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Auguste Renoir - 9 jeunes filles -

Publié le par bmasson-blogpolitique

Auguste Renoir

9 jeunes filles

- Portrait de jeune fille lisant

Date : 1886

La toile fait partie de la Collection Olivier Senn au MuMa. Elle a été donnée par Madame Veuve Robert Boyez née Masana‑Mas en 2004, dans la même filiation que les autres œuvres de Renoir acquises par le musée, notamment Tête d’enfant et pomme  (facebook.com)
Cette donation s’inscrit dans la tradition de Charles‑Auguste Marande (1936) et d’Hélène Senn‑Foulds (2004), qui a également donné cinq œuvres de Renoir appartenant à son grand‑père, Olivier Senn  (muma-lehavre.fr)

- Portrait de Nini Lopez – 1876

  • œuvre de la collection Olivier Senn, actuellement exposée au MuMa – Musée d’art moderne André Malraux à Le Havre  (muma-lehavre.fr)
  • Modèle : Nini Lopez, jeune Montmartroise surnommée « Nini‑Gueule‑de‑Raie », qui fut le modèle favori de Renoir entre 1875 et 1879  (muma-lehavre.fr)
  • Contexte artistique : l’œuvre illustre la recherche de Renoir sur les reflets changeants de la lumière, réalisée probablement près d’une fenêtre donnant sur le jardin de son atelier rue Cortot  (muma-lehavre.fr)
  • Technique particulière : la toile a été redressée verticalement à partir d’un paysage horizontal, ce qui laisse des traces de coups de pinceau épais sous‑jacents  (muma-lehavre.fr)« Le Portrait de Nini Lopez est peint en 1876, l’année où le peintre donne le meilleur de lui‑même dans d’éblouissantes compositions comme La Balançoire ou le Bal du moulin de la Galette »  (muma-lehavre.fr)

- Portrait de jeune fille

Date : 1879

  • La Fondation Bemberg a récemment organisé une exposition intitulée Chefs d’œuvre de la collection Bemberg à la Fondation de l’Hermitage, Lausanne, qui a mis en avant 132 peintures et dessins, dont ce pastel de Renoir.
  • L’exposition a été présentée du 5 mars 2021, et l’œuvre a été photographiée pour les supports de communication (Instagram, site web).
    Citation  (dessinoriginal.com) (instagram.com) (fykmag.com)

Provenance

  • L’œuvre fait partie de la collection privée de Georges Bemberg, qui a rassemblé des pièces majeures du XIXᵉ et XXᵉ siècle.
  • La Fondation Bemberg est actuellement en travaux de rénovation, mais les œuvres restent exposées dans l’hôtel d’Assézat.
    Citation  (deparlemonde.com) (fykmag.com)

- Jeune fille assise – 1909

Musée d’Orsay, Paris (inventaire RF 2018) (musee-orsay.fr)
Modèle : la jeune femme représentée est la modèle Hélène Bellon (connu du musée d’Orsay)

(collections.louvre.fr)

Cette peinture appartient à la dernière période créative de Renoir et illustre son intérêt pour la lumière et la couleur dans la représentation de figures féminines. (Qwant)

- Portrait de Julie Manet -1894

  • Lieu : Musée Marmottan‑Monet, Paris
  • Contexte : Ce portrait a été commandé par la famille Manet en 1887 et représente Julie Manet (née 1878, décédée 1966), fille de Berthe Morisot et nièce d’Édouard Manet. Renoir a travaillé sur la toile « par petits morceaux », ce qui diffère de sa méthode habituelle, et le résultat montre une surface très fine, presque émaillée, typique de son style tardif  (fr.wikipedia.org)

« Le portrait de Julie Manet constitue un magnifique exemple des recherches formelles de Renoir à cette époque, notamment pour l’aspect très fini, presque émaillé de la surface picturale »  (musee-orsay.fr)

  • Exposition : Le tableau a été présenté dans le cadre de l’exposition Julie Manet, la mémoire impressionniste au Musée Marmottan‑Monet (octobre 2021‑mars 2022)  (coupefileart.com)

« Pierre Auguste Renoir – Portrait de Julie Manet, 1894, huile sur toile, musée Marmottan‑Monet »  (coupefileart.com)

- Portrait de Mademoiselle Victorine de Bellio – 1892

  • Musée Marmottan‑Monet, Paris, où l’œuvre a été déposée en 1940 grâce à la donation de la famille de Victorine de Bellio  (marmottan.fr)

Contexte

  • Victorine de Bellio (née 1863 – 1957) était la fille unique de Georges de Bellio, un médecin et collectionneur d’impressionnisme.
  • Le portrait a été peint l’année du mariage de Victorine avec Eugène Donop de Monchy et est resté dans la famille avant d’être confié au musée  (marmottan.fr)

- Sur le rivage – 1883

Lieu représenté : Bien que le tableau porte le nom de Guernesey, la plage est probablement proche de Dieppe, sur la côte normande, selon les interprétations des sources  (fr.wikipedia.org)

Lieu : Metropolitan Museum of Art, New York (acquis en 1929, legs de Mme H.O. Havemeyer)

fr.wikipedia.org

Contexte de création

  • Inspiration italienne : Renoir a voyagé en Italie (1881‑1882) et a été profondément influencé par la Renaissance, notamment par Raphaël. Cette influence se manifeste dans la recherche d’une « période sèche » où contours et modélisation priment sur la technique impressionniste  (fr.wikipedia.org)
  • Séjour à Guernesey : À la fin de l’été 1883, l’artiste a passé environ un mois à Saint‑Pierre‑Port, capitale de Guernesey, où il a observé rochers, falaises et la baie du Moulin Huet. Il a réalisé quinze tableaux durant ce séjour, dont Au bord de la mer  (fr.wikipedia.org)
  • Modèle : Aline Charigot, petite amie de l’époque et future épouse (mariée en 1890). Elle est représentée assise dans un fauteuil en osier, regardant le spectateur  (artisangallery.fr)

- Gabrielle au jardin vers 1905

Lieu : Musée de l’Orangerie, Paris, France  (musee-orangerie.fr)

L’œuvre est une représentation de la jeune Gabrielle, l’une des modèles fréquentes de Renoir, dans un jardin.

Elle illustre le style post‑impressionniste de l’artiste, caractérisé par des couleurs vives et une lumière douce. (Qwant).

- Le parapluie – 1881-1886

Lieu actuel : Hugh Lane Municipal Gallery (Irlande) et National Gallery (Londres)  (wikiart.org)

Une rue parisienne animée, six personnages (trois femmes, deux enfants, un homme) occupent le premier plan, tandis qu’une foule derrière eux ferme presque la perspective du boulevard.

Le quart supérieur de l’image est dominé par une canopée d’au moins une douzaine de parapluies.

Les personnages de droite (mère et deux filles, femme de profil) sont peints de façon impressionniste, avec des touches rapides et des tons lumineux de bleu, vert et orange, tandis que ceux de gauche (jeune femme au panier, homme derrière elle) présentent des contours plus nets, reflétant l’influence d’Ingres et d’un style plus linéaire.

Les vêtements montrent une évolution de la mode, attestant de l’écart de quatre ans entre les deux parties du tableau.

« J’étais arrivé à la fin de l’impressionnisme… » – Renoir, à Ambroise Vollard  (cineclubdecaen.com)

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Publié dans art pictural

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Virginia Woolf - Madame Dalloway

Publié le par bmasson-blogpolitique

Madame Dalloway

Edition anglaise – 1925

Editions Librairie Générale Française – 1993

Vanessa Bell, sa soeur

Virginia Woolf - Portrait

Direction: Londres en 1920! Après la première guerre mondiale, Virginia Woolf nous décrit les préoccupations sur la santé mentale des Anglais-es. Les morts des Dardanelles en 1915 planent sur le monde des vivant-es (p 88). Les morts de 14-18 sont des pauvres diables fauchés tous ensemble et déjà oubliés. (p 136). La dépression est plus forte que la vie et peut mener au suicide. La mort est dans tous les esprits. C’est un hymne au suicide (p 210).

Elle passe des pensées d’une personne à une autre sans prévenir. Heureusement, des notes explicatives permettent de comprendre qui s’exprime.

55 pages décrivent ce qu’il se passe entre 10 heures et 11 heures, 12 pages pour 11h-11h 30 et 22 pages puis 25 pages pour un quart d’heure.

Virginia Woolf 

Née en 1882

Mrs Dalloway :

Virginia Woolf se demande si on peut garder son indépendance et le respect de soi tout en étant marié-e. (p 142).

Elle souffre de son manque d’éducation intellectuelle en pensée, en écriture, au piano, en géographie. Elle dit des sottises. (p 149). Les tableaux, les tapis ne remplacent pas ce manque. (p 144).

Mrs Dalloway est la plus cultivée parmi toutes ces femmes qui « se piquent d’art ». Deux hommes pensent qu’elle est « impersonnelle » en matière de musique. (p 199).

On subit les conséquences dues aux idées des autres. Ce n’était pas elle que l’on détestait, mais l’idée que l’on se faisait d’elle. (p 27).

Virginia Woolf

Née en 1882

Grande-Bretagne

Pionnière sur la narration d'après le fleuve des idées inconscientes.

La mort.

- Peter Walsh pense souvent à la mort. (p 69). Peter Walsh est inquiet face à un monument qui le fixe, rigide comme un cadavre. (p 69). Peter Walsh pense à la mort de l’âme. (p 83).

- Septimus imagine des femmes qui brûlent vives. (p 111). Il crie « Tue-toi ! Tue-toi ! » (p 112). Les morts étaient avec lui. Les roses sont mortes. (p 113). Septimus entend la voix des morts. (p 167). Il envoie des messages écrits aux morts.  Des morts chantent derrière des buissons de rhododendrons. (p 169). Septimus parle à un mort. (p 83). Puis il pense au suicide. « Maintenant, nous allons nous tuer. » (p 84).

