Mes dessins - Le duc de Guise au château de Blois - Gustave Flaubert - Louise Colet

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Les trois Guise

Ce panneau représente les portraits des trois fils du duc François de Guise.

Au centre, Henri de Lorraine, dit le Balafré, duc de Guise (1550 – 1588)

A gauche, son frère Charles, duc de Mayenne (1554 – 1611).

A droite, Louis, cardinal de Lorraine, (1555 – 1588).

Le peintre est inconnu.

Le tableau porte le nom du commanditaire de l'oeuvre : Jacques Chaussier, marchand d'Orléans et proche des ligueurs.

Anonyme

Vers 1585 – 1589.

France (Orléans?)

Huile sur bois

 

Barthélémy Charles Durupt – 19e siècle (1803 – 18

La marquise de Noirmoutier cherche à détourner le duc de Guise de se rendre à l'assemblée des Etats de Blois

1832

Huile sur toile

Pierre Charles Comte

1823 – 1895

Henri III et le duc de Guise à Blois (1588)

1855

Huile sur toile

Barthélémy Charles Durupt – 19e siècle (1803 - 1838)

Henri III poussant du pied le cadavre du duc de Guise

1832

Huile sur toile

À la tête d'un puissant clan aristocratique, il devint populaire pendant les guerres de religion en se posant comme le défenseur de la foi catholique. Son but avoué était de réduire l'influence politique du parti protestant en France, en vertu du principe de catholicité de la couronne, mais on ne peut exclure une ambition personnelle appuyée sur une logique de clan et une rivalité entre diverses factions proches du pouvoir et de la famille royale.

Le 23 décembre 1588, le duc passe dans la chambre du roi pour se rendre à ce cabinet, et il tombe dans un guet-apens : huit membres des « Quarante-cinq », la garde personnelle du roi, se ruent sur lui pour l'exécuter. Le duc parvient à riposter et blesser quatre adversaires avant de s'effondrer, percé d'une trentaine de coups d'épée et de dagues, le sieur de Loignac l'achevant en lui enfonçant son épée dans les reins.

Un célèbre mot historique est continuellement prêté à Henri III. Voyant étendu à ses pieds le corps de son ennemi qui mesurait presque deux mètres, le roi se serait exclamé : « Il est plus grand mort que vivant ! ».

C’est dans les registres-journaux de Pierre de l’Estoile, l’auteur du XVIIIe siècle sur lequel Dumas s’appuie le plus, que l’on trouve le récit de la mort du duc de Guise :

« le vingt-troisiesme decembre est la mort du duc de Guise… et fut là son corps jeté sur un tapis et là laissé quelque temps exposé aux mocqueries des courtisans qui l’appelloient le beau roy de Paris, nom que luy avoit donné le roi » qui, une fois le duc mort, sortit de son cabinet et « donna un coup de pied au visage de ce pauvre mort, ainsi que le duc de Guise avoit donné au feu admiral de Chastillon et le roy, l’ayant un peu contemplé, dit Mon Dieu, qu’il est grand ! Il paroist un corps plus grand mort que vif. »

Pierre de l’Estoile, Journal des choses mémorables advenues durant tout le règne de Henri III, Cologne, 1720, vol. 1, p. 102.

 

 


 

 

 

Paul Delaroche

1797 – 1856

L'assassinat du duc de Guise

1834

Huile sur toile

Paul Delaroche  
L'Assassinat du Duc de Guise 
1834 
Paris 
Musée d'Orsay
 
----

 

Gustave Flaubert – Mort du duc de Guise :

Œuvres de Jeunesse I, Conard, 1910 (pp. 33-39).

« Effrenati se jette à ses jambes, Saint-Malines lui porte un autre grand coup de poignard de la gorge dans la poitrine, Saignac lui enfonce l’épée dans les reins, Sariac s’approche de lui avec un stylet à lame écossaise et le lui enfonce dans le dos jusqu’à la garde. Le duc de Guise ne peut plus se soutenir, et il va mourir sur le lit du roi son assassin.

 Il fallait donc que ce lit si honteux, témoin des débauches des rois, vit mourir en un seul homme toute la gloire d’un siècle !

Quelques minutes après, quand le cadavre fut froid comme le marbre, quand les épées et les poignards furent retirés, alors Henri entra pour contempler sa victime ; il lui donna un coup de pied à la tête en lui crachant au visage.

