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Avignon OFF: "L'héritage" au théâtre de la Rotonde.

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

L’héritage.

Ecrit et interprété par Laurent Eyraud-Chaume.

A partir d’un fait divers réel, Laurent Eyraud-Chaume nous conte une fable sympathique.

Joseph lègue son patrimoine à la commune de Villard si celle-ci instaure le communisme.

Notre auteur a imaginé la suite.

Que peut-il se passer dans les têtes des villageois ?

Un village peut-il instaurer à lui tout seul le communisme ?

Un conseil municipal peut-il accepter ou refuser ce type de proposition ?

 

Qu’entend-on par communisme au début du 21esiècle ? Une fête de solidarité ? Un échange de services ? La gratuité de la cantine et de la garderie pour les enfants ?

Quel rapport entretenir avec les autres institutions ?

Pourquoi le grand-père est-il devenu communiste et quelles ont été les conséquences de cet engagement politique sur sa vie de famille ?

 

Laurent Eyraud-Chaume apporte ses réponses et nous présente à lui seul dix personnages qui donnent chacun leur version et leur interprétation de ce cadeau qui les dérange….

PS : peu de décor, mais le plateau de la table est ROUGE !

Marie Odile Hillion

Rouen

Personne ne naît sans héritage. Le passé réside en soi. A moins de le trancher, ou de le faire amputer par opération chirurgicale, il vous suit jusqu’au jour de votre mort.

Laura Kasischke

« Esprit d’hiver ».

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Droits de successions (DMTG) : le temps d’une réforme est venu !

(…) Pour compléter le tour d’horizon de la planète héritage il convient de souligner trois autres caractéristiques de la période donnant clairement à voir que le patrimoine hérité est devenu le déterminant fondamental pour atteindre le haut de la distribution des niveaux de vie :

  • 1 % des héritiers peut désormais obtenir, par une simple vie de rentier, un niveau de vie supérieur à celui des 1 % des « travailleurs » les mieux rémunérés.
  • La corrélation intergénérationnelle du patrimoine est devenue très élevée. Elle est près de deux fois supérieure à la corrélation intergénérationnelle des revenus du travail.
  • 10 % des transmissions par successions et donations en ligne indirecte rapportent plus de 50 % des droits de mutation à titre gratuit (DMTG).
(…) Quelques propositions détaillées.

Outre le fait de tenir compte de la situation économique de l’héritier, il serait proposé qu’en ligne directe s’applique une exonération de 170 000 euros. On pourrait réduire à 80 000 euros pour les petits-enfants et neveux et à 30 000 euros pour les autres. Il serait aussi proposé de revoir la progressivité du barème des DMTG : de 5 % (à partir de 25 000 euros) à 60 % (au-dessus de 2,5 millions d’euros).

S’agissant de l’assurance-vie, il conviendrait effectivement de soumettre cette épargne au régime normal des DMTG avec une minoration des taux de 15 % pour les montants transmis par héritier inférieurs à 150 000 euros. Quant au démembrement de propriété, il ne serait peut-être pas totalement judicieux de supprimer purement et simplement ce dispositif mais d’en adapter l’application au montant des biens transmis. Enfin à propos de l’abattement Dutreil et de l’exonération des plus-values latentes, il serait proposé d’en finir purement et simplement avec ces dispositifs et de soumettre la transmission de ces biens au barème progressif de l’impôt sur les sociétés que nous proposons par ailleurs.

Jean-Marc Durand.

02 22

 

Publié dans Théâtre

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Shéda. IN d'Avignon.

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Shéda.

De et sur le texte de Dieudonné Niangouna.

Il vient du Congo. Si les auteurs créateurs de nouveauté prennent un risque, nous, spectateurs en prenons un aussi. Mais notre déception n’est rien à côté de la leur… Cette fois-ci, j’ai adoré me plonger dans cet univers ironique, cruel, poétique.

Ses acteurs se ruent sur scène avec de la facétie, du dynamisme, des revendications et parfois de l’outrage.

C’est un spectacle fleuve de 4h50 qui parle de toutes les préoccupations de l’auteur. C’est rythmé par la musique, la danse, les poésies. Et l’eau, et la boue, et les bombes à eau…

C’est une suite de textes sur tous les sujets. L’Afrique est revisitée par Dieudonné Niangouna, mais pas seulement. Il épingle toutes nos obsessions de consommateurs européens aussi. Il nous parle de sexe, de femmes, de religion, d’argent (50€ par mois versés par chacun de nous retirerait un enfant africain de la malnutrition), de pouvoir, de héros (Castro….le Che…), de pays émergeants, sous-développés, de Mandela (pourquoi a-t-on mis si longtemps à le libérer ?).

