La question du genre dans l'orthographe - Fête de l'Humanité - 2e partie

Publié le par bmasson-blogpolitique

Première partie du débat ici:

Je partage complètement que la langue soit un état de rapport de forces entre les femmes et la société. Je voudrais savoir si dans les autres langues, nordiques, l'allemand, l'anglais, le suédois, etc. on perçoit de manière aussi forte les inégalités envers les femmes dans la vie.

Le masculin l'emporte sur le féminin? Cette règle a du mal à passer chez les féministes...
Ca rejoint ce que dit la camarade là-bas sur le féminisme. Il y a beaucoup de gens qui ne savent pas que c'est pour l'égalité. C'est pour ça qu'a été créé le masculinisme. Beaucoup de personnes sont au fait que le féminisme est pour l'égalité. Mais, pour les autres, c'est assez dur de leur faire comprendre ça. Je ne sais pas si vous avez des idées ou des astuces.

Le masculin l'emporte sur le féminin? C'est à voir....
Il y a vingt ans, j'ai commencé à dire à mon enfant policier/policière, pompier/pompière. Policière, c'est passé, pompière pas encore. Il se faisait reprendre à l'école parce que ce n'était pas juste.

Mon fils revient dans ma chambre en pleurant. Il disait "Maman, il n'y avait pas de femme préhistorique!". Je disais toujours "les hommes préhistoriques" au lieu de dire "les humains préhistoriques". L'éducation non sexiste, ça marche, quand il pense homme, il pense femme aussi  et inversement.

J'étais un peu hoministe et pas que féministe. J'avais oublié les hommes.

Le masculin l'emporte sur le féminin? Mon oeil! Dans l'écrit, c'est extrêmement compliqué. Surtout quand on est un homme et qu'on essaie de se battre pour l'égalité femmes/hommes. Ce sont des réflexes qu'on n'a pas. Il y a un autre aspect à côté du combat de la langue à proprement parler.

Le vrai combat est dans la logique du droit. Les juristes sont complètement fermés avec des concepts fermés. Le concept le plus central en droit est celui de sujet de droit qui n'existe qu'au masculin. Après on est un meuble, un bien, un immeuble. Soit ça soit un objet. 
Pour faire bouger les juristes et se battre contre eux aussi car les ont la main-mise sur la langue juridique, et on est formatés, il va y avoir un combat pas seulement sur la langue mais sur le système juridique et la manière dont on pense le système juridique: le sujet du droit et de l'Homme avec un grand H. Parler des droits humains ne suffira pas. Il faudra changer la logique. La filiation se fait auprès de l'homme. On prend le Code Civil. La naissance se fait par la déclaration du père ou de la mère, mais en premier c'est le père. Dans le Code Civil, on a l'homme partout, la propriété partout, et la propriété masculine qui se fait dans l'histoire.

Hugo Pompougnac rappelle que l'on s'achemine doucement vers la fin de la discussion.

Il va falloir se débarrasser de cet homme-là (dominateur, NDLR) et cela va demander beaucoup d'énergie et pas seulement des féministes. Tout le monde doit s'y mettre bien entendu. Cela fait trente ans que le nom des droits de l'homme est contesté par les féministes. Des jeunes commencent à remener la bagarre. L'argument qui dit que l'on ne peut pas changer ce terme car ça date de la Révolution est le plus mauvais argument du monde. La Déclaration des droits de l'homme de 1789 était faite pour les hommes et pas pour les femmes. C'était clair et net. Les femmes ont protesté dans les semaines qui ont suivi. et on leur a dit "Non, non, ce n'est pas pour vous!"
Une association qui veut défendre les droits de tous devrait changer de nom. L'histoire de la majuscule (le H de Homme NDLR) est une embrouille.

Robespierre parle de la Déclaration des droits de l'homme sans mettre de majuscule à homme. On nous fait croire qu'avec une majuscule, mesdames, vous êtes comprises, c'est non. D'abord, ça ne s'entend pas une majuscule et c'est une invention par je ne sais qui. On aimerait voir l'inventeur. On doit se débarrasser de ça.
On aura besoin de beaucoup de monde. Dans chaque domaine, il va falloir penser à ça. Dans le droit, c'est une évidence. L'ordre alphabétique pourrait fonctionner aussi pour parler de la femme et de l'homme là où il faut.  Avant le père passe la mère. Le M est avant le P.
Si vraiment on parle des deux, cela ne devrait pas poser problème.
La question est : parle-t-on vraiment des deux?

