Féminicide suite 4

Publié le par bmasson-blogpolitique

Lire aussi:

Sarthe Féminicide : leur fille avait prévenu qu’elle allait être tuée.
Hélène avait prévenu : « Je vais finir à la une des journaux. » C’est ce qui s’est produit en août 2018, quand son ex-mari l’a tuée.

(…) Résultat : « Entre la procédure initiale et ce que disent les proches, il n’y a pas la même notion de dangerosité », selon Alexandra Verron. Seules les auditions sont retranscrites dans la procédure, pas les autres conversations. L’appel des Bizieux aux gendarmes en 2009 n’y figure pas (ils n’avaient pas porté plainte), pas plus que cette phrase d’Hélène Bizieux : « Je vais finir à la une des journaux. »

La magistrate suppose que le gendarme n’a pas décidé de mesure de protection pour plusieurs raisons : il ignorait le crime de David Hauduc, ses dernières condamnations visibles sur le Taj étaient anciennes et Hélène Bizieux était « en milieu sûr » loin de lui.

 

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 dépendance et violence conjugale

 

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« Hier, 14 octobre 2019, on a atteint le nombre de féminicides de toute l’année 2018. Le silence de la classe politique est saisissant. »

Caroline de Haas

 

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121ème féminicide : une femme de 73 ans assassinée par son époux à son domicile.
C’est un véritable drame qui secoue la commune d’Issoudun, dans l’Indre. Ce lundi matin, le corps sans vie d’une femme de 73 ans a été retrouvé à son domicile. C’est son mari, âgé du même âge, qui a contacté des proches pour leur confesser le meurtre.
(…) L’homme, qui n’était pas connu pour des faits de violences conjugales, a été hospitalisé pour des raisons médicales ne relevant pas du domaine psychiatrique.
"Macron, faut te réveiller": des militantes près de l'Elysée contre l'"accélération des féminicides".
(…) Elles étaient rassemblées, peu avant 22h, à quelques dizaines de mètres de la principale entrée du palais de l'Elysée. Elles ont été fermement repoussées par les forces de l'ordre.
(…) "On a demandé des mesures d'urgence mais on nous a répondu par un Grenelle. Or on n'a plus le temps d'attendre", a déclaré Anaïs Leleux.
Yvelines : un homme écroué pour avoir tué sa compagne, puis découpé et brûlé son cadavre.

Depuis une semaine, des phrases chocs ornent les murs de Paris pour dénoncer les féminicides.

L'homme de 67 ans est soupçonné d'avoir étranglé sa compagne, puis d'avoir découpé et brûlé son corps dans un bois de Vernouillet (Yvelines) en août 2017.

(.. .) Les restes calcinés de la victime avaient été découverts par un promeneur le 31 août 2017 en bordure d'un chemin isolé à Vernouillet. L'autopsie et des tests génétiques ont permis d'établir que le cadavre correspondait à une personne de sexe féminin, âgée de plus de 10 ans et mesurant moins d'1,65 mètre. 

(…) Les enquêteurs de la police judiciaire ont finalement pu l'identifier en juin, grâce à un rapprochement avec une autre enquête menée dans le département voisin des Hauts-de-Seine : le compagnon d'une femme de 68 ans, avec qui il vivait à Boulogne-Billancourt, avait en effet signalé sa disparition fin 2017. 

 

"Femmes et violence :

La société tolère ces violences."

Eliane Viennot

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Une Doubienne battue à mort par son mari en Tunisie.

Un dramatique fait divers s’est déroulé le 2 octobre dernier en Tunisie. Une femme résidant dans le Doubs a succombé aux coups portés par son époux. Ce dernier a, dans un premier temps, accusé le beau-frère de la victime avant de reconnaître ce féminicide. Elle a été inhumée ce jeudi, à Besançon.

(…) Cette femme de 57 ans était mariée à un Tunisien de 38 ans. Mardi 2 octobre, une violente dispute a éclaté au domicile qu’ils occupaient. L’homme a porté plusieurs coups à son épouse avant de l’étrangler à mort. Il a ensuite tenté d’accuser le beau-frère de la victime avant de se rendre au poste de sécurité de Djerba Midoun, où il a reconnu l’avoir tuée.

Féminicides : "On les a encouragées à porter plainte et on les a laissées se débrouiller".
Alors que cinq rassemblements sont prévus ce samedi à Paris, Fatima Benomar, militante du collectif "Nous Toutes" dénonce l'accélération des féminicides en 2019, avec 121 femmes tuées depuis janvier. Selon elle, la communication politique sur le sujet ne s'est pas accompagnée de mesures efficaces.
(…) « Ce sont des policiers qui ne croient pas les femmes ou qui pensent que ce qu'elles vivent n'est pas si grave ou qui, vue la masse de dossiers sur leurs bureaux, n'ont pas envie de rajouter une plainte. »
(…) « Envoyons tout de suite les policiers deux jours en formation avec des spécialistes des symptômes des femmes battues, de ce stress post traumatique, pour qu'ils soient sensibilisés."
Manifestation à Paris contre les "féminicides".

PARIS, 19 octobre (Reuters) - Plusieurs centaines de femmes ont manifesté samedi dans le centre de Paris pour attirer l'attention sur les violences domestiques contre les femmes et obtenir des pouvoirs publics une action à la hauteur.

Lyon : elles ont simulé la mort en hommage aux 122 victimes de féminicides.

Le collectif NousToutes Lyon a organisé un « die-in » samedi après-midi place Louis Pradel, à Lyon. Les personnes présentes ont simulé la mort pendant un instant, pour rendre hommage aux 122 victimes de féminicides depuis le début de l’année.

