Comment les êtres humains éradiqueront la violence et la domination masculines? Féminicide - Violence et journalisme

Publié le par bmasson-blogpolitique

Campagne de l'ONU

Novembre 2017

Affiche de l'ONU

Novembre 2017

Un changement fondamental, seul changement capable de réduire efficacement la menace et l’exercice de la violence sexiste, se doit de révéler et de contrer des rapports de pouvoir entre les sexes.

Chez les femmes, le processus de changement nécessite une résistance sociale et une détermination psychologique qui soient toutes deux nourries par la compréhension des racines structurelles de leurs contraintes personnelles.

Chez les hommes, le processus de changement nécessite une force psychologique et une dignité sociale ; ces qualités requièrent de comprendre le système qu’on leur a appris à pratiquer et à apprécier, de sorte qu’ils réalisent comment il se fait que le respect des femmes ne vient pas de façon « naturelle ».

C’est seulement en comprenant cela que peut être mise à jour l’injustice de la violence sexiste et que peut se construire une véritable alliance entre/avec les femmes.

Gail Pheterson.

FEMMES en flagrant délit d’INDEPENDANCE.

2010 Editions Tahin Party.

Tous les ouvrages sont consultables sur :

Comment les êtres humains éradiqueront la violence et  la domination masculines? Féminicide - Violence et journalisme
féminicide , nom masculin
  • Sens 1: Meurtre de plusieurs personnes de sexe féminin

     

    Exemple : De nombreuses femmes ont été retrouvées assassinées, mais la police n'a toujours pas retrouvé l'auteur de cet horrible féminicide.
     
     
  • Sens 2: Violence faite à une femme en raison de sa féminité.
     

     

    Exemple : Ce féminicide mérite la plus grande fermeté.
     
  • Sens 3: Personne ayant tué des femmes.
     
     
    Exemple : Ce féminicide a été condamné à mort.
     
     
     

La définition généralement admise du fémicide est l'homicide volontaire d'une femme, mais il existe des définitions plus larges qui incluent tout meurtre de filles ou de femmes au simple motif qu'elles sont des femmes.

Argentine : Micaela Garcia, un crime évitable

 

Micaela Garcia, militante argentine du collectif Ni una menos, engagée pour en finir avec les féminicides, est morte assassinée. Son assassin et son violeur, Sebastian Wagner, était censé passer neuf ans en prison pour les viols qu'il a déjà commis mais, en juillet 2016, le juge Carlos Rossi l'avait remis en liberté.

 

Les mêmes cours de justice qui sanctionnent durement les femmes en lutte contre les violences qu'elles subissent organisent donc l'impunité de leurs bourreaux. En Argentine, un féminicide se produit toutes les trente heures.

 

Partout dans le monde, les femmes restent les premières victimes de violences, de viols en raison de leur sexe. Il est temps d’en finir avec le patriarcat qui est responsable de ces faits inacceptables !

 

Le PCF apporte tout son soutien aux proches de Micaela, et réaffirme la nécessité d'en finir avec l'impunité de ceux qui violent et qui assassinent les femmes dans quelque pays que ce soit.

 

Commission nationale Droits des femmes et Féminisme

Parti communiste français

 

Paris, le 12 avril 2017.

 

Mur à Milan contre le féminicide:

Mur des poupées

16 juin

Manifestation contre la violence faite aux femmes

Apportez votre banderole

Le féminicide est un crime contre l'humanité

 

Paix

Les victimes du féminicide

Arrêtez la violence

Nous voulons vivre en sécurité

 

 

Justice pour Zhong Yao

 

Vous volez encore plus, même sans ailes

Les victimes du feminicide en 2016

Tu me fais peur

Féminicide et fémicide.

Janvier 2017

Le fémicide serait la mort violente d’une ou plusieurs femmes par le simple fait d’appartenir au sexe féminin.

Le féminicide ajoute la dimension de passivité et/ou négligence des états pour prévenir et sanctionner ces crimes.

Les termes apparaissent pour la première fois en 1994 à la convention Inter-américaine de Belém do Pará .

