Erwann Menthéour. Secret défonce. Pénurie

Publié le par bmasson-blogpolitique

Erwann Menthéour.

Secret défonce.

Ma vérité sur le dopage.

Editions Jean-Claude Lattès – 1999

 

Erwann Menthéour termine son livre en citant le nom de deux coureurs cyclistes qui ne se sont pas dopés : Gilles Delion (p 163) et Christophe Basson (p 166).

Elevé par un père ambitieux, sa sœur n’a pas échappé à la règle : natation de haut niveau, championnats de France, engagement dans l’armée, elle devient une des premières femmes pilotes d’hélicoptère (p 14). Le tout en s’occupant de son petit frère, Erwann.

Il savait qu’il se doperait un jour, avec l’accord moral de son père et de son frère, Pierre-Henry. Il adopte les paroles de sacrifice de Kipling pendant la première guerre mondiale,  quand il a envoyé au casse-pipe son fils : « Tu seras un homme, mon fils » (p 28).

Il possède un manque de clairvoyance dans le tri de ses objectifs, au début de sa carrière, mais il y prend goût et plaisir (p 32). A 19 ans, il quitte les juniors et a besoin du meilleur « docteur » pour entrer dans le monde adulte (p 45). Il obtient son baccalauréat en 1991 et devient un coureur cycliste intellectuel (p 52). Les coureurs ne parlent que de « sexe, de dope et d’argent » (p 60)

Il va se doper pendant les courses à étapes, pour récupérer et se mettre au niveau des autres. Il démarre sa dépendance psychologique aux soigneurs (p 55). Un rite social s’instaure dans les chambres. Chaque cycliste paie sa tournée d’amphétamines (p 97). Parfois, les coureurs servent de cobaye et ingurgitent sans le savoir des nouveaux produits. C’est « la roulette russe ». (p 150). Le contraire d’un médicament dopant, est un médicament bloquant. Les manageurs les utilisent pour ne pas négocier un nouveau contrat avec un coureur (p 148).

 

Commence la litanie des produits dopants avalés, bus, pris sous forme de piqûre, dans le milieu cycliste de ses débuts :

- Pervitin et Tonédron, amphétamines pures mais « sans addiction » (p 16)

- Captagon et Centramine, amphétamines pas encore prises par lui  aux USA (p 36). Les amphétamines empêchent de dormir (p 96). Il en prendra à l’âge de 21 ans.

La liste continue :

- Corticoïdes avec  accoutumance (p 56)

- Corticoïde retard dont les effets durent trois semaines (p 56)

- EPO du docteur Mabuse qui entraîne la perte des muscles (p 82) L’EPO miraculeuse provient de Suisse. (p 99). L’Italie s’en empare vers 1996. L’usage provoque des troubles au niveau des reins, des articulations, de la vue et donne des migraines (p 127). Le sang n’irrigue plus les organes (p 128). Un décès par arrêt cardiaque aux Pays-bas : le coureur avait les vaisseaux bouchés ( p 108).

- Centra qui met un cycliste à terre quand il en prend quatre (p 94)

- Cocktail belge : corticoïdes et opiacés (p 95)

- Ritaline et Méthédrine (p 101)

- Anabolisants et Testostérone en Italie (p 106)

- IGF, insuline au Mexique, produit très dangereux (p 108)

- Facteur de croissance, anémine, persantine (caféine et vasodilatateur) (p 116)

- Hormone de croissance synthétique en 1996 (p 129)

- Perfluocarbon ou PFC plus discret que l’EPO (p 130)

- Vitamine B12 et B9 (p 147)

- Extrait de sang de tortue de mer (p 158)

- Antalgiques et produits anti hépatites (p 172).

Il se demande comment il a fait pour ingurgiter tout ça !


Erwann Menthéour, né le 29 juin 1973 à Brest, est un entrepreneur français, fondateur de la Méthode Fitnext et du site de coaching en ligne fitnext.com. Cet ancien coureur cycliste est également journaliste et écrivain spécialisé dans le bien-être depuis plus de 15 ans.

Cycliste professionnel de 1994 à 1997, année où il a remporté la Coupe du Monde par équipe, le contre-la-montre et le maillot jaune du tour de l'Avenir sous les couleurs de la Française des Jeux, Erwann Menthéour a fait l'apprentissage du meilleur (NDLR: de quoi?).

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GSK.

Entreprise pharmaceutique dans l'Eure.
Rejet de perturbateurs endocriniens dans la rivière Iton.
Depuis quand?
 
Aïe, aïe...
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Télévision. Des pénuries sur ordonnances

 

(…) Les pénuries de médicaments affectent pour 14 % les traitements anticancéreux, 19 % ceux de maladies nerveuses, et montent à 21 % pour les anti-infectieux.

 Graph 

"Vélo cycliste".

Rennes

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Publié dans mes poésies

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