 
(…) Une marche nationale prévue le 23 novembre

"Nous rentrons à peine de notre action qui avait lieu cet après-midi place Pradel, et nous apprenons le 122ème féminicide. Elle avait 31 ans, elle habitait Colmar. Elle a été tuée par son conjoint qui l'a fait chuter du 3è étage", explique le collectif dans un tweet, samedi.

 
Après le 121e féminicide, les images du "die-in" soulignant un triste cap atteint.

Mi-octobre, le nombre de femmes tuées par leur (ex-)compagnon depuis le début de l'année en France a atteint celui de l'entière année 2018.

 

Le collectif, qui réclame un milliard d’euros pour cette cause, appelle à “une grande marche” contre les violences faites aux femmes samedi 23 novembre.

Il demande, entre autres, le financement de campagnes permanentes dans les médias, l’augmentation du nombre d’hébergements, l’octroi de davantage de téléphones grave danger et d’ordonnances de protection, de même que des consignes fermes auprès des commissariats.

Aujourd'hui très agaçant d'entendre à toutes les sauces que l'alcool est la cause majeure des féminicides. Non, la cause majeure des féminicides c'est le droit de vie ou de mort que s'arrogent ces criminels masculins sur leurs proies féminines . C'est du terrorisme patriarcal.

 

Coll. Droits Femmes

10 19

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Femme assassinée à Valence (Espagne) par la violence machiste.

 

Mujer asesinada

Femme assassinée

 

Ni una agresion sin respuesta

Pas une agression sans réponse
 

CGT

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123e féminicide : une septuagénaire découverte morte à son domicile, son compagnon placé en détention provisoire.
(…) Samedi 19 octobre, le corps d'une femme de 70 ans a été découvert, sans vie, à son domicile, à Ruaudin, dans la Sarthe. Les pompiers et gendarmes, alertés, se sont rendus sur place et trouvé la victime, déjà décédée.
(…) L'homme, qui n'a reconnu que des violences minimes, ajoute la presse locale, est depuis en détention provisoire.
124e féminicide : une femme tuée d'un coup de couteau en plein coeur à Bordeaux.

Une femme de 35 ans est décédée ce lundi après-midi à la suite d'une attaque à l'arme blanche dans le quartier du Grand Parc à Bordeaux. Son ancien compagnon est activement recherché.

Féminicides: quand l'hôpital offre un "sas" aux enfants des victimes.

 

(…) Ce "protocole féminicide", conclu fin 2013 entre le parquet de Bobigny, le département de la Seine-Saint-Denis, et le centre hospitalier intercommunal Robert Ballanger, a déjà permis la prise en charge de 25 enfants de ce département, immédiatement après 13 faits de meurtre, ou tentative de meurtre particulièrement grave, d'un des parents.

(…) En 2018, 121 femmes et 28 hommes ont été tués dans le cadre de violences conjugales, laissant 82 enfants orphelins. Parmi eux, 29 ont été témoins du crime et 28 étaient présents sur les lieux, ce qui peut entraîner un psychotraumatisme grave.

(…) Aujourd'hui, presque tous les enfants sont encore suivis en consultation et "vont bien", conclut le Dr Rappaport. "Bien sûr, l'histoire de ces enfants n'est pas ordinaire, mais avec cinq ans de recul on a la certitude que s'il y a des soins, ils peuvent aller bien".

Féminicides : "L'homicide ou la tentative est la suite d'un comportement violent récurrent", selon une étude.

Une étude révèle que 70% des auteurs de violences conjugales avaient déjà commis des violences répétées sur la victime.

(…) 90% des familles et des proches étaient au courant des violences.

(..) "Cela signifie qu'on a un seuil d'habituation et de tolérance aux violences conjugales qui est extrêmement élevé", a commenté vendredi sur franceinfo Anne Bouillon, avocate au barreau de Nantes, spécialisée dans la défense des femmes victimes de violences.

(…) Toutes les classes d'âge sont touchées.

(…) Enfin la question des enfants est aussi abordée : l'étude révèle qu'un peu plus de 20% d'entre eux ont été témoins du meurtre ou de la tentative, et que dans la même proportion, ils sont eux même victimes de violences.

(…) Il faut changer notre culture judiciaire. Il faut passer de la répression à la prévention."
Féminicide en Indre-et-Loire: deux plaintes contre la police de Joué-lès-Tours pour non-assistance à personne en danger.
(…) La poignée de sa porte bouge, quelqu’un tente de la crocheter. Elle a peur, elle est seule. D’après [son amie] Lyne, le policier au téléphone lui aurait répondu : "On ne se déplace pas pour ça.", écrit le journal. Stéphanie est retrouvée par son père le lendemain, égorgée. Son meurtrier, lui, s'est suicidé. 

(…) "On lui a dit : "vous savez des cas comme vous, on en voit tous les jours. Les histoires d’amour, il faut apprendre à les régler, et puis les procédures sont longues" témoigne encore l'amie de Stéphanie dans Le Monde. Si le procureur n'est pas autorisé à révéler le contenu des mains-courantes, il précise cependant que "les faits [rapportés] ne caractérisaient pas une infraction pénale", qui aurait justifié un dépôt de plainte. 

A Clermont-Ferrand, des femmes dénoncent le féminicide par des affichages sauvages.

(…) « Être femme tue », « Plus écoutées mortes que vivantes ». Ces mots placardés sur les murs de Clermont-Ferrand ne passent pas inaperçus.

Derrière ces affichages sauvages, plusieurs femmes clermontoises, la plupart jeunes et étudiantes, résolues à agir, pour dénoncer les 125 féminicides survenus depuis le mois de janvier 2019.

