La lutte des femmes du Maghreb - Fête de l'Humanité - MeTooUniv

Publié le par bmasson-blogpolitique

Le débat est mené par Rosa Moussaoui.

 

En Tunisie:

Nadia Chabane pense que la question de l'égalité des hommes et des femmes face à l'héritage est une question économique importante.

Si les femmes sont à 70% plus pauvres que les hommes partout dans le monde, c'est aussi parce qu'elles ne touchent pas l'héritage familial comme les hommes.

Le statut personnel tel qu'il est rédigé est anticonstitutionnel. Les femmes n'ont pas accès à des ressources financières par l'héritage. Les femmes représentent 21% des propriétaires dans l'agriculture. Elles sont 70% à travailler la terre. Elles sont majoritaires à y travailler mais minoritaires à en bénéficier.
La question économique et du développement est au centre des revendications des féministes aujourd'hui.

 

Tag

Marseille

Tunisie - Révolution - 2011

 

Tag

Marseille

Tunisie - Révolution - 2011

Tunisie.

Des femmes manifestent au centre de Tunis lundi 13 août en faveur de l'égalité homme-femme pour l'héritage. Le président tunisien a annoncé le dépôt d'un projet de loi en ce sens.

Source AFP

Au Maroc:

Rhadidja Riyadh pense que les femmes au Maroc ont une place importante dans les luttes menées dans le Rif au Maroc.

 

Elles sont impliquées dans les luttes sociales syndicales, pour les droits de la terre, au Maroc.
La lutte dans le Rif est de longue haleine, très créative dans sa manière de lutter, inventive dans les modes de résistance.
Populaire car il y a des femmes dedans?
ou bien
c'est parce qu'il est populaire qu'il y a des femmes dedans?

 

La répression est féroce. 8 journalistes ont été arrêtés.

Les prisonniers connaissent des traitements humiliants.

Les arrestations sont arbitraires, en-dehors du cadre légal. L'information est bâillonnée. L'accès aux villes est difficile. Les prisonniers sont torturés.
Le grand défi est de créer un mouvement de solidarité important pour faire aboutir les revendications sociales et économiques.

Les deux groupes de femmes luttent: celles des campagnes et celles des villes.

Elles luttent pour l'égalité, pour les droits non discriminatoires.
Dans les zones rurales, des associations de femmes organisent des luttes plus sociales, plus économiques. Elles sont plus engagées dans des protestations.
Dans les villes, on trouve des femmes instruites qui dirigent des associations de femmes.
 

12 2017

Tunisiennes et Emirats arabes.

Dans les lycées tunisiens, le code vestimentaire n'est pas uniforme. En fait, c'est seulement pour les filles. Les garçons peuvent porter ce qu'ils veulent, et maintenant les filles se révoltent.

"C'est comme ça que nous avons été élevés. C'est notre mentalité, et il devrait rester de cette façon.  "

L’année dernière, l'élève a tenté de discuter avec un superviseur qui cherchait à faire respecter les règles.

 "Mais Madame," a-t-il demandé  "que faire si la réglementation est erronée?"

-Génération de révolution-

Elle a pensé un instant. "Pour moi, ce n'est pas injuste, ce sont  les règles. C'est la façon dont elles sont  "murmurait-elle.

Le directeur de l'école, IADH Toulgui, a admis que l'opinion du superviseur était peu susceptible d'influencer les élèves qui avaient vécu la révolution de 2011, qui a renversé un État policier de 23 ans et a provoqué la liberté d'expression.

Non mixité dans les transports en commun à Rabat (Maroc) : Une décision qui a suscité de fortes réactions et la foudre des militantes.
 

«Repeindre en rose la carlingue d’un bus en espérant sanctuariser les 30 minutes journalières d’une femme, ne sera qu’une goutte d’eau dans l’enfer qu’elles vivent» écrit le directeur de Yabilabi.

Après des années de vifs débats, la Chambre des représentants marocaine (Parlement) a définitivement adopté le 14 février 2018 une loi contre les violences faites aux femmes, discutée depuis cinq ans. De leur côté, les mouvements féministes l’ont jugée insuffisante, notant que le texte ne réprime pas le viol conjugal.

Plus d'un millier de Tunisiens, en majorité des femmes, ont défilé samedi à Tunis pour réclamer l'égalité des sexes en matière d'héritage, scandant que c'était "un droit, pas une faveur".

Cela impliquerait de modifier le code successoral afin que les hommes n'héritent plus systématiquement du double de ce qui est légué aux femmes, une mesure fondée sur le droit islamique.