En 2011, la convention d’Istanbul du conseil de l’Europe tient compte de la prévention et de la lutte contre les violences à l’égard des femmes, y compris les violences domestiques.

En 2016, en Amérique Latine et aux Caraïbes, 14 pays reconnaissent le délit de fémicide. L’Espagne et l’Italie ont intégré dans leur Code pénal la notion de violence de genre. En Belgique, la région de Bruxelles-Capitale a adopté en juin 2016 une résolution condamnant le féminicide.

Environ 66.000 femmes sont tuées violemment dans le monde chaque année, du fait de violences domestiques ou de faits de guerre. Plus de 90% de féminicides restent dans l’impunité.

 

En Argentine, en octobre 2016, suite au viol, à la torture et à l'assassinat d'une lycéenne de 16 ans,
une cinquantaine d’associations, de syndicats et d'organisations ont appelé à manifester contre les féminicides. L’objectif, selon Ni Una Menos (pas une de moins), est de
«montrer l’importance des femmes dans l’économie productive du pays» et «les inégalités et la violence de genre » de l’Argentine de 2016.
L’ONG Casa Del Encuentro, qui vient en aide aux femmes, le définit comme
«une des formes les plus extrêmes de violences faites aux femmes, c’est l’assassinat d’une femme par un homme qui la considère comme sa propriété».

Elena Highton, vice-présidente de la Cour suprême et présidente du Bureau des violences domestiques, reconnaissait publiquement , au mois de juillet, que «la politique actuelle ne suffisait pas, il faut en inventer des nouvelles».

Le 19 octobre, des manifestations de solidarité ont eu lieu en Espagne, au Chili, au Mexique ou en Uruguay.

 

Au Mexique, à la frontière avec les USA.

Ciudad Juárez compte un million d'habitants. C'est le repère des êtres qui ne parviennent pas à franchir la frontière pour pénétrer aux USA.

Entre 1993 et 2009, on a dénombré près d’un millier de morts et de disparitions de jeunes filles dans la ville. Elles disparaissent sur le trajet de l'usine, aucune enquête n'est menée et les corps sont retrouvés quelques semaines plus tard le long des voies de chemin de fer. Il y a au moins une disparition par semaine. Elles subissent des agressions, des tortures et des violences sexuelles car elles sont femmes. En toute impunité, la mafia locale impose ses codes et corrompt la justice mexicaine. Ceux qui veulent parler ou enquêter sont menacés, priés de déménager ou assassinés.

Un autre scandale intervient dans l'Etat de Mexico qui est l'équivalent à un département en France. Entre 2000 et 2009, plus de 2 000 femmes ont été tuées en toute impunité avec comme mobile un sexisme plus présent et plus dangereux.

 

En Italie, après la découverte d'une jeune femme carbonisée par son petit ami qui n'acceptait pas la séparation , une marche de protestation a été organisée dans le pays en juin 2016. D’après certains experts, il serait juste de dire que ce qui arme la main d’un violent "est un désir fou de possession extrême". Depuis 2013, une Italienne est assassinée par un homme toutes les 60 heures. Jusqu'en 1981, un mari qui tuait son épouse ou compagne prétendait que c'était un délit d'honneur et s'en sortait avec une peine minimale. La loi qui punit le viol contre la personne n'a été adoptée qu'en 1996.

 

En France, le coût des violences conjugales est estimé à 2,5 milliards d’euros par an, soit près de 40 € par habitant. Cette somme se répartit notamment entre les coûts médicaux, les frais de justice et de police et la perte de production liée au décès ou à l’incarcération. Ce sont principalement les femmes jeunes de milieu social modeste qui subissent la violence de leurs conjoints. Très peu de femmes portent plainte (2 % pour les violences sexuelles et 20 % pour les violences avec blessures). Mais la violence touche tous les milieux et tous les âges.

 

Les sociétés tolèrent les violences effectuées à l'encontre des femmes. Le patriarcat et le sexisme engendrent ces violences.

Soumises au contrôle de leur corps depuis des siècles, les femmes vivent dès lors leur féminité comme conforme au rôle attendu d’elles, comme pratique en n'acceptant pas d’être battue, mais en acceptant de se marier, d’être discriminée, etc, ou comme rebelle.