(…) « Féminicides : ta sœur, ta mère, ta pote. » 
(…) Une petite victoire : « Le but c’est aussi de se rapproprier la rue et exprimer librement notre colère », analyse Emma.
Dordogne. Un forcené se donne la mort après un probable féminicide.

Une octogénaire et son compagnon septuagénaire sont morts jeudi soir à Périgueux, dans un vraisemblable féminicide suivi d’un suicide, après que l’homme armé se soit retranché dans son appartement.

 

 

(…) À leur arrivée, les pompiers ont découvert le corps d’une femme de 83 ans, portant au cou une blessure apparemment mortelle par arme à feu, a précisé à la presse sur place le vice-procureur de Périgueux, Stéphane Renard.

https://www.ouest-france.fr/nouvelle-aquitaine/dordogne/dordogne-un-forcene-se-donne-la-mort-apres-un-probable-feminicide-6590781

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Féminicide : “Il faut en finir avec le mythe du crime passionnel”, pour Osez le féminisme ! en Moselle.
(…) Nous voulons éveiller les consciences, secouer le monde politique et l’inaction du gouvernement. Le gouvernement a déclaré que les violences faites aux femmes est la grande cause du quinquennat. Ce n’est pas vrai. C’est beaucoup de paroles pour peu d’actes.
(…) Nous voulons plus de moyens de la part du gouvernement et plus d’argent attribué aux différentes associations. Nous voulons également qu’un homme politique condamné pour des violences soit écarté de la vie politique. Nous souhaiterions aussi que les médias cessent de parler de crime passionnel, de mari jaloux et éconduit. Il faut en finir avec le mythe du crime romantique.
Féminicide : ce que l'on sait du meurtre d'une adolescente à Creil.

Une adolescente de 15 ans a été tuée et brûlée à Creil, dans l'Oise. Son ex-petit ami a été placé en garde à vue et mis en examen.

 (…) Selon les résultats de l'autopsie, l'adolescente est "décédée avant l'incendie" et son décès est "très vraisemblablement consécutif à (...) deux coups de couteau, administrés au niveau du nombril et du foie", témoignant selon le procureur d'une "volonté de tuer".

(…) Trois témoignages ont notamment retenu l'attention des enquêteurs.

Hier soir, plus de 300 colleuses sont allées diffuser un message commun sur les tribunaux de 27 villes de France : "Féminicides : État coupable, justice complice". Notre reportage photo, ville par ville :

 

https://twitter.com/CollagesParis/status/1191362701995499520

 

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NousToutes :

La première des 16 militant•es NousToutes a été auditionnée ce matin. Si elle est ressortie libre, sa photo & ses empreintes ont été prises. Elle figure désormais au FAED, censé permettre l’identification des auteurs de crimes et délits.

TOUT VA BIEN !

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La tolérance des violences conjugales: 6 mois avec sursis.

11 19

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Le Sénat vote le texte sur les féminicides en l'absence des élus de gauche.

La proposition de loi du député Aurélien Pradié, qui prévoit notamment la mise en place du bracelet antirapprochement, a été adoptée, dans la nuit de mercredi à jeudi, par les sénateurs. Le vote à main levé s’est déroulé sans les élus de gauche qui avaient quitté l’hémicycle pour protester contre un rejet systématique de leurs amendements.

 

 

(..) « Ce sont les absents qui rejettent les amendements », « on n’est pas là pour faire le décor », a ensuite expliqué Laurence Rossignol (PS) à l’AFP, dénonçant les « petites cuisines » entre Les Républicains et le gouvernement.

 

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/feminicide/le-senat-vote-le-texte-sur-les-feminicides-les-elus-de-gauche-quittent-l-hemicycle-6597879

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Le PCF s’exprime :

« Outre l'absence de Marlène Schiappa, les commentaires de la ministre de
la Justice Nicole Belloubet étaient dénués de véritable argumentation et
n'a laissé aucune chance aux amendements que nos sénatrices et sénateurs
ont proposé, malgré des défenses solides. »

 

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Bayonne. Vers le 3e féminicide au Pays basque et le 129e en France ?

Le médecin légiste rapporte que des coups ont été portés le jour du décès de la victime, en conclusion de son autopsie à Bordeaux. Peut-être le 129e féminicide de l'année...

(…) Samedi 2 novembre, les secours sont intervenus dans un appartement des quartiers nord de Bayonne, après l’appel d’un homme qui aurait découvert le corps sans vie de sa conjointe dans leur appartement. Les policiers ont constaté le décès de la compagne, âgée de 53 ans, qui était couverte d’hématomes.

Des hématomes et des côtes cassées.

(…) Les policiers connaissaient ce couple, ils étaient déjà intervenus pour des disputes à leur domicile. L’homme a été mis en examen pour « violences habituelles ayant entrainé la mort ». Malgré que le conjoint nie les faits, le juge des libertés et de la détention a confirmé sa mise en détention provisoire.

Féminicides : il dénonce une faille judiciaire qui a permis le meurtre de sa fille.

Aurélia Varlet a été tuée par son compagnon en 2013. Son père, Patrick Varlet, revient sur le drame qui a brisé sa vie et celle de sa famille. Aujourd’hui, il dénonce une faille judiciaire. Ce qui le fait tenir debout : que justice soit faite pour Aurélia.

(…) Ils (le fils et l’avocat, NDLR) ont obtenu des excuses officielles au nom de l’Etat de Christiane Taubira, alors ministre de la Justice en 2015. Pourquoi ? Parce que de nombreux dysfonctionnements de la police et de la gendarmerie ainsi que des soutiens au sein même de ces forces de l’ordre ont laissé un prédateur dans la nature qui a fini par commettre l’indicible.
(…) "Papa, c'est insupportable".