 

Marokkiat : la mini-série web qui brise les tabous au Maroc.

Harcèlement de rue, inceste, sexisme, homosexualité, cyber harcèlement… des femmes marocaines parlent à cœur ouvert de leur quotidien dans une mini-série web intitulée Marokkiat.

Entre le Maroc et Ceuta, le fardeau un peu moins lourd des "femmes-mulets".

Après une série d'incidents tragiques, entre le Maroc et Ceuta, les "femmes-mulets" transportent désormais leurs marchandises dans des chariots plutôt que sur leur dos fourbu.

 

Quand le web libère la parole féminine au Maroc.

Applications, résidences, séries de capsules vidéos sur le web... Les Marocaines s'emparent du web et des nouveaux médias pour libérer la parole féminine. Des outils qui permettent aux femmes de dénoncer les violences qu'elles subissent au quotidien et de créer un vrai effet boule de neige.

Le système judiciaire semble difficilement compréhensible.

Prison ferme pour une Marocaine niant avoir porté plainte pour harcèlement sexuel.

Mardi, le tribunal de première instance de Casablanca l'a condamnée à six mois de prison ferme sans la convoquer à l'audience, a indiqué à l'AFP son avocat, maître Mohamed Ziane.

"Je maintiens ma position", a déclaré Afaf Bernani mardi à l'AFP, se disant "étonnée" d'avoir été "condamnée sans être entendue par le tribunal".

Nestlé Maroc lance une pub jugée terriblement sexiste.

(…) La vidéo est en réalité un concentré d'images misogynes censées entretenir un schéma familial typiquement marocain. La mère qui sacralise son fils (sidi Annass), le fils et roi de la basse-cour (Anass) à l'ego surdimensionné entouré de son harem, la femme qui n'a de mérite que si elle sait cuisiner... Bref, tous les bons vieux clichés d'une société profondément sexiste qui réduit la place de la femme à la cuisine sous couvert de tradition... Regardez.

Maroc :

Khémisset: des cadres administratifs accusés de harcèlement sexuel.

Le directeur et le surveillant général d’un lycée de Khémisset ont été accusés de harcèlement sexuel par deux professeurs.

(…) Le surveillant général l’aurait tirée de force par la main, sortie de la classe et violentée à cause de son absence alors qu’elle disposait de certificats médicaux attestant que son absence était liée à sa grossesse.

(…) Après les mots doux et les compliments suggestifs du genre «Tu as un joli corps… Tout est beau chez toi», il est passé à la moquerie.

 

http://fr.le360.ma/societe/khemisset-des-cadres-administratifs-accuses-de-harcelement-sexuel-164184

 

 

Ouvrières marocaines et fraises espagnoles : Présomption de harcèlement et de viols au centre d’enquêtes et de contre-enquêtes.

(…) Contactées par Libé, certaines sources associatives à Huelva, nous ont fait savoir qu’elles ne savent pas encore si les agressions sexuelles et les viols sont des pratiques isolées dans le temps et l’espace ou généralisées et s’ils ont été commis au Maroc ou en Espagne.

(…) A noter que les champs de Huelva ont accueilli, cette année, 17.000 Marocaines  pour la collecte des fruits.

(…) Un constat qui met à nu une logique capitaliste  en contradiction totale avec les droits humains les plus élémentaires.

Etre surfeuse à Rabat: petites vagues et grands préjugés.

(…) Les filles sont de plus en plus nombreuses à affronter les préjugés avec une planche de surf.

(…) Certaines familles éprouvent de la honte que leurs filles pratiquent des sports nautiques", affirme Jalal Medkouri, le président du Rabat Surf Club.

Héritage, homosexualité, peine de mort : offensive progressiste en Tunisie.

Un rapport, rendu public ce mardi, préconise l’abolition de la peine de mort, la suppression de l’article 230 du code pénal criminalisant l’homosexualité, ainsi qu’une réforme de l’héritage dans le sens d’une plus grande égalité entre hommes et femmes.

Loi 103.13: Portant plainte pour harcèlement sexuel, cette casablancaise pourrait être la première Marocaine à en bénéficier

Parmi les harceleurs, trois humoristes marocains étaient présents.

(…) Aujourd’hui, la Marocaine sort chaque jour pour travailler et contribuer au développement de son pays tout autant que l’homme. Pourquoi n’aurait-elle pas les mêmes droits que lui?

