Ma réponse à Jacques Dion qui soutient Bertrand Cantat - Marie Trintignant

Publié le par bmasson-blogpolitique

Ma réponse à Jacques Dion qui soutient Bertrand Cantat

L’article est paru dans la Marseillaise le samedi 16 juin.

 

Utiliser la Marseillaise pour exprimer son soutien à Bertrand Cantat est un procédé surprenant. Je croyais que le journal était progressiste. J’ai cherché qui était Jack Dion et j’ai trouvé qu’il est directeur adjoint de la rédaction de Marianne avec Jean-François Kahn. Il est coauteur, avec Pierre Ivorra, de Sur la piste des grandes fortunes (Messidor, 1985) et de Sur la piste des patrons (Messidor, 1987). A quand un nouveau livre Sur la piste des féministes car il oublie que la société n’est pas égalitaire entre les hommes et les femmes et que les associations féministes défendent les causes et les problèmes des femmes.

 

Le titre de l’article est clair : « Bertrand Cantat est lynché par le tribunal médiatique ». Le mot lynchage est un mot dur. Il dit que la France n’est pas le Far West. Non, nous n’y sommes pas, et les féministes n’agissent  pas comme les membres du Ku Klux Klan non plus. Elles ont fait avancer le débat sur des idées nouvelles. Jack Dion regrette que Cantat ne puisse plus chanter. Si, mais Cantat peut exercer un autre métier. Jack Dion dénonce le problème de la réinsertion professionnelle des anciens détenus. Et il a raison. Mais ce n’est ni une nouveauté, ni un scoop. C’est le problème de tous, à commencer par les conditions de détention.

 

Moi, Cantat, je l’aimais et je l’ai vu en concert. Il était tellement bourré qu’il en était inaudible. Mais on le lui pardonnait parce que c’était une facette de son personnage et de sa créativité. Tant qu’on pouvait l’entendre sur disques…

 

Mais son crime a provoqué une fracture. Comment accorder du crédit, donner du prix à ses mots, quand lui-même a été capable de provoquer tant de maux autour de lui ? En passant à l’acte, il est devenu inécoutable. Il n’est plus resté crédible.

 

Ce ne sont pas les médias qui l’ont lynché. C’est son crime qui est devenu intolérable aux yeux du plus grand nombre.

 

Les médias suivent les tendances. Depuis le phénomène de Metoo, la colère des femmes s’exprime mieux, s’entend mieux. Elle est relayée par les journalistes, et c’est une évolution favorable pour la prise des consciences.

 

En 2014, pour le premier retour sur scène de Cantat, cette colère des femmes s’exprimait déjà, mais s’entendait moins. Cantat se plaignait d’être devenu le symbole de la violence machiste. C’est l‘association « Osez le féminisme » par la parole de Raphaëlle Rémy-Leleu qui a porté ce combat. L’argument est clair et tranché. « Non, Bertrand Cantat, auteur d’un féminicide, ne doit pas être dans la lumière. » Le débat a eu lieu entre les associations féministes. Certaines pensaient qu’il fallait  dénoncer Bertrand Cantat mais pas l’empêcher de chanter.

 

Avec les années, la question nouvelle de la reconnaissance des féminicides existe. Des femmes sont tuées car elles sont femmes. Elles ont énervé leur bourreau, sous n’importe quel prétexte. Non, un féminicide n’est pas un crime passionnel qui reste dans le domaine familial et privé. Les femmes ont leur mot à dire sur ces assassinats. Et la société civile aussi. Les hommes et les femmes s’interrogent sur leur fréquence, leur existence, leur pourquoi et cherchent des solutions pour les éradiquer. Bertrand Cantat, tueur-chanteur n’est pas accepté dans ce futur possible.

 

C’est un avertissement pour les prochains hommes qui veulent passer à l’acte et envisagent de lever la main sur leur compagne. Ils doivent y réfléchir avant et trouver une autre solution pour résoudre un conflit. Ils peuvent perdre beaucoup. Y compris leur travail, même si ils ont passé une petite partie de leur vie derrière les barreaux. Cantat était soutenu, entouré par des forces musicales et financières. Seulement, une partie non négligeable de l’opinion a trouvé intolérable qu’il en use et qu’il en abuse dans ces circonstances dramatiques.

