George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard

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Bureau de George Sand - Détail

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Bureau de George Sand

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George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
Chambre de la grand-mère de George - Lit à la polonaise

Chambre de la grand-mère de George - Lit à la polonaise

Mode japonaise

Mode japonaise

Papier peint

Papier peint

Chambre de Chopin - Porte capitonnée pour la qualité de vie du musicien

Chambre de Chopin - Porte capitonnée pour la qualité de vie du musicien

Frédéric Chopin

Frédéric Chopin

En 1832, Frédéric Chopin donne son premier concert à Paris. Surnommée alors « Pianopolis », la ville, qui est devenue la capitale du piano, va réserver au jeune compositeur le succès qu'il mérite…

 
Couloir qui dessert toutes les chambres

Couloir qui dessert toutes les chambres

La cuisine, lieu de vie important dans la maison:

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
Les clochettes pour appeler le personnel

Les clochettes pour appeler le personnel

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
L'escalier monumental

L'escalier monumental

Le divertissement à Nohant: le théâtre de marionnettes. Maurice les fabrique en bois. George coud les vêtements.

Elle utilise la scène du théâtre pour mettre en scène ses propres pièces, avant de les publier.

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
Arlequin

Arlequin

Chasseur

Chasseur

Soldats français

Soldats français

La salle à manger.

Les réceptions de personnalités

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
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Le salon.

Les lectures et les jeux

George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard
George Sand - Chopin - Héloïse et Abélard

Après sa rupture avec George Sand

Alfred de Musset écrira une œuvre touchante

Sur l’amour, le libertinage,

L’inconstance masculine, le badinage,

La coquetterie féminine bouleversante.

L’orgueil et la tentation

Développent l’ambition

De dominer l’autre, par démangeaison,

Avec tout l’irrationnel Irréfléchi pour les mortels

 

 

Alfred de Musset a écrit: "La postérité répètera nos noms comme ceux de ces amants immortels qui n'en ont plus qu'un à eux deux, comme Roméo et Juliette, comme Héloïse et Abélard.*

 

 

On ne parlera jamais de l'un sans parler de l'autre."

 

 

 

 

 

*

 

Paris

Quai aux Fleurs  

Héloïse et Abélard 

Maison où ils vécurent.

 

Paris

Quai aux Fleurs  

Abélard 

 

Paris

Quai aux Fleurs  

Héloïse 

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Héloïse et Abélard * :

« Toute l’humanité peut se retrouver en ces symboles vivants qu’offrent Héloïse et Abélard dans leur face à face, signe de la perpétuelle alternative dont chaque terme est aussi nécessaire à l’autre que deux yeux pour voir, deux membres pour marcher. » (p 359)

Par ce passage, Régine Pernoud s’insurge contre la volonté des hommes à éliminer la femme à son profit.

 

*

Héloïse et Abelard sont deux amants célèbres du Moyen-Age. Leur histoire constitue un mythe de l'amour impossible.

 

Fidèle à Abelard, elle ne l'oublia jamais. Son amant devient également moine. Elle prit la direction de l'abbaye du Paraclet. Tout au long des années où elle le dirigeait, elle ne cessa de lui composer des lettres d'un amour brûlant. À la mort d'Abelard, son cercueil, sous l'ordre d'Héloïse, fut transporté à l'abbaye. Ainsi, même après la mort, ils resteraient unis à tout jamais.

Leurs corps ont été transférés au cimetière du Père Lachaise en 1817. Depusi, leurs tombes sont fleuries des milliers de fleurs apportées par les couples d'amoureux en souvenir de cette union qui a su se jouer des éléments.

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

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P 119 :

Héloïse et Abélard.

Yvette refuse de chanter « Héloïse et Abélard » devant un parterre invité par « cette vieille croulante duchesse de Pomar », au 120 de l’avenue des Champs-Elysées. Yvette ne « trouve pas convenable cette chanson pour un salon ».

Yvette Guilbert Cylindre Pathe Inter N1406 (extrait).

 

Heloise et Abelard sings by Yvette Guilbert

Pathe Salon

 

Yvette Guilbert

La chanson de ma vie

Mes mémoires

Editions Les Cahiers Rouges

Grasset – 1927

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Jean-Baptiste Botul

La vie sexuelle d’Emmanuel Kant

Editions Mille et une nuits – 2 000

Première parution : après 1946.

 

Botul a connu une brève liaison avec la princesse Marie Bonaparte en 1920 et  a probablement rencontré Stephan Zweig en 1934.

 

p 40 :

Le mariage des philosophes.