Mrs Dalloway avait horreur de la mort. (p 174). Elle parle de la mort et de la survivance dans l’autre. (p 24). Si elle se réveille trop tôt, elle ressent de l’angoisse en se rappelant qu’il faut inévitablement mourir. (p 198). Mrs Dalloway entend le glas qui sonne et pense qu’elle n’est pas morte. (p 69). Sylvia, la sœur de Mrs Dalloway, meurt écrasée par un arbre. (p 96). Pendant la réception chez Mrs Dalloway, des hommes parlent du suicide d’un soldat qui a fait 14-18. Ils parlent de Septimus. (p 207). « Ce serait un bonheur de mourir maintenant », pense-t-elle. (p 208). Elle a choisi Richard comme époux car il l’a sauvée du suicide par immolation.

Elle n’est pas exempte des démons qu’elle cache et dont elle ne parle pas ouvertement. Entre deux crises, elle connaît des moments de bonheur.

- Une mère pense aux soldats tués. (p 76).

La faux de la mort passait sur la colline où était enterré un squelette. (p 101).

La folie.

- Elle nous invite à voyager dans la folie de Septimus. Il observe les arbres vivants. (p 38). Les oiseaux chantent en grec et connaissent son nom. (p 40). Il parle à voix haute, dehors. Il se prend pour le Seigneur. (p 41). Septimus voit des visages dans les fougères. Il entend des voix. (p 84). Dans un couloir, des visages et des  mains veulent happer Septimus. Ndlr : on pense à « Rosemary baby » de Polanski. (p 85). Est-ce qu’un « psy » peut vider une âme ? Ils rendent la vie intolérable…

- Madame Dalloway, qui a une fille, se voit toujours en vierge. (p 48). Mrs Dalloway voit des fantômes, dont une vieille femme qui éteint la lumière (p 210).

Richard Dalloway se dresse sur ses pattes arrières pour déclamer…(p 94)

La guerre est une bagarre d’écoliers avec de la poudre à canons. (p 116).

Vocabulaire :

Gynerium : (p 64). Gynerium est un genre de plantes monocotylédones appartenant à la famille Poaceae et à la sous‑famille Panicoideae.
Il s’agit d’une graminée vivace et ornementale qui forme d’énormes touffes (jusqu’à 2 m de diamètre) avec de longues feuilles retombantes et de grandes inflorescences soyeuses, souvent appelées « panache » ou « herbe des pampas » (fr.wikipedia.org)

  • Taxonomie : le genre est monospécifique depuis que les autres espèces ont été déplacées dans le genre Cortaderia ; la seule espèce acceptée est Gynerium sagittatum  (fr.wikipedia.org)
  • Synonymes : gynère, gynerion  (universalis.fr)
  • Utilisation : plante décorative très appréciée pour son aspect poétique et sa capacité à structurer les espaces extérieurs ou intérieurs (plumes séchées, bordures, etc.)  (gabiani.fr)

Gynerium est donc une graminée ornementale, vivace, caractérisée par ses touffes imposantes, ses feuilles retombantes et ses inflorescences soyeuses, souvent utilisée comme « herbe des pampas » dans les aménagements paysagers  (fr.wikipedia.org)

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Publié dans mes poésies

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Régine Deforges - L’enfant du 15 août - Mémoires

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Régine Deforges

L’enfant du 15 août

Mémoires

Editions Robert Laffont.

2013

 

Homosexuelle, elle a été durement punie à l’adolescence, en étant renvoyée du collège en 3e. Elle n’a pas poursuivi d’études. Son premier mariage est sans amour. Sa maison d’édition de livres érotiques la menée au bord du gouffre. Elle a failli être jetée en prison.

Elle était dépressive et a lutté avec ses petits poings pour tenter d’imposer sa liberté. Elle a souvent perdu. Jean-Jacques Pauvert (1) ne l’a pas épousée, ils avaient une fille ensemble. Il l’a déçue. Elle s’est plus amusée avec les femmes qu’avec les hommes. Elle s’est demandée pourquoi elle s’était infligée tous ces mauvais traitements pour des hommes qu’elle n’aimait pas. Elle a côtoyé le gratin parisien qui ne l’a pas aidée quand elle a connu des difficultés financières. C’était le « chacun pour soi ». Toute sa vie, elle a cherché à être acceptée et aimée (non sans mal…). (p 431). Elle a voulu fuir la médiocrité et l‘avenir qui lui était promis. (p 480). Elle rêvait de Paris. Elle y deviendra libraire, éditrice et écrivaine.

 

La lessive :

Les femmes se retrouvaient autour de la lessive pendant la bugée. (2) Elles méditaient et déliaient leur langue dans des éclats de rire. Elles faisaient la sieste après manger puis reprenaient le travail. (p 36).

La fin de la seconde guerre mondiale :

A la fin de la guerre, elle assiste au « spectacle des femmes rasées et tondues, avec une croix gammée noire sur la tête. Elle a eu honte et les femmes insultées et humiliées la poursuivent encore. (p 50).

Pendant l’épuration, les personnes étaient exécutées sans procès, d’autres jetées dans des puits. (p 51).

Beate Uhse, la reine de la pornographie allemande (usines, entrepôts), a été une fervente nazie. (p 240). (3)

L’homosexualité :

Amoureuse des femmes, homosexuelle, elle aime la conquête, seulement. (p 164).

Elle préfère les porte jarretelles, plus érotiques que les bas nylon. (p 234).

Elle participe à des partouzes dans les milieux bourgeois. (p 235).

L’édition :

En 1967, elle publie « Le con d’Irène » de Louis Aragon. Elle est convoquée à la police. Elle est menacée de lourdes amendes, inculpée pour outrages aux bonnes mœurs et condamnée. (p 228).

En 1969, elle crée « La Bibliothèque privée contemporaine » consacrée à  la littérature érotique. (p 232).

Dans « Les cahiers volés », elle a raconté son expérience terrifiante de la meute déchaînée contre elle. Elle avait écrit dans son journal intime son amour pour une fille. Sa sœur la trahira.  A quinze ans, elle va découvrir la douleur, la peur, les pleurs, la haine, les insultes, les moqueries. (p 337)

A la demande de Jean-Pierre Ramsay, elle écrit « La bicyclette bleue » qui est une version inspirée « d’Autant en emporte le vent ». (p 355). Au bout de cent pages, elle s’éloigne du roman américain de Margaret Mitchell. Elle laisse libre cours à son imagination. (p 357). Les trois tomes sont des succès et elle devient riche. Elle peut rembourser ses dettes. (p 388). Les descendants de Margaret Mitchell lui intentent un procès pour plagiat. Gaumont voulait faire un film, en 1988, de la « Bicyclette bleue ». (p 423). En 1991, elle gagne son procès en cassation. (p 425).

Quand les Editions Ramsay déposent le bilan, Denoël ne lui verse pas ses droits d’auteur sur « Noir tango ». Endettée, son mari la sauve. (p 426).

Jean-Jacques Pauvert :

Lassée, elle n‘aime plus Jean-Jacques Pauvert. (p 331). Il reconnaîtra leur fille, Camille, quand elle était adulte et mariée. Jalouse de sa mère, elle lui reproche de ne pas avoir été reconnue quand elle était enfant. (p 442).

Second mariage :

Elle épouse Pierre Wiazemsky (4) , petit-fils de Jeanne Mauriac, et fils de Claire Mauriac. (p 335). Son père, Yvan Wiazemsky, était officier de cavalerie et fait prisonnier du côté de Compiègne. (p 356). Le Prince Wiazemsky, lieutenant de l’armée russe, est fait prisonnier par les Allemands. Il leur servit d’interprète. En 1945, il réintègre l’armée française. Il rencontre Claire Mauriac, ambulancière, à Berlin. Ils se marient en 1946 à Paris. (p 381). Pierre a pour ancêtre Anne de Kiev. Son mari, Henri 1er, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant. (5) Anne de Kiev disait descendre de Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand. Certains rois de France ont porté le prénom de Philippe. (p 373). (6)

François Mitterrand :

On ne sait pas si elle a été la maîtresse de François Mitterrand. Elle est ambiguë et le suggère. Ils sont tous les deux place de la Bastille, le soir de son élection en 1981. Elle assiste ensuite à plusieurs repas. (p 344).

Le féminisme :

En 1968, la mésentente avec les féministes est consommée. Elle les trouve « naïves, idiotes et sans intérêt ». Elles la surnomment de « pornographe collabo ». (p 233).

Les artistes :

Au moulin d’Andé, François Truffaut, Louis Malle, Robert Enrico, Jean-Paul Rappeneau y sont séjourné. (p 324). (7)

Quand elle rencontre Georges Simenon, il lui raconte ses relations scabreuses avec sa domestique. (p 457).

Histoire :

Radegonde a fondé le monastère de Sainte-Croix de Poitiers pour y recevoir les filles de la noblesse qui y étudiaient le grec, le latin, l’hébreu, la médecine. (p 352).

Mathilde a offert la « Mora » à Guillaume le Conquérant. Le bateau a été construit à Barfleur.

La Mora signifie « L’Enchanteresse ». (p 372). (8)

Elle part en Argentine et travaille sur Eva Peron. Le couple a accueilli des nazis pourchassés par les Alliés après la guerre. (p 390).

Les cartes de Tarot proviennent de Chine, de Palestine. Quand Charles VI sombre dans la folie, on pense le distraire avec les cartes qui se sont répandues en Europe, dessinées par de grands artistes. L’Eglise les a interdites. (p 429).

