Henri Laporte. Journal d'un poilu. Cantatrices - Hamlet

Publié le par bmasson-blogpolitique

Henri Laporte.

Journal d'un poilu.

Éditions Mille et une nuits – 1998 (date de la première édition?)


 

C'est en partant de son moral tout au long de sa partie active à la première guerre mondiale et par les arts pendant la guerre que je vais vous raconter ce récit d'un poilu.

Il s'est engagé pour deux raisons. Il veut faire « son devoir » et venger la mort de son beau-frère en septembre 1914 (p 15). Cinq mois plus tard, il part pour le front. Il est caporal (p 19). Il reconnaît : »Nous ignorions tout de la guerre » (p 20).

Il trouve le campement en Argonne, en 1915, « très amusant » (p 23). Dans les boyaux, les Allemands sont à sept ou huit mètres d'eux (p 26).Il trouve sa vie agréable et pleine de suspense (p 27). Il observe le premier « mort en brave » (p 28). Il s'est assis pendant deux heures sur un soldat allemand en état de putréfaction. L'odeur pestilentielle qui se dégageait de la terre l'a alerté (p 29). Les soldats se lancent des grenades de part et d'autre ( p 37). Il mange son bœuf bourguignon « poivré d'éclats de boue » car les Allemands tirent et visent exprès. Il le supporte. (p 38) L'ambiance est toujours à la bonne humeur. Ils écrivent des pancartes avec de l'humour potache (p 39). Trop fatigués, les poux des tranchées ne les empêchent pas de dormir dans l'eau et la boue (p 41).

A partir de la page 45, son ton change. « Quelle horreur la guerre ». Il regarde les morts écharpés partir sous les bâches pendant que lui « échappe à la mort » (p 46). Il est sauvé par un soldat du génie qui voit son pied droit bouger alors qu'il est enseveli sous les gravats suite à une explosion (p 48). On leur distribue des masques à gaz en juin 1915 (p 51). Il est sous les ordres d'un jeune lieutenant Saint-cyrien de 20 ans (p 54). Il parle de « carnage » (p 55), d'hécatombe, de tuerie, en Argonne. Il n'avait jamais vu autant de morts avant (p 56). Quand il voit un soldat se tenir les boyaux avant de mourir, il « croit devenir fou » (p 57). Il ne peut se reposer à cause de « atroces visions ineffaçables » (p 59). Il est très affaibli à cause de la typhoïde et se bat contre la maladie pendant deux mois, de juin à août 1915 (p 62). En janvier 1916, celui qui s'endort en Champagne peut perdre un pied à cause du gel ou mourir de froid humide (p 67). A Verdun, il est choqué par la vision et l'odeur pestilentielle des cadavres des chevaux et des humains qui n'ont pas pu être enlevés depuis la veille (p 71). Quand il redevient agent de liaison il trouve la vie « pleine de risques, de dangers mais intéressante et emplie de beaucoup d'émotions » (p 74). Le 9 avril, il parle d'un « épouvantable massacre » après l'attaque malheureuse des fantassins Allemands. C'est la première fois qu'il voit autant de morts allemands (p 87). L'amitié est importante. Son capitaine et lui se sont appréciés dès le début de leur rencontre. Ils font face au « déluge de fer » p 88). Il pense que son « bon capitaine » a environ vingt-deux ans (p 100). L'enfer de feu provoque aux soldats des maux de tête violents. Il assiste à la mort d'un soldat qu'ils ne peuvent aider à cause du déluge de bombes et qui réclame sa maman avant de mourir (p 89). Dans la Somme, en octobre 1916, il parle des lance-flammes allemands qui brûlent tout vifs quand ils sont touchés par les tirs des Français (p 106). Il est fier des obus de 75 tirés par les Français car les Allemands avec leurs 73, sont « moins dangereux » (p 108) (?!) .


 


 

Il aime en 1914 l'accueil reçu par les Bretons à Quimper. Il cite Théodore Botrel* qui « en la chantant, n'avait rien exagéré » (p 20). En 1915, à l'hôpital militaire, en pleine lutte contre la typhoïde, il assiste à un spectacle organisé par René de Buxeuil** et une cantatrice****, Eugénie Buffet*** (p 60). Après sa participation éprouvante à la bataille de Verdun, il recouvre ses forces à l'arrière, en Lorraine. Ils improvisent des soirées avec des chanteurs parmi les soldats (p 95). Un soir, un soldat revient d'une permission à Reims avec des bouteilles de Champagne. Ils se saoulent et chacun y va de sa chanson (p 99). A Bordeaux, fin 1916, il est opéré pour retirer un éclat d'obus situé dans son tympan. Il assiste « gratuitement » à une représentation d'Hamlet***** au théâtre. Il en est tout reconnaissant (p 114). Cette opération le rend inapte à retourner sur le front et il retourne à Quimper. Un orchestre d’inaptes est créé et il obtient un certain succès (p 119).


