Peinture - Camille Pissarro - Jean-François Millet

Publié le par bmasson-blogpolitique

 

Camille Pissarro

Saint-Thomas (Antilles), 1830 – Paris, 1903

L'Anse des pilotes, Le Havre, matin, soleil, marée montante

1903

 

Camille Pissarro

1830 – 1903

L’avenue de l’Opéra. Place du Théâtre-Français

1898

Huile sur toile

Legs Vasnier, 1907

 

Camille Pissarro

1830 – 1903

Le Louvre

1902

Legs Vasnier, 1907

 

 

Camille Pissarro

Saint-Thomas (Antilles), 1830 – Paris, 1903

Pommiers et peupliers au soleil couchant, Eragny

1901

Peinture - Camille Pissarro - Jean-François Millet

Camille Pissarro

Saint-Thomas (Antilles), 1830 – Paris, 1903

Statue d'Henri IV et hôtel de la Monnaie, matin, soleil

1901

Camille Pissarro

Baigneuse

Vers 1895

Aquarelle rehaussée à la gouache sur toile

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell

 

Au printemps 1894, Pissarro travaille à une série de gravures « romantiques » d’après des dessins de baigneuses. Il réalise une peinture d’une jeune paysanne assise au bord d’une rivière. En 1895, il reprend ce motif mais le modèle est nu et s’essuie les jambes comme s’il sortait du bain.

 

Rouen

Camille Pissarro

Saint-Thomas, 1830 – Paris, 1903

Le pont Boïeldieu à Rouen soleil couchant, temps brumeux 1896

 

 

Camille Pissarro

France, 1830 – 1903

Dulwich College, Londres

Huile sur carton

1871

Musée d’Assezat

Fondation Bemberg

Toulouse

Camille Pissarro 
Port de Rouen, Saint-Sever
1896
Les entrepôts sot austères.
Les quais sont en désordre.
Les cheminées sont fumantes.
Camille Pissarro fera du peuple le héros de ses tableaux.
-------------

Article paru dans l'Humanité en 1990 :

 

Durant la guerre de 1870, un certain nombre d'artistes qui n'avaient pas la nationalité française n'ont pas été dans l'obligation de rejoindre les drapeaux. Camille Pissarro (1830 – 1903) était de nationalité danoise et il effectua un bref séjour en Mayenne durant la guerre. Il se réfugia à Londres auprès de Monet et d'Alfred Sisley (1839 – 1899) qui, sujet britannique, réussit à quitter Paris assiégé. Il vécut à Louveciennes, non loin de la maison de Renoir. Son atelier aurait été dévasté par les Prussiens. Ses toiles d'avant 1871 ont disparu.

 

« PEINDRE AU PLEIN AIR »
Né en 1830 à Saint-Thomas, aux Antilles danoises, où son père possède un commerce, Camille renonce très jeune à la sécurité familiale pour suivre une vocation artistique impérieuse et aller étudier la peinture à Paris. Il ose se mettre en ménage avec une jeune bonne qui partage sa vie précaire, deviendra Madame Pissarro et lui donnera sept enfants.
Au début de sa carrière, Pissarro commence à peindre en plein air. Nourri de l'enseignement de Corot, Millet et Courbet, il ne les imite pas, mais cherche à exprimer sa vision personnelle de la nature.

Etienne Bocourt (1821 - 1913)

Jean-François Millet (1814 - 1875) peintre vers 1882

Eau-forte sur papier

Se remettant sans cesse en cause, il peint de plus en plus, avec les couleurs primaires et leurs dérivés directs. Il fréquente Manet, Monet, Cézanne, Degas, Renoir...Comme eux, il s'attache à restituer une image non idéalisée de la nature, mais débarrassée de tout symbole, mythe ou légende. Pissarro est l'aîné de cette avant-garde. Il est apprécié de tous, et participe activement aux expositions du groupe impressionniste qui, à partir de 1874, et en marge des salons officiels, fait scandale par sa façon entièrement neuve de voir le monde et de l'interpréter.
L'offensive prussienne en 1870, contrait Pissarro, citoyen danois, à quitter Louvenciennes où il habite. Il rejoint Monet à Londres. Rentrant chez lui l'année suivante, il retrouve sa maison saccagée par l'ennemi. Une grande partie de son oeuvre est détruite. Certaines de ses toiles ont servi de tapis-brosses à l'ennemi.
L'artiste affronte avec courage ce désastre et les moqueries des critiques jugeant sa palette peu aimable. Chaque exposition du groupe impressionniste est une rude bataille et un échec commercial. Pissarro persiste et signe malgré la misère, plante son chevalet en pleine nature, et, demeure résolument en marge des manifestations officielles. Obstiné, il l'est non par orgueil mal placé mais par fidélité envers lui-même: «Je suis fort troublé de mon exécution rude et rugueuse, avoue-t-il. Je voudrais bien faire plus aplani, réunissant cependant les mêmes qualités sauvages». Et de noter ses affinités avec Cézanne qui est venu travailler auprès de lui à Pontoise.
En 1885, Pissarro rencontre Seurat et Signac*, fondateurs du néo-impressionnisme dont la méthode, inspirée de la science des couleurs et assurée par la division de la touche, visait à donner au tableau un maximum de lumière. Elle le séduit pendant quatre ans, puis il reprend sa liberté. Le souvenir de cette période novatrice de la peinture pas dans «La petite Bonne» (p. 146), d'une émouvante simplicité et de quelle fraîcheur! Une toile qui montre l'amour de l'artiste pour les humbles et confirme l'appréciation de Gustave Geffroy: «il n'a pas besoin d'aller très loin pour trouver le décor du bonheur. il sait que partout la lumière vient visiter toutes choses, les revêtir d'éclat et de douceur».
Installé définitivement à Eragny-sur-Epte près de Gisors, la renommée le consacre peu à peu. La tranquillité d'esprit que lui procurent des revenus réguliers rend sa peinture plus joyeuse. Pissarro termine sa vie en novembre 1903, salué comme un maître par les peintres de la nouvelle génération.
Jean Rollin

