Féminicide - 3

Publié le par bmasson-blogpolitique

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Féminicides : encore combien de tuées avant d’agir ?

Depuis le début de l’année, 94 femmes sont mortes en France, assassinées par leur (ex)-compagnon. Alors que le sujet heurte de plus en plus l’opinion, le gouvernement doit se pencher sur cette pandémie nationale avec un Grenelle sur les violences faites aux femmes qui s’ouvrira le 3 septembre.

(…) « Les dysfonctionnements sont multiples », déplore le Collectif des proches et familles de victimes de féminicides. L’Espagne, citée comme pionnière, pourrait servir d’exemple au gouvernement. Marlène Schiappa, secrétaire d’État en charge de l’égalité femmes-hommes, a annoncé l’organisation d’un Grenelle des violences conjugales à partir du 3 septembre prochain. Il réunira à Matignon les ministres concernés, les acteurs de terrain, les services publics, les associations et familles de victimes. 
#Editorial : Stop aux féminicides !

Tous les deux jours, une femme meurt sous les coups de son compagnon ou ex-conjoint. Derrière la sécheresse de la statistique, autant de vies et de familles brisées. Ces crimes sont de plus en plus médiatisés et le terme de féminicide, s’il n’a toujours pas, en France, d’existence juridique et donc les dispositifs qui vont avec, commence à s’imposer. Les assassinats de femmes dans la sphère intime et familiale sont un fléau de société. Et la réponse à ces vies perdues ou en danger doit être prise à très haut niveau et impulsée par les pouvoirs publics.

(…) Les associations d’aide aux femmes victimes de violences le disent depuis longtemps : la formation des acteurs publics, des policiers aux hospitaliers, en passant par le corps enseignant, doit être systématique. 

Un exemple de comportement de la police vis-à-vis des violences envers les femmes:

 

 

 

 

 

 

 

99 e féminicide

#NousToutes

Vers le un milliard d'euros pour les femmes? 

Féminicide : une marche en mémoire de Sarah et contre les violences faites aux femmes à Poitiers ce dimanche.

De la nécessité de débloquer des fonds.

(…) Une prise en compte réelle des situations de danger, une mise à l'abri des femmes dans des lieux d'accueil décents, une formation de la police, de la justice ainsi que de la santé partout, des moyens donnés aux associations qui ont déjà l'expertise de ce système de violences, une écoute réelle des victimes sans suspicion délétère, un dispositif unique et efficace. 

Cagnes-sur-Mer : Salomé, 21 ans, probable centième victime de féminicide.

Une jeune femme a été tuée lors d’une dispute dans la rue, en pleine nuit, à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes).

Source Le parisien

 

Le terme "féminicide" est récent et, malheureusement, en passe de s'enraciner dans le langage courant. Mais d'où vient-il, et que désigne-t-il précisément ?

 

(…) Le terme féminicide ne désigne pas tous les meurtres de femmes par des hommes. "Lorsqu'un cambrioleur tue une bijoutière qui refuse de lui ouvrir les coffres, les raisons ne sont pas les mêmes que lorsqu'un homme tue sa femme parce qu'elle veut le quitter. Tous les meurtres de femmes ne sont donc pas des féminicides" précise la féministe Valérie Rey-Robert.

(…) "Le féminicide est généralement commis par des hommes, mais il arrive parfois que des membres féminins de la famille soient impliqués".

(…) L’Organisation mondiale de la santé (OMS) reconnaît quatre types de féminicides.

  • le féminicide intime
  • le féminicide commis au nom de l’honneur
  • le féminicide lié à la dot
  • le féminicide non intime
Féminicide: un rassemblement à Paris pour dénoncer le centième de l’année.
Une centaine de militantes du collectif #NousToutes se sont rassemblées dimanche 1er septembre place du Trocadéro à Paris pour dénoncer « le 100e féminicide de l’année ».
(…) Dans la nuit de vendredi à samedi, la police de Cagnes-sur-Mer avait reçu un appel pour signaler une « dispute conjugale » se déroulant dans une rue du quartier où a été découvert le corps. 

 

 

 

 

Féminicide 

Une de "l'Humanité"

L'inaction tue.

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Quand le féminicide est transformé en homicide involontaire pour arranger la police et la justice.
 
 
Déjà plus de 100 en 2019 : mais un féminicide, qu'est-ce que c'est ?
(..) D'où vient ce terme ?

Le féminicide n'est pas "juste" le meurtre d'une femme : il s'agit du meurtre d'une femme parce qu'elle est une femme. Le terme a été utilisé pour la première fois en 1976, à Bruxelles, par le Tribunal international des crimes contre les femmes, un rassemblement de femmes et/ou de féministes (dont Simone de Beauvoir, auteur du discours d'ouverture) engagées contre les violences sexistes.

(…) Pourquoi les crimes conjugaux sont des féminicides ?

