Le "Grenelle" de Marlène Schiappa ne convainc pas!

Publié le par bmasson-blogpolitique

NDLR : il faudrait débloquer 1 milliard d’euros.

(…) "Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'État pour avancer. Ce processus se conclura le 25 novembre, pour la Journée contre les violences envers les femmes", précise la secrétaire d'Etat.

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/feminicides-marlene-schiappa-annonce-la-tenue-d-un-grenelle-des-violences-conjugales-en-septembre_3525259.html

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Réactions des féministes sur Twitter :

 

« On me rappelle que le budget d'état sécurité est toujours annoncé durant septembre. Le gouvernement doit donc se bouger MAINTENANT et non pas le 25 novembre pour que les programmes budgétaires des ministères concernés soient correctement abondés. »

 

Anaïs Leleux

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« Et puis parlons un peu du fond. De l'ordonnance de protection, de la médiation pénale. Ça semble loin mais ça a des implications concrètes. Chaque jour. »

 

« Oh Schiappa. Les solutions contre les violences conjugales on les a. La mobilisation de tous les services de l'État doit être immédiate. C'est maintenant l'urgence. »

 

« Un Grenelle le 3 septembre ? Combien de femmes mourront d'ici là ? L'urgence c'est maintenant. On attend quoi pour protéger les femmes ? »

 

“Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. Urgence. »

 

« Ohé. Cela fait depuis 2006 que l'on revendique une loi cadre contre les violences  comme l'Espagne en 2004. Chiche, on fait le Grenelle  là dessus ???? » (NDLR, en rajoutant 1 milliard d’Euros à la clé !)

 

Collectif droits des femmes.

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« Rien de quoi s'exciter.

1. Un "Grenelle" fait d'associations amies/subventionnées par l'état et qui verront leurs subventions menacées si jamais elles critiquent l'action publique.

2. pas de moyens supplémentaires

3. que de la communication. »

 

Stéphanie Lamy

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Marlène Schiappa

Grenelle

#NousToutes répond.

"Les violences ne prennent pas de vacances"

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Marlène Schiappa 

Grenelle 

Anaïs Leleux répond.

"58 femmes devraient mourir d'ici le 25 novembre!"

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Marlène Schiappa 

Grenelle 

Fabienne Cassagne répond.

"L'appel à des vedettes, c'est une blague?"

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Marlène Schiappa 

Grenelle 

Osez le Féminisme répond.

"Enième communication ou volonté politique réelle?"

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Marlène Schiappa 

Grenelle 

Osez le Féminisme répond.

"Rappel de la Campagne de 2014 sur la reconnaissance du féminicide."

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76 e féminicide 

#NousToutes

Monsieur le Président, pourquoi attendre le 3 septembre?

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Marlène Schiappa

"Grenelle "

Caroline De Haas réclame un milliard d'euros, elle aussi.

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76e féminicide

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C de Haas dit que "l'on ne peut pas attendre le 3 septembre!"

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Marlène Schiappa

Grenelle

L'association "sos femmes" n'a pas été invitée en 2018

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Marlène Schiappa 

Le collectif droits des femmes a des idées

Source: L'Humanité

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D'autres réactions sur Twitter:

 Marlène Schiappa crée une commission quand elle est embêtée.

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Marlène Schiappa organise un "Grenelle" 2 ans après la prise de pouvoir pour une discussion.

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"Chaque ministre se doit d'avoir son "Grenelle".

C'est la mode...

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Journal "La Croix":

les associations féministes s'impatientent.

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Maxime Combes:

Pas de moyen.

Un an de perdu.

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Maître Pandaï:

Le macronisme exorcise son inaction.

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Nathalie Renard:

De toutes façons, le "Grenelle" finira à la poubelle. Fonce!

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SF

Encore du blabla pour de la poudre aux yeux...

 

Iazimi Gilles

Médecin

« Depuis plus d’une dizaine d’années, aucun gouvernement n’a proposé les mesures décisives que les associations proposent ! Il n’y a plus de temps pour des rapports rencontre mais urgent d’agir! »

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La fondation Copernic communique :
Violences sexistes et sexuelles : monsieur le Président, c'est à vous d'agir !

Libération — 6 juillet 2019

Alors que la quasi-totalité des entreprises n’ont toujours aucun plan de prévention pour lutter contre les violences envers les femmes, il est urgent d’en faire un sujet obligatoire de négociation, sous peine de sanction.

Tribune. Vendredi 21 juin, l’Organisation internationale du travail (OIT) a adopté la première norme internationale contre la violence et le harcèlement dans le monde du travail. Il s’agit d’une victoire historique, arrachée par la mobilisation des femmes, du mouvement syndical international et des organisations féministes, qui va permettre aux travailleuses du monde entier de mieux lutter contre les violences sexistes et sexuelles. La convention et la recommandation adoptées sont ambitieuses et novatrices, exigeant des Etats la mise en place d’un cadre complet de politiques publiques pour mettre fin à ces violences.

Ces progrès majeurs ne pourront voir le jour que si cette convention est ratifiée. Interpellée par les syndicats et organisations féministes, la France a adopté une position volontariste lors de la négociation et a annoncé sa volonté de ratifier la convention. Cette ratification doit être l’occasion de changer la donne en France et de nous doter d’une législation de référence pour éradiquer les violences au travail et, à l’image du Canada, de l’Espagne, des Philippines, ou encore de la Nouvelle-Zélande, créer des droits pour les victimes de violences conjugales.

