Fécamp - Musée "les Pêcheries" - Guy de Maupassant - Morue - Lessive

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Fécamp

Musée les Pêcheries

 

Ex-Morue normande

En 1950, « La Morue Normande » inaugure sa nouvelle usine à l’emplacement d’un ancien dépôt de sel détruit en 1944.

Elle conditionne et commercialise la morue rapportée par les navires de l’armement « Les Pêcheries de Fécamp ».

L’architecte parisien André Hamayon conçoit le bâtiment.

L’activité morutière date du XVIe siècle.

La salaison garde un caractère artisanal.

L’espace interne répondait aux exigences d’une sécherie qui distingue le mouillé du sec.

L’usine a fermé en 1996.

 

Histoire de Fécamp

La racine germanique de « Fiscannum » est « fisk » signifiant poisson.

Dès l’Age du Bronze, des échanges commerciaux maritimes s’établissent.

Riches sépultures à l’époque romaine.

Fondé au VIIe siècle par le comte Waninge qui place à sa tête l’abbesse Hildemarque (originaire de Bordeaux. Elle mourut vers 682.) Le monastère de moniales de Fécamp est incendié par les Vikings vers 850.

Richard II fait de Fécamp une capitale du duché et refonde l’abbaye.

Guillaume de Volpiano va la diriger et la transforme en une des plus renommées de Normandie.

Le roi d’Angleterre Henri II reconstruit en 1170 le palais ducal. Il s’oppose à la prise de la Normandie par le roi de France.

Le monastère possèdera le port, le marché et les moulins, nourrira les Pauvres et financera l’école et l’hôpital.

Il fermera en 1791.

De 1815 à 1975, Fécamp fut l’un des premiers  ports morutiers de France.

 

L’abbé Cochet

1812 - 1875

Archéologue

1876

Pionnier de l’archéologie en Seine-Maritime, il abandonne son ministère en 1846 pour s’y consacrer pleinement.

 

L'abbé Cochet

Jean Benoît Désiré Cochet

Sanvic, 1812 - Rouen, 1875

Le Havre

Abbaye de Graville

 

Il est  désigné membre de la commission départementale des Antiquités en 1834.

Il collabore avec Joseph Morlent, bibliothécaire de la ville du Havre, pour la rédaction de nombreux ouvrages. L'abbé Cochet joue un rôle primordial dans la création d'un musée archéologique en apportant une partie de sa collection.

 

 

 

Maquette du navire viking d’Oseberg, vers 1910.

Coque en chêne bordée à clin.

La ville d’Oslo a offert cette maquette à la ville de Rouen qui a fêté, en 1911, le millénaire du duché de Normandie.

Cet élégant navire long de 21 mètres, découvert en 1904 sur les bords du fjord d’Oslo, abritait les dépouilles d’une reine et de sa servante, inhumées au IXe siècle. Il avait navigué sur les eaux abritées des fjords ou le long des côtes avant d’être disposé dans un tumulus pour servir de sépulture.

Efficaces aussi bien en mer que sur les fleuves, les « drakkars » ont permis aux vikings de se lancer à la conquête de l’Europe et de découvrir des terres lointaines, telles que le Groëland et Terre-Neuve.

Les navires guerriers pouvaient transporter jusqu’à 160 personnes.

Fécamp

Musée les Pêcheries

 

Fécamp

Musée les Pêcheries

Bateau brick-goélette

 

Fécamp

Musée les Pêcheries

Bateau trois-mâts

 

 

Liste des bateaux.

Au XIXe siècle, on arme principalement quatre types de voiliers pour la pêche morutière à Terre-Neuve :

- Le brick et le brick-goélette qui ont deux mâts

- Le trois-mâts barque et le trois-mâts goélette, qui en ont trois.

Après l’adoption des doris, les trois-mâts sont d’une capacité plus importante avec un équipage plus nombreux.

Pour la pêche en Islande, la goélette à hunier à deux mâts est préférée.

 

 

 

Diorama, dit « diorama Petit Pas », premier quart du XXe siècle 

Marius Petit Pas

1864 – 1924

Bijou de maître, XVIIIe siècle

S’apparentant à l’esprit des « vanités », cet exceptionnel bijou figure le crâne d’Hiram*, couronné de roses et entouré de branches d’acacia.

*

La légende d’Hiram est le thème qui sert de rite de passage pour accéder à la Maîtrise, en franc-maçonnerie.

Chandelier zoomorphe

XIIIe – XVe siècles

Découvert à Yebleron en 1844, ce chandelier est composé d’un cerf ou d’un bouc surmonté d’une douille où se fixait la chandelle. Fréquente après les croisades, la forme zoomorphe pourrait être d’influence islamique.

Gustave Bourgain

1856 - 1921

Scène de rue à Yport

XIXe siècle

Peintre de la marine, élevé à Yport, Bourgain reconstitue ici l’atmosphère pittoresque du petit port.