Le "crime passionnel" n'existe plus dans le droit français depuis... 1975.

(…) Certaines associations souhaitent donc que que le terme "féminicide" soit inclus dans la loi, comme il l'est dans 18 pays d'Amérique latine (en Espagne et en Italie, c'est la notion de "violence de genre" qui a été intégrée au code pénal).

102e féminicide : Aurélie, 50 ans, morte sous les coups de son compagnon.
Le drame remonte à mars dernier mais vient seulement d'être rendu public par la presse. Le meurtre d'Aurélie, 50 ans, par son compagnon, porte à 102 le nombre de femmes assassinées depuis le début de l'année 2019.
(…) Déjà connu de la justice pour des faits de violences conjugales, il a avoué l’avoir tuée au cours d’une dispute et aurait ensuite quitté les lieux en la laissant inconsciente. Selon le quotidien, "la qualification pourrait évoluer en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

Féminicides

80 femmes de Paris ont fait des collages

 

Pour "interpeller" sur les féminicides, elles collent des phrases choc sur les murs.

À Paris, Bordeaux ou Lyon, près de Matignon ou du Sénat, les lieux choisis pour ces affichages sont "symboliques".

(…) “C’est fou, je suis contactée par plein de filles, même super jeunes, tout me dépasse un peu... Je ne réalise pas vraiment mais je suis heureuse que cette cause intéresse enfin”, explique Marguerite Stern.
Que sait-on du profil psychologique des auteurs de féminicides ?

Les homicides conjugaux surviennent en général dans un contexte de dispute ou de séparation. Les auteurs n'ont pas de maladie mentale, mais des troubles de la personnalité.

(…) "J’ai besoin de l’autre et besoin de dominer la situation et la partenaire." Mais ce n’est ni de la passion ni de l’amour.»
(…) La compagne est assimilée à un objet qu’il désire être tout à lui. La vengeance et la querelle sont les motivations suivantes, le plus souvent dans un contexte où la violence et la consommation d’alcool sont courantes.
Paris : 400 euros pour avoir collé des affiches contre les féminicides.

Les six militantes féministes auraient été sanctionnées par des agents municipaux. La mairie assume de lutter contre l’affichage sauvage.

(…) Chaque jeune femme présente aurait écopé de 68 euros d'amende, soit un peu plus de 400 euros en tout.

Samedi après-midi, la mairie de Paris n'était pas encore en mesure de confirmer ces verbalisations, concédant qu'elles étaient « de l'ordre du possible ».

103e féminicide: un octogénaire tue sa femme à coup de merlin, hache de bûcheron.
(…) Selon le quotidien, un habitant de Jouet-sur-l'Aubois, une petite commune de 1400 habitants dans le Cher, âgé de 82 ans a tué sa femme, dimanche 8 septembre, en fin d'après-midi.
(…) D'après les gendarmes de Bourges, en charge de l'enquête, l'homme aurait agi en pleine crise de démence. 

Féminicide 

Les militantes deviennent des délinquantes!

À vrai dire. Les féminicides sont-ils plus nombreux en France ?

Elles s'appelaient Dolores, Christelle, Laura, Julie, Dalila... Depuis le début de l'année plus de 100 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ancien compagnon en France. Ce chiffre est-il en augmentation ?

(…) La France : une exception ?

Aucun pays n'est épargné par les féminicides. Selon l'agence de statistiques, Eurostat, l'Allemagne détient le triste record européen. La France est deuxième, bien loin devant la Roumanie, le Royaume-Uni, l'Italie et ou encore l'Espagne qui avait fait du combat contre les violences conjugales sa grande cause nationale.

 Les féminicides et l'impunité des conjoints.

Muriel Salmona 

Féminicide à Perpignan: l'accusé condamné à 22 ans de réclusion.

 

(…) Sabrina, de 17 ans plus jeune que son époux, a été tuée après avoir découvert l'homosexualité de son conjoint et lancé une procédure de divorce. Partie vivre dans un foyer, elle avait croisé son époux dans la rue et ils étaient montés à leur domicile où il l'avait frappée avant de l'étrangler.

Féminicide confirmé après la mort d'une jeune Palestinienne.

Une jeune femme dont le décès avait suscité récemment une vague d'indignation dans les territoires palestiniens a bien été battue à mort, ont confirmé ce jeudi les autorités qui ont mis en examen trois membres de sa famille.

(..) Selon le Centre des femmes pour l'aide légale et le conseil, une ONG qui recense les violences contre les femmes en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, 23 féminicides ont été recensés en 2018. Israa Ghrayeb est la 19e victime d'un féminicide cette année dans les Territoires palestiniens.

Kenya, le si long chemin des féministes #3 : la marche contre les féminicides.

SÉRIE. Le 8 mars 2019 avait lieu la première « Marche féministe » au Kenya, contre les féminicides, organisée par une jeune génération de féministes décomplexées, activistes numériques, et « radicales ».