Sur le mot féministe sans e qui deviendrait féminist, la  langue n'est pas une science exacte. On ne décide pas un jour que deux et deux cela ne faisait pas deux et demi mais quatre, donc on change. On ne peut pas faire comme ça.
Il y a une histoire des mots. Le mot féministe est un mot qui est né avec un autre sens. C'était utilisé dans la médecine au 18e et au 19e siècle. Il parlait des hommes féminisés dont le corps n'était pas tout-à-fait viril. On disait qu'ils souffraient de féminisme. Historiquement, les féministes dont nous parlons, nous, ont repris ce terme pour transformer le stigmate et ont dit "Maintenant, nous, on va s'appeler comme ça."
Est-ce qu'un jour, on changera de terme? Je ne sais pas. Mais en tout cas, il faut faire un petit peu d'explications. C'est une question d'éducation.

La domination masculine. Quand je parle des lettrés, je ne veux pas dire qu'ils sont les seuls à agir. Mais ce sont souvent eux qui construisent les raisonnements favorables à la domination masculine. Il est clair que ces gens-là doivent être mis en cause quand ils ne sont pas égalitaires ni égalitaristes. Il est clair aussi que ce ne sont pas eux qui décident. Si les choses mises en place par les masculinistes ont marché, c'est dû au fait qu'ils ont commencé dans une France peu lettrée, les gens allaient peu à l'école. Il y avait une toute petite élite masculine qui allait à l'université. Ce sont eux qui écrivent les livres et les dictionnaires. C'est relativement facile d'intervenir comme ça. De nos jours, ça n'est plus possible. L'éducation est pour tous. Et la langue est un bien commun. Tous les ans, les vrais faiseurs de dictionnaires vous expliquent qu'il y a quarante mots nouveaux qui sont entrés dans la langue. Ce n'est pas eux qui ont décidé. Les vrais lexicographes lisent les journaux, les blogs, écoutent la radio. Ils se disent: "Tiens, il y a tel mot, tel mot qui est apparu." Ce sont les gens qui utilisent la langue qui la font. Ensuite, il faut s'attendre à ce qu'il y ait des problèmes.

Chaque fois qu'on propose de faire une réforme de l'orthographe, ce qui est absolument nécessaire car les trois-quarts des petits Français sont paumés et trimballent toute leur vie une espèce de complexe car ils ne peuvent pas écrire une lettre, ni un livre, ni une poésie,  parce qu'on leur a répété qu'ils ne savaient pas et que le Français recule partout dans tous les pays car on est la langue la plus compliquée après le Japonais -je l'ai appris il n'y a pas longtemps- à cause de la différence entre l'écrit et l'oral, même quand la réforme est super-light,  on a des messieurs et des dames qui montent au créneau et ils ne sont pas n'importe qui. Regardez qui c'est!

Ce sont des gens qui défendent leur capacité à se penser supérieurs. Il y a un enjeu politique dans la langue qui dépasse complètement la question du féminin et masculin. C'est un enjeu social et politique. Il y a des actions citoyennes à faire autour de la langue et il faut assumer ça et s'investir, s'informer, faire de la formation, et on a raison quand on dit "le prof, la prof".

Je remercie Eliane Viennot qui une autrice des éditions iXe que j'ai la fierté d'avoir créé et dirigé. C'est une maison d'édition.

Editions iXe.
Il y a une petite note de proximité qui invite les auteurs et les autrices, les lecteurs et les lectrices de iXe à adopter la règle de proximité avec quelques exemples.