Sous le trou des Halles à Paris, on trouvait l’emplacement du cimetière des Innocent-es. (p 326). (9)

L’Abbé Pierre :

Elle est invitée par l’Abbé Pierre et partage un repas insipide. En partant, il l’embrasse sur le coin des lèvres et elle n’a pas aimé ça. Elle lui écrit, à sa demande, des histoires mettant en scène des lesbiennes. (p 407).

Cuba :

Elle aime une chanteuse cubaine, Omara Portuondo. (10) (p 416). Puis Ketty Angel. (11) (p 418). Elle dévore les livres de Leonardo Padura Fuentes. (12) (p 438).

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(1) Contributions majeures

  • Réédition de Sade : premier éditeur à publier les œuvres complètes de Sade sous son propre nom, sortant le divin marquis de la clandestinité (fr.wikipedia.org)
  • Histoire d’O : roman érotique publié en 1954, dont l’auteur, Dominique Aury, ne révéla sa véritable identité qu’en 1994  (radiofrance.fr)
  • Collection Libertés : format poche (9 cm × 18 cm) avec couverture en papier kraft, illustrée par des graphistes comme Jacques Darche et Pierre Faucheux  (fr.wikipedia.org)
  • Bibliothèque internationale d’érotologie : série de publications d’œuvres érotiques et de littérature marginale.
  • Découverte d’auteurs : Albertine Sarrazin, Brigitte Lozerec'h, Hortense Dufour, Françoise Lefèvre, Michel Bernard, Jean Carrière, etc.  (universalis.fr)

Marié à plusieurs reprises, a été en couple avec l’écrivaine et éditrice Régine Deforges. (Qwant).

(2) La bugée désigne une grande lessive communautaire, surtout dans le sud de la France, où les femmes du village se réunissaient pour laver le linge de maison.
Cette pratique, d’origine provençale (bugado en provençal), se caractérisait par l’utilisation de cendres pour blanchir le linge avant l’invention du savon au XVIIᵉ siècle. Elle se déroulait généralement au printemps et à l’automne, et constituait un événement social important, ponctué de repas, de chants et de danses  (fr.wikipedia.org)

(3) Beate Uhse n’est pas attestée comme une fervente nazie.

  • Elle a volé pour la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale, ce qui la place dans une armée nazi‑contrôlée  (portrait-culture-justice.com), mais le fait d’être pilote ne constitue pas une preuve d’engagement idéologique.
  • Les sources ne mentionnent pas de participation active à la propagande, aux politiques raciales ou à d’autres activités nazies.
  • Au contraire, après la guerre, elle a rapidement lancé une entreprise de vente d’articles de contraception et d’érotisme, se concentrant sur la libération sexuelle plutôt que sur la politique nazie  (theguardian.com)

(4) Pierre Wiazemsky, connu sous le pseudonyme Wiaz, est un dessinateur de presse français né le 29 avril 1949 à Rome (Italie)  (gw.geneanet.org)
Il est issu d’une famille aristocratique russe : son père, Yvan Wiazemsky, est héritier du titre de prince Wiazemsky et de comte Levachov, tandis que sa mère, Claire Mauriac, est la fille de l’écrivain François Mauriac  (gw.geneanet.org)

Parcours artistique

  • Études : après des études secondaires à Janson‑de‑Sailly, il se forme au dessin publicitaire et pratique le pointillisme.
  • Premiers travaux : ses dessins apparaissent dans les magazines Pop Music et Best à partir de 1968, puis dans la presse musicale Rock & Folk  (larousse.fr)
  • Nouvel Observateur : il rejoint le Nouvel Observateur en 1972, où il bénéficie d’un espace réservé pour ses caricatures politiques. Ses œuvres ciblent la classe dirigeante, de François Mitterrand à Nicolas Sarkozy  (larousse.fr)
  • Collaborations : il travaille également pour La Croix, Libération, Rouge (hebdomadaire de la Ligue communiste révolutionnaire) et d’autres publications comme Sciences et Avenir ou Nouvelles Littéraires  (larousse.fr)
  • Illustrations : en 2010, il illustre des mots du Petit Larousse pour l’édition anniversaire  (larousse.fr)

(5) Henri Ier, roi de France, a été le tuteur de Guillaume le Conquérant.
Henri Ier a pris la tutelle de son neveu, Guillaume II de Normandie, après le départ de Robert le Magnifique pour la Terre Sainte en 1035  (fr.wikipedia.org)

Il l’a soutenu contre ses barons et l’a aidé à reprendre le contrôle de son duché, notamment lors de la bataille de Val‑ès‑Dunes en 1047  (chateauxmedievaux.com)

Ainsi, Henri Ier a joué un rôle de tuteur et de protecteur pour le futur duc de Normandie, Guillaume le Conquérant. (Qwant).

(6) Rois de France portant le prénom Philippe

Roi

Numéro

Début règne

Fin règne

Épithète

Philippe II

II

1180

1223

Auguste

Philippe III

III

1270

1285

le Hardi

Philippe IV

IV

1285

1314

le Bel

Philippe V

V

1316

1322

le Long

Philippe VI

VI

1328

1350

de Valois

Philippe I

I

1643

1661

le Long

(7) Les sources indiquent que le Moulin d’Andé a été un lieu de résidence et de tournage pour plusieurs figures majeures de la Nouvelle Vague française.

  • François Truffaut y a tourné des scènes de Les 400 coup et de Jules et Jim  (moulinande.e-monsite.com)
  • Louis Malle a également séjourné et y a travaillé sur ses projets cinématographiques  (moulinande.e-monsite.com)
  • Robert Enrico a passé du temps dans le moulin, notamment pour des tournages  (moulinande.e-monsite.com)
  • Jean‑Paul Rappeneau a été présent dans les années 1960, y écrivant et tournant  (moulinande.e-monsite.com)

Ces visites ont contribué à faire du Moulin d’Andé un repaire d’artistes et un lieu emblématique de la Nouvelle Vague. (Qwant).

(8) Dans certains contextes littéraires ou folkloriques, la Mora désigne une figure féminine surnommée « l’enchanteresse ». Cette appellation provient notamment de la mythologie ibérique et des légendes où la Mora est présentée comme une créature séductrice ou ensorcelante. (Qwant).

(9) Le cimetière des Innocents était situé sous l’actuelle zone des Halles à Paris (le « trou des Halles »). Il a été fermé et désaffecté au XVIIIᵉ siècle, puis les restes ont été transférés au cimetière du Père‑Lachaise.

(10) Elle est reconnue comme l’une des figures emblématiques de la musique cubaine, notamment grâce à son rôle de “Novia del feeling” et à sa participation au projet Buena Vista Social Club en 1996  (evene.lefigaro.fr)

Parcours musical

  • Débuts : elle a commencé à Radio Cadena Habana puis a intégré le cuarteto D'Aida en 1952, où elle a chanté aux côtés de sa sœur Haydée  (africultures.com)
  • Solo : en 1967, elle se lance dans une carrière solo qui l’amène à l’Olympia de Paris et au Carnegie Hall de New York  (africultures.com)
  • Albums : son premier album solo, Magia Negra, a été enregistré en 1959 pour le label cubain Velvet  (africultures.com)
  • Collaborations : elle a travaillé avec des musiciens tels que Julio Gutiérrez, Juanito Márquez, Chucho Valdés et Roberto Fonseca  (radiofrance.fr)
  • Performances internationales : elle a donné des concerts à Paris, Tokyo, New York, et a participé à des festivals en Espagne, au Mexique, en Finlande, et au Canada  (montunocubano.com)

Distinctions

  • Latin Grammy Awards : elle a reçu plusieurs prix, dont un Latin Grammy Award pour un album de musique tropicale contemporaine en 2009 et un autre en 2023, ainsi qu’un Latin Grammy Lifetime Achievement Award en 2019  (spectable.com
  • Nominations : elle a été nominée à plusieurs reprises pour des Grammy Awards  (spectable.com)

Vie personnelle

Sa mère provenait d’une famille espagnole et a épousé un joueur de baseball cubain noir. Omara a commencé à danser à l’âge de quinze ans au Tropicana, où elle a été repérée par la directrice de l’établissement  (evene.lefigaro.fr)

(11) Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(12)

Année

Titre (original)

Titre (français)

Distinctions

1991

Pasado perfecto

Passé parfait

Prix des Amériques insulaires 2002

1994

Vientos de cuaresma

Vents

1997

Máscaras

Prix Café Gijón 1995, Prix Hammet 1998

1998

Paisaje de otoño

Prix Hammet 1999

2000

La cola de la serpiente

2001

Adiós Hemingway

2005

La neblina del ayer

2013

Herejes

2018

La transparencia del tiempo

2022

Personas decentes

Autres romans : L’Homme qui aimait les chiens (2011), Hérétiques (2014), Poussière dans le vent (2021)  (booknode.com)

Vie et convictions

  • Reste à Cuba malgré la critique de son œuvre, affirmant que « ma littérature est complètement cubaine »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Considéré comme un écrivain qui « décrit la société cubaine sans se lancer dans le racolage »  (fr.m.wikipedia.org)
  • Son travail est souvent vu comme un moyen de contourner la censure tout en exposant les réalités sociales de l’île  (fr.m.wikipedia.org)

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Publié dans mes poésies

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Martin Sutter - Le cuisinier

Publié le par bmasson-blogpolitique

Martin Sutter

Le cuisinier

Christian Bourgeois Editeur

2010

 

L’action se passe pendant la crise des subprimes de 2008.

 

Notre cuisinier vient du Sri Lanka et vit et travaille en Suisse.

Maravan prépare des plats féminins. « Lady fingers-curry ». Curry de doigts de femme.