 

Car une autre prise de conscience existe. Les artistes se croient au-dessus des lois. Ils peuvent violer, tuer, arnaquer, tricher, utiliser le corps des femmes en toute impunité. Puisque les responsabilités judiciaires et politiques ne font rien, l’opinion par le biais des associations féministes le fait. Weinstein, Polanski, Ramadan, Cantat, DSK en sont les porte-flambeaux. On ne peut pas faire tout et n’importe quoi. Le climat politique actuel n’est pas propice aux femmes puisque la ministre en charge de l’égalité entre les hommes et les femmes claironne « qu’elle n’est pas la ministre des féministes ». Et Jack Dion crache son venin en nommant « des soirées troublées par des manifestations d’associations se réclamant du féminisme, des invectives en tout genre ». Oui, ne lui en déplaise, heureusement que ces associations féministes existent, pensent, réfléchissent et s’expriment !

 

Cantat ne voulait pas renoncer aussi facilement. C’est normal. Cela fait quatre ans qu’il vit dans son monde, dans son univers, dans son rêve. Ca doit être dur de supporter qu’une partie de son public le désavoue. Son entourage a fait comme si de rien n’était. Bertrand Cantat a fait quatre ans de prison (autre question posée : seulement quatre ans ?) donc il a payé sa dette envers la société et il peut revenir chanter sur scène. Ils n’ont pas envisagé que c’était devenu compliqué de chanter l’amour après ce que Cantat a fait. C’est impossible d’oublier qu’il a été un criminel. Bolloré qui est loin d’être un féministe a pensé que son retour était scabreux et, avec bon sens, a protégé la réputation de sa salle de spectacle.

 

Quand le journaliste de l’Obs. entend « A mort ! A mort ! » alors qu’il lit « Amor, amor », ce n’est pas anodin et cela résume toute l’aversion que Bertrand Cantat provoque. Ce qui déplaît à Jack Dion, c’est que des hommes reprennent les arguments des  féministes. Et il va encore pouvoir s’indigner dans l’avenir.

Lire le premier article:

Le second article:

 

Suicide de Krisztina Rády : les trois pages qui accablent Bertrand Cantat.

(…) Elle (=l’avocate) confirme que cette lettre "comporte cinq pages et non les deux brandies par l'avocat de Cantat, maître Antonin Lévy". "Sur trois autres pages, elle (=Krisztina) accuserait très fortement la star".

Affaire Cantat à Bordeaux: l’ex-guitariste de Noir Désir auditionné par la police judiciaire.

(…) Serge Teyssot-Gay et sa compagne Sophie Couronne, ex-productrice et ingénieur du son, ont été entendus comme témoins ce jeudi par la police judiciaire.

En 2017, Serge Teyssot-Gay avait été pointé du doigt (…), racontant que Kristina Rady aurait fait pression, en 2004, lors du procès de Vilnius (où Cantat était jugé pour avoir porté des coups mortels à l’actrice Marie Trintignant).

La femme qui voulait faire tomber Cantat.
Ex-avocate, féministe, activiste, Yael Mellul est omniprésente autour de l'affaire Cantat, qu'elle veut relancer.
(…) Le 23 mai pourtant, Yael Mellul a été entendue pendant plus de quatre heures.
(…) En avril 2014, l'enquête avait été classée sans suite. Cette fois, elle produit un "élément nouveau" : une série d'échanges avec la femme d'un ex-membre de Noir Désir.

Ancien compagnon de Marie Trintignant, le batteur de Téléphone dénonce le retour de Bertrand Cantat.

( …) Richard Kolinka, ancien compagnon de Marie Trintignant, juge que « Bertrand Cantat n’a rien payé du tout » et il le qualifie d’« ordure ».

(…) « Ce n’est pas à moi de juger, mais je veux juste lui dire : qu’il nous foute la paix ! »

J’ai lu avec intérêt l’article de Danila Levy, la présidente du collectif Droits de femmes 13 paru dans la Marseillaise aujourd’hui, dont le titre est « Cantat, cet homme si ordinaire qui a tué sa compagne ! » .

Elle développe plusieurs idées :

Accepter Cantat sur une scène, c’est accepter les violences sexistes dans la société. Il a sur scène une parole d’autorité et publique. L’écouter c’est encourager les féminicides.

La France ne reconnaît toujours pas l’importance des féminicides.

Tant qu’il y aura de la violence dans notre société, l’égalité n’existera toujours pas.

Comme tout criminel français, Cantat a un casier judiciaire qui n’est ni effacé ni effaçable.

Les politiciens condamnés peuvent devenir inéligibles. Les enseignants peuvent être interdits d’enseigner. Ainsi, les conditions de la réinsertion peut obliger le condamner à changer de métier.

Les femmes ont le  droit de ne pas lui pardonner sans que cela soit considéré comme de  la haine.

En cas de violence dans le couple, les injonctions de soin devraient être systématisées.

