PCF - Forum européen à Marseille - Les droits sociaux et le travail - Vidéos - Licenciement

Publié le par bmasson-blogpolitique

PCF - Forum européen à Marseille - Les droits sociaux et le travail

 

Novembre 2017

En Belgique, pour les retraites.

On favorise pour les jeunes des travaux informels où les cotisations sociales ne sont pas payées.

On a augmenté l’âge de la pension. Chez nous, on est passé de 65 à 67 ans. Tous les accords qui protégeaient un salarié qui n’avait pas travaillé pendant deux ans sont supprimés.

80% des femmes sont dans ce cas-là.

On supprime les coefficients de droits à la cotisation pour donner une pension inférieure à celle qui existe aujourd’hui.

Il y a un deuxième pilier de pension où on fait des assurances dans les secteurs. Le troisième pilier est celui de la cotisation individuelle. On crée des catégories de travailleurs qui seront au-delà de 67 ans en-dessous du seuil de pauvreté. Plus de 100 000 pensionnés sur 2 millions sont dans cette situation, en trois ans.

(…)

Le droit de grève est menacé partout en Europe. Il y a la criminalisation des organisations syndicales. Depuis les années 1960, c’est un premier type de procès. C’est presque incroyable.

 

Giorgios Katrougalos -

Ministre des Affaires Etrangères en Grèce

 
C'est le succès de la déréglementation. L'intégration européenne a toujours été un projet mené par l'élite avec l'acceptation des Européens.
Nous sommes la première génération qui a peur que nos enfants vivent moins bien que nous.
Les élites essaient de résister contre la question de leur légitimité. Ils apportent des changements légers. Les gens ne veulent plus être dirigés comme cela.
La Grèce est le seul pays à avoir un gouvernement de gauche. Il faudrait un ministre de la protection et de la cohésion sociale en Europe pour lutter contre les inégalités, tout comme nous avons un ministère des finances.
Les syndicats ne suffisent pas. Les partis de gauche non plus. Nous avons besoin d'une coalition.
Les socio-démocrates sont confrontés au même dilemme. A Gauche, nous devons aider cette évolution et rester très ouverts.

Avoir des projets en commun, c’est plus difficile. Il faut se battre à fond pour le retour des conventions collectives en Grèce. Nous ne pouvons pas admettre que dans un pays d’Europe on ne puisse plus négocier et qu’il devienne une jungle sociale. Si on ne protège pas un pays, on ne protège plus aucun autre pays d’Europe. Ca s’étend. En France, les conventions collectives sont aussi attaquées.

Au début, je voyais une grande différence entre la Grèce et la Belgique au début de la crise, maintenant la différence et de plus en plus infime.

Le syndicalise européen doit aussi surpasser ses différences, doit amener des projets, doit défendre les travailleurs, doit aussi prendre les décisions. Et ce forum doit être un forum de décisions aussi. Il doit continuer tous les jours avec un forum prochain pour prendre des décisions.

 

En Allemagne, nous devons travailler plus dans les quartiers, dans les industries.
Nous devons être crédibles. Nous devons être différents. Nous devons être à l’initiative d’un programme radical anti-capitaliste.
Le modèle néo libéral ne fonctionne pas pour la majorité.
Depuis des décennies, il y a beaucoup d’insatisfactions au niveau économique. Il y a un potentiel de changements radicaux. La gauche n'exploite pas assez ces possibilités.
On ne peut pas obliger que les riches paient plus d’impôts et en même temps, les gens n'ont pas de revenus décents.
La liberté économique l'emporte sur les droits sociaux.
Problème de la militarisation. C'est un projet concret au niveau de l'ensemble de nos partis.
Ne pas prendre d'argent sur les besoins sociaux.
Nous avons le courage de taxer les riches. Il faut des politiques sociales en créant des initiatives citoyennes et en travaillant davantage dans les quartiers, dans les entreprises.
Nous devons être crédibles et différents.
Nous devons nous différencier des néo libéraux.
Pour Noël, achetez le DVD de Daniel Blake qui montre l'inhumanité libérale. Ça fait pleurer mais réchauffe le cœur avec la solidarité qui sera nécessaire pour les années à venir.
 

Les syndicats doivent réclamer la journée de travail de 6 heures sans perte de salaire. Il faut des droits sociaux universels pour les travailleurs.

La question des retraites est la seule question unifiante en Europe.

40 ans de cotisation. Retraite à 60 ans et 80% du salaire.

L’autre question importante, c’est le chômage des jeunes. Et l’idée folle d’avoir à travailler jusqu’à 70 ans.