Shéda. IN d'Avignon.


« Soyez réalistes, demandez l’impossible. »
Che Guevarra

 

Telles les traditions africaines, il use des contes, des rires, des bagarres pour nous raconter sa vision du monde. Sa piscine de spectacle est un lieu incontournable et inénarrable… Les acteurs africains donnent une note d’exotisme (est-ce le bon mot ? dépaysement, peut-être ?) avec leurs intonations, leur gestuelle.

C’est de l’Afrique moderne sous nos yeux. C’est un mélange de civilisations. Tout-à-coup ! Une musique de dessins animés d’enfants : » Force Rouge te défendra ! » Je ne sais pas quel âge a l’auteur, mais je lui donnerais un peu plus de trente ans.

Voici quelques phrases retenues et dites pendant le spectacle :

« J’aime mes ennemis et j’aime que mon amour pour eux puisse les adoucir. »

« La tragédie explique comment se comporte le monde. »

« Pourquoi l’homme meurt-il ? »

« Trop souffrir fait ch… »

« Vous croyez que le pardon est innocent ? »

« J’aime l’incompréhension du monde. »

« Les peurs sont créées par la défiance. »

« Vous n’avez aucune connaissance de la vie si vous ne connaissez pas la mort. »

« Je vais à l’imprimerie et j’incite les livres à envahir le monde. »

« Depuis que ma mère est morte, je suis devenue ma mère. »

« Je donne la sentence. »

Si vous le pouvez, allez-y. Ca foisonne de vie !

 

 

 

 

 

 

 

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Par les villages. Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

Avignon Par les villages 07 13 copie

 

Par les villages. IN 07 2013.

De Stanislas Nordey, artiste associé sur un texte de Peter Handke.

Je n’aime pas lire une pièce de théâtre. Le théâtre, c’est fait pour être vu, entendu, écouté, regardé.

Mais je n’aime non plus le théâtre qui raconte un livre, avec des descriptions à n’en plus finir, des monologues de trente minutes.

La présence de Jeanne Balibar, en amie du héros, ne sauve pas le spectacle.

Emmanuelle Béart*, en sœur du héros, apporte un sentiment réel de colère. Son frère va lui mettre des bâtons dans les roues pour réaliser son rêve d’acquérir sa boutique. C’est lui le frère aîné, celui qui dispose de l’autorité après le décès des parents. Il peut user à sa guise des fonds en héritage.

Mais, c’était assommant, et je suis partie avant ! J'ai tenu plus de deux heures sur les quatre prévues..

Avignon par les villages cour d'honneur 07 13 copie

 

PS: j'ai demandé à des spectateurs qui ont assisté à la fin du spectacle si Hans aidait financièrement son frère et sa soeur.  Réponse positive: il n'était pas si antipathique que ça!

Par les villages. Avignon IN

*

Emmanuelle Béart 

Tag 

Reims

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Festival d'Avignon IN: Re - Walden.

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Re - Walden.

Mise en scène de Jean-François Peyret, d’après un texte de Henry David Thoreau.

Les trois magnifiques et jeunes acteurs nous emportent dans la construction/déconstruction du texte.

Walden, c’est un lac dans le Massachussetts. L’auteur y a passé deux années et deux mois, en vivant des travaux de ses mains, et en ayant construit une cabane.

L’œuvre est datée de 1854, mais est étonnamment moderne.

La mise en scène mixe les voix des acteurs en live, l’enregistrement de leurs voix, la musique jouée aux deux pianos, l’enregistrement des musiques, la diffusion d’images du lac et de l’eau sur les parois de la salle et la vision d’une partie des textes projetée sur les murs.

 

 

Tout est extrêmement bien imbriqué l’un dans l’autre. On se laisse flotter dans le texte qui nous parle de notre corps, de notre âme, de nos besoins, de notre alimentation, de nos relations entre nous et avec la nature, et de notre devenir.

C’est une  qualité de texte et de réalisation parfaitement maîtrisés.

Ce spectacle est absolument à voir et à revoir…

Juillet 2013.