(…) Des objectifs consignés dans un mémorandum de neuf points, que les manifestantes iront remettre, au fil de leur marche, au Parlement, au siège de la présidence et à la Cour suprême. Il sera aussi adressé aux 47 députées nommées dans chaque assemblée locale du pays.

Féminicide au Havre : l’homme poignarde son ex-compagne devant ses enfants.
Vers 13h00 ce lundi 16 septembre 2019, un drame est survenu devant le magasin Leader Price situé rue des Briquetiers au Havre. Un homme a poignardé son ex-compagne devant ses enfants

(…) En août dernier, la victime avait déposé une main courante contre son ex-compagnon qui avait été placé en garde à vue avant d'être relaxé. Il n'avait jamais fait l'objet de condamnations.

Féminicide : forte émotion en Espagne après un triple meurtre.
Le triple meurtre commis lundi par un homme, qui a tué sa femme, sa belle-soeur et sa belle-mère devant ses enfants de 4 et 7 ans, a provoqué une forte émotion en Espagne. Ce triple crime a eu lieu à Valga, en Galice (nord-ouest).
(…) En incluant la femme tuée lundi (mais pas sa sœur et sa mère), 41 femmes ont été tuées cette année en Espagne par leur conjoint ou ex-conjoint, selon le gouvernement. Sur l'ensemble de 2018, elles ont été 48.
Moselle : une femme retrouvée morte dans son appartement, la thèse du féminicide avancée.

Le corps d'une femme de 53 ans a été découvert lundi 16 septembre. La victime s'était déjà plainte des violences conjugales qu'elle subissait.

 

(…) Ce sont ses collègues qui ont alerté les pompiers lundi matin, en constatant l'absence au travail de la femme de 53 ans. Les secours ont par la suite découvert son corps dans son appartement. Le mari de la victime, suspect principal, était recherché par les gendarmes lundi soir.

(…) Si la thèse du féminicide est confirmée, il s'agirait du 106e féminicide depuis le début de l'année en France.

 

Sur RMC, Céline Kallmann en larmes en annonçant un reportage sur un féminicide.

 

 

La journaliste n'a pu contenir son émotion devant un nouveau féminicide odieux: l'assassinat d'une femme par son conjoint, devant ses trois enfants.

 

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Caroline de Haas au sujet du féminicide du Havre.

Féminicide

2e lettre ouverte à Emmanuel Macron 

Toujours le silence...

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Une femme de 30 ans a été tuée de plusieurs coups de couteau vendredi matin à son domicile de Maisons-Laffitte (Yvelines) et son mari a été interpellé, a-t-on appris de sources policières.

Source AFP

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Féminicide : encore deux femmes assassinées par leur conjoint.

Ce vendredi, deux mères de famille âgées respectivement de 39 et 30 ans ont été assassinées par leur mari ou compagnon.

(…) La police a été appelée vers 9 h 30 par des voisins pour signaler des "violences conjugales", a précisé l'une de ces sources. Sur place, les forces de l'ordre ont trouvé une femme blessée, notamment au thorax. 
Féminicide à Maisons-Laffitte : le mari d'une femme poignardée à mort écroué.

Le mari d'une femme ayant succombé à un coup de couteau vendredi a été mis en examen et incarcéré ce dimanche pour homicide volontaire.

(..) Le couple est parent d'une petite fille de 2 ans qui était présente au domicile au moment des faits. Ils venaient de s'y installer il y a quelques mois après un long séjour à l'étranger.

Source L'Express

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Féminicide à Montauban : le meurtrier présumé a été mis en examen et écroué.
L'homme suspecté d'avoir poignardé à mort sa femme, vendredi 20 septembre 2019, à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, a été mis en examen et écroué, samedi 21 septembre. Il nie les faits qui lui sont reprochés. 
(…) Selon les enquêteurs, une dispute conjugale aurait éclaté en pleine nuit. Au moins deux coups de couteau sont portés à la victime. Sa belle-famille la transporte aux urgences de l'hôpital de Montauban où elle décède.

Tableau des féminicides :

Turquie : 440 paires de talons alignées sur une façade, dénonçant le féminicide.
(…) Selon le media Positivr, c’est l’œuvre de l’artiste turc Vahit Tuna. Pour lui, les 440 paires représentent, en fait 440 femmes mortes sous les coups de leur conjoint pendant l’année 2018.
(…) En Turquie comme en France, le nombre de féminicides augmente depuis plusieurs années. La plateforme We Will Stop Femicide y comptabilisait 409 décès en 2017, un chiffre qui a bondi à 440 en 2018.
(…) En Turquie, le choix des talons revêt plusieurs sens. Tout d’abord, c’est un objet graphique dont l’esthétique participe à la beauté et à l’intensité de l’œuvre d’art. Pour l’artiste, c’est aussi le symbole de l’indépendance et de la puissance des femmes. 
NDLR: le titre est en contradiction avec le fond de l'article...