Editions iXe.
Le combat féministe.
On a une place dans le monde et on doit l'assumer. Notre présence dans le monde passe par la langue. On y est souvent invisibilisées, pour ne pas dire silenciées. Comment s'affirmer dans une langue qui vous occulte et qui occulte le féminin avec un argument masculiniste et sexiste qui dit "que le masculin l'emporte au nom de la plus grande noblesse du sexe masculin sur le sexe féminin" ?
C'est un argument de force. Qu'est-ce que c'est la noblesse du sexe masculin? de l'homme par rapport à la femme?
C'est un argument de pouvoir qui vise à nous réduire au silence et à faire de nous des citoyennes de seconde zone comme pendant la Révolution française. On n'était pas incluses dans les droits humains. Il a fallu se bagarrer.
Les éditions iXe s'efforcent de faire bouger les lignes. Je n'ai pas de recette miracle sur la manière d'écrire.
Les écritures inclusives sont des tentatives que l'on introduit dans nos livres avec une petite avancée.  On utilise le point médiant et on ne sépare pas la marque du féminin de la marque du pluriel. Si on écrivait intelligent.e.s c'est donner au féminin un statut particulier qui l'isole dans le monde.

Ce qui compte d'abord, c'est la question de la personne. Si je prends le combat social auquel je suis attachée également, on voit avec les ordonnances une précarisation énorme de la population. Si on donne de la visibilité au fait que 80% des femmes qui travaillent en temps réduit  ne l'ont pas choisi, si on insiste sur la précarité particulière des femmes, on va faire progresser tout le monde.

Chaque fois qu'on personnalise un combat, en même temps, on aide l'ensemble de l'humanité. Le combat féministe d'aujourd'hui n'est pas du tout un combat fermé et étroit,  c'est un combat pour l'égalité. Je peux vous dire que moi qui ai été élue de Seine-Saint-Denis, et qui continue de me battre sur le terrain de la Seine-Saint-Denis, la question de l'égalité est sensible à tout le monde. Ce combat féministe est un combat extrêmement large.

On lit des textes sans tenir compte du contexte dans lesquels ils ont été écrits. Tout ce combat là fait qu'aujourd'hui, il y a plein de jeunes femmes qui se trouvent dans nos quartiers populaires dans des situations extrêmement difficiles.
Et puisqu'on parlait de la Révolution française un peu plus longuement que du reste, on n'est pas du tout dans le même contexte qu'en 1789. On n'a pas de raison de garder ce qui était écrit en 1789, bon ou mauvais, en 2017.

Il n'y a rien de plus moderne, à mon avis, que ce combat féministe que dans l'acceptation d'un combat pour l'égalité et la reconnaissance de la spécificité de chaque personne. Ca aussi, c'est important. Et puisqu'on parlait de cette règle de proximité possible,  on peut dire que ça aussi, ça donne de la liberté à chacun et à chacune. A chaque fois qu'on va gagner de la liberté, toute l'humanité s'en trouvera mieux.

Hugo Pompougnac conclut le débat et remercie les trois participantes pour leur disponibilité et leur gentillesse e pour tous les outils qu'elles mettent à la disposition pour la lutte. Il remercie aussi l'ensemble des camarades organisatrices qui ont permis à ce stand de tenir debout.

 

Ecriture inclusive : le gouvernement n'applique pas les conseils qu'il donne aux entreprise

Pour lutter contre l'invisibilité des femmes, signez la pétition:

 

 

En 2015, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes avait publié un guide incitant les pouvoirs publics à adopter une communication « sans stéréotypes de sexe ».

Nous nous étions réjoui·e·s de cette initiative pour lutter contre les stéréotypes car oui, l’écriture est le reflet de notre société.

Pour le ministre de l’Education Nationale, ce n’est pas « une bonne idée », nous pensons sa position contradictoire pour une personne se disant féministe. Pire, pour ce « féministe » une écriture qui met sur le même pied d’égalité le masculin et le féminin nuit à l’égalité Homme-Femme.

M. le ministre « Aucune écriture n’est innocente » (Thomas Sankara)

Luc Ferry contre l'écriture inclusive.

La ministre de la culture aussi.

 

 

 

 

Ecriture inclusive sur le logiciel Word: pourquoi pas?

Chronique de Nadia Daam sur Europe 1.

L'écriture inclusive est un "péril mortel" pour l'Académie française. Why?

Etude en ligne les 11 et 12 octobre 2017 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

(...)

