Pendant la première guerre mondiale de 14/18, les enfants travaillaient pour l'effort de guerre.

Publié le par bmasson-blogpolitique

1914-1918 : Hommage à ma grand-mère qui a travaillé pour Schneider avant ses dix ans.

Ma grand-mère est née en 1908. Elle avait dix ans à la fin du conflit de 1914-1918.

Elle a travaillé pendant le conflit de la première guerre mondiale dans l’usine Schneider qui était une dynastie d’industriels français qui dirigea les usines métallurgiques de production de fer, de fonte ou d'acier du Creusot.

Elle remplissait les balles avec de la poudre pour l’effort de guerre. Une petite fille de moins de dix ans travaillait pendant plus de dix heures par jour dans une usine d’armement pour les soldats qui se trouvaient au front. Après le conflit, elle est retournée à l'école.

Concernant le travail des enfants, le patronat du XIXe siècle suggérait que la petite taille des enfants leur permettait des tâches trop difficiles aux adultes, une idée encore entendue de nos jours.

 

L'emploi d'enfants était aussi considéré comme un facteur de « paix sociale » en évitant aux enfants pauvres de tomber dans la délinquance.

Cette idée a été battue en brèche par la montée de la scolarisation et par le fait que la délinquance est elle-même liée au monde du travail : des activités illicites comme le trafic de drogue, le proxénétisme ou le vol sont souvent organisées, avec une relation employeur-employé. Il faudra attendre en France 1959 pour que la scolarité des enfants soit obligatoire jusqu’à 16 ans.

En lien avec l'exposition "Elles aussi, étaient en guerre" à Reims, retrouvez une série de dessins de Tony Minartz illustrant le travail des femmes dans les usines en 14-18, conservés au musée des Beaux-Arts de Reims.

 

11 novembre 1918 : les femmes, ces oubliées de la Grande Guerre.

 

(…) Des héroïnes de guerre.

Près de 72 000 infirmières.

(…) Certaines femmes se mettent même à plusieurs pour tirer les charrues. 

(…) Des femmes combattantes 

Les femmes françaises deviennent des "Munitionnettes" afin de remplacer les ouvriers partis au combat. 

(…) Les femmes espionnes font preuve d’un redoutable professionnalisme après avoir été formées par les services secrets. 

(…) En janvier 1915, une initiative voit le jour : les marraines de guerre. 

Maximilien Luce 
L'Aciérie 
1895 
Paris 
Musée d'Orsay
 
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Publié dans Femmes

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