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Mais n’te promène donc pas toute nue !

De Georges Feydeau augmentée de la saynète de Georges Courteline « La Peur des coups »

 

Avec Armelle.

 

 Le rôle qu’Armelle a endossé est déchaîné et plein de démesure. Armelle joue à un rythme endiablé, en rajoutant dans les intonations et les effets d’actrice, frôlant la caricature mais ne l’atteignant pas. Elle joue sur tous les registres : aguicheuse, capricieuse, autoritaire, volontaire, têtue, manipulatrice, naïve, inconstante et désarmante.

 

Parfois, elle défend le féminisme, parfois elle défend les préjugés sexistes.

 

Parfois, elle défend son mari mais elle le trahit aussi.

 

Parfois elle défend la politique (son mari est député vers 1910) et peut aussi se moquer des présidents qu’elle n’aime pas.

 

 

 

Sur scène, Armelle tempête, hurle, danse, trépigne, se pâme, remue du jupon, montre ses dessous, interpelle les hommes, joue sur les mots, défend son intérêt et ne lâche pas le morceau.

Elle virevolte, exulte, se transcende, séduit, saute, éructe et se questionne. Si, selon Feydeau, à cette époque, les femmes n’avaient aucun pouvoir dans la société, elles se rattrapaient au sein de la vie privée !

C’est un vaudeville très rythmé. Le metteur en scène s’est permis de rajouter quelques digressions actuelles qui ne manquent ni de piquant ni d’humour…

Armelle: "Mais n'te promène donc pas toute nue!"
Tag(s) : #Théâtre

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