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Citation de Cocteau sur le regard.

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"Passer d'un regard qui

dévisage à un regard qui

envisage."

Jean Cocteau.

Citation de Cocteau sur le regard.

Rouen

Jacques Emile Blanche

Paris, 1861 – Offranville, 1942

Etude pour le portrait de Jean Cocteau 1912

 

 

 

Jean Cocteau

Maisons-Laffitte, 1889 - Milly-la-Forêt, 1963

Correspondance avec Jean Marie Magnan

Musée Réattu

Arles

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Neige noire -Variations sur la vie de Billie Holiday-

Publié le par bmasson-blogpolitique

Neige noire. Variations sur la vie de Billie Holiday.

Mise en scène de Christine Pouquet.

Interprété par :

Dominique Magloire :

Elle se fait connaître du grand public en participant à la première saison de The Voice de février à mai 2012. Dominique Magloire est éliminée en demi-finale.

Elle est une chanteuse lyrique.

Philippe Gouin, né le 23 décembre1969 à Port de Bouc (Bouches du Rhône), est un comédien et un metteur en scène français. Il est également chanteur, compositeur, interprète sous le nom de FiFi Gouin-Joséphine

Billie Holiday naît dans la misère d’une mère âgée de treize ans qui se prostituait.

Billie Holiday, de son vrai nom Eleanora Fagan, née à Baltimore le 7 avril 1915 et morte à New York le 17 juillet 1959, est une chanteuse de jazz américaine considérée comme l'une des plus grandes chanteuses que le jazz ait connu.

Duke Ellington et Count Basie lui ont fait chanter le blues et l'amour, elle qui a lutté contre la ségrégation et l'alcool, mais aussi qui a su laisser une trace aussi éblouissante qu'émouvante dans notre mémoire musicale collective.

 
 
Son soul, voix chantée unique et sa capacité à transformer hardiment tout matériel qu’elle rencontrait dans sa musique a fait d'elle une superstar de son temps.
 
À l'âge de 18 ans et après avoir acquis plus d'expérience que la plupart des musiciens adultes peuvent prétendre, Billie Holiday a été repérée par John Hammond et a enregistré son premier disque en tant que partie d'un groupe de studio dirigé par Benny Goodman.
En 1935, Billie Holiday enregistre “What a Little Moonlight Can Do” et
«Miss Brown to You».
 
“Strange fruit » est la première chanson de protestation dans l’histoire du jazz, écrite par le professeur juif Abel Meerpool sur le lynchage des noirs. Elle est devenue une chanson emblématique.

 
 
 
 
 
 

Billie Holiday a enregistré environ 100 nouveaux enregistrements sur une autre étiquette, Verve , de 1952 à 1959 . Sa voix est devenue plus robuste et vulnérable sur ces pistes que plus tôt dans sa carrière. Durant cette période, elle a tourné en Europe, et a fait ses enregistrements en studio pour le label MGM en Mars 1959. Billie Holiday, une légende de la musique encore populaire aujourd'hui, est morte d'une mort prématurée à l'âge de 44 ans.

Son succès n’a pas empêché que son existence soit une véritable tragédie. C’est une existence faite d'épreuves que ponctuent le viol, la misère, la prostitution et la prison, la drogue et l'alcool... et, toujours, le racisme

Christine Pouquet souhaite que cet opéra jazz s’adresse comme une lettre d’espoir aux jeunes et aux moins jeunes en souffrance.

Denis Podalydès

De la comédie française

Scènes de la vie d’acteur

Editions Seuil/Archimbaud – 2006

 

Nouvelle Alcool

Page 131

Il explique que les acteurs boivent, pour toutes les occasions, jusqu’où ? depuis quand ? Sont-ils soûls au point de ne plus connaître leur texte ? Certains ont la descente raide, d’autres savourent.

(Ca me peine quand je vois les acteurs ou actrices boire pendant le spectacle..)

Publié dans Théâtre

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Maison de la Chasse et de la Nature de Saint Martin de Crau.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Les styles sont différents, les mises en scène d'animaux, de plantes sont variées, les tons passent du pastel au ton chaud du soleil d'ici ou d'ailleurs, les plans sont serrés ou larges, mais tout est montré avec talent.