Il prépare un plat masculin, un churaa varai, un plat de requin. (p 56). (1)

Dalmanna a eu un infarctus. Le médecin lui interdit le tabac, l’alcool, le trop de nourriture. Au lieu de suivre ce régime, il essaie de lutter contre sa mauvaise conscience quand il désobéit, et il n’y parvient pas ! (p 149).

En 2009, l’Allemagne injecte 50 milliards d’euros, « hissant l’endettement de l’état à un niveau record ». (p 262). (2)

Les journalistes recopient les enquêtes et les révélations de leurs collègues. (p 264).

En Suisse, on peut épouser qui on veut. (p 273). Ndlr : non. Iels ont des préjugés, connaissent le racisme, les rapports sociaux, pèsent et soupèsent l’âge, le sexe, etc.

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  1. Je n’ai rien trouvé sur Internet.

(2) En janvier 2009, le gouvernement allemand a lancé son deuxième plan de relance d’une valeur de 50 milliards d’euros. Ce montant, équivalent à 1,8 % du PIB allemand, a été destiné à soutenir l’économie face à la crise financière mondiale et à stimuler la demande intérieure.
Le plan comprenait des dépenses importantes en infrastructures et des réductions d’impôts, ce qui a entraîné une forte hausse du déficit public et, par conséquent, une augmentation de l’endettement de l’État à un niveau record.

« Le plan, qui comprend des dépenses importantes en matière d’infrastructures et des réductions d’impôts, entraînera une forte hausse du déficit »  (webmanagercenter.com)
« D’un montant de 50 milliards d’euros (1,8 % du PIB allemand), le second paquet conjoncturel mis en place en janvier » (ifri.org)

Cette injection de capitaux publics a marqué l’une des réponses les plus importantes de l’Allemagne à la crise, illustrant la volonté de soutenir l’économie tout en respectant les contraintes budgétaires imposées par le frein à l’endettement. (Qwant).

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Jean-Pierre Coffe - Une vie de Coffe

Publié le par bmasson-blogpolitique

Jean-Pierre Coffe

Une vie de Coffe

Editions Stock – 2015

 

Sa mère a été tondue à la Libération. Coiffeuse, elle avait rasé les Allemands. Son mari état décédé pendant la guerre, elle avait repris son travail pour faire vivre sa famille. (p 22).

Il va chez les Frères des écoles chrétiennes de Nancy. (1) Après ses dix ans, il ne connaît pas encore le mot pédophile, mais il a déjà vu un curé qui tripote un mineur.

Quand il raconte que son voisin de lit a été agressé sexuellement, il est puni à genoux, cul nu, et prend une fessée au ceinturon. Il observe les allées et venues la nuit, avec le surveillant qui choisit sa proie. (p 30 et 32).

A la fin de son collège, l’amant de sa mère, un comte marié, se débarrasse de lui en l’envoyant pendant un an en Grande-Bretagne. Il se sent pris dans « une nasse, sans possibilité de résister ». (p 38).

Il entre au cours Simon avec Marie-José Nat et Sami Frey. (2) Il paie ses cours en travaillant dan la teinturerie de sa mère, à repasser des jupes plissées. (p 48).

Adulte, il travaille dans une maison d’éditions, chez Robert Laffont, le père de Patrice Laffont (« Des chiffres et des Lettres », plus tard), avec qui il travaille. (p 58). (3)

Vingt ans plus tard, il déplore que sa mère attende toujours son comte, seule, soumise, disponible. (p 67).

En 1975, il ouvre son premier restaurant, rue du Faubourg Saint-Honoré. (p 141).

Il reçoit toutes les vedettes du cinéma et de la télévision. Les paparazzis planquent devant son restaurant « La Ciboulette ». (p 174). (4)

Il fréquente la maison close, appelée aussi « maison de tolérance », chez Madame Carmen, rue Fontaine à Pigalle. (5)

Homosexuel sur le tard, la trentaine bien passée, il fantasme quand même sur le corps des femmes. (p 177).

Pendant le SIDA, les prostituées de Pigalle se savent condamnées à mort, sans l’utilisation des préservatifs. Si elles ont en charge un enfant, elles sont encore plus angoissées et impuissantes face à un maquereau qui exige du rendement. (p 217).

Il n’aime pas Michel Denizot sur Canal Plus. Ils ont travaillé ensemble pendant cinq ans. Il le trouve froid, sans générosité, cherchant à piéger les invité-es et les chroniqueurs et chroniqueuses. Il veut se mettre en valeur. (p 233).

Quand il réalise une chronique de quatre minutes liant humour et pédagogie, il bénéficie d’une équipe de dix personnes autour de lui. « On faisait de la télé comme du cinéma pro ». A Canal Plus, l’argent coule à flot. « Maintenant, on fait de la télé comme du cinéma amateur ». (p 237).

Raconter un mensonge lui demande un gros effort de mémoire. Dire la vérité peut le gêner, mais c’est momentané. (p 295).

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(1) Jean‑Pierre Coffe a été placé par sa mère dans un pensionnat à Nancy qui était tenu par les Frères des écoles chrétiennes. Cette information est mentionnée dans les biographies disponibles, notamment sur Wikipédia et la médiathèque de Nancy  (mediatek66.mediatheques.fr)

(2) Jean‑Pierre Coffe a intégré le Cours Simon aux côtés de Marie‑José Nat et Sami Frey.

Dans son parcours vers la comédie, Jean‑Pierre Coffe a quitté ses études sans certificat et a passé le concours d’entrée au Cours Simon. Il a été admis avec les mêmes condisciples : Marie‑José Nat et Sami Frey  (fr.wikipedia.org)
Pendant sa formation, il a reçu l’enseignement de Jean Chevrin.

« Voulant devenir comédien, il arrête sa scolarité sans même avoir le certificat d'études et s'inscrit au Cours Simon, passant le concours avec Marie‑José Nat et Sami Frey, et y reçoit l'enseignement de Jean Chevrin »  (fr.wikipedia.org).

(3) Robert Laffont était un éditeur et littéraire français né le 30 novembre 1916 à Marseille et décédé le 19 mai 2010 à l’âge de 93 ans  (challenges.fr)
Il a fondé les Éditions Robert Laffont en 1941, une maison d’édition qui a publié de nombreux best‑sellers et œuvres populaires, faisant de lui un « grand‑père de l’édition française »  (challenges.fr)

 

Vie familiale
  • Marié quatre fois ;
  • A eu cinq enfants, dont Patrice Laffont, Anne Carrière, Isabelle Laffont et Laurent  (challenges.fr)
  • Son fils Patrice Laffont a grandi entouré de livres et a souvent évoqué l’influence de son père dans sa carrière télévisuelle  (diverto.tv)

(4) Une troupe de paparazzis attendait devant le restaurant « La Ciboulette » après l’incident de 1979 où Jean‑Pierre Coffe a refusé de servir un hamburger au président américain Jimmy Carter  (tvmag.lefigaro.fr)

  • L’événement a eu lieu à la fin d’une conférence à Saint‑François en Guadeloupe, où Coffe, alors responsable de la restauration, a refusé la commande de Carter.
  • Suite à la sortie du président, une troupe de paparazzis les attendait à l’extérieur du restaurant, crépitant de flashs et d’explications, comme décrit dans le récit de l’anecdote. (Qwant).

(5) Le Carmen était un hôtel particulier du XIXᵉ siècle, construit en 1875, qui a servi de maison close de luxe avant de devenir aujourd’hui un bar‑club.

  • Localisation : 34 Rue Duperré, 9ᵉ arrondissement, à deux pas de la place Pigalle (la question mentionne « rue Fontaine », mais les sources indiquent la rue Duperré)  (lexpress.fr)
  • Fonction historique : Maison de tolérance, l’établissement accueillait des clients fortunés et des jeunes damoiseaux dans des salons privés, une cage dorée et des miroirs gigantesques  (parissecret.com)
  • Décor : Rococo, avec des boiseries, des plafonds hauts, des colonnades et des fauteuils en velours rouge, rappelant l’époque de la Belle Époque  (visitparisregion.com)
  • Transformation : Après la loi Marthe Richard de 1948 qui a fermé les maisons de plaisir, le bâtiment a été reconverti en club et bar à cocktails, tout en conservant les éléments décoratifs de son passé sulfureux  (timeout.fr)
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Jeanne Champion - Suzanne Valadon

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Jeanne Champion

Suzanne Valadon

Presses de la Renaissance

1984

 

Elle était petite avec ses 1 m 54. (p 52).

 

Son enfance :

Sa mère Madeleine va fuir une vie de domestique rassurante, après avoir mis au monde plusieurs enfants d’un mari devenu bagnard, avec sa dernière fille, Suzanne (= Marie-Clémentine, âgée de 5 ans), en 1870, en pleine guerre, pour aller vivre à Paris où elles vont connaître la misère.

La petite est livrée à elle-même, gardée par une concierge alcoolique qui se prostitue à Montmartre, pendant que la mère travaille.

Elle dessine depuis l’âge de 9 ans.

Après être allée à l’école des Bonnes Sœurs, elle enchaîne les petits métiers entre 12 et 15 ans. (p 39).

Elle perd son pucelage à 16 ans, avec Le Boissy (1) qui travaille dans une compagnie d’assurances. Le soir, il parade au Chat Noir. Il est aussi chansonnier. (p 52). Il finira sa vie comme un clochard en 1897 (p 56). Elle sort aussi avec Miguel Utrillo avec qui elle aura un enfant. Encore faut-il être certaine de connaître le père ! (p 57). Utrillo, espagnol, écrit des articles. Il deviendra architecte. (p 76)). (2)

Elle est mythomane et ment à longueur de journée pour pouvoir supporter la vie. (p 176).