Difficultés d’accès à la justice 
Alors que la quasi-totalité des entreprises n’ont toujours aucun plan de prévention pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles, il est urgent d’en faire un sujet obligatoire de négociation à tous les niveaux sous peine de sanction pour les employeurs. L’ensemble des professionnel.le.s et des salarié.e.s doivent être formé.e.s et sensibilisé.e.s pour lutter contre ces violences.

En France, 70% des victimes de violences au travail déclarent n’en avoir jamais parlé à leur employeur (1). Et pour cause, quand elles le font, 40% estiment que la situation s’est réglée en leur défaveur, par une mobilité forcée voire un licenciement. Dans la lignée de la convention adoptée à l’OIT, la France doit sécuriser l’emploi et la carrière des victimes de violences, que celles-ci aient un lien avec le travail ou non, en mettant en place plusieurs mesures : le droit à des aménagements d’horaires, de poste, des congés payés, la possibilité d’une mobilité fonctionnelle ou géographique choisie, ainsi que l’accès à une prise en charge médico-sociale et psychologique des victimes sans frais. Pour garantir le droit au travail et le maintien en poste des femmes victimes de violences conjugales, il convient d’interdire leur licenciement comme c’est le cas pour les femmes victimes de violences au travail.

Afin de mettre fin aux difficultés d’accès à la justice et aux plaintes classées sans suite, cette nouvelle convention OIT appelle à la formation de tou.te.s les magistrat.e.s sur les violences et le harcèlement fondés sur le genre, à l’aménagement de la charge de la preuve dans les procédures ne relevant pas du droit pénal et à des conseils et une assistance juridiques gratuite pour les victimes.

Devoir de vigilance
Enfin, la convention OIT pointe la nécessité d’accorder une attention particulière aux facteurs de risques exposant à la violence, comme le travail isolé, de nuit, et aux personnes en situation de vulnérabilité. Nous pensons que sa transposition dans le droit français est l’occasion d’adopter des mesures spécifiques pour protéger notamment les personnes migrant.e.s, les personnes LGBTQI+ ainsi que les travailleurs.euses précaires.

La France a aussi une responsabilité à l’étranger à travers l’activité de ses multinationales et de leurs fournisseurs et sous-traitants. Dans le cadre du devoir de vigilance, il est nécessaire d’imposer aux entreprises de lutter contre la survenance de telles violences dans l’ensemble de leurs chaînes d’approvisionnement.

En France comme dans le reste du monde, les violences tuent, brisent et humilient les femmes, et sont au fondement des rapports de domination. L’adoption de cette convention offre l’opportunité d’y mettre fin en se dotant d’une législation et des moyens humains et financiers nécessaires. Au-delà des mots, la France doit désormais être au rendez-vous de l’action.


Signataires : Marylin Baldeck, directrice de l’AVFT ; Sophie Binet et Sabine Reynosa, CGT, représentantes des travailleu.se.r.s français.e dans la négociation OIT ; Caroline De Haas, pour le collectif #NousToutes ; Luc de Ronne, président d’Action Aid – Peuples Solidaires ; Philippe Lévêque, directeur général de CARE France ; Ana Azaria, présidente de Femmes Egalité ; Fatima Benomar, cofondatrice des Effronté-es ; Roland Biache, secrétaire général de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ; Sonia Bisch, Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques ; Annick Coupé, secrétaire générale ATTAC ; Monique Dental, présidente-fondatrice Réseau féministe «Ruptures» ; Cécile Gondard Lalanne, porte-parole de l’Union syndicale solidaires ; Sara Khoury, présidente Act up Sud Ouest ; Séverine Lemière présidente du FIT, une femme un toit ; Nelly Martin, porte-parole Marche mondiale des femmes France ; Christiane Marty, Fondation Copernic ; Florence Montreynaud, historienne ; Heloise Moreau, présidente de l’Union nationale lycéenne ; Françoise Picq, vice-présidente Association nationale des études feministes ; Suzy Rojtman, porte-parole Collectif national pour les droits des femmes ; Roselyne Rollier, présidente Maison des femmes Montreuil ; Sophie Tissier, fondatrice de Touche pas à mon intermittent.e.

(1) Enquête sur le harcèlement sexuel au travail, réalisée par l’Ifop en 2014 pour le compte du défenseur des droits
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Les réactions de communistes:

Elsa Faucillon :

Féminicide :

 

« Nous avons construit des réponses et des solutions mais une fois encore les moyens ne sont pas au rendez-vous. Féminicides : c'est maintenant qu'il faut agir. »

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 « Grenelle contre les violences conjugales : Il faut un milliard pour protéger les femmes ! »
Hélène Bidard

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Le PCF communique :
 

Grenelle contre les violences conjugales : Il faut un milliard pour protéger les femmes ! (Hélène Bidard  Fabien Roussel - PCF)