(…) De toute façon, les caméras ont filmé toute la scène et c’est la justice qui dira son dernier mot”, tranche la jeune femme confiante.

Maroc: entrée en vigueur d'une loi contre les violences faites aux femmes.

(…) Au Maroc, médias et ONG tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le fléau de la violence subie par les femmes, en particulier le harcèlement, alors que plusieurs cas d'agressions ont défrayé la chronique ces dernières années. 

Tournant historique en Tunisie : 47 pour cent de femmes élues au sein des gouvernements locaux.

(…) Pour Ichrak Rhouma, l’académie politique des femmes « nous a permis d’approfondir nos connaissances en matière de droits de la femme en général, mais également de découvrir de nouveaux concepts tels que la budgétisation tenant compte du genre ».

(…) La Tunisie organisera des élections présidentielles et parlementaires en 2019.

Harcèlement sexuel: le premier prévenu est un artiste-peintre de Fès.

Le premier présumé harceleur qui tombe au Maroc est un artiste-peintre de Fès. Depuis le 17 septembre, il croupit derrière les barreaux en attendant son procès programmé pour le 1er octobre. Récit.

(…) En cas d'inculpation et de condamnation, le prévenu risque jusqu'à trois ans de prison ferme et une interdiction, pendant cinq ans, de s'approcher du lieu de résidence ou de travail de la victime.

Tunisie: Condamnée pour avoir dénoncé le harcèlement sexuel.

AFP -- Les autorités égyptiennes ont condamné hier à deux ans de prison une militante des droits de l'Homme qui avait posté une vidéo sur les réseaux sociaux où elle dénonçait le harcèlement sexuel dans son pays, selon son avocate.

Afrique: Forum des femmes journalistes d'Afrique - La deuxième édition portera sur le traitement médiatique des questions migratoires.

(…) Les Panafricaines bénéficieront de l’expertise des spécialistes de la question migratoire tels que Larry Macaulay (Nigeria); l’Italien Rafaella Consentino, reporter à la chaîne de télévision Rai;  Driss El Yazami du Maroc, président du conseil national des droits de l’homme; Patrick Otim de l’Ouganda, spécialiste de la migration et membre de l’organisation Refugee law projet…

NDLR : et c’est partout pareil.
Au Maroc, le harcèlement sexuel se donne en spectacle …de rue.

(…) La loi contre la violence faite aux femmes est sous le feu de toutes les critiques du mouvement féminin et des défenseurs des droits humains. Le texte ne donne pas de définition de la violence conjugale et ne considère pas explicitement comme un crime le viol d'une femme par son mari. Une loi qui oblige les victimes à engager des poursuites pénales pour obtenir une protection et ne prévoit pas de financement pour les refuges où sont accueillies les femmes qui ont survécu à l’enfer de la violence conjugale ou familiale.

#MASAKTACH, LE #METOO MAROCAIN CONTRE LE HARCÈLEMENT.

(…) Le collectif Masaktach, dont 12 personnes forment le noyau dur, a distribué plus de 15 000 sifflets en une journée, à travers plusieurs villes du royaume. 

(…) Le collectif s’est surtout fait connaître par sa campagne contre la diffusion sur les ondes marocaines des morceaux du chanteur Saad Lamjarred (…). Une campagne sous le hashtag #LamjarredOut qui a poussé plusieurs radios comme Radio 2M ou Hit-Radio à suspendre de leurs antennes la pop-star marocaine de 33 ans.

Maroc :
Tétouan: Arrestation de cinq personnes pour viol, trafic de drogue et psychotropes et vols qualifiés

L'opération a permis notamment la saisie de 3600 comprimés de psychotropes Rivotril, autrement appelés “drogue du viol”.

 

Maroc :

L’art pour dénoncer le harcèlement sexuel

 

Pour libérer la parole sur les violences faites aux femmes au Maroc, Zainab Fasiki transgresse les tabous sur la nudité.

 

https://www.facebook.com/artetv/videos/257474661864042/UzpfSTEwMDAyNjgzMjg1OTI3OToxOTM1MjExMTQ4ODU2NDk/

 

Tunisie : Lancement de la campagne contre le harcèlement sexuel.
 
(…) L’objectif est de mettre l’accent sur l’importance de créer une communauté fortement engagée dans le but de lutter contre le harcèlement sexuel et d’inciter les citoyens et les citoyennes à la nécessité de porter plainte.

