Le Moyen-Age - les romans de geste - Arthur

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Le Moyen-Age - les romans de geste - Arthur

~~Au Moyen-âge, on aimait les histoires d’amour.

Les châteaux en bois étaient caserne et séjour.

Les femmes vivaient et travaillaient en haut, dans la chambre.

Les hommes gardaient au-dessous l’antichambre.

Fiancées, les femmes descendront servir les hommes.

Les intrigues s’ébauchaient entre les personnes.

Notre ancienne poésie s’est nourrie de ces récits, en somme.

La musique profane, en avant-première,

Est propagée par les trouvères.

Ils délaissent le latin de leurs pairs

Et composent des mélodies légères

Su des vers, en langue vulgaire.

Ils introduisent la mesure, charnière

Qui accommode les rythmes chers.

Châtelaines

Châtelaines

Ménestrels

Ménestrels

Le Moyen-Age - les romans de geste - Arthur
Le Moyen-Age - les romans de geste - Arthur
Le Moyen-Age - les romans de geste - Arthur

Henri Gougaud

Les Cathares

Brève histoire d'un mythe vivant.

Edition Points

Editions Barzillat 1997

 

Il explique qu'il y a 700 ans, les troubadours, dans ce monde violent, découvrent que la femme peut être une amie. L'homme la regarde avec amour. Il pense qu'ils se sont inspirés de l'Orient arabe.

 

Page 41:

 

Ibn Hazm (XIe siècle):

Quelqu'un, voyant la vieillesse grisonner sur mes tempes et les boucles de mon front, m'a demandé mon âge. Je lui ai répondu: «L'espace d'un souffle, tel est mon âge. Car en vérité je ne copte pour rien le temps que j'ai par ailleurs vécu.» Il s'est exclamé: «Que dis-tu là? Explique-toi. Voilà bien la chose la plus émouvante qui soit.» Je dis alors: «Un jour, par surprise, j'ai donné un baiser furtif à celle qui tient mon cœur. Si nombreux que doivent être mes jours, je ne compterai que ce court instant, car il a empli ma vie.»

 

Ibn al-Hazm, (994-1064), de son nom complet Abû Muhammad Alî ibn Ahmad ibn Sa'îd ibn Hazm az-Zahiri al-Andalussi est un poète, historien, juriste, philosophe et théologien musulman.

 

Ibn Zaidoun:

«Attends ma visite à l'heure où le ciel s'obscurcit, car la nuit garde les secrets. Ce que je ressens pour toi, si la lune l'éprouvait, elle retiendrait les ténèbres. Si l'étoile l'éprouvait, elle ne cheminerait pus dans la nuit.»

 

En ce temps-là erre déjà sur le chemin des caravanes, l'amoureux de Leïla, Majnun au cœur brûlé.Un vieux conte dit qu'un jour, comme il est accroupi sur le bord de sa route à fouiller la poussière, un homme vient à lui et lui dit: «O Majnun, que fais-tu donc ainsi? - Je cherche ma Leïla» répond Majnun le fou. L'homme rit, il s'étonne, il désigne le sol. «Comment ta bien-aimée pourrait-elle être là, parmi ces grains de sable?» Majnun lève vers lui ses yeux et ses deux mains où la terre ruisselle entre ses doigts ouverts: «Je cherche partout Leïla, dit-il, dans l'espoir de la trouver un jour quelque part.»

 

Abu al-Waleed Ahmad Ibn Zeydoun al-Makhzumi, (Cordoue 1003 - Séville 14 avril 1071), connu sous le nom de d’Ibn Zeydoun un célèbre poète andalou.

 

«Suis-je fou? Jour et nuit sont à mes yeux semblables. La flèche de l'amour s'enfonce dans mon corps sans cesse plus profond» s'écrie Yunus Emré.

Il est un derviche, un mystique, un soufi. C'est Dieu qui l'émeut.

 

Yunus Emre (1240? – 1321?) est un poète turc soufi qui vécut pendant l'époque seldjoukide et ottomane. Sa rencontre avec Haci Bektas Veli marque le début de son ascension spirituelle.

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Page 298 :

Le domaine royal s’augmente du Languedoc. Mais à Monségur, cinq cents âmes bravent les dix mille soldats du roi de France. 1243 est l’année du siège de Monségur. Puis des machines envoyèrent des pierres de quarante kilos sur la forteresse. Un immense bûcher brûla deux cents dix hérétiques qui avaient refusé de renier leur foi « sacrilège ».