 

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Villeneuve les Avignon Chrysalide 07 13 copie

 

 

 

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Les Batteurs de Pavés à Charleval (13), les 8 et 9 mai 2013.

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La compagnie suisse Les Batteurs de Pavés doit sa notoriété à son talent à réinterpréter des textes classiques version théâtre de rue. Après leur fameuse interprétation de Cyrano de Bergerac de Rostand, comment ne pas avoir envie de s’attaquer au chef d’oeuvre du roman de cape et d’épée Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas.

C’est le défi qu’ils se sont lancés avec, comme première étape Charleval ! Deux façons d’aborder cette aventure : suivre l’ensemble des deux représentations d’une durée de 3 heures chacune, ou bien aller et venir à votre rythme

 

. Vous pourrez flâner entre les chapitres tout en prenant le temps de vous restaurer à la taverne des mousquetaires où vous risquez certainement de croiser d’Artagnan, Athos, Porthos et Aramis.

Les batteurs de pavés.

Les trois mousquetaires.

Comment résumer ce spectacle fleuve de deux fois trois heures ?

Le village de Charleval s’est transformé en Paris et le minuscule canal d’eau profond de 10 cm qui traverse le village s’est mû en la Seine ou la Manche (The Channel, dans le texte…) selon les besoins et l’intrigue.

Il ne faut pas hésiter à s’asseoir par terre pour pouvoir partager ce spectacle et le savourer. Muni de bonnes chaussures, nous avons parcouru durant ces deux jours le village en long et en large : là, le château, là-bas la mairie et ses escaliers, plus loin, une maison ouverte…

L’histoire pullule d’anecdotes et de personnages. Les acteurs en jouent plusieurs. Le récit s’attache aux principaux mousquetaires, à la reine Anne d’Autriche et au roi Louis XIII ainsi qu’au cardinal de Richelieu

 

Elle suit le déroulé de l’histoire créée par Alexandre Dumas(sss). Les points forts sont la formation de d’Artagnan, l’arrivée de Buckingham qui fera chavirer le cœur de la reine et l’affaire des férets.

Les gags font des clins d’œil à Jérôme Savary, parfois aux Monty Python ou bien encore à Mel Brooks. Il y a des jeux de mots, du décalage historique, des effets visuels, des digressions (on nous parle d’oxymores, de la nature du roman..), des analyses historiques sur le rôle de la cour, la position du clergé…, des batailles de mousquetaires. C’est varié, dense. Le public se laisse porter et attend avec impatience les trouvailles dans chaque scène.

Monty Python.

Sacré Graal.

« - Mon bon et brave Concorde, tu ne péris point en vain !

- Je ne suis pas encore tout à fait mort, mon sire. »

 

 

 

 

Charleval 05 13 copie

 

 

 

 

 

Les acteurs s’en donnent à cœur joie et font partager cette bonne humeur ! Le temps a passé bien vite et la pluie a attendu la fin du spectacle pour tomber…

 

 

les batteurs de rue 05 13 copie

 

les batteurs de rue 1 05 13 copie

 

les batteurs de rue 2 05 13 copie

 

les batteurs de rue 3 05 13 copie

 

 

 

les batteurs de rue 5 05 13 copie

 

les batteurs de rue 6 05 13 copie

 

les batteurs de rue 8 05 13 copie

 

 


 

 

Attention! Cette scène peut heurter le caractère sensible des jeunes spectateurs:

 

Les batteurs de pavé scène de torture 05 13 copie

Et pour terminer, un grand merci au metteur en scène! Il a été bien contesté par ses acteurs qui ont parfois mis en doute son autorité. Mais, la plupart du temps, ses acteurs l'ont bien écouté et suivi. Ouf pour le spectacle...

 

Les batteurs de pavés Le metteur en scène 05 13 copie

 

Mais celles qui auront eu  et entendu le dernier mot sont ces spectatrices qui se sont nichées partout, même au sommet des arbres,pour ne pas en perdre une miette, au péril de leur vie:

 

Les batteurs de pavés Les spectateurs se nichent partout 0

 

Alexandre Dumas

Alexandre Dumas

Alexandre Dumas fils.

Pauvre fille ! On m’a dit qu’à votre heure dernière

Un seul homme était là pour vous fermer les yeux,

Et que, sur le chemin qui mène au cimetière,

Vos amis d’autrefois étaient réduits à deux !