La pêcheuse est chaussée des « claques » en bois à petits talons que portaient aussi les ramendeuses.

 

Henri Darien

1864 - 1926

La Criée

1909

Scène de vente  à la criée sur le Grand Quai, au cœur du port de Fécamp.

Le bateau est identifié comme étant le Jean-Edmée.

Il est le premier vapeur du port de Fécamp spécialisé dans la pêche fraîche

Paul Armand Bayard de la Vingtrie

1846 – 1900

Terre cuite

La baigneuse

Seconde moitié du XIXe siècle 

 

« Elles descendent, drapées dans un peignoir  de flanelle qu’elles rejettent d’un joli mouvement en atteignant la frange d’écume des courtes vagues ; et elles entrent dans la mer, d’un petit pas rapide, qu’arrête parfois un frisson de froid délicieux, une courte suffocation. »

Maupassant*

1881

 

NDLR : encore le fantasme masculin de la femme qui s’offre, à moitié dénudée…

 

*

Guy de Maupassant 

A Etretat 

 

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Guy de Maupassant

Rouen 

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Guy de Maupassant 
Parc Monceau 
Paris 
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Page 158 : on ne tripatouille pas Maupassant :

Fin des années 1950. Avec l’acteur et chansonnier Noël-Noël, ils créent un spectacle de sketchs dans lequel ils jouent La Terreur des Dames. « C’était une adaptation d’une nouvelle de Maupassant Ce cochon de Morin. Ce ne fut pas un succès, le public n’ayant pas apprécié qu’on tripatouille chez Maupassant ».

 

Michel Serrault

…vous avez dit Serrault ?

Edition Florent Massot – 2001

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Guy de Maupassant à Fécamp.

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Albert Lynch 
Pierre évoquant le souvenir de Maréchal.
Illustration pour "Pierre et Jean" de Guy de Maupassant. 
Vers 1888 
Crayon, aquarelle et gouache sur papier
MUMA 
Le Havre 
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Guy de Maupassant.

Rouen 

Gravure dans une librairie.

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Paul Morchain

1876 – 1939

Les cabestans à Yport

1920

« Ma mère percevait une demi-part sur la pêche des hommes. C’était la part pour le cabestan. »

Georges Ebran

Patron de caïque à Yport

1925 – 2011

 

Pierre-Marie Beyle

1838 – 1902

La Mauvaise Nouvelle

1885

Beyle représente l’instant qui sépare le moment tragique de la noyade et son annonce à l’épouse.

Il anticipe la douleur de la famille.

Charles Euphrasie Kuwasseg

1833 – 1904

Coup de vent à Fécamp

XIXe siècle

Elève d’Isabey, Kuwasseg est d’abord marin, ce qui explique la précision de sa représentation du brick en perdition et de la chaloupe de sauvetage. La foule accourue pour prêter main-forte et les haleurs tirant l’embarcation correspondent à la réalité de la vie maritime fécampoise.

 

NDLR : notez qu’une femme est présente dans la chaloupe de sauvetage. Etait-ce possible à cette époque ?Pourquoi pas…

Fécamp

Musée les Pêcheries

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Edouard Adam

1847 - 1929

Remorqueur à aubes dans le port de Fécamp

1919

Fécamp

Musée les Pêcheries

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J. Mazzella

Actif au XIXe siècle

Vue de la plage de Fécamp

1883

Il choisit d’accentuer le pittoresque du site.

Fécamp

Musée les Pêcheries


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Jules Diéterie

1811 – 1889

La Cour de la Maîtrise

Cette cour de la Maîtrise de l’ancienne abbaye est devenue un îlot d’habitation hétéroclite et pittoresque de Fécamp.

Fécamp

Musée les Pêcheries

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Jules Noël

1810 – 1881

Crinolines sur la plage

1871

La plage devient un nouvel espace social au XIXe siècle.

Pêcheurs et lavandières doivent désormais la partager avec les baigneurs et les élégantes en villégiatures.

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Pierre-Charles Le Mettay

1726 – 1759

Naufrage ou La Tempête

Vers 1757

Né à Fécamp dans une famille d’orfèvres, Le Mettay remporte le concours pour l’Académie de France à Rome en 1748.

Ce tableau est inspiré des fameux naufrages de Vernet. Il est empreint de « sublime » alors en vogue.

Fécamp

Musée les Pêcheries

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Pierre-Marie Beyle

1838 – 1902

Les Brûleuses de Varech

1884

Le varech est une algue qui, brûlée, fournit la soude nécessaire à la lessive. Les opérations de ramassage et de brûlage sont réservées aux femmes, comme la lessive elle-même ;

Fécamp

Musée les Pêcheries

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La lessive était une corvée pour les femmes.
" La Marseillaise"
05 22
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La lessive était une corvée pour les femmes.
La lessiveuse va rendre la lessive plus fréquente. Le rinçage s'effectue au lavoir ou à la rivière.
Plus tard, une essoreuse est installée dans les maisons, au-dessus de la machine.
" La Marseillaise"
05 22
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Portraits dessinés de la Renaissance

C’est un ensemble prestigieux de 28 portraits dessinés de la Renaissance.