Plaintes de harcèlement sexuel en Espagne non reconnues :

 

 

NDLR: c'est dangereux de voyager à deux femmes seules. Ce ne sont pas les premières touristes assassinées pendant un voyage...
Touristes tuées au Maroc : Louisa et Maren, deux aventurières amoureuses de la nature.
(…) Toutes deux ont été tuées à l'arme blanche, selon les autorités, et l'une d'entre elles a été décapitée. Quatre hommes ont été arrêtés à Marrakech (centre) depuis la découverte des corps. Ils avaient, selon Rabat, prêté allégeance à l'organisation Etat islamique (EI).
POUR VIOL SUR SON ÉPOUSE, IL ÉCOPE D'UNE PEINE DE PRISON FERME.
La cour d’appel de Tanger a condamné un jeune homme à deux ans de prison ferme et un dédommagement conséquent pour avoir violé son épouse. Une première dans les annales de la justice marocaine.
(…) Il devrait réjouir les militants des droits de l’homme et de défense des droits des femmes. Car cette condamnation constitue une victoire pour les femmes victimes de violences conjugales. 
Tunisie: 800 cas de viol déclarés par an, soit près de deux par jour.

65% des victimes sont des enfants.

(…) Certaines de ces plaintes peuvent être retirées par les victimes concernées, mises sous pression, mais le chiffre reste important, souligne-t-elle. 

 

Anatole de Beaulieu

Teinturerie orientale

Deuxième moitié du 19e siècle

Huile sur carton

Musée du Quai Branly

Paris

 

Humanité - Défense À Avignon - Alice Carré lit Rosa Moussaoui

Venue soutenir René Vautier, Simone de Bollardière, veuve du général de Bollardière, rappelle en marge de l'audience que ces nostalgiques de l'OAS appartiennent au camp de ceux qui voulurent renverser la République. " Leur refus de la décolonisation est rétrograde. Notre combat contre les horreurs perpétrées au nom de la France, contre la torture, relevait d'une insurrection morale nécessaire, insiste-t-elle.

Alice Carré lit un texte de Rosa Moussaoui :

 

On reconnaîtrait sa silhouette entre mille. Coiffé de sa casquette de marin, René Vautier, le petit Breton à la caméra rouge, patiente devant le tribunal de Quimper. Il revient, ce jeudi 30 avril, sur les lieux de sa jeunesse : c’est ici, de l’autre côté de l’Odet, qu’il a été décoré, à quinze ans, de la Croix de guerre. Avec un groupe d’Éclaireurs de France, l’adolescent avait pris les armes contre l’occupant nazi dans la presqu’île de Crozon. Un passé de résistant qui force le respect. Mais pas celui des nostalgiques de l’OAS, aux yeux desquels le cinéaste anticolonialiste, est rien de moins qu’un « collaborateur ».

En août 2007, René Vautier était invité au Festival de cinéma de Douarnenez pour la projection de ses films Afrique 50 et Avoir vingt ans dans les Aurès. Un débat auquel il participait avec le réalisateur Mehdi Lallaoui et l’historien Olivier Lecour-Grandmaison fut perturbé par Claudine Dupont-Tingaud, ancienne conseillère générale FN, ex-OAS. Laquelle publia ensuite un communiqué nauséabond, accusant René Vautier de « Kollaboration anti-française ». Olivier Lecour-Grandmaison était qualifié, lui, de « négationniste  ». Quant à Mehdi Lallaoui, réalisateur de nombreux films consacrés au passé colonial, il était présenté comme l’incarnation d’une « tyrannie de la repentance » visant à « instiller en nous la haine de notre histoire commune ». Des propos inadmissibles, qui ont convaincu René Vautier, Mehdi Lallaoui et Olivier Lecour-Grandmaison de porter l’affaire devant la justice.