 

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Jean-Baptiste-Théodore-Marie Botrel, né le 14 septembre 1868 à Dinan et mort le 26 juillet 1925 à Pont-Aven, est un auteur-compositeur-interprète français. Il est l'auteur de La Paimpolaise.

Théodore Botrel " la Paimpolaise " 1905


 

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René de Buxeuil, de son nom de naissance Jean-Baptiste Chevrier, est un compositeur et chansonnier français, né à Buxeuil au lieu-dit Plancoulaine le 4 juin 1881 et mort à Paris le 16 juillet 1959.

René de Buxeuil - La chanson des yeux clos


 

***Eugénie Buffet

Surnommée « la Cigale nationale », Eugénie Buffet est une chanteuse française de music-hall. Née le 26 novembre 1866 à Tlemcen et morte le 10 mars 1934 à Paris, elle est l'une des premières, si ce n'est la première interprète du genre de chanson dit réaliste, dont Edith Piaf sera la plus célèbre par la suite.

Eugénie Buffet " sérénade du pavé " 1933

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La Première guerre mondiale et le massacre de millions d'animaux.
130 000 chevaux meurent en quatre mois.
14 millions d'animaux ont été touchés, dont des chiens*, des pigeons, des ânes et des chevaux.
1 million d'animaux sont morts entre 1914 et 1918.
 " L'Humanité"
 
Bêtes de guerre
 
 

L'histoire militaire des animaux est surprenante et méconnue : des dauphins de la marine américaine en Irak aux pigeons français de la Grande Guerre, des mules marocaines de Monte Cassino aux dromadaires des méharistes en passant par les éléphants d'Hannibal, ils ont traversé les guerres jusqu'à aujourd'hui. En 1914, ils ont été plus de 14 millions à être enrôlés, près de 30 millions pendant la Seconde Guerre mondiale dans des projets difficiles à concevoir comme les phoques suédois envoyés contre les sous-marins allemands ou les chiens déposeurs de bombes de l'armée russe. Au total, 120 000 d'entre eux seront décorés pour faits de guerre

 

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Aibo Mind 3

2005

Musée des Arts et Métiers

Paris

Ce robot est doté d'une mémoire à court terme.

Il se déplace en fonction de ce qu'il voit et de ce qu'il entend.

Il s'adapte à son environnement.

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Pompéi 

Chien à l'entrée de la maison

Mon dessin.

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Opéra Garnier.

 

Maria Anna Marzia Alboni, dite Marietta Alboni, est une cantatrice italienne, née le 6 mars 1826 à Città di Castello et morte le 23 juin 1894 à Ville-d'Avray. Elle est considérée comme l'une des plus grandes contraltos de l'histoire de l'opéra.

Marietta Alboni possédait puissance, douceur, plénitude et une grande flexibilité. Par la qualité de sa voix, elle excellait dans les passages qui réclamaient une élévation et un calme quasi religieux. En tant qu'actrice, elle possédait la vivacité, la grâce et le charme, qui lui étaient permis par sa constitution physique remarquablement replète.

 

Alboni's year of birth is uncertain. Many sources give 1826, whereas others list 1823 or 1822. One of her early biographers states that she herself gave her age as 30 when she arrived in the United States.

 

L'année de naissance d'Alboni est incertaine. De nombreuses sources donnent 1826, tandis que d'autres citent 1823 ou 1822. L'un de ses premiers biographes affirme qu'elle a elle-même donné son âge de 30 ans lorsqu'elle est arrivée aux États-Unis.

 

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Opéra Garnier.

Madeleine-Sophie Arnould, née le 13 février 1740 à Paris où elle est morte le 22 octobre 1802, est une actrice et cantatrice française

Sophie Arnould voit le jour en 1740 dans une famille bourgeoise et reçoit une éducation soignée. A l'âge de 12 ans, elle émerveille l'assemblée en chantant dans un couvent. La Reine veut l'entendre et Madame de Pompadour la réclame. A 18 ans, elle reçoit le Brevet de Demoiselle de la Musique de Chambre de la Souveraine. Le Chevalier de Malézieux, riche sexagénaire demande Sophie en mariage.

Elle acquit la célébrité en interprétant des oeuvres de Rameau et de Gluck.

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Opéra Garnier.

 

Marie Fel, née à Bordeaux le 24 octobre 1713 et morte à Chaillot le 2 février 1794, est une cantatrice française, fille de l'organiste Henri Fel.

Elle débute à l' Opéra de Paris en 1733 et chante régulièrement au Concert Spirituel.

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Hamlet et le Roi Lion.

Un jeune héritier veut venger son père. Simba incarne le héros revanchard en quête de justice. Il combattra son oncle Scar et vaincra.

1994 

"La Marseillaise"

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Publié dans histoire

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