Des Américaines à Paris. Gérard Bonal.

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Des Américaines à Paris.

Gérard Bonal.

Editions Tallandier. 2017.

Gertrude Stein :

Elle « invente » Picasso et le duel entre Matisse et Picasso (p 10).

Elle explique le comportement de Caruso après le tremblement de terre à San Francisco. Il avait chanté Carmen la veille et se jura « qu’il ne remettrait plus jamais les pieds dans cette foutue ville » (p 252).

Le couple formé par Gertrude Stein et Alice Toklas correspondait aux clichés d’un couple hétérosexuel, avec chacune des protagonistes dans son rôle. Stein jouait l’homme du couple et Alice était reléguée dans le rôle de la femme passive (p 269).

Gertrude Stein fait dire à Alice qu’elle était « un génie » dans son autobiographie écrit par elle-même mais qu’elle signe Alice Toklas ( p 271).

 

La traversée Le Havre – New York :

Elle s’effectuait en quinze jours, en 1830, sur « Le Charlemagne » (p 13).

 

Deux femmes médecin :

Elizabeth Blackwell est la première femme médecin américaine, entre 1830 et 1860). La médecine était réservée aux hommes. En 1849, à l’âge de 28 ans, elle va à Paris pour poursuivre ses études (p 19). Elle étudie dans la maternité à Paris. Elle devient obstétricienne aux USA et y ouvre une école de médecine (p 20).

 

Augusta Klumpke s’inspire d’un modèle féminin, Madeleine Brès qui a été la première femme médecin française (p 51).

Madeleine Brès, médecin en 1842.

Elle entend les arguments masculins en 1875 : « Une femme médecin perd de sa féminité », « Une femme médecin ne s’élèvera jamais au rang des hommes ». Mais cela ne l’empêche pas de poursuivre ses études (p 52). En 1881, l’externat en France est ouvert aux femmes (p 53).

Paul Bert défend les études médicales pour les femmes. Il trouve que les hommes sont souvent sans motivations, et que les femmes leur sont supérieures et tous points (p 55). En 1886, Augusta devient la première Interne des Hôpitaux de Paris (p 56).

Sa sœur Dorothea participera à la création de la première carte du ciel. C’est l’entrée des femmes dans le monde de l’astronomie, en 1887 (p 57).

Avant de mourir, madame Plumke mère chantera le chant du Titanic, en 1924 (p 67).

 

Le naufrage du Titanic

  • 1912 –
  • Parles et musique de Joseph-Hormidas-Malo.

Quel est ce preux à l'arrogante allure,
Que rien ne semble arrêter en chemin ?
Où va-t-il donc, si fier en sa parure ?
Qu'il est vaillant ! Où sera-t-il demain ?
Des grandes mers , c'est le roi, le Titan,
Un monde vit et s'ébat en son flanc,
Fruit du génie ;
Mais on oublie
L'immensité, le fond de l'Océan

http://cahiersdelachanson.free.fr/textes%20de%20chanson/1912_Le_nauffrage_du_Titanic.htm

 

Mary Cassatt :

Ses parents l’emmènent à Paris quand elle a sept ans, en 1844, lors d’un voyage qui devait aider et améliorer la santé des enfants (p 26). Mais près la mort de son frère, c’est  le retour aux USA. En 1866, Marie revient en France pour étudier l’art. Mais la guerre de 1870-1871 se déclare et elle est obligée de revenir aux USA. Elle reviendra en France en 1871 (p 27).

 

La chasse à courre à Compiègne :

Madame Lillie Greenough Moulton doit apporter vingt robes, huit costumes de jour l’habit de toile verte pour la chasse, sept robes de bal, cinq robes pour le thé, pour une chasse à courre avec Napoléon III et Eugénie (p 34).

Boni de Castellane :

Il est marié avec Ann Gould, une richissime américaine (p 36). C’est l’alliance de la particule et de l’argent.

 

Georges Clémenceau ; brutal avec sa première femme :

Il épouse Mary Plummer qu’il délaisse dans un château en Vendée, loin de Paris où il mène grande vie.

La malheureuse tombe dans un piège. Accusée de l’avoir trompé avec un précepteur pour les enfants, elle est répudiée sans ménagement et terminera sa vie dans la misère, seule et abandonnée ( p 39).

Rosa Bonheur :

Elle a été élevée par un Saint-Simonien qui « ne maudissait pas la femme », tout au moins à ses débuts (p 59). Mais Prosper Enfantin va changer la donne et exclure les femmes (p 60).

Elisabeth de Gramont :

Elle a été l’amante de Miss Barney (p 85).

Miss Barney a tenu un salon littéraire entre 1910 et 1960. Elle a été digne du siècle des Lumière et du 19e siècle (p 234).

 Winnaretta Singer, Princesse Edmond de Polignac.

La comtesse de Polignac :

Elle a été la mécène la plus importante au 20e siècle dans le domaine musical (p 177). Lors de son premier mariage, elle rencontre Gabriel Fauré (p 161). Elle financera les voitures radios de Marie Curie, pendant la Première Guerre Mondiale (p 311). 

 

Don Quichotte par Manuel de Falla :

Il voulait reprendre le texte de Cervantès, dit par des marionnettes. Il souhaitait écrire un hymne à la gloire de la chevalerie, prononcé par Don Quijote (p 178).

 

Manuel de Falla - El Retablo de Maese Pedro (1923).
El Retablo de Maese Pedro (en français:
Les Tréteaux de Maître Pierre; en anglais: Master Peter's Puppet Show) est un petit opéra en un acte pour orchestre de chambre (y compris un clavecin) et trois chanteurs, avec marionnettes et personnages réels. Inspiré d'un épisode du Don Quichotte de Miguel de Cervantes (chapitres XXV et XXVI de la seconde partie du livre) et réalisé à la demande de la princesse de Polignac, il fut tout d'abord présenté en version de concert à Séville le 23 mars 1923, puis pour la première fois à Paris le 25 juin suivant. Dans l'épisode en question, le chevalier Don Quichotte assiste à un spectacle de marionnettes dirigé par Maître Pierre, qui raconte l'histoire de Don Gaïferos parti sauver sa promise Mélisendre retenue captive par le roi maure Marsilio (lors de la scène finale opposant les maures à Don Gaïferos, Don Quichotte, croyant voir dans les marionnettes de véritables guerriers, se précipite sur le théâtre l'épée à la main et dévaste tout, au grand dam de Maître Pierre qui, pleurant sur son sort, ramasse les débris de son théâtre).
 
Les « Gueules cassées » :
Anna Coleman Ladd créera des prothèses pour cacher les Méfaits de la terrible Première Guerre Mondiale dès 1917 (p 179).
 
Isadora Duncan :
Une exposition a été organisée au musée Bourdelle en 2010.
Isadora s’est inspirée des dessins des vases grecs ou des frises sculptées pour réaliser ses danses. Son art était la continuité de l’art du Parthénon.
 
(…) Le musée Bourdelle présente une ambitieuse exposition consacrée à Isadora Duncan, l'une des sources d'inspiration d'Antoine Bourdelle (1861-1929), ainsi qu'en témoigne l'abondance de dessins conservés au musée. Première manifestation d'importance dédiée à cette figure pionnière de la danse, elle porte sur les années qu'Isadora passa en France.

Publié dans mes poésies

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