Ce sont des personnages de la cour des Valois.

Ces œuvres sont très sensibles à la lumière et doivent être protégées des effets nocifs de rayons ultraviolets qui palissent les encres et brûlent le papier.

Ces dessins ont été restaurés en 1992 par Dominique Le Marois.

Fécamp

Musée les Pêcheries

 

Portrait présumé de Madeleine de Savoie

Femme du Duc Anne de Montmorency

Vers 1510 – 1586

Ou d’une demoiselle de Luxembourg

Anonyme

XVIe siècle

A la bâtarde

Femme de monsieur de Mot…

Pierre noire, sanguine, crayon de couleur jaune et rehauts de lavis sur papier crème.

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Diorama votif du trois-mâts russe Finland

1892

Le Finland s’échoue devant Fécamp en 1892. Les naufragés sont secourus par Edouard Levasseur.

En témoignage de sa gratitude, le capitaine lui offre ce diorama réalisé dans un morceau de l’épave.

Fécamp

Musée les Pêcheries


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Maquette diorama La Boucane

1992

Une boucane est un atelier de saurissage où l’on produit le hareng fumé. La main-d’œuvre est largement féminine.

Des cheminées sont disposées en enfilade sur le toit du bâtiment. Le hareng peut être  suspendu dans les conduits des cheminées ouvrant sur plusieurs étages.

L’établissement a fermé ses portes en 1992.

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Casimir Destrem

1844 – 1907

La fin du Jour

1885

La pause marquée par l’enfant, le regard de sa mère tourné vers l’église d’Yport, semblent indiquer qu’à l’écoute de l’Angélus, elles sont soudain saisies par la poésie du soir tombant.

Fécamp

Musée les Pêcheries

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Lire aussi:

 

Falaise 
Les Petites Dalles
Mon aquarelle
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Michel Darves

Les Grandes Dalles

Falaises

 

Les Grandes-Dalles

A cheval sur les communes de St Pierre en Port et de Sassetot-le-Mauconduit, la plage des Grandes-Dalles offre une belle étendue de galets entre les falaises.

Comme les Petites-Dalles, cette valleuse offre en permanence un décor rythmé par les marées et les saisons. C’est une petite valleuse typique de la côte d'albâtre avec ses maisons de pêcheurs en brique et silex et sa plage de galets.

Les Petites-Dalles tirent leur réputation des falaises qui encadrent le village et la plage et qui ont inspiré les peintres impressionnistes dont Claude Monet.

Les Petites-Dalles est un hameau partagé entre Sassetot-le-Mauconduit et Saint-Martin-aux-Buneaux, communes du département de Seine-Maritime.

 

Musique :

Ulv Orn Bjornsson                                              

 

https://soundcloud.com/ulv-orn-bjornsson

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Fécamp – Maquette du bateau de pêche « Terre-Neuve ».

C’est un chalutier.

Quatre siècles durant, le port normand a vécu de la « grande pêche » à la morue, à Terre-Neuve (Canada). Fécamp en a gardé la mémoire et les traces. 

De Terre-Neuve à la Norvège, la flotte de pêche européenne opère tous les jours 24h / 24, luttant contre les éléments et la mer implacable. Pour un voyage de pêche de trois semaines, le chalutier n’est qu’une semaine environ consacrée à la pêche; les deux semaines restantes sont nécessaires pour l’arrivée et le départ vers les lieux de pêche.

Ces chalutiers comprennent des équipements électroniques tels que des aides à la navigation, un sonar à écho et un système d'alerte automatique de banc de poissons qui affiche la densité des stocks de poissons. Les chalutiers de ce type tirent leurs chaluts du côté droit (côté tribord). L'équipage est de 19 hommes. 

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Promotion de la morue à Lisbonne.

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Au Moyen Âge, les Normands pêchaient la morue sur leurs côtes. La morue est devenue le poisson le plus consommé et, se raréfiant, il fallut aller de plus en plus loin pour la pêcher.

Le poisson frais s’appelle le cabillaud et, une fois séché et salé, on le nomme morue.

Dès le XIIIe siècle, les pêcheurs de Haute Normandie recherchent la morue en mer du Nord. Ils iront plus tard autour de l’Islande comme le faisaient de longue date les Norvégiens puis les pêcheurs d’Allemagne, du Danemark et des Pays-Bas.

(…) Terre-Neuve :

Beaucoup de départs ont lieu en mars ou avril et le retour au plus tôt en fin août, souvent à la mi-octobre. La pêche dure, en principe, deux mois et demi mais, la zone se trouve à 4 000 kilomètres des côtes françaises, ce qui représente une traversée de quatre à six semaines, selon le temps rencontré.

Raymond Bizot

La Marseillaise.

 

03 22

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Publié dans Mes Photos

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