Lénine a dit « La paix et la terre aux paysans ».

Gérard Filoche.

La situation du PS.

Il faut chercher les thèmes unifiants sur lesquels on peut avancer.

La protection face aux licenciements. Le n°158 de l’OIT. Le patronat français voudrait le remettre en cause alors que la France l’a signé. Si le salarié gagne et est réparé dans ses droits, le préjudice doit être couvert intégralement. L’OIT l’emporte sur les lois européennes. Tous les états européens ont signé cette convention de l’OIT.

12/2017: Pétition

Gérard Filoche, l'honneur d'un militant

Il y a eu un colloque « Culture contre austérité ». Je voudrais proposer de poursuivre la réflexion dans un réseau ouvert au-delà du PGE dans l’esprit de ce forum de Marseille.

Ouverture sur la crise, la problématique des migrants, la paix, à la démocratie, à l’éducation. On développera une culture de luttes. La culture peut aussi combattre le néo libéralisme.

Royaume-Uni

A Manchester, le travail social utile à la société.

Je me bats dans mon pays pour les services publics. La société doit protéger ses citoyens tout au long de leur vie quand il sont malades, quand ils ont des problèmes et elle doit les relever dans ces moments. Le gouvernement punit les personnes handicapées. Ca peut nous toucher tous.

 

Les femmes en Espagne.

Il y a 37% de différence salariale entre les hommes et les femmes.

Les femmes doivent travailler deux mois de plus que les hommes pour gagner autant.

Les contrats discriminatoires sont pour les femmes. Le problème touche les migrants, ceux du monde rural ou les chefs de famille monoparentale qui vivent dans une extrême pauvreté à cause de la violence machiste. Il y a absence d'un travail digne ou de droits. Les femmes sont maltraitées et assassinées.

Jacques Broda et les indigents.
Il explique que l'extrême pauvreté revient chez nous, comme elle a existé au XIXe siècle. Nous devons nous en préoccuper.

Les femmes en Espagne.
Il y a 37% de différence salariale entre les hommes et les femmes.
Les femmes doivent travailler deux mois de plus que les hommes pour gagner autant.
Les contrats discriminatoires sont pour les femmes. Le problème touche les migrants, ceux du monde rural ou les chefs de famille monoparentale qui vivent dans une extrême pauvreté à cause de la violence machiste. Il y a absence d'un travail digne ou de droits. Les femmes sont maltraitées et assassinées.

Plénière « Travail, droits sociaux en Europe »

 

Quelle est la situation actuelle

Contrats: En Europe, nous pouvons voir une flambée de contrats précaires, en particulier de contrats pour 0 heures, dans laquelle vous ne savez ni quand ni combien d’argent vous obtiendrez, ni où vous travaillerez, comme au Royaume-Uni. On peut identifier une baisse des contrats à durée déterminée.

Licenciements: Les exigences administratives pour les licenciements sont supprimées (comme en Espagne), les indemnités de licenciements sont réduits dans tous les pays. Des obstacles sont mis à la réintégration des travailleurs comme dans les dernières lois en Italie.

Les conventions collectives: Aujourd’hui les heures, le salaire, les heures de travail supplémentaires, … sont négociées dans les entreprises. Il est impératif de récupérer la négociation collective en Grèce.

Indemnités de chômage: Elles ont été réduites dans toute l’Europe.

Le travail informel est en augmentation et la situation est particulièrement grave en ce qui concerne les jeunes et les femmes.

Retraite: Dans toute l’Europe, l’âge de départ à la retraite a augmenté et les mécanismes de correction ont été éliminés, car il y a beaucoup de petites-pensions ou pas de pensions du tout.

Le droit de grève est menacé.

Salaires: ont chuté partout en Europe.

Inégalité, à l’intérieur et entre les pays, et il faut souligner la mauvaise situation dans les pays d’Europe de l’Est.

Les travailleurs migrants sont particulièrement défavorisés étant traités comme des seconds citoyens.

La ligne qui sépare le travailleur et le démuni diminue lentement mais surement.

Demandes présentées :

Travailler sur la ligne de changement du socle social, qui sera approuvé à Göteborg.

Changer le paradigme: modifier les traités pour que les protocoles sociaux restent dans les traités.

Eliminées les politiques d’austérités.

Changer la directive sur la libre circulation afin qu’il n’y ait pas de citoyens de seconde classe.