Aurélia a mis 7 mois à le fuir.

(…) « Si tu viens pas me voir aujourd’hui, (le 14 août, c’était son anniversaire), c’est moi qui viens te prendre et je tue tous les gens qui sont autour de toi y compris ton père."

(…) Il a saisi son fusil à canon scié, et lui a tiré une balle dans le dos, et quand elle s’est sauvée par la baie vitrée, il l’a achevée d’une balle au niveau du cou.

(…) Des plaintes classées sans suite par des soutiens au sein de la police.
Cet homme avait des soutiens, des amis, un policier et un gendarme, qui ont classé les plaintes sans suite.
Levallois-Perret : le suspect reconnaît avoir étranglé sa compagne.

L’homme de 47 ans a été mis en examen pour « meurtre par conjoint ».

 

(…) Face aux enquêteurs de la police judiciaire des Hauts-de-Seine, en charge des investigations, l'homme a reconnu avoir étranglé sa compagne confirmant les premières constatations du légiste.

(…) Il a notamment expliqué s'être disputé avec sa compagne après avoir découvert la preuve de son infidélité.

Féminicide dans l'extrême-droite française.

Cela concerne un enseignant de l'école de Marion Maréchal Le Pen.

En 2008, une étudiante avec qui l'historien avait eu une liaison avait déposé plainte, affirmant qu'il l'avait attachée à une chaise, frappée au visage et menacée de la marquer au fer rouge parce qu'elle voulait le quitter, selon le journal qui publie la plainte en question.

Source AFP

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#NousToutes :

L'Etat ne nous protège pas.

11 19

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Féminicide à Oberhoffen-sur-Moder : une femme de 40 ans tuée à coups de couteau.

Une femme de 40 ans a été tuée suite à plusieurs coups de couteau qui auraient été portés par son mari dimanche soir à Oberhoffen-sur-Moder.

 

(…) La victime avait eu le temps de téléphoner à sa fille, qui s'est immédiatement rendue sur place avec son compagnon et un ami, et a appelé les secours.

Elle s'écroule dans les bras de sa fille.
(…) En instance de divorce

En instance de divorce, la victime avait déjà porté plainte pour menaces de mort, selon sa fille qui a assisté à une partie de la scène

Oleg Sokolov, historien russe membre de l’Issep, l’école de formation de cadres de Marion Maréchal, a été interpellé à Saint-Pétersbourg avec 2 bras de femme. À son domicile, ils ont trouvé le corps d’une étudiante. Il aurait reconnu l’avoir tuée.

Source l’Humanité

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En Russie, un féminicide relance le débat sur le fléau des violences conjugales.

Oleg Sokolov, historien russe renommé qui a reconnu avoir tué et démembré sa compagne, a été placé en détention provisoire. Des associations voient dans cette affaire une nouvelle illustration du fléau des violences faites aux femmes.

(…)  L’historien de 63 ans a avoué avoir tué et démembré une de ses anciennes étudiantes, Anastassia Echtchenko, 24 ans, dont il partageait la vie.

(…) La Russie a décriminalisé en 2017 les violences familiales et conjugales dans la majorité des cas. La militante pour les droits des femmes Alena Popova a dénoncé un système judiciaire « pourri qui protège les hommes violents jusqu’au moment où l’on a un cadavre. On aurait pu empêcher ce meurtre ».

(…) Décoré de la Légion d’honneur.

Auteur de plusieurs livres dont certains traduits en français, Oleg Sokolov a été décoré de la Légion d’honneur en 2003 et a travaillé comme conseiller pour des films et documentaires sur Napoléon.

(…) Employé également par l’Issep, l’école fondée par l’ancienne députée d’extrême droite Marion Maréchal, il a été limogé immédiatement à l’annonce de son arrestation.

Loire-Atlantique : un homme et une femme retrouvés morts, nouveau cas de féminicide ?

Le décompte macabre du nombre de féminicides en France en 2019 va-t-il de nouveau évoluer ? C’est en tout cas la piste privilégiée après la découverte du corps d’une femme d’une quarantaine d’années à La Plaine-sur-Mer, dans la soirée du 11 novembre. A proximité gisait un second corps : celui de son ex-mari, pendu.

(…) Les deux victimes étaient séparées depuis deux ans et étaient les parents de trois enfants, âgés de 13, 16 et 17 ans, absents des lieux au moment des faits. Alors qu'il habitait dans la région nantaise, le couple a un temps possédé la maison où les deux corps ont été découverts. 

147 femmes ont été protégées d’un très grave danger de féminicide en 2018.

La Fédération nationale solidarité femmes, qui gère le numéro d’appel 3919, a hébergé au total environ 5 000 femmes et enfants l’an passé pour les protéger de leur conjoint ou ex-conjoint violent.

(…) « On a des protocoles de gestion des risques, on ne donne pas les adresses où les femmes sont hébergées, et elles doivent changer de téléphone, au cas où l’homme aurait mis un logiciel espion sur leur téléphone », détaille Mme Brié.

Féminicides : l’Assemblée nationale vote une réduction d’impôts pour les dons aux associations

La réduction d’impôts pour les dons aux associations de lutte contre les « violences domestiques » va passer de 66 % à 75 %.

 
(…) Tout en soutenant l’amendement, Fabien Roussel (PCF) l’a jugé « tellement loin des moyens qu’il faudrait mettre en œuvre pour répondre et protéger les femmes qui subissent des violences ».

https://www.ouest-france.fr/faits-divers/feminicide/feminicides-l-assemblee-nationale-vote-une-reduction-d-impots-pour-les-dons-aux-associations-6608437

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Hommage à Aurélia Biron, 135ème victime nationale de féminicide.

