Sim. Elles sont chouettes mes femmes.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Sim.

Elles sont chouettes mes femmes.

Editions Flammarion – 1986.

 

 

Sim, nom de scène de Simon Berryer, né le 21 juillet 1926 à Cauterets et mort le 6 septembre 2009 à Fréjus.

 

Son père était projectionniste dans divers cinémas. Sim l’aide à cette fonction en étant enfant. Cette position va l’aider à développer un imaginaire très créatif.  Il se nomme lui-même un « gugusse », et non pas un humoriste. (p 197). Bruno Coquatrix, en 1955, l’engage pour faire le lever de rideau du spectacle de Gilbert Bécaud à l’Olympia. Patachou et Michel Polnareff lui ouvriront aussi leur scène, n’ayant pas peur de la concurrence. Il leur en sera éternellement reconnaissant. (p 133) Il a beaucoup tourné en France. Il a été un des animateurs et animatrices des « Grosses Têtes », sur RTL, avec Philippe Bouvard (p 201). Il raconte dans ce livre toutes les émotions suscitées par la gente féminine, depuis sa naissance jusqu’à son grand âge. Il sait qu’il n’a pas le charme d’un bellâtre, mais il connaît son point fort pour séduire, l’humour. Il n’aime pas beaucoup les femmes. « La vie d’une femme est un spectacle plein de rebondissements, d’inattendus, de surprises, d’illogismes et d’irrationalités ». « C’est la femelle par excellence, celle qui donne le jour et se donne la nuit. Si la vôtre (= femme) est mère, femme et amie, alors vous êtes un homme heureux ». (p 101). Il use de clichés. « Oui, la patience est féminine » (p 210).

En dépit de cela, j’ai beaucoup ri à la lecture du livre. Mais j'ai eu du mal à le terminer quand même. Je me suis aperçue qu'il écrivait un livre sur les femmes dont il se moque pour se mettre en valeur.

 

Sexe :

J’ai commencé à relever toutes les expressions qui recouvrent le sexe masculin. Mais, j’ai cessé car il y en avait trop. En voici quelques florilèges : :

Avec ma petite « baïonnette ». (p9)

Je n’étais plus qu’un « ogre sexuel ». (p 10)

Brancher ma « tuyauterie » pour jouir de la compagnie d’une femme. (p 31)

J’eus une « érection brutale et inattendue » en voyant une reproduction de La Joconde. (p 35)

 

Amour – Page 12 :

Il raconte dans ce livre son « parcours du Tendre ».

C’est un hommage à Mademoiselle de Scudéry.

 

L’alcool - :

Sur les genoux de son oncle, enfant, il entendait dans le ventre de « cette montgolfière gonflée au Guignolet-kirsch » « les bulles baladeuses qui éclataient ». (p 17).

Il parle ensuite de ses intestins qui ont eu à subir pendant « quarante ans le Calva et la fumée de deux cent mille gauloises bleues ». (p 20) Il pense qu’il est un survivant à ce régime excessif.

 

L’orthographe :

Sa tante Lily avait un cœur gros comme ça, mais « maniait l’écriture phonétique avec une rare virtuosité ». Il appelle ses erreurs orthographiques « des acrobaties grammaticales ». Il l’admire comme étant « une trapéziste de la syntaxe. » (p 17)

Il explique qu’un admirateur nommé Dominique lui écrit longtemps des poèmes et lui envoie des peintures. Quand il le rencontre, il s’aperçoit que c’est une femme et se demande « pourquoi la grammaire se permet quelquefois d’avoir des pudeurs de jeune fille. Les mots employés (…) avaient une neutralité constante et jamais aucune de ses phrases n’avait dévoilé le genre auquel il appartenait». (p 211)

 

La guerre :

Il a souffert de la guerre en étant adolescent. Il n’aime pas le danger et se reconnaît un côté lâche dans sa personnalité. Il se compare à « un ministre de la Guerre » qui ne va jamais « en première ligne, baïonnette au canon et en criant « Et mon traité de paix, c’est de la merde ? » ». Il sait qu’un  Président de la République » ne se précipite pas « sur l’ennemi avant tout le monde, la grenade à la main ». Il préfère se cacher en attendant la fin du danger comme le font « tous les généraux du monde entier ». (p 23)

 

Lorient a été une ville rasée à 90% par les bombardements anglais, tout comme Le Havre. En 1943, « Les Alliés venaient de détruire l’arsenal . (…)  La mésentente des partenaires européens éclatait au grand jour, dévoilant la vraie nature de chacun d’eux ». (p 68)

 

Il explique que l’armée française donne « des fêtes en souvenir des jours fastes et (fait) de la publicité, sur les Champs-Elysées, une fois par an ». (p 85)

 

 

A Lorient, il assiste aux séances de tonte des femmes ayant couché avec l’Occupant allemand pendant la seconde Guerre mondiale.

« A coup de ciseaux rageurs, des coiffeurs improvisés se vengèrent des traîtresses qui avaient préféré le zizi allemand à la quéquette française. (…) Il parle d’une jeune femme surnommée « Cul d’acier » qui brandit son chignon coupé et cria à la foule « Si c’est le montant de la facture, c’est pas cher payé ! » (NDLR : elle a eu la chance de ne pas avoir été ni dévêtue ni violée).

 

Chanson – Page 194 :

Dans son tour de chanson et de sketchs, il se souvient d’une chanson « L’évadé du Nevada ». « Toute la salle m’accompagnait en imitant des instruments de musique ».

Sim - L' évadé du Névada

 

 

Jean Gabin – Page 138 :

Près de l’Olympia, dans un des bars attenant à la fabuleuse salle de spectacle, Sim rencontre une prostituée « Lulu la Banquise ». Un soir, elle lui demande un service. Elle aimerait avoir un enfant d’un artiste. Sim est affolé ! Mais non. Elle pense à Jean Gabin. Elle aimerait que Sim organise la rencontre.

Voici la réponse de Jean Gabin :

« La proposition n’est malheureusement plus valable car on est en pleine décadence. A l’heure qu’il est, j’ai soixante-dix berges et Madame doit tapiner aux Halles. Dans le domaine de la procréation, faut pas faire des mômes quand on baise avec des béquilles ! »

 

 

Avortement – Page 178 :

Une clocharde « Louison la Limaille » raconte sa vie à Sim. Sa mère était  « boniche » et s’est faite engrosser par le patron. « J’étais à peine dans le ventre de ma mère qu’ils ont essayé de me supprimer avec le savon de Marseille, la queue de persil et les aiguilles à tricoter. Fallait être solide pour résister au traitement ! »

En clair, elle a survécu et échappé à la tentative d’avortement de sa mère.

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Rokhaya Diallo incite les femmes à être dérangeantes, audacieuses et fières.

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“Chaque baiser est un tremblement de terre.”

 

George Gordon, Lord Byron

 

George Gordon Byron, 6ᵉ baron Byron, généralement appelé Lord Byron, est un poète britannique, né le 22 janvier 1788 à Londres et mort le 19 avril 1824 à Missolonghi, en Grèce, alors sous domination ottomane. Il est l'un des plus illustres poètes de l'histoire littéraire de langue anglaise. Bien que classique par le goût, il représente l'une des grandes figures du romantisme de langue anglaise, avec William Blake, William Wordsworth, Samuel Taylor Coleridge, Percy Bysshe Shelley et John Keats.

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Publié dans mes poésies

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