Alison Lurie - La vérité sur Lorin Jones

Publié le par bmasson-blogpolitique

Alison Lurie

La vérité sur Lorin Jones

1988

Editions Payot & Rivages

Alison Lurie

Mon dessin

 

C’est une quête pour écrire la biographie d’une peintre, Lorin Jones, disparue dans les années 1968.

Pour cela, notre héroïne va rencontrer diverses personnes, proches de la peintre, et tenter de démêler le vrai du faux pour se faire une opinion avant d’écrire.

Les chapitres alternent entre la vie de la romancière et celle de Lorin racontée par ceux et celles qui l’ont côtoyée.

 

Page 39, Paolo Carducci décrit sa femme comme une personne qui ne cherche pas à créer, mais comme une personne qui « est une œuvre d’art ».

 

Page 67, elle rencontre Jacky Hébert, marchand d’art, et qui fait « des bruits de baiser à la façon des poissons rouges ».

 

Page 94, sa colocataire, Jeanne, n’aimait pas les homosexuels hommes, car « ils étaient loin de toute influence apaisante et civilisatrice des femmes ».

 

Page 100, elle explique avec quels termes on peut dénigrer les femmes :

« Chipie, garce, peste, mégère ».

 

Page 258, une de ses amies met en corrélation la corpulence des femmes et le type d’homme qu’elles peuvent rencontrer. Je vous laisse juge :

Une mince rencontrera un vieux paternaliste,

Une grosse rencontrera un homme qui veut qu’elle s’occupe de lui,

Une petite maigre rencontrera un homme méchant et macho,

Et si elle n’a pas de chance, il sera en plus destructeur.

 

Page 262, le couple patriarcal définit la femme comme celle qui suit son homme « comme une ombre ».

 

Page 332, Garrett courait « le prétentaine » (cette expression est de moins en moins utilisée, NDLR) et s’envoyait en l’air avec toutes les femmes qui voulaient de lui.

 

En dépit de toutes ces remarques, notre héroïne retrouvera quand même l’amour, à la fin de ce roman.

Pour combien de temps ?

 

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Publié dans mes poésies

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