Max Gallo

De l’Académie française

Le roman des Rois

Librairie Arthème Fayard – 2009

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Régine Pernoud

Aliénor d’Aquitaine

Albin Michel - 1965

Livre de Poche

 

Page 25 :

Guillaume IX d’Aquitaine 

C’est le premier en date de nos troubadours (…), il est le premier à avoir exprimé dans ses vers l’idéal courtois qui allait connaître une fortune étonnante et alimenter notre poésie médiévale.

 

Wikipédia:

Guillaume IX d'Aquitaine ou Guillaume VII, comte de Poitou, né le 22 octobre 1071, mort le 11 février 1127, surnommé depuis le XIXᵉ siècle le Troubadour, comte de Poitiers sous le nom de Guillaume IX et duc d'Aquitaine et de Gascogne du 25 septembre 1086 à sa mort. Il est également le premier poète connu en occitan.

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Régine Pernoud

Aliénor d’Aquitaine

Albin Michel - 1965

Livre de Poche

 

Page 47 :

Aliénor s’est empressée de faire venir des troubadours, sans lesquels la vie lui eût paru monotone. Il lui fallait leurs chansons, les accords de violes et des tambourins, le son de la flûte et de la cithare, et surtout, le jeu poétique, les mots qu’on échange.

 

Mais un troubadour est inévitablement amoureux de la haute Dame qui inspire ses vers.

 

Page 142 :

Parler aux dames courtoisement d’amour

Cette science délicate, qui du combattant fait un chevalier, Aliénor se sentait capable de l’instaurer partout, fut-ce sous les brumes de la Tamise.

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Aliénor d’Aquitaine * :

Sa fille, Marie de Champagne** organise aussi, comme Aliénor, des cours d’amour. (p 141) Elle jouera le rôle de juge en étant à la tête d’un domaine seigneurial.

 

*

Aliénor d'Aquitaine, aussi connue sous le nom de Éléonore d'Aquitaine ou de Guyenne, née vers 1122 ou 1124 et morte le 31 mars ou le 1ᵉʳ avril 1204 à Poitiers, et non à l'abbaye de Fontevraud, a été tour à tour reine de France, puis reine d'Angleterre.

 

**

Marie de Champagne  :

1174 – 1204

De son mariage avec Baudouin, Marie eut 2 enfants.

Elle rejoint son mari lors de la quatrième croisade. En 1204, son mari est choisi comme premier empereur de Constantinople. La nouvelle impératrice consort décide de rejoindre son mari à Constantinople, mais tombe malade et décède le 9 août 1204.

 

 

Page 374

Les ménétriers des gentilshommes entraient, à la fin du repas, avec leurs vielles. Saint Louis attendait « pour entendre ses grâces, que le ménétrier eût achevé son couplet. »

Max Gallo

De l’Académie française

Le roman des Rois

Librairie Arthème Fayard – 2009

 

Evreux

 

Plate tombe du chevalier Jean de Chanteloup.

 

Vers 1290

Pierre calcaire

Provenance : église de Chanteloup, Eure.

 

Le défunt est représenté en costume de chevalier armé mais la tête nue, les mains jointes et les yeux clos. Un chien est chargé de guider le mort dans l’au-delà. Il est représenté aux pieds du chevalier. Deux anges thuriféraires drapés survolent une arcade gothique garnie de crochets.

Evreux

Tête de femme

XIIIe siècle

Pierre

Portrait d'une défunte (entre le XIIe et le XIIIe siècle).

Au Moyen-Age, le chien accompagne le mort et lui permet le passage dans l'au-delà.
Détail d'une dalle funéraire d'une femme à Evreux.

Dalle tumulaire de Meheus du Chastelier

 

Pierre de Vernon gravée

 

Provenance : prieuré Saint-Lô, Rouen (emplacement du lycée Camille Saint-Saëns de Rouen)

 

Début du XIVe siècle.

 

Femme mains jointes devant la poitrine, un chien assis à ses pieds. Au-dessus de chaque épaule se tient un ange porteur de candélabre. Un autre dépose la couronne des Elus sur sa tête. Dans chaque écoinçon se trouvent des anges thuriféraires (porteurs d’encensoir).

 

 

(Ci-gît Meheus du Chastelier, Dieu Jésus-Christ la puisse aider.