La Suisse vue d'en haut

Les Batteurs de Pavés à Charleval (13), les 8 et 9 mai 2013.
Les Batteurs de Pavés à Charleval (13), les 8 et 9 mai 2013.
Les Batteurs de Pavés à Charleval (13), les 8 et 9 mai 2013.
Les Batteurs de Pavés à Charleval (13), les 8 et 9 mai 2013.

Arras

Ses enfants

D'Artagnan

Charles de Baatz de Castelmore, comte d'Artagnan (1611 - 1673) a écrit ses Mémoires.

Alexandre Dumas s'en est inspiré pour écrire Les Trois Mousquetaires, entre 1844 et 1850.

 

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Gabriel Lépaulle

Guillaume François-Gabriel Lépaulle, né à Versailles le 21 janvier 1804 et mort à Ay le 28 août 1886, est un peintre français de l'école de Barbizon.

Il étudia tour à tour l'histoire, le genre et le paysage et peignit simultanément à peu près tous les genres. Entré en même temps à l' École des beaux-arts, il débuta au Salon de 1824 avec L'Invention de la lyre.

Entré à l'école des beaux-arts, il débute au salon de 1824, puis expose tous les ans. Peintre d'histoire, portraitiste, il réalise au cours de ses nombreux voyages des portraits d'hommes politique.

 

Guillaume Tell

Guillaume Tell est un héros légendaire des mythes fondateurs de la Suisse. Son histoire est évoquée pour la première fois dans le livre blanc de Sarnen et dans le Tellenlied.

 

Guillaume Tell is an opera in four acts by Gioachino Rossini to a French libretto by Etienne de Jouy and Hippolyte Bis, based on Friedrich Schiller's play Wilhelm Tell. Based on the legend of William Tell, this opera was Rossini's last, even though the composer lived for nearly forty more years.

 

Guillaume Tell est un opéra en quatre actes de Gioachino Rossini sur un livret Français d'Etienne de Jouy et Hippolyte Bis, d'après la pièce Wilhelm Tell de Friedrich Schiller. Basé sur la légende de Guillaume Tell, cet opéra fut le dernier de Rossini, même si le compositeur vécut encore près de quarante ans.

 

Guillaume Tell is a folk hero of Switzerland. According to the legend, Tell was an expert marksman with the crossbow who assassinated Albrecht Gessler, a tyrannical reeve of the Austrian dukes of the House of Habsburg positioned in Altdorf.

 

Guillaume Tell est un héros populaire de la Suisse. Selon la légende, Tell était un tireur expert à l'arbalète qui a assassiné Albrecht Gessler, un préfet tyrannique des ducs autrichiens de la maison de Habsbourg positionnés à Altdorf.

 

 

 

GB 

Timbres 

Civil War 1642-51 

Guerre civile entre 1642 et 1651, entre le roi et le parlement.

Musketeer.

Mousquetaire.

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Quand m'embrasseras-tu? Poèmes de Mahmoud Darwich

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Quand m'embrasseras-tu? Poèmes de Mahmoud Darwich

 

Quelques poèmes et textes de Mahmoud Darwich mis en scène dans « Quand m’embrasseras-tu? ».

Quand m’embrasseras-tu ?

Texte Mahmoud Darwich

Mise en scène Claude Brozzoni

Avec Abdelwaheb Sefsaf, comédien, Georges Baux, Claude Gomez, musiciens, Thierry Xavier plasticien

Composition musicale de Georges Baux, Claude Gomez, Abdelwaheb Sefsaf

Scénographie de Claude Brozzoni, Thierry Xavier

Son de Titou Victor

Lumière de Didier Beauvarlet

Costumes de Pascal Robin

Extraits de « Nous sortirons » :

Nous sortirons. Nous l’avons dit : Nous sortirons.

Bombardez notre ombre...

Notre ombre.

Menez-la captive à sa mère, la terre, ou suspendez-la aux châtaigniers.

Vous êtes où nous ne sommes pas !

Entrez dans votre illusion et labourez notre illusion.

 

Nous sortirons Nous avons dit : Nous sortirons du commencement de la mer,

Dans un tué, cinq blessés et cinq minutes,

Après la chute des communautés dans le vacarme de l’affrontement du fer et du clan.

Nous sortirons de chaque maison qui nous a vu détruire un char sur nous-mêmes, ou dans son voisinage.

Nous sortirons de chaque mètre et de chaque journée, ainsi que les bédouins sortent de nous.

 

 

Nous sortirons. Nous avons dit : Nous sortirons lorsque nous rentrerons.

