Clément, Français, 19 ans, assassiné pour ses idées.

Publié le par bmasson-blogpolitique

Clément, Français, 19 ans, assassiné pour ses idées.

Mon cœur à gauche saigne.

Dans mon idéal, ton corps baigne.

Tu as fait une néfaste rencontre,

Oui, cette bête immonde, tout contre.

Devant toi, l’avenir s’offrait.

Depuis ton enfance, tout te réussissait.

Tu souhaitais transformer ce monde mauvais,

Non pas avec tes poings, mais avec des idées.

Tu étais sans ambivalence

Pour dénoncer ce monde de violence.

Tu n’étais pas anti-communiste,

Tu n’étais pas non plus anarchiste.

Tes parents te pleurent.

Ta vie n’était pas qu’un leurre.

Tu savais que le fascisme

Ne se conjugue pas avec le civisme.

Crânes rasés, têtes bien rondes,

Toute l’horreur y gronde.

Sur toi, le piège s’est refermé.

Tu resteras dans nos cœurs à jamais.

Quelle absurdité !

Les monstres rôdaient !

Ils te regardaient.

Mort, ils te rêvaient.

Tu représentais ce qu’ils ne seront jamais.

Tu avais, à l’intelligence, accès.

Et en plus, de ta famille, tu étais aimé.

Tes idées de gauche, ils veulent les éradiquer.

Ils n’aiment que leur force et eux-mêmes.

Petits, la vie les a malmenés.

Puis, ils sont tombés dans l’extrême,

Et ont oublié leur humanité.

Ils croient qu’en tuant un progressiste,

Ils mettront fin aux idées humanistes.

C’est un raisonnement bien simpliste,

Les dirigeants les rendent pessimistes.

Ils sont en guerre. Tout est sombre.

Ils sont devenus les soldats de l’ombre.

Ils veulent tout casser,

Mais surtout en l’état ce monde garder.

Puisque les médias n’y parviennent pas,

A coup de crosse, ce jeune, il comprendra !

On lui fera entrer dans sa tête,

D’autres idées, à ce malhonnête !

Ils en ont assez des revendications.

Ils veulent stopper les évolutions.

Des mots, des mots, toujours des mots !

On va leur en mettre plein la tête, nous, des maux…

Tant pis s’il y a de la casse.

A coup de poing, il faut que ça passe !

Nous n’avons pas réussi dans nos études.

Ah ! Le monde est bien rude.

Des dirigeants leur paient des cours de body-building.

Ils leur fournissent une vitrine dans ces grands buildings.

Ils les encouragent comme des chiens enragés

A être prêts à tuer ces « gauchistes », à-les-tuer !

Ces dirigeants distillent la haine.

Ils redoutent la gangrène.

Ils rêvent d’un monde en uniforme

Où chacun doit entrer dans la norme.

C’est la volonté des grands.

Ils sont hargneux pour leurs intérêts,

Et usent de violence pour tout réprimer.

Non, tu n’es pas né sous un ciel clément…

Ils ont peur de la nouveauté,

Et surtout de la jeunesse éclairée.

Ils veulent des personnes formatées.

Leurs meilleurs postes sont réservés.

A leurs yeux, tout est trop cher :

La culture, l’éducation, même la misère !

Ils ne veulent rien débourser,

Sauf pour leurs chiens bien dressés.

Brigitte Masson.

Publié dans mes poésies

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