*

Juin 2018

Vol d'un tableau de Paul Signac à Nancy.

 

Exposition philatélique à Bagnols-sur-Cèze

 

Jean-François Millet

Le semeur

1851

 

Jean François Millet

Jeune paysanne en forêt

1849

Huile sur bois

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell

 

Millet a toujours défendu une vision très personnelle du monde rural auquel il rend toute sa dignité et sa noblesse. Cette jeune paysanne est rêveuse et romantique.

Ce chef-d’œuvre a appartenu à Sensier, marchand et critique, attaché à l’école de Barbizon et qui le désignait dans ses lettres comme La Voyageuse.

 

Jean François Millet

Le cardeur de laine

Vers 1848

Crayon Conté sur papier vélin lise brun clair

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell

 

Ce dessin pourrait lui avoir été inspiré par une sculpture du XIIIe siècle du portail royal de la cathédrale de Chartres où la Vierge Marie est représentée cardant la laine.

 

Jean François Millet

Le faucheur

Vers 1852

Crayon Conté sur papier vergé

Musée Cantini

Marseille

Collection Burrell

 

Millet a souvent représenté la dureté du travail des paysans, celui des vanneurs, des glaneuses ou du faucheur. Il brosse le paysage et suggère le balancement du corps de l’homme accompagnant le poids du manche imposant de la faux.

 

 

« Je vous avouerai (…) que c’est le côté humain qui me touche le plus en art ; ce n’est jamais le côté joyeux qui m’apparaît. (…) Ce que je connais de plus gai, c’est le calme, le silence, dont on jouit si délicieusement, ou dans les forêts, ou dans les endroits labourés. »

Jean François Millet

Jean-François Millet 
Gruchy, 1814 - Barbizon, 1875
Gauthier 
1865 
Huile sur toile
Lille 
Musée des Beaux Arts 
 
Millet commence sa carrière comme portraitiste. A partir de 1849, il crée des scènes naturalistes.
Effets d'ombres et de lumière.
Grande vérité psychologique.
Traits sobres.
-------
Jean-François Millet 
Gruchy, 1814 - Barbizon, 1875
La Becquée
1860 
Huile sur toile
Lille 
Musée des Beaux Arts 
-------------
Jean-François Millet 
"L'église de Gréville "
Entre 1871 et 1874
Honfleur
-----------

Jean-François Millet

Dessin à Gréville, son village natal.

------------

Jean-François Millet

Portrait.

A Gréville.

----------------

Jean-François Millet

Gréville

1871-1872.

Le tableau est aux USA.

----------

 

Jean-François Millet

Sa statue à Gréville, au centre du village.

-----------------

Jean-François Millet.

Portrait à Gréville près de sa maison natale.

----------------

Jean-François Millet

Seconde statue à Gréville.

----------------

Jean-François Millet

Sa statue à Gréville.

Mademoiselle Dudley, de la Comédie française, lit un poème, en 1898.

---------

 

Valentin et Firmin Biville.

Dentelle d'acier incluant "L'Angélus", l'autoportrait et "La Veillée" de Millet.

Mont-Saint-Michel

Abbaye

---------------

Jean-François Millet (attribué à)

Le Grand Chêne

1863

Huile sur toile marouflée sur panneau de bois.

Deauville

Les Franciscaines

---------

Jean-François Millet

Les Bûcherons

Vers 1855

Huile sur panneau.

Deauville

Les Franciscaines

-----

Publié dans art pictural

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article