Les navigateurs :
Florence Arthaud avait du panache, était gaie, avait une joie de vivre. (p 33)
Il y a 35 ans et 40 ans, il navigue sur un multicoque avec Alain Colas et Philippe Monnet, sans GPS, ni renseignements météo, à l’aventure ! (p 119). (3 a)
Il pense que l’imprévu ne se trouve qu’en mer. (p 120) Ndlr :?!
La Polynésie :
Il vit en Polynésie depuis 15 ans (donc, depuis 2001…) (p 64) (4)
Il y a du vin à Tahiti, sur 10 hectares à Rangiroa. (5)
Les oiseaux :
Aux Marquises, ils repèrent les vols d’oiseaux et pêchent sous eux. (p 65)
Les petits d’hirondelles retournent là où sont venus leurs parents. Est-ce une rumeur ? Ndlr : je ne crois pas. (p 71) (6)
Le martinet ne se pose pas pendant ses deux ou trois premières années. Il dort en volant. (p111)
La pleine lune ne l’empêche pas de dormir. (p 168) Ndlr : il a de la chance…
Du temps de Bougainville, on tolérait 15 à 20% de morts dans l‘équipage. Avec Bougainville, il y eut 7 morts sur 300 hommes. (p 65) (7)
Les paquebots de croisière sont des parcs d’attraction où on embarque, pour des vacances « isolées », 8000 personnes. (p 154) (8)
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(1) Olivier de Kersauson est né le 20 juillet 1944. En date du 7 août 2026, il a donc 82 ans. (Qwant)
(2) Il est connu pour ses positions critiques vis-à-vis des mouvements écologistes et certaines politiques environnementales. Plusieurs sources récentes et anciennes le décrivent comme un contempteur des discours alarmistes sur le climat, notamment en lien avec les actions des gouvernements français successifs (Chirac, Sarkozy, Hollande, Macron) qu’il accuse de servir des intérêts étrangers sous couvert de lutte contre le réchauffement climatique.
Il a notamment exprimé son scepticisme à l’égard des mesures écologiques perçues comme excessives ou inefficaces, et a critiqué ouvertement les écologistes, les qualifiant de « fâcheux » ou de porteurs de discours qu’il juge vides ou contraignants. Ses interventions publiques, comme ses vidéos ou ses prises de parole, reflètent cette posture, bien qu’il ne se définisse pas explicitement comme « climato-sceptique » dans les termes du débat scientifique contemporain. Il adopte plutôt une position de méfiance envers les solutions proposées et les motivations derrière les politiques climatiques, privilégiant une approche pragmatique et individuelle du bonheur et de la responsabilité. (Qwant)
(3) Localisation et caractéristiques
L’hydrolienne D10 est immergée à 55 mètres de profondeur (et non 80 mètres) dans le passage du Fromveur, à environ 2 km de l’île d’Ouessant.
Elle mesure 17 mètres de haut pour 20 mètres de long et de large, avec une hélice de 10 mètres de diamètre.
Sa puissance est de 250 kW, et elle produit depuis 2015 de l’électricité pour le réseau isolé de l’île.
Exploitation actuelle
Elle a été reprise en octobre 2024 par le groupe britannique Inyanga Marine Energy Group, qui prévoit de l’exploiter jusqu’en août 2028.
Depuis sa reprise, elle fonctionne de manière continue et alimente environ 15 % des besoins électriques d’Ouessant.
Projets futurs
Inyanga Marine Energy Group prévoit d’installer une nouvelle hydrolienne (Hydrowing) à Ouessant à l’été 2027, en mutualisant les opérations avec le relevage de la D10. (Qwant)
(3a) Olivier de Kersauson a été équipier puis second d'Éric Tabarly sur plusieurs Pen Duick (Pen Duick II, Pen Duick III et Pen Duick IV) entre 1966 et 1974. Il a notamment servi comme quartier-maître à bord du Pen Duick III pendant son service militaire dans la Marine nationale, à la demande d'Éric Tabarly, qu'il considère comme son « maître » en navigation. (Qwant)
(4) Olivier de Kersauson a effectivement quitté la France métropolitaine pour s'installer en Polynésie française. Cependant, il n'est pas présent en Polynésie depuis 2001, mais depuis 2009.
Il a acheté une propriété à Moorea en 2009 et y vit depuis cette date. (Qwant)
(5) En 2026, le Domaine de Rangiroa (ou "Vin de Tahiti") exploite 10 hectares de vignes et produit environ 50 000 bouteilles par an. Les cépages cultivés sont principalement le Carignan rouge, l'Italia et le Muscat du Ventoux, et les vins produits sont des blancs (secs ou moelleux) et des rosés.