Les merles nourrissent leurs petits, les serpents rôdent - on est obligé de les voir- les oiseaux pêchent, y compris le renard, ou se chamaillent le territoire de chasse.

 

Les photographes épient, patientent, attendent que le déclic se fasse: il nécessite l'osmose entre le sujet et son auteur. Le moment est précieux.

C'est une traque lente, magique, et révélatrice de la poésie et de la dureté du règne animal. Les paysages du "no man ´s land" de la Crau sont splendides.

J'y ai exposé la douceur d'une sieste de moutons à l'ombre des arbres dès les premières chaleurs du printemps, à deux pas de chez moi.

J'ai aussi choisi la densité d'une pinède provençale, éclairée par un soleil couchant, typique de nos régions et qui ne ressemble en rien aux pinèdes des Landes.

Trois artistes présentent leurs œuvres.

A 83 ans, Jacques Renoux a gardé toute son acuité visuelle et recherche le détail de chaque insecte. Il pose son tabouret dans son jardin à Dijon et il attend les manifestations naturelles des animaux. Professeur d’Université à la retraite, la photo a rempli sa vie, passionnément.

Gilles Garnier, de Fontvieille

L’écume des mots

Dédicace

 

Il a été l’assistant de Lucien Clergue, développant ses pellicules et ses photographies sur papier en noir et blanc.

Puis, il a travaillé pour l’agence Sipa.

Publié dans Mes Photos

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Lear is in town - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

Lear is in town.

Mise en scène Ludovic Lagarde.

Cette pièce vient d’être re-traduite par Frédéric Boyer et Olivier Cadiot !

Toutes les créations que j’ai vues utilisent les techniques électroniques, les enregistrements de voix, la musique. Cette pièce n’y échappe pas. Le texte est enregistré et redit par les acteurs ce qui aide à entrer dans l’intrigue.

« A foolish old man is a baby.” Un homme âgé et fou devient un bébé…

Lear est un roi vieillissant. A-t-il encore toute sa tête ?

Pour éviter les histoires de succession entre ses trois filles, il veut leur donner de son vivant une partie de ses biens, quitte à s’en dépouiller totalement, et il se demande si elles l’aiment. Il imagine leur gratitude, et est certain d’être bien traité par elles en retour de sa générosité.

Les deux premières filles, élevées dans la flagornerie de la cour, vont débiter un discours bien huilé d’amour et d’allégeance au père. Elles auront la moitié du royaume.

La troisième sera bannie car elle refuse d’entrer dans ce jeu et explique à son père que les actes d’amour sont préférables aux paroles. Celui-ci, furieux, la repousse. Il ne la comprend pas. Il pense être aimé pour lui, pas pour sa fonction.

Il va très vite déchanter. Son escorte royale de 100 hommes devra être réduite de moitié, puis abandonnée, sur l’ordre d’une de ses filles, par souci d'économies.

Il devra demander pardon à la seconde pour pouvoir trouver une place à sa table et un lit dans son château.

Il se retrouvera seul, avec comme unique serviteur, son ancien « fou du roi ». La folie et le désespoir le guettent.

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Ayant perdu la tête, il rencontrera sa troisième fille. C’est trop tard et vain, la mort le rattrape…

Pourquoi les auteurs ont-ils choisi:  « Lear is in town”?

Peut-être parce qu’au-delà du pouvoir, les liens entre les parents et les enfants, qui sont interrogés dans la pièce, sont une question dans notre société individualiste actuelle.

Et avec le nombre grandissant de « séniors perdant la tête », la question du traitement de la folie des personnes âgées nous interpelle bien évidemment.

Le mythe du roi Lear remonterait à 800 ans avant J-C. Les hommes se sont donc toujours posés cette question : que transmet-on à ses enfants ? comment ? qui nous prendra en charge avant la mort ?

On n’est pas prêt de cesser de se poser les questions et d’envisager plusieurs types de réponses…

 

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"Ran" de Kurosawa, fim franco-japonais.