On le voit les Français sont, pour une grande majorité d’entre eux, favorables au principe de l’écriture inclusive. Reste, maintenant, à identifier les modalités de pratique qu’ils sont prêts – ou non – à accepter, voire à pratiquer.

Jean-Daniel Lévy

Directeur du département politique et opinion de Harris Interactive en France.

 

02/11/2017:

 

Sur France Inter, le "Téléphone sonne" se penche sur l'écriture inclusive:

 

https://www.franceinter.fr/emissions/le-telephone-sonne/le-telephone-sonne-02-novembre-2017

Alors que l'Académie française crie à la "mise en péril mortel de la langue française", l'écriture inclusive peut-elle être une nouvelle arme contre les inégalités hommes/femmes ?

Si on fait autant d’histoires autour d'elle, c’est sans doute une bonne nouvelle. On parle d’attachement à une langue. « Non à l’écriture inclusive, volontairement machiste, rendue machiste par les hommes » disent certaines et certains... « Une langue mise en péril. La langue française parle d'histoire et d'héritage. Y toucher, c'est la mettre en péril" disent les autres, comme l'Académie française pour qui le masculin est neutre. . 

Nous adorons, nous les français, les querelles linguistiques et historiques. Nous en faisons des débats qui tournent souvent au vinaigre. La réforme de l’orthographe il n'y a pas si longtemps... L'écriture inclusive depuis quelques semaines, depuis que Hatier a introduit, dans un manuel scolaire, ce point milieu qui met sur le même niveau féminin/masculin : Auditeur.trice.s ou encore agriculteur.trice.s. 

Vidéo le 08/11/2017:

Article à lire:


ÉCOLE - Plus de 300 professeurs se sont engagés, dans une tribune publiée sur "Slate", à ne plus enseigner la règle grammaticale aujourd'hui en vigueur qui veut que le "masculin l'emporte sur le féminin".

Au lieu d'être sur la défensive en utilisant un moyen de domination qui est la menace de sanctions contre celles et ceux qui veulent faire évoluer la langue française et sa grammaire, on devra un jour organiser une table ronde avec les professionnels pour établir de nouvelles règles dans lesquelles le genre féminin ne sera pas lésé. 

Pétition:

Le Français est une langue vivante qui doit évoluer avec les besoins d'égalité des sexes et des genres.

 

Nicolas Beauzée :

Le masculin l’emporte sur le féminin.

 

 « Le genre masculin est réputé plus noble que le féminin à cause de la supériorité du mâle sur la femelle », assure le grammairien Nicolas Beauzée en 1767. A l’époque où cette règle a été décidée, on pensait que les femmes étaient moins intelligentes que les hommes. La valeur symbolique est d’importance.

 

Le latin, le grec et le français d’avant le XVIIIe siècle utilisent la règle de proximité qui ferait : « Pour que les hommes et les femmes soient belles ». On accorde l’adjectif avec le genre du  nom commun le plus proche.

 

Il est demandé aussi la féminisation des métiers : une « écrivaine », l’écriture inclusive : ami-e ou ami/e.

 

 

 

 

 

 

 

Cette dernière explique qu'elle enseignera toujours la règle classique mais qu'elle ne sanctionnera pas ses élèves de 4e ou de 3e qui lui préféreront la règle de proximité. "L’accord de proximité, ça consiste simplement à accorder l’adjectif ou le verbe d’ailleurs. (...) Quand vous avez la formule dans une lettre 'chers toutes et tous' virgule, le 'chers' va se mettre au féminin parce que le nom le plus proche c’est 'toutes'", détaille l'enseignante. 

Voir la vidéo:

L’Académie française comporte aujourd’hui 34 membres (avec 6 fauteuils à pourvoir) dont seulement 4 femmes. Il y a 66,9 millions d’habitant-es en France, dont plus de la moitié sont des femmes. Si 34 personnes, dont une minorité de femmes, rencontrent quelques difficultés à lire un français inclusif, alors que 75% de la population pourrait bien s’en accommoder, peut-être pourrions-nous proposer des cours de rattrapage aux académicien-nes ?

