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C'est un monument architectural unique, un système de souterrains situés profondément dans le sol, ayant plusieurs étages, plusieurs coins et recoins comme une toile d'araignée logue de plus de 250 km, disposant d'endroits pour manger, se reposer, loger, se réunir et combattre. 

Le système des tunnels exprime la volonté inflexible, l'intelligence, la fierté des habitants de Cu Chi.

Entre 1954 et 1975, Saïgon n'était pas communiste. Les zones roses représentent les régions de conflit entre le Nord et le Sud du Vietnam.
Le jour, les capitalistes du sud maîtrisent la région. La nuit, ce sont les Vietcongs (soldats du Nord) qui sortent et prennent le pouvoir.

En 1960, six villages ont commencé à travailler les tunnels.

Au dehors, les hélicoptères tournent. Les B52 lancent des bombes qui forment des cratères.
Des soldats entrent dans le tunnel.

 

 

 

Les bombes américaines jetées sur les forêts vietnamiennes.

 

Les tunnels sont situés sur trois étages.
Le premier est entre 0 et 4 mètres de profondeur.
Le second est entre 4 et 6 mètres de fond et le dernier est entre 6 et 10 mètres.

Il y avait des salles de repos, des cuisines. On cachait la fumée en l'éloignant le plus possible de la cuisine. Il y avait aussi un dispensaire, une salle de sanitaires, un entrepôt de nourriture et de munitions, des miradors et des citernes d'aération.

En cas d'invasion des ennemis, ils disséminaient des pièges empoisonnés dans les tunnels. Des bouchons empêchaient les soldats américains de poursuivre leur chemin à l'intérieur.

 

Voici une vue des entrées cachées des tunnels.

 

 

Les entrées dans les tunnels

Entrée réelle dans un tunnel. Les Vietnamiens et Vietnamiennes étaient plus petit-e-s et moins gros-ses- que nous. L'entrée est cachée par les feuilles.

 

Les chiens étaient utilisés pour trouver les portes d'entrée.

 

Des grenades artisanales

2% des soldats américains sont morts au Vietnam à cause de la chaleur et des pièges posés par les vietnamiens et les Vietnamiennes.

 

Des soldats Thaï ont aidé les Américains car ils supportaient la chaleur, ne souffraient pas du paludisme et n'avaient pas de cauchemars.

 

 

Le musée est un lieu de mémoire et est pédagogique.
Il retrace les longues années de résistance des Vietcong, ces soldats communistes du Nord qui étaient interdits de séjour dans le Sud, mais qui y venaient quand même en cachette.
Les paysans de Cu Chi n'acceptaient pas la politique de collaboration du Sud du Vietnam avec les Américains.
Pour résister, ils ont décidé de vivre en sous-sol et d'aider les soldats communistes du Nord.

Il y a le village de My Lai où 503 personnes ont été massacrées.
Les Vietcong sont très malins et se mélangent avec les civils.
Même les femmes, on l'a vu dans le film, portaient des kilos sur leur dos. Elles étaient souvent mineures. Elles vont au-devant pour préparer le chemin. Elles portent les munitions, la nourriture. Elles chantent et égaient la vie de soldat. Elles étaient optimistes.

 

 

Char américain M 41

Détruit par une mine à retardement en 1970.

Abandonné sur place

 

Les bambous sont souples. Ils sont au font d'un piège qui sert aussi pour attraper les animaux. Mais pendant la guerre du Vietnam, ils étaient utilisés contre les soldats américains.
Les morceaux de bambous sont souples, mais empoisonnés avec du venin de scorpion, de l'urine et de la cendre. C'est la mort assurée.

La termitière cache les trous d'aération.

L'air est amené dans les tunnels par les tues de bambous.

 

Les tongs inversées permettent de tromper les chasseurs et les soldats qui les poursuivent. Il n'y a qu'une piste pour que les soldats qui viennent dans le sud. Ils peuvent aussi passer par bateau par la mer.

Cesar Imperator

Max Gallo de l'Académie française

Pocket

XO Editions, Paris, 2003

 

Page 336 :

Il veut donc des pièges à hommes partout, ici ce seront des trous à loups, ces lilia au fond desquels sera fiché un pieu acéré, là des tribuni, ces sortes d’épines de fer qui déchirent les peaux, les yeux, qui creusent dans les corps des sillons sanglants, là, des cippi, des lames tranchantes affleurant le sol, et là des aiguillons, là des lis, des lames dressées.

Tag(s) : #histoire

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