Devant la salle d’audience, l’accusée persiste et signe. L’activiste d’extrême droite se revendique ouvertement de la défense de la « blanchitude ». « Les races existent. La nôtre est menacée. Il faut la défendre. Je défends donc la "blanchitude" comme Aimé Césaire défendait la négritude », plastronne-t-elle. Avant de réitérer ses accusations : « En mettant sa caméra, qui est une arme, au service des ennemis de la France, René Vautier s’est rendu coupable de collaboration pendant la guerre d’Algérie. » Argumentation reprise mot pour mot par son avocat, Me Pichon : « René Vautier a sans doute été résistant. Mais il a apporté son soutien au FLN. Objectivement, il a collaboré. » À l’entrée du tribunal, d’anciens appelés d’Algérie, venus soutenir la partie civile, ont déployé des banderoles : « Non à l’OAS. » Les amis de Claudine Dupont-Tingaud les couvrent d’insultes. Cité comme témoin de la défense, un dirigeant du Front national, Roger Holleindre, fondateur de l’OAS dans le Constantinois, vante, avant l’ouverture des débats, l’action de l’organisation terroriste. « J’en ai marre de ces pleureurs. Ce que l’OAS a fait en Algérie, c’est de la rigolade à côté de ce qu’a fait le FLN, éructe l’ancien parachutiste. L’Afrique ne serait pas ce qu’elle est si la France était restée. Le résultat de ces indépendances, c’est un fiasco total. Si l’Algérie était restée française, c’est dans l’autre sens que se ferait l’immigration. Au lieu de cela, on les a fait passer directement du bourricot au jet aérien. Vous n’entendez jamais ce genre de discours car les hommes comme moi sont interdits de télévision. Si j’étais pédé et anti-France, ce serait différent ! »

Venue soutenir René Vautier, Simone de Bollardière, veuve du général de Bollardière, rappelle en marge de l’audience que ces nostalgiques de l’OAS appartiennent au camp de ceux qui voulurent renverser la République. « Leur refus de la décolonisation est rétrograde. Notre combat contre les horreurs perpétrées au nom de la France, contre la torture, relevait d’une insurrection morale nécessaire, insiste-t-elle. Tout être humain a le droit à la dignité et au respect, quelle que soit sa couleur. »

L’audience s’ouvre dans un climat très lourd. Appelée à la barre, Claudine Dupont-Tingaud bafouille un argumentaire boiteux, qui ne convainc visiblement pas la présidente. Le « k » de « kollaboration », prétend l’ex-élue FN, « n’est pas une référence à la Seconde Guerre mondiale, mais un clin d’oeil à René Vautier, bretonnant ». « Je ne retire rien de mes propos. Nous n’avons pas l’intention de faire acte de repentance et de battre notre coulpe », s’enferre-t-elle, en invoquant la « liberté d’expression ». Après elle, Roger Holleindre se lance dans un long et ennuyeux plaidoyer sur les prétendus « bienfaits » de la colonisation, accusant au passage René Vautier de « trahison ». En réponse, le cinéaste revient sur son passé de résistant, sur son engagement de communiste et d’anticolonialiste, sur la genèse de ses films. « L’indépendance de l’Algérie, celle de toutes les colonies, était inéluctable », conclut-il. À sa suite, Mehdi Lallaoui rappelle ce que fut l’OAS, organisation criminelle à laquelle l’accusée se vante d’avoir appartenu. « Ces gens qui nous insultent se réclament d’une organisation qui planifia la tentative d’assassinat d’un président de la République », lance-t-il. Le réalisateur du Silence du fleuve s’indigne de l’expression « anti-France » que lui accolent ses adversaires. « Je suis un élu de la République », rappelle-t-il, en montrant au tribunal son écharpe de conseiller régional d’Île-de-France. « Pas question de céder à l’intimidation en renonçant à remettre en cause la "légende dorée de la colonisation française" », affirme, enfin, Olivier Lecour-Grandmaison. « Les attaques diffamatoires de Mme Dupont-Tingaud à notre égard s’inscrivent dans un contexte de recrudescence des actions militantes des anciens de l’OAS et des nostalgiques de l’Algérie française. Actions qui se sont multipliées depuis l’élection de Nicolas Sarkozy et l’entreprise de réhabilitation du passé colonial de la France à laquelle il se livre pour des raisons électoralistes », analyse l’universitaire.

Pour l’avocat de la partie civile, Me Bellouti, le délit de diffamation est constitué. Il réclame pour chacun de ses clients 5 000 euros de dommages et intérêts « pour l’atteinte portée à leur honneur et à leur considération », ainsi qu’une publication dans trois quotidiens ou hebdomadaires, aux frais de Claudine Dupont-Tingaud. Le jugement a été mis en délibéré au 12 juin.

Rosa Moussaoui

Tunisie : persistance du questionnement sur l'égalité hommes-femmes face à la succession.

(…) Le premier président tunisien, travaillait déjà à la réduction des inégalités hommes-femmes, notamment avec le Code du statut personnel, qui au lendemain de l'indépendance de 1956, interdisait la polygamie et facilitait le divorce. Ce texte de loi est encore inédit dans le monde arabe et conforterait la position du pays comme précurseur en matière de statut des femmes. Pour l'heure, la question successorale est réglée par des lois d'inspirations coraniques qui prévoient, qu'à même niveau de parentalité, un homme hérite du double d'une femme.