 

 Féminicide : la France se décide enfin à prendre des mesures.

(…) Très concernée par ce que l’on appelle aussi les « meurtres de genre », la France est seulement en train d’élaborer une politique de prévention. Ses voisins, tout particulièrement l’Italie et surtout l’Espagne, ont su prendre des mesures bien plus tôt.

(…) Il n’y a malheureusement pas de données sur les féminicides en provenance de Suède ou du Danemark, mais il faut rappeler que la Scandinavie dans son ensemble est assez mal placée par l’Agence européenne pour les droits fondamentaux en matière de violences faites aux femmes.

(…) Le « code rouge » en Italie.

(…) Un plan d’un milliard d’euros sur 5 ans en Espagne.

(…) Royaume-Uni et Allemagne agissent également.(…) En fait, si l’on excepte les pays d’Europe de l’Est, la France apparaît jusqu’à maintenant comme un très mauvais élève européen en matière de lutte contre les violences sexistes. Et, sauf surprise, elle risque de ne pas combler de sitôt son retard même si nos responsables sont fascinés par le modèle espagnol…

Une randonnée à moto pour dire stop au féminicide.
(…) Agnès Estrade, 50 ans, a perdu sa fille unique en avril 2017. Nastasia, 18 ans, a été tuée par son compagnon. Depuis, sa vie a basculé de façon irrémédiable. La mère de famille organise, avec les Motards fouesnantais, une balade le long du littoral en mémoire de la jeune fille.

 

Féminicides.
Il serait temps de  prendre les plaintes et de ne pas les classer sans suite!
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Féminicide: un Estonien reconnu coupable du meurtre d'une Française à Londres.
(…) Le corps de cette femme de 34 ans avait été trouvé nu, ligoté, dissimulé dans des sacs en plastique et enfoui sous terre dans son jardin à Richmond, dans la banlieue de Londres, au début du mois de mars dernier. Selon l'autopsie, la jeune femme avait été étranglée. 
(…) Le couple s'était séparé en 2017, après une liaison de huit ans. Kirill Belorusov devait d'importantes sommes d'argent à son ex-compagne, a expliqué au jury l'ami de la victime, «c'était un gros problème pour elle».
110e féminicide: un homme de 91 ans tue sa femme, atteinte d'Alzheimer, puis se suicide.
(…) "Les femmes, supportent leurs époux dans la maladie très souvent jusqu'au bout, alors non: abattre sa femme parce qu'elle est malade ce n'est pas altruiste...c'est estimer pouvoir disposer de sa vie à sa place...c'est un féminicide".

 

Nouveau féminicide dans les Yvelines : une femme de 38 ans tuée par son ex-conjoint.

Une femme de 38 ans a été tuée ce mardi dans les Yvelines à Marly-le-Roi. Son ex-compagnon a été interpellé, il est accusé de l'avoir frappée avec une arme blanche. Il a tenté de se suicider.

(…) Le couple était séparé depuis 2017 et "était inconnu des services de police". Il n'y avait "aucun antécédent en matière de violences conjugales" selon la police. 

Selon le collectif Fémicide par (ex) conjoint, ce serait le 112e féminicide depuis le début de l'année. 

Il assiste à une tentative de féminicide et ne prévient ni les secours ni les gendarmes.

Le 12 février 2017 à Fayence, Kevin Galays, 25 ans, avait assisté à une tentative de meurtre et n’avait alerté ni les secours ni les gendarmes.

Pour ces abstentions coupables, il a été condamné, ce mardi, par le tribunal correctionnel de Draguignan à deux ans de prison ferme, avec maintien en détention.

Contre les féminicides, l'impressionnante mobilisation des Femen.

Au cimetière du Montparnasse, les militantes féministes ont déposé des stèles en hommage aux 114 femmes tuées par leur compagnon ou ex-compagnon depuis le début de l'année.

(…) “Nous rappelons que la plupart” de ces femmes, “avant d’être assassinées, avaient été victimes de violences intra-familiales et avaient alerté la société civile, la police, la justice, des menaces qui pesaient sur elles”, a-t-elle ajouté, très émue.
 
(…) “Nous voulons que la mobilisation soit plus forte encore de la part du gouvernement, des juges, des policiers (...). Chacune d’entre nous est potentiellement victime de violences conjugales, de féminicide”, a-t-elle souligné.
Un homme tue sa compagne dans le Finistère, 115e féminicide de l’année.

 

L’homme a été placé en garde à vue. (AFP)

 

Placé en garde à vue, l’homme aurait évoqué un « acte involontaire ».

(…) L’homme, âgé de 36 ans, aurait étranglé sa compagne. Il a ensuite lui-même contacté la police de Morlaix pour les avertir de son acte.
117ème féminicide : un père de famille tue sa femme et sa fille de 9 ans dans leur sommeil.
C’est un véritable drame qui a secoué le village d’Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, ce lundi 7 octobre. Jacky, employé comme homme à tout faire dans une oliveraie, s’est en effet donné la mort après avoir assassiné sa fille de neuf ans et sa compagne, âgée de 41 ans.
 