La question est Pourquoi Kant ne s’est-il pas marié ? Botul va examiner la question du mariage des philosophes. « Le stoïcien romain Musinius a écrit un traité intitulé : Pourquoi les philosophes doivent se marier ? où il explique que vivre selon la nature et la raison c’est vivre en couple. » p 39

 

Mais les Epicuriens et les Cyniques étaient contre le mariage.

Epictète décrit les devoirs conjugaux de façon rebutante. « Le corps du mari appartient à sa femme, et non l’inverse. Et le désir féminin est impérieux. »

Héloïse connaît des amours tragiques avec le philosophe Abélard (surnommé le « Socrate des Gaules ») et lui fait la leçon : « Laisser la philosophie de côté pour un moment, c’est presque la même chose que l’abandonner. Interrompez-la, elle vous abandonne. »

« Se marier ? Elle refuse en citant saint Jérôme, saint Paul, Théophraste, Cicéron. »

« Elle a du couple une vision pessimiste tout en n’étant pas misogyne."

Héloïse meurt en 1164. Mais Jean-Jacques Rousseau l’admirait par-dessus tout au point d’intituler son plus fameux ouvrage « La Nouvelle Héloïse ».

Sartre et Simone de Beauvoir professaient la maxime d’Abélard et d’Héloïse** : « oui à la philosophie, non au mariage ! »

Sa liaison avec Abélard a défrayé les tabloïds du Moyen-Âge. Mais Héloïse, la "philosofesse" selon Jean LeFèvre, est surtout la 1ère Autrice À avoir étudié les arts libéraux. Diantre, une intellectuelle ! S'ensuivit la réforme grégorienne qui réserva alors ces études aux hommes.

Autrices invisibilisées.

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La Confession d’un enfant du siècle

Alfred de Musset

 

Musset montre que les relations entre les êtres ne sont pas désintéressées. Les liens économiques se substituent aux liens d’amour.

Musset montre le lien entre l’amour et la maladie, la jalousie. « Quoique je ne fusse plus un débauché, il m’arriva tout à coup que mon corps se souvint de l’avoir été ». Dès lors, chacun de ses souvenirs le ramène à la trahison de sa première maîtresse.

Musset montre que la jalousie transporte le héros à la perte du contrôle de lui-même. Il envisage de tuer celle qu’il aime.

Musset regrette le temps où « parler d’amour, (…), c’est faire l’amour. »

Cabu

Lorenzaccio d’Alfred de Musset

Gérard Desarthe, Pierre Santini, Arlette Téphany, Victor Garriver, Jean-Claude Bouillaud

Mise en scène de Guy Rétoré

TEP

1969

Dessin publié dans Le Figaro

Avignon

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En 1832 Hortense Allart commence une relation qui ne s'interrompra pas avec George Sand.

Celle-ci préfacera son ouvrage : Les enchantements de Mme Prudence de Samman l'Esbaix, livre autobiographique qui fera scandale, dans lequel elle évoque notamment sa relation avec Chateaubriand.

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Hortense Allart de Méritens, également connue sous le pseudonyme de Prudence de Saman L'Esbatx, née le 7 septembre 1801 à Milan en Italie et morte le 28 février 1879 à Montlhéry, inhumée au cimetière de Bourg-la-Reine, est un écrivain et essayiste féministe française.

Hortense Allart a défendu l’amour libre et demandé l’amélioration de la condition féminine.

Elle a participé à la Gazette des femmes. Elle s’est également occupée de philosophie dans son Novum organum ou sainteté philosophique (1857) où elle défend l’idée de l’inévitabilité de la preuve de l’existence d’un Être suprême avec chaque nouvelle découverte scientifique.

 

La relation de Marie d'Agoult avec George Sand a été parfois amicale, le plus souvent conflictuelle

Marie Catherine Sophie de Flavigny, comtesse d'Agoult, née le 31 décembre 1805 à Francfort-sur-le-Main (Hesse) et morte le 5 mars 1876 à Paris, connue également sous le pseudonyme de Daniel Stern, est une écrivaine française.

Elle assume son destin et écrit pour que d’autres femmes se libèrent et réfléchissent à une autre société où la femme aurait plus de place.

Prosper et George

Artistes : Miren Pradier, Christophe de Mareuil

Avril 1833, une courte idylle entre Prosper Mérimée et George Sand. Deux êtres qui sont en train de gravir les marches de la gloire littéraire se trouvent, vivent une folle passion et les jours lucides succédant aux nuits d'ivresse, se reprennent comme si de rien n'était et gardent secret un moment intime. Une comédie romantique savamment mise en scène par Thierry Lavat, pour un résultat plein d'élégance et de finesse.

En 1833, Sand fait la connaissance de Marie Dorval, grande figure du théâtre romantique pour laquelle elle se prend de passion.