 

Modèle.

Elle pose pour Puvis de Chavanne. Il peint « Le bois sacré aux arts et aux muses ». (p 62). (3)

Elle a posé pour Renoir dans « La natte », « La danse à la campagne ». (p 76 et 82). (4)

Marie gagne assez d’argent, en étant modèle, pour faire vivre sa mère qui peut arrêter de travailler et s’occuper de son fils.  (p 82).

Pour Zandomeneghi, de Venise, elle pose dans « Femme attablée dans un bistrot ». (p 88). (5)

C’est Henri de Toulouse-Lautrec qui la baptise Suzanne. (p 93). Il la peint dans « Gueule de bois ou la Buveuse ». (p 102). (6)

 

Suzanne, adulte :

Après Erik Satie, elle trouve un nouvel amant et un appartement plus grand. Elle dessine les filles nues de son entourage, dont sa nièce. (p 135). Elle expose à la Nationale. Ambroise Vollard publie ses gravures. Elle épouse Paul Mousis. (7) Elle peut peindre en toute tranquillité. (p 139).

Suzanne expose chez Berthe Weill, en 1910 ? (p 237). (8)  Berthe Weill a refusé Modigliani, après la guerre 14-18. (p 269).

André Utter bat Suzanne (9) et elle a souvent l’œil au bord noir. (p 294).

 

La rue Cortot.

Erik Satie vit rue Cortot au numéro 6. Renoir  a vécu au numéro 12. (p 126). Suzanne y vivra aussi. (10)

 

Maurice Utrillo :

Son fils Maurice Utrillo aimait les coups et n’a pas changé d’attitude tout au long de sa vie.

En 1896, Maurice est déjà alcoolique. Il a 13 ans. Il maltraite sa grand-mère Madeleine. (p 148).

Violent, bagarreur, à seize ans, il est rejeté par tout le monde. (p 154). A 17 ans, il ne parvient pas à contrôler sa violence. La folie et l’alcool ont fait sauter les barrières. (p 171).

Suzanne et son mari de l’époque sont totalement dépassés par le désespoir de Maurice. Ndlr : on ne sait pas soigner les troubles mentaux.

Exaspérée par son alcoolisme, Suzanne a la main lourde sur Maurice qui ne s’aime pas. Il commence à peindre. (p 220).

Maurice souhaite mourir et s’allonge devant un bus. Le conducteur de bus le bat ! (p 229).

Utrillo connaît des crises de delirium tremens et est surnommé « Litrillon » (p 238).

Les policiers le battent. (p 239).

D’après Francis Carco, il s’est réfugié dans la peinture. (p 241).

Il entre de son plein gré à Villejuif, en 1916. La douleur des autres interné-es lui donne envie de pleurer. (p 258).

Il vend bien ses tableaux. L’entourage malfaisant dans le quartier le sait et se fait payer en tableaux pour lui fournir l’alcool journalier. Il consomme entre 15 à 20 litres par jour. (p 265).

Suzanne est en plein désarroi. Que soigne-t-on ? L’homme ou son mal ? (p 265).

Le couple Suzanne Valadon et André Utter enferme Maurice et vend ses toiles. L’argent coule à flot. (p 277)

Utter est mégalo et se rêve en Pape. (p 284).

Maurice a obtenu la Légion d‘Honneur grâce à Francis Carco et Edouard Herriot. (p 307).

 

Erik Satie :

Il est refusé à l’Académie des beaux-Arts. L’Opéra refuse son ballet chrétien de Contamine de la Tour « Uspud ». (11) Il fonde l’église métropolitaine d’art de Jésus. Le quartier le surnomme « Le dérangé de la rue Cortot ». ( p 126).

Il écrit 300 lettres en six mois à Suzanne (= 2 par jours, Ndlr). (p 127). Au début Suzanne est séduite par son humour. Puis ses reproches incessants la lassent. (p 129). Lors d’une bagarre, il l’enferme dans un placard. (p 130).

Il joue du piano au Lapin Agile ou à l’auberge du Clou. (p 128). (12)

Après la guerre de 1914-1918, Erik Satie va jouer chez la princesse Murat « Trois morceaux en forme de poire ». (p 268). (13)

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(1) Le Boissy – chansonnier et admirateur de Suzanne Valadon.

Boissy était un chansonnier actif dans le quartier de Montmartre. Il est mentionné comme l’un des nombreux admirateurs de Suzanne Valadon dans les archives de la scène artistique de l’époque  (musees-occitanie.fr)

Bien qu’il ne soit pas décrit comme un collaborateur artistique direct, son rôle de chanteur et de figure de la vie bohème de Montmartre le place parmi les figures qui entouraient la muse et artiste Suzanne Valadon. (Qwant).

(2) Qui est Miquel Utrillo ?

Miquel Utrillo i Morlius (1862‑1934) était un ingénieur, peintre, décorateur et critique d’art espagnol d’origine catalane.

  • Il a écrit de nombreux articles pour des journaux comme La Vanguardia et Pèl & Ploma, où il agissait comme chroniqueur et critique d’art.
  • En plus de son activité artistique, il a exercé la profession d’architecte : plusieurs sources le désignent comme architecte ou homme de lettres, journaliste, peintre, architecte  (excerpts.numilog.com)
  • Son parcours scientifique (météorologie, astronomie) a également influencé son travail artistique, comme le montre l’article Miquel Utrillo, des arts aux astres  (hal.science)

(3) Au centre, dans une atmosphère crépusculaire, neuf muses (allégories de l’art) méditent, s’entretiennent ou volent dans la lumière du soir. Devant un fragment de portique antique se tiennent les trois figures de l’Architecture, de la Sculpture et de la Peinture, symbolisant le lieu intemporel et idéal de l’Art  (mba-lyon.fr)

  • À gauche, Vision antique évoque une Grèce primitive idéale.
  • À droite, Inspiration chrétienne représente l’activité créatrice de l’artiste dans un couvent italien à la fin du Moyen‑Âge ou au début de la Renaissance.
    Les allégories du Rhône et de la Saône encadrent l’entrée aux collections sur le palier  (lecurieuxdesarts.fr)

La participation de Valadon

  • À quinze ans, Suzanne Valadon a posé pour cette toile, alors qu’elle vivait encore à Paris.
  • Le portrait de Valadon apparaît dans le cadre de la composition, où elle est représentée comme l’une des muses.
  • Selon les sources, elle a devient la maîtresse de Puvis de Chavannes après cette séance de pose ; il l’a également fait poser pour d’autres œuvres, comme la Danse à la ville et la Danse à Bougival (1883)  (roussard.com)

« Toujours à quinze ans, elle pose pour le tableau de Puvis de Chavannes (à la Sorbonne) “le Bois Sacré” (1880‑1889), et devient sa maîtresse »  (roussard.com)

(4) Suzanne Valadon a effectivement posé comme modèle pour Renoir dans les œuvres « La Danse à la campagne » et « La Natte ».
Cette information est confirmée par le passage suivant du site Canalblog : « Vers 1880 à 1885, commence à poser comme modèle, notamment Puvis de Chavannes (le bois Sacré), Renoir (La Danse à la campagne ); la Natte ; diverses baigneuses » (impressionnistes.canalblog.com)

(5) Suzanne Valadon est la modèle de la peinture « Au café de la Nouvelle Athènes » (1885) de l’artiste Federico Zandomeneghi, né à Venise  (bridgemanimages.com)
Cette œuvre, parfois désignée sous le titre « Femme attablée dans un bistrot », représente Valadon assise à une table dans un café, capturant l’atmosphère parisienne de l’époque  (bridgemanimages.com)

(6) Le tableau représente une femme ivre assise à une table ronde, le visage tourné vers la droite, le bras gauche reposant sur la table. Un verre à moitié vide et une bouteille de vin vert sont visibles dans le coin inférieur droit. Sa chevelure est coiffée en chignon bas, et elle porte un haut léger de couleur claire  (harvardartmuseums.org)

Le style se caractérise par des coups de pinceau lâches et une palette de bleus et de violets atténués, créant une atmosphère brumeuse qui reflète l’état d’esprit de la modèle  (harvardartmuseums.org)

Le modèle – Suzanne Valadon

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon) était une ancienne trapézienne qui, après une chute à 15 ans, a commencé à travailler comme modèle à Montmartre. Elle a été la maîtresse de Toulouse‑Lautrec pendant deux ans et a posé pour plusieurs de ses œuvres, dont The Hangover  (en.wikipedia.org)

Sa présence dans ce tableau illustre la fascination de l’artiste pour la vie nocturne de Montmartre et l’alcoolisme féminin de l’époque  (en.wikipedia.org)

(7) Mariage de Suzanne Valadon avec Paul Mousis

Suzanne Valadon (née Marie‑Clémentine Valadon, 1865‑1938) a épousé Paul Mousis, un agent de change et ami d’Erik Satie, en 1896 à l’âge de 31 ans.
Le couple s’installa alors au 12 rue Cortot à Montmartre, où Valadon disposa d’un atelier et put se consacrer pleinement à la peinture.
Le mariage fut suivi d’un divorce (en 1909 – 1911 selon les sources) après lequel elle épousa André Utter.

« En 1896, à 31 ans, Valadon épouse Paul Mousis, ami d’Erik Satie. Le riche agent de change lui permet enfin de se consacrer entièrement à son art. »  (pandesmuses.fr)
« Deux ans plus tard, elle épouse Paul Mousis, un riche agent de change. Avec la mère et le fils de l’artiste, ils s’installent au 12, rue Cortot »  (artbasel.com)
« A partir de 1894, elle vit en ménage avec Paul Mousis, qui a des biens. Ils se marient le 5 août 1896. En 1898, ils déménagent au 12, rue Cortot »  (roussard.com)
« Elle devient la maîtresse de Paul Mousis, agent de change et ami d’Erik Satie, qu’elle épouse en 1896. Le couple s’installe alors au 12, rue Cortot »  (fr.wikipedia.org).