La règle de proximité, c’est celle qui était le plus largement utilisée de l’Antiquité (grec et latin en témoignent) jusqu’au XVIIIe siècle. Elle est on ne peut plus simple : lorsque les noms sont de genres différents, l’adjectif s’accorde avec le mot le plus proche. Les plus grands noms de la littérature l’ont utilisée, de Ronsard (« afin que ta cause et la mienne soit connue de tous ») à Racine (« Surtout j’ai cru devoir aux larmes, aux prières, consacrer ces trois jours et ces trois nuits entières »). Plus simple, elle sonne mieux (comparez « le cœur et la bouche ouvertes » et « le cœur et la bouche ouverts »). Mais surtout fait avancer concrètement l’égalité.

 

« La grammaire aussi fabrique le monde. » Marie Darrieussecq dans l’Obs - « un chien et un million de femmes sont contents ! »

 14/11/2017:
Dominique Bona «L'Académie française devrait rouvrir le débat sur la place du féminin dans la langue française»

 

Si l'académicienne condamne l'usage de l'écriture inclusive, elle juge, à titre personnel, qu'il serait judicieux que l'assemblée se penche à nouveau sur la féminisation des titres et la règle des accords.

 

 

21/11/2017:

Le masculin est une forme neutre? 

Septembre 2017:

Egalité des sexes: Les éditions Hatier publient le premier manuel scolaire en écriture inclusive:

 

 

 

Racine aurait écrit: « les Parisiens et les Parisiennes sont belles».

Réaction d'Hélène Bidard (élue PCF à Paris): " Edouard Philippe organise la réaction. Il s'agit de récupérer une domination masculine symbolique que les masculinistes sont en train de perdre sur les corps."

"Le 1er ministre qui chapeaute le secrétariat d'État à l'égalité Femmes/Hommes juge à 4 jours du 25 novembre contre les violences faites aux femmes, qu'il est urgent de les invisibiliser jusque dans les textes administratifs ! S’agit il d'un secrétariat à l'égalité femmes-hommes ?"

Le journal l'Humanité: "Violences faites aux femmes : une vraie priorité du gouvernement ?"

Haut Commissariat à l'Egalité: "Tout frein à une communication égalitaire nous semble dommageable. L'usage du féminin et du masculin à égalité dans la langue devrait être une évidence".

Texte trouvé au Journal Officiel contenant de l'écriture inclusive:

 

 

Lu sur Twitter:

"Il est curieux de constater que l’accord au féminin ne soulève aucune objection pour des métiers tels que vendeuse, aide-soignante, cuisinière tandis que des fonctions telles que rectrice, procureure, cheffe de bureau, préfète font jeter l’anathème".

 

Humour:

 

22/11/2017:

La ville de Paris conserve l'écriture inclusive.

 

75% des Français sont favorables à l'écriture inclusive:

24/11/2017

Féminisation de la langue : l'Académie française avance (doucement)

Le linguiste Alain Rey, co-fondateur du Petit Robert, juge ce débat "inutile" et prône la neutralité de la langue française. Il préfère parler de changement des mentalités.

"Les avancées ont été lentes car la résistance notamment de l’Académie, des administrations, de certaines « élites » comme du personnel politique, a été acharnée."

Lettre à Emmanuel Macron:

NDLR : Je crois que c'est Edouard Philippe qui a dit qu'il voulait clore le débat. Ah bon?

Anne Hidalgo

Maire de Paris

 

Haut Commissariat à l'Egalité

Eliane Viennot, péril pour Immortel·le·s

Portrait:

04/12/2017:

Médiapart use de l'écriture inclusive:

" Pour ceux et celles qui ne sont pas encore abonné.e.s ..."

06/12//2017:

Le PCF utilise l'écriture inclusive.

Invitation aux Etats-Généraux du progrès du 3 février:

"Ils se tiendront le samedi 3 février, en région parisienne et seront ouverts à tou·te·s, citoyen·ne·s ayant envie de s'engager, militant·e·s et responsables syndicaux, associatifs... Ils permettront de décider des propositions et des actions pour construire une mobilisation nationale pour le progrès social."

