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A Levallois-Perret.

Sur la crèche Louise Michel en attente de destruction, on ne peut plus voir les panneaux de Boris Taslitzky qui s'appellent "Louise Michel et les enfants de Nouméa", oeuvre en hommage à la déportation de la Communarde Louise Michel à Nouméa, en Nouvelle Calédonie.

La mairie annonce qu'ils seront placés en un autre endroit dans la ville. Ce ne sont pas les squares qui manquent.

Chiche!

Oeuvre de Boris Taslitzky de 1968

"Louise Michel et les enfants de Nouméa"

Permis de construire ou permis de démollir?

Victor Hugo:

"Qui ouvre une école ferme une prison!".

« Si l’égalité entre les deux sexes était reconnue, ce serait une fameuse brèche dans la bêtise humaine. En attendant, la femme est toujours, comme le disait le vieux Molière, le potage de l’homme. Le sexe fort descend jusqu’à flatter l’autre en le qualifiant de beau sexe. Il y a fichtre longtemps que nous avons fait justice de cette force-là, et nous sommes pas mal de révoltées. […] ne comprenant pas qu’on s’occupe davantage des sexes que de la couleur de la peau. […] Jamais je n’ai compris qu’il y eût un sexe pour lequel on cherchât à atrophier l’intelligence. »

Louise Michel

Sa statue dans un square de Levallois-Perret

 

 

 

La Commune.

D'après l'article de Régis Vlachos.

 

La Commune inventa une organisation du travail où le travailleur n'est plus exploité, ce qui en fait un citoyen conscient et impliqué. Cela rend possible une représentation politique qui n'est plus délégataire et indifférente. Une utopie....

Ils inventèrent la révocabilité des élus. Ils sont obligés de créer une médiation efficace. Le représentant est assujetti au représenté.

Au cimetière de Levallois-Perret

 

 

Au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis:

 

 

Emile Perre

Fonderie Emile Godard

Buste de Louis Michel

Bronze

Louise Michel est une institutrice, militante anarchiste et franc-maçonne. Elle est l'une des figures majeures de la Commune de Paris. Elle représente la militante active dans les combats de 1871 et une des premières figures du féminisme en France.

Arrivée à Paris en 1856, elle se lie avec Théophile ferré, rencontre qui sera déterminante. 

Surnommée la "Vierge rouge" du 61e bataillon, elle participe aux combats d'Issy et de Clamart et monte les armes à la main sur les barricades.

 

Théophile-Alexandre Steilen

Louise Michel sur les barricades

En province, la situation militaire est critique. A Metz où il s'est laissé assiéger, Bazaine espère pouvoir rétablir un empire dont il serait le sauveur. Mais, leurré par de fallacieuses négociations avec Bismarck, il capitule le 27 octobre.

Jules Girardet (1856 - 1938)

Louise Michel harangue les communards

Huile sur bois - XIXe siècle

 

Jules Girardet (1856 - 1938)

L'arrestation de Louis Michel

Huile sur bois XIXe siècle

Louise Michel (1830 - 1905) avait échappé aux arrestations qui suivirent la Semaine sanglante, mais elle vint se constituer prisonnière quand elle apprit que les soldats de Versailles avaient arrêté sa mère.

Ces deux oeuvres fonctionnent en pendant. Le peintre donne à Louise des traits particulièrement jeunes qui en font une figure légendaire et presque allégorique.

 

Albert Peters Desteract

Obsèques de Louise Michel

A Paris

Square Louise Michel au pied du Sacré Coeur qui fut construite par l’Église et l’État pour, entre autres, « expier les crimes des fédérés ». Un rééquilibrage de l'histoire...Néanmoins, c'est à Montmartre que débute le soulèvement de la Commune.

Sa station de métro

Les Communardes:

C’est à la mairie du Xe arrondissement que les femmes ont créé « L’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés ». Elles n’avaient pas le droit de vote mais participaient aux réunions des clubs, mettant ainsi en pratique l’exercice de la démocratie.

 

Dubois

Une pétroleuse

De la série Paris sous la Commune

Gravure sur bois

Octobre 1871

Les femmes ont joué un grand rôle dans la Commune de Paris. Souvent représentées, elles ont incarné les héroïnes de la cause communarde et les symboles su désordre socio-politique à l'oeuvre.

Cette caricature anti-communarde met en scène une pétroleuse aux traits peu flatteurs, plus proches de ceux du cochon, baril de pétrole et torche en mains, prête à incendier la capitale;

Le terme pétroleuse est une invention anti-communarde destinée à mettre en cause les femmes, tenues pour responsables des incendies ravageant Paris, notamment à l'occasion de la Semaine sanglante. 