Il faut parler et dénoncer la violence de ces « hommes charmants », de ces « collègues tellement sympathiques ». Les excuser, c’est leur permettre de tuer.

L’amour sans domination doit pouvoir exister dans notre société.

Les hommes qui tuent ne tuent pas par amour.

Tag "Amor"

Bordeaux : Bertrand Cantat entendu par les policiers.

(…) Marie-Madeleine Alliot, le procureur de la République de Bordeaux a confirmé à "Sud Ouest" que l’ex leader de Noir Désir a été entendu par les policiers à la demande de la magistrate pour se voir notifier les résultats de l’enquête.

Le suicide des femmes violentées: elles seront quantifiées.

 

 

Affaire Cantat : « Une douzaine de témoins ont été ignorés »

Le parquet a classé sans suite la plainte contre Bertrand Cantat pour le suicide de son ex-épouse Krisztina Rády. Réaction de l'ex-avocate Yael Mellul.

 

 

(…) Nous avions communiqué, (…), une longue liste de témoins susceptibles d'attester des violences physiques et psychologiques subies par Krisztina Rády…

(…) Ces cinq personnes vivent en Hongrie. Les quatre autres habitent Bordeaux ou ses environs.

(…) Qu'allez-vous faire maintenant ?

Je vais, naturellement, faire un recours hiérarchique auprès du procureur général de cette décision de classement sans suite. 

 

http://www.lepoint.fr/societe/affaire-cantat-une-douzaine-de-temoins-ont-ete-ignores-10-07-2018-2234608_23.php

 

 

J'emmerde CANTAT, voici comment et pourquoi

Bertrand CANTAT use désormais de violence verbale sur scène en direction des journalistes. Belle réinsertion pour un homme violent. Si les gens en France ne veulent plus le voir sur scène, c'est tout simplement parce qu'il n'a pas été jugé par la justice française, rendue au nom du peuple français alors que Marie TRINTIGNANT était une citoyenne française, ce qui a empêché d'apaiser la situation.

(…) On notera quand même qu'il ne dit pas, l'ingrat "J'emmerde les journalistes, sauf les Inrocks qui m'ont mis en couverture au nez des enfants et de la famille de celle que j'ai tuée".

(…)  Déclaration dans les Inrocks : "On finit toujours par se retrouver seul face à soi-même". Oui, surtout quand on tue sa partenaire. Il est surtout seul mis en avant. C'est ce qu'il souhaite. Marie ne peut plus.

(…) Résumons, le Monsieur choisit le droit lituanien pour se faire condamner à la peine la moins forte possible (…) et ensuite il choisit opportunément le droit français pour effectuer sa peine, pour bénéficier des avantages de celle-ci.

Arles

Jean-Louis Trintignant

 

Lu sur Viol Femmes Info :

Rendez-Vous ce dimanche 29 juillet, à 16h au Père-Lachaise.

Rendons   Femmage à Marie Trintignant.

Il y a 15 ans, Marie Trintignant… Retrouvons-nous le dimanche 29 juillet à 16h au Père-Lachaise.

Le 1er août 2003, Marie Trintignant meurt des coups portés par Bertrand Cantat. Chaque année, des membres du réseau « Encore féministes ! » se retrouvent autour de sa tombe, au Père-Lachaise, le dimanche précédant l’anniversaire de sa mort. Nous témoignons de notre solidarité avec toutes les femmes victimes d’un conjoint violent.

(…) « Encore féministes ! » est un réseau mixte et international rassemblant 6 341 personnes et associations, dans 62 pays ; il organise des actions de protestation ou de solidarité. Sa devise est la phrase de Benoîte Groult :
« Le féminisme n’a jamais tué personne,
le machisme tue tous les jours. »

La femme qui saigne

Tag

Saint-Denis

 

 

Extrait du livre de Nadine Trintignant

Je t'aime, ma fille chérie. Je t'aime à jamais.
Peut-être parviendrai-je un jour à ne plus être obsédée par les horribles images de la fin de ta vie.
J'arriverai à penser à toi avec douceur, et à te sourire. Peut-être. Je ne suis sûre de rien.

Nadine Trintignant

Lu sur Europe1 (suite du feuilleton) :

Bertrand Cantat : le chanteur dépose plainte après le classement de l'enquête sur la mort de Krisztina Rády.

Intouchables en France: qui protège Cantat, Besson, Polanski?

Grâce au mouvement #Metoo, les hommes qui se pensaient intouchables ne s'en tirent plus aussi facilement.

