Souvenirs d’un marchand de tableaux. Ambroise Vollard.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Souvenirs d’un marchand de tableaux.

Ambroise Vollard.

Editions Nouveau Monde – 2021

 

Pour lui, il ne peut expliquer comment s’effectue une bonne vente. Il pense à une loterie et à des forces souterraines qui interagissent (p 458).

Il considère que 1890 était une époque « bénie pour les collectionneurs ». Les tableaux s’achetaient une bouchée de pain et se revendaient avec un profit intéressant (p 35). Il a ainsi pu acquérir des tableaux de génies à bas prix (p 351). Un commissaire priseur a accepté que Vollard ne paie que trois cents francs sur les neuf cents demandés pour cinq tableaux de Cézanne (p 40).

 

Paul Cézanne :

Il prenait des fleurs en papier comme modèle pour ses tableaux, car elles ne fanaient pas (p 13). Cézanne critiquait la peinture de Vincent van Gogh en disant d’elle que c’était une peinture de fou (p 38). Edouard Manet voyait Cézanne en « mal embouché » (p 68).

Ambroise Vollard écrit son premier livre en 1914 : « Paul Cézanne ». Ce fut un succès.

Le père de Cézanne était réfractaire à l’art, tandis que sa mère a été son soutien dans sa vocation (p 336).

 

 

Edouard Manet :

Cézanne le voyait comme « un homme du monde » (p 68). Renoir pensait que le noir de Manet était « la reine des couleurs ». Degas pensait que Manet avait enfin abandonné « son jus de pruneau » (p 94).

 

Edgar Degas :

Il prenait des chevaux de bois pour modèle pour ses tableaux (p 44). Il asse ses vacances à Saint-Valéry-sur-Somme, chez les Braquaval (p 92). Il illustrera deux livres édités par Ambroise Vollard : « La Maison Tellier » de Maupassant et « les « Mimes des courtisanes » de Lucien (p 329).

 

Vincent van Gogh :

Ambroise Vollard donne son explication sur la coupe de l’oreille. « Après avoir passé l’après-midi chez les prostituées, il lut un passage de la Bible qui dit qu’il faut couper et jeter au eu un organe qui « est une occasion de scandale ».  Mais il ne la jeta pas au feu. Il la porta aux demoiselles vues l’après-midi.

Pour Renoir, l’art de van Gogh est supérieur à celui de Jean-François Millet (p 87).

 

Albert André :

Degas aimait ses fonds joliment nuancés (p 119).

 

Raoul Dufy :

On apprend qu’il a expérimenté plusieurs fois une maison close à Marseille, le « salon d’Aline », pour illustrer un livre (p 327).

 

M. de Camondo :

Ambroise Vollard décèle l’étranger « dans ses manières exagérément parisiennes ».

Dans son magasin, M. de Camondo introduit Sa Majesté Milan, ex-roi de Serbie, qui voulait tout savoir sur l’art nouveau et acheter des tableaux. S’ensuit toute une histoire autour de l’achat d’un tableau de Henry de Groux intitulé « Mort aux vaches » prenant pour cible les rois (p 135).

 

Marc Chagall :

Ambroise Vollard a aussi édité des livres, dont un « Les Fables «  de La Fontaine. Il demanda au peintre russe de l’illustrer car La Fontaine avait trouvé l’inspiration dans des sources orientales. Chagall était le mieux pour traduire ce « prestigieux Orient » (p 331).

 

Aristide Maillol :

C’est Ambroise Vollard qui lui propose de faire le premier bronze à partir d’une statue en bois réalisée par l’artiste (p 316). Maillol illustrer les « Folastries » de Ronsard. Il disait du livre « qu’on pouvait e mettre dans sa poche » (= l’ancêtre du Livre de Poche, NDLR) (p 332).

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Publié dans art pictural

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