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C'est bien d'organiser le débat aujourd'hui après le défilé qu'on a fait ce matin à Avignon. Avec le traité d'interdiction des armes nucléaires, on a fait un grand pas. C'est une grande étape. La délégation à l'ONU, avec les cheminots PACA, a porté la dissidence dans le comportement de la France qui a toujours été très opposée à désarmer. On peut féliciter Pierre Villard qui a su convaincre I can (réunion d'ONG). C'est une campagne qui a commencé il y a une dizaine d'années, vers 2007. Il a su organiser le I can en France qui a fédéré une soixantaine d'organisations. Et le Mouvement de la Paix a su initier aussi cette campagne.

Cette convention condamne définitivement l'utilisation des armes nucléaires, l'utilisation de la menace nucléaire, des soutiens apportés à leur fabrication. Le préambule offre des perspectives très fortes.

 

 

La France est un pays détenteur d'armes nucléaires. Ce traité est juridiquement contraignant mais il ne donne pas pour autant les moyens matériels immédiats pour désarmer. Il va falloir se mobiliser. La balle est dans notre camp. Nous avons un texte fort sur lequel nous pouvons nous appuyer.

Énumération de la liste des interdictions : avec ça, tous ceux qui en détiendront ne pourront pas en faire autre chose que de les utiliser sur leur sol...

Les activités à distance sont interdites par rapport aux armes nucléaires :

prendre part à des préparatifs, à leur planification, à leur financement, à leur transit dans les eaux territoriales. Ça s'adresse directement aux pays membres de l'OTAN qui se sont engagés dans la non-prolifération des armes. Par exemple, la Belgique détient sur son sol des armes nucléaires américaines. Leurs pilotes de chasse s'entraînent pour bombarder avec l'arme atomique.

 

Tout doit être vérifiable et contrôlable. C'est beaucoup plus facile pour les armes nucléaires que pour les armes bactériologiques ou chimiques qui demandent des moyens moins sophistiqués pour fabriquer des armes de destruction massive. Il faut surveiller les organismes, mais dans le traité, c'est prévu.

 

Dans le traité, il y a une partie sur l'aide internationale d'assistance aux victimes. L'environnement est aussi important. A Palomares, en Espagne, le plutonium s'est répandu il y a 40 ans. Les Américains se sont fait tirer l'oreille pour faire des travaux.

Les signataires du traité s'engagent à se préoccuper des victimes irradiées et qui vivent dans d'autres états. Elles seront suivies et prises en charge. Par exemple, les travailleurs coréens forcés à Hiroshima n'ont pas été suivis médicalement et soignés au titre de victime, après l'explosion de la bombe. Dans le traité de paix entre le Japon et les États-Unis, seuls les Japonais vivant au Japon ont été pris en charge. Il y a l'exigence que les états s'occupent des victimes irradiées.

L'état algérien peut se retourner contre l'état français. De nouvelles contraintes vont apparaître. Avoir des conflits nucléaires et persévérer dans l'idée de les conserver, ça va être de plus en plus mal accepté par la population mondiale. A ce stade, on peut se poser la question de l'espoir suscité par la signature ce traité d'interdiction des armes nucléaires.

Il y a eu une résolution de l'ONU en 1946 ou 1947 sur les armes nucléaires. Il y a eu beaucoup de résolutions prises, notamment en 1977 avec la Convention de Genève. Là, en 2017, il y a une logique juridique contraignante qui apparaît et qui va avoir des répercussions.

 

En France, la BNP met beaucoup d'argent dans les armes nucléaires. On va pouvoir travailler sur nos réticences par rapport à ça. Autre exemple, les États-Unis n'ont pas ratifié le traité d'interdiction des armes atomiques et ils continuent à en fabriquer. Sauf que, l'industriel qui les fabrique a arrêté car il ne trouve pas les financements. Les banquiers américains ne veulent plus financer les armes atomiques. Là aussi, le traité contient suffisamment de principes et met en garde contre les trafics pour que menacer, fabriquer, stocker des armes nucléaires va être de plus en plus compliqué.

Les femmes sont plus touchées par les irradiations que les hommes.

La jeunesse et les femmes sont plus impliquées dans la lutte contre les armes nucléaires.

Nikky Haley est d'origine portoricaine et est une jeune femme d'une quarantaine d'années. Elle a présidé les débats pour l'interdiction des armes nucléaires d'une façon magistrale. C'est ce que l'on doit garder en mémoire en France car malheureusement les affaires militaires et de guerre sont des histoires d'hommes. Même si Macron avait choisi une femme comme ministre des « armées » (et non plus de la Défense). Elle a été obligée de démissionner suite aux affaires de subvention d'emplois payés par l'union européenne.

Tag(s) : #Paix

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