 

Pour garantir les droits des femmes, les Etats doivent définir des budgets, nommer des responsables et des stratégies. Il est nécessaire de développer des informations et des statistiques officielles accessibles. Il faut améliorer et spécialiser les systèmes judiciaires.

 

Les sommets UE-CELAC réunissent les dirigeants des États européens et des États latino-américains et des Caraïbes se sont réunis en 2013 au Chili . Ils ont écrit un chapitre sur l'égalité des genres.

 

Le chapitre 7 a l’objectif de

- donner une priorité aux questions de genre pour garantir l’égalité des sexes et la protection, la vigueur et la promotion des droits des femmes

- la participation politique des femmes

- l’élimination de toute forme de violences contre les femmes et les filles, comme les violences sexuelles

- la formation économique des femmes et leur participation dans le monde du travail et dans tous les processus de décision .

Mars 2016

Marche Mondiale des Femmes

La colère, l'indignation et la douleur ressenties par l'absence de notre amie et collègue Berta Caceres sont toujours ancrées dans nos cœurs.

Berta était une représentante indigène importante qui, depuis plus de 20 ans, représentait le Conseil Civique des Organisations Populaires et indigènes du Honduras. Promotrice infatigable du droit des communautés rurales et du peuple Lenca du Honduras, elle a aussi inspiré les luttes sociales des organisations et des mouvements régionaux et internationaux.

Alors qu’elle dormait dans sa propre maison, Berta fut brutalement assassinée par des inconnus armés dans la matinée du 3 mars. Son activisme et son travail représentaient une menace aux intérêts du capitalisme néolibéral, qui est en train de piller les biens communs, imposant des méga projets qui provoquent le déplacement de villages entiers et qui violent la nature.

Comme Berta, d'autres camarades sont en train de militer et de lutter, aux seins de leurs communautés, pour défendre l'eau, la terre, l'air et les forêts contre les grandes corporations qui ne pensent qu'à leurs bénéfices économiques. Dans différents coins de la planète, ces femmes courageuses continuent à lutter pour défendre la vie, même après avoir reçu des menaces de mort et avoir été victime d’agressions physiques.

Les célébrations du 8 Mars, la Journée Internationale de la Femme, sont marquées par cette perte, par cette violence, mais celles-ci nous donnent des forces pour lever la tête et être plus en alerte.

Pour cela, nous déclarons que, malgré la tristesse que nous ressentons, les larmes ne voileront pas nos yeux et le nœud qui nous opprime la gorge, à cause de l'assassinat de Berta, ne nous empêchera pas de crier et de réclamer Justice. Parce que le Marche Mondiale des Femmes est un mouvement international irrépressible. Et parce que nous allons intensifier la lutte, nous allons renforcer notre résistance et nos réponses aux agressions du système capitaliste patriarcal et néo-colonialiste, seront plus coordonnées, rapides et effectives. La MMF avec la fille de Berta Cáceres

Parce que s’ils touchent à une, ils sont en train de nous toucher à toutes.

