Jeudi 26 novembre 2009
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Aux Etats-Unis, la police s'incruste sur les profils Facebook pour confondre
de jeunes étudiants buveurs d'alcool. Au Canada, une assurance privée fait de même pour s'informer de l'état de santé de ses assurés. Bientôt les vendeurs de pizzas ?
Aux Etats-Unis, des agents de police racolent sur Facebook. Se faisant passer pour d'affriolantes jeunes filles, les poulets locaux s'invitent en tant qu'amis sur les comptes d'étudiants pour
finalement confondre les jeunes et dangereux consommateurs d'alcool. Et ça marche. La semaine dernière, huit jeunes ont affirmé avoir été interpellés pour consommation d'alcool (interdite avant
21 ans aux Etats-Unis) à partir de photos et de textes relevés sur leurs comptes de réseaux sociaux.
Un ami qui ne vous veut pas forcément que du bien...
Adam Bauer (sans lien de parenté avec Jack, visiblement), étudiant de l'université du Wisconsin-La Crosse, avait dans les 400 amis Facebook. Dont une jeune fille "plutôt jolie" qui s'était
invitée le mois dernier. "Je n'accepte généralement que des gens que je connais, mais j'ai accepté cette personne pour une raison qui m'échappe". Vraiment ? Il pense que c'est cette erreur qui
l'a mené tout droit vers les locaux de la police du coin, où quelques pandores lui ont tendu dès son arrivée des photos de son compte Facebook le montrant... une bière à la main. Il en sera
quitte pour une amende de 227 dollars. "Je n'arrive pas à y croire. J'ai l'impression d'être dans un film de science fiction, ils surveillent tout" a déclaré l'étudiant devant le juge. La police
"doit évoluer avec la technologie [...] C'est une nécessité", a déclaré un officier de police, affirmant que les sites de réseaux sociaux sont aussi utilisés pour la capture des prédateurs
sexuels. Et d'usurpateurs d'identité ?
Souriez, vous êtes virés
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Par bmasson-blogpolitique
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Jeudi 19 novembre 2009
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18:28
"Depuis que ces affaires ont été médiatisées, nous avons reçu plusieurs appels. Il semble que ces cas ne soient pas
isolés", estime Alain Bazot, président de l'association de consommateurs UFC-Que choisir.
"[Quand j'ai reçu] ma facture du mois de mai, j'ai cru que c'était une blague : 159 212 euros, pour un mois de connexion, c'est impossible", s'indigne Jean Spadaro, médecin urgentiste à
Fontainebleau, en Seine-et-Marne. Un commerçant de Petite-Forêt, près de Valenciennes, doit s'acquitter de 46 000 euros et un responsable d'une société de courtage d'assurances de Saint-Herblain,
près de Nantes, a bloqué le paiement de 39 500 euros réclamés par Orange.
Ces usagers disposent d'un forfait professionnel et ont souscrit une offre illimitée en temps mais pas en volume. Ce volume est limité à 1 gigaoctet (Go) par mois, une capacité suffisante pour
des emails, mais vite dépassée en cas de téléchargements. Le dépassement est alors facturé 0,17 euro hors taxe par mégaoctet (Mo) supplémentaire, et encore plus lorsque l'abonné utilise des
réseaux étrangers.
Les usagers estiment qu'ils n'ont pas été informés de ces limitations. "Jamais ils ne m'ont dit que ce forfait était limité en volume", déplore M. Spadaro. "Il va falloir arrêter de vendre pour
de l'illimité ce qui n'en n'est pas", poursuit Benjamin Douriez de la revue 60 Millions de consommateurs. Ils mettent également en cause des défaillances dans les systèmes d'alerte.
CAS PARTICULIERS
Les causes qui pourraient expliquer les sommes demandées varient toutefois selon les cas. D'après le site PC Inpact, qui a pu obtenir les premiers éléments d'enquête réalisés par Orange,
l'exemple de l'abonné devant verser 39 500 euros est le plus facile à expliquer. L'essentiel de sa consommation a eu lieu en Espagne, ce qui entraîne une importante surtaxe, et l'opérateur assure
que l'abonné a été averti plusieurs fois.
Pour le commerçant du nord de la France, le "roaming", c'est-à-dire l'utilisation du réseau mobile d'un pays étranger, a également été évoqué. Mais d'après le site spécialisé, "cet abonné a non
seulement consommé 150 Go en un mois (contre 750 Mo en moyenne parmi les abonnés Orange), mais la consommation en Belgique serait largement minoritaire" .
La facture de 159 212 euros est la plus problématique. Pour Orange, cela correspondrait à un téléchargement de 350 Go, à 454 euros par Go. Des tarifs qui sont peu probables.
D'après l'opérateur, une cinquantaine de cas ont été répertoriés et des "accords" ont déjà été trouvés avec certains. Bouygues et SFR ont aussi été l'objet dans le passé de plaintes concernant
des factures Internet illimité anormalement élevées, mais ce n'est plus d'actualité, assurent les deux opérateurs. En 2008, les réclamations concernant des factures avaient augmenté de plus de 32
%, notamment parce que les clients ne savaient pas que tout n'était pas compris dans leur forfait Internet mobile, d'après l'Association française des utilisateurs des télécoms.
Le Monde.fr (avec AFP)
Par bmasson-blogpolitique
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