(…) "Vraisemblablement l'auteur des faits", "n’était a priori pas connu pour des faits de violences conjugales ou de maltraitance d’enfant"

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Féminicides : le gouvernement ne peut se contenter de communiquer, il doit maintenant agir !

Depuis le 1er janvier 2019, 101 femmes ont été tuées sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint selon le collectif « Féminicides par compagnons ou ex », c’est-à-dire une femme tous les deux jours et demi. La seule chose qui les rassemble, c’est le crime dont elles ont été victimes : le féminicide. Ces femmes n’ont pas été victimes de « dispute conjugale », encore moins de « drame passionnel ». Leur mort a souvent été précédée d’années de violences morales, psychologiques, physiques, des violences commises chaque année sur environ 220 000 femmes sans compter le grand nombre d'enfants témoins ou victimes collatérales.

Depuis #MeToo, les associations et structures de protection et d’accompagnement sont débordées. Malgré les difficultés à déposer les plaintes, celles-çi ont augmenté de façon significative (+30% par exemple à Paris) révélant l’ampleur des violences. Mais leur traitement n'est pas à la hauteur car les institutions dysfonctionnent et les moyens alloués par l’Etat, se prévalant pourtant de porter la « grande cause nationale du quinquennat » n’augmentent pas voire reculent !

Un exemple de duperie : pendant que Mme Schiappa communique, l’accès prioritaire à l’hébergement ou au logement social pour les victimes n’a pas été renforcé tout au contraire. La réforme tarifaire des CHRS de 2018 vise une économie budgétaire de 57 millions d’euros sur quatre ans. La spécificité des établissements existants, recevant des publics particulièrement vulnérables comme les femmes victimes de violences, n’a pas été prise en compte entraînant le risque de fermeture de milliers de places alors même que des collectivités se battent pour l'ouverture de nouveaux centres dédiés.

Le féminicide est l’expression la plus violente et la plus ultime du patriarcat et des inégalités qui persistent entre les hommes et les femmes. L’ampleur du phénomène est politique et appelle une véritable réponse politique.

Aux côtés des associations féministes, nous voulons nommer les choses pour pouvoir les combattre et nous voulons des moyens : un milliard tout de suite, pour les services publics, la police, la justice, les services sociaux et les associations.

Les féminicides ne sont pas une fatalité. Si le gouvernement consent à y mettre les moyens et à revenir sur les réformes qui ont aggravé la situation des services publics, le nombre de féminicides peut diminuer. Nous pouvons nous inspirer de nos voisines espagnoles qui travaillent avec succès sur ce sujet depuis 15 ans. Dans ce pays, les féminicides ont été divisés par deux.

En 2014, un Observatoire des violences faites aux femmes a été créé à Paris, sur le modèle de celui existant en Seine-Saint-Denis grâce à Ernestine Ronai. A Paris, les subventions aux associations dédiées aux femmes victimes ont été augmentées de 23% en 2018 et de 25% en 2019. Avec Ian Brossat, nous avons renforcé leur’accès prioritaire au logement social. Pour détecter le plus tôt possible les comportements violents, nous intervenons dans les collèges pour faire de la prévention. Nous avons mis en place des dispositifs très concrets contre les féminicides : « Téléphones Grave Danger », « Mesure d’accompagnement protégée des enfants », conventions « mains courantes » et « ordonnances de protection, consultation de suivis des psycho-traumatismes … Les outils sont là.

Si l’Etat s’en donnait les moyens et travaillait vraiment avec les collectivités locales, il serait possible d’agir vite, en créant par exemple un lieu unique dans chaque ville pour accueillir et accompagner les femmes et enfants victimes, ou l’on retrouverait des plaintiers, une unité médico-judiciaire, des psychologues, des associations d’aide.

Des mesures concrètes de politiques publiques sont possibles pour mettre fin aux inégalités femmes-hommes, aux violences, aux féminicides. Il n’y a aucune fatalité, Nous voulons juste un milliard !

 

Hélène Bidard

Adjointe à la Maire de Paris, en charge de l'égalité femmes-hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains

Responsable de la commission féministe/droits des femmes du PCF

Présidente de l’association Elu.es contre les violences faites aux femmes.

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Intervention pour « Communistes » d’Hélène BIDARD, responsable nationale de la commission féministe/droits des femmes, Adjointe de la Maire de Paris en charge de l’égalité

femmes hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains

 

Féminicides : ils osent tout !

Le gouvernement baisse le budget de sa « grande Cause ».

 

 

Trois semaines après le lancement du grenelle des violences conjugales, c’est une semaine particulièrement meurtrière qui vient de s’achever : ce ne sont pas moins d'un féminicide tous les jours et demi qui sont perpétrés à l'heure actuelle.

