Sophie Chauveau - Fragonard L’invention du bonheur.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Sophie Chauveau

Fragonard

L’invention du bonheur.

Editions SW Télémaque – 2001

 

On apprend que les Normands étaient des paveurs dans les années 1730 – 1740 (p 21).

 

Jean-Honoré a passé son enfance à Grasse. Il considère sa mère comme une reine. Son père, joueur,  perd tout l’argent de la famille à Paris, et lui inculquera le goût du jeu (p 40).

 

Fragonard était un chaud lapin. Prix de Rome, il démarre sa vie sexuelle avec ses deux amis, Saint-Non et Hubert Robert à Rome, quand il est résident à l’Ecole. Le nombre de participant-e-s à leurs parties fines et communes varie d’un soir à l’autre, mais ils ont du plaisir à partager les femmes ensemble.

 

François Boucher, un de ses maîtres, était le « favori de la favorite », la Pompadour (p 60). 

 

La famille Fragonard s’écrie : « Chez le roi à vingt-deux ans ! » (p 94). La carrière de Fragonard est lancée. Il pourrait réaliser des commandes historiques (« La Grande Machine » ou le « Grand Genre ») (p 142) mais il va bifurquer vers un autre style qui se vend très bien (p 142). Il dessine avec une insolente facilité. Il a le sens de l’humour et il peindra aussi des « culs » (p 147). Il peut peindre autre chose que les commandes officielles tardivement mal payées car il a des soutiens de taille : Marigny, Saint-Non entre autres. En 1767, sa réputation est acquise  (p 180). Fragonard se situe entre les frasques de la Régence et les horreurs sexuelles de Sade (p 177). Mais par abus de confiance en lui, il est désavoué par ses pairs jusqu’à sa réhabilitation par la Du Barry en 1769 (p 182). Il est le peintre du trouble et de l’émoi amoureux Il s’amuse avec les joies partagées de l’amour et avec la nudité féminine (p 207). Amoureux des chiens, il les peint avec les jeunes filles dans des poses équivoques (p 208).

Il réalise une jeune fille assise sur une balançoire. Sa jupe se soulève. Une mule tombe du pied. « L’escarpolette », nouveauté pour son époque,  sera un de ses chefs-d’œuvre (p 176). Après un tel succès, il peut prendre des élèves dans son atelier pour reproduire les escarpolettes (p 179). Il est aussi le peintre du jaune (p 508).

 

Il s’installe dans la galerie du Louvre à l’âge de 33 ans. Il récupère son père qui n’a plus de revenus, mais le reconduira très rapidement à Grasse où il pourra continuer de jouer et de perdre (p 149).

 

Watteau est mort poitrinaire à 37 ans, dans la misère, dans la galerie du Louvre où des rats, des filles de joie côtoyaient dans la misère les artistes peintres (p 165). Fragonard possédait des chats pour tuer les rats et pour pouvoir dormir en paix (p 178). 26 artistes vivaient dans cette galerie subventionnée par le roi (p 107).°Elle restera ouverte pendant deux cents ans, jusqu’à Napoléon Bonaparte.

 

Voltaire était aimé car le roi de France ne l’aimait pas (p 172).

Emilie du Châtelet est devenue une excellente physicienne. Elle s’est fait admettre à l’Académie des Sciences, et s’est installée avec Voltaire, son amant, tout en étant mariée. Elle aura plus tard un enfant avec le poète Saint-Lambert (p 328).

 

Bergeret, un de ses mécènes, commande à Fragonard les illustrations des Fables de La Fontaine (p 240). Bergeret est immensément riche, mais il est surtout ridicule (p 235). Bergeret est un gros financier, dans les deux sens de l’adjectif « gros » (p 230). Il est snob et sensible au « qu’en dira-t-on ? ». Fragonard rompra avec lui en entrant en colère contre la gouvernante de Bergeret (p 249). Il se révolte et emporte avec lui tous les dessins payés par Bergeret pendant leur voyage en Italie et en Allemagne. Il casse le lien d’esclave entre le mécène et l’artiste (p 251).

 

Fragonard place son argent dans des logements qu’il achète puis qu’il loue, sans rien dire à personne. C’est sa femme Marie-Anne qui gère les commandes artistiques (p 317).

Marie-Anne est montée à Paris au début de la reconnaissance artistique de Fragonard. Elle a tout accepté de lui. Elle fait ensuite venir sa sœur, Marguerite Gérard, auprès d’eux. Marguerite est aussi ambitieuse que sa soeur, et toutes deux veulent se faire une place et un nom dans le milieu artistique. Marguerite Gérard se place sous la protection de Fragonard (p 347).

Un jeu pervers va s’organiser entre les deux sœurs. Fragonard en est l’enjeu. Marguerite va le séduire, tomber enceinte. Elle aimerait prendre la place de Marie-Anne. Mais pour cacher les conséquences de ce jeu, Marie-Anne va assumer la maternité de l’enfant, Fanfan. Rosalie, la fille du couple légitime, âgée de onze ans,  souffrira  de devoir porter ce secret et ce mensonge (p 317). Elle en mourra, au grand désespoir de son père, à l’âge de vingt ans quand Fanfan en avait neuf (p 334).

La « tendresse » qui existe dans le couple et leur manière de vivre inspirent le fils de Bergeret. Si il avait connu le secret, il aurait peut-être pensé autrement  (p 324). 

 

La famille se déchire. A cause du malheur, Fragonard grossit (p 352). Son moral est au plus bas (p 359).

La Révolution se déclare et la « Pain National » tue à cause de la dysenterie (p 363).

 

Avec David, Fragonard répertorie les œuvres prélevées dans les églises. Il connaît bien les maîtres et leurs œuvres. Bonaparte rapporte les œuvres pillées en Italie. « La Joconde » arrive en 1797 au musée du Louvre, depuis le château de Versailles (p 440).

 

Madame Tallien va régner sur son époux, Jean-Lambert Tallien, député, et va l’influencer pour qu’il envoie Robespierre au supplice à la place de son mari (p 453).

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Fragonard 

Immortelle 

Paris

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Publié dans mes poésies

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