 

 

 

Nous sortirons. Nous avons dit : Nous sortirons un peu de nous-mêmes, vers nous.

Nous sortirons de nous-mêmes

Vers la parcelle de mer blanche, bleue.

Nous étions là-bas et là.

L’absence métallique signale notre présence.

Beyrouth était là-bas et là.

 

Et nous étions sur la parcelle de terre ferme, une horloge et une journée d’oeillets.

Adieu à ceux qui, peut-être, de notre temps, viendront silencieux

Et de notre sang, viendront debout pour que nous entrions.

Ce qui m'a le plus enthousiasmée, c'est que pendant des temps de guerre, Darwich trouve encore des bonheurs simples sur cette terre.

Une vigne, une fleur d'oranger, les saisons, le renouveau, l'amour, la vie, des détails infimes sont valorisés quand l'horreur existe autour de lui.

C'est un hymne à la vie. C'est la chanson de l'espoir. C'est l'espoir de la paix.

Oranger bigaradier au Maroc

Quand m'embrasseras-tu? Poèmes de Mahmoud Darwich

Sur les murs de l'escalier de la Plaine Granger à Marseille, mars 2016

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Conduire à contre-sens: les deux versions

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~~Conduire à contre-sens.

Version de la conductrice A.

« Ouh, la, la ! Normalement, à cette heure-là, il n’y a plus personne sur les routes. A quatre heures et demi du matin, tout le monde dort. Moi, je vais me coucher. Je reviens de chez Philippe. Quelle fête sympa pour son anniversaire ! J’ai un peu bu, mais pas trop. En fait, je ne sais plus combien de verres j’ai descendu. En général, je tiens bien l’alcool. J’ai l’habitude de conduire et je n’ai jamais eu d’accident.

 

Je ne vais pas bien loin pour rejoindre mon lit. J’habite à dix kilomètres. Bon, à ce carrefour, je dois faire attention et me concentrer. Je dois traverser la voie rapide qui arrive par la gauche, puis céder le passage à une voie de dégagement qui arrive par la droite. Et enfin, rejoindre l’autre voie rapide par la file de gauche. S’il n’y a personne, je dois couper les files, et me serrer à droite. Compris ? Go ! Je n’aime pas ce carrefour. Cet ingénieur des ponts et chaussées aurait pu faire plus simple, non ? Je ne sais pas, moi, un rond-point, peut-être…Bon, vous me direz qu’en plein milieu d’une voie rapide à deux files, un rond-point, ça freine et ça ralentit…Une passerelle ? Bof, ça peut s’écrouler. Je connais une ville championne en passerelles. Ca ressemble à des verrues sur le visage. Ca tremble à chaque arrivée de voitures. Et quand vous bouchonnez dessus, c’est terrible de sentir les vibrations* !

*Tag

Néfrit

OCM vibration

Marseille

 

Un tunnel par en-dessous ? Oui ! Or, nos archi-conceptualiseurs vont répondre que ça coûte cher… J’angoisse quand même en plein jour. Alors, la nuit ! Bon, je vais où ? La tête me tourne. Vite ! Au lit ! J’ai les yeux qui papillonnent. Ce n’est malheureusement pas une nuit de pleine lune. Ca m’aurait aidé à y voir un peu plus clair. Tout est sombre et il n’y a personne. Ils dorment tous. Allez, j’y vais. Première, deuxième, troisième, ça y est, c’est la vitesse de croisière. C’est bizarre, d’habitude, je trouve cette traversée de carrefour plus compliquée et dangereuse. Là, j’arrive directement sur la bonne file ! Ouah !!!!! Ils roulent à contre-sens ! J’ai en face de moi TROIS voitures qui déboulent à toute vitesse !!!! Mais qu’est-ce qu’ils ont bu ? Vite ! La pédale de frein ! Je pile sur la voie d’urgence ! Mes pneus crissent. Mon cœur se soulève… J’ai failli mourir, tout ça à cause de chauffards qui ne savent plus sur quelle planète ils roulent ! Ils ont failli me rentrer dedans ! Ce sont des fous ! Pire, des inconscients… »

Ouah !!!!! Ils roulent à contre-sens ! J’ai en face de moi TROIS voitures qui déboulent à toute vitesse !!!! Mais qu’est-ce qu’ils ont bu ? Vite ! La pédale de frein ! Je pile sur la voie d’urgence ! Mes pneus crissent. Mon cœur se soulève… J’ai failli mourir, tout ça à cause de chauffards qui ne savent plus sur quelle planète ils roulent ! Ils ont failli me rentrer dedans ! Ce sont des fous ! Pire, des inconscients… »

Conduire à contre-sens: les deux versions

Version de la conductrice B

« J’adore les départs en vacances. Remarquez que j’aime bien rentrer chez moi après. Dans une demi-heure, je déposerai les valises dans l’autocar, et à moi la belle vie pour deux semaines dans le nord de l’Europe. La Belgique, les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et pour terminer la Finlande ..