L'ambition d'une répartition successorale égale.

(…) "C'est très subtil. Il ne suffit pas de décréter que frère et sœur auront la même chose. De plus, vouloir appliquer une répartition de l'héritage fondée sur un modèle de famille nucléaire, telles que les familles occidentales, dans une société basée sur des familles larges, voire encore des tribus dans certaines régions, pourrait accélérer la nucléarisation des familles tunisiennes, et avoir un véritable impact sur l'ensemble de la société et son économie." 

La femme tunisienne a désormais le droit de déclarer la naissance de ses enfants.

La loi, datant de 1957, n'offrait ce droit qu'au père, au personnel médical et aux témoins de l’accouchement. 

 
(…) La question de la femme oppose islamistes et démocrates en Tunisie.
 
Société : quand les femmes algériennes manifestent pour leurs droits.
Chaque vendredi, des femmes se retrouvent à Alger, au sein du Hirak, le mouvement populaire qui s'oppose à tout un système politique depuis le 22 février. Elles réclament l'égalité homme-femme.
(…) "Pour les droits des femmes !"
(…) La majorité refuse d'inscrire l'égalité dans la déclaration à venir, de peur de diviser ou de froisser certaines franges plus conservatrices de la population et ainsi ralentir la transition. Certains démocrates sont convaincus que ce n'est pas la priorité. 
Tunisie: la place des femmes en politique.

 

En Tunisie, malgré la parité, instaurée en 2018 pour les élections municipales, il semble y avoir une régression de la participation politique des femmes pour les élections législatives à venir. Elles représentent 16 % des têtes de listes, ce qui est plus qu’en 2014 et en 2011, mais sont moins nombreuses dans le reste des listes.

En tout, les femmes ne représentent que 5 % des candidats en 2019. Le difficile engagement au sein des partis, à mener de front avec la vie de famille, de même que la violence politique sont les principales raisons de cette situation.

 

(…) L’enjeu sera aussi d’amener l’électorat féminin à voter. Il y a plus d’électrices que d’électeurs mais le taux de participation des femmes au vote est souvent inférieur à celui des hommes.

ADDH

Maroc 

Non à la violence économique et juridique à l'égard des femmes 

Fête de l'Humanité 2019

----------------------------

"L'Humanité" dérange le Maroc.
C'est la première fois qu'un état attaque un journal en justice.
 
--------------
"L'Humanité" dérange le Maroc.
C'est la première fois qu'un état attaque un journal en justice.
Rassemblement de soutien à la liberté de la presse le 25 octobre à Paris.
 
--------------
"L'Humanité" dérange le Maroc.
C'est la première fois qu'un état attaque un journal en justice.
Rassemblement de soutien à la liberté de la presse le 25 octobre à Paris.
Cette attaque vise la démocratie. Les gouvernements qui sont aussi visés se taisent.
 
 
--------------

5 rue Bonaparte, Paris.

Maison du maréchal et administrateur colonial français le Maréchal Hubert Lyautey de 1911 à 1934.


Hubert Lyautey, né le 17 novembre 1854 à Nancy et mort le 27 juillet 1934 à Thorey, est un militaire français, officier pendant les guerres coloniales, premier résident général du protectorat français au Maroc en 1912, ministre de la Guerre lors de la Première Guerre mondiale, puis maréchal de France en 1921, académicien et président d'honneur des trois fédérations des Scouts de France.

------------

À Rabat, Casablanca, Fès, Meknès, Mohammedia, Tanger, le scandale du ‘’sexe contre les bonnes notes’’.

Des professeurs marocains sont jugés pour avoir profité de leur statut afin d’obtenir des relations sexuelles de leurs étudiantes en échange de bonnes notes. Un scandale retentissant qui en rappelle d’autres.

MeToo Université au Maroc

Lancement du site.

-------

Témoignage reçu de Casablanca: 
«  Au collège Khenata Bent Bakar à Casa (girls only school), le prof de sciences passait toute la séance à frotter son “machin” contre le dos des étudiantes et à les caresser… »
--------------

Au Maroc, les étudiant.e.s dénoncent les viols et agressions sexuelles dans les universités avec le hashtag MeTooUniv suite à un viol à l’École nationale de commerce et de gestion d’Oujda.

Telquel.ma

---------------

Publié dans Femmes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article