 

Toi qui contemples ce tombeau, pourquoi ne méprises-tu pas les choses mortelles ?

 

En effet, en une semblable demeure est enfermé tout homme.)

Rouen

Roi jouant du psalterion

Abbaye de Saint-Wandrille

XIVe siècle

Pierre sculptée avec des traces de polychromie.

Rouen

Fragment de stèle funéraire

Décoré d’un visage féminin.

Provenance Notre-Dame-de-Bondeville.

2e moitié du VIIe siècle – début du VIIIe siècle.

Rouen

Vestiges de bottes en cuir

Vestiges retrouvés dans la sépulture de l’abbé Richard, inhumé en 1211 dans le capitulaire de l’abbaye Saint-Georges à Saint-Martin-de-Boscherville.

Abbaye de Saint-Georges-de-Boscherville.

L’Heure et le soleil.

 

Au 18e siècle, on aimait les jeux mathématiques.

La position pour une heure donnée dépend de la saison.

La sphère et la colonne avaient un but ornemental et pédagogique.

A la même époque, il y avait des horloges et des montres perfectionnées.

                                                                                                     

Le 21 mars et le 23 septembre, l’ombre de la sphère décrit une droite.

C’est l’équinoxe. La durée du jour est identique à celle de la nuit.

Erratum :

Ce n’est pas Saint-Martin-de-Boscherville, mais l’abbaye Saint-Georges-de-Boscherville !

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Abbaye de Saint-Georges-de-Boscherville.

Maquette.

L’histoire de l’abbaye Saint-Georges de Boscherville. L’abbaye Saint-Georges de Boscherville a été construite sur un site sacré dont l’origine remonterait à l’époque gallo-romaine. Il fut un temps où elle n’était qu’une simple chapelle funéraire.

Tout près de Rouen, au cœur d’un méandre de la Seine, à Saint-Martin de Boscherville, se dresse l’une des plus prestigieuses abbayes romanes de Haute-Normandie.

Ses monuments et son architecture. L’abbaye Saint-Georges de Boscherville en a conquis plus d’un par son architecture romane. À cet effet, il convient de préciser qu’elle a été quatre fois classée monument historique. En prime, elle a été inscrite au titre des monuments historiques en 1987.

Pour les jardins de l’Abbaye Saint-Georges, le site rouvrira désormais en mars après sa fermeture hivernale.

Uniques en Normandie, les jardins à la française de l’Abbaye Saint-Georges de Boscherville sont remarquables par leur architecture aux quatre terrasses. Le parc propose un merveilleux panorama sur l’Abbaye et la Vallée de Seine.

Erratum :

C’est à Saint-Martin-de-Boscherville que se situe l’abbaye de  Saint-Georges-de-Boscherville !

Abbaye de Saint-Georges-de-Boscherville.

Les chapiteaux.

 Niché dans la vallée de la Seine, en bordure de la forêt de Roumare, Saint-Georges de Boscherville offre un but de visite et de promenade dans un site riche d’un passé bi-millénaire.

 Ce temple est remplacé, au II siècle, par un fanum à galerie et, dans la seconde moitié du XI siècle, par une collégiale avec un cloître et des bâtiments en bois. La collégiale est arasée à partir de 1160 pour construire le nouveau monastère qui subit des modifications aux XVI et XVII siècles.

La salle capitulaire de l'abbaye Saint-Georges de Boscherville est une merveille du style gothique normand construite sous l'abbatiat (1157-1211) de l'abbé Victor qui y est inhumé. Elle jouxte le croisillon nord de l'église et est englobée dans le bâtiment.

Les seuls témoins conservés jusqu'alors étaient les deux chapiteaux bien connus provenant du cloître de l'abbaye Saint-Georges-de-Boscherville: le chapiteau dit « des musiciens », et un autre représentant l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, l'Annonce aux bergers, le Massacre des Innocents, et la Présentation au Temple conservés au musée des Antiquités de la Seine-Maritime.