Le domaine est situé à proximité du lagon et de l'océan, et bénéficie d'un climat tropical permettant deux vendanges par an. La vinification est réalisée sur place, mais la mise en bouteille a lieu à Tahiti. Une partie de la production est exportée vers la France métropolitaine et quelques pays européens, tandis que le reste est commercialisé localement, notamment dans les caves du domaine à Rangiroa et à Tahiti. (Qwant)
(6) Non, ce n'est pas une rumeur. C'est un comportement naturel et scientifiquement documenté chez les hirondelles.
Les hirondelles (et de nombreux oiseaux migrateurs) ont une forte tendance à revenir nicher au même endroit que celui où elles sont nées, souvent dans un rayon très proche de leur lieu de naissance. Ce phénomène s'appelle la philopatrie (du grec philo = aimer et patris = patrie).
Cela s'explique par :
Leur capacité à mémoriser des repères géographiques précis.
L'avantage évolutif de nicher dans un environnement déjà connu (meilleure survie des oisillons).
La fidélité au site de reproduction, qui peut se transmettre de génération en génération.
Ce comportement a été observé chez plusieurs espèces d'hirondelles, comme l'hirondelle rustique (Hirundo rustica) ou l'hirondelle de fenêtre (Delichon urbicum). (Qwant)
(7) Les expéditions maritimes longues, comme celles des explorateurs européens (ex. Bougainville), étaient extrêmement risquées en raison des maladies (scorbut, dysenterie), des naufrages, des combats ou des conditions de vie précaires.
Une mortalité de 15 à 20 % était effectivement tolérée, voire anticipée, pour les équipages sur des voyages de plusieurs années. Cela reflétait les limites médicales et logistiques de l'époque.
Avec Louis-Antoine de Bougainville (1729–1811), lors de son tour du monde (1766–1769) à bord de La Boudeuse et L'Étoile, 7 morts sur 300 hommes furent recensés. Ce taux (environ 2,3 %) est bien inférieur à la moyenne de l'époque, ce qui témoigne d'une expédition relativement bien organisée pour l'époque.
Sources :
Les archives de l'expédition de Bougainville confirment ce chiffre, souvent cité dans les récits historiques comme un exemple de gestion réussie des ressources humaines pour un voyage de cette envergure.
Les taux de mortalité élevés (15–20 %) étaient typiques des voyages plus longs ou moins préparés, comme ceux des conquistadors espagnols ou des premières expéditions vers les Antipodes. (Qwant)
(8)
1. Une expérience de vacances « isolée » et autonome
Autosuffisance : Les paquebots de croisière sont équipés deeverything, des restaurants aux salles de sport, en passant par des discothèques, des piscines, des cinémas, des casinos et même des parcs aquatiques. Certains navires, comme ceux de la classe Icon of the Seas (Royal Caribbean), peuvent accueillir jusqu’à 7 600 passagers et 2 350 membres d’équipage, créant une micro-société flottante.
Isolement géographique : Pendant la croisière, les passagers sont souvent coupés du monde extérieur, avec un accès limité à internet (souvent payant et lent) et une couverture médiatique réduite. Les escales sont généralement courtes (quelques heures), limitant les interactions avec les destinations locales.
Bulle sociale : L’ambiance à bord est conçue pour maintenir une atmosphère festive et contrôlée, avec des animations organisées par l’équipage (soirées à thème, jeux, spectacles).
2. Une capacité d’accueil massive
Jusqu’à 8 000 passagers : Les plus grands paquebots, comme le Symphony of the Seas (Royal Caribbean) ou le Wonder of the Seas, dépassent les 6 000 passagers et peuvent atteindre 8 000 personnes (passagers + équipage) pour les navires les plus récents. Par exemple :
Icon of the Seas (2024) : 7 600 passagers et 2 350 membres d’équipage.
Utopia of the Seas (2024) : 5 660 passagers et 2 130 membres d’équipage.
Densité comparable à une ville : Ces navires sont conçus pour maximiser l’espace habitable, avec des cabines parfois très petites (moins de 15 m²) mais des espaces communs vastes (restaurants, théâtres, etc.).
3. Un modèle économique basé sur l’enfermement et la consommation
Forfaits tout compris : Les croisières fonctionnent sur un modèle où tout est inclus (repas, boissons, animations), mais les excursions à terre ou les services premium (spa, restaurants spécialisés) sont souvent payants. Cela encourage les passagers à rester à bord.
Stratégies de vente : Les compagnies misent sur des techniques de marketing pour inciter à la consommation (forfaits « illimités », offres limitées dans le temps).
Contrôle de l’information : Les passagers sont souvent informés uniquement des activités organisées par la compagnie, limitant leur accès à des alternatives locales ou critiques.
4. Impact environnemental et social
Pollution massive :
Les paquebots émettent jusqu’à 4 fois plus d’oxyde de soufre (SOx) qu’une voiture diesel, en raison du fioul lourd utilisé (bunker fuel).
