Le camp de concentration du Struthof (en Alsace)

Publié le par bmasson-blogpolitique

Le camp du Struthof (en Alsace)

Le 1er mai 1941 au lieu-dit « le Struthof », les nazis ouvrent un camp de concentration, le KL-Natzweiler (=Konzentrationslager).

Le camp central était situé en ce qui était alors l’Alsace annexée.

C’est le seul camp de concentration sur le territoire français.

Lieu de travail au profit de l’industrie de guerre nazie, le camp abrite les expérimentations médicales des professeurs de l’université du Reich de Strasbourg.

De 1941 à 1945, le camp est l’un des plus meurtriers du système nazi. Près de 22 000 déportés y sont morts. Le camp reçut 52 000 déportés.

Lors du procès de Nuremberg, Joseph Kramer, ancien commandant de Natzweiler et commandant de Bergen-Belsen, fut jugé par les Britanniques pour son rôle dans le camp.

Le camp de concentration du Struthof (en Alsace)
Le camp de concentration du Struthof (en Alsace)
Le camp de concentration du Struthof (en Alsace)

Le procès de Nuremberg

1946

Si Elsa Triolet a balancé entre son attirance

Et la haine pour l’Allemagne, voire la répugnance,

Elle se résout à un rejet définitif.

La femme allemande tant vantée par le nazisme

Devient un objet de répulsion massif.

Elle fustige l’hypocrisie des servantes

Qui cache la haine et l’aigreur permanentes.

Pendant l’entre-deux guerres, sans cocon,

Elle avait constaté que la dépravation

Touchait les pauvres qui se vendaient

Dans les rues, dans les cabarets.

La beauté de la forêt allemande

A disparu devant le cataclysme terrifiant.

Les hommes et le pays sont aliénés

Et la défaite n’a rien changé.

La beauté du monde a côtoyé

La laideur des âmes dévoyées.

Le camp de concentration du Struthof (en Alsace)

Sebastian Haffner

Histoire d'un Allemand

Souvenirs (1914 – 1933)

Editions Actes Sud – Collection Babel

2000 - 2003

 

Page 426 :

L'auteur explique comment le peuple allemand a pu devenir barbare collectivement. Il pense que la camaraderie, « virile, inoffensive, tant vantée, est un abîme diabolique des plus périlleux». Il ajoute que « les nazis savaient bien ce qu'ils faisaient en l'imposant comme forme normale d'existence ». Il est certain « que les Allemands, si peu doués pour la vie individuelle et le bonheur individuel, étaient terriblement prêts à l'accepter, à échanger les fruits hauts perchés, délicats et parfumés de la dangereuse liberté, contre cet autre fruit (…) hallucinogène d'une camaraderie généralisée, globale, avilissante. »

"Vivant la même apathie que des millions d'autres individus, je laissais venir les choses. Elles vinrent."
Sebastian Haffner
Camp des Milles

 

Romans

Musée de la Résistance et de la Déportation

 

Camp de concentration

Les étoiles.

"Politique allemand

Politique français

Politique juif.

Associal

Tzigane

Apatride."

 

 

 

 

 

Romans

Musée de la Résistance et de la Déportation

Dachau

Morceau de savon ramené du camp de Dachau.

 

Romans

Musée de la Résistance et de la Déportation

Camp de concentration

Les nazis, sombres sanguinaires, aimaient la musique...

-----------

 

Publié dans histoire

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article