(…)Serge Teyssot-Gay   ( …) « Elle ne voulait pas que ses enfants sachent que leur père était un homme violent. Je savais qu'il avait frappé la femme avec qui il était avant Krisztina. Je savais qu'il avait tenté d'étrangler sa petite amie, en 1989. Je savais qu'il avait frappé Krisztina. Mais, ce jour-là, nous avons tous décidé de mentir. »

(…) Cette mansuétude de la justice vis-à-vis de Cantat n'est malheureusement pas un accident isolé, elle ne fait que révéler la tolérance de toute notre société face aux féminicides et cela ne fait pas honneur à notre pays.

(…) Désormais les politiques (DSK, Baupin, Tron) ne s'en tirent plus si facilement, c'est un progrès indéniable même si les résultats sont insuffisants, mais en effet il reste une catégorie d'hommes qui semblent véritablement intouchables en France: ce sont les artistes (Polanski, Cantat, Besson.)

NDLR : après l’article que vous venez de lire, celui-ci fait tâche :

Selon le JDD, Bertrand Cantat a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre Yael Mellul, la présidente d'une association féministe, qui a sous-entendu qu'il était responsable du suicide de son ex-épouse, Krisztina Rady.

Tag 

Paris 

Une femme qui pleure du sang

Jean-Louis Trintignant a refusé un grand rôle à cause de sa fille Marie.

 

(…) Début des années 70, Bernardo Berlucci fait appel à lui pour jouer dans Dernier Tango à Paris. Mais face à la drôle de remarque de Marie Trintignant, son papa va décliner l’offre. «  Qu’est-ce que je pourrais dire à mes copines quand elles diront : “J’ai vu le zizi de ton papa !“ ? ».

Cantat et les victimes responsables :

"Pour pouvoir applaudir sereinement Cantat ou Polanski, il faut reporter la faute sur les victimes.  (...) Vous adulez l’artiste et pendant ce temps-là non seulement les victimes sont au mieux oubliées, au pire méprisées, mais les agresseurs sont protégés".

 

(…) Mais on n’est pas féministe pour soi-même, ou du moins pas seulement. On est féministe parce qu’on a un projet politique de société, l’envie d’un monde plus juste, plus libre. Nous voulons peser sur cette société, la changer. Nous l’analysons, la décryptons et essayons d’y déconstruire les rouages du patriarcat. Ils sont nombreux et la culture en fait partie.

 

"Cantat lui avait bousillé le cerveau", affirme le docteur en charge de Marie Trintignant.

 

(…) Il révèle notamment à nos confrères de Télé Star que Bertrand Cantat l’écœurait. "J’ai rencontré le chirurgien qui l’a opérée, le Dr. Delajoux, qui m’a dit que Cantat lui avait bousillé le cerveau." 

(…) L’acteur ne comprend d’ailleurs pas les gens qui continuent d’aller voir le chanteur en concert. "Ils me rendent fou, ça me rend dingue."

Réponse au Comité de soutien à Bertrand Cantat :

Bertrand CANTAT ou l'indécente manipulation.

 

(…) Mécanisme pervers de manipulation que Bertrand Cantat et son comité de soutien utilisent aujourd’hui pour se faire tantôt idolâtrer, tantôt plaindre.

(…) Lorsque Bertrand Cantat sourit et se pavane devant des manifestantes à Grenoble, toujours en mars 2018, tout en se plaignant sur les réseaux sociaux d’un climat de violence digne du « moyen-âge », il ne souffre pas : il provoque et jubile.

 

(…) Cessons de nous taire. Ouvrons enfin les yeux sur les violences conjugales et dénonçons le quotidien de milliers de femmes.

 

(…) Demandons ensemble la réouverture du procès de Bertrand Cantat, suite au suicide de Kristina Rady.

Le divan (France 3) : les confidences de Lio sur l'une de ses dernières rencontres avec Krisztina Rády, la femme de Bertrand Cantat.

(…) "Sa responsabilité pénale [celle de Bertrand Cantat, ndlr] n'a pas été engagée", intervient Marc-Olivier Fogiel. "Sa responsabilité pénale n'a pas été engagée et ce serait difficile de le faire entendre, reprend Lio, mais moi, Krisztina Rády m'a attendue un soir à Bordeaux, et je sais ce qu'elle m'a dit."

Graph

Femme qui pleure et saigne

Angel Crow 

Paris le Marais 

11 19 

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« Du coup, Cantat, il a tué la femme ou l’actrice ? »

Lu sur Twitter.

11 19

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« On ne t'oublie pas. Tu aurais 58 ans. Marie Trintignant ».

 

Lola Laffont

 

08 20

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Marie Trintignant

Mère de quatre enfants.