Un seul navire peut rejeter jusqu’à 10 000 tonnes de CO₂ par an, soit l’équivalent de 5 000 voitures.
Les eaux usées (eaux grises, eaux noires) sont souvent rejetées en mer, malgré les réglementations locales.
Problèmes sanitaires :
Les épidémies (gastro-entérites, COVID-19) se propagent rapidement en raison de la promiscuité et de la ventilation centralisée.
En 2020, la pandémie de COVID-19 a révélé la vulnérabilité des croisières, avec des navires transformés en « prisons flottantes » pendant des semaines.
Exploitation des équipages :
Les membres d’équipage (souvent originaires de pays pauvres) travaillent dans des conditions difficiles (horaires extensifs, salaires bas, isolement prolongé).
5. Critiques et controverses
Greenwashing : Les compagnies promettent des navires « écologiques » (comme les paquebots au GNL), mais ces solutions restent marginales et coûteuses. Par exemple, le MSC Euribia (2023) utilise du GNL, mais ne représente qu’une infime partie de la flotte mondiale.
Gentrification des destinations : Les escales de croisières transforment les ports en zones commerciales, excluant les locaux et perturbant les écosystèmes (ex. : Venise, Barcelone).
Accidents et négligences :
Naufrages (ex. Costa Concordia, 2012).
Incendies (ex. Grandeur of the Seas, 2024).
Pollution illégale (ex. Carnival Corporation, condamnée à plusieurs reprises pour rejet de déchets en mer).
6. Alternatives et évolutions récentes
Croisières « slow travel » : Certaines compagnies proposent des voyages plus longs et moins fréquentés (ex. Ponant, Silversea), avec des escales plus longues et un impact réduit.
Réglementations :
L’UE impose depuis 2025 des zones à faibles émissions (ZEZ) pour les paquebots dans certains ports (ex. Barcelone, Marseille).
La convention MARPOL limite les rejets de polluants, mais son application reste inégale.
Innovations technologiques :
Propulsion hybride ou électrique (ex. Hurtigruten, Sea Cloud Cruises).
Recyclage des eaux usées et traitement des déchets à bord.
Conclusion
Les paquebots de croisière sont bien des parcs d’attractions flottants, conçus pour offrir une expérience de vacances autonome, contrôlée et souvent isolée du monde extérieur. Cependant, ce modèle soulève des questions éthiques, environnementales et sociales majeures, poussant certains voyageurs à se tourner vers des alternatives plus durables. (Qwant)
Sur Anarrès, (2) une personne choisit son travail en fonction de son intérêt, de son talent, de sa force, et non de son sexe.
Sur Urras, (3) les hommes doivent s’abaisser pour rejoindre le niveau des femmes. (p 29)
Comment les femmes faisaient-elles pour dessiner quand on les considérait comme inférieures ? (p 32)
Pour quoi enseigne-t-on la haine ?
Un refus est un refus. Il s’écarte d’elle. (p 59)
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(1) Le Livre de Hain est un ensemble de romans et nouvelles de science-fiction explorant un univers où l’humanité, originaire de la planète Hain, a colonisé de nombreuses planètes. Après un déclin technologique, ces mondes se sont retrouvés isolés, chacun croyant être le seul porteur de l’humanité. L’Ekumen (ou Ligue de tous les mondes) est une organisation qui tente de recréer des liens entre ces civilisations dispersées, notamment grâce à un dispositif de communication instantanée appelé ansible.
Les récits, souvent centrés sur des anthropologues ou émissaires de l’Ekumen, abordent des thèmes comme :
La politique (ex. Les Dépossédés, une réflexion sur l’anarchisme et le capitalisme),
Le genre (ex. La Main gauche de la nuit, où les personnages sont androgynes),
L’écologie (ex. Le nom du monde est forêt),
La société et l’isolement.
Œuvres principales du cycle Les romans et nouvelles les plus connus incluent :
Le Monde de Rocannon (1966),
Planète d’exil (1966),
La Cité des illusions (1967),
La Main gauche de la nuit (1969),
Les Dépossédés (1974),
Le nom du monde est forêt (1972),
Le Dit d’Aka (2000),
L’Anniversaire du monde (2002, recueil de nouvelles).
Éditions récentes
Une intégrale en deux tomes est parue au Livre de Poche :
Tome 1 (sorti le 2 novembre 2023) : 5 romans, 4 nouvelles et des textes inédits en France. Prix : 29,90 €.
Tome 2 : 1 roman, une quinzaine de nouvelles et des introductions de l’autrice. Prix : 23,90 €. Cette édition est supervisée par Ursula K. Le Guin avant sa disparition et propose des traductions révisées.