09/12/2017

La lutte contre le sexisme à l’école passe par l’abandon de la règle qui veut que "le masculin l’emporte sur le féminin"

10/12 /2017

 

Concours d’éloquence.

 

« Aux défenseurs du genre neutre, je réponds que les mots eux ne le sont pas ». Laurene Renaut.

Humour!

Ecriture inclusive chez les Républicains.... Si la droite s'y met aussi!

Cherchez l'erreur....

 

13/12/2017

Le genre neutre s'invite dans les écoles britanniques.

 

Ici les écoliers ont été sensibilisés à l'existence d'un troisième pronom, en plus de "he" ("il" en français) et "she" ("elle"): le pronom neutre "zie", pour désigner une personne sans référence au genre.  

(...)

Même l'Église anglicane a révisé sa position : mi-novembre, elle a publié un guide à destination de 4.700 écoles privées dans lequel elle évoque l'enfance comme une période d'"exploration de l'identité", et demande aux professeurs d'éviter de juger "anormal le comportement d'un enfant simplement parce qu'il ne se conforme pas aux stéréotypes de genre".  

Lire l'article:

 

18/12/2017

 

En revanche, l’“écriture inclusive”, avec ses député·e·s et ses agriculteurs·rices, fait débat.

Utilisation de l'écriture inclusive par l'association Aides

tous-tes!

 

 

Le HCE (Haut Conseil à l'Egalité) utilise l'écriture inclusive:

La directrice du centre d'accueil des demandeur.euse.s d'asile de Livry-Gargan : "les femmes en exil sont souvent contraintes à la prostitution pour pouvoir payer des passeurs ou leur hébergeur."

Un nouveau "Conte" très "à Rebours" sur le langage, qui ferait trembler l'académie !

"Elle était une fois, dans un royaume très très non mais tellement lointain quoi, nommé, le matriarcat..."

Écrit et présenté pour la première fois le 9 décembre 2017 à l'Hotel de Ville de Paris, à l'occasion du concours d'éloquence du Collectif Droits Humains pour Tout·e·s.

Cela fait une quinzaine d’années que l'écriture inclusive est pratiquée en France, sans que l’on sache qui en est vraiment à l’origine.

L’auteur explore les 300 synonymes du mot « femme » dans la langue française.

Il relève le manque d’inventivité verbale du XXe siècle pour qualifier les femmes : « affoleuse, entraîneuse, pépée, meuf. »

Le mot « cougar » apparaît, en France, dans L’Histoire naturelle de Buffon, en 1788 – avec la colombe.

Maria Candea, linguiste chercheuse, invite ainsi chacun à s’emparer de sa langue pour l’adapter aux nouveaux rapports sociaux.

La grammaire est évolutive.

Il est essentiel de désacraliser la langue.

Réactions envisagées par l'Académie française sur l'écriture inclusive.

Jacques Bonnaffé lit la poésie.

Il cite Anise Koltz comme étant une auteure, poétrice, poète, poétesse.

Le féminin se décline dans la bouche d’un poète. Merci !

«Le Monde» fait un petit pas vers l'écriture inclusive

Le directeur du quotidien a transmis à ses équipes des directives pour commencer à mettre en place une grammaire plus égalitaire. Le journal va expérimenter l'accord de proximité dans un supplément et le point médian dans ses appels à témoignages.

«Quelques mois avant l’élection d'Angela Merkel, Le Figaro, qui est sur la ligne dure, était bien embêté, car chancelière désignait à l’époque l’épouse du chancelier. Comment la nommer, Madame le chancelier? Au bout d’une semaine, ils ont suivi les autres journaux et ont écrit chancelière. Puis c’est entré dans l’usage de tout le monde.»

(…)

Le mot autrice est récemment entré dans le dictionnaire Le Robert. Certaines chercheuses le mettent en valeur, comme Edwige Keller-Rahbé, qui enseigne la littérature française du XVIIe siècle à Lyon-II et qui vient de copublier avec Michèle Clément une anthologie critique.

Janvier 2018

Robin Renucci écrit à Françoise Nyssen. Il use de l’écriture inclusive. Merci à lui.