Les chapiteaux :

On trouve dans l’église abbatiale de nombreux chapiteaux à godrons (cannelures) d’influence anglaise, tous différents. Son originalité est d’offrir de nombreux chapiteaux avec des personnages représentant des saints, des miracles, des scènes de l’ancien ou du nouveau testament (chapiteaux historiés). De plus, les sculpteurs ont laissé libre cours à leur imagination en sculptant beaucoup de chapiteaux avec des monstres (deux corps et une seule tête). Deux panneaux sculptés en bas-relief sont célèbres : • sur l’un, un prélat couronné est assis sur un trône, la crosse à la main et ses pieds reposant sur deux têtes. • sur l’autre, deux cavaliers s’affrontent en combat singulier et leur armement est semblable à ce qui figure sur la tapisserie de Bayeux.

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Saint-Floret (Puy-de-Dôme)

Château

Grande salle, mur nord, ébrasement gauche de la fenêtre est

Scène du Roman de Tristan en prose : Galaad chargeant à la lance

Fin du XIIIe, début du XIVe

Les décors des salles de châteaux au XIV e siècle représentent souvent des scènes de fêtes galantes, de chasse ou de combats, inspirés des romans de chevalerie qui connaissent un grand succès à l’époque médiévale. Cette peinture est tirée du Roman de Tristan en prose (vers 1240). Ce roman rapproche les récits de combats du cycle arthurien de ceux de la littérature courtoise et particulièrement de l’histoire de Tristan et Iseult.

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

 

 

 

Saint-Floret (Puy-de-Dôme)

Château

Fin du XIIIe, début du XIVe

Grande salle, mur sud, ébrasement droit de la fenêtre centrale

Scène du Roman de Tristan en prose : la reine Iseult (seconde moitié du XIVe s)

Les peintures médiévales profanes puisent souvent leur inspiration dans la littérature et le roman courtois. Cette œuvre représente une scène tirée du Roman de Tristan en prose : la reine Iseult assise, vêtue d’une robe de velours vert, lève deux doigts vers le ciel pour indiquer à son amant, Tristan, le danger qui le menace. Son visage, d’une grande finesse, est légèrement incliné. Sa coiffure élégamment nattée et ses longs doigts effilés lui donnent toute la grâce de la posture élégante.

Cité de l’architecture et du patrimoine

Paris

Roman de Tristan et Iseut * :

Mort de Tristan

 

Régine Pernoud regrette que peu de place soit laissé aux romans du Moyen-Age dans les programmes scolaires. Elle pense à La Chanson de Guillaume et aussi à l’auteur Bernard de Ventadour. (p 148)

On peut citer :

Mathieu de Vendôme, Baudri de Bourgueil, Guibert de Nogent, Hugues de Saint-Victor, Vincent de Beauvais, Eustache Deschamps,  et Guillaume de Saint-Thierry. (p 129 à 132)

*

 

" Seigneurs, vous plaît-il d'entendre un beau conte d'amour et de mort ? C'est de Tristan et d'Iseut la reine. Écoutez comment à grand'joie, à grand deuil ils s'aimèrent, puis en moururent un même jour, lui par elle, elle par lui. Aux temps anciens, le roi Marc régnait en Cornouailles... "

Légende celte aux origines du roman, le récit de Tristan et Iseut bâtit le mythe des amants maudits, triomphants par-delà la mort.

 

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

 

 

Ateliers d’Avignon

Seconde moitié du XIVe siècle

Scène de chasse

Fresque provenant d’une maison de Sorgues (Vaucluse)

Petit Palais

Avignon

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Guibourg *

La chanson de Guillaume ** (de Guillaume d’Orange ***)  :

 

Régine Pernoud rappelle que dans les chansons de geste nées de la croisade, des femmes sont présentes dans les récits. C’est le cas Guibourg dans La Chanson de Guillaume. (p 147)

*

Guibourg : elle est la seconde femme de Guillaume d’Aquitaine, personnage qui a inspiré le Guilhem de la chanson de geste.

 

Adèle de Blois semble avoir inspiré la figure de Guibourg. « Elle refuse d’ouvrir les portes de son  château à un époux vaincu, au « héros fatigué ». (p 275)

 

***

La Chanson de Guillaume narre le conflit sanglant entre Guillaume d’Orange, assisté de son lignage, et les Sarrasins, conduits par Deramé, qui ont envahi la France.

Selon la tradition, Guillaume d'Orange sauva le trône de Louis, le fils de Charlemagne, châtiant les chevaliers félons qui complotaient contre le jeune roi : il stoppa l'expansion des armées païennes, sauvant ainsi la chrétienté et le royaume de France et termina sa vie dans un monastère. 