Je rêve du Cap Nord depuis des années. C’est réservé : j’y vais. En plein jour, avec la circulation, ce trajet peut durer trois-quarts d’heure. Mais à quatre heures et demi du matin, ça roule bien. Il y a bien quelques camions de ci, de là, mais je fonce à cette heure de la nuit. Je traverse la voie rapide qui arrive de la gauche. Personne. Super ! Je rejoins la voie rapide et je me range à droite après avoir laissé passer deux voitures. La deuxième, dans son envol, dépasse le premier véhicule. Je suis prudente. Je ne sers jamais les véhicules. Je garde toujours une distance de sécurité. La dernière fois que j’ai utilisé l’autoroute, une voiture qui était à l’arrêt au-milieu d’une bretelle de sortie, a démarré juste devant moi, en me coupant la route !

J’ai freiné et l’ai laissée partir loin devant moi… Nos voitures vrombissent en pleine nuit. C’est bien les vacances. Je ne roulerai jamais à cette heure-ci quand je travaille. C’est un horaire exceptionnel pour une destination de rêve… Tout-à-coup, à la sortie du tournant, j’aperçois les phares d’une voiture qui arrive à contre-sens. Depuis le temps que je voyais des reportages à la télévision sur ce problème ou que je lisais des articles sur ce sujet, j’étais confrontée au réel ! Elle roule à notre gauche à contre-sens et risque de heurter le véhicule blanc qui dépasse. Heureusement, pour une fois, je ne dépasse pas ! J’entends les pneus crisser et je vois la voiture qui s’arrête net sur le bas-côté. Ca a duré une demi-minute. Trente secondes pour frôler la mort ! Mais d’où vient-elle ? Pendant combien de temps a-t-telle roulé à contre-sens ? C’est en dépassant le carrefour que je comprends que c’est à cet endroit-là que le chauffeur s’est mal dirigé…Pourquoi ce chauffeur s’est-il trompé ? La voiture blanche aurait pu faire une embardée et heurter la voiture qu’elle dépassait. Ou bien, elle aurait pu se scratcher de plein fouet sur la voiture qui arrivait en face. Moi, est-ce que j’aurais eu le temps de freiner et d’éviter l’accident ? Trente secondes pour tout évaluer, et nos voitures continuent de rouler. La voiture blanche termine son dépassement, se rabat à droite, et file dans la nuit comme si rien ne s’était passé… »

Autoroute

Publié dans mes poésies

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Des souris et des hommes- John Steinbeck-

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Des souris et des hommes.

De John Steinbeck.

Autant de misère rassemblée dans une même ferme des Etats-Unis, dans les années 1930, ce n’est pas possible !

Et pourtant, Steinbeck l’a fait…

 

Un routard, allant de travail en travail et de ferme en ferme, s’est acoquiné avec un être simple d’esprit sur qui il veille.

Ce simple d’esprit, gentil mais doté d’une force supérieure à la normale, ne peut se débrouiller seul dans la vie.

Pourquoi ces deux êtres que tout sépare restent-ils ensemble ? La peur de la solitude l’emporte sur tout.

Dans cette ferme, un ranch de Soledad, trois autres personnes aux destins tragiques y vivent : la femme du fils du propriétaire, fraîchement mariée. Un homme très âgé et un ouvrier agricole noir.

Trois solitudes à l’état pur.

La jeune femme n’aime pas son mari et recherche de la compagnie pour pouvoir parler.

 

Mais, dans une ferme américaine de ces années-là, il n’y a que des hommes et ils la regardent avec suspicion, pensant qu’elle cherche à les aguicher.