Un instant pourtant, ayant bien considéré toutes ces plaies profondes, cette terrible et mâle figure et dont les yeux ternes et livides semblaient lui reprocher son crime, oui, un instant, Henri trembla devant le cadavre du duc de Guise. »

Duc de Guise - Calais – 1558

Né le 31 décembre 1550 à Joinville et mort assassiné le 23 décembre 1588 à Blois.

Le Duc de Guise, époux d'Anne d'Este, petite fille de Louis XII, est nommé par Henri II lieutenant général du royaume en 1557.  Après avoir protégé Paris, il prend Calais aux Anglais et s'empare de Thionville (1558).

Dans les premiers jours de 1558, le duc de Guise, François de Lorraine dit le Balafré, lieutenant général du royaume, rappelé d'urgence dans le Nord de la France par Henri II pour faire face à l’invasion espagnole depuis les Pays-Bas, s'empare du port de Calais définitivement, après trois siècles d'occupation anglaise.

Un « Hôtel de Guise"  fut octroyé au Duc lorrain par le roi de France Henri II : il fit don de cet Hôtel au Duc de Guise en 1558.

---------------

Gustave Flaubert et l'archéologie.

Lillebonne  - théâtre romain.

Les sites d'Herculanum et de Pompéi sont fouillés depuis le siècle précédent.

Jacques Boucher de Perthes est un des fondateurs de la science préhistorique.

Heinrich Schliemann fouille le site de Troie à partir de 1870.

Une chaire d'archéologie est créée à la Sorbonne.

Dans "Bouvard et Pécuchet", il se moque ouvertement des archéologues.

 ---------

 

Gustave Flaubert

Statue à Rouen

Gustave Flaubert.

Le voyage en Orient 

Lillebonne - théâtre romain. 

Flaubert voyage en Orient avec Maxime du Camp, de 1849 à 1851. Ils visitent l'Egypte, la Nubie, le Liban, la Palestine, la Turquie, la Grèce, l'Italie, etc.

En Grèce, il recherche les traces antiques dans les paysages.

A partir du Liban, il retrouve le goût de l'Orient.

----------

Gustave Flaubert

« Sans l’imagination, l’histoire est défectueuse. »

Bouvard et Pécuchet – 1881

 

« Si nos corps sont loin, nos âmes se touchent. »

Gustave Flaubert,

Lettre à Louise Colet, 16 septembre 1853.

 

Louise Colet, amante de Flaubert, a écrit "Ces petits messieurs".

Gustave Flaubert à Caudebec-en-Caux :

En visitant l’église Notre-Dame en 1844, il trouve là l’inspiration de son conte « Saint Julien l’HOSPITALIER ».

Un autre Saint-Julien est un vitrail de la cathédrale de Rouen qui raconte sa tragédie.

 

 

Gustave Flaubert à Trouville 

1821 - 1880

La statue nécessiterait un toilettage...

"Ses émotions sentimentales et esthétiques les plus vives furent trouvillaises..."

 

Gustave Flaubert à Deauville 
Villa Strassburger
Avant la construction de cette villa, la famille Flaubert acheta La ferme du Coteau en 1837.
Flaubert en hérita par sa mère. 
Il la revendit en 1875.
--------------

Gustave Flaubert arrêté par la police départementale.

Rouen 

Flaubert, Laurent-Pichat et l’imprimeur sont accusés d’ « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs ».

En janvier 1857 démarre le procès après la publication de "Madame Bovary".

-----------

Flaubert – 200 ans de sa mort (1821 – 2021).

 

Liste des expositions à venir :

Gustave Flaubert

Abbaye Saint-Georges de Boscherville

----------

Gustave Flaubert

La vie moderne.

Abbaye Saint-Georges de Boscherville

-----------

Gustave Flaubert

Sa signature.

Abbaye Saint-Georges de Boscherville

---------------

« La conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue, et les idées de tout le monde y défilaient dans leur costume ordinaire, sans exciter d’émotion, de rire ou de rêverie. »

Flaubert, « Madame Bovary »

----------------

« L’art dramatique est une géométrie qui se parle en musique. Le sublime dans Corneille et dans Shakespeare me fait l’effet d’un rectangle. La pensée se termine en angles droits »

Gustave Flaubert.

Souvenirs, notes et pensées intimes

-----------

Gustave Flaubert

Musée Gustave Flaubert à Rouen.