1985

"Le Roi Lear", de Shakespeare, est une pièce jouée pour la première fois en 1606.

Une fratrie se déchire autour de l'héritage paternel.

"La Marseillaise"

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Publié dans Théâtre

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Germinal - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Germinal –

Conception : Antoine Defoort et Halory Goerger.

Pour des personnes qui partent de rien et qui sont censées découvrir le langage, ils disposent du tout dernier cri technologique.

Avant le langage oral, ils ont entre les mains des boîtiers électroniques qui écrivent tout seul sur le mur du théâtre…Puis viennent le micro, la guitare, les instruments de musique électronique, l’ordinateur.

Ils usent aussi de télépathie pour communiquer entre eux.

Quand ils apprennent, ils apprennent très vite. En deux secondes de vocalise, hop ! ils utilisent un langage conceptuel fort élaboré…

Ils sont trois garçons et une fille (pas question de parité !).

Ils malmènent le décor avec un sérieux déconcertant. Les asthmatiques s’abstenir !

Et en même temps, on éprouve de la sympathie et de la tendresse pour ces humains qui explorent leur univers, partent dans des errements et font des erreurs. Ils tâtonnent, essaient, corrigent, rectifient, innovent, se pardonnent…Et ils nous entraînent pour notre plus grand plaisir dans l’élaboration de concepts pour maîtriser notre vie !

Mais le sens du collectif fonctionne et rattrape les égarements. Malheureusement, il ne pourra pas éviter que le mot fin arrive, avec toutes ses conséquences…

C’est drôle, intelligent.

Pour conclure, ma voisine a exprimé le désir que le maximum de futurs bacheliers voit ce spectacle !

 

Avignon expo avant Germinal 07 13 

 

 

Avignon expo avant Germinal 07 13 1 copie

Germinal - Avignon IN

Publié dans Théâtre

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Sans doute - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

Sans doute - Avignon IN-

Mise en scène de Jean-Paul Delore.

Textes de Mia Couto, Jean-Paul Delore, Eugène Durif, Soni Labou Tansi, Dieudonné Niangouna, Nicholas Welch.

Six musiciens et six acteurs vont déclamer, jouer avec les sonorités, les langues, les superposer, les traduire, les chanter, les crier, les râler et les danser…

Les histoires se suivent et ne se ressemblent pas. C’est la musique qui est le liant et le lien.

C’est beau, intrigant, prenant et joyeux. Et en prime, c’est souvent drôle. « Il faif, il faif, il fait froid… »

Il y a ce douanier qui surveille les valises des étrangers et qui refuse que l’on pille son pays. Les diamants, les objets précieux doivent rester ici. Il se demande, dans son lit : « Et si on leur piquait tout, à ces étrangers ? »

Il y a cette femme soldat qui aime l’amour en costume.

Avignon cloître des Carmes 07 13 copie

 

 

Avignon théâtre des Carmes 07 13 copie

 

 

 

Il y a cette histoire d’amour sans amour. La femme n’a pas voulu qu’ils s’aiment. Elle est morte. C’est tant mieux !

Il y a cet homme qui a capturé un singe dans la forêt. Il a osé ! Il a OSE !

« It’s beautiful

It’s peaceful…. »

Il y a des femmes qui parlent par la voix de leur mari.

Il ne faut pas confondre Corpo et Porco !

« Est-ce que votre vie s’améliore ?

Oui, ma vie s’améliore. …en très mal ! »

Et il y a ce fado chanté et qui prend aux tripes !

Brigitte Masson.

 

 

 

 

 

 

 

Sans doute - Avignon IN

Publié dans Théâtre

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"Avignon à vie", de Pascal Rambert. Avignon IN - Gérard Philipe

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Gérard Philipe

Gérard Philipe

 

 

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page 126 :

En 1940, Nicolas de Staël fréquente la librairie de Matarasso qui est vide. « Vingt volumes sur les rayonnages et cinq en vitrine composent alors tout son stock ! Le jeune Gérard Philipe, encore inconnu, s'adjuge le théâtre avec Regnard, Jacques Prévert*, Francis Carco et les rescapés du surréalisme se partagent le reste. »

 

Le prince foudroyé

La vie de Nicolas de Staël

Éditions Le livre de Poche

Fayard - 1998

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« Il doit bien exister au monde quelque chose, un lieu qui ne soit pas un rapport de force avec autrui ou soi-même. La tendresse, peut-être. »

 Gérard Philipe

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4 février 1900 : Naissance du malicieux et merveilleux Jacques Prévert. Écrivain, scénariste, parolier.