Aurélia Biron 22 ans, est la 135ème victime de violences conjugales au niveau national. Un hommage lui sera rendu ce soir dès 18h à l'hôtel Impératrice de Fort-de-France.

(…) Une nouvelle victime est à déplorer en Martinique. La jeune Aurélia Biron, 22 ans est décédée à l'hôpital en milieu de semaine. Elle a succombé aux blessures causées par l'incendie de son logement où elle se trouvait avec son compagnon. Une enquête de police a été ouverte dimanche afin de déterminer les causes de l'incendie. Certains témoignages laissent à penser qu'Aurélia était battue.

Féminicide. Un mot entre portée historique et débat judiciaire.
 

(…) Théorisé, en 1992, par la criminologue britannique Jill Radford et la sociologue américaine Diana Russell, dans leur ouvrage « Femicide, The Politics of Woman Killing (« Féminicide, l’aspect politique du meurtre des femmes », non traduit), il définit les « meurtres à mobile mysogyne ».

(…) Reconnu par l’Onu et l’OMS

L’utilisation de ce terme, reconnu par des instances internationales comme l’Organisation des Nations unies (Onu) ou l’Organisation mondiale de la santé (OMS), est toutefois restée timide en Europe, sauf en Espagne et en Italie.

En France, le féminicide a fait son entrée dans un dictionnaire, Le Petit Robert, en 2015, pour désigner le « meurtre d’une femme, d’une fille en raison de son sexe » mais n’était l’apanage que des militantes féministes.
(…) La France « est encore dans la romantisation des violences ».

 

Une femme de 85 ans a été tuée par son conjoint à Allauch (Bouches-du-Rhône).

136 femmes sont mortes assassinées depuis le début de l'année 2019.

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Féminicide: 87 000 femmes tuées de manière intentionnelle en 2017.
(…) Un fléau mondial, les agresseurs sont en majorité des proches.
(…)  En 2017, le Salvador a connu l’une des pires situations au monde en matière de meurtres intentionnels de femmes, avec 13,9 femmes tuées sur 100 000, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Suivi par la Jamaïque (11 sur 100 000), la République centrafricaine (10,4 — statistique de 2016), l’Afrique du Sud (9,1 — chiffre de 2011) ou encore le Honduras (8,4 — 2017).     

(…) La tragédie des crimes d’honneur en Asie.

(…) Viol et meurtre, « armes de guerre ».

Les violences envers les femmes en France.

Il l'aime une fois morte. Avant? Non!

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#NousToutes répond à E Philippe : 136! (Ce n'est pas rien...)

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La France doit inscrire le féminicide dans le code pénal, selon l’ONU Femmes.
L’association ONU Femmes France a appelé jeudi à “une mobilisation générale” contre les féminicides, lançant notamment une campagne pour faire reconnaître ce terme dans le droit français et ainsi mieux “protéger les victimes”.
(…) La campagne #LeFéminicideDansLaLoi, lancée en partenariat avec un collectif d’associations, dont le Conseil international des femmes françaises, le Forum femmes Méditerranée ou encore la Fondations des femmes, débutera le 25 novembre à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

(…) Il fait aussi débat, notamment entre les associations féministes qui demandent sa reconnaissance pénale et des juristes qui l’estiment inutile, le fait de tuer son conjoint étant déjà une circonstance aggravante et passible de la réclusion criminelle à perpétuité.

Les femmes âgées, victimes méconnues des féminicides.

Depuis le début de l’année, au moins 26 femmes de plus de 65 ans ont été tuées par leur compagnon ou ex compagnon, soit plus d’une victime de féminicide sur cinq

« Drame de la vieillesse » ou « crime machiste » ? Les femmes âgées représentent près d’une victime de féminicide sur cinq, une part importante et méconnue qui interroge tant sur la violence masculine, qui ne connaît pas d’âge, que sur l’accompagnement de la fin de vie.

(…) Depuis le début de l’année, au moins 26 femmes de plus de 65 ans ont été tuées par leur compagnon ou ex compagnon, soit plus d’une victime de féminicide sur cinq, selon les informations recueillies par l’AFP.

(…) Néanmoins, pour Françoise Brié, qui dirige la Fédération nationale Solidarité Femmes (FNSF), si « on peut comprendre que s’occuper d’une personne âgée et malade soit compliqué », cela « n’excuse pas le passage à l’acte et la violence ».

« Les femmes, elles, prennent soin de leurs hommes, sans les tuer ».

(…) « Les femmes qui sont violentées pendant de longues années ont perdu toute énergie et vieillissent plus vite que les autres. C’est bien que la société civile dise enfin : ça suffit » 

Féminicide

Ile de la Cité

Paris

"103e féminicide

76 ans : tuée à la hache"

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Du "drame passionnel" au féminicide : de nombreux médias ont revu leur copie.

Quand un homme tue sa compagne, c’est un "féminicide" et non un "crime passionnel" : la plupart des médias français ont radicalement changé de point de vue sur les violences conjugales, dans la foulée du mouvement #MeToo.
(…) "Faits de société, pas faits divers".
(…) En France, le Monde comme l'AFP ont mis au travail des groupes de journalistes sur ces crimes. "Il ne faut pas les traiter comme des faits divers, mais comme des faits de société", souligne à l'AFP Jérôme Fenoglio, directeur de la rédaction du Monde.
(…) "C'est important pour le journalisme de sortir des anciens mots, les mots de la banalisation", souligne Jérôme Fenoglio. L'idée, au fond, est de "montrer comment on peut agir sur ces causes".
 

