Les imprimés « les indiennes » - Musée de l'Hôtel Dubocage de Bléville - Le Havre

Publié le par bmasson-blogpolitique

Les imprimés « les indiennes » 

Musée de l'Hôtel Dubocage de Bléville

 

Les deux principales marchandises qui arrivaient au Havre étaient le coton et le café.

Ici ce sont des échantillons « d’Indiennes » de la  manufacture Holker à Rouen.

Les cotons « les indiennes » faisaient du tort aux manufactures traditionnelles.

Elles travaillaient la laine, le lin, le chanvre.

Les « indiennes » ont été interdites par l’Etat.

Colbert a promulgué  la prohibition.

On n’avait pas le droit d’en vendre, ni d’en avoir sur soi, ni d’en acheter.

Les tissus en coton imprimés (indiennes) marchaient très bien.

Après plusieurs lavages, les couleurs vives résistent très bien.

La mode incontrôlable des « indiennes » a complètement déstabilisé et transformé l’économie du textile.

 

Atelier au XVIIIe siècle

 

Pour un complément d’histoire : (source Wikipédia)

 

La communauté arménienne de Marseille, par ses liens avec l'Orient, est la première à importer des Indiennes et à initier des artisans locaux à leur reproduction, avec des peintures colorées. 1669

1672 : madame de Sévigné ramène à sa fille une indienne après un séjour en Provence.

Les réfugiés huguenots Daniel Vasserot et Antoine Fazy, venus du Queyras, dans les Alpes françaises, créent ainsi à Genève les trois premières usines d'indiennes, entre 1690 et 1710. Ils les écoulent en contrebande en France et en Angleterre où elles sont prohibées.

1740 : la culture du coton se développe à Saint-Domingue et à la Jamaïque.

La Normandie devient un grand centre de production et la France bientôt un pays de la culture de coton brut, qui s'implante à côté de celle du sucre dans la colonie de Saint-Domingue à partir de 1740, pour approvisionner les fabriques. Moins rentable que le sucre, le coton trouve cependant vite un marché en forte croissance, en particulier lorsque les britanniques vont mécaniser leur industrie textile par une série d'inventions, ce qui dope la demande de coton brut.

1750: La Marquise de Pompadour donne protection à une foule d’artisans, dans l'enclos de l'Arsenal, dont des fabricants d’indiennes.

Début du XIXe siècle : le chiffre d'affaires des indiennes en Europe est évalué à 700 millions de livres. Un quart de la population suisse vit encore du coton.

 

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Et encore :

 

Les Indiennes :

 

Publié dans histoire

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