(8)   Le site du MBAM mentionne que Suzanne Valadon est l’un des artistes que Berthe Weill a promus, mais il ne précise pas de date d’exposition  (mbam.qc.ca)

  Un extrait du PDF « Suzanne Valadon. Une épopée moderne » indique qu’elle a exposé « pour la première fois » à la galerie de Berthe Weill, sans préciser l’année  (museunacional.cat).

(9) Malgré les disputes avec André Utter et les frasques de son fils, Suzanne Valadon y passe les années les plus productives de sa vie.

Après y avoir habité jusqu'en 1905 avec son premier mari, le banquier Paul Moussis, Suzanne Valadon retourne à l'atelier de la rue Cortot en 1912 et s'y installe avec son fils Maurice Utrillo et son compagnon, André Utter.

(Musée de Montmartre).

Voici comment définir le trio infernal formé par Suzanne Valadon (1865-1938), Maurice Utrillo (1883-1955) et André Utter (1886-1948). (Mr Expert).

(10) Erik Satie a bien résidé au 6 rue Cortot à Montmartre, où il a vécu dans son fameux « placard » entre 1890 et 1898  (fr.wikipedia.org)

Auguste Renoir a vécu et travaillé au 12 rue Cortot à Montmartre, Paris 18ᵉ, entre 1875 et 1876 (et jusqu’en 1877 selon certaines sources).

  • Le 12 rue Cortot a été son atelier où il a peint des œuvres majeures, notamment Le Bal du moulin de la Galette  (paris.visites.jpkmm.free.fr)
  • Le musée de Montmartre, situé à cette adresse, rend hommage à cette période en nommant ses jardins « Jardins Renoir »  (oh-oui.com)
  • D’autres références précisent que l’artiste y a séjourné pendant la même période  (museedemontmartre.fr), (beauxarts.com), (montmartre-addict.com).

12 rue Cortot

Maison du manoir de Rosimond (XVIᵉ siècle) qui abrite le Musée de Montmartre dédié à l’histoire et aux artistes de la butte  (fr.wikipedia.org)

 

6 rue Cortot

Domicile de Erik Satie (1890‑1898) et de Paul Paillette (vers 1891) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

8 rue Cortot

Résidence de Edmond Heuzé et David Laksine (1901) 

(fr.m.wikipedia.org)

 

(11) Uspud est une œuvre de ballet chrétien écrite en 1892 par Erik Satie (musique) et J. P. Contamine de Latour (livret). Elle se présente comme un monologue d’un seul personnage, Uspud, qui évolue à travers trois actes. L’œuvre a été conçue pour un harmonium (ou piano) et n’a jamais été jouée sur scène de son vivant, bien qu’une brochure ait été imprimée en 1893 et que Satie ait sollicité le Théâtre national de l’Opéra pour une éventuelle production  (eriksatie.fr)

Origine : Satie, grand admirateur de Flaubert, a composé Uspud quelques mois après sa séparation avec Péladan. L’œuvre est une parodie de La Tentation de saint Antoine de Flaubert, qui avait déjà inspiré plusieurs adaptations scéniques à Montmartre (Chat Noir, Auberge du Clou)  (journals.openedition.org)

Uspud est une pièce de ballet chrétien en trois actes, écrite en 1892 par Erik Satie et J. P. Contamine de Latour. Conçue comme une parodie de La Tentation de saint Antoine, elle n’a jamais été jouée de son vivant, bien qu’une brochure ait été publiée et qu’une tentative de production ait été faite auprès de l’Opéra. La musique, destinée à l’harmonium, a récemment été réinterprétée numériquement, confirmant l’intention originale de l’œuvre  (cambridge.org)

(12) Où Erik Satie jouait‑il au piano ?

Erik Satie était un second pianiste dans plusieurs cabarets montmartrois, mais le seul lieu où il est documenté comme jouant au piano est l’Auberge du Clou.

  • Dans la grande pièce du rez‑de‑chaussée de l’Auberge du Clou, un vieux piano « malgré ses notes déficientes » permettait à Satie d’improviser de courts récitals  (montmartre-secret.com)
  • Le même texte précise que Satie devient second pianiste à l’Auberge du Clou et y rencontre Claude Debussy  (totems.over-blog.org)
  • La liste des cabarets de Montmartre inclut également l’Auberge du Clou comme lieu où l’on peut y rencontrer Éric Satie  (marcel-legay.com)

En revanche, bien que Satie ait fréquenté le Lapin Agile, aucune source ne le décrit comme y jouant au piano  (eve-adam.over-blog.com)

Il y est mentionné comme un habitué, mais pas comme pianiste.

(13) Les Trois morceaux en forme de poire d’Erik Satie sont l’une de ses œuvres les plus emblématiques, et l’une des plus appréciées du grand public.

Plusieurs explications circulent concernant le choix de ce titre surprenant qui, comme souvent chez Satie, le servira et le desservira à la fois : la plus communément admise y voit une réaction de sale gosse à une remarque que lui aurait formulée Claude Debussy.

« Debussy lui conseille de soigner davantage la forme. Satie, tout en sachant fort bien ce que Debussy voulait dire, réplique : « Quelle forme, en forme de quoi ? » Et il intitule d’exquises musiques : Morceaux en forme de poire pour railler le souci de la forme, dont il connaissait néanmoins parfaitement la nécessité »[]. (Wikipedia).

  • Le seul passage qui évoque la princesse Murat est l’extrait de id 5 (Hélène Jourdan‑Morhange), où l’on indique qu’elle a joué dans les salons de la princesse Eudoxie Murat et de sa belle‑fille Violette Murat  (fr.wikipedia.org)
  • Aucun des autres extraits (id 1, 2, 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10) ne fait référence à un concert d’Erik Satie à la résidence de la princesse Murat.(Qwant).

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Elsa Triolet - Les amants d’Avignon

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Elsa Triolet

Les amants d’Avignon

Editions Gallimard

Chez Denoël en 1945

 

Elsa Triolet aurait songé à adopter un enfant espagnol réfugié au Perthuis en1939. (p 20). (1)

 

 

Elle en a de la chance, Juliette, de pouvoir dire non à son patron, ainsi qu’à son ancien ingénieur chef, sans se faire virer de son travail. (p 18).

Apparemment, ça ne s’est pas si bien passé que cela lors de son premier travail chez un avocat. (p 19). Juliette était amoureuse de lui. Il lui a fait connaître la honte et le mépris en amour. (p 32).

Les autres sont heureux à deux. Juliette, elle, est heureuse toute seule. (p 25).

Le gynécologue, un  brin macho, un résistant, la plaint. « Au lieu de coucher avec lui, elle doit risquer sa vie pour la Résistance ! »  Ce n’est pas normal pour lui. (p 55).

Pou Célestin, elle est le « courage et la féminité même ». (p 64).

Les femmes portaient la littérature clandestine, les ordres, les tracts, les informations sur les sabotages, sur les arrestations, sur les indicateurs, sur la délation, sur la Gestapo et ses ravages.

Les arrestations, la torture et la déportation sont des dangers pour les Résistant-es. (p 96).

Les femmes récupéraient un résistant à la gare. Elles réservent une chambre d’hôtel. Elles apprennent où se situent les issues de secours,  en cas de fuite. (p 98).

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(1) Adoption d’un enfant espagnol réfugié en 1939

Elsa Triolet a adopté un petit enfant espagnol d’un an en 1939, avant le déclenchement de la guerre.
Le récit indique que l’enfant, trouvé emmailloté dans un train en provenance d’Espagne, a été amené à Paris où Elsa l’a accueilli  (louisaragon-elsatriolet.fr)

Ainsi, la question de savoir si elle aurait songé à adopter est confirmée par les sources : elle a effectivement adopté l’enfant.

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Céline Raphaël - La démesure. Soumise à la violence d’un père.

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Céline Raphaël

La démesure.

Soumise à la violence d’un père.

Editions Max Milo

2012

 

Céline a survécu et a pu écrire un récit bouleversant. Merci Céline pour votre courage.

Elle subira l’extrême sévérité de son père. Il croyait que c’était une méthode d’apprentissage. C’est contre-productif. (p 21). Elle pense que son père ne l’aime plus et est capable de la tuer. C’est le début de la peur et de l’angoisse de mort.  (p 25).

Son texte est universel. Il concerne toutes les victimes, enfants ou adultes, de tous sexes. Son père a confondu autorité et autoritarisme.

D. Rousseau parle d’elle comme d’une « enfant esclave pour l’excellence ». (p 222).

Un-e enfant maltraité-e connaît des problèmes psychiques, une désillusion parentale, de l’absence d’espérance dans la solidarité humaine (p 235).

 

Elle est née en 1982 ou 83 ? (1)

 

La petite enfance :

A 2 ans, elle est curieuse de tout. Elle se demande si c’est de sa faute tout ce qui lui est arrivé. A-t-elle été trop pénible pour ses parents ? Elle culpabilise. (p 13)

Après l‘arrivée de sa petite sœur qui l’a chamboulée, elle pense qu’elle en a trop demandé à sa mère, qui fatiguée, la confie à son père. Il lui fait prendre ses premiers cours de piano à ses 3 ans. Un professeur a accepté cette tâche. (p 16).

 

L’apprentissage du piano.