Le Noir, lui, est rejeté pendant les temps libres par les autres. L’argument de l’odeur nauséabonde est utilisé par les blancs ! Il se retrouve seul, dans une chambre où personne ne vient. Il lit…

L’homme âgé a peur d’être mis au-dehors de la ferme quand il ne pourra plus effectuer les petits travaux d’entretien. Il ne touche pas de retraite…

Face à leurs destins misérables, ils rêvent. Ils aimeraient acheter leur ferme dans laquelle ils imaginent une vie heureuse. Ils rêvent d’un pot commun dans lequel ils verseraient leurs maigres économies.

 

Mais, la jeune femme connaîtra une fin tragique dans les mains de notre simplet qui panique et la fait taire définitivement.

Les blancs de la ferme appliquent une justice expéditive : un chien est trop vieux ? Une balle dans la tête… Notre simplet ne doit plus recommencer ? Une autre balle évitera des frais d’internement !

 

Serait-ce là la douceur de vivre « made in America » ?

Le récit s'inspire d'un vers de Robert Burns : "The best laid schemes o'mice an'men gang aft a-gley"

« Les plans les mieux conçus des souris et des hommes souvent ne se réalisent pas ».

 

L’adaptation théâtrale a été réalisée par :

Jean-Philippe Évariste et Philippe Ivancic. Avec : P. Ivancic, J-P. Évariste, G. Le Devehat, P. Sarrazin, E. Dabbous, B. Henry, H. Déus et P. Ivancic, en collaboration avec le Théâtre 13.

Ce spectacle est à voir si le moral est au beau fixe… Devant cette triste fatalité de la vie…Il n’y a aucune échappatoire possible…

Des souris et des hommes- John Steinbeck-
Un Rottweiler et un gros chien noir attaquent en toute liberté...Ils sont les semeurs de mort

Un Rottweiler et un gros chien noir attaquent en toute liberté...Ils sont les semeurs de mort

Tag de souris à Marseille

Souris

Mickey Mouse mange des pâtes

Marseille

 

Graph

Souris chimiste

Avignon

Moitié souris, moitié chat sur un disque vinyl

Montage

Marseille

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« Lorsque notre nourriture, nos vêtements, nos toits ne seront plus que le fruit exclusif de la production standardisée, ce sera le tour de notre pensée. Toute idée non conforme au gabarit devra être éliminée. »

John Steinbeck        

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Bronx avec Francis Huster.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Bronx avec Francis Huster.

 

Bronx

De Chazz Palminteri, mise en scène de Steve Suissa. Avec Francis Huster.

Calogero « Chazz » Palminteri est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur américain né le 15 mai 1952 à New York aux États-Unis. D'origine sicilienne, il raconte son enfance dans le Bronx dans le film « Il était une fois le Bronx », adapté de sa propre pièce de théâtre.

Dans le Bronx des années 60, le petit Cologio observe de ses neuf ans le monde des "affranchis", particulièrement fasciné par Sunny, leur chef. Son père Lorenzo, accepte mal l'intérêt de son fils pour les malfrats : chauffeur d'autobus, il a toujours refusé de se compromettre. Un soir, Cologio est témoin d'un meurtre perpétré par Sunny mais ne dit rien à la police. Le gangster lui en est reconnaissant et le prend sous son aile. En grandissant, Cologio hésite entre le mode de vie que lui propose le milieu et celui de sa vraie famille.

Ce récit autobiographique a été mis en images par Robert de Niro dans le film « Il était une fois dans le Bronx ». Chazz Palminteri se réserve le premier rôle, étant acteur.

Francis Huster est en forme et interprète brillamment, sur scène, 18 personnages différents. On reconnaît aisément les dialogues du film.

 

Cologio pose à Sunny la question : « Vaut-il mieux être craint ou aimé ? » Il répond qu’il faut trouver un équilibre entre les deux sentiments, sinon on devient détesté.

Sunny lui propose le test des portes de voiture fermées au loquet pour savoir si la future fiancée est égoïste ou non !

Excellent spectacle.

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De filles en aiguilles, théâtre.

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De filles en aiguilles, théâtre.

De filles en aiguilles

 

Avec Alexandre Brasseur.

 

Du très bon théâtre de boulevard. Chacun endosse deux, trois identités, se raconte deux, trois histoires différentes, et raconte aux autres plusieurs versions de leur histoire.

 

On voit tout :  qui croit quoi, qui ne sait pas qu’un détail va changer le cours de l’histoire, qui va mentir, qui va trahir pour se sauver…

 

C’est désopilant et très drôle ! La chute finale est assez originale….

 

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