 

Le meurtre  de Johanna a provoqué un émoi particulier puisqu'il est particulièrement symptomatique de tous les dysfonctionnements que les associations féministes et d’aide aux victimes pointent du doigt notamment depuis le début de cette année noire.

Rappelons les faits : une première plainte n’a pas été prise lorsqu’elle s’est rendue au commissariat pour dénoncer une gifle reçue au motif que ce n’était pas assez grave. Johanna a dû fuir en sautant de son balcon, pour tenter d’échapper aux menaces au couteau de son conjoint. Malgré une garde à vue, il est rapidement libéré, selon le parquet, les éléments étaient insuffisants pour caractériser l’infraction. Elle rejoint tout de même un CHU avec ses enfants et est assassinée quelques jours plus tard de 14 coups de couteau.

 

Les mesures d’urgence annoncées par E.Philippe le 3 septembre dernier n’ont rien de neuf, rien d’ambitieux et ne sont pas à la hauteur de la gravité du fléau. C’est au final beaucoup de bruit et de communication pour des propositions maigres voire chimériques.

 

Parmi ce qui constitue de vraies urgences : l’hébergement ! La date de leur création est toujours inconnue à ce jour, tout comme leur localisation. Sur le fond, le modèle économique reste stupéfiant, 5 millions d’euros pour 1000 places d’hébergement d’urgence sont techniquement impossible. Rien que pour l’investissement pour 1000 places il faudrait compter au moins 10 millions d’euros et ça n’inclut même pas les frais de fonctionnement.

 

Le gouvernement se démarque aussi par la récupération de dispositifs déjà existants, doit-on rappeler que la garantie locative existait déjà depuis le 20 janvier 2016 et qu’elle concerne tous les ménages précaires, y compris les étudiants ? Ce n’est donc ni une mesure nouvelle, ni une mesure spécifiquement dédiées aux femmes victimes de violences. Et comme pour l’hébergement d’urgence, le mystère plane encore sur la date de  sa mise spécifique pour la mise à l’abri des femmes victimes de violences.

 

Nous n’avons eu de cesse de rappeler et d’alerter sur les conditions intolérables d’accueil des femmes dans les commissariats. La question principale à évoquer est celle de la formation des personnels en l’occurrence il ne s’agit que d’appliquer la loi : l’article 51 de la loi pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes du 4 août 2004 prévoit bien le caractère obligatoire de la formation initiale ou continue, selon les corps de métiers, des professionnels au contact des femmes victimes de violences. Mais en plus de la formation la question et celles des moyens humains et matériels pour les services publics qui doivent accueillir les femmes victimes de violences, APHP, UMJ, police et gendarmerie, services sociaux ! Aujourd’hui, dans les conditions actuelles d’exercices, ces agents de la fonction publique ne peuvent le faire ! 

 

La fumisterie se poursuit avec la constitution de 10 groupes de travail mais dans les faits, des plans quinquennaux avec des objectifs, et  mis en place par l’État, existaient déjà avant la nomination de Mme Schiappa, le bilan du dernier aurait dû être fait en cette fin d’année, peut être aurons-nous droit un à Tweet de la secrétaire d’Etat mais l’administration n’y travaille plus !  

 

Parmi d’autres mesures sorties du chapeau, Marlène Schiappa a annoncé en grande pompe à terme l’ouverture 24h/24 et 7J/7 du 3919. Alors que nous appelons depuis des mois à cette mesure, seulement 120 000 euros avaient été accordés qui ne permettent de ne prendre que 80% des appels émis. La date effective de ce fonctionnement n’est pas non plus précisée. Pire grâce à nos parlementaires, nous venons d’apprendre que les arbitrages du Projet de loi de finance pour 2020 annoncent une baisse du budget du Secrétariat d’État à l’égalité femmes hommes ! C’est à peine croyable, le gouvernement va baisser le budget de la « grande Cause » alors que le Président lui-même en 2017 avait annoncé qu’il « ne ferait l’objet d’aucune baisse de quel qu’ordre ». Et nous qui attendions une augmentation …

 

Plus que jamais restons mobilisés, restons au côté des victimes, amplifions même notre effort de dévoilement de la situation politique, honteuse pour la France.

Les associations de lutte contre les violences conjugales, le Haut Conseil à l’égalité femmes hommes et la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, chiffrent à un milliard d’euros minimum la mise à l’abri et la prise en charge des victimes de violences conjugales. Le parti communiste partage pleinement cette revendication !

 

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Conseil de Paris

Séance des 30 septembre et 1, 2 et 3 octobre 2019

 

Intervention d’Hélène BIDARD, Adjointe de la Maire de Paris en charge de l’égalité femmes hommes, de la lutte contre les discriminations et des droits humains

 

Présentation du vœu de l’exécutif relatif à la prévention des féminicides, à la protection et l’accompagnement des femmes victimes de violences conjugales

 

 

Mesdames, Messieurs,

Cher.es collègues,

 

On compte 110 féminicides à l’aube du mois d’octobre 2019, depuis le 1er janvier dernier. 