 

 

Les féminicides en 2019 

Pourcentages par tranches d'âges

Source AFP

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« Le féminicide est le meurtre d'une femme, d'une fille en raison de son sexe. »

Le Petit Robert

Si le mot est entré dans Le Petit Robert en 2015, il n'est pas encore inscrit dans le Larousse. Et sa définition est basée sur le critère du genre.

Source France Info tv

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Grenelle des violences conjugales : « Rien n’est prévu pour l’accompagnement des proches des victimes de féminicide ».
INTERVIEW Les mesures présentées à l’occasion de la conclusion du Grenelle des violences conjugales ne sont pas pas suffisantes, estime Sandrine Bouchait, présidente de l’Union nationale des familles de féminicide (UNFF)

 

(…) Mais pour Sandrine Bouchait, présidente de l’Union nationale des familles de féminicide (UNFF), le plan présenté « n’est pas assez ambitieux, et ne prévoit aucune mesure d’accompagnement des proches des victimes de féminicide ».
(…) (Le bracelet anti rapprochement) Or, ce qu’Edouard Philippe a oublié de souligner dans ses annonces, c’est que ce dispositif, qui pourrait constituer un outil efficace de protection, ne peut être déployé que si l’homme violent accepte de le porter. Est-ce une plaisanterie ? A-t-on demandé à toutes ces femmes qui sont mortes si elles acceptaient les violences subies ? Cet accord préalable de l’auteur des violences est une aberration.
 
(…) Et quand j’entends que ces centres – qui seront en nombre largement insuffisants – verront le jour « d’ici à la fin du quinquennat », cela me met en colère. Combien de femmes vont mourir d’ici là ?
Féminicide : le meurtrier de Marine Dupuy sera à nouveau jugé en décembre ;
(…) A partir du 16 décembre 2019, et ce durant trois jours, il devra à nouveau affronter le regard de l'assassin de sa fille Marine. Mickaël Valarcher - âgé aujourd'hui de 37 ans.
(…) Pour Daniel Dupuy, ce deuxième procès est l'occasion de mettre un nouveau coup de projecteur sur l'homicide dont sa fille a été victime : un féminicide d'une violence barbare.

(…) Courageuse, la jeune femme ne se doute pas de ce qui l'attend.

Il l'a égorgée devant tout le monde.

(…) "Plus je lutte, plus je me sens proche de Marine. C'est sa parole que je donne, et je pense qu'elle aurait été fière d'avoir un père comme ça."

 

Il y a 30 ans, le féminicide de Montréal 

Osez le féminisme.

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Les 30 ans du féminicide de la Polytechnique.
(…) Le Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel, le CALACS Agression Estrie, tient à commémorer les 30 ans de la tuerie misogyne et antiféministe de la Polytechnique. En hommage aux 14 femmes assassinées lors de cet attentat, dans un devoir de mémoire et aussi de changement social, l'organisme invite les citoyennes et citoyens à se joindre à leur équipe lors de deux évènements de mobilisation sociale.
NDLR : il y a un décalage entre le décompte de l’AFP et celui des féministes…
Féminicide : Une femme tuée par son mari en Vendée.

MEURTRE L'homme a tué son épouse avec un fusil de chasse avant de se donner la mort. En incluant ce meurtre, au moins 118 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint depuis le début de l’année 2019, selon le décompte de l'AFP

(…) Aucun courrier n'a jusqu'à présent été découvert permettant d'éclairer les faits. «L'homme n'était pas connu des services de police ou de gendarmerie ni de la justice et son épouse non plus».

Guadeloupe: Un féminicide redouté après la découverte d'une femme égorgée et de son conjoint pendu

SOCIETE Si la thèse du meurtre est confirmée, il s'agirait du 142e féminicide de l'année

(…) Lettre d’adieu.

Son conjoint, Marc Olivier était sapeur-pompier de la commune et « employé au CHU en qualité d’agent ». Recherché sans succès par les enquêteurs depuis la découverte du corps de sa compagne, il a été retrouvé pendu à un arbre, a-t-on appris de source policière.

Féminicide, le mot de l’année 2019.

Ce mois de décembre, la rédaction vous propose de faire le point sur une année riche en engagements. Aujourd’hui, nous revenons sur le mot que les lecteurs de carenews retiennent de 2019 : féminicide.

« Meurtre d’une ou plusieurs femmes ou filles en raison de leur condition féminine », c’est la définition du mot féminicide inscrite dans Le Petit Robert. Ce dernier ne le répertorie que depuis 2015, et il demeure absent de bon nombre d’autres dictionnaires ainsi que du droit français. 

(…) « En fait, l’introduction de ce terme sert avant tout à faire prendre conscience de la violence structurelle dont les femmes sont victimes. Parce que c’est une certaine vision de la femme, une vision machiste et misogyne qui est derrière ces gestes. »

(…) Elles demandent ainsi la reconnaissance spécifique du féminicide en droit français, mais aussi, notamment, la mise en place d’une juridiction spécialisée assortie d’un parquet sur les violences faites aux femmes. Et citent Simone de Beauvoir : « Nommer c’est dévoiler, et dévoiler c’est déjà agir. »

Le féminicide dans la loi, demandé par une chaîne de tweets de l'ONU.

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Féminicide à Amiens: le pronostic vital du meurtrier présumé est engagé.

Grièvement brûlé, l’homme de 47 ans est toujours hospitalisé à Lille. Les investigations et les auditions de témoins se poursuivent.

(…) Son petit frère est légèrement blessé. Un accompagnement psychologique a été mis en place, les deux frères devraient être entendus dans les prochaines heures.