Environ 220 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont chaque année victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire. Depuis le début de l’année 2019, soit en 6 mois, 75 femmes ont été tuées sous les coups de leurs conjoints ou ex-conjoints, c’est-à-dire 1 femme tous les 2 jours et demi. Un grand nombre d'entre elles avaient pourtant porté plainte.
Nos institutions dysfonctionnent face aux violences sexistes et sexuelles dans le couple et ne sont clairement pas à la hauteur de l’ampleur du phénomène.
Si le gouvernement organise un Grenelle, il doit avoir pour priorité l’engagement de l’État dans un plan ambitieux d’éradication des violences dites conjugales. Il ne doit pas se limiter aux effets d’annonces et aux plans de communication de Mme Schiappa .
Nous n'en sommes plus aux expérimentations. #MeToo, l'Observatoire des violences faites aux femmes de Seine-Saint-Denis et de Paris, le Haut Conseil à l'égalité, la MIPROF... Tout est à la dispositions des femmes et des associations. Tout, sauf le financement et l'engagement de l’État. Il ne suffit plus de le dire, il faut agir!
Un Grenelle implique un réel processus de concertation avec des grands axes de travail, plusieurs collèges d’actrices et d’acteurs (associations, syndicats, élu.es locales, directrices·teurs régionales et délégué·es départementales aux droits des femmes…) et des ambitions à la hauteur des besoins, notamment en matière de financement public et de mise en œuvre de politiques publiques. 
Le PCF demande l’application de la loi et la mise à l’ordre du jour du Parlement de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes, co-élaborée avec le Collectif National des Droits des femmes ( CNDF) et déposée à l’Assemblée nationale par Marie-George Buffet et par Laurence Cohen au Sénat.
La grande cause nationale dispose du plus petit budget ! Seulement 79 millions d'euros alors que les actrices et acteurs de la défense des droits des femmes estiment à un milliard d’euros minimum, la somme nécessaire à l’accompagnement et à la mise à l’abri des victimes. L’Espagne a débloqué cette somme. C’est possible et cela ne peut attendre ! 
Le PCF demande la mise en place de lieux uniques. Pour en finir avec les parcours semés d’embuches, nous proposons la création d’unités spéciales d’accueil des femmes victimes de violences dans tous les départements. Lieux dans lesquels les victimes pourraient accéder à la police, la justice, l’aide juridictionnelle, l’unité médico-judiciaire pour faire les constats et les prélèvements et au moins une association spécialisée. Ces unités devraient pouvoir s’appuyer sur un quota d’hébergements et de logements dédiés, dispositif clé pour la sortie des violences ; et d’un accompagnement par des consultations en psycho-trauma. Aujourd’hui les services publics de prises en charges des femmes victimes de violences sont indigents ! Avec seulement 46 Unités Médico-Judiciaires en France soit environ un pour deux départements. Il est très compliqué pour les femmes victimes de faire constater les violences, de faire des prélèvements en cas de viols, d’amasser des preuves pouvant servir devant la justice …
Mourir sous les coups n’est pas une fatalité, les politiques publiques peuvent prévenir les violences et protéger les victimes !

Hélène BIDARD, Responsable nationale "droits des femmes et féminisme" au PCF, Présidente de l’Association ECVF,
Fabien ROUSSEL, Secrétaire national du PCF et député du Nord,

Paris, le 9 juillet 2019.

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Stéphane Peu :

Violences conjugales : "Les féminicides ne connaissent pas de trêve, il y a urgence à agir maintenant".

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Paris : des Marianne en colère réclament 1 milliard pour les victimes de violences conjugales.

Déguisées en Marianne, des militantes féministes ont manifesté à Bercy, accusé de ne pas accorder assez de budget à la « grande cause du quinquennat » Macron.

(…) Nous ne demandons pas moins d'1 milliard d'euros pour la cause des femmes, et 1 milliard, c'est 3 fois moins que ce que coûtent chaque année les violences conjugales. 

Lire aussi:

 

VIOLENCES CONJUGALES.
Il y a trop peu d’hébergements d’urgence.
121 femmes ont été victimes de féminicides en 2018. Et deux, déjà, en 2019 en Nord-Isère, où les associations dénoncent un grave manque de moyens pour mettre à l’abri les victimes de violence conjugales.
(…) Quand une femme parle, dénonce les choses, ça peut engendrer des gestes gravissimes de la part de l’homme violent. Et puis la violence est banalisée dans notre société. Parfois, des femmes ne réalisent pas qu’elles sont victimes et quand la violence est mal cernée, ça facilite le passage à l’acte. 

Retour sur la phrase de Marlène Schiappa:

"Dès la semaine prochaine, je recevrai de nouveau toutes les associations financées par l'État pour avancer. "

NDLR: Je me demandais si toutes les associations féministes étaient subventionnées et voici la réponse du Collectif National des Droits des Femmes: beaucoup d'associations féministes sot exclues du Grenelle...

Voici la liste des exclues du Grenelle:

Mémoire traumatique

Maison des Femmes

Rajfire

Avft

CNDF (droit des femmes)

 

 

 

1 milliard pour la cause des femmes violentées dans la société française!

Le coût des violences conjugales est de 3 milliards...

Manque de places d'hébergement d'urgence pour les femmes victimes de violences.

Budget consacré aux droits des femmes : une baisse de 7,5 millions d’euros prévue.

Selon un projet de décret sur les restrictions budgétaires, le secrétariat d’Etat de Marlène Schiappa est bien visé par une coupe de 25 %, soit le chiffre annoncé par les associations féministes.

(…) Ce document, émanant de la direction des finances publiques, a été obtenu par les associations féministes « de manière officieuse mais de sources en lien avec le ministère ».
(…) Au secrétariat d’Etat, où les arbitrages sont encore en cours, on se voulait rassurant en début de semaine.

