Lear is in town - Avignon IN

Publié le par bmasson-blogpolitique

Lear is in town.

Mise en scène Ludovic Lagarde.

Cette pièce vient d’être re-traduite par Frédéric Boyer et Olivier Cadiot !

Toutes les créations que j’ai vues utilisent les techniques électroniques, les enregistrements de voix, la musique. Cette pièce n’y échappe pas. Le texte est enregistré et redit par les acteurs ce qui aide à entrer dans l’intrigue.

« A foolish old man is a baby.” Un homme âgé et fou devient un bébé…

Lear est un roi vieillissant. A-t-il encore toute sa tête ?

Pour éviter les histoires de succession entre ses trois filles, il veut leur donner de son vivant une partie de ses biens, quitte à s’en dépouiller totalement, et il se demande si elles l’aiment. Il imagine leur gratitude, et est certain d’être bien traité par elles en retour de sa générosité.

Les deux premières filles, élevées dans la flagornerie de la cour, vont débiter un discours bien huilé d’amour et d’allégeance au père. Elles auront la moitié du royaume.

La troisième sera bannie car elle refuse d’entrer dans ce jeu et explique à son père que les actes d’amour sont préférables aux paroles. Celui-ci, furieux, la repousse. Il ne la comprend pas. Il pense être aimé pour lui, pas pour sa fonction.

Il va très vite déchanter. Son escorte royale de 100 hommes devra être réduite de moitié, puis abandonnée, sur l’ordre d’une de ses filles, par souci d'économies.

Il devra demander pardon à la seconde pour pouvoir trouver une place à sa table et un lit dans son château.

Il se retrouvera seul, avec comme unique serviteur, son ancien « fou du roi ». La folie et le désespoir le guettent.

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Ayant perdu la tête, il rencontrera sa troisième fille. C’est trop tard et vain, la mort le rattrape…

Pourquoi les auteurs ont-ils choisi:  « Lear is in town”?

Peut-être parce qu’au-delà du pouvoir, les liens entre les parents et les enfants, qui sont interrogés dans la pièce, sont une question dans notre société individualiste actuelle.

Et avec le nombre grandissant de « séniors perdant la tête », la question du traitement de la folie des personnes âgées nous interpelle bien évidemment.

Le mythe du roi Lear remonterait à 800 ans avant J-C. Les hommes se sont donc toujours posés cette question : que transmet-on à ses enfants ? comment ? qui nous prendra en charge avant la mort ?

On n’est pas prêt de cesser de se poser les questions et d’envisager plusieurs types de réponses…

 

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"Ran" de Kurosawa, fim franco-japonais.

1985

"Le Roi Lear", de Shakespeare, est une pièce jouée pour la première fois en 1606.

Une fratrie se déchire autour de l'héritage paternel.

"La Marseillaise"

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Publié dans Théâtre

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