 

Nous avons besoin d’initiatives communes:

Des salaires garantis par des conventions collectives qui ne tombent pas en dessous du seuil de pauvreté. Protocole social comme condition de pauvreté. Protocole social comme condition sine qua non. Investissement public, égalité des genres, juste modèle de transition. Les syndicats seuls ne peuvent pas faire face ; nous devons générer des alliances contre le néolibéralisme. Le libéralisme se présente comme la seule alternative possible, et face à cela nous devons présenter un projet de changement social commun comme objectif. Il est illusoire de penser que l’on puisse lutter contre cette situation dans un seul pays. Nous devons rechercher des points de convergence, d’unité entre les parties, même si cela ne suffit pas, car nous devons développer une stratégie cohérente.

 

Nous avons le choix: de projets communs, mettre de côté les différences et parler de ce qui nous unit. Nous ne laissons pas la place à l’extrême droite, nous ne laissons pas les pauvres à l’extrême droite. 

Un pied dans les institutions et des milliers dans les rues.

Nous avons besoin de plus d’unité et de législation qui l’accompagne. Il y a une attaque néolibérale contre l’Etat providence et nous devons influencer les institutions européennes face à cette explosion d’inégalités.

Unissez les droits sociaux, des travailleurs et politique.

Protection contre les licenciements, application de la 58 d’OIT.

Nous accordons une attention particulière aux femmes, aux femmes migrantes, aux femmes en charge de familles, car elles supportent les pires conditions.

La démarcation entre les travailleurs et les démunis devient de plus en plus faible. Nous générons des alliances entre les pauvres et les travailleurs pour une vie digne, pas de survie, où le peuple à un avenir garanti. L'être humain sans défense doit être au centre de toute décision politique prise.

Renforcer les coopératives et l'économie sociale afin d'améliorer la situation des travailleurs.

Travailler plus étroitement avec les Syndicats.

 

Actions proposées:

Soutenir la grève du 15 novembre en Norvège.

Campagne pour exiger la négociation collective en Grèce.

* Faire campagne dans toute l'Europe pour que le Protocol Social fasse partie des Traités, comme condition sine qua non..

* Plateforme en 2019 qui commence à faire les changements en Europe.

* Campagne pour les salaires, à lancer le 1er mai:

Salaire minimum dans chaque pays européen

Salaire décent

Répartition du travail

Retraite à 60 ans et de meilleures pensions.

 

 

 

 

 

 

 

Répression. Muriel Pénicaud autorise le licenciement d’un postier.

Près de 200 soutiens politiques et syndicaux ont manifesté lundi pour refuser le renvoi du syndicaliste Gaël Quirante.

la députée PCF des Hauts-de-Seine, Elsa Faucillon, dénonce un « licenciement arbitraire » et « inacceptable », qui « doit être annulé ».

Cette année, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (SafeDay) et la Journée mondiale contre le travail des enfants (WDACL) se sont associées dans une campagne commune pour améliorer la sécurité et la santé des jeunes travailleurs et mettre fin au travail des enfants.

Sécurité et santé au travail: pourquoi les jeunes sont-ils à risque?

Les marchés modernes du travail sont des endroits difficiles pour les jeunes demandeurs d'emploi. Beaucoup ressentent la pression d'accepter la première offre d'emploi qu'ils obtiennent, souvent sans considérer si les conditions de travail mettent leur santé et sécurité en péril.

C'est un problème, car les jeunes travailleurs souffrent de blessures et de maladies au travail à des taux beaucoup plus élevés que leurs homologues adultes.

Explorez cet infostal pour en apprendre davantage sur la sécurité et la santé au travail pour les jeunes.

Une situation qui touche particulièrement des femmes et des seniors : le gouvernement n'exclut pas de retoucher le "cumul emploi-chômage".

Près de 800.000 personnes, essentiellement des femmes et des seniors, cumulent chaque mois une allocation chômage avec un salaire (travailleurs à temps partiel, intérimaires, assistantes maternelles...

(…) La CGT, seul syndicat à ne pas avoir signé la dernière convention Unédic, est elle aussi critique et craint au global une baisse des droits.

UFC et les complémentaires de santé :

Complémentaires santé : l’UFC dénonce l’explosion des cotisations.

(…) Les cotisations versées par les assurés sont passées de "468 euros par personne et par an en moyenne en 2006 à 688 euros en 2017", soit une inflation de 47%.

(…) Elle souhaite enfin contraindre les complémentaires à publier leur "taux de redistribution" avant toute souscription, par exemple sur Internet.

 

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/complémentaires-santé-l’ufc-dénonce-l’explosion-des-cotisations/ar-AAyxKkD?ocid=spartandhp

 

   Ce n'est pas à un moment de chômage élevé qu'il faut (faille?) réduire les droits des chômeurs.

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article