Vasco de Gama - Le premier voyage - Serpent

Publié le par bmasson-blogpolitique

Vasco de Gama

Médaillon

Francisco Alberto Cutileiro

Lisbonne

XXe siècle

Navigateur portugais mandaté par Manuel 1er, roi de Portugal, Vasco de Gama a initié la route maritime vers les Indes orientales via le sud de l’Afrique et le contournement du cap de Bonne Espérance (1498).

Mucem

Marseille

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Vasco de Gama

Le premier voyage

1497 – 1499

Editions Charlemagne – 2016

 

Lors de ce voyage de découvertes, Vasco de Gama va relier le Portugal aux Indes, en passant par le Cap de Bonne Espérance (p 7), avec deux objectifs, l’un commercial, l’autre religieux (p 9). Les Indiens ne s’y tromperont pas. Ils verront Gama comme un conquérant colonial (p 26).

L’équipage va rester à Calicut du 21 mai au 29 août 1498. Le roi de Calicut ne mange ni viande, ni poisson. Le peuple en mange, sauf les vaches qui sont sacrées  (p 152). Le  roi de Calicut écrit au roi du Portugal. Il accepte l’échange de la « cannelle, de beaucoup de clous de girofle, de gingembre et de poivre contre de l’or, de l’argent, du corail et de l’écarlate » (p 112).

Mais le roi de Calicut sera mis en garde contre les Portugais par les marchands locaux avec qui il négocie jusque-là (p 109). Les Portugais vont s’opposer aux intérêts des Vénitiens et de leurs intermédiaires. La lutte commence (p 157).

Les Portugais ont calculé que le poivre partait au Cap à hauteur d’un tiers, et que les deux-tiers du poivre voyageaient par la route arabique, à dos de chameaux, et par bateau (p 165). Les chameaux transportent les épices entre le mont Sinaï et Le Caire dans un délai de soixante jours minimum (p 160). Les chameaux sont rassemblés une fois par an en Syrie pour y former une caravane de 30 000 à 40 000 unités (p 165).

Les Portugais ont tu deux secrets qu’ils ont jalousement gardés pour eux :

  • la découverte du Brésil* six ans avant le Traité de Tordesillas, leur permettant de repousser le plus possible le méridien à l’ouest, favorisant à leur avantage le partage des terres, (p 14)
  • la direction des vents à l’ouest de l’Atlantique Sud qui poussait les bateaux vers le Brésil depuis l’Afrique à la hauteur du Sierra Leone actuel (p 18).

Le roi du Portugal avait aussi peur des espions et a caché les cartes en sa possession. Mais les Italiens s’écrivent entre eux tous les détails qu’ils connaissent sur le voyage des Portugais  (p 177).

Le voyage ayant duré deux ans, au Portugal, on les croyait perdus (p 175). Le seul à pouvoir s’enrichir durant ce voyage a été Gama qu a troqué la vaisselle en argent du bateau contre des épices (p 173). Le scorbut a décimé une partie de l’équipage au retour (p 55). « Leurs gencives gonflaient, ils ne pouvaient plus manger ». Ils enflaient de partout. Trente morts en peu de temps (p 126). En tout, 60 hommes en meurent (p 177). Pour faire l’aller-retour par bateau, les Portugais estiment le temps de voyage entre quinze et seize mois (p 154).

Cette nouvelle route commerciale va provoquer un bouleversement du commerce mondial (p 144).

 

 

Le voyage et les animaux rencontrés.

Ils ont fait monter à bord des « locaux » qui leur ont servi de pilote, quand ils le pouvaient. Les gens du coin où ils mouillaient les caravelles leur apportaient de la nourriture. Ils recherchaient de l’eau buvable dans les bassins dans les terres, près de leur mouillage (p 121).

 

Avant le Cap de Bonne Espérance, ils croisent des grands échassiers et une baleine (p 37).

Ils voient beaucoup d’éléphants (et des bijoux en ivoire) à « Mossel Bay », après le passage du Cap de Bonne Espérance. Ils parlent de bœufs, de vaches, de moutons, de renards (queues), (p 44).

Ils observent des loups marins sur Seal Island (p 47).

Des manchots vivent sur l’îlot du Cap Soliticairos (p 48).

Après Ilheu da Cruz, ils pêchent du poisson (p 51).

Sur la côte ouest de l’Afrique, près du Mozambique, ils mangent de la poule apportée par les habitant-e-s (p 52).

Là, ils chargent sur leurs bateaux des poules, des chèvres, des pigeons du Mozambique (p 62).

Au Kenya, le roi leur envoie, entre autres choses, six moutons (p 75).

A Calicut, ils ont mangé des soles, des mulets, des pagres, des muges (p 153).

Dans une île face à Calicut, les pêcheurs y pêchent des perles. Ils observent même une licorne qui barbote dans l’eau d’un fleuve (= la licorne est un animal légendaire !) (p 159).

Lors de leur voyage de retour, des barques portent à bord, en septembre, des poissons, à hauteur de Saint-Mary Islands (p 117).