Pour déterminer les causes de l’incendie, une expertise est diligentée, elle aura lieu lundi matin. Selon les premiers éléments recueillis, le père de famille aurait tué sa femme puis aurait tenté de tuer ou de blesser grièvement ses enfants, avant de mettre le feu à sa maison.

145ème féminicide : en Guyane, une femme attaquée au couteau par son conjoint succombe à ses blessures.

À Saint-Laurent du Maroni , en Guyane, le corps d’une femme a été retrouvée à vingt mètres de son domicile. Son agresseur, avec qui elle venait d'emménager, lui aurait asséné plusieurs coups de couteaux avant de tenter de se suicider.

(…) Lesley Porte, directrice de l'association guyanaise Arbre Fromager qui vient en aide aux femmes victimes de violences, avait déclaré sur La Première : "Quand on vit avec un homme violent, ce n’est pas simple de partir ou de porter plainte. C’est difficile pour des personnes extérieures de le comprendre."

 

 #NousToutes 

147e féminicide 

19 12 19

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Selon Caroline de Haas, le bracelet anti rapprochement concernerait peu d'hommes.

Donc, c'est encore une mesurette...

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147e féminicide : à Bagneux, un homme de 91 ans tue sa femme avant de mettre fin à ses jours.
(…) L'homme aurait tiré sur sa femme de 91 ans avant de se donner la mort.
(…) Lundi 25 novembre 2019, l'association Emmaüs Habitat Solidarité avait organisé un événement en hommage aux victimes de féminicides. 138 rosiers, donnés par l’association des rosiéristes de Doué-en-Anjou, avaient été plantés en mémoire de ces femmes tuées par leurs conjoints. Chaque rosier portait le nom d'une victime.
Avranches. Violences sexistes et sexuelles : 335 faits recensés en 2018.

L’arrondissement d’Avranches est désormais doté de son contrat local sur les violences sexistes et sexuelles. Un fléau que pouvoirs publics, élus et associations veulent combattre et prévenir.

(..) Vingt-quatre partenaires du territoire, justice, services de l’État, collectivités, établissements hospitaliers et associations, ont apposé leur signature. Ces 24 partenaires représentent 29 structures engagées et un réseau de 44 référents dans l’arrondissement.
(…) En 2018, dans l’arrondissement d’Avranches, 335 faits de violences faites aux femmes ont été constatés par les forces de l’ordre : 93 dans la sphère conjugale, 166 faits de violences volontaires, 36 viols et 85 atteintes sexuelles (soit 121 faits de violences sexuelles), 36 faits de violences sur mineures, deux séquestrations et dix vols violents.

(…) « Plus tôt les victimes sont repérées et orientées vers les bons services, mieux la parole est libérée à temps. Ce qui permet de mettre la victime à l’abri si nécessaire et de porter secours le plus tôt possible. Globalement, moins d’une femme sur cinq porte plainte et plus de 50 % de ces femmes ne font aucune démarche auprès de professionnels ou d’une association. »

https://www.ouest-france.fr/normandie/avranches-50300/avranches-violences-sexistes-et-sexuelles-335-faits-recenses-en-2018-6663582

 

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«Féminicide», mot de l’année du Petit Robert.
Le dictionnaire Le Petit Robert a fait de « féminicide » son mot de l’année. Comme quoi le terme naguère réservé aux cercles universitaires s’immisce dans la langue courante. Il est porteur d’une accablante réalité : des femmes sont tuées simplement parce qu’elles sont des femmes.
(…) « Autrice », « climat », « cyberdépendance », « décryptage », « inclusif », « inspirant », « planète », « solidarité » et « trottinette » ont également été retenus par les lexicographes du Petit Robert.
(…) Les féminicides ne datent pas d’hier, mais il a fallu du temps pour les définir comme tels.

(…) Avant d’être tuées, les femmes sont d’abord violentées, verbalement ou physiquement.

 

(…) « Reconnaître l’importance d’un terme est symbolique, mais montre que quelque chose évolue dans la société. »

 

 

148e femme tuée 

On tue les femmes et ça ne change pas en France.

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En Belgique :
"Noël sans elles": des citoyens rendent hommage aux victimes de féminicides à Bruxelles
(…)"C’est un constat : encore un Noël sans elles, regrette Lola Mansour, judokate engagée en faveur des droits des femmes. Toutes ces filles qui sont mortes trop tôt dans des circonstances tragiques. L’idée était de continuer à penser à elles et à leur famille, amis, qui vont devoir passer les fêtes sans elles et supporter leur absence". "J’ai moi-même vécu des violences de la part de mon ex-mari il y a 20 ans, témoigne Meryam El Assri, manifestante. Ça fait 20 ans qu’on milite, qu’on veut que ça bouge, qu’on veut du changement. Tout doucement on nous écoute, mais ce n’est pas assez, donc on ne s’arrête pas là".
2019 une année clair-obscur entre : la solidarité et le décryptage, l’inspirant et la cyberdépendance, l’inclusif et le féminicide

 

(….) Par moment, certaines zones cachées se dévoilent et d’un seul coup une façon d’agir ou de dire les choses devient dépassée voire inacceptable. Prenons par exemple, « le drame conjugal, le drame familial ou le crime passionnel » jusqu’à tout récemment, on se limitait à ces expressions pour désigner la meurtre des femmes. Tandis qu’aujourd’hui les acteurs sociaux reconnaissent l’acte comme un féminicide.

(…) Entre les zones claires de l’inspiration et la solidarité et les zones sombres de la cyberdépendance, le décryptage jusqu’au féminicide, l’année 2019 nous a projetés vers des registres entre deux paysages. Un paysage obscur où résident la violence, la surveillance de masse. Et cet autre paysage plus lumineux où résident l’inspirant, la trottinette et la solidarité.