Marlène Schiappa et la lutte des classes 

 

 

 

LETTRE OUVERTE de la CGT AU PREFET des Bouches-du-Rhône

"VIOLENCES FAITES AUX FEMMES"

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"On n'a toujours aucune invitation" : le doute plane sur le Grenelle des violences conjugale ».
Le 7 juillet, Marlène Schiappa annonçait la tenue d'un Grenelle des violences conjugales en septembre. Contactée par Madame Figaro, la porte-parole d’Osez le féminisme, Raphaëlle Rémy-Leleu, regrette le manque de clarté de l’événement.
(…) « On a envoyé un mail pour y participer mais toujours aucun programme, ni invitation. On sait juste une chose : qu’il débutera le 3 septembre et qu’il prendra fin le 25 novembre. »
(…) « Une inquiétude porte aussi sur le calendrier budgétaire. À l’issue du Grenelle, fin novembre, le budget de l’État aura déjà été voté. Cela risque de laisser peu de marge de manœuvres pour mettre en place quoi que ce soit. »
(…) « Plus que l’ouverture de places, il faudrait même créer de nouvelles structures, comme le fait la Belgique, car les centres sont déjà saturés. »
«GRENELLE DES VIOLENCES CONJUGALES» : CE QUE VEULENT LES ASSOCIATIONS.
(…) Alors que l’on est bientôt à 100 femmes tuées depuis le début de l’année, Caroline De Haas dénonce «un manque d’engagement de la part du président de la République», qui, selon elle, n’a pas fait des violences conjugales une priorité.

(…) «C’est un pas en avant, mais les places d’hébergement manquent encore». «On demande des centres ouverts 24h/24, qui soient disponibles dès qu’une femme souhaite quitter son domicile»

 

 

(…) En tant que médecin, elle réclame «une prise en charge gratuite du psycho traumatisme de ces patientes avec un certain nombre de séances remboursées», ce qui n’est pas le cas actuellement.

Orléans : un rassemblement contre les féminicides après la mort d'une femme de 22 ans à Malesherbes.
A l'initiative de cinq associations et syndicats, un rassemblement a eu lieu ce samedi place de la République à Orléans pour dénoncer les féminicides. Une cinquantaine de personnes étaient présentes.
(…) "On voulait également se rassembler avant le Grenelle des violences conjugales, le 3 septembre, organisé par Marlène Schiappa",explique Agathe Fournigault, qui le considère comme "une supercherie. Syndicats et associations ne seront pas entendus". 
Grenelle des violences conjugales : des familles de victimes, non invitées, veulent se faire entendre.

Ces familles n'ont pas été conviées au Grenelle des violences conjugales, qui débute le 3 septembre à Matignon, mais comptent bien s'y inviter.

 

Une manifestation prévue devant la porte du ministère

Isabelle Boismoreau comme Sandrine ­Bouchait, dont la sœur Ghylaine a été mortellement ­brûlée par son compagnon le 22 septembre 2017 au Plessis-Robinson, auraient voulu raconter leurs histoires à Marlène Schiappa et aux autres responsables politiques. Elles le feront, avec d'autres membres du collectif, devant la porte du ministère.

Au cabinet de Marlène Schiappa, on indique : "Par définition, les milliers de victimes de violences ne seront pas toutes là mais nous avons approché les collectifs structurés."

G7 et égalité femmes-hommes : les associations féministes attendent plus que des promesses.
(…) Le gouvernement français n'était prêt à "accorder qu'une dizaine d'accréditations aux ONG, soit la plus faible représentation des organisations de la société civile depuis 2005", rapportent-elles. Un coup dur à encaisser, alors qu'Emmanuel Macron avait promis de faire de la lutte contre les inégalités un enjeu majeur du G7 2019.
(…) « Ce qu'on espère, c'est que cette déclaration ne soit pas pleine de paroles vides, on veut que chaque action soit accompagnée de financement, d'un mécanisme de suivi et de redevabilité. »
Sophie Chassot, CARE France.
(…) Sans appui financier, associations féministes, organisations non gouvernementales et chercheur.euse.s ne pourront poursuivre de manière efficace leur travail sur le terrain, au plus près des femmes.
 

Féminicides : rassemblement à Orléans pour dire stop.
(…) "Les femmes qui en sont victimes sont fragiles économiquement et dépendantes de leurs maris mais aussi fragiles psychologiquement car isolées dans leur vie de femmes au foyer. Elles ne peuvent tout simplement pas s'enfuir et finissent par décéder sous les coups", explique-t-elle.
(…) "Pour le moment, rien n'a été fait hormis une minute de silence à la mémoire des victimes ... Nous attendons des actions concrètes et surtout, que le gouvernement implique les acteurs de terrain comme le Planning Familial."

Grenelle de Marlène Schiappa :

Les élues communistes n’y sont pas invitées.

 

08 19

 

Grenelle

On propose un travail gratuit à la dessinatrice Emma.

Ils n'ont pas honte?

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Marlène Schiappa augmente de 1,26% le budget alloué aux violences sexistes et sexuelles.

On est loin du milliard supplémentaire nécessaire.

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#NousToutes au Grenelle :

Chères toutes et tous,

 

Le collectif Nous Toutes, n’étant pas constitué en association, ne pensait pas être invité au Grenelle contre les violences conjugales. En fin de semaine dernière, Caroline De Haas, membre du collectif, a reçu une invitation du Premier ministre pour s’y rendre, mardi 3 septembre.

 

Nous avons hésité avant de répondre. En effet, le jour où nous recevions l’invitation, nous apprenions que les 200 places d’hébergement promises cet été - suite à notre mobilisation - n’avaient en fait jamais été créées. On s’est dit qu’ils et elles nous prenaient vraiment pour des quiches, là-haut.