A Angediva, on leur apporte des porcs, des vaches et des poules à bord (p 119).

A l’Ile de Bijapur, ils mangent beaucoup de poissons (p 125).

En 1499, à Malindi, le roi leur envoie des moutons et ils achètent des poules et des œufs (p 128).

Ils trouvent des poules à Mtangata (p 129).

Dans la baie de Sao Bras, ils pêchent des anchois, des loups de mer et des manchots. Ils en font des salaisons pour la traversée (p 130).

 

Les éléphant-e-s et les chevaux.

Leur seul ennemi est le serpent** (p 163). Parfois les « bêtes venimeuses » (p 176).

Les Portugais établissent un mémoire avec le nombre d’animaux comptabilisés :

- Cael et Ceylan : 100 éléphants de guerre (p 134). Ils portent des châteaux dressés sur le dos (p 160).

- Aytthaya (Siam) : 4 000 chevaux et 400 éléphants.

- Tenasserim (Birmanie) : 500 éléphants.

- Bengale : 10 000 chevaux.

- Malacca : grands perroquets.

- Pegou (Birmanie) : 10 000 chevaux et 400 éléphants (p 135).

Ce ne sont que des exemples, la liste étant plus longue et détaillée.

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Brésil.

Torture sous la dictature.

Comment faire parler les morts ? "Vous allez les sortir de leur tombe"? (si iels en ont une, par chance, NDLR)

"L'Humanité"

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Portugal.

La colonisation portugaise face aux révoltes indépendantistes (Angola, Mozambique, Cap-Vert, Sao-Tomé-et-Principe et Guinée-Bissau).

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Junji Itö 

"Sensor "

Un serpent. La nébuleuse obscure du serpent.

BD Angoulême 

Gare du Havre 

 

Junji Itō (伊藤潤二, Itō Junji?) est un mangaka japonais né le 31 juillet 1963 dans la préfecture de Gifu, au Japon. Il est considéré comme l'un des maîtres du manga d'horreur. En France, l'édition intégrale des dix premières années de son œuvre est publiée chez Tonkam  entre 2002 et 2014

 

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Pourquoi les oiseaux s’égosillent-ils ?

Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les oiseaux chantaient ?

Au lever du jour, vous l’aurez remarqué, c’est le concert assourdissant des chants d’oiseaux. C’est ce qu’on appelle "le chœur matinal" : en ville comme en forêt, des centaines d’individus chantent à qui mieux mieux. Nous n'aurons pas l’outrecuidance de rappeler les plaintes déposées par certains néoruraux contre le coq du village.

(…) Ainsi, chez de nombreuses espèces d’oiseaux marins, les individus restent fidèles à leur conjoint d’une année sur l’autre, et ils se reconnaissent mutuellement grâce à leurs vocalises. Pareil avec les poussins comme on le constate lorsqu’on visite une manchotière. Lorsque les parents manchots rentrent de la pêche, c’est tout à coup un concert assourdissant de vocalises qui s’élève de la colonie. Les parents reconnaissent leur poussin en partie grâce à son cri qui est un peu différent de celui du voisin. Chez les passereaux, il a été démontré que les individus savent identifier le chant de leur voisin habituel. Un mâle sera moins agressif envers un individu qu’il connaît bien qu’envers un individu nouveau, jugé alors comme intrus. Un mâle territorial saura mémoriser les chants de plusieurs mâles occupant les territoires alentour.

(…) Soit il se tait, soit il redoublera d’ardeur dans l’émission de ses vocalises et en viendra même à s’en prendre au haut-parleur pour l’évincer. Il est donc expérimentalement démontré que le chant sert à expulser les mâles rivaux, et tout particulièrement les voisins.

Là aussi, des nuances existent. Un mâle "en couple " qui héberge sa femelle sur son territoire sera plus offensif. À l’inverse, de jeunes mâles auront tendance à s’effacer devant les mâles expérimentés.

(…) En effet, les espèces ont des répertoires plus ou moins étendus. Le répertoire, c’est en quelque sorte la collection de chants que l’espèce est capable d’émettre et qui sont utilisés en regard de situations : alerte face à un danger, séduction, agression... Le record du répertoire est celui de l’étourneau sansonnet, dont certains individus produisent près de 70 types de chants différents. Chez cette espèce, les femelles seraient davantage attirées par les individus aux répertoires riches… Mais il ne faut pas en faire une généralité.

Où sont passés nos oiseaux ?

Pourquoi les moineaux ont-ils disparu de nos villes ? Pourquoi sont-ils de moins en moins nombreux à la campagne - 40% des oiseaux des champs ont disparu en 25 ans - ? Pour les sauver, il faut d'abord comprendre les raisons de leur disparition. Hugo Clément enquête sur les menaces qui pèsent sur les oiseaux en France. Si certaines sont évidentes, comme la chasse ou la disparition de leur zone d'habitat, d'autres sont beaucoup plus surprenantes. Heureusement, un peu partout, des personnes se battent pour trouver des solutions et sauver les oiseaux.

Publié dans histoire

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