Il développe son humanité, son affection pour son neveu Vivien, son infinie tendresse pour la belle Oriabel, la Sarrasinne au clair visage, qui devint Dame Guibourg, sa femme, « la seule amie dont l'amour soit sûr ».

 

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

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Chanson de Roland (p 147):

La Chanson de Roland est un poème épique et une chanson de geste du XI e siècle attribuée parfois, sans certitude, à Turold (la dernière ligne du manuscrit dit : Ci falt la geste que Turoldus declinet).

Neuf manuscrits nous sont parvenus, dont un est en anglo-normand. Ce dernier, redécouvert par l'abbé de La Rue en 1834, est considéré par les historiens comme étant l'original.

Mort d’Aude

Aude est le nom d'un personnage légendaire figurant dans la Chanson de Roland ou Chanson  de Roncevaux.  Aude était la sœur d'Olivier (fille de Rénier, duc de Gennes et nièce de Girart) et fiancée de Roland  (comte de la Marche de Bretagne).

« La mort de la belle Aude

L'empereur est revenu d'Espagne,
il vient à Aix, sa plus belle résidence de France.
Il monte aux palais, il est venu dans la salle.

Voici venue à lui Aude, une belle demoiselle.
Elle dit au roi: "Où est Roland le capitaine,

Qui jura de me prendre pour femme?"
Charles en a douleur et peine,
Il pleure de ses yeux, tire sa barbe blanche:
"Soeur, chère amie, tu me demandes des nouvelles d'un homme mort.
Je te donnerai en échange un fiancé encore plus prestigieux;
Ce sera Louis, je ne saurais dire mieux:
Il est mon fils, un jour il tiendra mes marches".
Aude répond: "Ces paroles sont pour moi bien étranges.
Ne plaise à Dieu, à ses saints, à ses anges,
Qu'après Roland je demeure vivante".
Elle pâlit, elle tombe aux pieds de Charlemagne, 
Elle est morte sur-le-champ. Que Dieu ait pitié de son âme!
Les barons français la pleurent et la plaignent. »

 

NDLR: Cette mort est rapide et brutale. Elle est due à la perte de l’être aimé, sans qui la vie ne vaut plus rien. Pas de consolation possible, ni de nouvel amour à imaginer. Le couperet tombe. Aude ne peut aimer qu’une fois. C’est un destin de femme plutôt dur…Elle sacrifie sa vie et refuse de devenir une future reine devant les barons qui auraient pu aussi espérer partager son amour de la vie. Comment peut-on mourir aussi dramatiquement et sans signe précurseur ? Ah ! Ce cœur qui lâche sans prévenir…

 

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

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Aucassin et Nicolette *:

Des jeunes gens développent un sentiment délicat. (p 153)

La violence est le propre de l’homme.

« La femme ne peut pas aimer l’homme autant que l’homme aime la femme ; car ‘amour de la femme est à la pointe de ses cils, à la pointe du bouton de son sein, à la pointe de l’orteil de ses pieds, mais l’amour de l’homme est planté au fond de son cœur et il n’en peut sortir. »

Aucassin

 

*

Aucassin et Nicolette est une œuvre littéraire de la fin du XIIᵉ siècle ou de la première moitié du XIIIᵉ siècle, composée en picard alternativement en prose et en vers. Cette fable chantée et récitée, souvent qualifiée de petit chef-d'œuvre, est unique à plus d'un titre.

 

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k28244g.pdf

 

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Floire et Blanchefleur * :

Ces jeunes gens se rencontrent dans une sorte de naïveté absolue. (p 153)

*

Floire et Blancheflor est un conte populaire en vers attribué à Robert d'Orléans1 qui s'inspire de Neema et Noam (l'un des contes des Mille et Une Nuits) et qui était raconté au Moyen Age dans de nombreuses langues et versions. Cette histoire apparaît d'abord en Europe vers 1160 en français « aristocratique » et a été extrêmement populaire de 1200 à 1350 environ. Elle s'inscrit dans le courant de la découverte d'un espace de circulation méditerranéen médiéval traditionnel mais risqué.

 

La femme au temps des cathédrales

Régine Pernoud

Livre de Poche

1980

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Galeran de Bretagne *:

Ce roman est cité par Régine Pernoud. (p 153)

La femme prend des initiatives pour éveiller l’amour.

*

de Renaut.


Roman merveilleux et réaliste, en 7800 vers, écrit vers 1216-1220, inspiré du "Lai de Frêne" de Marie de France.