Les pétroleuses étaient souvent dépeintes cachant sous leurs jupes des bouteilles ou des bidons de pétrole.

Pourtant, la pétroleuse est un mythe. Aucune femme n'a été condamnée pour incendie dans ce contexte.

Réunion à la bibliothèque la Méjanes à Aix-en-Provence, le samedi 25 février 2017, de 17h à 20h, pour revenir sur les traces de Louise Michel.

Réunion organisée par:

Résister Aujourd'hui

La Ligue des Droits de l'Homme d'Aix-en-Provence

Le cercle Condorcet

La bibliothèque la Méjanes

Commune révolutionnaire de Narbonne

24 - 31 mars 1871

 

Après la chute du second Empire, le 4 septembre 1870, éclata en plusieurs villes une insurrection à la fois politique et révolutionnaire.

Depuis cette église désaffectée en 1791, siège du « Club Lamourguier » devenu « Club de la Révolution », ce soulèvement dirigé par Émile Digeon et Baptiste Limouzy tenta d'instaurer « la Commune centrale de l'arrondissement de Narbonne, unis à celle de Paris ».

Comme dans la capitale, cette tentative communaliste fut réprimée avec une extrême rigueur par le gouvernement provisoire d'Adolphe Thiers.

Trois Narbonnais tombèrent victimes de ce combat fratricide.

 

Commune de Lyon

Affiche

Cliché hypographique

1871

Le Comité démocratique de la Garde nationale du Rhône

Le Comité central de l'Alliance républicaine du Rhône aux Lyonnais

Préparée par plusieurs actions insurrectionnelles dès septembre 1870, la Commune de Lyon est proclamée le 23 mars 1871 en soutien à Paris. 

Trois délégués parisiens se déplacent pour coordonner les deux mouvements.

Comme à Paris, l'affiche est un des supports privilégiés d'information officielle du nouveau gouvernement.

Les gardes mobiles lyonnais reprennent la ville le 25 mars.

Bien accueillis par la population, ils ne versent aucune goutte de sang.

 

La guerre de 1870/1871:

Quelques représentations

Alfred Philippe Roll

1846 - 1919

La guerre marche en avant

Huile sur toile

1870

Saint-Denis

Cette marche de guerre est peu glorieuse. Cette troupe part-elle au combat ou se replie-t-elle? Une longue file de soldats qui nous tournent le dos s'étire sur la diagonale. Un civil, un paysan et son chien guident un cavalier et son cheval. Les armées méconnaissant leur chemin font appel à des locaux pour les guider.

La société de secours aux blessés militaires qui donnera naissance au Comité international de la Crois Rouge, est créée par Henri Dunant en 1854 après la bataille de Solférino où il arrive après la fin des combats.

André Victor Devambez

1867 - 1944

L'Appel

Huile sur toile

1906

Le peintre André Devambez était trop jeune pour participer à la Commune. Dans ce tableau, il représente les communards dans leur diversité et traduit le caractère hétéroclite de leurs rangs.

Louis-Ernest Barrias

La défense de Paris

Pour commémorer la défense héroïque de Paris contre les Prussiens au cours de la guerre de 1870/1871 , la préfecture de la Seine organisa, en 1879, un concours, pour l'érection d'un monument au rond-point de Courbevoie, situé à l'extrémité de l'avenue de Neuilly, dans la perspective de l'Arc-de-Triomphe de l’Étoile, là où s'étaient rassemblés les gardes nationaux avant la dernière bataille de Buzenval, le 19 janvier 1871, dans la phase finale du conflit.

Détail

Géo Weiss

1861-1929

Épisode du plateau d'Avron

Exposé au Salon de 1899

Tableau exposé dans le musée de la police, Paris, 4e

Le plateau d'Avron se situe à Neuilly

 

Haut lieu de la défense de Paris à la fin de l'année 1870, le tableau représente l'arrivée de renforts au cantonnement du 6e bataillon des gardes mobiles de la Seine, détruit par un bombardement d'obus ennemis qui ne laissa aucun survivant. En août 1875 le compositeur Guilmaut composa une pièce pour orgue Opus 45-54 à la mémoire de l'aumônier du bataillon.

 

Commandants des gardiens de la paix mobilisés en 1870/1871

Auguste Leloir

1809 - 1892

Les mobiles de Saint-Denis

Huile sur toile

1871

 

Deux gardes nationaux posent en uniforme, avec leurs armes et leur paquetage, auprès d'un arbre arraché. On aperçoit à l'arrière plan la basilique de Saint-Denis. 