Gérard Philipe

Le Cid

Gérard Philipe 
Maria Casarès 
"Les Epiphanies" d'Henri Pichette - Théâtre des Noctambules.
1947  
Photo de Georges Henri.
BNF - Arts du spectacle.
Paris
 
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Gérard Philipe 
Paris
 
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Avignon à vie…

Texte de Pascal Rambert, metteur en scène, lu par Denis Podalydès*, acteur, metteur en scène, sociétaire de la Comédie Française.

« Avignon je te vois. Avignon je t’aime.

Avignon amour ton festival m’enchaîne.

Mon corps est pris par toi et mon cœur t’appartient.

Glisse autour de mes mains tes adorables liens. »

*

 

Denis Podalydès

 

De la comédie française

 

Scènes de la vie d’acteur

 

Editions Seuil/Archimbaud – 2006

 

 

 

Nouvelle La suivante (Au Jury du premier tour du Conservatoire)

 

Page 97

 

C’est la nouvelle la plus amusante du livre. Il y décrit les acteurs et actrices qui se présentent au concours. Chacun a un texte imposé et un texte de son choix à présenter. Parfois, les concurrentes sont décrites comme des parturientes, prêtes à accoucher dans la douleur de tous les mots ou maux. « La jeune femme couve dans son flanc un monstre prêt à jaillir. (…) Le voilà : un magma de mots et d’humeurs. » 

Quelle est la part du physique dans la réussite professionnelle ? « Quelles sont les chances d’une laide ? Faire la soubrette ? Ne lui faut-il pas du génie pour surmonter l’obstacle de son ingratitude ? » Paroles bien cruelles…

La réplique est la personne qui accompagne le ou la candidat-e pour lui donner la réplique dans le duo présenté. Un jeune homme « fut en deux semaines, à peine, Scapin, Lélio, Louis Laine, Hamlet, Géronte, Monsieur de Sottenville et quelques personnages contemporains. » Quelle adaptation rapide ! 

D’autres chantent. « Parcours libre : Mon légionnaire. Pourquoi pas ? (…) Elle chante affreusement. Il y a quelque chose de masochiste dans l’attitude de certains candidats, dû peut-être à l’illusion suicidaire du tout ou rien. » (Cette candidate me fait penser à Marguerite  Dumont, cette femme fortunée et passionnée de musique et d'opéra.)

 

 

Jean-Louis Barrault

Jean-Louis Barrault

Pascal Rambert a écrit un texte sur le festival d’Avignon qui dure environ une heure de lecture.

La voix de Denis Podalydès est envoûtante…

Avignon palais des papes public s'installe 07 13 copie

 

 

 

Il nous parle du TGV Paris Gare de Lyon-Avignon, de la chaleur abrupte dès la descente du train, des HLM et des pavillons blancs qu’il n’aime pas, d’Avignon en hiver, de son amour pour sa compagne, du nombre de fenêtres de la façade du Palais des Papes, des autres façades de ce même Palais, de listes de spectacles qu’il a vus ou non, d’artistes qu’il a rencontrés ou non, bref de la vie du théâtre, et de sa vie….

Discussion parmi les spectateurs :

Pourquoi à ce prix-là (5€ la place) y a-t-il encore des places libres ? L’heure est peut-être l’explication : une heure trente du matin…

 

Avignon à vie Denis Podalydès 07 13 copie

 

PS: le chat qui traverse la scène n'était pas prévu, mais a bien fait rire le public et Denis Podalydès y compris... Il a pensé qu'il était la réincarnation de Jean Vilar ...et ironisé sur la terrible concurrence qu'il venait de vivre avec un animal!

