Forum européen - Marseille - Introduction

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

C'est un premier forum qui rassemble des partis de la gauche européenne, des mouvements, des syndicats. Le but est de se rencontrer, d'échanger sur l'Europe et de voir comment travailler ensemble pour transformer l'Europe en une Europe sociale, de paix et de démocratie.

 

Parti écologiste catalan, Ernest

C'est un parti vert qui est dans un processus de coopération politique. Il a fait travailler la gauche avec les verts et des mouvements sociaux. Il aime l'expression es « confluents ». Ils ont conquis la mairie de Barcelone. Ils veulent aider à construire l'alternative européenne.

« Je ne crois pas que la crise politique n'existe plus. La crise économique et sociale ne sont pas finies. Il y a une instabilité financière en Italie. Il n'y a pas de volonté politique pour affronter les scandales, l'exemple dernier est celui des paradise papers.

En Espagne, la dérégulation du marché du travail a apporté une souffrance sociale.

La crise politique va rester. Que faisons-nous comme parti écologiste européen ? Il y a des difficultés pour créer des espaces communs. Les forces d’extrême droite sont mieux organisées. Comment améliorer notre coopération ?

Il y a une urgence écologiste.

Maïté Molla, Espagne

 

Guillaume Bala,

Focus progressiste au parlement européen regroupe Sinistra Italiana, Syriza et focus progressive. Il faut d'abord se parler.

C'est une initiative de parlementaires. Ce qui les rapproche est plus important que ce qui les sépare.

Ils prennent position sur la Grèce. Ils sont en résistance par rapport à ce que la Troïka mettait en place en Grèce. Il est un ancien du PS. Ils combattent contre le CETA. Au départ, ils étaient seulement 4 dans le groupe PS puis 40% des socialistes ont voté contre.

Depuis 30 ans, il y a eu un laisser-faire libéral qui cultive le « tous contre tous ». Au nom du marché, on a laissé les inégalités exploser, entre les états et au sein des états.

Les élites européennes réagissent. Notre super héros est en photo : c'est Emmanuel Macron. Rien ne doit changer sur le fond. Merkel a dit que les rares idées qu'il va avancer ne se feront pas. C'est avant tout pour se sauver eux-mêmes. C'est un instrument puissant. Ils s'organisent aujourd’hui entre Macron, Merkel.

La social démocratie a adhéré aux thèses néolibérales.

La famille écologiste va être interrogée.

Il faut développer la démocratie, la justice sociale et l'écologie.

La responsable du forum à Sao Paulo est là. Ce forum a été un succès de coopération des forces en Amérique Latine quand il y avait des gouvernements libéraux au pouvoir dans ces pays.

Elle est une voix spéciale du Brésil. Monica Valienté est secrétaire du parti des travailleurs du Brésil.

Comment ont-ils oeuvré en Amérique Latine et aux Caraïbes?

Ils ont fait face à l'offensive néo libérale et fasciste en Europe. Tout ce qui se passe ici nous touche. Le système financier est international.

En 1990, il y a eu Sao Paulo. C'est une expérience importante. Il y a des expériences et des histoires différentes d'un continent à l'autre. Ca a permis de créer des choses différentes et de trouver une alternative au néo libéralisme. Socialistes, communistes et progressistes sont venus, opposés à l'ajustement structurel dans une dynamique pour un climat de justice sociale. L'état doit changer pour avoir une société plus juste. Dans ce monde globalisé, nous souhaitons conserver notre autonomie et notre souveraineté. C'est peut-être différent en Europe. Nous sommes des pays en voie de développement. Il y avait 20 ou 30 partis ou mouvements politiques. Nous sommes 100 maintenant après plus de 20 ans, Nous avons été élus après les dictatures militaires. C'est l'union de beaucoup de pays qui approuvent un agenda de construction de sociétés plus justes. L'union est réalisée dans la diversité.

Cela nécessite de la patience, de la tolérance et de l'humilité. Il y a des convergences pour aller dans les partis politiques frères.

Panos Ribas secrétaire de Syriza.

Le but est de changer l'Europe contre celle de l'insécurité sociale et de la peur. Il y a une dichotomie sociale très importante. Il y a de plus en plus d'eurosceptiques. L’Europe est dans l'incapacité de trouver des solutions. Des gens sont déçus et recherchent des solutions individuelles. Les idées anti-système de l'extrême-droite gagnent de plus en plus de gens.