« Je suis jaloux de la vie des grands artistes, joie de l’argent, joie de l’art, joie de l’opulence, tout à eux. J’aurais voulu seulement être une belle danseuse – ou un joueur de violon, comme j’aurais pleuré, gémi, aimé, sangloté. Il y a des joies tristes et des tristesses gaies. »

Gustave Flaubert

 

[Souvenirs, Notes et Pensées intimes, 1840–1841]

[retitré dans la Pléiade : Cahier intime de 1840-1841

NDLR : Il y a un passage sur l’émancipation des femmes et des « nègres » qui ne lui semble pas en bonne voie :

 

Je ne vois [crois] pas que l’émancipation des nègres et des femmes soit quelque chose de bien beau.

 

Gustave Flaubert

Salammbô

Affiche à Rouen.

Salammbô est un roman historique de Gustave Flaubert, paru le 24 novembre 1862 chez Michel Lévy frères. Il a pour sujet la guerre des Mercenaires, au III siècle av. J.-C., qui opposa la ville de Carthage aux mercenaires barbares qu’elle avait employés pendant la première guerre punique, et qui se révoltèrent, furieux de ne pas avoir reçu la solde convenue. Flaubert chercha à respecter l’histoire connue, mais profita du peu d’informations disponibles pour décrire un Orient à l’exotisme sensuel et violent. À l'instar de son œuvre, les travaux de recherche et d'élaboration déployés pour l'écriture de Salammbô sont considérables. En effet, en avril 1858, Flaubert se rend en Tunisie afin de voir Carthage, de s'y renseigner, et de lui permettre de rendre avec justesse son sentiment sur les lieux où se déroule son récit.

Wikipédia

---------

 

Gustave Flaubert 

Salammbô 

Lillebonne  - théâtre romain.

Le roman se déroule dans la Carthage antique. Flaubert correspond avec Félicien de Saulay, archéologue effectuant des fouilles en Syrie, Palestine et Turquie. Flaubert effectue un voyage en 1858 sur le site de Carthage. Pour lui, les arbres et les plantes passent au second plan.

--------------------

En 1862, la parution du livre Salammbô, sur lequel Flaubert a travaillé pendant cinq ans, déclenche une polémique, notamment sur le plan archéologique.

----------------

Gustave Flaubert et l'archéologie.

Lillebonne  - théâtre romain.

 ---------

Gustave Flaubert

Un coeur simple

Rouen

Graph.

Le coeur simple se transforme en coeur pas si simple, anatomiquement parlant.

Un Cœur simple est une nouvelle de Gustave Flaubert, parue dans le recueil Trois Contes en 1877. L'auteur y dépeint la vie d'une domestique de campagne dans la Normandie du dix-neuvième siècle. Gustave Flaubert s'inspire en fait de la vie de la servante de ses parents, qui l'éleva, et fut ensuite sa domestique pendant plus de 50 ans.

----------

 

 

Rouen.

Musée Flaubert.

"Ici naquit Gustave Flaubert, le 12 décembre 1821."

Son père était chirurgien à l'Hôtel-Dieu, juste à côté.

-------

 

 

Gustave Flaubert à Harfleur

----------

Gustave Flaubert au MUCEM 

Salammbô, la guerre des Mercenaires, au IIIe avant J-C. 

Chatoyant, violent, gore.

"La Marseillaise"

11 21

------------- 

Gustave Flaubert

Harfleur

"L'avenir nous tourmente, le passé nous retient, c'est pour ça que le présent nous échappe".

-------------------------

Gustave Flaubert

Harfleur

L'éducation sentimentale.

"Qu'est-ce que j'ai à faire dans le monde? Les autres s'évertuent pour la richesse, la célébrité, le pouvoir! Moi, je n'ai pas d'état, vous êtes mon occupation exclusive, toute ma fortune, le but, le centre de mon existence, de mes pensées. Je ne peux pas plus vivre sans vous que sans l'air du ciel!"

-------------

Gustave Flaubert

Harfleur

Madame Bovary.

"Jamais madame Bovary ne fut aussi belle qu'à cette époque; elle avait cette indéfinissable beauté qui résulte de la joie de l'enthousiasme, du succès, et qui n'est que l'harmonie du tempérament avec les circonstances".

----------------

 

Gustave Flaubert

Harfleur

Madame Bovary.

"La conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue, et les idées de tout le monde y défilaient, dans leur costume ordinaire, sans exciter d'émotion, de rire ou de rêverie.".

