Louise de Vilmorin et Jean Cocteau

Publié le par bmasson-blogpolitique

Louise de Vilmorin et Jean Cocteau

"Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où l’on peut aller trop loin."
Jean Cocteau-

 

 

"Passer d'un regard qui dévisage à un regard qui envisage."

 

Jean Cocteau-

 

Louise de Vilmorin et Jean Cocteau

Laurent Greilsamer

Le prince foudroyé

La vie de Nicolas de Staël

Éditions Le livre de Poche

Fayard - 1998

 

Page 305 :

Les salons parisiens dans les années 1950

Suzanne Tézenas (1898-1991), est une femme fortunée par sa famille. Elle épouse Léon qui est polytechnicien. Elle ouvre son salon aux écrivains, principalement de la NRF, puis aux peintres de l’École de Paris et aux musiciens contemporains du Domaine musical. Elle a fréquenté la princesse de Polignac. « Elle s'est initiée à la musique en fréquentant le salon de la princesse de Polignac avant-guerre et en côtoyant Francis Poulenc, Henri Sauguet et Manuel de Falla. En 1949, John Cage donne chez elle son premier concert parisien. (…) Elle devient peu à peu le mécène de Pierre Boulez en prenant avec détermination le relais de Madeleine et Jean-Louis Barrault.» Elle rencontre Nicolas de Staël en 1951.

Florence Gould (1895-1983) ouvre son salon aux prétendants de l'Académie française. Elle est une femme de lettres américaine, qui épousa en 1923 le milliardaire Frank Jay Gould. Son père était un éditeur américain qui a fait fortune. Elle léguera son immense fortune à la fondation qui porte son nom et qui contribue au renforcement des liens culturels entre les USA et la France.

Louise de Vilmorin (1902-1969) accueille les cinéastes, les acteurs et les romanciers dans son salon. Elle était une femme de lettres françaises. Elle est le premier grand amour d'Antoine de Saint-Exupéry et devient sa fiancée. André Malraux partagera ses derniers jours.

Jean Cocteau

 

Jean Cocteau

Portraits-souvenir

Les Cahiers Rouges

Grasset, 1935

 

Page 91 :

Loïe Fuller.

Il conserve de l’exposition universelle une « image vivante et flamboyante : madame Loïe Fuller ».

Il la décrit comme une « grosse américaine, assez laide et à lunettes. » Mais il lui reconnaît suffisamment de talent dans la danse pour « prendre sur les quadriges* de marbre du Grand-Palais, la place habituelle réservée aux jeunes hommes ».

Quadrige: char antique à deux roues, attelé à quatre chevaux de front (en Grèce, aux Jeux Olympiques, à Rome).

 

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Une autrice oubliée : Mireille Davet.

 

Amie de Colette et de Cocteau, Mireille Davet, écrivaine prodige oubliée, aura fasciné par son homosexualité revendiquée et ses amours libres. Une vie fugace, libre et brillante, avant sa descente aux enfers sur France Culture.

 

(…) (On peut lire la) biographie que l’historienne Emmanuelle Retaillaud-Bajac lui consacra en 2008, Mireille Havet, l’enfant terrible.

(…)  Alors qu’elle n’a pas 15 ans, elle publie son premier poème dans la revue d’Apollinaire, 

(…) Lorsque, en 1923, elle publie Carnaval, un roman acclamé par André Gide et René Crevel, Mireille Havet est devenue un personnage phare du Paris littéraire mais pas seulement….

(…) Entraînée dans la consommation d’opium dès 1919, la jeune femme a fini par répondre à l’appel de drogues plus puissantes comme la morphine puis l’héroïne, dont elle augmente les doses et les mélanges. 

 

(…)  Ce journal peut se lire de différentes manières, comme le témoignage historique d’une jeune homosexuelle décrivant sa vie amoureuse, écrit si rare dans l’histoire du lesbianisme et des sexualités féminines.

 

 https://www.franceculture.fr/litterature/lisez-le-journal-de-mireille-havet-figure-eblouissante-et-tragique-du-paris-lesbien-des-annees

 

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Publié dans Elsa Triolet

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