L'auteur, un certain Renaut, s'inspire du lai de Fresne de Marie de France, et des romans Floire et Blancheflor et l'Escoufle de Jean Renart, pour raconter les amours contrariées de Frêne, abandonnée par sa mère à la naissance et séparée de sa sœur jumelle, Fleurie, et de son ami d'enfance, Galeran, fils du comte de Bretagne. Leurs aventures mènent l'une à partager la vie quotidienne des artisans de Rouen, l'autre à s'illustrer à Rome comme chevalier. Sommé de trouver une épouse, le héros choisit Fleurie. Déguisée en jongleuse, Frêne est reconnue par sa mère et par Galeran, qui l'épouse, tandis que sa sœur entre au couvent. L'effet de réalisme provoqué par le travail féminin donne une nouvelle impulsion aux personnages et aux situations empruntées à la lyrique courtoise et au modèle romanesque du xiie siècle.

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Erec et Enide * :

Ecrit par Chrétien de Troyes.

« Pleinement heureuse auprès de son époux, Erec, elle (NDRL =Enide ) s’inquiète de voir celui-ci, tout occupé de son mour, perdre sa « valeur » de chevalier. » Elle va le convaincre de repartir vers de nouveaux exploits, va l’accompagner et après des victoires, ils rentreront dans la Cour du roi. (p 274)

Le couple deviendra « le couple modèle, celui du Chevalier et de la Dame, ensemble au service des autres ». (p 156)

 

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Chrétien de Troyes - Erec et Enide (Moyen -Age).
(…)  Son amie est la cousine d’Enide. La joie est vraiment complète. Au bout de quatre jours, Erec et Enide reprennent la route. Erec rejoint le roi Arthur, il reste avec lui. Quelques années plus tard, il apprend la mort de son père : il est roi. Arthur le couronne : lors de la fête, il se montre plus généreux que n’importe quel roi au monde.

Perceval le Gallois *:

 

Régine Pernoud nous rappelle que le fabuleux roman Perceval le Gallois « est à lui seul une sorte de résumé de l’éducation courtoise. » Eric Rohmer l’a remis au goût du jour au cinéma.

Perceval, préservé par sa mère du mode extérieur, est attiré vers la chevalerie. Son éducation sera faite par Gornemant, un seigneur rencontré, et par un ermite qui l’initie au monde mystique. (p 155)

 

*

L'auteur : Chrétien de Troyes né vers 1135 et mort vers 1183 serait issu d'une famille de la petite noblesse. Il s'est inspiré des légendes des Chevaliers de la Table Ronde pour écrire ses romans, Perceval a été écrit vers 1180.

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Yvain ou le Chevalier au lion * :

C’est le roman sur la fidélité d’un chevalier pour sa dame. Pour la reconquérir, il subira  moult « épreuves surhumaines jusqu’au délire, à la folie ». (p 156)

*

Yvain, le Chevalier au lion est un roman de chevalerie de Chrétien de Troyes. « Le Chevalier au lion » est l'autre nom de messire Yvain dans les romans courtois, ayant trait aux chevaliers de la Table Ronde.

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Lancelot et Guenièvre * :

Lancelot ou le conte de la Charrette.

Guenièvre demande une « épreuve suprême à Lancelot : qu’il passe pour lâche. » Il acceptera de se laisser vaincre pour ensuite combattre « au mieux » et montrer sa vaillance. (p 156)

*

Alors qu'il tente de les suivre à pied, Lancelot croise une charrette conduite par un nain. Celui-ci propose à Lancelot d'y monter, pour le conduire auprès de la reine. Mais, à l'époque, un chevalier ne peut s'asseoir dans une charrette, sous peine de perdre son honneur et sa dignité. Après avoir hésité le temps de deux pas, Lancelot saute dans la charrette de la honte car c'est le seul moyen de retrouver celle qu'il aime. Gauvain (reconnaissable ici à ses armoiries de gueules à l'aigle bicéphale d'or), qui est arrivé entre-temps avec un cheval de secours, le conjure en vain de descendre. Commence alors un voyage éprouvant, sous les insultes et les jets de boue. Lancelot parviendra à délivrer Guenièvre au terme de longues aventures, où il devra affronter adversaires et "merveilles". Chez Chrétien de Troyes, Guenièvre reprochera amèrement à Lancelot d'avoir hésité le temps de deux pas avant de monter dans la charrette. Dans le Lancelot en prose, la jalousie de la reine a un autre motif : Lancelot a quitté la cour sans lui en demander l'autorisation.