Toutes les forces démocratiques doivent participer contre le processus néo libéral. Jérémy Corbyn et Bernie Sanders ont connu des succès. Il y a des convergences entre le centre droite et le centre gauche. Ce n'est pas une fatalité. Il faut dénoncer les élites néo libérales et défendre les conquis sociaux. Ils ferment les frontières aux réfugiés et aux migrants. C'est le retour à l'état nation. Ça ouvre la voie à un néo fascisme. Il y a une inertie. Il faut contrer de façon audacieuse. Il y a des camps opposés en cours de formation. Un projet réaliste et libérateur ? Il faut un projet ambitieux. Des couches populaires se rapprochent de l'extrême droite. Il faut tolérance zéro vis à vis de la xénophobie.

Angelina Diagopoulou, Transform !

La période est déterminée par le chantage en Grèce.

Avoir des divisions et des conflits est naturel. En temps de crise, c'est normal qu'elles soient encore plus profondes. Notre devoir est de développer une stratégie : quel profil idéologique de la gauche, quelles couches sociales nous voulons servir, et quel est notre positionnement par rapport aux pouvoirs (état et Europe) ?

Il faut un dialogue sincère et courageux entre nous. Ce qui est important sont les fondations de la gauche européenne. Proposer une position politique concrète pour l'opposer à une politique néo libérale autoritaire. Ce sera dur et ça englobera les élections européennes de 2017.

Quels seront les instruments utilisés par ce forum ? La révolution ou la réforme ? L'existence même du socialisme est au cœur.

Marco Revelli, altra europa con tsipras ? Italie

Il y a un vent de droite sur l’Europe qui souffle la xénophobie, le racisme et l'intolérance. C'est la déshumanisation.

La droite a gagné en Italie. Le candidat est lié à la Mafia. A Ostie, 1/3 a voté. La gauche risque d'être une force insignifiante. Une droite sociale et une droite technocratique règneront à coté d'un grand cratère.

 

Marie Pierre Lieu, PCF, député européenne,

Il y a urgence que ce forum soit créé.

La crise que traverse l'Europe  est structurelle. En écologie, quand on parle du glyphosate, de l'APAC, on retourne en arrière. C'est le temps du retrait des peuples et du développement du terreau de l’extrême droite, et du souverainisme. La gauche peut être atomisée et reléguée à l'idéologie du passé. On ne doit pas être sur des logique électoralistes ou identitaires mais on doit construire une culture commune pour baliser le chemin pour l'avenir. Les forums sociaux ont été importants dans la reprise des luttes, après la chute du mur de Berlin. La bataille de 2005 a permis à la gauche de se reconstituer. Il faut développer des formes de bataille d'une année à l'autre pour la paix, la démilitarisation, le recul du nucléaire, sur le pillage des territoires de manière importante, pour une Europe sociale avec des revendications que l'on puisse porter de manière commune sur le terrain.

Pascal Cherqui, mouvement de premier juillet France,

C'est un mouvement politique né nouveau autour de Benoit Hamon. Il y a aussi des communistes (on accepte la double appartenance).

Je ne partage pas une vision aussi pessimiste. En Amérique du sud, ils ont sorti une partie de population de la pauvreté mais l'hégémonie n'a pas changé . Pour comprendre Sanders et Trump, il faut comprendre la crise de 2008. Ils imposent une seule idéologie.

C'est l'écroulement du vote central . S'interroger sur nos propres faiblesses. Un agenda trans national ? Un programme ? Si non, nous resterons dans nos contradictions. Trouver une méthode pour les surmonter. Sur l'énergie nucléaire, le mouvement social populaire en Allemagne. Demande la sortie de l'énergie nucléaire. En France, nous y étions attachés. Il faut faire converger sur cette question.

Le transfert. La gauche allemande est opposée au transfert. Il ne peut pas y avoir d’Europe.

                                        Camille Lainé MJCF

 

Christina Simo, Parti communiste espagnol.

Il y a une offensive libérale subie en Europe.

Le féminisme lutte contre le patriarcat.