Avril 2015

Aucune procédure disciplinaire dans la lutte contre les violences

Pas de procédure disciplinaire quand on lutte contre les violences

Une sage-femme devant la Chambre Disciplinaire Nationale de l’Ordre des Sages-Femmes, les faits :
Le 28 novembre 2010, aux urgences de la Maternité des Bluets, Valérie, sage-femme, enceinte de son troisième enfant est accueillie par une des sages-femmes de garde, Catherine Coq. Elle est accompagnée de ses parents et déclare venir suite à une dispute conjugale. Pour l’équipe médicale, son état justifie une hospitalisation pour repos. La situation de Valérie inquiète assez l’équipe pour qu’une information auprès de la PMI soit faite, afin d’organiser un accompagnement à domicile. Valérie entrera aux Bluets dans le suivi dit de Réunion Bleue qui propose un suivi pluridisciplinaire des femmes enceintes particulièrement vulnérables.
Deux ans plus tard, Valérie engage une procédure de divorce, porte plainte pour coups et blessures. Elle revient vers Catherine, la sage-femme de garde de l’époque et lui demande de rédiger une attestation. Catherine accepte et rédige cette attestation avec beaucoup de précaution, prévient immédiatement par courrier recommandé l’Ordre National et l’Ordre Départemental des Sages-Femmes du risque à venir de procédure. Dans son attestation écrite à la demande de la patiente, elle relate ce qu’elle a vu et entendu de la part de Valérie. Peu après, elle fait l’objet d’une plainte de la part du mari auprès de l’Ordre Départemental des Sages-Femmes, qui reçoit la plainte. La médiation a lieu en 2014. Elle ne mène à rien : la plainte est maintenue et Catherine ne retire pas son attestation. Après délibération, l’Ordre Départemental ne suit pas la plainte mais la procédure est lancée. Le Conseil Régional de l’Ordre des Sages-Femmes convoque Catherine en janvier 2015 devant la Chambre Disciplinaire de 1ère Instance. Celle-ci déboute la plainte et condamne le plaignant à payer 1500 euros pour les frais d’avocat. Le plaignant poursuit la procédure en interjetant appel de la décision de la Chambre Disciplinaire de 1ère Instance. Catherine est dans l’attente de la date de comparution devant cette même chambre.

 

Texte de la pétition :
Faire peur à un professionnel de santé qui s'engage aux côtés d'une femme victime de violences : une procédure inacceptable !
Malgré l'intention affichée sur son site internet de favoriser le repérage et la prise en charge des femmes victimes de violences, le Conseil National de l'ordre des sages-femmes s'apprête à convoquer devant sa chambre disciplinaire, une sage-femme qui a rédigé et remis en main propre à une de ses patientes victimes de violences conjugales, une attestation décrivant ce qu'elle a pu constater au cours de sa prise en charge.
La raison invoquée est la plainte pour violation du secret médical et non respect du code de déontologie, déposée par le conjoint violent.

 

Au mépris du code pénal qui protège le professionnel portant à la connaissance de la Justice les faits de maltraitance commis sur des enfants ou sur des personnes vulnérables, le Conseil de l'ordre des sages-femmes a décidé de donner suite à cette plainte : « Il ne pouvait en être autrement au regard des textes en vigueur. »
Donc, si vous êtes agresseur et que vous voulez museler le professionnel de santé qui s'occupe de votre victime, n'hésitez pas, une bonne plainte devant le conseil de l'ordre ébranlera le médecin ou la sage-femme et lui fera passer le goût de se mêler des affaires des autres.
Ce n'est pas acceptable !

Novembre 2014

AleXsandro Palombo

Les violences faites aux femmes inspirent cet artiste, illustrateur depuis 2007 et designer italien qui a travaillé pour la haute couture avant de fonder sa propre marque.

Il est l'auteur de plusieurs séries sociales contre la violence conjugale et les personnes en situation de handicap ou bien contre le harcèlement moral sur Internet.

Ayant subi une intervention chirurgicale pour l'ablation d'un cancer, il est lui-même en situation de handicap et en souffre profondément au plus profond de son corps et jusqu'au bout de sa vie.

Ses créations sont toutes consultables sur internet:

 

Novembre 2014

10 appareils téléphoniques "Grand danger" délivrés par le Parquet peuvent sauver des femmes. Il est relié à un centre qui déclenchera l’intervention la plus appropriée. C'est une expérimentation dans quelques départements.

Sauf que...une victime sur dix porte plainte...et le coup fatal peut être donné dès la première fois...

Vu dans Reims.lhebdoduvendredi no 323 (02 2013)

En 2014, après avoir montré son efficacité dans 13 départements, auprès de 304 femmes

victimes de violences conjugales, le téléphone "grand danger" doit être généralisé sur l'ensemble du territoire français.

Toutefois, il n'y a pour le moment que 500 appareils prévus, soit un peu plus de cinq téléphones par départements, pour la métropole.

Novembre 2017:

"En vie grâce à un téléphone d'appel d'urgence"

On tue les filles avant la naissance

Le ratio naturel des naissances est de 104 à 106 garçons pour 100 filles.

