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Un animal à l'engrais

Guillaume 1er

Race porcine

Caricature - Musée d'art et d'histoire de Saint-Denis

 

Comme Eugène Pottier, né il y a 200 ans, les victimes de la répression de la Commune de Paris de 1871 ont été réhabilitées, hier, suite à un vote majoritaire à l’Assemblée.

De vieilles réminiscences versaillaises n’auront pas suffi à empêcher ceux qui sont montés « à l’assaut du ciel » au printemps 1871 d’être enfin réhabilités par l’Assemblée nationale mardi soir.

La proposition de résolution, signée notamment par le chef de file des députés socialistes et écologistes réformistes Bruno Le Roux et plusieurs élus parisiens, dont Patrick Bloche, qui en est à l’origine, souhaitait notamment que « la République rende honneur et dignité à ces femmes et ces hommes qui ont combattu pour la liberté au prix d’exécutions sommaires et de condamnations iniques ».

Alors que l’auteur et cinéaste Gérard Mordillat, avant la montée au mur des Fédérés en 2016, comparait Manuel Valls à un nouveau Galliffet (le marquis responsable d’exécutions sommaires de communards durant la semaine sanglante) et le gouvernement de François Hollande de « nouveaux Versaillais (…) prêts à massacrer tous ceux qui n’obéissent pas aux diktats du Medef au nom duquel ils gouvernent la France », l’initiative d’une telle résolution peut étonner venant des socialistes.

(...)

L’extrême droite n’a pas manqué de voler à son secours puisque Gilbert Collard, député apparenté FN du Gard, a voulu jouer la confusion en mettant sur un pied d’égalité l’assassin de la Commune Adolphe Thiers et les communards sous prétexte de « laisser les morts enterrer les morts »…

De son côté, Jean-Jacques Candelier, député PCF du Nord, a rappelé les conquêtes de la Commune grâce à laquelle « les travailleurs parisiens se sont efforcés de mettre un terme à l’exploitation et à l’oppression, et de réorganiser la société sur des bases entièrement nouvelles ». Il a souligné « l’importance de ce débat, dans une période où l’action sociale et syndicale tend à être criminalisée ».

En écho à l’Association des amies et amis de la Commune de Paris 1871, il propose même d’aller au-delà en inscrivant la Commune dans les programmes scolaires ou en instaurant une journée de commémoration nationale.

L'article entier :

Félix Philippoteaux (1815 - 1884)

Combats au Père-Lachaise

Huile sur toile

1871

Alors que la fumée des incendies recouvre le ciel de Paris, les derniers combats de la Semaine sanglante ont lieu parmi les tombes du cimetière du Père-Lachaise.

Le mur des Fédérés est une partie de l'enceinte du cimetière du Père Lachaise, à Paris, devant laquelle, le 28 mai 1871, cent quarante-sept Fédérés, combattants de la Commune, ont été fusillés et jetés dans une fosse ouverte au pied du mur par les Versaillais de l'armée régulière. Depuis lors, il symbolise la lutte pour la liberté et les idéaux des communards, autogestionnaires.

Le mur des Fédérés

Arnulf Rainer

d'après Eugène André Adolphe Disderi (1819 - 1889)

La Commune - Cadavres de combattants

1871/2003

Impression, peinture à l'acrylique

Jean Robert dit Ipousteguy (1920 - 2006)

Monument à Charles Delescluze

Bois et plâtre

1968

 

Membre de la Commune et délégué civil à la Guerre, Charles Delescluze (1809 - 1871) appelle les citoyens insurgés à la défense de leurs quartiers lors de l'entrée des Versaillais dans la capitale.

Devenu impuissant à arrêter les massacres de la Semaine sanglante, il décide de se faire tuer sur la barricade du Château d'Eau le 25 mai.

C'est cette scène saisissante et empreinte d'héroïsme que l'artiste représente ici Delescluze, drapeau rouge à la main, seul face aux soldats versaillais. De héros, le communard devient martyr, un parmi tant d'autres dont les crânes et les os s'amoncellent dans la partie inférieure de l'oeuvre. Au-delà de l'horreur de la répression de la Commune, c'est la détermination des fédérés dans leur lutte pour un idéal qu'Ipousteguy traduit ici.

Cet hommage à Delescluze s'inscrit dans un cycle dit des Mythes quotidiens. Cette sculpture appartient à un ensemble d'oeuvres où la mort, l'histoire et la révolution sont souvent traitées, de même que l'abnégation, le courage, la foi et la probité.

Kevin Larmee (né en 1946 )

La Commune de Paris 1871

Huile sur toile

2006

Peintre américain, Kevin Larmee est très impressionné par sa découverte du mur des Fédérés au Père-Lachaise, à l'occasion d'un voyage à Paris.

Il se rend alors au musée d'art et d'histoire de Saint-Denis pour voir les salles permanentes consacrées à la guerre de 1870 et à la Commune de Paris.

"Ma peinture de la Commune saisit l'énorme brutalité sauvage de cet événement. J'ai réalisé cette peinture pour en porter la mémoire, et ainsi commémorer ces milliers de Parisiens qui furent assassinés à une époque relativement moderne."

Sous le ciel bleu, les fédérés tombent sous les balles des Versaillais devant le mur blanc tâché de sang.

La prédominance du rouge traduit l'horreur du massacre.

Les trois couleurs du drapeau national symbolisent la République et les idéaux pour lesquels se sont battus les communards.

Un combat qui n'a pas été vain, si on en croit le rameau couvert de feuilles qui pourrait incarner la survivance des idées de la Commune.

La Commune.

D'après l'article de Régis Vlachos.

La Commune inventa une organisation du travail où le travailleur n'est plus exploité, ce qui en fait un citoyen conscient et impliqué. Cela rend possible une représentation politique qui n'est plus délégataire et indifférente. Une utopie....

Ils inventèrent la révocabilité des élus. Ils sont obligés de créer une médiation efficace. Le représentant est assujetti au représenté.

Anonyme

Le départ des communards en déportation sur le Virginie

Huile sur papier marouflé sur toile

Fin du XIXe siècle

D'une facture naïve qui n'est pas sans rappeler les peintures réalisées par certains communards pendant leur déportation, cette oeuvre représente, en rade d'Aix, le navire La Virginie affecté au transport des condamnés pour la Nouvelle-Calédonie.

Le convoi est composé de 168 prisonniers, dont Henri Rochefort, Henri Place, Henri Ménager et Auguste Passedouet.

Ils embarquent le 10 août 1873. La traversée dure 120 jours.

C'est le 7e convoi, dans lequel Louis Michel a pris part.

Tag(s) : #histoire

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