 

Et puis, on s’est dit que c’était un peu contradictoire de proposer des mesures et ne pas aller les porter lorsqu’on nous invitait à une réunion, que participer au Grenelle, c’est aussi se donner la possibilité – et la légitimité – de critiquer si les moyens et les actions proposées sont en deçà des attentes et que si nous faisons la politique de la chaise vide, le gouvernement se fera un plaisir de rappeler que nous n’avons pas voulu répondre aux invitations lancées.

 

NousToutes sera donc présente demain au Grenelle contre les violences, à Matignon, en présence du Premier Ministre. 

 

Nous redirons ce que nous répétons depuis plusieurs mois : une politique contre les violences, qui veut faire changer les comportements et les mentalités de plus de 60 millions de personnes demande à la fois une volonté politique et des moyens hors du commun. 

 

Des dizaines d’associations, d’expert.e.s, de chercheurs et chercheuses travaillent sur le sujet et portent des propositions. En voici quelques unes que nous porterons demain :

- Créer, dès l’école primaire et au collège, un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire et systématique;

- Ouvrir 2200 places d’hébergement dans des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS) dédiés aux femmes victimes de violences;

- Organiser, de manière systématique et obligatoire, une formation des professionnel.le.s en contact avec des femmes victimes : enseignant.e.s, magistrat.e.s, policier.e.s, gendarmes, professionnel.le.s de santé, notamment de la santé au travail;

- Prévoir une campagne nationale de prévention, et pas uniquement de communication,  permanente - équivalente à celles que nous avons connues sur la sécurité routière;

- Doubler les subventions des associations qui accueillent les femmes victimes de violences

- Mettre en œuvre la nouvelle convention internationale de l’OIT qui prévoit de sécuriser le travail des victimes de violences avec la création de nouveaux droits (comme 10 jours de congés payés sur le modèle de la Nouvelle-Zélande, le droit à la mobilité ou encore l’interdiction des licenciements comme en Espagne.)

 

Ces mesures demandent à la fois une mobilisation politique à tous les échelons et des moyens financiers conséquents. Nous voulons un milliard d’euros, pas un million.

 

Nous avons besoin que le gouvernement change sa manière de travailler et agisse de manière transversale : cette question doit intégrer l’ensemble des politiques publiques (santé, écologie, travail, économie, culture, logement, handicap, sécurité, affaires étrangères…). 

 

Nous porterons mardi ces exigences et rappellerons que sans moyens, aucune politique publique n’est en capacité de changer la vie des gens.

 

Nous vous tiendrons informé.e.s des suites, bien sûr !

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Grenelle

240 places d'hébergement n'ont pas été créées.

Edouard Philippe contredit Marlène Schiappa...

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Grenelle 

L'association "Abandon de famille- Tolérance zéro" n'est pas  invitée.

 

 

Grenelle

Caroline de Haas regrette "une politique sans moyens".

NDLR: donc, ce n'est pas une politique....

 

 

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Le Grenelle des violences conjugales, une déception annoncée ?

 

 

(…) Formulé comme invitation à mettre tout le monde autour de la table, le Grenelle a ainsi déjà manqué son objectif. 

 

(…) Mais Marlène Schiappa ayant déclaré qu’« il n’y a pas d’argent magique » pour doter ce fond, il n’y a guère à espérer. Autant dire que la campagne #1MilliardPas1Million n’est pas prête de s’arrêter…

(…) Difficile également de considérer que les mesures et moyens annoncés (qui concernent surtout le volet « famille » du problème : éloignement du conjoint, autorité parentale…) sont à la hauteur des enjeux.

 

(…) Celles et ceux qui se préoccupent de leur avenir seront dans la rue le samedi 23 novembre, en prévision de la clôture du Grenelle. Il s’agirait que Marlène Schiappa, largement critiquée pour son manque de sororité au moment des mises en cause des ministres Darmanin et Hulot, ne manque pas cette fois à l’appel.

Aivi bloqué par Marlène Schiappa sur Twitter

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#NousToutes

Le gouvernement a rendu public le projet de loi de finances 2020. Et donc le budget "Égalité femmes - hommes et à la lutte contre les violences". Devinez quoi ? Il baisse par rapport à 2019. Ce gouvernement se moque du monde. Et de la lutte contre les violences.

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La police et les femmes.

Mesdames, cessez de les harceler avec vos manifestations et vos plaintes. Ils sont débordés.

 

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France : Les femmes Parisienne ensemble pour dénoncer «le 100e féminicide» de l’année.

(…) Le Grenelle destiné à lutter contre les violences conjugales s’est ouverte depuis le 2 Septembre dernier à Paris.

Ce collectif dénonce une opération de communication de la part du gouvernement.

 

 

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Le doublement du budget dédié aux violences faites aux femmes.
« Le gouvernement va consacrer en 2020 plus d'un milliard d'euros à l'égalité entre les femmes et les hommes, soit un doublement par rapport à 2019, affirme Marlène Schiappa dans un entretien publié aujourd'hui par La Voix du Nord. »
Source AFP
 
Réaction et commentaires de Carline de Haas :
(…) Vous allez me dire : allez vérifier ! C'est là que c'est rigolo (sic). Marlène Schiappa a fait une annonce qui n'est pas vérifiable. Parce que le DPT n'est pas sorti. Malin...
(…) Autre exemple : le gouvernement considère que comme les profs parlent d’égalité aux élèves, une partie de leur salaire sert à l’égalité. Donc 133 millions d’€ du ministère de l’Éducation Nationale sont tagués "égalité". 25% du DPT égalité donc. (Ceci n'est pas une plaisanterie).
 