Madame la ministre de la Culture,

Vous avez convié certain.e.s d’entre nous à la fin de l’automne à un dîner pour parler de nos différentes actions auprès des exilé.e.s qui cherchent actuellement refuge en France. Nous vous avons proposé alors d’organiser une commission dont nous étions prêt.e.s à prendre la charge, afin d’établir un dialogue avec le ministère de l’Intérieur. Nous avons insisté sur la nécessité et l’urgence d’ouvrir ce dialogue entre les artistes, les acteur.trice.s culturel.le.s et le ministère de l’Intérieur, dialogue sans lequel tous nos efforts, tout notre travail en direction des milliers d’éxilé.e.s restent une goutte d’eau dans l’océan des violences qu’ils et elles subissent aujourd’hui sur notre territoire, dans cette France qui pour elles et eux représentait pourtant la patrie des droits de l’homme, une terre d’asile et de refuge, et qui n’est plus aujourd’hui, pour ces femmes, ces enfants et ces hommes, qu’un endroit de violence et de rejet.

Il est bien des tournures tendancieuses, "crime passionnel", "préliminaires", "nom de jeune fille" ou "instinct maternel", que j’ai utilisées avant de prendre conscience de leur contenu machiste. Depuis le masculin pluriel qui écrase le féminin jusqu’au refus d’employer la forme féminine des noms de métier, en passant par des insultes sexistes comme con et ses dérivés, le langage usuel dévalorise le féminin, minore ou justifie des violences masculines.
Changer le monde prendra un certain temps. Changer les mots, c’est possible tout de suite. »

 

Finistère : ils ont adopté l’écriture inclusive

Par l'utilisation de l'écriture inclusive, certains, comme le Conseil départemental du Finistère, ont décidé de féminiser le français.

La Journée des dictionnaires, l'occasion de rappeler que les femmes y ont été longtemps maltraitées.

“Femme : créature faite pour tenir compagnie à l’homme” disait le dictionnaire de 1680.

La Journée des dictionnaires, l'occasion de rappeler que les femmes y ont été longtemps maltraitées.

“Femme : créature faite pour tenir compagnie à l’homme” disait le dictionnaire de 1680.

Au-delà de la grammaire qui enseigne aux enfants que le masculin l’emporte sur le féminin, ce qui n’a pas toujours été le cas dans l’histoire, on va s’interroger sur notre façon de parler. Aussi, l'écriture inclusive permettrait d'user à la fois du féminin et du masculin quand on s'adresse aux hommes et aux femmes.

Un détracteur de l'écriture inclusive.

Au féminin: une détracteuse. !!!

Le débat continue, n'en déplaise à certains.....

 

De l'art de compliquer.

Nouvelles règles d'Elyane Viennot

L'écriture dans la douleur pour les petits Français.

" Comme c'est une manière d'évaluer dans toutes les disciplines, les élèves ont peur d'écrire. Ils se censurent beaucoup par peur de commettre trop d'erreurs. ". 

Une étude montre que les élèves les plus créatifs dans leurs SMS sont aussi les plus forts en orthographe. 

"Droits humains" au lieu de "droits de l'homme", IVG : le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes recommande de modifier la Constitution.

Ecrire "droits humains" et non plus "droits de l'homme", garantir le droit à la contraception et à l'avortement : le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) fait neuf recommandations de modification de la Constitution, dans un avis publié mercredi 18 avril.

(…) Le HCE recommande de "recourir à une écriture égalitaire", en utilisant la double flexion ("les ambassadeurs et ambassadrices"), des termes épicènes ("l'électorat") ou le point médian ("les député.e.s"). Il propose de "conduire une réflexion sur l'usage du terme 'fraternité'" dans la devise de la République, suggérant des alternatives comme "adelphité" ou "solidarité".

 

"Quelle erreur pour une femme d'attendre que l'homme construise le monde qu'elle veut, au lieu de le créer elle-même."

 

Anaïs Nin

Publié dans Politique

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A
beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte et un enchantement. un blog très intéressant. J'aime beaucoup. je reviendrai. N'hésitez pas à visiter mon blog (lien sur pseudo). au plaisir
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B
Merci des compliments. Ca encourage toujours. L'onirisme, quel beau mot!