Françoise Hardy - "Le désespoir des singes Et autres bagatelles".

Publié le par bmasson-blogpolitique

Françoise Hardy

Le désespoir des singes

Et autres bagatelles.

Editions Robert Laffont. 2008

 

C’est tout à la fin de son livre qu’elle explique d’où provient son titre. Dans le parc de Bagatelle, Françoise Hardy préfère un arbre qui s’appelle le désespoir des singes*.

 

Le désespoir des singes se plante idéalement à l’automne pour faciliter son enracinement et une meilleure reprise au printemps. L’Araucaria araucana aime les sols bien drainés car il redoute les excès d’eau. Il apprécie les situations plutôt ensoleillées et abritées du vent.

 

Page 60 – Les journalistes de « Lui » :

Elle est l’amie du photographe Jean-Marie Périer qui travaille à cette époque de leur vie pour le journal « Salut Les Copains (et Copines, NDLR)». En allant le chercher dans les bureaux qui deviendront ceux du journal « Lui », elle y croise des journalistes « dont la misogynie et le machisme affichés me paraissaient menacer la midinette que j’étais ».

 

 

Page 75 – Le baiser de Jean-Claude Brialy :

Elle tourne dans le film de Roger Vadim, « Château en Suède », en 1963. Jean-Claude Brialy est le fiancé de Françoise Hardy dans le film. Il la menace de l’embrasser pour de vrai, « ce qu’il fit pour mon plus grand déplaisir ».

Monica Vitti nous quitte à 90 ans.

Cinq donatello (oscars italiens).

Un ours d'argent à Berlin, en 1995.

Un lion d'or à Venise.

"L'Humanité"

02 22

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Graph 
Fécamp 
"Le baiser envolé"
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Page 88 – Dali et Gala à Cadaquès :

Grâce au metteur en scène Jean-Claude Tramont, elle rencontrera Salvador Dali et le côtoiera plusieurs fois ensuite.

Dans « son extraordinaire maison de Cadaquès, (elle eut, NDLR) le rare privilège de dîner en tête-à-tête avec lui et son épouse Gala qui ne se montrait jamais, ne se nourrissait que de riz à l’eau et ressemblait à une momie, au contraire de son célèbre époux. »

 

Page 116 – Philippe Bouvard :

Elle fonde une société qui produirait ses enregistrements que « Vogue distribuerait ensuite ». Elle l’appellera « Asparagus pour faire un pied de nez à Philippe Bouvard à qui je devais l’amusant surnom « d’endive du twist » ».

 

Page 120 – Les féministes et le droit à disposer de leur corps :

Elle pense que les féministes passent « sous silence – exactement comme le discours puritain – le sort des enfants, alors qu’il devrait primer de loin sur le reste ». Elle s’inquiète qu’une « femme veuille procréer à n’importe quel prix, sans autre considération que celle de son besoin omnipotent », et elle regrette que cela « témoigne d’un déséquilibre dont l’être qu’elle mettra au monde sera assurément le premier à pâtir ».

 

NDLR : Ouh la ! Disposer de son corps, pour les féministes, signifie le contraire de ce que dénonce Françoise Hardy. La contraception et l’avortement dans des conditions dignes de la santé des femmes, sont des revendications pour ne plus subir des grossesses à répétition non désirées, avec l’éducation mal effectuée d’enfants non souhaités et aimés. Que cela soit dans le cadre d’un couple ou d’une famille monoparentale….

 

Page 237 – Un père avare :

Son père était marié quand sa maman accoucha de Françoise. Elle ne le rencontrera qu’à l’occasion de quelques fêtes dans l’année, pendant son enfance. « Ma mère a beaucoup pâti de son avarice dont je perçus sur le tard le caractère pathologique, mais, à l’en croire, c’était un grand sentimental à la larme facile ».

 

Page 356 – Iggy Pop :

Elle reste très fière de l’enregistrement de la chanson « I’ll be seeing you », en 1997. « La réalisation de Rodolphe est parfaite, la performance vocale d’Iggy exceptionnelle. »

 

Françoise Hardy & Iggy Pop –
“I´ll Be Seeing You”

 

Page 388 – La femme idéale selon Jacques Dutronc:

Elle doit être « belle, courageuse, débordante d’énergie, (…) prête à sauter dans un avion pour le rejoindre, et capable de cuisiner, réparer un toit, rempailler une chaise, édifier un muret, peindre, coudre, panser, mille choses encore… »

 

Page 32 – La vie d’un artiste en tournée :

Elle s’inquiète pour son fils Thomas. Voyager le matin pour se produire le soir, passer des pays chauds aux pays froids, « s’alimenter n’importe comment à n’importe quelle heure, boire des coups après le concert pour décompresser », tout cela inquiète la maman qu’elle est.

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Alice Dona a été élevée devant la télévision, avec l’émission mensuelle de Mireille, le « petit conservatoire de la chanson ». Les deux sœurs dansent à chaque nouvelle chanson, malheureusement « interrompue par Mireille au bout de quelques mesures ». La mère d’Alice préfère le chant de sa fille à celui de Françoise Hardy « cette grande et mince jeune fille timide, long pull, minijupe noire et cheveux longs » (p 72).

Alice Dona

Cricri

Edition Anne Carrière – 2004

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Arbres

Paris

Magasin rénové de la Samaritaine.

Art Déco.

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Un Singe fut élu Roi par les Animaux,

Pour avoir fait cent singeries avec la couronne

Qui avait été apportée pour couronner celui qui serait élu.

Un Renard indigné de ce choix, dit au nouveau Roi

Qu'il vint prendre un trésor qu'il avait trouvé.

Le Singe y alla et fut pris à un trébuchet tendu

Où le Renard disait qu'était le trésor.

Esope.

Quelle pourrait-être la moralité de cette fable ? Deux animaux ne peuvent s'entendre. On ne doit jamais s'associer avec un singe. On ne doit jamais s'associer avec quelqu'un de plus rusé.

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D’une guenon et son enfant
adaptée en Français actuel


Une guenon allait montrant
A toutes bêtes son enfant
Celles-ci la prenaient pour folle
Pour ses actes comme ses paroles.
Elle le montra jusqu’à un lion
A qui, d’emblée elle demanda, en exhibant son rejeton
S’il était beau. Le lion lui dit
Que jamais bête plus laide ne vit ;
Qu’elle le ramène en sa maison,
Et se souvienne de ce dicton :
Tout renard admire sa queue
Et la voyant se sent glorieux.

Celle-ci s’en fut triste et peinée,
Puis, croise un ours sur le sentier ;
L’ours s’arrête et la regarde

Et lui dit d’un ton avisé (1) :
« Ainsi voilà donc l’enfant
Dont toutes et tous parlent tant
Qui a l’air si preux et gentil. »
« Oui, répond-elle, c’est mon fils. »
Tends-le moi pour que je l’embrasse
Car je veux le voir de plus près.
Celle ci lui tend. L’ours le prend
Et le dévore en un instant.

Moralité

Pour cela, on doit se garder
D’étaler secrets & pensées (2);
Car certaines choses peuvent réjouir
Qui ne fassent à d’autres plaisir.
En les exhibant, vient grand mal
Ce siècle (les temps) n’est pas toujours loyal.

 

(1) Cointise : gentillesse, amabilité, affabilité, coquetterie mais aussi ruse, hardiesse.
(2) « Sa priveté ne sun penser » choses privées, intimité, pensées, opinions. Il semble que Marie de France ait voulu ici tout englober.

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Publié dans Femmes

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