Les restrictions dans les services publics font que les femmes doivent faire ce que les états ne peuvent pas faire. C'est une lutte importante. Qui est le plus victime ? Nous, les femmes. Ce sont les mêmes recettes en Europe : moins de salaires, la pauvreté est féminisée, il y a la traite des blanches. Il y a des pays où les femmes ne peuvent décider sur leur maternité. Pas d'avortement possible dans des conditions sures pour leur survie. Il faut une alternative : « promouvoir la vie ». Il y a cent ans, il y avait le travail reproductif. Dans cette nouvelle société, il faut redonner de la valeur à la vie. Les femmes et la reproduction ne sont pas considérées. Il faut lutter contre la subordination et la domination, dans une Europe sans machisme.

Danemark, syndicaliste.

Mas Peterson.

Copenhague 

Le réseau de syndicalistes en Europe se rencontre souvent à Strasbourg.

Un sommet de chefs d'état va proposer un pilier social, la semaine prochaine. Nous ne devrions pas nous laisser avoir par cette initiale qui est creuse et qui n'apporte aucun soutien aux travailleurs en Europe. Il faut lutter pour un protocole social. Le traité de Lisbonne introduit une clause de travail imposé par les employeurs. C'est le dumping social avec l'utilisation de travailleurs de l'Europe de l'est, sans respecter les traités nationaux. La solidarité n'est pas respectée. Ils essaient de démolir cela pour que cela profite aux employeurs. Une plate forme commune est nécessaire. Il y a nécessité d'un protocole social à utiliser comme outil jusqu'aux élections de 2019. Nous allons demander à l'ensemble des candidats quelle est leur position sur le protocole et le dumping  pour savoir à qui donner notre soutien. Ne laissons pas les employeurs nous diviser et nous exploiter.

 

Pellegrin, « premier juillet » :

 

L'organisation est issue de la société civile. Il y a encore des idéaux de justice sociale et elle s'est réoccupée de la politique de Macron et de la mairie de Marseille qui accroît les différences entre les populations et qui les montre les uns contre les autres.

Sur le terrain, les militants du PCF, les insoumis, ceux du Front de gauche se réunissent pour chercher ce qui les rassemble.

Deux arrondissements les plus inégalitaires en Europe sont situés à Marseille.

La transnationalité fait du bien. On en a besoin en ce moment.

 

Guillaume

Il y a ici deux types d'intervention, une de la part de syndicalistes et l'autre de politiques.

Il y a nécessité de ne pas parler d'idées mais de les ancrer dans des réalités concrètes. La méthode est à élaborer entre nous. Les points de convergences idéologiques et théoriques sont importants, sans nier les divergences. Il faut des actions communes au sommet de Göteborg. Leurs droits sociaux sont vides. Si nous avions préparé avant, nous aurions pu être force de propositions basée sur les mouvements citoyens.

 

Catalan :

On a le choix entre le nationalisme de droite ou le néo libéralisme. Ils veulent nous inviter à ce choix. Nous refusons ce choix. Sur la question des idées, il y a des divergences sur la zone euro, et comment construire l'Europe sociale, les transferts ? Comment construire une plate forme commune ? Comment s'organiser pour les idées et leurs actions ? Comment influencer un sommet social  comme celui de Sao Paulo par exemple.

Rifondazione
Partito comunista

Pierre Laurent

Il y a un besoin et une urgence pour ce travail commun. Le moment est crucial. Ce qui existe l'est devenu à cause de l'évolution de la situation qui est devenue sensible. Il va y avoir le chantage. Pour y faire face, soit nous avançons dans la convergence, soit la fragilité sera une brèche dans ce que nous avons construit. Nous devons relancer une contre offensive politique.

Sur la méthode, il aime l'idée de la confluence. C'est une bonne idée. Nous devons essayer de construire avec nos traditions politiques différentes, ce qui nous rendra plus forts en dépassant nos cultures politiques respectives pour construire une culture commune, dans le respect de nos cultures respectives de nos agendas dans chaque pays.

Nous devons peser durablement en Europe en menant des rendez-vous annuels avec des contenus et des objectifs plus précis à préparer avec des programmes d’action communs.

Notre riposte sociale portera sur le salaire minimum. Il y a des possibilités d'action dans ce domaine, sur le CETA et les paradis fiscaux. Ce n'est pas un problème exotique mais c'est un problème qui se situe au cœur de l'Europe. Nous demandons la tenue d'une COP fiscale internationale.

Gauche européenne

 

Tsipras

 

 

   Grégor Gysi, gauche européenne

 

"Il y a 20 000 milliards d'Euros dans les paradis fiscaux.

Il faut 100 milliards d'Euros pour le climat."

 

Cop 21, manifestation à Marseille

 

Publié dans Politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article