----------------

Elle souhaitait à la fois mourir et habiter Paris.❞

Gustave Flaubert, Madame Bovary

 

 

Gustave Flaubert

Harfleur

Salammbô.

"Rappelle-toi: quand elle a paru, tous les flambeaux ont pâli."

----------------

Gustave Flaubert

Harfleur

Un coeur simple.

"Chaque matin, en s'éveillant, elle l'apercevait à la clarté de l'aube, et se rappelait alors les jours disparus, et d'insignifiantes actions jusqu'en leurs moindres détails, sans douleur, pleine de tranquillité".

 

----------------

Pour la constitution d’un matrimoine: des autrices qui le valent bien.
Qui ne connaît pas Louise Colet, autrice du XIXe siècle, dont l’œuvre très éclectique a été couronnée de succès éditoriaux ? Juliette Adam, sa contemporaine, dont le traité politique Idées anti-proudhoniennes sur la femme, l’amour et le mariage de 1858 a osé démonter point par point la rhétorique misogyne de l’éminent socialiste Proudhon ?

(…) On ne peut que souscrire à cette évidence : la plupart des femmes n’écrivent pas comme les hommes, et c’est justement cette différence qui fait la valeur de leurs créations et de leurs analyses sur les évènements et l’évolution des mœurs socio-politiques de leur époque.

(…) Louise Colet, une autrice inventive et engagée.

Jean-Marc de Pas.

Gustave Flaubert 

Bois-Héroult 

Château 

----

Rouen

Carreaux muraux : profils et motifs décoratifs

Faïence.

Anvers ou atelier de tradition anversoise actif en Normandie.

Premier tiers du 16e siècle (avant 1531 ?).

Provient du colombier de Boos.

Le grand escalier dit de François 1er

Photographie Hippolyte Bayard 1846

La façade arrière du château

Louis XII - Statue équestre

Sa fille, Claude de France, duchesse de Bretagne devint aussi reine de France, en épousant François Iᵉʳ, roi de France

Le symbole de Louis XII est le porc-épic. Il est intouchable de près et de loin car il lance ses pics.

 

Musée archéologique de Nîmes

Porc-épic

Louis XII

L'escalier d'où on peut voir et où il faut être vu

Personnages et animaux qui décorent le château

Gargouille dans le château

L'enlèvement d'Europe

Ce tableau est à thème marin.

Il célèbre l'ardeur amoureuse.

Tout concourt à l’attribuer à Jean Cousin, le fils, figure majeure de la Renaissance française.

Vers 1570

Huile sur bois

Chambre de la reine Catherine de Médicis

Selon la tradition, c'est dans cette pièce que Catherine de Médicis serait morte en 1589.

 

 

 

 

Faïence

Gaston Bruneau (1881 - 1965)

Scène de pendaisons

 

 

Le joueur de cornemuse
Personnage agenouillé

 

Joueur de cornemuse écossais

Ange et cornemuse

Château de Vincennes

Charles V était grand amateur de musique.

Des musiciens venaient quotidiennement jouer devant lui dont Guillaume de Marchaut (1300 - 1377), considéré comme le grand compositeur de ce règne.

----------------

 

 

Jean-Baptiste van Loo

1684 – 1754

Louis XV, roi de France (1710 - 1774)

vers 1730 – 1734

Huile sur toile

Ce tableau fait partie des nombreux portraits dérivés des prototypes -au moins trois – mis au point par Jean-Baptiste van Loo entre 1723 et 1727. Van Loo et son atelier de copistes en tirent plusieurs effigies, cette fois à mi-corps, commandés par la Direction des Bâtiments du Roi et destinés à être offertes en cadeau.

 

Carle van Loo

Nice, 1705 – Paris, 1765

Jahel et Sisara, vers 1732 – 1734

Huile sur toile

Le sujet est rare. Jahel appartient à une tribu alliée aux Cananéens mais elle est aussi acquise à la cause des Hébreux.  Sisara, général des Cananéens, perd une bataille face aux Hébreux et se réfugie dans la tente de Jahel. Celui-ci le met en confiance, attend qu’il s’endorme et l’assassine sauvagement en lui enfonçant un clou de sa tente dans la tête à l’aide d’un marteau.

Musée des Beaux-Arts

Nancy

(Carle est le fils de Jean-Baptiste van Loo)

 

Publié dans mes peintures

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article