 

121 féminicides furent officiellement comptabilisés par le Ministère de l’intérieur pour l’ensemble de l’année 2018 et 21 enfants moururent dans ces circonstances.

 

Nous pouvons éviter ces décès en mettant à l’abri les femmes en danger et en prévenant les violences dans le couple dès le plus jeune âge.

 

Nous pouvons accompagner les victimes à penser les stigmates sur leurs corps, les aider au long des années de reconstruction psychologique nécessaires avant de pouvoir reprendre confiance en soi et aimer à nouveau.

 

Depuis #Metoo jusqu’aux murs de Paris en passant par de nombreuses mobilisations populaires - d’ailleurs relayées ici même, avec deux banderoles sur la façade de l’Hôtel de Ville le 28 aout dernier par Mme la Maire - la société française demande aux pouvoirs publics, en premier lieu l’Etat, d’intervenir.

 

L’objet du vœu proposé par l’exécutif est d’interpeller le gouvernement sur l’impérieuse nécessité d’un plan national d’éradication des violences conjugales, sexistes et sexuelles, et de prévention des féminicides.

 

Il faudra que celui-ci voit la réalité en face ; celle d’un manque cruel de moyens financiers et humains dédiés à la lutte contre les violences conjugales, celle de dysfonctionnements des services de l’Etat qui non seulement désespèrent, mais font courir des risques aux femmes victimes et à leurs enfants.

A en croire les annonces du Grenelle des violences conjugales, mais plus généralement l’insupportable écart entre les discours et les actes de ce gouvernement, cette réalité échappe à Mme SCHIAPPA et ses collègues.

Pire, il les arbitrages du Projet de loi de finance pour 2020 annoncent une baisse du budget du Secrétariat d’Etat à l’égalité femmes hommes !

 

Les associations de lutte contre les violences conjugales, le Haut Conseil à l’égalité femmes hommes et la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains, chiffrent à un milliard d’euros minimum la mise à l’abri et la prise en charge des victimes de violences conjugales. Je vous propose que la Ville se fasse le relais, par l’intermédiaire de Mme la Maire, de cette exigence auprès du gouvernement, de la Préfecture de Police et du Procureur de la Républiqueen insistant sur les moyens supplémentaires qui devraient être alloués :

-         aux associations, dont le 3919,

-         au développement de l’accueil en centres d’hébergement dédiés aux spécificités de ce public fragile,

-         à la mise en œuvre réelle des sanctions prévues par la loi et à la prise en charge des conjoints ou ex conjoints violents pour éviter la récidive,

-         à la formation d’officier.es de police judiciaire pour le recueil des plaintes pour violences conjugales, sexistes et sexuelles, la réduction du délai de convocation du conjoint ou ex-conjoint violent.

 

A Paris, l’hébergement et le logement sont obstacles majeurs à la mise à l’abri des femmes victimes de violences conjugales. Je veux ici vous alerter : un CHRS à Paris, le « PHARE » un lieu où l’on cache les femmes en très grand danger, et son accueil de jour sont tous les deux menacés de fermeture à la fin de l’année. L’association gestionnaire, Esperem, a été informée de la baisse de 50% des subventions d’Etat pour le CHRS et l’arrêt sec des subventions pour l’accueil de jour.  

C’est une honte ! Nos permanences d’élu.es, nos services et les associations croulent sous les appels au secours de femmes en danger, le gouvernement fait des annonces la main sur le cœur, et concrètement, ce sont 27 places dans un lieu sécure et adapté aux spécificités des victimes, qui risquent de partir en fumée.

 

Avec Ian BROSSAT et Dominique VERSINI, nous avons fait tout ce qui côté Ville pouvait faciliter la mise à l’abri dans le logement social – cotation et mutations - et l’hébergement d’urgence. J’ai déjà eu l’occasion ici de raconter les 4 années de négociations avec l’Etat et les efforts fournis par la Ville pour que puissent prochainement voir le jour, 3 Centres d’hébergement dédié à la protection de 145 femmes.

Nous venons d’écrire au Préfet car aucune garantie financière n’est assurée côté Etat, contrairement à ses engagements pour que nous puissions accueillir 15 femmes dans une structure provisoire en attendant l’ouverture de ces lieux pérennes.

 

Vous le voyez, nous n’avons pas attendu pour agir. Sans être exhaustif, le vœu proposé revient sur plusieurs actions concrètes que nous avons mises en place pour protéger les femmes et les enfants : le téléphone grave danger, la mesure d’accompagnement protégé, la création de l’Observatoire parisien des violences faites aux femmes, l’ouverture d’un lieu d’accueil et d’orientation pour les jeunes filles de 15 à 25 ans, l’augmentation régulière des subventions aux associations de lutte contre les violences.