Tuée par son compagnon Bertrand Cantat.

1er août 2003.

17 ans plus tard, une femme est tuée tous les deux jours.

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Femmage à Marie Trintignant hier 1er août au Père Lachaise, pour se souvenir de sa mort violente et de celles de toutes celles mortes sous les coups de leur compagnon ou ex.

 

Chiennes de garde

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« Il y a 17 ans, Marie Trintignant mourait à la suite des coups de Bertrand Cantat –

Marie Claire

Il ressemble à tous les féminicides. Il la bat à mort. Œdème cérébral. Il la pleure. Il appelle son mari. Il dit l’aimer. » »

 

Isabelle Steyer, avocate.

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Marie Trintignant

17 ans. On n'Oublie Pas.

Collectif abolition porno prostitution

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Nadine Trintignant

Ma fille, Marie.

Editions Fayard, 2003.

 

Nadine Trintignant a été rongée par la culpabilité de ne pas avoir vu les signes de tristesse que lui envoyait sa fille. Marie croyait si fort en sa mère (p 150). Mais ni l’une ni l’autre n’ont imaginé cette fin sordide. Elle reproche à Cantat d’avoir insufflé la haine dans le cœur des parents de Marie.

 

Voici la description de Bertrand Cantat par Nadine Trintignant.

 

Elle le qualifie de « Meurtrier, de Il, de Homme, de Bertrand, de Tueur, de Brute. ».

 

Il a eu envie de la vitalité de Marie. Il a été attiré par son amour de la vie. (p 41). Malheureusement, c’est un jaloux morbide (p 45). Nadine Trintignant revient sur sa jalousie de tout (p 52). Il a rendu Marie malheureuse de tourner des films. Elle était « crevée » le matin (mot terrible, qui a deux sens, celui de la fatigue et de la mort).  Il l’a rendue inquiète (p 14). Il lui a donné la peur et la honte. Violent, il la tourmentait (p 27). Il a été jaloux du métier de Marie (p 12). Il la dominait et la rendait fautive de son métier (p 28).

 

Nadine Trintignant pense que Cantat était paranoïaque. (p 29). Il a caché sa sauvagerie (p 57). Il souriait tout en les détestant (p 87). Il voulait isoler Marie (p 58). Elle insiste sur sa barbarie (p 17). Il cherchait les femmes indépendantes pour les écraser (p 59). Il n’est qu’une brute qu’elles avaient prise pour un homme (p 86).

 

Bertrand Cantat aimait la castagne, et aimait frapper les femmes. (p 30). En cas de crise de violence, il lui arrivait de se taper la tête sur les murs (p 50).

 

Il a déshabillé, couché et planqué Marie dans le lit, alors qu’elle était dans le coma (p 24). Il l’a traînée dans le lit, avec ses ecchymoses, et a camouflé son visage sous un linge. Il a ensuite téléphoné quatre heures durant, cherchant une solution pour lui. (p 53).

 

Les hommes ont la culture et l’éducation. Mais ils peuvent être de droite comme de gauche, ils partagent cette violence (p 139).

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Marie Trintignant

Paris

Cimetière du Père Lachaise

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Arte programmera une soirée hommage à Marie Trintignant, avec "Une affaire de femmes" de 
Claude Chabrol suivi d'un portrait inédit réalisé par sa mère Nadine Trintignant. Rendez-vous 
mercredi 26 janvier 2022. 

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"Pourtant, deux semaines avant le drame, elle m'avait envoyé un sms, un vers de Baudelaire : 'Sois sage ô ma douleur et tiens-toi plus tranquille' et c'était signé : 'Ta fi-fille battue.'"

Marie Trintignant, 18 ans après sa mort : sa mère Nadine raconte dans un documentaire diffusé sur Arte.
(…) "Comme tant de femmes battues, tu as reçu un premier coup. Quand tu as voulu quitter cet homme, il s'est acharné à te détruire, à gommer ton si beau visage, à t'arracher à la vie"

(…) « Il n’est pas question pour moi de lui pardonner. Le vrai pardon, c’est l’oubli de ce que l’on vous a fait de mal. Je n’oublierai jamais, je ne peux pas, donc je ne pardonnerai jamais », affirme Nadine Trintignant. « Je n’avais jamais haï personne de ma vie, je ne connaissais pas la haine. Et la haine est quelque chose d’atroce à ressentir, qui vous détruit, qui vous fait mal. Maintenant je la connais ».

 

J-L Trintignant.

Le bonheur.

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J-L Trintignant.

Les progrès viennent de la gauche.

06 22

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Publié dans Femmes

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