1798-1849

Fille de comédiens, elle brûla les planches et sa vie. Veuve très jeune d’un acteur nommé Dorval, elle connut ses premiers triomphes dans le mélodrame avant de devenir la grande comédienne du drame romantique.

Sa présence et l’émotion intense dont elle chargeait ses répliques magnétisaient le public. Elle créa de nombreux grands premiers rôles, celui de Doña Sol dans Hernani, de Kitty Bell dans Chatterton.

Balzac est fasciné par le talent, l’originalité, la capacité de travail prodigieuse et l’exception que George Sand constitue à tous les égards.

Balzac, printemps 1838, lettre à Mme Hanska.

« J’ai trouvé le camarade George Sand dans sa robe de chambre fumant un cigare après le dîner, au coin de son feu, dans son immense chambre solitaire. (...) Elle mène à peu près ma vie. Elle se couche à 6 heures du matin et se lève à midi... Elle est garçon... elle est artiste... elle a les grands traits de l’homme, ergo, elle n’est pas femme. »

 

Elle entame une correspondance avec Flora Tristan, en 1844.

Flora Célestine Thérèse Henriette Tristán y Moscoso, née le 7 avril 1803 à Paris et décédée le 14 novembre 1844 à Bordeaux.

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Flora Tristan mourra d’épuisement à Bordeaux au cours d’un tour de France dans l’espoir de créer une « union ouvrière ».

Elle se marie à 17 ans avec André Chazal, un graveur. Ils ont ensemble trois enfants, dont Aline la mère du grand peintre français Paul Gauguin. André Chazal est jaloux et violent. Femme battue et malheureuse,

Flora Tristan s’enfuit, mais ne peut divorcer, car à l’époque le divorce est interdit.

En 1838, alors qu'elle vient d'obtenir devant le tribunal une séparation de corps, son mari essaie de la tuer. Il est condamné aux travaux forcés.

Elle est enfin libre.

Célèbre pour ses nombreux combats, elle a lutté pour que les femmes aient plus de droits, comme celui de divorcer. C'est une des premières féministes de l'histoire.

Militante socialiste, elle s'est aussi battue pour améliorer les conditions de vie des ouvriers. Elle a côtoyé les milieux intellectuels et socialistes de son époque sans toujours parvenir à être acceptée du fait de l'originalité de sa personnalité.

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Beaudelaire ne l’aimait pas :

Extrait de « Mon cœur mis à nu », journal intime par Charles Beaudelaire.

** Sur George Sand. - La femme Sand est le Prudhomme de l'immoralité. Elle a toujours été moraliste. Seulement elle faisait autrefois de la contre-morale. Aussi elle n'a jamais été artiste. Elle a le fameux style coulant, cher aux bourgeois. Elle est bête, elle est lourde, elle est bavarde. Elle a, dans les idées morales, la même profondeur de jugement et la même délicatesse de sentiment que les concierges et les filles entretenues. Ce qu'elle dit de sa mère. Ce qu'elle dit de la poésie. Son amour pour les ouvriers. Que quelques hommes aient pu s'amouracher de cette latrine, c'est bien la preuve de l'abaissement des hommes de ce siècle. Voir la préface de Mademoiselle La Quintinie, où elle prétend que les vrais chrétiens ne croient pas à l'Enfer. La Sand est pour le Dieu des bonnes gens, le dieu des concierges et des domestiques filous. Elle a de bonnes raisons pour vouloir supprimer l'Enfer.

Le Diable et George Sand. -

Il ne faut pas croire que le diable ne tente que les hommes de génie. Il méprise sans doute les imbéciles, mais il ne dédaigne pas leur concours. Bien au contraire, il fonde ses grands espoirs sur ceux-là. Voyez George Sand. Elle est surtout, et plus que toute autre chose, une grosse bête ; mais elle est possédée.

C'est le diable qui lui a persuadé de se fier à son bon coeur et à son bon sens, afin qu'elle persuadât toutes les autres grosses bêtes de se fier à leur bon coeur et à leur bon sens. Je ne puis penser à cette stupide créature, sans un certain frémissement d'horreur. Si je la rencontrais, je ne pourrais m'empêcher de lui jeter un bénitier à la tête.

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Jean Cocteau

Portraits-souvenir

Les Cahiers Rouges

Grasset, 1935

 

Page 155 :

Beaudelaire et Victor Hugo.

Il cite la phrase de Baudelaire pour expliquer que Anna de Noailles ne lâchait plus le bassinet quand elle avait commencé à capter l’attention de son auditoire : « Hugo se lance dans un de ces monologues qu’il appelle une conversation. »

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George Sand à Nîmes

George Sand d'après David D'Angers

1833

Plâtre, épreuve tirée en 1929 par Brugiotti.

Musée Balzac

Château de Saché

 

Publié dans histoire

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