 

Nous n’avons pas attendu non plus pour la prévention et intervenons très tôt en faveur de l’égalité fille garçons dans les collèges ; et avec ceci (montrer le violentomètre) : le violentomètre que l’on s’arrache un peu partout dans le pays et même dans d’autres pays francophones.

 

La Ville n’a pas attendu pour agir, mais la Ville ne peut remplacer l’Etat. Les attentes des victimes et des associations sont très grandes. Nous sommes à leurs côtés pour exiger de l’Etat qu’il prenne ses responsabilités ; et le vœu que je vous propose d’adopter demande à ce que notre collectivité puisse prendre part aux travaux du Grenelle des violences conjugales.

 

En plus des moyens supplémentaires indispensables pour une prise en charge, je dirais, « élémentaire » des victimes, ce vœu propose à l’Etat d’expérimenter avec la Ville, la mise en place d’un lieu unique d’accueil et d’orientation des  femmes et des enfants « co-victimes ». J’insiste sur l’importance de pouvoir offrir une prise en charge globale, avec sur place l’accès à une unité médico-judiciaire (UMJ), la possibilité de porter plainte auprès de la Police judiciaire, des consultations en psycho-trauma, juridiques, ainsi qu’un accompagnement social et d’accès aux droits et des permanences associatives. Cette innovation éviterait aux victimes un parcours semé d’embûches, extrêmement décourageant.

 

 

Mesdames, Messieurs, cher collègues, je vous remercie de votre attention et vous invite à participer aux événements organisés par la Ville autour du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, ainsi qu’à la manifestation nationale du 23 novembre. 

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Saint-Etienne : des collages pour dire stop aux féminicides.

Un collectif de stéphanoises se mobilise depuis la rentrée contre les féminicides en collant des messages sur des murs et vitrines la nuit tombée.

(…) Depuis le début de l’année 2019, 117 femmes ont déjà été tuées par leur conjoint et ex-conjoint (au 8 octobre).

#NousToutes 

118e féminicide

#NousToutes :

Dimanche, un homme a assassiné sa conjointe à Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône. C'est le 118ème féminicide depuis le 1er janvier 2019.

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NDLR : je ne partage pas l’enthousiasme de « L’Humanité ». A quoi sert le Grenelle, sinon à blablater. Il n’en sort rien de neuf. Quand le milliard réclamé par les associations féministes va-t-il être mis sur la table ? Là, les députés font un premier petit pas. Est-ce pour soulager leur bonne conscience ?

Unanimité à l’Assemblée Nationale contre les féminicides! L’ensemble des groupes de députés ont assuré, jeudi, qu’ils voteraient la loi Pradié généralisant notamment le bracelet antirapprochement.

Source « L’Humanité »

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119e féminicide: une femme tuée en avril dernier par un ancien compagnon.
(…) "Ce féminicide nous a été signalé en mp il y a 5 jours par une personne anonyme à laquelle nous avons suggéré d'informer la presse" peut-on lire sur le site.
(…) "Un meurtre passé inaperçu", commente le site.
120e féminicide, un homme tue sa femme de 75 ans et tente de se suicider.
(.. ) Dans la nuit du 19 au 20 septembre dernier, une femme âgée de 75 ans a été tuée par son conjoint à Boutenac-Touvent (Charente-Maritime). C'est l'homme qui, juste après son meurtre, a appelé les gendarmes pour leur avouer la vérité. A leur arrivée sur place, les autorités découvrent le corps de la femme sans vie. Entre temps, celui-ci tente de se suicider mais se rate. Il est alors transporté d'urgence à l'hôpital.

(…) Des affiches contre les féminicides placardées sur la pyramide du Louvre.

Féminicide: rassemblées pour alerter et dénoncer.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel national pour rendre hommage aux victimes de féminicide et contre les violences faites aux femmes.

 
(…) « A vous, les femmes blessées, celles dont on ne fait pas le décompte, qui disent "être tombées dans les escaliers", toutes les femmes battues dans le silence le plus total des voisins, des proches, de ceux qui savent mais qui ne font rien. A vous les mamans désenfantées, celles qui ont voulu fuir ce climat de violence mais pour qui la justice n'a rien trouvé de mieux à faire que de vous enlever vos enfants, en les plaçant ou en donnant la garde à votre bourreau, nous pensons à vous. Nous nous associons à votre douleur parce qu'un jour, ça pourrait être nous... Nous ne lâcherons rien, jamais. »

ONPES (Observatoire national de la pauvreté) : supprimée.

ONDRP (Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales, qui mesure les violences sexistes et sexuelles en France) :supprimée.

A qui l'tour ?

Collectif Droits des Femmes

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Paris 

Musée Cognacq-Jay 

Chapeau 

18 e s 

 

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Publié dans Femmes

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