(…) Vous trouvez qu'expliquer ce qu'est un DPT et que dans les 544 millions d'euros, il y a en réalité 124 millions qui sont le salaire des enseignant.e.s, c'est une information qui ne mérite pas d'être partagée ? Étrange conception de la chose démocratique.
Lolito (sur Twitter) :

« C’est bien ce que j’ai compris aussi dans son interview: elle n’annonce aucunes nouvelles dépenses, mais elle regroupe des dépenses déjà existantes réparties entre différents ministères. Pure manipulation. Ce qui prouve qu’au fond elle a honte (et conscience) de son propre bilan. »

10 19

 

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Grenelle des violences faites aux femmes : un énième rassemblement la main sur le cœur ?
 

Forts des expériences menées en Seine-Saint-Denis, élus locaux et professionnels demandent aux pouvoirs publics de mettre en place des mesures concrètes avec notamment la police, l’éducation, la justice et la société civile.

(…)Pour protéger les jeunes femmes, premières victimes de ces violences, nous ouvrirons bientôt en Seine-Saint-Denis, le premier lieu d’accueil ouvert pour femmes de 15 à 25 ans. Ce lieu, unique en France, accueillera des victimes de violences (mariages forcés, prostitution…) avec des professionnel·le·s à l’écoute. Elles auront notamment accès à des soins, à une assistance juridique, un accès à la contraception ou encore à l’IVG. Enfin, il s’agit de rappeler, tout simplement, qu’il faut donner les moyens aux associations qui travaillent auprès des victimes.
Le Département de Seine-Saint-Denis, Plaine Commune et Est Ensemble demandent des moyens supplémentaires pour lutter contre les violences conjugales.

« Les dispositifs de protection des femmes victimes de violence existent, il faut des moyens pour les mettre en œuvre et les pérenniser » : tel est, en substance, le message que Est Ensemble, Plaine Commune et le Département de Seine-Saint-Denis ont porté à l’occasion du Grenelle contre les violences conjugales organisé mardi par la Préfecture du département de Seine-Saint-Denis.

(…) Nous formulons les demandes suivantes :

- L’amélioration des conditions d’accueil des femmes victimes de violences ainsi qu’une réactivité accrue, dans la mise en place des mesures de protection,
- Une meilleure coordination des interventions de tou.te.s les acteur.rice.s de terrain,
- Une formation accrue et systématique de tous les services susceptibles d’intervenir dans les cas de violences conjugales notamment dans les services publics,
- La mise en œuvre effective des dispositifs visant la neutralisation des auteurs des violences (éviction des conjoints violents, suppression de la garde alternée, bracelets électroniques…),
- L’éducation à l’égalité filles/garçons dès le plus jeune âge pour prévenir les violences de genre,
L’augmentation des places d’hébergement dans des centres spécialisés avec suivi social systématique.

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Laurence Cohen :
"Ce que je déplore est que le gouvernement a déclaré les violences sexuelles faites aux femmes comme grande cause nationale et se cantonne à une campagne de com".

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#NousToutes

L'ONRDP mesures les violences sexistes et sexuelles en France.

Pourquoi faire un Grenelle si le gouvernement supprime cet outil?

Encore du bla bla bla et de "l'entre-soi"...

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La CGT répond à Schiappa à propos de la chasse aux musulmans en France.

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On entend beaucoup parler du bracelet électronique ces dernières semaines.

 

(…) Cet été, de nombreux médias ont embrayé sur les interview de la garde des Sceaux : beaucoup de JT ont présenté le bracelet comme « LA » mesure qui allait permettre d’en finir avec les féminicides. Ce n’est pas vrai.

Ce n’est pas neutre que la communication du Gouvernement soit centrée sur ce dispositif. La politique de prévention des violences ne peut tourner principalement autour du bracelet électronique. Il permettra de protéger des femmes, c’est fondamental. Il ne permettra pas de faire reculer de manière massive les violences sexistes et sexuelles en France.

Nous avons besoin d’une politique beaucoup – beaucoup – plus ambitieuse. Prévention dès l’école, formation obligatoire des policier.e.s, médecin, magistrat.e.s, travailleuses et travailleurs sociaux, campagnes de prévention toute l’année, …

https://www.facebook.com/NousToutesOrg/posts/545929972916103?__tn__=K-R

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 La grande cause du quinquennat de Macron?

arrêter les militantes féministes et les emmener au commissariat!

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Caroline de Haas :

 

« Marlène Schiappa a annoncé un budget de 1,1 milliard d'euros dédié à l'égalité femmes - hommes et à la lutte contre les violences. Je suis allée regarder en détail. La suite va vous étonner (ou pas). »

 

(…) Première surprise, alors que Marlène Schiappa annonçait 1, 1 milliard d’euros de budget, le document prévoit seulement 557 millions de crédits de paiement. Pour être validées, les dépenses doivent avoir la double validation : crédits d’engagement et crédit de paiement.

Les crédits de paiement (577 millions) sont donc les seuls crédits validés du budget. Les autres ne sont pas confirmés. Marlène Schiappa aurait dû préciser que le budget était de 1,1 milliard « dont la moitié des crédits pas vraiment sûre ».

Deuxième surprise, on découvre que le milliard que la Secrétaire d’État explique mettre dans la lutte contre les violences et l’égalité est en fait… composé à 75% de dépenses à l’international.

(…) Sur les budgets qui seront donnés au Fonds africain de développement (FAD), le gouvernement français estime donc que 75% seront consacrés à l’égalité. Comment ? Parce que 75%, c’est la part des projets de la FAD obtenant des « résultats satisfaisants » en termes d’égalité.