Grande-Bretagne.

Timbre.

Lancelot bat le dragon.

C'est l'histoire de Lancelot qui se bat contre le dragon de Morgane. C'est un dragon très terrifiant et maléfique. Il a le corps tout violet, les cornes blanches et les yeux rouge sang. Ses yeux donnaient l'impression qu'il voulait tuer tout le monde qui le gênerait. Les chevaliers voulant le combattre n'en revinrent pas vivants.

Sous le choc de la lance de Lancelot, le dragon gémit de douleur et jeta une flamme brûlante sur notre brave chevalier. Le dragon se retransforma en sorcier et frappa brutalement le sauveur de la reine. Le combat s'enchaîna inégalement car la magie était présente. Lancelot esquiva les jets de magies du sorcier et contre-attaqua avec sa lance.

Un dragon tyrannique qui change d'apparence, une population asservie, une jeune fille sacrifiée, un chat qui parle, une sorcière, du skateboard, des cascades, des marionnettes, une cornemuse, et surtout une réflexion sur le pouvoir et ses abus, et sur le dragon qui se cache, peut être, en chacun de nous…

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Grande-Bretagne.

Timbre.

Les chevaliers de la Table Ronde.

 

Les chevaliers de la Table ronde constituent un ordre légendaire au service du roi Arthur que ce dernier a chargé de mener la quête du Graal et d'assurer la paix du royaume. La première trace écrite de la légende des chevaliers de la Table ronde se trouve dans le Roman de Brut écrit par le poète normand Wace en 1155.

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Grande-Bretagne.

Timbre.
Sir Galahad et le Graal.

 

Galaad, Galahad, ou Galaaç est le fils du chevalier Lancelot du Lac et d'Ellan, fille du roi Pellès, le roi Pêcheur, qui détient le Graal. Son nom vient du gallois Gwalchaved : « faucon d'été». Il est le plus jeune chevalier de la Table ronde.

Sir Galahad a-t-il trouvé le Saint Graal ? Après de nombreuses aventures, Galahad et Perceval trouve eux-mêmes à la cour de Pelles et Eliazar, son fils. Ces hommes apportent Galahad dans une pièce où il est enfin autorisé à voir le Saint Graal. Galahad est prié d'amener le navire au Saint l'île de Sarras.

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Chinon 
Château 
Lancelot du Lac 
Armure.
Alliage ferreux. Cuir réalisé par Stéphane Crotti en 1991 pour des spectacles de reconstitution historique.
Elle a été portée en 2003 par le comédien Thomas Cousseau dans le court métrage d'Alexandre Astier, "Dies Irae*", à l'origine de la série Kaamelott, puis de 2005 à 2008 par le comédien dans la série Kaamelott.
 

*

Le Dies iræ, aussi appelé Prose des Morts, est une séquence médiévale chantée, adoptant la forme d'une hymne liturgique. L'inspiration du poème est partiellement apocalyptique. Les prémices de cette séquence sont apparues dès le début du XIᵉ siècle, la version actuelle datant du XIIIᵉ siècle. C'est à cette époque et sous cet aspect qu'elle a été intégrée au corpus grégorien. Le Dies iræ a ensuite été chanté pendant des siècles dans la messe de Requiem.

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Lancelot

Rouen

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Arthur le roi 

Rouen
Revu par mes soins...
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Caudebec

Eglise Notre-Dame

Ménestrels

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Arthur épouse Guenièvre.

Timbre de Grande-Bretagne.

 

La reine Guenièvre est un personnage de la légende arthurienne, femme du roi Arthur. Sa relation adultère avec Lancelot du Lac est un thème récurrent du cycle. Figure archétypale de la dame courtoise, fée déesse, Guenièvre est un personnage aux multiples facettes.

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Grande-Bretagne.

Timbre.

Arthur combat Mordred.

Mordred, ou Modred est un personnage de la légende arthurienne, fils du roi Arthur et de sa demi-sœur, Morgane. Il est souvent présenté comme le demi-frère de Gauvain, Agravain, Gaheris et Gareth, fils de Morgause.

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Grande-Bretagne.

Timbre.

Mort du roi Arthur.