Récompenses et reconnaissance Le cycle a été récompensé par :
3 prix Hugo,
2 prix Nebula,
2 prix Locus,
1 Grand Prix de l’Imaginaire.
À noter
L’ordre de lecture n’est pas chronologique : Ursula K. Le Guin a indiqué sur son site un ordre suggéré, mais l’univers est conçu pour être exploré librement.
Le cycle est considéré comme un chef-d’œuvre de la science-fiction, salué pour sa profondeur thématique et son écriture poétique. (Qwant)
(2) Les Dépossédés (publié en 1974 en version originale, traduit en français en 1975).
Dans cet univers, Anarrès est un monde aride et pauvre, peuplé de descendants de proscrits venus d’Urras, une planète voisine. Ces proscrits ont bâti une société anarchiste fondée sur la liberté absolue, la coopération et l’absence de propriété privée. Cependant, cette utopie est fragile : l’isolement et l’austérité menacent de scléroser la communauté, comme le montre le parcours du physicien Shevek, personnage principal du roman.
Le roman explore les contradictions de cette société, où la liberté individuelle se heurte aux contraintes collectives, et interroge la viabilité d’une utopie anarchiste. Anarrès incarne ainsi une réflexion politique et sociale majeure dans l’œuvre de Le Guin.
(3) Urras est une planète fictive créée par Ursula K. Le Guin dans son roman La Main gauche de la nuit (1969). Elle est divisée en deux grandes nations en conflit :
A-Io : une société capitaliste et patriarcale, inspirée des cultures occidentales.
Thu : une société collectiviste et autoritaire, inspirée des régimes communistes.
Urras est également le lieu où se déroule une partie de l'intrigue du roman, aux côtés de Gethen (ou Hiver), la planète glacée habitée par des êtres androgynes. Le roman explore des thèmes comme le genre, la politique et la dualité à travers ces deux mondes opposés.
Ce sont des souvenirs, des évocations écrits au masculin, ce qui perturbe au démarrage de la lecture.
L’âme de Musset est comparée à une rivière des Alpes, la Brenta, qui est fougueuse et charrie des roches, branches et pierres, comme Musset charrie des vierges, des anges et des amours. (p 22) Ilse hisse au niveau des dieux, pas des humains.
Le réveil est brutal, l’âme et la volonté déréglées, et en proie à une folie délirante. (p 25)
Elle endosse le beau rôle, celui d’une amante protectrice et soigneuse et guérisseuse. (p 26)
Milon de Croton est stoïque. (p 36) (1)
Canova, de Possagno était le fils d’un tailleur de pierres. Il connut la gloire du sculpteur. Il a eu la Princesse de Borghèse nue devant lui. (p 41) (2)
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(1) Milon de Crotone (ou Milon de Croton) est surtout connu comme un athlète et un lutteur de la Grèce antique, vainqueur à plusieurs reprises aux Jeux Olympiques et autres compétitions panhelléniques. Il n’existe aucune source historique fiable indiquant qu’il était stoïcien au sens philosophique du terme (c’est-à-dire adepte du stoïcisme, une école philosophique fondée bien après sa mort).
Le stoïcisme a été fondé par Zénon de Citium vers 300 av. J.-C., alors que Milon de Crotone vivait au VIᵉ siècle av. J.-C. (il est mort vers 500 av. J.-C.). Il est donc anachronique de lui attribuer cette appartenance philosophique. (Qwant)
(2) Nom officiel : Vénus Victrix (ou Pauline Borghèse en Vénus victorieuse).
Artiste : Antonio Canova (1757–1822).
Modèle : Pauline Bonaparte, princesse Borghèse (sœur de Napoléon).
Description : La sculpture représente Pauline Borghèse semi-nue, allongée sur un klinai (lit antique), tenant une pomme dans la main gauche (référence au Jugement de Pâris). Le buste est entièrement dénudé, tandis que le bas du corps est recouvert d’un drapé fluide. La pose, inspirée de la statuaire antique, a suscité un scandale à l’époque en raison de la nudité d’une personnalité de haut rang. La statue est en marbre, polie et cirée pour imiter la peau, et repose sur une base en bois laqué avec un mécanisme permettant de la faire pivoter.
Dates :
Commande : vers 1805.
Création : entre 1805 et 1808.
Expositions :
D’abord à Turin (palais Chiablese), puis à Gênes.
Depuis 1838, elle est exposée à la Galerie Borghèse à Rome, où elle se trouve toujours aujourd’hui.
Contexte du scandale : Pauline Borghèse a posé nue pour Canova, un choix délibéré pour choquer et affirmer sa beauté. La rumeur de sa nudité a alimenté les conversations en Europe, bien que la statue soit à l’origine destinée à un cercle privé.
Style : Œuvre majeure du néoclassicisme, mêlant idéalisation et naturalisme, avec une attention particulière aux courbes et à la lumière (conçue pour être vue à la chandelle).