Inde, Vietnam

112 garçons pour 100 filles

Chine

120 garçons pour 100 filles

130 dans certaines régions

Azerbaïdjan, Géorgie, Arménie, Serbie, Bosnie

Plus de 115 garçons pour 100 filles

Quelles en seront les conséquences ?

Les spécialistes pronostiquent :

- l’accroissement de la polyandrie (une femme avec plusieurs époux)

- des scénarios catastrophes avec la prédation sexuelle, la violence et les conflits comme nouvelle norme sociale.

Mara Hvistendahl, journaliste britannique pour le journal « Sciences » admet « qu’historiquement, les sociétés où le nombre d’hommes dépasse celui des femmes ne sont pas agréables à vivre ».

Campagne des hommes pour 'HeforShe"

Emma Watson, actrice du rôle récurrent dans "Harry Potter", est ambassadrice pour l'ONU Femmes.

Elle a lancé en septembre 2014 une nouvelle campagne de l'organisation "HeForShe".

Il s'agit d'inciter les hommes à s'impliquer dans la lutte pour l'égalité et à rassembler la moitié de l'humanité pour appuyer l'autre moitié.

Matt Damon et le prince Harry soutiennent cette campagne.

~~La pauvreté des femmes en France en quelques chiffres.

Février 2013, chiffres du Conseil économique social et environnemental (Cese) sur une enquête « Les femmes et la précarité ».

Un constat :

4,7 millions de femmes vivent en-dessous du seuil de pauvreté (964 € par mois).

57% des bénéficiaires du RSA sont des femmes.

62% des mères seules éprouvent des difficultés financières importantes pour se nourrir avec une alimentation saine et équilibrée.

18% des femmes déclarent renoncer à des soins faute d’argent.

Seulement 12,3% des hommes renoncent aux soins.

Quelle en est la principale raison?

L’emploi des femmes. Les femmes représentent 75% des salariés en situation de sous-emploi. Elles occupent plus de 80% des postes de travail à temps partiel.

Quelle est la conséquence sur les retraites des femmes ?

Les femmes perçoivent en moyenne la moitié de la pension des hommes (879 € pour les femmes contre 1687 € pour les hommes).

Que revendiquent les femmes ?

Elles évoquent la nécessité de tenir compte de leur situation de mère dans le montant de leur pension.

Elles demandent la nécessité de faciliter la garde des enfants.

Elles réclament l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes.

Même si je suis saoule,

quand je dis non, c'est que c'est non!

Genève

Mexique: plus de 7 femmes assassinées en moyenne chaque jour en 2016.

 

Ce chiffre est en augmentation de 18% par rapport à l'année 2015, au cours de laquelle 2324 meurtres de femmes avaient été recensés.

Le 39 19, un numéro qui peut sauver la vie.

 

Les féministes veillent à l'usage des mots dans la presse.

En voici un exemple avec Ouest-France:

 

Encore un journaliste de RTL qui ne veut pas utiliser le mot "féminicide":

 

La nécessaire sensibilisation des journalistes pour un traitement médiatique plus adapté des violences faites aux femmes:

 

"Drame conjugal", "accident", "féminicide" : les mots de l'affaire Daval posent question.

Enfin, on attend toujours que le gouvernement ouvre sa bourse et donne 1 milliard pour les associations de femmes qui s'occupent des victimes des violences...

 

Pour les journalistes: Les outils de Prenons La Une pour le traitement médiatique des violences contre les femmes sont à votre disposition.

La présidente de la Fondation des femmes Anne-Cécile Mailfert a réagi, ce mercredi sur
BFMTV, aux propos tenus par la défense de Jonathann Daval qui a avoué avoir tué sa femme ce mardi.

Ces avocats soulignent notamment "la personnalité écrasante d’Alexia Daval" ou encore "la
violence à l’égard de son mari". Selon elle, nous sommes face à un cas de féminicide qu’elle définit comme "le meurtre d’une femme parce qu’elle est femme". Anne-Cécile Mailfert déplore ainsi une "problématique de violences faites aux femmes, une problématique culturelle".