 

Girflet, Hector, Lancelot, Bohort, Bliobéris et Guenièvre meurent tous plus tard après s'être mis au service de Dieu. Arthur meurt sur l'île d'Avalon après que Morgain et trois autres dames soient venues le chercher en barque.

 

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Sir Gawain (Gauvin) et le chevalier Vert

Timbre.

Grande-Bretagne.

Sire Gauvain et le Chevalier vert

Sire Gauvain et le Chevalier vert est un roman de chevalerie en vers allitératifs rédigé en moyen anglais vers la fin du XIVᵉ siècle. Ce poème relate une aventure de Gauvain, l'un des chevaliers de la Table ronde du roi Arthur, dont les qualités sont mises à l'épreuve lorsqu'il relève le défi lancé par un mystérieux Chevalier vert.

 

Sire Gauvain et le Chevalier vert est un poème de 2 530 vers, divisés en 101 strophes de longueur variable (entre 12 et 37 vers). Il emploie une versification allitérative, qui repose sur des vers à quatre accents dont trois portent une allitération, avec une césure après les deux premiers.

 

« Il était une fois, Il y a bien longtemps de cela, Au plus profond des bois, Entre ce monde et l'au-delà, Une grande table ronde. »

 

C'est l'une des histoires arthuriennes les plus connues, avec son intrigue mêlant deux types de motifs folkloriques : le jeu de la décapitation, et l'échange des gains.

 

Gauvain lui tranche la tête et le Chevalier Vert rentre chez lui, sa tête dans sa main et donne rendez-vous à Gauvain l'année suivante à la "Chapelle Verte". Un an plus tard vers Noël, dans le froid, Gauvain se rend chez un hôte qui connaît l'emplacement de la Chapelle Verte.

Au sein de Gawain, les femmes ont un rôle central, elles sont puissantes, travaillant souvent dans les coulisses pour concevoir l'intrigue de l'histoire et la quête du héros.

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Lancelot et Guenièvre au château deTintagel.

Mon dessin.

 

Le château de Tintagel est une fortification médiévale située en Cornouailles, au Royaume-Uni, à proximité du village de Tintagel. Au début du Moyen Âge, il sert de résidence d'été aux rois de Domnonée, et c'est à Richard de Cornouailles que l'on doit la construction actuelle.

Le site du château de Tintagel est un promontoire s'avançant dans la mer. Il est rattaché à la terre ferme par un étroit passage. Ce promontoire, protégé par la mer sur trois côtés, est occupé par l'homme depuis l'âge du fer. Le site est un éperon barré (oppidum) dont le côté face à la terre ferme était protégé par un fossé et un rempart.

Au 12ème siècle, ce site a été désigné par l'évêque et historien Geoffroy de Monmouth comme lieu de naissance du Roi Arthur.

C'est le siège légendaire du roi Arthur. C'est dans ce château, loin de la civilisation et aux confins mêmes de l'endurance humaine qu'Arthur aurait commandé ses chevaliers. C'est ici qu'il a erré avec Gwynevere et d'où il a gouverné son royaume. Maintenant, bien sûr, ce sont toutes des légendes.

 

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Lancelot et Guenièvre dans le jardin de Merlin.

Répétition en jean!

Mon dessin.

D'après cette légende, Arthur aurait été conçu et serait né dans le château de Tintagel. Ce sont les sortilèges de l'enchanteur Merlin qui mirent Ygerne, épouse du duc Gorlais de Cornouailles enceinte. Après sa naissance, Arthur quitta Tintagel et n'y revint jamais. Le château de Tintagel n'a donc servi que de lieu de naissance au célèbre roi.

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Grande-Bretagne.

Timbres

Arthur prend Excalibur.

Excalibur est l'épée magique légendaire du roi Arthur, le roi des Bretons dans les textes de la légende arthurienne de la matière de Bretagne rédigés à l'époque du Moyen Âge. Certains considèrent qu'Excalibur et l'Épée du Rocher ne sont qu'une seule et même arme mais, dans la plupart des versions de la légende, ce sont bien deux épées distinctes.

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Grande-Bretagne.

Timbres

Arthur tire l'épée de la pierre.

Arthur draws the sword from the stone.

Arthur pulls the sword Excalibur from the magical stone and is proclaimed King.

 

Arthur tire l'épée Excalibur de la pierre magique et est proclamé roi.

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Publié dans musique et poésie

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