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Je vous offre un détour par Avignon la nuit:

 

  Avignon by night bars vides 07 13 copie

 

 

Avignon by night parasols rangés 07 13 copie

 

Avignon by night place de l'horloge 07 13 copie

 

Avignon by night affiches 07 13 copie

 

Et après tout ça, bonne nuit!!

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"Avignon à vie", de Pascal Rambert. Avignon IN - Gérard Philipe
Jean Vilar

Jean Vilar

Louis Jouvet

Louis Jouvet

"Le succès n'explique rien mais justifie tout." Louis Jouvet

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Avignon OFF: "L'héritage" au théâtre de la Rotonde.

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

L’héritage.

Ecrit et interprété par Laurent Eyraud-Chaume.

A partir d’un fait divers réel, Laurent Eyraud-Chaume nous conte une fable sympathique.

Joseph lègue son patrimoine à la commune de Villard si celle-ci instaure le communisme.

Notre auteur a imaginé la suite.

Que peut-il se passer dans les têtes des villageois ?

Un village peut-il instaurer à lui tout seul le communisme ?

Un conseil municipal peut-il accepter ou refuser ce type de proposition ?

 

Qu’entend-on par communisme au début du 21esiècle ? Une fête de solidarité ? Un échange de services ? La gratuité de la cantine et de la garderie pour les enfants ?

Quel rapport entretenir avec les autres institutions ?

Pourquoi le grand-père est-il devenu communiste et quelles ont été les conséquences de cet engagement politique sur sa vie de famille ?

 

Laurent Eyraud-Chaume apporte ses réponses et nous présente à lui seul dix personnages qui donnent chacun leur version et leur interprétation de ce cadeau qui les dérange….

PS : peu de décor, mais le plateau de la table est ROUGE !

Marie Odile Hillion

Rouen

Personne ne naît sans héritage. Le passé réside en soi. A moins de le trancher, ou de le faire amputer par opération chirurgicale, il vous suit jusqu’au jour de votre mort.

Laura Kasischke

« Esprit d’hiver ».

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Droits de successions (DMTG) : le temps d’une réforme est venu !

(…) Pour compléter le tour d’horizon de la planète héritage il convient de souligner trois autres caractéristiques de la période donnant clairement à voir que le patrimoine hérité est devenu le déterminant fondamental pour atteindre le haut de la distribution des niveaux de vie :

  • 1 % des héritiers peut désormais obtenir, par une simple vie de rentier, un niveau de vie supérieur à celui des 1 % des « travailleurs » les mieux rémunérés.
  • La corrélation intergénérationnelle du patrimoine est devenue très élevée. Elle est près de deux fois supérieure à la corrélation intergénérationnelle des revenus du travail.
  • 10 % des transmissions par successions et donations en ligne indirecte rapportent plus de 50 % des droits de mutation à titre gratuit (DMTG).
(…) Quelques propositions détaillées.

Outre le fait de tenir compte de la situation économique de l’héritier, il serait proposé qu’en ligne directe s’applique une exonération de 170 000 euros. On pourrait réduire à 80 000 euros pour les petits-enfants et neveux et à 30 000 euros pour les autres. Il serait aussi proposé de revoir la progressivité du barème des DMTG : de 5 % (à partir de 25 000 euros) à 60 % (au-dessus de 2,5 millions d’euros).

S’agissant de l’assurance-vie, il conviendrait effectivement de soumettre cette épargne au régime normal des DMTG avec une minoration des taux de 15 % pour les montants transmis par héritier inférieurs à 150 000 euros. Quant au démembrement de propriété, il ne serait peut-être pas totalement judicieux de supprimer purement et simplement ce dispositif mais d’en adapter l’application au montant des biens transmis. Enfin à propos de l’abattement Dutreil et de l’exonération des plus-values latentes, il serait proposé d’en finir purement et simplement avec ces dispositifs et de soumettre la transmission de ces biens au barème progressif de l’impôt sur les sociétés que nous proposons par ailleurs.

Jean-Marc Durand.