Le Havre

"Vivantes, nous ne voulons pas."

Vivas nos queremos

Graph

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Bastia : Des collages dans les rues pour sensibiliser aux féminicides.
Pendant les fêtes, des inscriptions ont fleuri sur les murs de Bastia pour sensibiliser aux féminicides. Les inscriptions proviennent de groupes de personnes sensibles à la question.

(…) Un nombre de féminicides élevé. 
En 10 ans, 8 femmes ont été tuées en Corse par leurs compagnons, maris ou ex conjoints,  soit presque un féminicide par an. Des chiffres importants qui montrent bien que notre île n'est pas épargnée par les violences conjugales.

#NousToutes 

1er féminicide 

Et le gouvernement fait toujours l'autruche...

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Octogénaire tuée en Moselle : les associations dénoncent "le 1er féminicide de l'année".

A Ars-sur-Moselle (57), une octogénaire est décédée "dans des conditions violentes" au domicile conjugal. Son mari est le principal suspect, il a été interpellé, puis hospitalisé d'office en psychiatrie.

(…) "Non, ce ne sont pas des "drames familiaux" ni des "drames de la séparation" ni des "crimes passionnels", ce sont des féminicides conjugaux perpétrés par des hommes frustrés qui pensent détenir un permis de tuer", ont écrit les organisatrices. Des "assassinats systémiques", qu'elles disent "tolérés, minimisés, ignorés des politiques... tellement moins spectaculaire, donc moins effrayant que le terrorisme religieux et pourtant tout aussi mortifère !"
Féminicides : «Pour le moment, les auteurs sont tout-puissants».

Sandrine Bouchait a créé l’association des familles victimes de féminicides après la mort de sa sœur Ghylaine. Elle estime que les mesures pour éradiquer ces crimes sont encore trop timides

(…) Qu'avez-vous pensé des mesures annoncées dans la foulée du Grenelle ?

C'est une vaste blague. Le gouvernement a repêché les mesures qu'elle a ratifiées en 2016 dans la convention d'Istanbul. Et puis cela ne va pas assez loin.

(…) En cas de violences conjugales, nous voulons trois choses : que le bracelet anti-rapprochement soit imposé, que l'homme soit placé à ses frais dans un foyer, pas la femme et qu'enfin il soit déchu de ses droits parentaux.

(…) Vous voudriez également une vraie formation des policiers et gendarmes aux violences conjugales…

 

C'est effectivement un gros souci pour nous. Certains ne veulent pas prendre les plaintes des victimes. Nous voudrions qu'ils soient sanctionnés sur leurs fiches de paie.

 

Ardennes : une femme décède à Givet, le mari en garde à vue.

 

"NOUS LA CITONS, NOUS NE L'OUBLIERONS PAS...Nous pensons à son fils, sa famille, à ses ami-es et proches, et à toutes ces existences dévastées par le #TerrorismePatriarcal conjugal et familial, par ces #Féminicides perpétrés dans une indifférence médiatique, politique et sociétale, généralisée, révoltante et COMPLICE !"

(…) En juin 2019 déjà, dans la même commune des Ardennes qui compte 6.700 habitants, le corps d'une femme avait été retrouvé inanimé dans le centre-ville. Après avoir reconnu les faits, son compagnon âgé de 52 ans avait été placé en détention provisoire pour homicide volontaire. Il encourt la prison à perpétuité. 

« Un homme a été mis en examen et écroué dimanche pour "homicide volontaire par concubin" après la disparition à Toulon de sa compagne, qui n’a plus donné signe de vie depuis le réveillon de la Saint-Sylvestre, a indiqué le parquet à l'AFP.

 

Une femme de 28 ans a été retrouvée morte et son compagnon arrêté dimanche à Ussel (Corrèze). Une enquête a été ouverte pour homicide. »

 

L’AFP n’use pas et n’abuse pas du mot féminicide ! Quelle prudence quand les femmes en sont victimes….

 

06 01 20


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#NousToutes 

4 féminicides depuis le début de l'année!

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Depuis le 1er janvier 2020, quatre femmes auraient déjà été tuées par leur compagnon ou leur ex en France.

 

(…) Cette mère d’un enfant deux ans aurait été tuée par son compagnon, rapporte l’AFP citée par « Ouest France ». Son corps présentait des traces de violences.

Raymonde, 84 ans, aurait, elle, été assassinée par son mari Roger à leur domicile, samedi 4 janvier à Ars-sur-Moselle. D'après les premiers éléments de l'enquête, elle est « décédée dans des conditions violentes ».

Dans la nuit de samedi à dimanche, une femme de 48 ans a également été tuée par son compagnon à Givet, dans les Ardennes.

(…) Laetitia a été vue pour la dernière fois avec lui dans un restaurant de Toulon et son téléphone a été retrouvé dans le véhicule de ce dernier. Un appel à témoins a été diffusé.

 

(…) Pourtant, des solutions existent. En 2020, il y a plus que jamais urgence à agir.

 

 

Jean-Michel Bouvier, le premier à dénoncer le féminicide.

 

(…) Le 29 juillet 2011, ce père de famille apprend la mort de sa fille Cassandre, violée et tuée, alors qu'elle était en voyage en Argentine avec une amie. Lors de son séjour à Buenos Aires, il découvre l'existence d'un terme qui qualifie ce genre de meurtre : le féminicide. Jean-Michel Bouvier revient chez lui avec une idée en tête, faire reconnaître ce terme en France et obtenir son inscription dans le code pénal. Une première, mais un combat vain jusqu'à présent. Bien que, désormais, des associations féministes se battent elles-aussi pour que la spécificité des violences faites aux femmes soit reconnue.

Publié dans Femmes

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