Encore mieux, les 767 792 596 € du programme 110 « Aide économique et financière au développement » sont des budgets pluriannuels (engagés sur 3 ans). Marlène Schiappa ne s’encombre pas de ce détail, elle met tout dans le budget 2020.

Troisième surprise, les modes de calcul du budget transversal porté par Marlène Schiappa. On découvre que les 577 millions prévus (et sécurisés) sont construits de manière… originale pour ne pas dire complètement farfelue.

(…) Quatrième surprise, lorsque l’on regarde la ligne qui baisse le plus dans le budget. C’est le programme 124-20, qui concerne les personnels (fonctionnaires) qui mettent en œuvre les politiques publiques décidées par le gouvernement.

(…) Cinquième surprise, on découvre à la lecture du document que 560 places auraient été créées en 2019 pour l’hébergement des femmes victimes de violences. Les associations qui gèrent ces logements n'en n'ont pas vu la couleur.

(…) Sixième surprise, Marlène Schiappa a présenté son budget comme un effort sans précédent pour faire reculer les violences sexistes et sexuelles. Mais la plupart des dispositifs prévus au budget ont été créés … bien avant l’élection d’Emmanuel Macron.

(…) Septième surprise, Marlène Schiappa attribue à la politique d’égalité l’intégralité de dispositifs qui ne sont pas uniquement consacré à cette thématique. Pourquoi s'embêter avec la réalité ?

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"75 % de son budget va à des projets de coopération à l'international. Marlène Schiappa nous dira qu'elle mène une diplomatie féministe [...] Je n'y crois pas une seconde"
Anaïs Leleux
Source Public Sénat
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Budget consacré à l'égalité : le milliard, vraiment ?

Début octobre, Marlène Schiappa a annoncé un doublement des sommes allouées à l’égalité, pour atteindre 1,116 milliard d’euros en 2020. Mais dans le détail, qui vient d’être rendu public, le compte n’y est pas.

(…) Cette somme «historique», selon les mots de la ministre, est une estimation de l’ensemble des budgets consacrés par différents ministères à cette cause au cours de l’année à venir.
(…) Ce ne sont pas moins de 834 millions d’euros qui sont investis à l’étranger au titre des budgets alloués à la diplomatie culturelle et d’influence (91 655 euros), de la solidarité à l’égard des pays en développement (66 676 967 euros) et de l’aide économique et financière au développement (767 792 596 euros).
(…) Tête de file du mouvement #NousToutes, la militante Caroline De Haas s’est insurgée sur Twitter ce jeudi, assurant n’avoir «jamais vu un truc aussi énorme en termes de "je prends les gens pour des cons"».
(…) En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur compagnon ou par leur ex. Et en 2020, le compte n’est, semble-t-il, toujours pas bon.
  • Seuls 577 millions sont réellement prévus en 2020. Les autres crédits ne sont pas validés.
  • Il n'y a pas d'augmentation nette des dépenses consacrées à la lutte contre les violences et l'égalité en France entre 2019 et 2020. Sur le 1,11 d'euros, près de 800 millions sont en réalité des dépenses à l'international pluriannuelles (toutes comptabilisées en 2020).
  • Le document annonce que 560 places d'hébergement ont été créées en 2019 pour les femmes victimes de violences. Les associations qui gèrent les centres d'hébergement dédiés n'en n'ont pas vu la couleur.
  • Marlène Schiappa présente dans ses interviews comme nouvelles mesures décidées par son gouvernement des dispositifs qui existent depuis parfois plus de 10 ans. 121 féminicides ont eu lieu depuis le début de l'année : les dispositifs qui existent depuis 10 ans et que Marlène Schiappa ne fait que reconduire ne suffiront pas.


Nous sommes en colère. La lutte contre les violences mérite mieux que des opérations de communication politique. Nous avons besoin de nouvelles mesures et de moyens supplémentaires pour en finir avec les violences. La réponse du gouvernement n'est pas à la hauteur.  
 

#NousToutes 

Marlène Schiappa et son milliard!

 

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Des féministes contrôlées par la police à Tours 

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#Noustoutes :

Quelques enseignements :
- Seuls 577 millions sont réellement prévus en 2020. Les autres crédits ne sont pas validés.
- Il n'y a pas d'augmentation nette des dépenses consacrées à la lutte contre les violences et l'égalité en France entre 2019 et 2020. Sur le 1,11 d'euros, près de 800 millions sont en réalité des dépenses à l'international pluriannuelles (toutes comptabilisées en 2020). C'est 95% de l'augmentation du budget.
Le document annonce que 560 places d'hébergement ont été créées en 2019 pour les femmes victimes de violences. Les associations qui gèrent les centres d'hébergement dédiés n'en n'ont pas vu la couleur.
- Marlène Schiappa présente dans ses interviews comme nouvelles mesures décidées par son gouvernement des dispositifs qui existent depuis parfois plus de 10 ans. 121 féminicides ont eu lieu depuis le début de l'année : les dispositifs qui existent depuis 10 ans et que Marlène Schiappa ne fait que reconduire ne suffiront pas.

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Grenelle : quelles propositions sont retenues par le gouvernement?

Caroline de Haas

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Grenelle.

Le collectif droit des femmes est déçu.

NDLR: on le savait que ce serait du bla bla bla...

 

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Pour lire les manquements et les grands oublis du Grenelle :

 

https://twitter.com/coldroitsfemmes/status/1189284152018952193

 

 

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Caroline de Haas

Le Français blanc est auteur de violences envers les femmes.