Arrêtons de romantiser les féminicides !

 

Jonathann Daval a avoué avoir tué son épouse, Alexia Daval, en octobre dernier. Il avait d’abord tenté de camoufler ce féminicide derrière une histoire d’assassinat mystérieux pendant son jogging. Derrière cette histoire, on ne peut d’abord s’empêcher de se demander combien d’affaires de « joggeuses assassinées » cachent en réalité des meurtres non pas de la part d’inconnus mais de maris, d’ex-compagnons, de proches ?

 

Le traitement médiatique révèle l’ampleur du travail qui reste à mener pour faire reconnaître les féminicides. En effet, l’avocat de Jonathann parle « d’accident », d’un homme « débordé »,face à Alexia qui aurait une personnalité « écrasante », le rabaissant…

 

Si ces mots sont ceux d’une personne chargée de la défense de Jonathann, il est inadmissible de voir les médias reprendre ces éléments de langage, repoussant la faute sur la jeune femme de 29 ans, parlant de « drame conjugal » et euphémisant les violences qu’elle a subies. En effet, il est irresponsable de la part de journalistes de parler d’ « accident » pour désigner un crime perpétré par un mari sur sa femme, qui l’aurait d’abord étranglé, puis aurait brûlé son corps et menti pendant de long mois sur ses actes.


Les meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint ne sont pas des faits divers ni des drames romantiques : il s’agit de féminicides. Rappelons-le, en France, une femme meurt tous les 3 jours de violences conjugales.

Pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes, il faut donner des moyens aux associations féministes et investir 5 milliards d’euros dans l’égalité femmes-hommes. Le Parti Communiste Français demande au gouvernement de s’engager réellement en mettant les moyens des ambitions affichées pour lutter contre les féminicides.

Laurence Cohen,

Responsable nationale de la commission Féminisme/Droits des Femmes Du Parti Communiste Français

Le 1erfévrier 2018

Castaner ? Encore lui ! LM (j’ai oublié des lettres…) pas les femmes….


 

«Pour qui se prend-il ?» : le recadrage de Schiappa par Castaner sème la zizanie.

 

http://www.leparisien.fr/politique/pour-qui-se-prend-il-le-recadrage-de-schiappa-par-castaner-seme-la-zizanie-02-02-2018-7536546.php

 

 

Dans le genre musical autorisant les féminicides :

 Johnny HallidayRequiem pour un fou.

“Je l’aimais tant que pour la garder,  je l’ai tuée.”

Dans une lettre publiée jeudi 8 févier sur le site du Syndicat national des journalistes (SNJ), le Progrès est pointé pour les inégalités entre hommes et femmes au sein du journal.

110 journalistes ont remarqué que :

Au sein de notre rédaction en chef, nous comptons une femme sur cinq personnes.

Les inégalités sont également salariales.

Le PCF pour l’exhumation des restes de Renée Lafont.

Sans raison autre que ses convictions socialistes et communistes, sa grande culture hispanophile, son métier, son travail de journaliste au « Patriote », sa féminité et son féminisme, elle est fusillée par les franquistes le 1er septembre 1936.

Elle est la première femme journaliste tombée dans l’exercice de son métier.

Inde : Quelques 239.000 petites Indiennes meurent chaque année en raison de négligences dont souffrent moins les garçons dans une société sexiste, ont affirmé des chercheurs.

(…) «La discrimination fondée sur le sexe ne les empêche pas seulement de naître, elle peut aussi précipiter la mort de celles qui sont nées».

    « Dragueur éconduit », « passion dévorante », « différend conjugal », « excès amoureux »… tant d’expressions journalistes minimisent des crimes. Depuis que Sophie Gourion a créé un Trumblr pour partir en guerre contre ce langage assassin, 350 articles ont été épinglés dans sept registres différents. Il semblerait que certains médias prêtent enfin une oreille attentive à ce que les féministes dénoncent depuis longtemps.

    Encore un titre de journal revu par les féministes;

    Ce n'est pas la déchirure d'un couple qui est à la barre du tribunal c'est un homme violent

     

    Publié dans Femmes

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