LE ROMAN DE Louise

Henri Gougaud

Le livre de Poche

Albin Michel – 2014

La naissance de sa vocation d'institutrice :

page 28 :

« Elle ne peut vivre de ses rentes. Il lui faut choisir un métier. Il n'en est qu'un, à l'évidence, qui fait battre son cœur quand à haute voix elle l'imagine. (…) L'ignorance tient les gens en perpétuel esclavage. (…) Elle espère la République, elle est sûre de ses vertus, elle veut farouchement être utile à ces êtres, ces errants de cœur et d'esprit qui ne savent pas ce qu'ils sont, ni ce que l'on fait de leur vie. Elle sera donc institutrice. »

 

Après le décès de ses grands-parents qui l'ont élevée dans un château qui se ruine, à Vroncourt, elle se retrouve dépossédée de son nom par l'action en justice intentée par sa belle-mère... qui n'est pas sa belle-mère. Son grand-père serait son père, celui que l'on a présenté comme son père serait son frère...Cette belle-mère serait donc sa belle-sœur. Elle reprend donc le nom de sa mère, servante au château, et depuis ce jour, se nomme Louise Michel. Son grand-père a laissé pour survivre quelques biens de prairie mais ils ne suffisent pas. Malgré tous ces non-dits, Louise a grandi dans une ambiance d'amour et d'ouverture culturelle. Elle a lu les grands philosophes, dont Voltaire et Jean-Jacques Rousseau, et a une relation épistolaire avec Victor Hugo.

En 1870, après la défaite de Napoléon III, Louise Michel se bat pour une République démocratique, inspirée de la Convention de l'an II

 

Faustin

1847 - 1914

Deux Dames

Lithographie couleur

1870

 

Faustin semble s'être lancé dans la caricature à l'occasion de la déchéance de Napoléon III qui l'inspire énormément.

La dame de coeur représente une République guerrière opposée à la lascive impératrice Eugénie. Le tambourin et les castagnettes renvoient à ses origines espagnoles.

Le gland de chêne est une allusion à sa vie de débauche.

Qu'un sang impur abreuve nos sillons!

Caricature de Napoléon III, Bismarck et Guillaume 1er.

Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis

La définition d'un monde meilleur :

Qui étaient les fusillés de Satory ?

Page 178

« D'irrécupérables naïfs. Pour les patrons et les ministres, les fusillés de Satory furent de ces pauvres gens-là. Il est vrai que leurs rêves volaient beaucoup plus haut que des palais présidentiels.

Quels étaient-ils vraiment ? Se demandent à mi-voix ces femmes dans leur cage. Inventer un monde fondé non pas sur la loi du plus fort mais sur le désir partagé de savoir, de créer, de vivre en bonne entente, de ne jamais cesser d’apprendre à tous les âges de la vie. Tout pouvoir, disent-elles, est farci de poison. Il rend égoïste, cruel. Nous ne voulons pas devenir pareils à ceux-là qui l'exercent. La servitude est dégradante. Nous désirons la remplacer par l'aide et le souci de ceux qui sont en peine. « Voilà pourquoi, décidément, je suis anarchiste », dit Louise. »

Le roman de Louise

Henri Gougaud

Le livre de Poche

Albin Michel – 2014

 

Clément-Auguste Andrieux

Siège de Paris

Fusain et pastel

Photographies de quelques communards: (musée d'art et d'histoire de Saint-Denis)

Clémence

Photo d'Eugène Appert

Le père, Adolphe Clémence, est rédacteur-gérant de la Revue de la reliure et de la bibliophilie en 1869.

Félix Pyat

Photo d'Emile Robert

Félix Aimé Pyat, né à Vierzon le 4 octobre 1810 et mort à Saint-Gratien le 3 août 1889, est un journaliste, auteur dramatique et homme politique français, personnalité de la Commune de Paris

Jules Miot

Photo de Legé

Jules Miot, né à Autun (Saône-et-Loire) le 13 septembre 1809 et mort le 9 mai 1883 à Saint-Maur-des-Fossés, est un homme politique français et une personnalité de la Commune de Paris

Romer

Photo d'Eugène Appert

T. Harreguy

La Commune, exécution des otages à la prison de la Roquette le 24 mai 1871 à 8h du soir

Huile sur toile

1871

En représailles aux exécutions de prisonniers par les Versaillais lors de la prise des barricades rue Soufflot et Gay-Lussac, les communards exécutent six otages à la prison de la Roquette. Il s'agit entre autres de Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, président Bonjean, de l'abbé Deguerry et de trois Jésuites.

 

Tag(s) : #histoire

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