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Raphaël Enthoven  vu par Ian Brossat.

 

11 19


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Darmanin : la plainte pour viol va être réexaminée.

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Un Grenelle sans moyens supplémentaires.

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Annonces GRENELLE – lundi 25 novembre 2019

 

Reconnaissance de "dysfonctionnements dont nous n'avons pas jusqu'à aujourd'hui voulu prendre conscience »

 

Education :

  • Un module de formation sur l'égalité entre les sexes sera obligatoire pour les enseignants (en formation initiale et continue) mais aussi pour les jeunes qui effectuent un service national universel.
  •  Chaque année, le "conseil de vie" dans les collèges et lycées devra réaliser un diagnostic sur l'égalité filles-garçons en milieu scolaire.

 

 

Urgence, mise à l’abri :

  • Le 3919 ouvert 24H/24 et 7J/7.

 

Plaintes

  • Formation des gendarmes  et des policiers (sans précision)
  • +80 intervenants sociaux dans les gendarmeries et commissariats pour 2021 => il y en a 271 aujourd’hui !)
  • Grille d’évaluation avec 23 critères
  • Protocole d’actions quand danger repéré, dont saisie des armes du conjoint violent
  • Distribution d'un document d'information à toute victime se rendant dans un commissariat ou une gendarmerie.
  • Renforcement de la formation initiale et continue des forces de l'ordre.

 

Modifications pénales et parcours judiciaires :

Proposition de loi des député.es LREM

  • mesure symbolique de la suppression de l’ « obligation alimentaire » pour les enfants de subvenir aux besoins d’un parent violent.
  •  circonstance aggravante dans les cas de suicide forcé
  •  entrée de la notion d’emprise et définition des violences psychologiques dans le code pénal
  • Un.e reférent.e spécialisé.e par parquet
  • faciliter les Ordonnances de Protection
  • renforcer les TGD
  •  1000 Bracelets anti-rapprochement mis en place pour 2020

 

 

Enfants :

  • "le principe de la suspension automatique de l'autorité parentale pour le conjoint meurtrier" (dès la phase d'enquête ou d'instruction) ou de son "aménagement par le juge pénal" pour "le conjoint violent".
  • En cas de violences conjugales, la médiation pénale, solution alternative aux poursuites, sera interdite, et la médiation familiale devant le juge aux affaires familiales "strictement encadrée", afin de tenir compte du fait qu'"il ne peut y avoir égalité entre les parties lorsque l'une d'entre elles est sous emprise"
  • Financement complémentaire pour les espaces de rencontre (30 milliards pour la CNAF)

 

 

Secret médical : les règles régissant le secret médical seraient aménagées, pour permettre aux professionnels de santé de signaler plus facilement les "cas d'urgence absolue où il existe un risque sérieux de renouvellement de violence". Concertation en cours avec l’ordre des médecins par Buzin.

 

Prise en charge des auteurs de violences : AAP pour création de deux centres par département de prise en charge des agresseurs (35 à 40 hommes par an) pour éviter la récidive et les éloigner du domicile. Contrainte aux soins contre les addictions. Création dans chaque région, de deux centres de prise en charge des hommes auteurs de violences conjugales, financés à 50% par l’Etat soit 200 000 euros chacun (et le reste devrait être financé par « les partenaires » sans précision supplémentaire)

 

Autonomie financière des victimes :

  • Maintien de la pension alimentaire même en cas de suspension de l’autorité parentale
  • Muriel Pénicaud a assuré dimanche être favorable à ce que les victimes de violences conjugales puissent débloquer leur épargne salariale "en urgence", pour être financièrement plus autonomes lorsqu'elles veulent "claquer la porte et se sauver".

 

Le tout à moyens constants.

Critique du modèle espagnol : « c’est un milliard pendant 5 ans, cela fait 225 millions par an ». En France, cette année : 630 millions cette année partagés entre les ministères.

 

A noter : le gouvernement ne précise et de reparle pas des mesures suivantes, annoncées en septembre :

  • la création de 1.000 nouvelles places d'hébergement et de logement d'urgence pour les femmes victimes
  • la généralisation du dépôt de plainte à l'hôpital

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Raphaël  Enthoven s'inquiète pour les mariages gay  à Gaza.
Il sous-entend que les Palestiniens et Palestiniennes sont en retard sur nous.
Cela justifierait les bombardements d'Israël.
 
Réponse de Mona Chollet:
le mariage n'est pas civil en Israël.
Le mariage gay n'est pas possible en Israël  non plus.
 
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J'ai trouvé ceci:
 
Aux USA:
 
De plus en plus de rabbins américains orthodoxes officient aux mariages gays.

Ils rompent les rangs pour organiser des cérémonies qui étaient, jusqu’à récemment, impensables dans le monde juif orthodoxe

(…) Ce type de raisonnement a permis à des Juifs queer comme Schorer de se marier et de s’imaginer un avenir dans le monde orthodoxe.

« Le jour de notre mariage a été le jour le plus chargé spirituellement et émotionnellement que j’ai jamais vécu », témoigne Schorer, qui fréquente une synagogue orthodoxe avec son mari. « Et réaliser que je pouvais vivre en étant mon véritable moi, et d’épouser l’homme que j’aime d’une façon qui nous semblait appropriée – juive et traditionnelle – tout cela m’a semblé juste. »

 

Il n'existe pas de mariage civil en Israël, ce qui signifie que les couples doivent se marier par l'intermédiaire des autorités religieuses ou se marier à l'étranger afin d'officialiser leur union.

Publié dans Femmes

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