En France, elle joue entre 3 et 4 heures de piano par jour. A l’âge de 4 ans et demi, en Allemagne, elle subit des punitions perverses de son père. Il a choisi une professeure qui pense comme lui sur les punitions comme la seule manière d’éducation. (p 21).

A 7 ans, la famille retourne en Auvergne. Un nouveau professeur de piano est engagé. Détestant le piano, elle a appris à rêver pendant qu’elle joue comme une automate. (p 39). Elle lisait tout en travaillant son piano (p 53).

A8 ans, elle gagne un prix national. Les autres participant-es ont seize ans ! (p 51). Son problème est qu’elle a été excellente. (p 53). Le père se cache pour écouter si elle joue toujours au piano quand il est « absent » et quitte la maison. (p 56).

Elle met un CD de musique à fond et s’autorise à jouer à la corde à sauter. (p 59).

Adulte, le seul morceau qui l’émeut est la « Première balade » de Chopin. (p 95).

 

Chopin - Ballade No.1 in G minor, Op.23 (Krystian Zimerman).

En seconde, elle s’entraîne plus de 45 heures par semaine. (p 109).

 

Le silence de Céline.

Elle se tait car elle a peur des représailles et pense qu’elle ne sera pas crue. (p 30).

Elle reste seule avec son secret. (p 55).

Aucun adulte ne l’aide. Elle se tourne vers la magie et les prières. (p 60).

Elle se tait. Elle a peur que l’on se moque d’elle : « Avec sa bonne situation sociale, de quoi se plaint-elle ? » (p 66). Pas de visite médiale à l’école.

 

Ses parents.

Son père :

Elle décrit son père comme un sauvage. (p 27). Son père domine et laisse un rôle de faible à sa femme. Elle n’a pas voix au chapitre. (p 30). Des années plus tard, il sera dans le déni de sa violence, en répétant « Je suis sévère, mais juste ! » (p 30).

Sa mère :

Sa mère étouffe à la maison. (p 28). Quand elle essaie de s’interposer entre Céline et son père, il la repousse brutalement et son mari s’enferme avec sa fille dans la « salle de jeu ». (p 49). Quand le père est absent, sa mère lui permet de jouer avec un ami de son âge et lui autorise ainsi un retour vers son âme d’enfant. (p 58).

Quand elle est enfermée, elle communique avec sa mère par des messages écrits glissés sous la porte. Sa sœur Marie sert de factrice. (p 69).

Sa soeur et sa mère cachent un peu de nourriture pour Céline. (p 70).

 

Les humiliations du père :

Elle reçoit des coups de ceinture sur les cuisses nues et est privée de nourriture. (p 23).

Il fait raser entièrement les cheveux de Céline, chez le coiffeur, pour la punir. (p 47).

Coups, de poings, coups avec sa savate, coups de ceinture. (p 59).

Elle est privée de sommeil. (p 60).

A chaque week-end, enfermée avec lui, elle pense à sa mort prochaine et probable. (p

65).

Elle n’a plus le droit aux WC. « Tu feras caca par terre ! »

Ses vêtements sont confisqués. Elle va au collège avec un jogging trop petit. Moqueries des collégien-nes. (p 67).

 

Au collège :

Elle est battue par les autres. Les problèmes des parents avec son père qui est directeur dans l’entreprise locale ressurgissent sur elle. (p 63).

Elle ne peut pas aller à la piscine ayant des hématomes. Les professeurs ne l’ont pas aidée. (p 64).

 

Au lycée :

Sa conseillère principale d’éducation l’accuse de « mythomanie ». Ses préjugés lui imposent de penser qu’une enfant placée doit avoir des problèmes scolaires…(p 191).

 

L’anorexie :

En troisième, elle cherche une échappatoire. Elle pense apitoyer son père en maigrissant. En seconde, elle pèse 38 kg. Personne ne s’inquiète ou ne l’aide.

Elle est entrée dans la pathologie mentale. (p 121).

Elle décide elle-même de mourir ou de vivre. Elle interdit ainsi à son père de le faire à sa place. (p 208).

En première, elle ne pèse plus que 31 kg.

 

Le corps médical :

Le père la frappe. Elle tombe du tabouret. Les médecins pensent qu’elle s’et fait elle-même son hématome pour attirer l’attention (syndrome de Münchhausen). (p 119). (2)

Elle sait que sa parole ne suffira pas contre celle de son père. Elle doit prouver les coups reçus. (p 121).

 

Le signalement à la police :

Rien ne s’est passé comme elle le souhaitait. Elle est placée au secret. Tout le monde a peur du père. (p 155).

Dans le foyer où elle est placée, les éducateurs et éducatrices pensent qu’elle invente. Elle est en 1ère S, avec un an d’avance. Céline leur reproche de ne servir que de gardien ou de gardienne, sans s’adapter aux besoins individuels des jeunes. (p 163).

 

Le procès :

Pendant le procès, elle a honte d’elle-même. Après le jugement, elle est soulagée d’être reconnue comme victime. Plus personne ne pourra le nier. (p 168).

Elle n’a plus peur de mourir. Elle pense à elle, à 14 ans, et ne veut plus revenir dans sa famille. (p 170).

Mais le père ne veut pas lâcher prise et exige un droit de visite. (p 191).

 

Retours vers sa famille :

Les week-ends, elle rentre en famille. Le père a abandonné le piano, mais s’oriente vers les mathématiques. Il recommence ses violences psychologiques et ses humiliations précédentes, sans les coups.

 

Les infanticides :

Ils sont acceptés par la société. Entre le 17e et le 19e siècle, 6 millions d’enfants sont mort-es pour réguler les naissances. Iels étaient donné-es à manger aux cochons ou abandonnés dans les bois. (p 227) (3)

 

L’autorité parentale :

Au 21e siècle, le droit absolu des parents n’est toujours pas remis en cause.

Les parents doivent s’adapter aux besoins des enfants, pas l’inverse. (p 228)

 

Le harcèlement :

Il concerne tout le monde, les enfants et les adultes.

Quand un enfant souffre psychologiquement, les adultes ont du mal à imaginer la maltraitance. Iels pensent que l’enfant s’oppose et se rebelle (Ndlr : gratuitement, sans raisons ?) (p 230).

 

Les enfants des Dieux maltraités dans la mythologie :

Héphaïstos et Harpocrate. ( 230 à 234).

 

Sandor Ferenczi, en 1932, a dénoncé les familles honorables et puritaines dans lesquelles les enfants étaient violé-es. (p 234). (4)

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(1) Céline Raphaël – informations disponibles

  • Profession : interne et médecin ; auteure de La Démesure – Soumise à la violence d’un père  (liberation.fr)
  • Thématique : lutte contre la maltraitance infantile, partage de son vécu personnel  (liberation.fr) (label-emmaus.co)
  • Âge mentionné : dans l’article de Libération de 2013, elle est décrite comme ayant 28 ans  (liberation.fr), ce qui indiquerait une naissance vers 1985.

(2) Syndrome de Münchhausen :

  • Définition : Trouble factice où la personne simule, exagère ou provoque délibérément des symptômes médicaux afin d’attirer l’attention et les soins médicaux.
  • Motivation : Recherche de rôle de « patient » et de la sympathie du personnel soignant, sans bénéfice matériel évident.
  • Caractéristiques
    • Historique médical souvent incohérent ou changeant.
    • Refus de subir des examens invasifs ou de quitter l’hôpital.
    • Connaissance médicale parfois élevée (utilisation de médicaments, procédures).
  • Diagnostic
    • Exclusion d’une maladie organique réelle.
    • Observation de comportements de simulation persistants.
    • Utilisation des critères du DSM‑5 ou de la CIM‑10 (trouble factice imposé à soi).
  • Prise en charge
    • Approche multidisciplinaire : psychiatre, médecin traitant, psychologue.
    • Thérapie cognitivo‑comportementale pour travailler sur les besoins affectifs sous‑jacents.
    • Suivi à long terme, souvent difficile en raison du refus de reconnaître le trouble. (Qwant).

(3) Infanticide entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle

  • Statut juridique
    L’infanticide était défini comme le meurtre d’un enfant nouveau‑né et était puni de la peine de mort, au même titre que le parricide ou l’empoisonnement  (journals.openedition.org)
    La loi visait à dissuader ce crime, même si les jurés pouvaient parfois faire preuve de clémence  (journals.openedition.org)
  • Répartition des auteurs
    Entre 1831 et 1900, 87 % des prévenus pour crimes contre l’enfant étaient des femmes  (journals.openedition.org)
    Dans la Haute‑Marne, 102 crimes contre l’enfant ont été jugés entre 1812 et 1900, la majorité se produisant dans les campagnes  (journals.openedition.org)
  • Nombre de cas
    Entre 1831 et 1880, environ 9 000 meurtres de nouveau‑nés ont été traités par les cours d’assises en France  (loirebeauce-encyclopedia.fr)
    Aucun des documents fournis ne mentionne une estimation de 6 millions d’enfants décédés pour infanticide entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle.
  • Acceptation sociale
    Les sources décrivent l’infanticide comme un crime grave, puni sévèrement, et montrent que la société ne l’acceptait pas.
    Les jurés, bien que parfois indulgents, étaient sensibles à la gravité du crime et à la possibilité de circonstances atténuantes  (loirebeauce-encyclopedia.fr)

À quoi ressemblait la vie des enfants dans les années 1800 ?

En l'absence de lois pour protéger les enfants, ces derniers n'avaient que peu de droits et étaient maltraités. Considérés comme la simple propriété de leurs parents, nombre d'entre eux étaient abandonnés, maltraités, voire achetés et vendus . Pensés être nés mauvais, les enfants devaient être corrigés, punis et transformés en bons citoyens. (Open chat).

