Lundi 7 décembre 2009
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Une histoire de personnages face à une confrontation avec l'Histoire
A voir: c'est une allégorie du goût pour le pouvoir, du totalitarisme, de l'injustice, de la spoliation, des trahisons, de la folie, de la
passion. C'est l'histoire de l'amour pour une femme et pour un pays qui se transforme en amour pour le pouvoir. Une fois le but atteint, Mussolini renie
tout, confisque tout et cache tout ce qui dérange. Et il ne se soucie pas de la douleur qu'il provoque.
Le réalisateur explique ce qu'il a souhaité faire avec ce film: "Relever et dénoncer les
infamies du régime fasciste ne m'intéressait pas. J'ai été profondément touché par cette femme et par son refus absolu de tout compromis. (...) Elle ne pouvait pas accepter la trahison de cet
homme. Un homme qu'elle a, comme elle l'écrit dans ses lettres, aimé d'une manière absolue et à qui elle a tout donné, y compris son patrimoine. Mais Mussolini, une fois devenu Duce, devait se
défaire de cet ancien amour - notamment parce que le régime ne pouvait absolument pas compromettre les relations qu'il entretenait avec l'Église et qui devaient aboutir à la signature des accords
du Latran en 1929. Au point que le Pape qualifiera plus tard Mussolini "d'homme de la Providence" ! La mère devait disparaître avec l'acte de mariage, et le fils, avec l'acte de naissance, sur
lequel le nom de famille sera par la suite modifié. Ils ne devaient donc plus exister."
Adepte de l'union libre il exalte la famille traditionnelle n'hésitant pas à sacrifier ses proches.
Mussolini rencontre Ida Dalser au milieu des années 1910 alors qu'il est marié à Rachele avec laquelle il a déjà une fille, Edda. En 1915, elle lui donne un fils, Albino, qu'il accepte de reconnaître. Mais assez rapidement, Mussolini tente de soustraire l'enfant à sa mère. Pour y parvenir il cherche, en pleine guerre contre Vienne, à faire emprisonner Ida Dalser en raison de sa nationalité. En vain. Mais arrivé au pouvoir en 1922, plus rien ne lui résiste. Ida est internée dans un asile d'aliénés dès 1926 où elle meurt onze ans plus tard. À ce moment c'est Albino devenu entre-temps télégraphiste sur des navires au long cours, qui est à son tour interné et y décède en 1942.


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