02 22

 

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Shéda. IN d'Avignon.

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Shéda.

De et sur le texte de Dieudonné Niangouna.

Il vient du Congo. Si les auteurs créateurs de nouveauté prennent un risque, nous, spectateurs en prenons un aussi. Mais notre déception n’est rien à côté de la leur… Cette fois-ci, j’ai adoré me plonger dans cet univers ironique, cruel, poétique.

Ses acteurs se ruent sur scène avec de la facétie, du dynamisme, des revendications et parfois de l’outrage.

C’est un spectacle fleuve de 4h50 qui parle de toutes les préoccupations de l’auteur. C’est rythmé par la musique, la danse, les poésies. Et l’eau, et la boue, et les bombes à eau…

C’est une suite de textes sur tous les sujets. L’Afrique est revisitée par Dieudonné Niangouna, mais pas seulement. Il épingle toutes nos obsessions de consommateurs européens aussi. Il nous parle de sexe, de femmes, de religion, d’argent (50€ par mois versés par chacun de nous retirerait un enfant africain de la malnutrition), de pouvoir, de héros (Castro….le Che…), de pays émergeants, sous-développés, de Mandela (pourquoi a-t-on mis si longtemps à le libérer ?).

Shéda. IN d'Avignon.


« Soyez réalistes, demandez l’impossible. »
Che Guevarra

 

Telles les traditions africaines, il use des contes, des rires, des bagarres pour nous raconter sa vision du monde. Sa piscine de spectacle est un lieu incontournable et inénarrable… Les acteurs africains donnent une note d’exotisme (est-ce le bon mot ? dépaysement, peut-être ?) avec leurs intonations, leur gestuelle.

C’est de l’Afrique moderne sous nos yeux. C’est un mélange de civilisations. Tout-à-coup ! Une musique de dessins animés d’enfants : » Force Rouge te défendra ! » Je ne sais pas quel âge a l’auteur, mais je lui donnerais un peu plus de trente ans.

Voici quelques phrases retenues et dites pendant le spectacle :

« J’aime mes ennemis et j’aime que mon amour pour eux puisse les adoucir. »

« La tragédie explique comment se comporte le monde. »

« Pourquoi l’homme meurt-il ? »

« Trop souffrir fait ch… »

« Vous croyez que le pardon est innocent ? »

« J’aime l’incompréhension du monde. »

« Les peurs sont créées par la défiance. »

« Vous n’avez aucune connaissance de la vie si vous ne connaissez pas la mort. »

« Je vais à l’imprimerie et j’incite les livres à envahir le monde. »

« Depuis que ma mère est morte, je suis devenue ma mère. »

« Je donne la sentence. »

Si vous le pouvez, allez-y. Ca foisonne de vie !

 

 

 

 

 

 

 

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Par les villages. Avignon IN

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Avignon Par les villages 07 13 copie

 

Par les villages. IN 07 2013.

De Stanislas Nordey, artiste associé sur un texte de Peter Handke.

Je n’aime pas lire une pièce de théâtre. Le théâtre, c’est fait pour être vu, entendu, écouté, regardé.

Mais je n’aime non plus le théâtre qui raconte un livre, avec des descriptions à n’en plus finir, des monologues de trente minutes.

La présence de Jeanne Balibar, en amie du héros, ne sauve pas le spectacle.

Emmanuelle Béart*, en sœur du héros, apporte un sentiment réel de colère. Son frère va lui mettre des bâtons dans les roues pour réaliser son rêve d’acquérir sa boutique. C’est lui le frère aîné, celui qui dispose de l’autorité après le décès des parents. Il peut user à sa guise des fonds en héritage.

Mais, c’était assommant, et je suis partie avant ! J'ai tenu plus de deux heures sur les quatre prévues..

Avignon par les villages cour d'honneur 07 13 copie

 

PS: j'ai demandé à des spectateurs qui ont assisté à la fin du spectacle si Hans aidait financièrement son frère et sa soeur.  Réponse positive: il n'était pas si antipathique que ça!

Par les villages. Avignon IN

*

Emmanuelle Béart 

Tag 

Reims

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