Du XVIème siècle à nos jours, des dizaines de milliers de femmes ont été traduites en justice pour ce crime : au moins 1 500 (sans doute beaucoup plus) ont été condamnées et pendues entre le XVIème et le XVIIIème. (Plume d’histoire).

On connaît mal l'ampleur de l'infanticide - meurtre d'un enfant, souvent nouveau-né - au Moyen Âge -, les sources, difficilement accessibles, ayant été peu exploitées. (Historia).

(4) Sándor Ferenczi a effectivement dénoncé en 1932 que même les enfants issus de familles honorables et de tradition puritaine étaient souvent victimes de violences et de viols.
Cette affirmation apparaît dans son travail de 1932, où il souligne la fréquence des abus sexuels dans des milieux qui, à première vue, semblent protégés et moralement irréprochables  (eglise.catholique.fr)

« Même des enfants appartenant à des familles honorables et de tradition puritaine sont, plus souvent qu’on osait le penser, les victimes de violences et de viols »  (eglise.catholique.fr)

Cette citation montre que Ferenczi a remis en question l’idée que les abus sexuels étaient confinés aux familles « démodées » ou « déviantes », et qu’il a mis en lumière la présence de tels traumatismes même dans les milieux les plus respectables.

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Publié dans mes poésies

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Pierre-Auguste Renoir - 11 femmes

Publié le par bmasson-blogpolitique

Auguste Renoir

11 femmes

- Femme au puits

Provenance

  • Retrouvée en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.
  • Confiée à la garde des musées nationaux en 1951.
  • Attribuée au Musée du Louvre (galerie du Jeu de Paume) en 1951, puis transférée au Musée d’Orsay (Paris) de 1983 à 1989.
  • Déposée au Musée des Beaux‑Arts Jules‑Chéret à Nice en 1995.
  • Actuellement conservée à la Maison de Renoir, Domaine des Collettes, Cagnes‑sur‑Mer  (musee-orsay.fr)

- La loge

  • Représente un couple (une femme et un homme) dans une loge de théâtre.
  • La femme, vêtue d’une robe blanche à rayures noires, tient un bouquet de roses, tandis que l’homme, avec ses jumelles d’opéra, observe l’assistance.
  • Les modèles sont Edmond Renoir, frère cadet de l’artiste, et Nini Lopez (surnommée « tête de poisson »), première apparition de la jeune Montmartroise dans l’œuvre de Renoir  (fr.wikipedia.or

Exposition et réception

  • Exposée à la première exposition du groupe des impressionnistes à Paris en 1874  (courtauld.ac.uk
  • La toile a suscité des critiques partagées : certains louaient la technique et l’observation, d’autres critiquaient la représentation de la femme comme « victime de la mode »  (courtauld.ac.uk)

- Madame Colonna Romano

La peinture représente Gabrielle Colonna‑Romano (née Gabrielle Dreyfus, 1883‑1981), actrice de la Comédie‑Française et épouse de Pierre Renoir. Elle est assise, de trois‑quarts, vêtue d’une robe blanche fluide, coiffée et coiffée de façon élégante  (pop.culture.gouv.fr)

Provenance

  • L’œuvre a été retrouvée en Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et confiée à la garde des musées nationaux en 1950.
  • Elle a ensuite été attribuée au Musée du Louvre (1954‑1976), déposée au Musée Masséna, Nice (1976‑1989), puis transférée au Musée d’Orsay (1995) et enfin déposée à la maison de Renoir, Domaine des Collettes, Cagnes‑sur‑Mer  (musee-orsay.fr)

- Madame Stephen Pichon

L’œuvre est conservée au Musée d'Orsay à Paris, dans la collection du musée Renoir, mais n’est pas exposée en salle au moment de la dernière mise à jour  (musee-orsay.fr)

- Portrait de Madame Paul Bérard  - 1879

Auguste Renoir a réalisé ce portrait en 1879, représentant la femme de Paul Bérard. L’œuvre est conservée au Château‑Musée de Dieppe, où elle est exposée en permanence.

- Femme et anges

- La lecture du rôle

Dans cette petite peinture, Renoir capture un instant théâtral d’une femme en buste, légèrement de trois‑quarts vers la gauche, les mains jointes et le bras droit reposant sur son épaule. Le peintre utilise des couleurs profondes et contrastées : des bleus pour le vêtement et des roses pour les carnations, donnant à la figure féminine une présence marquante. L’œuvre, de taille réduite, appartient à la famille des miniatures et illustre la maîtrise de Renoir de la lumière et de la couleur typique de son époque impressionniste.

Lieu actuel : Musée des Beaux‑Arts de Reims, France.

- Femme se peignant – 1907 – 1908

Cette œuvre, représentant une femme se peignant, fait partie de la période tardive de Renoir, caractérisée par un style impressionniste plus mature. Elle est exposée au Musée d’Orsay et est cataloguée sous le numéro RF 2016.

- Grande laveuse accroupie  - 1917

  • La sculpture faisait partie d’un projet plus vaste, la « Grande laveuse » étant destinée à accompagner un « Forgeron » (un homme travaillant le feu). Elle illustre la dichotomie élémentaire entre l’eau et le feu  (pop.culture.gouv.fr)
  • Renoir, atteint de rhumatismes, dessinait et dirigeait la main de Guino pour réaliser cette œuvre monumentale, qui reste son chef‑d’œuvre sculptural  (christies.com)

La Grande laveuse accroupie est ainsi un exemple marquant de la transition de Renoir vers la sculpture, réalisé en collaboration avec Guino et conservé aujourd’hui au Musée d’Orsay.

 

- Femme à la lettre – 1890

La jeune femme est vue de trois‑quarts, assise, la tête reposant sur sa main droite, tenant une lettre dans la main gauche. Sa pose, plutôt figée, rappelle les figures de fantaisie du XVIIIᵉ siècle de Jean‑Honoré Fragonard ; pourtant, Renoir y insuffle une gaîté et une fraîcheur caractéristiques de son style. Les tons rouges de la jupe et des bretelles contrastent avec la blancheur du corsage et les nuances de bleu du tablier et du fond, un usage de couleur exceptionnel chez l’artiste.

La même modèle a été représentée dans d’autres œuvres de Renoir, notamment deux toiles debout avec un panier d’oranges pour le marchand Paul Durand‑Ruel, ainsi qu’une esquisse à la sanguine et une aquarelle. Une toile intitulée Jeune bretonne conserve également cette jeune fille. (Qwant)

- Misia Sert - 1904

Date de création : 1904 – l’année où Misia Sert (née Godebska, 1872‑1950) a fêté ses 32 ans et obtenu son divorce.

Renoir a réalisé plusieurs portraits de Misia Sert, estimés à sept ou huit versions. Chaque portrait nécessitait trois séances de trois jours par semaine pendant un mois, témoignant de l’engagement artistique de l’artiste envers la muse. Le portrait de 1904 est l’un des plus célèbres et illustre la glamour et la poise de la figure, tout en suggérant une certaine turmoil émotionnelle, car elle regarde directement le spectateur sans se concentrer pleinement sur lui.  (Nationalgallery.org.uk)

Misia Sert était surnommée la « Queen of Paris » par les journaux locaux et était une figure centrale du cercle artistique parisien de la fin du XIXe siècle. (Qwant).

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Publié dans art pictural

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Pierre-Auguste Renoir - Le bal au moulin de la Galette -

Publié le par bmasson-blogpolitique

Auguste Renoir          

Bal du Moulin de la Galette -1876

  • Réalisée depuis l’atelier de la rue Cortot, la toile capture l’atmosphère bohème de Montmartre et la convivialité des guinguettes de la Belle Époque  (france-memoire.fr)
  • Présentée à la troisième exposition des Impressionnistes en 1877, elle a rapidement été reconnue comme un chef‑d’œuvre du mouvement impressionniste  (france-memoire.fr)
  • Renoir y dépeint une foule animée : danseurs, buveurs, amis du peintre, illustrant la vie parisienne de l’époque. La composition se distingue par une diagonale qui sépare le premier plan (tables, conversations) du deuxième plan (danseurs) et du troisième plan (bâtiments et orchestre)  (fr.wikipedia.org)

Technique et esthétique

  • Le peintre utilise des touches de lumière et d’ombre pour reproduire les effets de la lumière naturelle traversant le feuillage, créant une ambiance bleutée et lumineuse  (fr.wikipedia.org)
  • Les couleurs pastel (bleu, rose, beige) confèrent légèreté et douceur à la scène, tandis que le flou est présent partout, la profondeur étant indiquée par la taille des personnages plutôt que par la netteté  (fr.wikipedia.org)
  • La toile illustre la capacité de Renoir à capturer le mouvement et l’émotion d’une foule en pleine effervescence, un élément qui a suscité à l’époque des critiques sur la dissolution des formes  (beauxarts.com)

 

Albert André – Renoir et son modèle. 1913

Albert André (1869‑1954) a réalisé en 1913 un portrait de Pierre‑Auguste Renoir.
Le modèle de cette œuvre est donc Renoir lui‑même, qu’il a représenté de face dans un tableau à l’huile sur toile.

  • Titre de l’œuvre : Portrait de Renoir (titre attribué).
  • Date de production : 1913.
  • Technique : huile sur toile.
  • Signature : Albert André 1913  (parismuseescollections.paris.fr)
  • Exposition : l’œuvre a été exposée au Musée du Château des Ducs de Wurtemberg en 2015, et se trouve actuellement au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, en dépôt au Musée Renoir de Cagnes‑sur‑Mer  (parismuseescollections.paris.fr)
  • Illustration : une image de ce portrait est disponible sur Wikimedia Commons, confirmant l’attribution à André et la présence de Renoir comme modèle  (commons.wikimedia.org)
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Publié dans art pictural

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